Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter. ©Radio France
Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, dénonce "la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique essaie de faire porter une responsabilité à La France insoumise" après la mort d'un militant nationaliste à Lyon.
Avec Manuel Bompard, homme politique français
"Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", affirme Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter, mardi 17 février, après l'agression mortelle jeudi dernier à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po. "La manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique, depuis maintenant plusieurs jours, essaie à tout prix de faire porter une responsabilité à La France insoumise dans ce drame est absolument irresponsable et absolument abjecte", dénonce Manuel Bompard.
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Le coordinateur de La France insoumise déplore "la méthode qui est à l'œuvre dans une partie de la classe politique et de la classe médiatique en France", qui est, selon lui, "exactement la méthode qui a été utilisée aux États-Unis par Donald Trump après l'assassinat de Charlie Kirk, qui a accusé le Parti démocrate d'être responsable alors qu'il n'avait aucune responsabilité". "Maintenant, on fait la même chose avec la France insoumise et c'est totalement scandaleux et ça a des conséquences", dénonce Manuel Bompard. Il affirme qu'un "dizaines de permanences parlementaires ont été menacées" lundi et qu'une "tête de liste de la France insoumise aux élections municipales qui a vu son domicile personnel être tagué".
Soutien à "l'autodéfense populaire"
Interrogé sur les liens entre La France insoumise et le groupe antifasciste la Jeune Garde, pointés notamment par le ministre de l'Intérieur, Manuel Bompard déclare : "J'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire", déclare Manuel Bompard, précisant qu'il "a condamné dès la première heure" l'agression de Quentin Deranque.
"Ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1 n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire, et donc je suis évidemment en absolu désaccord avec ça", souligne le député insoumis. Il se classe néanmoins chez cette "partie des gens qui ont toujours appuyé et soutenu l'idée que, en particulier dans le contexte lyonnais, il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes et qui faisaient un travail d'autodéfense populaire". La ville est, depuis des années, le théâtre d'affrontements entre des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche.
"La violence, une impasse absolue"
Laurent Nuñez, sur France Inter, lundi, assurait avoir "de nombreux témoignages de la partie adverse" relatant la présence d'anciens membres de la Jeune Garde sur les lieux de l'agression du militant d'extrême droite, notamment de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFDI du Vaucluse Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste. "Il faut être extrêmement vigilant sur les informations qui sont relayées", affirme Manuel Bompard. "Ce n'est ni au ministre de l'Intérieur, en vertu de la séparation des pouvoirs dans notre pays, ni au ministre de la Justice, de dire qui sont les responsables, quelles sont les circonstances, qui sont les coupables. C'est à la procédure judiciaire d'élaborer ces éléments", poursuit le député.
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Le coordinateur insoumise explique que Jacques-Élie Favrot s'est mis en retrait de son travail parlementaire, car, comme expliqué dans un communiqué de son avocat, "il dit qu'il est menacé de mort et que donc il est dans l'impossibilité, dans l'incapacité d'exercer sa fonction". "C'est sa parole, c'est sa version. Moi je n'en ai pas d'autres", souligne le député insoumis.
"L'extrême gauche, ça existe dans ce pays et ce n'est pas infamant, c'est pas insultant. Et l'extrême gauche, depuis 40 ans à peu près, dans ce pays, elle a rompu avec la violence comme méthode politique et elle a eu raison de le faire", souligne Manuel Bompard. "Peut être qu'une partie de groupes d'ultragauche ou d'extrême gauche veulent renouer avec la violence, et si c'est le cas, c'est une impasse absolue", assène le coordinateur insoumis.
Clés : Info Société Politique Partis politiques Faits divers Manuel Bompard La France insoumise
L'équipe
- Benjamin Duhamel, Journaliste français Matinale France Inter
- Florence Paracuellos, Journaliste
Ndlr : Résumé fidèle de FI +
MBd a été d'une clarté, d'une fermeté, d'une cohérence, remarquables. Merci. Valoriser ACT
Après Laurent Delahousse ou bien encore Léa Salamé, la journaliste, figure emblématique des magazines d’investigation de
Connu / TG le 17/02/26 à 14:11
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Juste pour se faire plaisir. Charles Alloncle qui se fait remettre à sa place. 😉
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Emmanuel Macron et Friedrich Merz lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sur la compétitivité à Alden Biesen, en Belgique, le 12 février ©Getty - Thierry Monasse
Une nouvelle faille dans la relation franco-allemande sur le niveau des budgets militaires.
La relation franco-allemande est-elle en train de virer au sado-masochisme ? Comme on dit d'un jeune (ou vieux) couple pourtant inséparable qu'il développe une relation toxique, faite de malentendus, d'amours-propres blessés et de brimades.
Des hauts et des bas dans le couple franco-allemand, on en a connus des dizaines. De Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schroeder, Sarkozy-Merkel, tout n'a pas toujours été un long Rhin tranquille. Mais ces dernières semaines, les frictions se multiplient entre Paris et Berlin.
Sur le Mercosur, l'accord de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique latine : l'Allemagne est très pour, la France très contre. Sur l'attitude face à la Chine : l'Allemagne ne veut pas couper les ponts, la France est prête à baisser le rideau. Sur un emprunt européen : c'est nein là-bas, oui ici.
D'autres exemples ? Il y en a sur le spatial, la préférence européenne en matière automobile, le SCAF (le futur avion de combat) et l'utilisation des avoirs russes gelés en Belgique. On en est à 6. Bref, vous avez compris, Macron-Merz, un mano a mano difficile.
Un nouveau front
Et, donc, il y a un nouveau front ! Hier, le ministre allemand des Affaires étrangères a taclé l'effort français sur le budget de la Défense. Insuffisant, a-t-il asséné. Par rapport à ce que nous, les Allemands, faisons. Déclaration historiquement vertigineuse et en réalité injuste et maladroite.
Pendant cinquante ans, c'est l'OTAN et la France qui ont protégé l'Allemagne. Le consensus international étant que Berlin ne devait pas trop se réarmer. Résultat : le pays a longtemps moins dépensé pour le militaire que, par exemple, la France.
C'est en train de changer à vitesse V. Entre l'avant-guerre en Ukraine et 2029, le budget des Armées aura triplé (oui, triplé), pour dépasser les 160 milliards d'euros. Des industriels comme Rheinmetall prévoient de produire un million et demi d'obus par an dès l'an prochain. La promesse faite à l'OTAN de dépenser 3,5% du produit intérieur brut en dépenses militaires stricto sensu sera remplie avec six ans d'avance.
Et en France ? Le budget de la Défense s'approchera des 90 milliards dans trois ans. C'est moins, mais il n'y a pas que l'argent, il y a l'expérience.
Deux éléphants dans la pièce
Alors, jusqu'où, les tensions ? Ce sont plutôt des incompréhensions. Car il y a deux éléphants dans la pièce.
Du côté français, l'incurie budgétaire a des conséquences : l'État social étrangle l'État central, c'est-à-dire l'État régalien. Tous nos partenaires européens le voient, et par exemple l'aide militaire allemande à l'Ukraine s'est encore élevée à 10 milliards en 2025 – contre seulement 2 pour Paris. Paris, seule capitale au monde à revenir sur une réforme des retraites.
L'éléphant dans la pièce allemande, c'est que Berlin a accepté pendant des décennies d'être dépendant de la Russie pour son énergie et des États-Unis pour sa défense. Notre voisin a un mal fou à s'en dégager. La France a beau jeu de dire : on avait raison.
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L'équipe Dominique Seux Directeur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter
Le conseil de prud'hommes de Paris a condamné EDF à verser 250.000 euros d'indemnités à un ancien cadre des centrales nucléaires de Chooz et Paluel, qui avait été mis à la retraite d'office après avoir dénoncé des faits de harcèlement moral, selon un jugement du 30 janvier consulté par l'AFP.
Le conseil de prud'hommes a ainsi jugé que "la mise à la retraite d'office de M. Begin", équivalente à "une faute grave", est "infondée et la requalifie en licenciement nul".
...
harcelé, mis à l'écart et finalement à la retraite d'office parce qu'il +lui avait été demandé par sa hiérarchie en avril 2017 et à l'été 2018, de minimiser des écarts+" de sûreté nucléaire, rapporte le jugement.
L'ancien salarié avait invoqué une série de pressions et de changements de poste caractérisant ce harcèlement qui ont perduré selon lui jusqu'à sa mise à la retraite d'office, en mars 2024.
...
conflit ... M. Begin à l'AFP lundi soir. "Il y a eu la violation d'une liberté fondamentale, la liberté d'expression" a-t-il fait valoir.
Arnaud Begin, ancien inspecteur de la sûreté nucléaire de l'entreprise, estime que le harcèlement dont il a été victime est la conséquence de rapports de sûreté de sa part concernant les centrales de Dampierre (Loiret) en 2017 et du Tricastin (Drôme) en 2015 et 2018.
"EDF s'en est pris à moi car j'étais un lanceur d'alerte ayant révélé des écarts de sûreté dans plusieurs centrales nucléaires. Tous mes soucis viennent de là" a ajouté l'ancien cadre d'EDF.
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La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
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EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
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Nicolas Henin 🇪🇺💙💛 @nicolashenin.net
Après des élus macronistes, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée.
Barrot réclame le départ de la porte-voix des Palestiniens à l’ONU, on vous raconte
Après des élus macronistes, Jean-Noël Barrot, le chef de la Diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée.
www.huffingtonpost.fr
17:36 · 11 févr. 2026
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- Nicolas Henin 🇪🇺💙💛 @nicolashenin.net · 5j
Puisque mon post ci-dessus remporte un grand succès, je rappelle qu'il n'y a pas de raison d'être fan d'Albanese (cf entre autres ci-dessous). Mais que ne pas être fan ne permet pas de l'attaquer sur une base mensongère.
- Olivier Cyran @oliviercyran.bsky.social · 2 mois
Comment est-elle tombee aussi bas ? Carlson appartient à cette faction du white power US qui vire sa cuti contre Israël après avoir passé deux ans à applaudir le génocide. Antisémite pro-israélien ou pro-palestinien raciste, c'est toujours le même sac à merde nazi. Quel naufrage pour Albanese.
- Nicolas Gadenne @gaddy.bsky.social · 5j
Bonjour. Il y a des raisons de ne pas être fan, vous voulez dire ?
Car être une des seules figures politiques internationales audibles à dénoncer clairement le soutien occidental au génocide, c'est quand même autrement plus pertinent que d'avoir été chez Carlson, il me semble.
- Nopi @nop-i.bsky.social · 5j
Cette dame a un courage immense d'œuvrer comme elle le fait malgré les menaces et les agressions incessantes qu'elle subit.
- internetdev.bsky.social @internetdev.bsky.social · 5j
Et elle n'est pas payée pour son travail face à des états qui la menacent (USA / Israël etc...) contrairement aux lâches qui l'attaquent
- Le forgeron de l’opinion @rolandiques.bsky.social · 5j
A quand une sanction judiciaire contre @jnbarrot.bsky.social pour propagation de #fakenews ? (à propos de Franscesca #Albanese)) forgedelopinion.blogspot.com/2026/02/a-qu...
A quand une sanction judiciaire contre @jnbarrot.bsky.social pour propagation de #fakenews ? (à propos de Franscesca #Albanese)).
forgedelopinion.blogspot.com
- Le forgeron de l’opinion @rolandiques.bsky.social · 5j
la criminalisation outrancière de la critique justifiée de la politique génocidaire et d'annexion unilatérale de l'extrême-droite israélienne est en train de connaitre ici des sommets d'absurdité. l' #antisémitisme a bon dos.
- internetdev.bsky.social @internetdev.bsky.social · 5j
Ca fait depuis 2005 que des faussaires tentent de faire croire qu'il y aurait une "nouvelle définition de l'antisémitisme".
L' #IHRA, un organisme de cons a inventé qu'il serait interdit de critiquer Israël comme "collectivité juive"⬇️
Sauf que ...
- · 5j Netanyahu a révisé la constitution d'Israël pour l'inscrire comme "État nation du peuple juif"
En gros: Critiquer Israël devient, selon ces tarés, à s'en prendre aux juifs.. (oubliant qu'il y a des juifs antisionistes) même en Israël)
...
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La surprenante convergence télé-plateformes - Publié le lundi 16 février 2026 à 07:20 | France Inter
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Logos de Netflix et TF1. ©AFP - Chris DELMAS, Martin LELIEVRE
Lacarrière - Medias
Chaînes de télévisions et plateformes ont plus d'intérêts en commun qu'on ne le pense.
La semaine dernière au Sénat, Maxime Saada, le patron de Canal+ a dit ça : « Sur la télévision linéaire, je pense que la TNT c'est terminé, honnêtement, je pense qu'il y a 10 ans, à peu près, devant »
Et après ciao la TNT ! Bon, c’est pas très réjouissant mais quand on regarde la tendance, difficile de lui donner tort. Écoutez ce chiffre : un tiers des 15-24 ans ne regardent plus du tout la télévision en linéaire… c’est-à-dire la télé en direct.
C’est le président de l’Arcom qui le dit. Autant dire que ce public-là, il est perdu à jamais pour la télé comme elle existe depuis toujours. Mais peut-être pas la télé tout court, car il se passe un drôle de truc en ce moment…
Le patron de Canal, Maxime Saada : « On voit une espèce de convergence entre les plateformes qui sont obsédées par la volonté de devenir des chaînes de télévision et les chaînes de télévision qui sont obsédées par la volonté de devenir des plateformes. »
TF1 qui se rêve en Netflix… et Netflix qui se rêve en TF1… et non, on ne marche pas sur la tête. Toutes les chaînes françaises misent sur leur plateforme… TF1+, M6+, france.tv Chez France Télés, elle est même à l’origine de toute la nouvelle organisation de la boîte : faire du streaming le cœur du réacteur de France Télévisions.
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Warner-Netflix, un mariage contre nature ?
L'édito médias
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Chez TF1, ça commence à prendre forme, TF1+, c’est déjà pas loin de 15% des revenus publicitaires. Leur modèle, c’est YouTube. Des contenus gratuits avec de la pub. YouTube qui est devenue la première chaîne qu’on regarde sur les écrans de télé aux États-Unis.
Mais comment les plateformes, de leur coté, se mettent à faire de la télé ?
Déjà, elles ont commencé en adoptant les mêmes genres de programmes. ll n’y a qu’à voir comment la télé-réalité a envahi leur catalogue. Et puis, elles ont aussi mis des coupures pub… comme la télé. Autre exemple, terminé le temps où toute une série était mise en ligne d’un bloc. Les plateformes sont revenues à des rendez-vous hebdomadaires. Comme la télé.
Même Netflix découpe les saisons en plusieurs parties, comme avec Stranger Things. Ça permet d’occuper les conversations sociales durant plusieurs mois. Les conversations sociales, c’est ce qu’on se raconte sur les réseaux. C’est devenu essentiel.
Elles font aussi des événements en direct maintenant : foot, boxe, tennis, spectacle, catch. Comme la télé. Et il y aura des rendez-vous à heure fixe, parce qu’on se lasse de passer 20 minutes à choisir ce qu’on va regarder sur Disney+ ou sur Netflix.
Il y a aussi des alliances
Le combo qu’on n’attendait pas… bientôt les abonnés Netflix pourront regarder… TF1. Cette bonne chaîne de télé sera bientôt dans l’offre de la plus grande plateforme mondiale. Pareil pour les chaînes de France Télés et M6 sur Amazon.
Un mélange bizarre mais révélateur. Chacun a besoin de l’autre. Le défi pour les chaînes sera de ne pas se faire avaler… et d’utiliser la puissance de ces alliés de circonstances pour rester dans le jeu. Pas simple… mais pas perdu d’avance !
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C8 fermée, on a touché à son poste
La Terre au carré
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*Clés : Info Société Médias Télévision – Radio TF1 Netflix Canal +
Ce Livre blanc est porté par France Terre de Pêche, représenté aujourd’hui par Kenatea Chavez-Hey
Kenatea Chavez-Hei : "Ce livre blanc qu'on a publié a pour objectif de projeter la profession dans l'avenir et de rappeler de quoi on parle lorsqu'on parle de durabilité."
La durabilité, c'est un concept qui est tiré du développement durable
Et donc dans le développement durable, on a trois piliers l'économique, le social et l'environnement. Aujourd'hui, quand on parle de durabilité, on l'entend presque seulement sous le prisme de l'environnement. Et nous, on appelle à ce que l'économique et le social soient davantage intégrés." Kenatea Chavez-Hey.
site : terredepeches.fr
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Voies Navigables de France (VNF)
Chroniques littorales
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Clés : Monde Environnement Biodiversité Pêche Mers et océans Outre-mer – DOM-TOM
a dry riverbed ©Getty - Emad Abduallah
Lundi 16 février 2026 / La terre au carré
Un rapport de l’ONU lance l’alerte : la planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Cette faillite mondiale de l’eau se définit par des pertes irréversibles de capital hydrique naturel, et une incapacité à retrouver les niveaux historiques.
Avec Agnès Ducharne, directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL
Après des décennies de surexploitation et l’accélération du changement climatique, le problème est devenu structurel : il ne s’agit pas d’une crise mais bien d’une faillite mondiale de l’eau, qui affecte déjà des milliards de personnes et de nombreuses régions du monde.
Alors que la « crise » suggère un choc temporaire suivi d'un retour à la normale, la faillite désigne un état post-crise durable et structurel où l'ancien équilibre a disparu.
À l'échelle planétaire, les signes de cette faillite sont désormais omniprésents et touchent tous les continents habités. Les données publiées par l'ONU en janvier 2026 sont alarmantes … La disponibilité de l’eau se détériore dans des zones essentielles à l’alimentation, l’agriculture et les écosystèmes.
De la crise à la faillite : un basculement historique
On parlait hier encore de « stress hydrique », de « crise », de tensions passagères. Désormais, le rapport de l’ONU évoque une « faillite mondiale de l’eau ». Le terme n’est pas rhétorique. Il marque un changement d’époque. Agnès Ducharne rappelle les faits : près de 75 % de l’humanité vit dans des pays en insécurité hydrique ; 4 milliards de personnes subissent une pénurie sévère au moins un mois par an. Mais le cœur du problème est plus structurel : l’humanité consomme davantage d’eau douce que le cycle naturel ne peut en renouveler.
L’hydrologue pose les bases scientifiques avec clarté et pédagogie. Sur les continents, « en moyenne sur la planète », environ deux tiers des précipitations repartent rapidement vers l’atmosphère par évaporation et transpiration des plantes. Il ne reste qu’« un tiers de l’eau de pluie, qui est liquide » — celle que nous devons partager « entre tous les êtres humains et avec tous les écosystèmes terrestres ».
À écouter
La responsabilité des entreprises pétrolières dans le réchauffement climatique.
La Terre au carré
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Les signes visibles d’un monde en déficit hydrique
La faillite hydrique n’est pas une abstraction. Elle se lit dans les paysages. Les mers fermées comme la Caspienne ou l’Aral ont spectaculairement reculé, mais l’Europe n’est pas épargnée. En 2022, la Loire « coulait à peine », la Tamise ne coulait plus par endroits, le Rhin était trop bas pour la navigation. À l’échelle mondiale, le Nil, le Colorado ou le fleuve Jaune n’atteignent plus toujours leur embouchure.
Un phénomène plus discret mais tout aussi inquiétant se développe : la multiplication des cours d’eau intermittents. « Ce qu’on constate depuis une vingtaine d’années en France, c’est que le nombre de cours d’eau intermittents augmente », observe-t-elle, notamment dans le pourtour méditerranéen. Des rivières autrefois pérennes cessent de couler.
Ducharne insiste aussi sur la pression agricole : 70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde », le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. L’urbanisation massive et la concentration des populations dans des conurbations accentuent encore la pression locale : les besoins explosent alors que l’apport climatique, lui, ne change pas. Pour autant, l’hydrologue ne cède ni au fatalisme ni à la simplification. Il n’existe pas une solution unique : « il n’y a pas une solution à penser, mais plein », adaptées aux réalités locales. Certaines nappes peuvent se reconstituer si l’on cesse de les surexploiter — mais « ça ne va pas être immédiat ».
Clés : Environnement Biodiversité Écologie Nature Gestion et accès à l'eau
Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, comment la stratégie énergétique du gouvernement et présente son étude sur les élus municipaux et la transition écologique.
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur français
"On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, sur France Inter, jeudi 12 février, alors que Sébastien Lecornu s'apprête à présenter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) jusqu'à 2035. Cette stratégie énergétique acte justement une stagnation de la consommation électrique. Le gouvernement prévoit de lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance nucléaire accrue. "C'est essentiel d'avoir ce genre de document", souligne Jean-Marc Jancovici.
Avec la planification énergétique, "on ne joue qu'une seule fois", insiste le président du Shift Project. "Si la première fois, on s'est décidés pour des raisons non pertinentes, ce qui a été le cas quand on a décidé de supprimer 14 réacteurs, on se retrouve derrière avec une dette, un héritage qui devient compliqué à gérer", affirme-t-il. C'est donc "légitime", selon lui, que les discussions pour construire la PPE3 ait pris du temps.
"Décarbonation subie"
Pour Jean-Marc Jancovici, l'enjeu est "d'électrifier tous les usages" pour faire baisser la consommation en énergies fossiles, notamment de gaz russe. "L'Union européenne importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz, ces chiffres étant respectivement de 99 et 100 % pour la France", rappelle l'ingénieur. Selon lui, l'Europe est déjà dans une forme de "décarbonation subie" en raison des baisses de ressources en énergies fossiles. "On est en train de réagir de façon beaucoup trop molle par rapport à la réalité physique qui est celle qui nous arrive dessus de manière croissante", assène-t-il.
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Le Haut conseil pour le climat dénonce des reculs "inquiétants" dans la lutte contre le changement climatique
L'info de France Inter
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De son côté, le Rassemblement national propose de passer au 100% nucléaire. "C'est évident que là on est dans le slogan électoraliste, parce que les chefs de partis ont besoin de se différencier par rapport aux autres en promettant des choses, qu'elle soit réaliste ou pas", rétorque Jean-Marc Jancovici, rappelant que la France produit 350 térawattheures avec ses centrales nucléaires alors qu'elle a besoin de 2 100 térawattheures pour fonctionner.
87% des élus municipaux préoccupés par le changement climatique
Ces questions de transition énergétique sont souvent discutées au plus haut niveau de l'État, mais elles touchent aussi les élus locaux. Selon une étude du Shift Project présentée jeudi, 87% des maires ou des élus municipaux se disent préoccupés par le changement climatique et 69% en font une priorité du prochain mandat. Plus de 99% des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion auprès de maires et d'élus municipaux ou d'intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.
Une étude qui vient contredire la sensation de "backlash" envers les enjeux environnementaux, en tout cas au niveau local. "Quand vous regardez la population dans son ensemble, il n'y a pas de backlash", insiste Jean-Marc Jancovici sur France Inter.
*Clés : Info Environnement Économie Développement durable Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergie nucléaire Énergies renouvelables Jean-Marc Jancovici
L'équipe Benjamin Duhamel Journaliste français Matinale France Inter Florence Paracuellos Journaliste
Ndlr : il renvoie Marine Le Pen dans ses foyers / 100%nucléaire à la place des énergies fossiles, mais reste plus que jamais pro-nucléaire. Il concède que cela dépend de ce qu'on veut comme société. Il voit les maires comme des entrepreneurs !
Des victimes du délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein / Amélie de Montchalin ©AFP
Le 30 janvier, plus de 3 millions de documents concernant l'affaire Epstein ont été rendus publics. Qu'est-ce que cette affaire dit de nos démocraties ? La nomination d'Amélie de Montchalin à la cour des comptes suscite un tollé. Est-ce une nomination de trop ? A-t-on une république des copains ?
Avec
- Magali Lafourcade, magistrate, secrétaire générale de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme
- Étienne Peyrat, historien, directeur de Sciences Po Lille et maître de conférences en histoire
- Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l'ESCP Business School
- Gérard Le Gall, analyste politique, ancien conseiller auprès de Lionel Jospin de 1997 à 2002, ancien responsable des études d’opinion au PS.
Archives diffusées
- Chuck Schumer, chef de la minorité au sénat le 19 novembre 2025 quand le Congrès américain a approuvé une proposition de loi visant à contraindre le gouvernement à rendre public son dossier sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein https://www.youtube.PublicitéPublicitécom/watch?v=o-d3MsvoHGU
- Maud Bregeon le mardi 10 février lors des questions au gouvernement https://videos.assemblee-nationale.fr/video.18258229_698b7f02aab14.questions-au-gouvernement---mardi-10-fevrier-2026-10-fevrier-2026
À lire, à voir, à écouter : les recommandations de nos invités
- Jean-Marc Daniel nous recommande la lecture de " Gerard Mulliez. L'épopée du fondateur d'Auchan" de Margaux Mulliez aux éditions Grasset
- Gérard Le Gall souhaite avoir une pensée pour Ilan Halimi à l'occasion des 20 ans de sa mort
- Magali Lafourcade recommande le documentaire d'Arte "Tax Wars"
- Etienne Peyrat nous invite à aller au musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq avec une expostion Kandisky
Clés : Info Politique
L'équipe Astrid de Villaines, Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
Anne-Claire Bazin, Collaboration Souad Boukhorssa, Réalisation et mise en onde
Tr.:* ... la compétence de nomination ...
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ENTRETIENS 🗣️
Questionné par la députée Caroline Yadan, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé que Francesca Albanese devrait démissionner des Nations unies. En cause : une déclaration tronquée et attribuée à la rapporteuse spéciale pour les territoires palestiniens, reprise pas de nombreux soutiens de l’entreprise génocidaire menée par Tel-Aviv dans la bande de Gaza.
Francesca Albanese répond à ces accusations et à cette campagne de désinformation qui la vise, au micro de Vadim Kamenka.
00:00 Contexte
00:33 F. Albanese répond à C. Yadan et J-N. Barrot
5:52 Les attaques des députés et ministre contre Albanese
11:47 Va-t-elle porter plainte contre Jean-Noël Barrot ?
18:21 F. Albanese : une gène pour l'occupation israélienne
21:06 La faiblesse de l'europe face à Israël
27:14 Gaza : le génocide continue
Yamina Saheb dans le studio de la Terre au carré le 13 févier 2026 ©Radio France - JPVéret
Vendredi 13 février 2026 / La terre au carré
Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale.
Yamina Saheb est née à Alger en 1971, issue d'une famille kabyle. Elle parle le kabyle, le français, l'arabe algérois et l'arabe classique et baigne dans un milieu multiculturel qui tient à son identité kabyle. Elle sort major de sa promotion de l'école militaire d'Alger.
Ce n'est qu'au début des années 2000 qu'elle arrive en France en menant de front deux diplômes, celui de l’EHESS en économie de développement et celui de l’École d’architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Dès les années 2010, elle commence à mener une bataille pour faire apparaitre le terme de "sufficiency", soit "sobriété" en français, dans les rapports de l’Agence internationale de l’énergie et dans les rapports du centre de recherche de la Commission européenne.
Ce n'est donc pas anodin de proposer ce terme qui repose essentiellement sur l'idée de respecter les limites planétaires et de garantir des conditions de bien-être pour tous. Le cadre dans lequel s'applique cette sobriété doit passer par des politiques publiques pour permettre à chacun.e de respecter les limites planétaires.
Yamina Saheb organise en 2023 le premier sommet mondial sur la sobriété avec l’Australie et David Ness, professeur à l’Université de South Australia, dans lequel sont présents plus de 700 participants. Elle crée en 2024 le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab pour répondre aux enjeux de sobriété qui passent par une nécessaire métamorphose de la société. Yamina Saheb rêve de voir advenir des agoras citoyennes de la sobriété partout en France.
Une victoire sémantique historique au GIEC
Lors des travaux préparatoires du sixième rapport du GIEC en 2022, Yamina Saheb a mené un combat pour faire reconnaître officiellement la notion de sobriété. "Le mot réapparaît à la dernière étape des négociations. Une victoire donc discrète mais décisive", explique-t-elle. Pour la première fois dans son histoire, le GIEC reconnaissait que la réponse climatique ne serait pas seulement technologique, mais impliquerait "une réorganisation volontaire de nos priorités collectives dans le domaine de l'énergie, du logement, de la mobilité ou du travail."
Cette bataille n'était pas sans opposition. Le mot est même devenu "l'un des plus contestés du texte" lors de la relecture par les gouvernements, et disparait même temporairement du résumé destiné aux décideurs. Yamina Saheb insiste : "La sobriété c'est une remise en question du système politico-économique tel qu'il est organisé." Elle critique d'ailleurs le fait que, malgré l'omniprésence du terme dans les documents officiels français comme la Stratégie nationale bas carbone (72 occurrences), il existe "une distance entre le fait de citer le mot et de prendre et faire des actes."
Repenser la consommation depuis ses racines
Pour Yamina Saheb, focaliser uniquement sur la consommation revient à traiter un symptôme plutôt que les causes profondes. "La consommation, c'est le résultat de l'organisation politico-économique du monde et de nos sociétés", explique-t-elle. Elle trace une généalogie du problème remontant à la crise de 1929 : "Au lieu de s'attaquer à la racine du problème de la crise, ils ont inventé le crédit à la consommation, ils ont encouragé la consommation."
Selon elle, ce modèle s'est ensuite étendu de l'Europe via le plan Marshall jusqu'au reste du monde par l'aide au développement. "Ce qu'on a mondialisé, c'est la consommation, c'est le modèle occidental-américain plutôt de la consommation", analyse-t-elle. Le résultat : "On se retrouve dans ce monde (...) ça ne va pas du tout avec les limites planétaires." La chercheuse en appelle donc à remettre en question le capitalisme lui-même, qui est "le problème "" et que cette remise en cause est aujourd'hui incontournable pour l'Europe face aux crises écologique, sociale et géopolitique.
Un parcours forgé par la résistance
Native d'Alger, Yamina Saheb a grandi dans "une Algérie plutôt progressiste" des années 1970, première génération de sa famille à être vaccinée et à avoir accès à l'éducation obligatoire. Son identité kabyle, langue que ses parents lui ont transmise malgré son interdiction constitutionnelle jusqu'en 2005, a façonné sa personnalité : "Apprendre à ses enfants à parler kabyle à Alger, c'était un acte de résistance."
Même son prénom porte cette histoire. Yamina, berbérisation du prénom arabe Amina, rend hommage à sa tante paternelle tuée pendant la guerre d'Algérie. "J'ai grandi dans un environnement où je savais qu'il fallait résister, et qu'en résistant, on gagne, on finit toujours, les causes justes finissent toujours par gagner", témoigne-t-elle. Cette conviction l'a accompagnée tout au long de son parcours, de l'école militaire d'ingénieur à Alger où elle était l'une des cinq filles sur 110 étudiants, jusqu'à ses travaux au GIEC.
"Politics is cool" : une approche résolument politique
Pour Yamina Saheb, la sobriété ne peut être qu'une démarche collective et politique. "La sobriété, c'est pas individuel, c'est du collectif", martèle-t-elle, portant lors de l'interview un sweatshirt où est inscrit "Politics is cool". Elle distingue d'ailleurs le terme anglais "politics" (le débat dans la cité) de "policy" (les instruments politiques) : "C'est d'abord politics et ensuite ça devient policy."
La chercheuse refuse l'idée de neutralité scientifique : "Si la science avait été neutre, on a eu des zoos humains (...) c'est des gens qui fuient leurs responsabilités." Elle dénonce également les scénarios du GIEC qu'elle qualifie de "colonialistes", car ils "font l'extension des inégalités, dont on a hérité, des inégalités coloniales" en projetant jusqu'à la fin du siècle une consommation énergétique africaine inférieure à celle des pays développés.
Son message est clair : "Avec les politiques actuelles, on s'achemine vers minimum autour de 3 degrés de réchauffement planétaire." Face à ce constat, elle appelle à un engagement citoyen quotidien à travers le Laboratoire mondial des sobriétés qu'elle dirige, qui lance notamment des outils éducatifs et des consortiums nationaux. "La démocratie, ce n'est pas juste mettre un bulletin de vote, c'est tous les jours qu'il faut qu'on se réapproprie notre citoyenneté."
Yamina Saheb est enseignante à Sciences Po, à PSIA (Paris School of International Affairs) et chercheure affiliée au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques). Docteure en énergétique et diplômée de l’EHESS en économie de développement et de l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
tr.: ...
le consommateur souverain ... les pb de la crise de 1929 n'ont jamais été résolus ... l'ennemi, le modèle capitaliste ... les concepts néolibéraux reviennent le plus ... résumer, c'est un pouvoir ... rendre la sobriété mainstream ... / climat mini 3°C de réchauffement climatique soit 4°C pour la France ... habitabilité de la planète ... l'accord de Paris n'est pas ambitieux car pas du tout contraignant ... ça ne peut pas se faire sans la sobriété ... ne croit pas à l'auto-réforme des institutions comme le GIEC ... N'y est plus car ne plus partager d'informations avec les chercheurs français ... racisme institutionnel en bande organisée / 3 ministères de tutelle ... si la science était neutre on n'aurait pas eu des idées colonialistes ... la science est objective, réplicable mais pas neutre ... ça ne peut pas ... Efficacité, amélioration continue des techniques ... ya toujours des pertes, l'entropie ... >>conso énerg / sérieux ... /précarité énergétique ... augm de la part de la population qui fait face à des difficultés financières ... le prix de l'unité d'énergie est plus élevée quand on consomme peu ! ... scénario : /mobilité politiques d'efficacité ... le réseau élec ne pourrait pas si flotte 100% élec ... rapprocher les services essentiels des lieux de vie / l'urbanisme ... mobilité et logement pour la fr avec l'impact économique ... ramener toute la littérature à la surface ... de 250 millions de publications à 550 000 citant la sobriété ... consortium mondial de la sobriété ... on lance labo suisse ... c'est du collectif. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Consortium des laboratoires de sobriété, on peut faire beaucoup ... la démocratie, c'est tous les jours, se réapproprier.
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Quelles sont les menaces que représente l’extrême droite pour nos droits et pour la planète ? Et pourquoi une organisation écologique comme Greenpeace se mobilise sur ce sujet ? Découvrez les réponse nos deux intervenant·es, lors d'un webinaire organisé le 3 février 2026 :
- Mathieu Molard, co-rédacteur en chef du media indépendant StreetPress
- Sarah Fayolle, chargée de campagne à Greenpeace France
Liens mentionnés :
- Inscription au webinaire du 12 février 2026 : https://www.greenpeace.fr/comment-parler-ecologie-politique-avec-ses-proches
connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?mIR9yg
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bloquer tout, l'écologie par la lutte des classes et pas par l'environnementalisme
10 955 ont signé (24 228 au 18/2)
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C’est la première fois de la Ve République qu’un·e ministre passe directement de Bercy à la Cour des comptes. Le risque de conflits d’intérêt est évident : à la tête de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin sera chargée de contrôler le budget 2026 qu’elle a elle-même contribué à élaborer. Mais aussi de certifier les comptes de l’État pour 2025 dont elle est également comptable.
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Cette nomination s’inscrit dans un contexte préoccupant de verrouillage des institutions indépendantes par vous et vos proches. Ainsi en 2023, Gilbert Cette, un de vos soutiens de la première heure, a été nommé à la tête du Conseil d’orientation des retraites (COR) pour remplacer Pierre-Louis Bras, qui avait remis en cause les discours alarmistes du gouvernement d’Élisabeth Borne sur la santé financière du régime de retraites.
En 2025, vous avez nommé Richard Ferrand, lui aussi un de vos fidèles, à la présidence du Conseil constitutionnel. Un poste qu’il devrait occuper jusqu’en 2034. Amélie de Montchalin est donc la troisième de vos proches à être nommée à la tête d’une institution indépendante au cœur du fonctionnement de l’État.
D’autres pourraient suivre puisque Emmanuel Moulin, actuel secrétaire général de l’Élysée, est pressenti pour remplacer François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France (jusqu’en 2032), et Marc Guillaume est annoncé pour la vice-présidence du Conseil d’État, poste qu’il occuperait jusqu’en 2036.
Le verrouillage de ces institutions, dont l’indépendance est une condition nécessaire au bon fonctionnement démocratique et au respect de l’État de droit, doit cesser.
Nous vous appelons à revenir sur la nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes.
Notes
[1] « En nommant Amélie de Montchalin à sa tête, Macron torpille la Cour des comptes », Mediapart, 10 février 2026.
https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/100226/en-nommant-amelie-de-montchalin-sa-tete-macron-torpille-la-cour-des-comptes
Article de revue Par Marwa El Boujemi - Pages 147 à 158 - Date de mise en ligne : 27/04/2016
Mots-clés éditeurs : Conflit israélo-arabe, Guerre civile, Guerre par procuration, Liban, Proche-Orient
Le 12 novembre 2015, Beyrouth connaît son attentat le plus meurtrier depuis 1990 [1]. Ce dernier, revendiqué par l’État Islamique (E.I.) et perpétré par des Libanais, laisse à nouveau planer la menace d’un déchirement civil au pays du Cèdre. En effet, avec la guerre civile syrienne, la faillite de l’Irak, l’« Intifada des couteaux » en Israël, et les attaques djihadistes aux frontières nord du Liban, tous les ingrédients sont réunis pour que le Liban s’engouffre dans une nouvelle spirale de violence.
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pays d’un impensé quant à la définition des frontières, doit ses délimitations actuelles aux accords Sykes-Picot signés pendant la Première Guerre mondiale ... une « création française » ... largement inspirée de la Constitution française de la iiie République, instaurant le confessionnalisme ... forme de laïcité inclusive ... . Ainsi, la France a réussi à installer en Orient un État majoritairement chrétien et donc, par la même occasion, à empêcher la création d’une Grande Syrie majoritairement musulmane [4]. Le 22 novembre 1943 le Liban accède à l’indépendance et devient la République libanaise. Mais l’après-guerre voit aussi la création d’un nouvel État dans la région en 1948 : Israël. La plupart des pays arabes de la région le considèrent comme un État illégitime et lui déclarent la guerre. C’est le début officiel du conflit israélo-arabe qui va continuellement déstabiliser la région
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la guerre se définit avant tout par le rapport de force entre deux unités politiques
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de l’alliance à l’hostilité en passant par la neutralité
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la guerre interne, la guerre civile est suicidaire car justement elle provoque la mort de l’unité politique.
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des sources provenant du ministère des Affaires étrangères ainsi que du Service Historique de la Défense pour lesquelles nous avons eu la chance de bénéficier de la déclassification de deux cartons d’archives
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il existe une historiographie française sur la guerre civile comme en attestent l’ouvrage de Nadine Picaudou, La déchirure libanaise [6] ou bien encore celui d’Ahmad Beydoun, Itinéraires dans une guerre incivile [7]. Il s’agira de voir au cours de l’article si la guerre libanaise correspond à la définition d’une guerre civile, c’est-à-dire une guerre interne à l’unité politique. Nous verrons aussi qu’elle est intrinsèquement liée aux ambitions de son voisin syrien. Enfin, nous nous demanderons si la guerre libanaise n’est pas, simplement, le prolongement d’un conflit israélo-arabe, c'est-à-dire une guerre par procuration – se définissant comme un conflit où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain.
La guerre civile : 1975-1976
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une guerre proxy ... une guerre où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain. Dans notre cas, nous savons qu’Israël a aussi bien soutenu militairement les partis nationalistes-conservateurs que les Phalanges ou l’Armée du Liban Sud (ALS), milice de Saad Haddad, ancien général chrétien de l’armée libanaise [19]. Ce soutien prend la forme de fournitures d’armes ou bien de formation militaire (notamment pour la milice Haddad). En soutenant les partis conservateurs, Israël entend bien neutraliser la résistance palestinienne au Liban tandis que les États arabes, Syrie en tête, utilisent les milices progressistes de gauche pour contrarier la stratégie israélienne. Bien évidemment, il est en pratique impossible d’obtenir une guerre par procuration pure car chaque groupe se bat pour ses propres intérêts, même s’ils sont soutenus par une puissance tierce.
Finalement, la guerre par procuration n’a pas duré longtemps. Israël décide d’entrer très concrètement dans le conflit libanais le 15 mars 1978 avec l’opération Litani. Celle-ci a pour objectif de protéger sa frontière nord en faisant reculer la résistance palestinienne au nord du fleuve Litani. Avec l’aide de l’ALS, Tsahal contrôle en six jours le Sud-Liban sans pour autant parvenir à faire cesser les attaques palestiniennes. Cette intervention, condamnée par la communauté internationale, provoque l’envoi d’une force d’interposition : la Force Intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL [20]). Forte d’un très important contingent français, sa mission est de remplacer les forces israéliennes stationnées au Sud-Liban afin de séparer les belligérants et rétablir la sécurité dans la région. La volonté israélienne d’annihiler la résistance palestinienne au Liban est la preuve que la guerre libanaise est également un prolongement du conflit israélo-arabe.
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phénomène guerrier complexe où s’imbriquent et s’articulent plusieurs combats, plusieurs conflits et de nombreux intérêts qui convergent et divergent. C’est peut-être là que réside la difficulté pour l’historiographie libanaise qui a bien du mal à écrire son histoire, au risque d’empêcher toute réconciliation nationale à l’avenir.