La France Insoumise
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant Jean-Luc Moudenc et à François Briançon, candidat du Parti socialiste. « Demain Toulouse », une alternative ? Décryptage.
/ Julian Vadis et Rafael Cherfy - 4 mars
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, le scrutin toulousain s’annonce serré. Selon un dernier sondage paru le 20 février dernier, la liste « Demain Toulouse », menée par François Piquemal et qui rassemble La France Insoumise, le NPA-L’Anticapitaliste, l’Assemblée des Quartiers, Tous pour Toulouse et quelques dissidents écologistes et d’Archipel Citoyen, est créditée à 23%, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (33%, Divers droite) et le candidat de la « gauche unie » François Briançon (30%). Une question se pose alors : face aux deux favoris des sondages, qui présentent deux variantes d’une politique pro-patronale, « Demain Toulouse » est-elle une alternative ?
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Le programme de François Piquemal avance une mesure phare, la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans, couplée à une politique visant à développer un RER Toulousain et un nouveau maillage de bus. Si l’on peut, d’emblée, s’interroger sur cette limitation aux moins de 26 ans et sur les différences concrètes avec le programme de François Briançon, qui propose des mesures similaires, plusieurs éléments interpellent. D’abord et avant tout, cette gratuité aux moins de 26 ans ne sera pas une mesure immédiate, mais dégressive et progressive. Ainsi, « dès le début du mandat, les tarifs jeunes baisseront. La gratuité sera atteinte avant la fin du mandat (2033) »
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Alors que la précarité touchant la jeunesse trouve de morbides illustrations chaque jour, comme dans les longues files d’attente pour l’aide alimentaire, cette mesure étalée sur 6 ans apparaît en décalage avec l’urgence de la situation. D’autre part, la liste de François Piquemal ignore la question essentielle de la privatisation rampante de Tisseo, la régie publique des transports toulousains, qui se traduit par une délégation croissante du réseau à des entreprises sous-traitantes. Alors que cette situation conduit à la dégradation progressive des conditions de travail des agents et du service rendu aux usagers, il s’agit là d’un élément central de toute politique de développement d’un service public du transport répondant au besoin de la population, face à laquelle une renationalisation sous contrôle des travailleurs et des usagers de l’ensemble du réseau est clé.
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il veut que « chaque habitant connaisse le nom de 4 policiers », arguant que la police de proximité serait la solution, malgré les limites documentées de celle-ci
https://www.revolutionpermanente.fr/Police-de-proximite-quand-la-gauche-veut-nous-faire-aimer-la-police
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concernant le logement, François Piquemal met en avant comme mesure phare l’encadrement des loyers, une mesure déjà mise en place dans plusieurs villes par le PS et qui a démontré énormément de limites. En effet, non seulement les valeurs d’encadrement sont décidées par des préfets directement nommés par Macron, mais en plus, ils interdisent simplement de dépasser une certaine valeur largement supérieure au loyer médian. Ainsi, cette mesure ne permet pas une réelle réduction des loyers, puisque le tarif de référence est fixé par le préfet sur la base des loyers pratiqués localement.
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la revendication historique de réquisition des logements vides est, elle aussi, renvoyée au bon vouloir… du préfet
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en reprenant comme base le programme du NFP, déjà très minimal, effaçant toute mesure contre les licenciements, de nationalisation ou même la possibilité de « commissions d’enquête sur les violences policières », le programme de « Demain Toulouse » reprend surtout une logique du plus petit dénominateur commun à l’ensemble de la gauche, dans l’espoir affiché d’aller vers des alliances avec le Parti Socialiste pour le second tour.
Macron, Moudenc et le patronat veulent faire de Toulouse la capitale de la guerre. « Demain Toulouse », un rempart ?
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https://www.revolutionpermanente.fr/Nouvelle-base-spatiale-de-l-OTAN-Macron-veut-faire-de-Toulouse-la-capitale-de-la-militarisation
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Déjà, les services publics sont sacrifiés sur l’autel des milliards versés pour l’armée.
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plutôt que de dénoncer la volonté de Macron et de Moudenc de faire de Toulouse un centre pour la « future guerre de l’espace », François Piquemal - qui par ailleurs est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées du Parlement - a comme première préoccupation de bien accueillir les militaires.
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toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire
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rappelle toute l’ambiguïté de LFI sur la question militaire. Derrière sa posture pacifiste, La France insoumise ne cherche pas tant à stopper la dynamique de militarisation en cours. Elle revendique surtout une autre voie d’affirmation de l’État français comme puissance impérialiste autonome, capable de défendre ses propres intérêts, y compris par la guerre.
En ce sens, LFI défend systématiquement les intérêts de la machine de guerre française. Ce mardi encore, après que Macron a annoncé l’envoi d’un porte-avions en Méditerranée orientale pour appuyer la guerre impérialiste de Trump et Netanyahou, Jean-Luc Mélenchon s’est contenté d’appeler à ce que les opérations demeurent « défensives »
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LFI, Piquemal en tête, s’est abstenue sur la loi de programmation militaire en critiquant une hausse trop lente des budgets militaires français. C’est dans ce sens également que LFI défend au niveau national un projet de « conscription citoyenne », qui inclut une possibilité de service militaire
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Une stratégie « NFP » qui a pourtant déjà démontré son impasse en 2024 en permettant la régénération d’un PS agonisant, qui a joué un rôle décisif dans le sauvetage des gouvernements Bayrou et Lecornu en leur évitant la censure.
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au moment où le parti d’Olivier Faure vient de cautionner un budget d’une austérité brutale imposée de façon autoritaire par 49-3. Dans ce contexte, l’alliance avec le PS témoigne de l’opportunisme de LFI, dont la stratégie électoraliste la conduit à subordonner sa politique à des calculs arithmétiques. Précisément, les coupes budgétaires pour les collectivités locales sont estimées entre 4 et 5 milliards d’euros, confirmant une saignée austéritaire qui va profondément impacter les budgets des mairies. S’il est élu, le Parti Socialiste n’hésitera pas à appliquer la casse sociale brutale à l’instar de Sébastien Vincini - élu PS à la direction du département de Haute-Garonne et soutien de François Briançon - qui a supprimé 370 postes depuis 2025 au nom de l’équilibre budgétaire. S’allier à ce même Parti Socialiste qui s’apprête à appliquer l’austérité est une impasse totale.
Pour une réelle alternative à Moudenc et Briançon, envoyons une travailleuse au Capitole !
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un programme anti-impérialiste et anti-militariste clair, articulé autour d’axes forts comme la fermeture des bases militaires et la construction d’un troisième hôpital ou bien encore l’expropriation et la mise sous contrôle des travailleurs de l’ensemble du secteur aéronautique et spatial pour ouvrir la voie à une reconversion de ces productions au service de la population et de ses intérêts écologiques et sociaux.
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affirmer que ce n’est que par la mobilisation et l’organisation collective que les classes populaires gagneront sur leurs revendications, et préparer la riposte pour affronter les années à venir. Il n’y aura pas de victoire même sur des aspects minimaux sans luttes offensives et une remise en cause de la propriété privée capitaliste
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Le vrai vote utile à gauche, c’est Vanessa Pedinotti ! Envoyer une travailleuse au Capitole, c’est la garantie d’avoir des élus de combat au conseil municipal qui soutiennent et organisent les mobilisations pour défendre les travailleurs et la jeunesse toulousaine.
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgalnw73p22c
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GREUBE HUMAINE @greubelinux.bsky.social
La liste « Demain Toulouse », menée par LFI, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au maire sortant et à Briançon, candidat du PS. Décryptage.
Municipales à Toulouse : Piquemal est-il une alternative à Moudenc et Briançon ?
Alors que le premier tour des élections municipales approche, la liste « Demain Toulouse », menée par le député insoumis François Piquemal, entend incarner une gauche « solide sur ses appuis » face au...
www.revolutionpermanente.fr
16:23 · 4 mars 2026
1 repost
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Ndlr : de vraies questions posées sur la police, l'armée, etc. Valoriser pour questionner. ACT
Par ex. :
- comment sortir du capitalisme et de l'armée, de la police au service du système capitaliste ?
- Peut-on se passer d'un système dual de transition tant que l'impérialisme règne dans de nombreux pays, notamment plus puissants que la France ?
- Etc.
2 mars 2026
Le discours d’Emmanuel Macron sur la défense de la France nécessite une étude approfondie politique, technique et militaire. La France insoumise l’entreprend collectivement dans le cadre de son travail actuel sur le programme de 2027. En fin de semaine, elle publiera son document collectif. Je fais connaître mon appréciation à cet instant.
Pour moi, il est important que le Président ait déclaré : la France reste seule maître de la définition des intérêts vitaux et de l’usage de l’arme nucléaire, et elle seule. C’est une bonne décision.
Pour être craint, il faut être stable et clair dans ses objectifs. Les buts de la France doivent être toujours rappelés car ils conditionnent les moyens à mettre en œuvre : c’est la paix, le refus de la loi du plus fort, le respect du droit international.
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À l’attente de clarifications s’ajoutent des interrogations de fond. Pourquoi n’y a-t-il rien de dit sur la guerre de l’espace ni sur le bilan de l’Otan à ce sujet dans le cadre du partenariat à Toulouse avec les USA et l’Allemagne ? Pourquoi rien de spécifique contre la guerre bactériologique depuis l’échec en 1993 de l’accord sur ce thème dans la discussion internationale.
Nous partagerons l’idée que les Européens doivent reprendre le contrôle de leur propre destin au moment où la France approfondit les siens. La solidarité des nations demeure un horizon concret. Mais alors faut-il d’abord rassembler les conditions de la paix durable sur le continent. Cela implique la définition de garanties mutuelles de sécurité avec la Russie. Et tout commence par la consultation des populations concernées à propos de l’accord entre les USA, la Russie et l’Ukraine dont l’Union européenne a été expulsée.
Ndlr : écouter aussi https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/geopolitique/geopolitique-du-mardi-03-mars-2026-6647259
Emmanuel Macron et Friedrich Merz lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sur la compétitivité à Alden Biesen, en Belgique, le 12 février ©Getty - Thierry Monasse
Une nouvelle faille dans la relation franco-allemande sur le niveau des budgets militaires.
La relation franco-allemande est-elle en train de virer au sado-masochisme ? Comme on dit d'un jeune (ou vieux) couple pourtant inséparable qu'il développe une relation toxique, faite de malentendus, d'amours-propres blessés et de brimades.
Des hauts et des bas dans le couple franco-allemand, on en a connus des dizaines. De Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schroeder, Sarkozy-Merkel, tout n'a pas toujours été un long Rhin tranquille. Mais ces dernières semaines, les frictions se multiplient entre Paris et Berlin.
Sur le Mercosur, l'accord de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique latine : l'Allemagne est très pour, la France très contre. Sur l'attitude face à la Chine : l'Allemagne ne veut pas couper les ponts, la France est prête à baisser le rideau. Sur un emprunt européen : c'est nein là-bas, oui ici.
D'autres exemples ? Il y en a sur le spatial, la préférence européenne en matière automobile, le SCAF (le futur avion de combat) et l'utilisation des avoirs russes gelés en Belgique. On en est à 6. Bref, vous avez compris, Macron-Merz, un mano a mano difficile.
Un nouveau front
Et, donc, il y a un nouveau front ! Hier, le ministre allemand des Affaires étrangères a taclé l'effort français sur le budget de la Défense. Insuffisant, a-t-il asséné. Par rapport à ce que nous, les Allemands, faisons. Déclaration historiquement vertigineuse et en réalité injuste et maladroite.
Pendant cinquante ans, c'est l'OTAN et la France qui ont protégé l'Allemagne. Le consensus international étant que Berlin ne devait pas trop se réarmer. Résultat : le pays a longtemps moins dépensé pour le militaire que, par exemple, la France.
C'est en train de changer à vitesse V. Entre l'avant-guerre en Ukraine et 2029, le budget des Armées aura triplé (oui, triplé), pour dépasser les 160 milliards d'euros. Des industriels comme Rheinmetall prévoient de produire un million et demi d'obus par an dès l'an prochain. La promesse faite à l'OTAN de dépenser 3,5% du produit intérieur brut en dépenses militaires stricto sensu sera remplie avec six ans d'avance.
Et en France ? Le budget de la Défense s'approchera des 90 milliards dans trois ans. C'est moins, mais il n'y a pas que l'argent, il y a l'expérience.
Deux éléphants dans la pièce
Alors, jusqu'où, les tensions ? Ce sont plutôt des incompréhensions. Car il y a deux éléphants dans la pièce.
Du côté français, l'incurie budgétaire a des conséquences : l'État social étrangle l'État central, c'est-à-dire l'État régalien. Tous nos partenaires européens le voient, et par exemple l'aide militaire allemande à l'Ukraine s'est encore élevée à 10 milliards en 2025 – contre seulement 2 pour Paris. Paris, seule capitale au monde à revenir sur une réforme des retraites.
L'éléphant dans la pièce allemande, c'est que Berlin a accepté pendant des décennies d'être dépendant de la Russie pour son énergie et des États-Unis pour sa défense. Notre voisin a un mal fou à s'en dégager. La France a beau jeu de dire : on avait raison.
À écouter
Le couple franco-allemand et la construction européenne
La marche de l'histoire
29 min
Sado-maso ? Non, on ne parle tout simplement pas la même langue.
Clés : Économie Info Monde Europe Allemagne Armée et défense Armement militaire Aéronautique – Aviation Guerre en Ukraine
L'équipe Dominique Seux Directeur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu pour réagir à la déclaration du chef d'état-major des armées au Salon des maires et des collectivités locales.
Rassemblement National
Commission Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Biographie Née le 22 août 1957 à Autun (Saône-et-Loire) Avocate / Ancien cadre
Suppléante Mme Laure Forestier
Contact Mél : caroline.colombier@assemblee-nationale.fr
Déclaration d’intérêts et d’activités https://www.hatvp.fr/pages_nominatives/colombier-caroline-24233
Liste des collaborateurs M. Jimmy Bourlieux M. Charles Herrbach M. Aymeric Mongelous
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Nouvel entretien autour du programme l'Avenir en commun. Bastien Lachaud, député La France insoumise de la 6e circonscription de Seine Saint-Denis, est venu parler avec Julie Maury de la reconstruction de la reconstruction d'une défense indépendante, républicaine et populaire !
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Le mardi 1er février 2022, Jean-Luc Mélenchon présentait son programme pour la Défense nationale (https://melenchon2022.fr/livrets-thematiques/defense-une-defense-au-service-de-la-souverainete-populaire/ i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?uzMr7g) aux côtés du député insoumis Bastien Lachaud.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a d’abord dressé le tableau de la situation géopolitique. Il a notamment parlé du renversement de l’ordre du monde occasionné par le déclin des États-Unis d’Amérique et l’émergence de la Chine. Il est aussi revenu sur la chute de l’URSS qui s’est faite sans traité qui aurait pu permettre de régler d’éventuels litiges sur les frontières. Il a affirmé ne croire ni en l’OTAN ni en la défense européenne qui y est liée pour assurer la sécurité et la souveraineté de la France.
Jean-Luc Melenchon a ensuite présenté son plan pour la Défense nationale, en fixant comme premier objectif de garantir son indépendance et d’assurer la protection du territoire français. S’il est élu, un livre blanc de la Défense devra répondre à cet objectif essentiel. Il a par ailleurs expliqué que les nouvelles frontières de l’humanité posent la question de la souveraineté sous un nouveau jour.
- Concernant l’Espace, il a expliqué que désormais, les avancées technologiques d’autres pays pouvaient menacer la capacité de dissuasion nucléaire française. A l’avenir, nos sous-marins nucléaires pourraient être détectables. Il a donc appelé à avoir une réflexion approfondie sur le sujet et à se poser la question d’un transfert vers l’Espace de nos moyens de dissuasion.
- Concernant les Océans, il a rappelé qu’il fallait garantir la protection des ressources dans le domaine maritime nationale. Il a aussi parlé de la capacité d’installation et de protection des nos câbles sous-marins. Il a donc posé la question des moyens stratégiques à développer pour assurer la souveraineté de la France dans ces domaines.
- Concernant le numérique, il a appelé à acquérir la capacité de stockage autonome des données militaires avec des serveurs de droit français, mais aussi à renoncer à l’utilisation de logiciels américains dans le domaine de la Défense.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a aussi présenté sa vision de la politique internationale de la France s’il était élu président de la République en avril 2022. Il a plaidé pour une diplomatie non-alignée et altermondialiste et a réaffirmé le rôle de l’ONU. Il a défendu l’autonomie complète dans la production du matériel militaire et la fin du partage des savoir-faire avec l’Allemagne qui a montré son manque de loyauté. Il a dénoncé le mirage de l’Europe de la défense. Il a aussi exposé sa volonté de mettre en oeuvre une conscription de 9 mois payée au SMIC à effectuer avant l’âge de 25 ans. Ce service citoyen, avec une formation militaire initiale, permettra d’assurer des tâches de sécurité civile ou encore d’apporter des compétences numériques précieuses pour la défense nationale.
magazines 121 min tous publics Vidéo sous-titré
présenté par : Caroline Roux reçoit les principaux candidats à l'élection présidentielle. Elle interroge chacun d'eux sur sa vision de la France sur la scène internationale. L'invité est également confronté aux reportages de la rédaction ainsi qu'à deux experts emblématiques de l'émission et d'un correspondant de la rédaction de France Télévisions.
avec Nicole Bacharan, historienne et politologue spécialiste des USA, Alain Bauer, professeur de criminologie au CNAM
Ndlr : - voir aussi https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?_UvAaA
- JLM excellent sur les questions géopolitiques et militaires VALORISER ACT
Militaires en colère ? Henri Bentégeat [EN DIRECT] - Diffusée en direct le 3 juin 2021 / Thinkerview
Militaires en colère ? Henri Bentégeat [EN DIRECT]
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Général d'armée, ancien chef de l'état-major particulier du président de la République
Terminer >54:55 ACT
Pour vous faire vivre les élections de 2022 autrement...
Alors que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzin est accusée de « mise en danger de la vie d’autrui » dans sa gestion de la crise sanitaire, les enquêteurs de la Cour de justice de la République se heurtent notamment au secret défense. En effet, à l'image du Conseil de défense et de sécurité nationale, les délibérations du Conseil de défense sanitaire sont classifiées.
Le journaliste Pascal Jouary, auteur de l'enquête "Secret défense, le livre noir" paru aux éditions Max Milo retrace plus d’une quarantaine d’affaires et de drames importants couverts par la raison d’Etat. Celui qui est aussi archiviste, montre comment cette noble motivation a été dévoyée jusqu’à devenir le prétexte suprême qui empêche la résolution d’énigmes policières cousues de fil blanc...
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Lucide sur ses capacités à supplanter Google, Framasoft s’est dévoué à proposer des infrastructures techniques alternatives, à l’instar du projet de CHATONS
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La solution passe par l’éducation populaire, incarnée sur le terrain par les médiateurs numériques et les bibliothécaires, qui, si on leur donne les moyens, peuvent faire bouger les lignes. » Car c’est à l’échelon local, par les associations, que se développe le mieux la mécanique de la médiation numérique, souvent soutenue par les pouvoirs publics.
En témoigne l’association Infini à Brest. La mairie bretonne lui fournit des locaux et des serveurs, en échange celle-ci mène des projets d’animation et de formation sur les outils informatiques auprès du public brestois. « C’est un exemple très intéressant de ce qui pourrait être reproduit à l’échelle nationale, pointe Pouhiou, à condition que les subventions de fonctionnement assurent une pérennité sur trois à cinq ans, pour établir une sécurité des services. »
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Selon des calculs militants https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?ivGhlw, la dépense française publique et privée en outillage informatique auprès de Microsoft reviendrait de l’ordre du milliard d’euros annuel. À minima, le prix des logiciels constitue entre 10 et 25 % du prix d’achat d’un ordinateur. « Si on investissait ce montant dans les logiciels libres, ses quelques défauts ne resteraient pas des réalités très longtemps », relève François Poulain.
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Le premier confinement a provoqué l’accélération de l’expérimentation apps.education.fr. Désormais déployé sous sa version V.1, cette plateforme fournit aux académies françaises des logiciels libres à vocations éducatives : partage de documents avec Nextcloud, rédaction partagée sur Etherpad, diffusion de vidéos via PeerTube…
Des collectivités, telle Grenoble, ont fait la démarche d’installer des outils libres sur les postes des agents de leur ville, et de renouveler le parc informatique des écoles pour le basculer vers Linux. Des avancées à relativiser : nombreuses sont les collectivités et administrations, à l’instar du Ministère des Armées, à rester sous contrat avec Microsoft.
Crédits photo : présidence ukrainienne
Le discours d’Emmanuel Macron à l’École de Guerre a montré son incohérence en matière stratégique.
Il a réaffirmé que l’OTAN et la défense européenne étaient les deux piliers de la sécurité du continent tout en faisant mine de vouloir promouvoir l’autonomie stratégique de l’Union européenne : contradiction patente.
Pour ce faire, il a entériné la dérive doctrinale qui consiste à laisser croire que la dissuasion française pourrait être partagée. L’introduction du concept « d’intérêts fondamentaux » qui seraient en-deçà des « intérêts vitaux », dont l’atteinte est la condition d’emploi de l’arme atomique par la France, montre un grand flou là où devrait régner une grande rigueur. Cette question du partage de la dissuasion a été réglée par le général Lucien Poirier. Elle est un non-sens dans la mesure où la « force de frappe » ne peut être que le corollaire de la souveraineté. Or celle-ci est dans le peuple.
Quoi qu’il arrive Emmanuel Macron se heurtera, comme depuis le début de son mandat, à l’impossibilité de définir un intérêt stratégique européen unique.
Quant à la volonté affichée de renforcer le droit international, elle relève également de l’ incohérence alors que la France ne respecte pas les traités comme le Traité de Non-Prolifération et le Traité sur le Commerce des Armes et se refuse à condamner les actions unilatérales des États-Unis d’Amérique.
La France insoumise constate que l’entreprise d’alignement engagée depuis Nicolas Sarkozy ne connaît pas d’inflexion. Elle appelle à l’adoption d’un nouvel indépendantisme français qui permettrait à notre pays de défendre ses intérêts et la paix mondiale.