Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter. ©Radio France
Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, dénonce "la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique essaie de faire porter une responsabilité à La France insoumise" après la mort d'un militant nationaliste à Lyon.
Avec Manuel Bompard, homme politique français
"Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", affirme Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter, mardi 17 février, après l'agression mortelle jeudi dernier à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po. "La manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique, depuis maintenant plusieurs jours, essaie à tout prix de faire porter une responsabilité à La France insoumise dans ce drame est absolument irresponsable et absolument abjecte", dénonce Manuel Bompard.
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Le coordinateur de La France insoumise déplore "la méthode qui est à l'œuvre dans une partie de la classe politique et de la classe médiatique en France", qui est, selon lui, "exactement la méthode qui a été utilisée aux États-Unis par Donald Trump après l'assassinat de Charlie Kirk, qui a accusé le Parti démocrate d'être responsable alors qu'il n'avait aucune responsabilité". "Maintenant, on fait la même chose avec la France insoumise et c'est totalement scandaleux et ça a des conséquences", dénonce Manuel Bompard. Il affirme qu'un "dizaines de permanences parlementaires ont été menacées" lundi et qu'une "tête de liste de la France insoumise aux élections municipales qui a vu son domicile personnel être tagué".
Soutien à "l'autodéfense populaire"
Interrogé sur les liens entre La France insoumise et le groupe antifasciste la Jeune Garde, pointés notamment par le ministre de l'Intérieur, Manuel Bompard déclare : "J'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire", déclare Manuel Bompard, précisant qu'il "a condamné dès la première heure" l'agression de Quentin Deranque.
"Ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1 n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire, et donc je suis évidemment en absolu désaccord avec ça", souligne le député insoumis. Il se classe néanmoins chez cette "partie des gens qui ont toujours appuyé et soutenu l'idée que, en particulier dans le contexte lyonnais, il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes et qui faisaient un travail d'autodéfense populaire". La ville est, depuis des années, le théâtre d'affrontements entre des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche.
"La violence, une impasse absolue"
Laurent Nuñez, sur France Inter, lundi, assurait avoir "de nombreux témoignages de la partie adverse" relatant la présence d'anciens membres de la Jeune Garde sur les lieux de l'agression du militant d'extrême droite, notamment de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFDI du Vaucluse Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste. "Il faut être extrêmement vigilant sur les informations qui sont relayées", affirme Manuel Bompard. "Ce n'est ni au ministre de l'Intérieur, en vertu de la séparation des pouvoirs dans notre pays, ni au ministre de la Justice, de dire qui sont les responsables, quelles sont les circonstances, qui sont les coupables. C'est à la procédure judiciaire d'élaborer ces éléments", poursuit le député.
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Le coordinateur insoumise explique que Jacques-Élie Favrot s'est mis en retrait de son travail parlementaire, car, comme expliqué dans un communiqué de son avocat, "il dit qu'il est menacé de mort et que donc il est dans l'impossibilité, dans l'incapacité d'exercer sa fonction". "C'est sa parole, c'est sa version. Moi je n'en ai pas d'autres", souligne le député insoumis.
"L'extrême gauche, ça existe dans ce pays et ce n'est pas infamant, c'est pas insultant. Et l'extrême gauche, depuis 40 ans à peu près, dans ce pays, elle a rompu avec la violence comme méthode politique et elle a eu raison de le faire", souligne Manuel Bompard. "Peut être qu'une partie de groupes d'ultragauche ou d'extrême gauche veulent renouer avec la violence, et si c'est le cas, c'est une impasse absolue", assène le coordinateur insoumis.
Clés : Info Société Politique Partis politiques Faits divers Manuel Bompard La France insoumise
L'équipe
- Benjamin Duhamel, Journaliste français Matinale France Inter
- Florence Paracuellos, Journaliste
Ndlr : Résumé fidèle de FI +
MBd a été d'une clarté, d'une fermeté, d'une cohérence, remarquables. Merci. Valoriser ACT