Débats Budget 2027
Le projet de budget enlève 120 millions d’euros aux énergies renouvelables et accorde gratuitement, jusqu’en 2090, la garantie de l’Etat au prêt du Livret A qui financera les six EPR2 d’EDF, sans plafonner les intérêts ni chiffrer le coût total, constate, dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Stéphane His, Consultant indépendant en transition énergétique et en stratégie climat/RSE
modifié hier à 09h41 Temps de Lecture 4 min.
Le projet de loi de finances pour 2027 chiffre l’effort de redressement à 54 milliards d’euros, dont 43 milliards de mesures nouvelles, présentées, jeudi 1er octobre, par le gouvernement comme un « partage équilibré et juste [de celui-ci] ». Le premier ministre, Sébastien Lecornu, revendique une « stabilité fiscale », mais le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) constate que l’effort structurel, de l’ordre de 28 milliards, repose pour 17 milliards sur les recettes et pour 11 milliards seulement sur la dépense.
Au nom de la lutte contre les rentes, le projet prévoit la résiliation anticipée de certains contrats photovoltaïques conclus entre 2006 et 2010, dont la « rentabilité très supérieure à celle initialement prévue » excéderait la « rémunération normale » des capitaux voulue par la loi. L’ensemble de l’article doit rapporter environ 120 millions d’euros en 2027. Que l’on approuve ou non cette rupture unilatérale de contrats signés par l’Etat, les coûts et les recettes de ces installations sont publics, examinés chaque année par la Commission de régulation de l’énergie. La transparence y est totale, l’économie modeste, et le signal envoyé aux investisseurs désastreux, au moment où il faut accélérer la décarbonation.
Le même texte traite tout autrement les six réacteurs nucléaires EPR2 [conception encore à l’étude d’une version optimisée de l’EPR, ou réacteur pressurisé européen]. L’Etat est autorisé à garantir « à titre gratuit », jusqu’au 31 décembre 2090, le prêt que le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté par le Livret A, consentira à la filiale d’EDF chargée du chantier. La somme prêtée est plafonnée à 60 milliards d’euros, mais pas les intérêts, dont le montant ne peut, selon le gouvernement, « être évalué avec précision ». Pourtant, il les estime à 53,6 milliards d’euros dans son scénario central, et jusqu’à 89 milliards dans le pire des cas, soit près de 150 milliards d’euros au total.
Il vous reste 67.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Connu / TG le 5/10/26 à 4:53
Ndlr : SH est aussi président de l’association Energies renouvelables pour tous
Sur l'orientation de la politique étrangère de la France / Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, Camille Verneuil
Connu / TG le 18/03/26 à 11:30
Connu / TG
"
[23/04/2026 09:05] Elise Guerraichi—Lamotte: « La coopérative est un modèle vertueux et plus démocratique » : une proposition de loi déposée pour faciliter la reprise des entreprises par leurs salariés
+
[23/04/2026 11:14]
"
Publication publiée :14 janvier 2026 Post category:Démocratie
Le collectif Pacte civique de Lyon s’est livré à une analyse détaillée de l’action de la Métropole de Lyon au cours du mandat 2020-2026. Il entend ainsi fournir aux électeurs de mars prochain des éléments d’information et de réflexion leur permettant d’exercer leur « devoir électoral » de manière pertinente. Il a déjà, par le passé, contribué à l’information des électeurs, notamment aux élections municipales de 2014 et 2020, aux législatives de 2017 dans le Rhône, aux élections européennes de 2019.
Pourquoi l’observation de la Métropole de Lyon est-elle particulièrement intéressante ?
...
forte de ses 58 communes, d’une superficie de 534 km2, d’une population de plus de 1,4 million d’habitants, constitue un vaste territoire essentiellement urbain, l’équivalent de la Haute-Garonne, douzième département le plus peuplé de France.
Bien que l’exécutif de la Métropole de Lyon regroupe plusieurs formations de gauche (25 élus sur 150) aux côtés des écologistes, ceux-ci ont une influence prépondérante (59 élus sur 150) sur les politiques mises en œuvre. Le cas lyonnais illustre donc bien ce que peut être une gestion de grande envergure dirigée par les écologistes.
Un cas très particulier
Entre la création de la Courly (Communauté urbaine de Lyon) en 1969 et les premières élections « politiques » au suffrage universel direct de 2020, 50 ans se sont écoulés, marqués par une succession d’évolutions aboutissant à la structure actuelle de la Métropole, collectivité territoriale à part entière, qui possède à la fois les compétences d’une intercommunalité et celles d’un département.
...
Notre méthode d’évaluation
Après une description détaillée des principales mesures prises, politiques mises en œuvre, ainsi que de leurs conséquences lorsqu’il est possible de les évaluer, nous tentons une évaluation.
Sur chacun des aspects analysés, nous avons sélectionné quatre critères.
- L’exécutif métropolitain a-t-il tenu les promesses du candidat ?
- Les résultats marquent-ils un progrès dans la mise en œuvre des quatre valeurs du Pacte civique : créativité, sobriété, justice et fraternité ?
- Les actions menées sont-elles satisfaisantes en termes de démocratie et d’éthique de l’action publique ?
- L’action a-t-elle répondu aux besoins à long terme de la société : justice sociale, écologie, démocratie ?
Pour chacun des critères, nous formulons une évaluation, fondée sur les 4 valeurs du Pacte civique, en utilisant la méthode très visuelle des drapeaux de couleurs
...
quatre critères ont été sélectionnés :
• L’exécutif métropolitain a-t-il tenu les promesses du candidat ?
• Les résultats marquent-ils un progrès dans la mise en œuvre des quatre valeurs du Pacte civique : créativité, sobriété, justice et fraternité ?
• Les actions menées sont-elles satisfaisantes en termes de démocratie et d’éthique de l’action publique ?
• L’action a-t-elle répondu aux besoins à long terme de la société : justice sociale, écologie, démocratie ?
...
Conclusion
Si on comptabilise les drapeaux attribués aux différentes politiques publiques menées par la Métropole, on remarque tout d’abord que seuls les drapeaux jaunes et verts ont été utilisés. Ce qui nous fournit un premier enseignement : les politiques de la Métropole ne sont jamais apparues en décalage avec les promesses, déplacées, mal choisies ou hors sujet. La proportion entre le jaune et le vert est remarquablement équilibrée : sur les 36 évaluations opérées, 18 relèvent du vert et 18 du jaune. D’où un deuxième enseignement : les politiques développées par la Métropole nous paraissent globalement satisfaisantes, même si elles ont été souvent critiquées pour leur aspect « dérangeant », pour la rupture qu’elles ont marquée par rapport aux pratiques antérieures. L’exécutif a sans doute manqué de tact et de pédagogie, en particulier vis à vis des maires en début de mandat.
Une autre réserve concerne la deuxième valeur cardinale du Pacte civique, la sobriété, nécessité historique écologiquement essentielle, en particulier en matière de lutte contre le dérèglement climatique.Nous nous étonnons que, bien que souvent mise en œuvre concrètement, elle n’ait pas pris une place plus importante dans la communication d’un exécutif majoritairement écologiste. L’examen que nous avons mené montre aussi que cette valeur est parfois passée au second plan, derrière celle, évidemment importante, de justice sociale.
Publié en 2021
Économie et social, Libertés et droits fondamentaux, Paix et justice
En décembre 2020, Greenpeace France a sollicité ses adhérentes et adhérents pour recueillir leur avis sur 28 propositions concrètes et réalistes décrivant ce à quoi pourrait ressembler la société de demain.
L’objectif de cette consultation : dessiner une vision commune de cet avenir que nous désirons, pour qu’ensemble nous travaillions à son accomplissement.
Pourquoi avons-nous senti ce besoin impérieux de décrire et raconter un avenir plus soutenable et désirable que l’époque actuelle ? La pandémie est venue intensifier nos interrogations et renforcer l’envie d’y apporter une réponse plus précise, plus complète. Ce monde d’après, dont l’opinion publique s’est faite l’écho, jusqu’au chef de l’État lui-même, à quoi pourrait-il ressembler ? Nous avons donc décidé de nous lancer dans cette aventure en plein confinement, le premier, celui du printemps 2020.
Il ne s’agit pas de décrire un univers parfait, ni même idéal. Nous savons que l’exercice serait impossible et même inutile. Nous avons préféré imaginer un futur possible et souhaitable, qui soit réaliste et crédible. Il se situe quelque part entre 2030 et 2050, ni demain, ni dans plusieurs siècles.
Ce travail n’est pas le fruit d’une seule personne, ni même de quelques-unes. Pas moins de deux cents personnes y ont contribué activement, et environ 16 000 adhérent·es de Greenpeace ont exprimé leur adhésion à cette proposition à travers une large consultation.
Déterminé·es, optimistes dans l’action, lucides sur l’état de notre humanité et porté·es par l’espoir d’un avenir meilleur, nous entendons bien défendre, bâtir et incarner cet autre monde !
A TELECHARGER | https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2017/02/VisionGreenpeace.pdf
Publié: 20 septembre 2023, 18:13 CEST Mis à jour le : 21 septembre 2023, 07:02 CEST
Thizy, Rhône, 2021. Des commerces vides le long de la rue principale, signe de la désertification rurale et industrielle de ce bourg qui était autrefois un petit centre de production textile dans la campagne. Jeanne Menjoulet/Flickr, CC BY-NC-ND
...
Connu / mel
"
Sujet : Fwd: Compte rendu ... jeudi 28 septembre
Date : Sat, 21 Oct 2023 16:27:31 +0200
De : JG
"
Démondialiser, décroître et coopérer.
Les Éditions Utopia - Collection Ruptures
PROJECT EXPEDITE JUSTICE - GREENPEACE
Auteurs : Denys Sultanhaliiev, Truth Hounds, chercheur principal ; Yuriy Uhryn, Truth Hounds, conseiller juridique ; Alice Mee, Truth Hounds, chercheuse principale ; Vitalii Poberezhnyi, Truth Hounds, chercheur ; Viktoriia Mamoilyk, Truth Hounds, chercheuse ; Shaun Burnie, Greenpeace Ukraine, spécialiste principal du nucléaire ; et Roman Koval, doctorant en histoire, Truth Hounds, responsable de la recherche.
Oleksandr Romanenko, enquêteur à Truth Hounds, a mené l’identification en sources ouvertes des unités militaires russes présentes à Enerhodar.
...
*Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?2ToLGw
Accueil Énergie
La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
Réservé aux abonnés
EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
À lire aussi
- Stratégie énergétique de la France : «pour la première fois, nos intérêts industriels, climatiques et géopolitiques correspondent à ceux du consommateur», explique Sébastien Lecornu
- Le retard de l’électrification, casse-tête de la programmation pluriannuelle de l’énergie 2025-2035
- Les prix négatifs de l'électricité, un problème de flexibilité, pas de renouvelables
Clés : Études ; Nucléaire ; EDF ; Industrie ; Services à l'industrie
Notes #87 2026-01-22 Environnement, développement durable et biodiversité Logement et territoires Politiques sectorielles
Anne Perrot
Arnaud Reynaud
Stéphane Saussier
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq est perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau.
Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau » et donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
Une réforme profonde s’impose. Elle doit d’abord viser à instaurer une tarification plus simple, lisible et économiquement efficiente, reposant sur une part fixe renforcée, nécessaire pour couvrir les coûts structurels, et une part variable, modulée selon les variations saisonnières ou la disponibilité de la ressource, afin d’envoyer un signal-prix adapté en période de tension.
La capacité stratégique et opérationnelle des autorités organisatrices doit également être renforcée, notamment par le regroupement des services d’eau et d’assainissement et par le recours accru à des instruments contractuels liant la rémunération des opérateurs à des objectifs de performance.
La réforme du financement des services d’eau pose également la question de la répartition de l’effort entre les usagers. Celui-ci repose aujourd’hui de manière disproportionnée sur les ménages, tandis que l’agriculture et l’industrie, pourtant grandes consommatrices et sources de pollution, contribuent relativement peu, traduisant une application imparfaite du principe pollueur-payeur et appelant un réexamen des redevances.
La gestion durable de l’eau ne peut toutefois se limiter aux seuls services d’eau et d’assainissement (le « petit cycle »). Elle doit mieux intégrer le fonctionnement global de la ressource (le « grand cycle ») en favorisant la sobriété hydrique, la recharge des nappes et la réutilisation des eaux usées traitées. Le financement de ce grand cycle, indispensable à la préservation des écosystèmes et à la prévention des inondations, reste largement insuffisant. Un financement additionnel et pérenne doit être mobilisé pour répondre aux besoins liés à la biodiversité et aux coûts environnementaux croissants.
L’urgence hydrique impose de combiner des mesures rapides et des réformes structurelles de long terme, intégrant pleinement l’eau dans l’ensemble des politiques publiques. La mise en œuvre de cette trajectoire exige toutefois la construction d’un véritable consensus social autour de l’eau, fondé sur une meilleure information, un partage plus équilibré de l’effort et une solidarité renforcée envers les territoires les plus vulnérables.
Télécharger la publication
Télécharger les slides
Connu / mel BNM16
"
Sujet : Document intéressant
Date : Fri, 30 Jan 2026 10:58:29 +0100
De : Bassines Non Merci Aume Couture
"
qui met en évidence
"
Page 10 Développer le stockage de l’eau via la recharge des nappes
… Le stockage de l’eau dans des retenues de substitution (ou méga-bassines) est un sujet de vives tensions. Pourtant, les volumes qui y sont stockés ne représentent qu’environ 1 % des prélèvements pour l’irrigation. Si le stockage joue un rôle important dans certains bassins, ce modèle soulève plusieurs problématiques. Tout d’abord, le stockage est souvent perçu comme une captation de la ressource au profit d’une minorité d’agriculteurs engagés dans un modèle productiviste à forte consommation d’eau. Cette perception est renforcée par le fait que les projets de retenues sont en partie financés par des fonds publics. Les effets environnementaux des retenues sont pourtant critiqués : évaporation importante, perturbation des cycles naturels, eutrophisation et atteinte à la biodiversité. Dans certains cas, ces impacts ne sont pas suffisamment évalués en amont des projets. Le manque de transparence et de concertation dans leur mise en œuvre alimente également les conflits d’usage, comme l’ont illustré les mobilisations autour des projets de Sainte-Soline ou du Sud-Vendée. La conditionnalité du stockage ou des aides pourrait être envisagée. Elle reposerait sur des contrats d’engagement liant les bénéficiaires à des changements de pratiques agricoles vers plus de sobriété hydrique.
Page 11 :
Recommandation 6. Mettre en place une gouvernance territoriale des projets de recharge des nappes qui intègrent les besoins des écosystèmes. Conditionner le développement de nouvelles capacités de stockage de l’eau à des modifications de pratiques et/ou à des objectifs de sobriété hydrique.
Page 12 :
Recommandation 8. Assurer le financement des actions de restauration des milieux aquatiques et de prévention des risques liés à l’eau en mobilisant des financements additionnels, notamment via un recours accru aux prêts à long terme de la Banque des territoires.
Recommandation 9. Aller vers une plus grande équité entre usagers, secteurs et territoires via le rééquilibrage de leurs contributions financières respectives, une meilleure intégration des disparités territoriales dans les politiques de l’eau, et le renforcement des mécanismes de solidarité rendus nécessaires par le changement climatique.
"
Ateliers Travail et Démocratie
Manifeste pour une démocratie du travail
Novembre 2025
...
rédigé par l’équipe d’animation des Ateliers, à partir de notre travail commun depuis 2020 et des réunions-débats tenues (à la Bourse du Travail de Paris et en visio) de décembre 2024 à avril 2025 autour de chaque chapitre du manifeste : nous remercions
chaleureusement les participant·es à ces réunions. Nous sommes notamment redevables à François Guérin, ergonome, décédé l’été dernier, et qui avait introduit nos débats le 7 décembre
2024.
Aurélien Alphon-Layre, Catherine Arnaud, Iwan Barth, Yves Baunay, Bernard Bouché, Fabrice Bourgeois, Thomas Coutrot, Damien Cru, Alexis Cukier, Christine Eisenbeis, Olivier Frachon, Marie Lesage, Julien Lusson, Dominique Malon, Christine Martin, Pascale Molinier, Muriel Prévot-Carpentier, Corinne Savart-Debergue, Nicolas Spire.
...
c’est à partir de ce travail réel que peuvent se déployer l’émancipation et la démocratie.
En observant attentivement les personnes en action dans leur travail, les ergonomes ont mis en lumière l’écart systématique qui sépare ce travail réel (ce que les personnes font vraiment) du
travail prescrit (le travail tel qu’il est conçu, prévu et représenté par les directions). Dans la vie réelle, au travail comme ailleurs, rien ne se passe exactement comme prévu. La patiente adresse une demande inattendue à l’aide-soignant-e, la machine alerte l’ouvrier par un toussotement inhabituel, le service administratif s’inquiète de la récurrence d’un bug du logiciel... Ces situations auxquelles se confrontent les salarié·es ne peuvent pas toutes être anticipées par les bureaux d’études et les ingénieurs qui élaborent technologies, consignes et procédures en croyant connaître la réalité du terrain.
...
L’écart entre le travail prescrit, formalisé sur le papier, et le travail réel, déployé dans la pratique, fait naître une tension que chaque travailleur ou travailleuse s’efforce de surmonter.
...
Connu / https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/en-penalisant-toute-critique-de-la-politique-disrael-la-proposition-de-loi-yadan-naidera-pas-a-lutter-contre-lantisemitisme-20260122_UNVTV5LIE5FINDFN6W6E2HFJSE/
"
En pénalisant toute critique de la politique d’Israël, la proposition de loi Yadan n’aidera pas à lutter contre l’antisémitisme
Le texte entretient « la fausse assimilation entre juifs, Israël et sionisme », dénonce le collectif de citoyens et de citoyennes d’origine juive. Ils appellent les député·es à rejeter ce texte qui sera soumis au vote ce 26 janvier.
Par Un collectif d'origine juive militant pour le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien
Publié le 22/01/2026 à 6h01
"
Connu /
"
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 06:27]
avec la complicité du PS.
Georgia Leguem, [23/01/2026 13:59]
Je n'ai pas de mot pour dire ma consternation
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 14:00]
Moi aussi
Valérie J, [23/01/2026 14:30]
Est-ce qu'il est possible de savoir qui a voté quoi ?
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 16:25]
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 17:15]
Emmanuel Grégoire a cosigné le texte Yadan
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 17:16]
https://www.instagram.com/reel/DT2-WCniO5o/?igsh=MXM1dXI1OGhtZWFqZQ==
Vinca Delamare Deboutteville, [23/01/2026 18:35]
"
...
La grande course vers l’IA entraîne donc avec elle un redéveloppement du nucléaire qui devra encore intégrer les questions d’approvisionnement en combustible, de prolifération, de gestion des déchets ou d’acceptabilité sociale des installations. Les banlieues huppées de Washington, déjà peu enclines à apprécier le voisinage des centres de données, pourraient se regimber contre celui de réacteurs nucléaires, si petits soient-ils, accompagnés de leurs déchets. Reste aussi à savoir qui paiera les coûts de cet enthousiasme technophile, et aux dépens de quels autres investissements se feront ces choix.
Eva Thiébaud.
(13) M. V. Ramana, « The forgotten history of small nuclear
reactors », 27 avril 2015, https://spectrum.ieee.org
(14) « The future of nuclear energy in a carbon-constrained
world », MIT, 2018, https://energy.mit.edu
(15) David Schlissel, « Eye-popping new cost estimates
released for NuScale small modular reactor », Institute for Energy
Economics and Financial Analysis (Ieefa), 11 janvier 2023,
https://ieefa.org
(16) « World nuclear industry status report 2025 »,
26 novembre 2025, www.worldnuclearreport.org
(17) Lire « Course à l’atome au Proche-Orient », Le Monde
diplomatique, octobre 2022.
Connu / TG le 1/01/26 à 15:19
A quatre mois des élections municipales et à la veille du Congrès des Maires de France, le think tank Destin Commun publie une nouvelle étude intitulée « Élections municipales 2026 : opinion et attentes des Français », réalisée à partir d’une enquête auprès de 3 013 personnes et de quatre groupes de discussion. Malgré la profonde désillusion à l’égard de la politique nationale, l’étude révèle que les Français sont attentifs aux enjeux concrets de la politique locale. 6 Français sur 10 sont déjà certains d’aller voter, préoccupés par la sécurité, les impôts locaux, l’accès aux services publics et les questions environnementales. L’étude analyse les attentes locales en matière d'écologie, enjeu sur lequel les prérogatives des maires sont très étendues, et pointe les consensus qui se dessinent dans l’opinion autour de diverses mesures. De fait, 8 Français sur 10 considèrent que les maires devraient avoir une plus grande liberté pour piloter la transition écologique localement.
« A rebours du climat politique national délétère, notre étude témoigne d’un vif intérêt des Français pour les élections municipales.
...
Laurence de Nervaux, directrice générale de Destin Commun.
...
Synthèse - 8 points clés
5
Elections municipales 2026
- Malgré un climat de profonde désillusion à l’égard de la politique, les scrutins locaux intéressent encore les Français : plus de 6 sur 10 sont certains d’aller voter en
mars 2026 aux élections municipales. Néanmoins ce sont davantage les séniors et les Français les plus aisés qui comptent se mobiliser, ainsi que les
sympathisants de la droite et de l’extrême-droite. L’enquête révèle une alerte s’agissant des jeunes : seuls 34% des 18-24 ans prévoient de voter. - Le vent a tourné s’agissant de la perception des différentes familles politiques : La France Insoumise est aujourd’hui, de loin, le premier parti repoussoir que les
Français souhaitent voir affaibli dans ces élections, suivi de Renaissance. Le RN, en revanche, suscite moins de rejet. - De la méconnaissance à l’insatisfaction, un cercle vicieux du désengagement se dessine : les personnes qui connaissent le moins leur équipe municipale sont
celles qui ont le moins le sentiment de bénéficier de ses actions, et qui ont aussi le moins l’intention d’aller voter aux élections municipales de mars 2026. - La première priorité des Français pour leur commune est la sécurité, suivie des impôts et taxes locaux et de l’accès aux services publics. Mais dans les communes
rurales, qui représentent 88% des communes françaises, la priorité est d’abord l’accès aux services publics. - L’enquête révèle un paradoxe : alors que 88% des Français considèrent que notre pays va dans la mauvaise direction, seulement un quart (27%) considèrent que la
qualité de vie s’est dégradée dans leur commune durant le dernier mandat municipal. Ce sentiment de dégradation est plus élevé dans les grandes villes et chez les plus précaires. - Les enjeux environnementaux et climatiques, sur lesquels les maires ont d’importantes prérogatives (gestion des déchets, PLU, planification énergétique,
transports, éclairage), demeurent parmi les grandes priorités des Français. 58% des Français estiment que la politique devrait en faire beaucoup plus pour lutter
contre le changement climatique, et 8 sur 10 considèrent que les maires devraient avoir plus de pouvoirs pour piloter la transition écologique localement. - Un grand nombre de mesures de transition locales sont jugées très majoritairement utiles, et cinq sont jugées prioritaires : sécurisation de l’eau potable, éclairage
public LED, rénovation thermique des bâtiments, accès aux transports en commun et végétalisation. - 8 Français sur 10 jugent que le développement des énergies renouvelables est nécessaire pour lutter contre le changement climatique. La réduction de la
circulation dans les centres urbains rencontre aussi une adhésion majoritaire dans l’opinion : 56% des Français y sont favorables.
...
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?eyfgNQ
03.07.2025
Le Haut conseil pour le climat publie son 7ème rapport annuel sur l’action climatique de la France, l’efficacité de ses politiques et leur cohérence avec la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Alors que le pilotage de l’action climatique s’affaiblit et que les impacts du changement climatique s’aggravent, le Haut conseil pour le climat appelle à relancer l’action climatique en France.
Version actualisée au 18.07.2025.
Connu / TG le 25/10/25 à 11:35
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
...
Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
...
consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
...
réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
...
L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
...
s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
...
changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
...
en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
...
triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
...
Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
...
elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
...
L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
...
La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
...
Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
...
aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
...
la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
...
propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
...
un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
...
Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
...
exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
...
une corde stratégique de plus à son arc
...
recentre sur l’essentiel
...
Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
...
travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
...
Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
...
une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
...
les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
...
Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
Accidents majeurs, fuites insidieuses, gestion des déchets… Dans « Le Nucléaire : une énergie vraiment sans danger ? », l’ingénieur Bruno Chareyron passe au crible les risques de l’extraction et de la
...
Connu / TG le 4/11/25 à 19:46