Débats Budget 2027
Le projet de budget enlève 120 millions d’euros aux énergies renouvelables et accorde gratuitement, jusqu’en 2090, la garantie de l’Etat au prêt du Livret A qui financera les six EPR2 d’EDF, sans plafonner les intérêts ni chiffrer le coût total, constate, dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Stéphane His, Consultant indépendant en transition énergétique et en stratégie climat/RSE
modifié hier à 09h41 Temps de Lecture 4 min.
Le projet de loi de finances pour 2027 chiffre l’effort de redressement à 54 milliards d’euros, dont 43 milliards de mesures nouvelles, présentées, jeudi 1er octobre, par le gouvernement comme un « partage équilibré et juste [de celui-ci] ». Le premier ministre, Sébastien Lecornu, revendique une « stabilité fiscale », mais le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) constate que l’effort structurel, de l’ordre de 28 milliards, repose pour 17 milliards sur les recettes et pour 11 milliards seulement sur la dépense.
Au nom de la lutte contre les rentes, le projet prévoit la résiliation anticipée de certains contrats photovoltaïques conclus entre 2006 et 2010, dont la « rentabilité très supérieure à celle initialement prévue » excéderait la « rémunération normale » des capitaux voulue par la loi. L’ensemble de l’article doit rapporter environ 120 millions d’euros en 2027. Que l’on approuve ou non cette rupture unilatérale de contrats signés par l’Etat, les coûts et les recettes de ces installations sont publics, examinés chaque année par la Commission de régulation de l’énergie. La transparence y est totale, l’économie modeste, et le signal envoyé aux investisseurs désastreux, au moment où il faut accélérer la décarbonation.
Le même texte traite tout autrement les six réacteurs nucléaires EPR2 [conception encore à l’étude d’une version optimisée de l’EPR, ou réacteur pressurisé européen]. L’Etat est autorisé à garantir « à titre gratuit », jusqu’au 31 décembre 2090, le prêt que le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté par le Livret A, consentira à la filiale d’EDF chargée du chantier. La somme prêtée est plafonnée à 60 milliards d’euros, mais pas les intérêts, dont le montant ne peut, selon le gouvernement, « être évalué avec précision ». Pourtant, il les estime à 53,6 milliards d’euros dans son scénario central, et jusqu’à 89 milliards dans le pire des cas, soit près de 150 milliards d’euros au total.
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Connu / TG le 5/10/26 à 4:53
Ndlr : SH est aussi président de l’association Energies renouvelables pour tous
Luttes Justice
Mis à jour le 25 septembre 2026 à 15h05
Durée de lecture : 9 minutes
Un militant de Greenpeace France interpellé lors d'une action contre le Sommet sur l'énergie nucléaire à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 10 mars 2026. - © Dimitar Dilkoff / AFP
Procès, amendes à foison... La répression judiciaire s’intensifie contre Greenpeace France et ses militants, dont deux comparaîtront le 25 septembre. Autopsie d’un système visant à affaiblir financièrement l’ONG pour la « réduire au silence ».
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Notes
[1] Les activistes Albin et Guillaume ont été relaxés par le tribunal judiciaire de Nanterre dans la matinée du 25 septembre 2026, informe Greenpeace France à Reporterre.
[2] Les deux banderoles ont été écrites en anglais : « Nuclear power = energy insecurity » (« Énergie nucléaire = insécurité énergétique ») et « Nuclear power fuels Russia’s war » (« L’énergie nucléaire alimente la guerre menée par la Russie ») .
Complété de
https://reporterre.net/Uranium-EDF-mis-en-demeure-pour-ses-relations-commerciales-avec-la-Russie
Connu / WG
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France Culture
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9 953 vues 21 août 2026 #énergie #canicule #nucléaire
Cet été, canicules et sécheresses mettent à l’épreuve le parc nucléaire français et contraignent l'arrêt de plusieurs réacteurs par EDF. L’énergie nucléaire, souvent présentée comme une énergie verte, est-elle vraiment adaptée au changement climatique ?
Avec
🎙️ Laure Noualhat, journaliste indépendante sur les questions environnementales
🎙️ Emmanuelle Galichet, docteure en physique nucléaire, enseignante-chercheuse au Cnam (Conservatoire national des Arts et Métiers)
🎙️ Claire Le Renard, chargée de recherche en sociologie à l'École nationale des ponts et chaussées au sein du Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS)
00:00:00 Introduction
00:00:24 Canicule, sécheresse, méduses
00:02:19 Le circuit de refroidissement
00:04:05 2003 : Fessenheim arrosée au tuyau
00:05:41 Les normes environnementales face à la réalité du terrain
00:35:55 Sobriété vs abondance
00:38:32 Archive 1956
00:40:07 La figure du consommateur
00:42:04 Des pistes : recyclage des eaux usées, réacteurs à neutrons rapides
#nucléaire #canicule #énergie
Tr.: ...
un CDP, double tour de refroidissement comme à Civaux, circuit fermé, et prévu dans les nouveaux EPR comme à Bugey ... moins de 2% de la production électrique annuelle française ... 14 réacteurs sur le Rhône ... mise en service de 6 EPR2 pour une mise en service en 2034 selon Macron en 2022 ... 100% des parkings solarisés ...
5 août 2026
Temps de lecture : 2 minutes
Photo : Siège Rosatom Moscou Wikimedia Commons
Nucléaire
par La rédaction
Le géant russe du nucléaire civil, victime des sanctions qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, n’arrive plus à financer la construction de réacteurs nucléaires prévus en Asie centrale au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Rosatom, qui est de loin le premier exportateur mondial de centrales nucléaires, pourrait se faire damer le pion par ses concurrents chinois et américains.
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par L'équipe Sciencepost 17 juillet 2026, 17 h 47 min
Un réacteur nucléaire français à l’arrêt depuis près de trente ans, et pourtant toujours sous surveillance électrique permanente. À Creys-Malville, en Isère, Superphénix n’a plus produit un seul kilowattheure depuis 1996. Mais ses 4 700 tonnes de sodium liquide ont dû rester chauffées à 180°C pendant près de deux décennies, sous peine de provoquer une réaction chimique violente au moindre contact avec l’eau ou l’air. Un chantier titanesque, à la fois technique et financier, qui illustre à quel point démanteler un réacteur nucléaire peut coûter plus cher, et durer plus longtemps, que son exploitation elle-même.
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Connu / TG le 18/07/26 à 1:47
2 384 signatures
Destinataire(s) : L’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR)
Nucléaire : exigeons le suivi et la transparence sur les animaux victimes des centrales
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Campagne lancée par Réseau "Sortir du Nucléaire"
Chaque minute, pour son refroidissement, une centrale nucléaire à circuit ouvert peut pomper l’équivalent d’une piscine olympique d’eau. Les prises d’eau aspirent à vive allure toute la vie qui s’y trouve : les animaux se retrouvent pris au piège et peuvent mourir des chocs subis, d’asphyxie à l’air libre, des changements de température ou de pression, ainsi que du traitement à la Javel.
Ne pas surveiller l’impact du nucléaire sur la biodiversité aquatique, ça vous plaît ? C’est français.
L’enquête publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » en juin 2026, l’Hécatombe invisible, révèle l'irresponsabilité d'EDF : au courant de son impact sur la biodiversité aquatique depuis les années 1980, l’exploitant est dans l’inaction volontaire depuis. C’est qu’en France, rien ni personne ne l’oblige à suivre le nombre d’animaux piégés chaque année par ses centrales et de le réduire.
https://www.sortirdunucleaire.org/hecatombe-invisible
Une exception bien française, puisqu’à la centrale de Hinkley Point C - située dans l’estuaire de la Severn au Royaume-Uni - EDF, contraint par la réglementation, doit prendre en compte l’impact des piégeages et concevoir un système permettant de minimiser ce phénomène et renvoyer les animaux dans leur milieu naturel sans dommage.
Alors pourquoi un tel dédain du vivant de notre côté de la Manche ?
Des êtres vivants capables de ressentir la douleur sacrifiés sur l’autel atomique
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La maltraitance de ces 5,9 milliards victimes annuelles doit cesser !
Le Réseau "Sortir du nucléaire", l'association Défense des Milieux Aquatiques, l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) et France Nature Environnement demandent officiellement à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) d’imposer un suivi annuel obligatoire de la mortalité induite par les prélèvements d'eau des centrales nucléaires. Ces données doivent obligatoirement figurer, en toute transparence, dans les rapports environnementaux de chaque installation nucléaire française.
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Si nous n'agissons pas maintenant, l'industrie continuera d'opérer avec des technologies obsolètes en toute opacité, condamnant des espèces protégées ou en danger critique d’extinction comme l’anguille et l’alose à une disparition totale. Exigeons la transparence et forçons l'exploitant à enfin rendre des comptes, à reconnaître la valeur du vivant et à atténuer son impact.
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exiger la protection de la biodiversité aquatique !
Catégorie Biodiversité
Connu / TG le 28/06/26 à 21:25
Le vrai ou faux Du lundi au vendredi à 7h25, 11h25
Selon Edouard Philippe, le maire du Havre et candidat à la présidentielle, la transition écologique est incompatible avec une sortie de l'énergie nucléaire. Selon lui, le revirement de "pays proches de la France", dont la Belgique, en est la preuve.
Article rédigé par franceinfo, Valentine Joubin
Radio France
Publié le 29/05/2026 08:07 Mis à jour le 29/05/2026 10:40
Temps de lecture : 2min
Connu / TG le 1/04/25 à 11:40
12 mars 2025
Au mouvement Insoumis se retrouvent des pacifistes et des pacifiques. Les deux convergent sur une attitude concrète : la diplomatie avant tout. Et une haine lucide et réaliste de la guerre. En effet, j’ai déjà publié sur ce blog trois posts destinés à présenter de façon synthétique et regroupée mes arguments contre la nouvelle vague des partisans de l’économie de guerre et de la gesticulation anti-russe. Voici donc un quatrième post. Je le crois au moins aussi décisif que les trois autres dans ce registre. Il s’adresse plus spécialement aux Insoumis écolos, mais aussi à ceux qui sont toujours membres de EELV. Comment EELV a-t-il pu rompre avec le pacifisme et devenir « pro-Europe-de-la-guerre-mais-à-condition ». La guerre ne peut être qu’un désastre écologique irréversible. Je limite mon propos sur ce point à la vulnérabilité nucléaire de notre pays.
Toute guerre dépend pour finir du consentement des populations et de leur degré de certitude de l’utilité des combats où meurent leurs enfants. Cette fois-ci plus que jamais. Car les bourreurs de crânes n’ont pas l’intention de faire mesurer l’ampleur des dégâts qu’une guerre provoquerait de nos jours. Ce n’est pas nouveau non plus. À la veille de la guerre, Jaurès alertait sur la boucherie que serait la guerre mondiale. Mais les amis du déclenchement de la guerre de 1914 se gardaient bien de raconter ce qu’ils savaient sur les outils de guerre qui se déchaineraient de façon absolument nouvelle. Par exemple le gaz moutarde, la mitrailleuse, les chars et les bombardements aériens ou les canons géants type « grosse bertha ». Les officiers d’active et leurs chefs firent donc courir en pantalon rouge les vagues d’assaut de conscrits du début de la guerre. Ils se firent faucher par milliers en plein délire d’offensive à tout prix… Aujourd’hui les discours sur la guerre font comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo. Mais la guerre sur notre sol serait d’abord un désastre écologique irréversible. Cela à cause de la vulnérabilité du pays du fait de l’intensité de ses équipements en nucléaire civil.
Car le nucléaire en temps de guerre ce n’est pas seulement la bombe atomique. Le nucléaire civil est notre plus grande vulnérabilité Qui va dire combien la France est fragilisée du fait de ses installations nucléaires ? Ce sont des cibles connues et faciles à frapper. Faut-il rappeler qu’il y a chez nous 56 réacteurs nucléaires en fonctionnement ? Plus l’EPR de Flamanville en cours de démarrage ! De plus, comme ils sont directement reliés au système européen de fourniture d’électricité, ils constituent donc des objectifs de guerre supplémentaires pour l’ennemi. La France pourrait-elle survivre à la destruction de la centrale de Nogent, installée sur la Seine en amont de Paris ? Ou à un tir dans la vallée du Rhône où se trouve également l’industrie chimique du pays ? Ce n’est pas tout. À côté de ces centrales, il y a aussi 56 piscines de refroidissement de combustibles usés. Elles ne sont pas bunkerisées. La situation est donc pire qu’avec les centrales nucléaires qui sont exploitées en Ukraine. Car là-bas, celles-ci sont confinées sous une enceinte bétonnée. En France seule la piscine de combustible de Flamanville est protégée par une enceinte bétonnée !
Il y a pire encore : c’est l’usine de La Hague qui sert au retraitement du combustible usé dans les centrales françaises. Les combustibles usés, mais toujours radioactifs, y arrivent au terme de leur parcours. Ils sont stockés de un à trois ans d’abord dans les piscines de refroidissement construites à découvert à côté de chaque réacteur nucléaire. Puis ils sont transportés à La Hague. Le retraitement aboutit à une division du combustible usé en 95 % d’uranium de retraitement stocké à Tricastin. Mais surtout il reste encore 4 % de « déchets ultimes ». Ce sont les plus radioactifs. Ils sont vitrifiés et pour l’instant stockés sur place. Ce sont ceux-là que le gouvernement veut enfouir à Bure. Pour comparaison : il faudra davantage de temps pour que ces déchets se « refroidissent » qu’il n’y a eu de temps depuis l’apparition des premiers humanoïdes jusqu’à nous.
Le record du monde de matières radioactives sur un même lieu est en France ! C’est à La Hague. On y trouve notamment quatre piscines non bunkerisées où sont stockées 11 000 tonnes de combustibles usés ! Il y a aussi 82 tonnes de plutonium sous forme de poudre dans des bunkers. Et surtout la totalité des déchets de haute activité français stockés dans des puits de 30 mètres de profondeur. Le danger pour le site et ses environs n’est pas tout. Le procédé de retraitement à La Hague génère des transports dangereux dans toute la France. De plus, les matières fissiles transportées peuvent être récupérées pour des fins militaires. C’est le cas en particulier tous les convois de plutonium pour fabriquer le Mox. Mais avant tout, un impact de bombardement sur cette installation contaminerait tout l’hémisphère nord de la planète. Évidemment il rendrait toute vie humaine impossible dans tout le Nord de la France. Autant le savoir, cette usine n’est pas protégée contre les agressions externes, chute d’avion ou un acte de guerre. Cependant sa vulnérabilité a déjà été identifiée et prise en compte après les attentats de 2001 à New York contre les tours jumelles. Des missiles Crotale et des radars avaient été positionnés autour de La Hague pour protéger le site. Ils sont restés en place pendant 14 mois. Puis ils ont été ramenés lors d’une nouvelle alerte. Puis retirés, définitivement. Mais à côté de Cherbourg, un radar d’acquisition militaire est en construction pour couvrir l’usine de La Hague. Ce type de radar est nécessaire, car en cas de détournement d’un avion les terroristes coupent le transpondeur de l’avion. Il faut donc des radars pour détecter les masses métalliques volantes même muettes…
...
Nota : Pour argumenter l’alerte que je formule depuis le début de la guerre d’Ukraine sur la vulnérabilité nucléaire française, j’ai utilisé les données fournies par le discours de Pauline Boyer de Greenpeace à l’occasion de l’anniversaire de Fukushima place de la République à Paris auquel j’ai participé dimanche dernier.
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- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (1/3) En enfer
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- Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe (3/3) Responsabilité
53 min
Disponible jusqu'au 05/06/2026
À la télévision le lundi 27 avril à 11:40
Clés : Info et société Enquêtes et reportages Documentaire
Quarante ans après la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, cette enquête révèle les mécanismes d'un mensonge d'État. Dernier volet : à la conférence de l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne, en août 1986, l'URSS se défausse de sa responsabilité, invoquant des erreurs humaines commises par le personnel de la centrale.
Ces mêmes arguments aboutissent l'année suivante à de lourdes condamnations mais le masque se fissure. Nikolaï Steinberg, qui a supervisé la construction du sarcophage, mène une enquête obstinée et rétablit la vérité : le réacteur souffrait d'un vice de conception connu des autorités bien avant la catastrophe. Une épine supplémentaire dans le flanc d'un empire vacillant, qui contribue à précipiter sa chute, en décembre 1991. Quarante ans après, alors que la centrale a définitivement fermé et que la guerre ravage à nouveau la zone d'exclusion – soldats contaminés, sarcophage touché par les drones –, Tchernobyl appartient autant au présent qu'à l'histoire.
Réalisation Erica Jenken Tom Cook
Pays Royaume-Uni
Année 2026
Tr.: ...
technologie RBMK ...
Série Épisode 1 EP. 1
Fukushima : des larmes, des cancers et des ombres
Le bilan après le tsunami qui s’est abattu sur les côtes japonaises le 11 mars 2011 et a inondé la centrale de Fukushima s’aggrave encore aujourd’hui. Aux morts des premières semaines, il faut ajouter les victimes des cancers qui se développent et inquiètent les habitants, malgré le discours rassurant des autorités.
/ Jade Lindgaard - 9 mars 2026 à 07h28
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PROJECT EXPEDITE JUSTICE - GREENPEACE
Auteurs : Denys Sultanhaliiev, Truth Hounds, chercheur principal ; Yuriy Uhryn, Truth Hounds, conseiller juridique ; Alice Mee, Truth Hounds, chercheuse principale ; Vitalii Poberezhnyi, Truth Hounds, chercheur ; Viktoriia Mamoilyk, Truth Hounds, chercheuse ; Shaun Burnie, Greenpeace Ukraine, spécialiste principal du nucléaire ; et Roman Koval, doctorant en histoire, Truth Hounds, responsable de la recherche.
Oleksandr Romanenko, enquêteur à Truth Hounds, a mené l’identification en sources ouvertes des unités militaires russes présentes à Enerhodar.
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*Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?2ToLGw
Décryptage
Le fabricant de combustibles nucléaires accélère le projet « Aval du futur » sur le terrain et avec EDF, son principal financeur et client. Les futures installations de La Hague pourraient coûter entre 40 et 50 milliards d'euros.
Les nouvelles installations du cycle du combustible d'Orano seront construites sur le site de La Hague, dans le Cotentin. (Photo LOU BENOIST/AFP)
Mis à jour le 20 févr. 2026 à 16:12
Réservé à nos abonnés Premium
La relance du nucléaire en France ne passe pas seulement par les futurs réacteurs EPR2 d'EDF. La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE 3) publiée la semaine dernière prévoit aussi le « renouvellement » des installations de recyclage du combustible nucléaire utilisé dans les centrales d'EDF. Ce programme, baptisé « Aval du futur », pourrait coûter entre 40 et 50 milliards d'euros.
Face à la saturation des équipements historiques du site de La Hague (Manche), des piscines d'entreposage d'uranium usé et un centre de stockage de plutonium supplémentaire sont attendus à partir de 2038-2040 sur le site normand d'Orano. Suivront de nouvelles usines de combustible MOX et de retraitement du combustible usagé.
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💥 Les défis atomiques
En 2018, la France était en avance sur le nucléaire durable. Mais depuis l’arrêt d’un projet prometteur de réacteur réutilisant les déchets, d’autres pays se positionnent.
Dans ce deuxième épisode, on revient sur l’arrêt du projet Astrid, qui visait à rendre le nucléaire durable. Un récit de Sébastien Julian, rédacteur en chef adjoint du service climat de L’Express.
#nucleaire #energie #climat #podcast
Tr.: ... un siècle de réserves d'uranium dans le monde ...
Accueil Énergie
La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
Réservé aux abonnés
EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
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Clés : Études ; Nucléaire ; EDF ; Industrie ; Services à l'industrie
...
La grande course vers l’IA entraîne donc avec elle un redéveloppement du nucléaire qui devra encore intégrer les questions d’approvisionnement en combustible, de prolifération, de gestion des déchets ou d’acceptabilité sociale des installations. Les banlieues huppées de Washington, déjà peu enclines à apprécier le voisinage des centres de données, pourraient se regimber contre celui de réacteurs nucléaires, si petits soient-ils, accompagnés de leurs déchets. Reste aussi à savoir qui paiera les coûts de cet enthousiasme technophile, et aux dépens de quels autres investissements se feront ces choix.
Eva Thiébaud.
(13) M. V. Ramana, « The forgotten history of small nuclear
reactors », 27 avril 2015, https://spectrum.ieee.org
(14) « The future of nuclear energy in a carbon-constrained
world », MIT, 2018, https://energy.mit.edu
(15) David Schlissel, « Eye-popping new cost estimates
released for NuScale small modular reactor », Institute for Energy
Economics and Financial Analysis (Ieefa), 11 janvier 2023,
https://ieefa.org
(16) « World nuclear industry status report 2025 »,
26 novembre 2025, www.worldnuclearreport.org
(17) Lire « Course à l’atome au Proche-Orient », Le Monde
diplomatique, octobre 2022.
Connu / TG le 1/01/26 à 15:19