Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
Publié Il y a 14 heures • 1,8K vues - 1 Comment
Après plusieurs semaines de silence, le député et co-fondateur de la Jeune Garde Raphaël Arnault prend la parole. Pendant plus d’une heure, à travers les questions de Soumaya Benaissa, il se livre en exclusivité à Blast. Ce qu’il s’est passé à Lyon, bien sûr, cette rixe qui a mené à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque. Et puis l’instrumentalisation qui s’en est suivie, dans les espaces médiatiques et politiques, où exécutif et extrême droite ont avancé conjointement. Une offensive menée contre la gauche, contre l’antifascisme, dans une inversion de réalité poussée au paroxysme. Saturation avec de nombreux non-dits : l’histoire de la montée du fascisme, la violence politique, l’inaction des pouvoirs publics.
Journaliste : Soumaya Benaïssa
#RaphaelArnault #Antifascisme #Entretien Visibilité Publique
Vidéo remplacée 01/04/2026 09:39:23
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée1h 13min 29s
Dossier
Quentin Deranque : la mort d’un jeune néofasciste
Membres du groupe antifasciste jusqu’à sa dissolution en juin 2025, elles réagissent au décès du jeune activiste d’extrême droite, racontent leurs itinéraires politiques et s’accrochent, tant bien que mal, au concept d’« autodéfense » promu par leur organisation.
Camille Polloni et Laura Wojcik - 13 mars 2026 à 19h50
...
Vidéo 2 - Tr.: ...
on combat la violence de base ... utiliser les outils que nous impose l'adversaire ... autodéfense ... si un groupe d'XD attaque, on utilise l'autodéfense pour les faire reculer ... on aimerait tellement qu'il y ait une intervention de l'État ...
Vidéo 3 - Tr.: ...
criminalisation de l'antifascisme alors que c'est eux les responsables ... injustice ... l'extrême droite c'est dangereux, il ne fait pas l'oublier.
1,22 M d’abonnés - 15K+ - 265 745 vues - 3 276 commentaires
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting avec Anaïs Belouassa-Cherifi et Florestan Groult à Lyon, le 26 février 2026.
Retrouvez le meeting avec le sous-titrage en direct (vélotypie) ici : • Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Anaïs Bel...
Ndlr : Epstein à 51:14 ACT
Le siège de l'Ineris est situé dans le Parc Alata, à Verneuil-en-Halatte, dans l'Oise. L'Institut est également implanté dans 4 régions et dispose de bureaux sur Paris.
Parc Technologique Alata
BP 2
60550 Verneuil-en-Halatte
Tél. : 03 44 55 66 77
- Nancy
Mines Nancy - Campus ARTEM
92 rue du Sergent Blandan
BP 14234
F-54042 NANCY Cedex
Tél : 03 54 40 66 11
Contact : ineris-nancy@ineris.fr - Lyon
78 boulevard du 11 novembre 1918
69 100 Villeurbanne
Tél. : 04 78 90 09 86
Contact : ineris-lyon@ineris.fr - Aix-en-Provence
Domaine du Petit Arbois
avenue Louis Philibert - Ardevie
CS - 10440 -13592 Aix-en-Provence Cedex 03
Tél : 04 42 97 14 85
Contact : ineris-aix@ineris.fr - Bourges
88 boulevard Lahitolle
18020 Bourges
Tél : 02 48 48 40 32
6 mars 2026 Extrême droite, Nos articles favoris
Décryptage
...
était en première ligne dans l’embuscade qui a mené à sa mort. Après l’affrontement, il était conscient, debout et refusait les secours.
Une nouvelle vidéo le prouve, et vient détruire définitivement le narratif de l’extrême droite.
...
On voit le jeune militant d’extrême droite les mains couvertes de sang, avec un de ses camarades. On lui conseille d’aller à l’hôpital «Saint Jo’», ce qu’il ne fera pas.
La personne ayant filmé ces images nous précise : «J’ai pris la vidéo le 12 février à 18h07 sur la rue Victor Lagrange». En recoupant avec des images de la rue, nous sommes en mesure de certifier qu’il s’agit bien du 14 rue Victor Lagrange. C’est l’endroit exact de la bagarre. On reconnaît ces lieux dans la célèbre vidéo diffusée par TF1, dans laquelle des coups sont échangés au sol, au moment où le commando d’extrême droite a pris la fuite. Ces images sont déterminantes, car elles montrent que Quentin Deranque n’a pas été laissé «pour mort», comme l’ont répété les médias.
Elles nous permettent surtout de retrouver Quentin Deranque dans l’affrontement. Il porte des vêtements distinctifs : des chaussures grises New Balance et une doudoune à capuche.
Sur les images du Canard Enchaîné, on voit le groupe d’extrême droite tendre une embuscade aux antifascistes. Les militants néo-nazis vêtus de noir et masqués jettent une torche incandescente. Puis ils attaquent, avec une gazeuse, un parapluie et une béquille les antifascistes.
Quentin Deranque apparaît en première ligne. Il donne des coups. Sur d’autres images, on peut également l’identifier en garde, à l’avant du groupe d’extrême droite. Il prend part au combat.
...
Clés : Affaire Quentin ; Attaque fasciste ; Désintox ; Lyon ; Vidéo
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgglbmwt7c2a
Ndlr : mensonges propagés largement déconstruits totalement à ce jour. Valoriser ACT
84 001 vues - 960 commentaires
À moins d'un mois du premier tour des élections municipales, Grégory Doucet (Les Écologistes), Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais), Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) et Alexandre Dupalais (UDR-RN), candidats à la mairie de Lyon, débattent sur BFMTV, en partenariat avec BFM Lyon et Le Figaro.
Tr.: ...
ABC, députée : 3 priorités : la sécurité, la circulation, la médiation ... Lyon, ville la plus embouteillée de France ... zones à traffic limité ZTL ...
Extrême droite — Enquête
Les organisatrices de la manifestation prévue samedi 21 février à Lyon ont entretenu des liens étroits avec le groupe dissous en 2025, notamment pour apologie de la collaboration avec le nazisme. Lui-même passé par Lyon Populaire, un des amis de Quentin Deranque associé à la marche est le collaborateur parlementaire d’une députée RN.
Extrême droite — Reportage
Plus de 3 000 personnes, le plus souvent issus de groupuscules nationalistes-révolutionnaires, ont défilé en toute impunité dans la capitale des Gaules en mémoire du militant d’extrême droite tué à Lyon. Un signalement a été adressé à la justice par la préfète du Rhône pour des saluts nazis et des propos racistes pendant la marche.
21 février 2026
par Alexandre Berteau
283 k abonnés - 1,7k+ - 40 852 vues - 628 commentaires
FOCUS 🔍
Depuis 2010, les groupuscules d’extrême droite radicaux se sont implantés par la violence en plein cœur de la capitale des Gaules. Leur objectif ? Débarrasser la ville de leurs « ennemis » : la gauche et les étrangers. Décryptage avec Bruno Rieth et Anthony Cortes de la rubrique politique.
498 k abonnés - 1,1k+ - 11 192 vues
Vidéo tirée du stream du 17/02/2026
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:22 : Les faits (au 17 février à midi)
07:45 : Nemesis
10:13 : Quentin Deranque
12:17 : Le récit de l'extrême droite
15:39 : Cadre interprétatif : ce qu'est la violence d'extrême droite aujourd'hui
28:40 : Conclusion
Montage réalisé par Pemf : https://bsky.app/profile/pemf.bsky.so...
Miniature par Boidin : https://bsky.app/profile/boidin.bsky....
115 commentaires
Épinglé par @Clemovitch @Clemovitch il y a 39 minutes
Cette analyse a été enregistrée le 17 février, avant l’interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis. Il appartient désormais à LFI de prendre la parole. Pour le reste, ce fait ne change rien aux conclusions étayées dans cette vidéo.
Un grand merci d'avance aux modérateurices des commentaires qui font un travail difficile pour les rendre un minimum lisibles.
Bon visionnage.
Tr. ...
Livre / violences politiques ... 53 personnes dt 90% mortes /l'extrême droite personnes racisées ... Paris est Nazi ... Lyon est Nazi ... 2023, St-Brévin maison incendiée après harcelé ... meurtres racistes ... centre culturel kurde attaqué ... Ismaël ? ... groupuscules néofascistes ...
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter. ©Radio France
Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, dénonce "la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique essaie de faire porter une responsabilité à La France insoumise" après la mort d'un militant nationaliste à Lyon.
Avec Manuel Bompard, homme politique français
"Il n’y a aucune responsabilité politique de La France insoumise dans ce drame", affirme Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, sur France Inter, mardi 17 février, après l'agression mortelle jeudi dernier à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po. "La manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique, depuis maintenant plusieurs jours, essaie à tout prix de faire porter une responsabilité à La France insoumise dans ce drame est absolument irresponsable et absolument abjecte", dénonce Manuel Bompard.
À écouter
Mort de Quentin Deranque : pas d'interpellation, l'enquête requalifiée pour "homicide volontaire", précise le procureur
L'info de France Inter
2 min
Le coordinateur de La France insoumise déplore "la méthode qui est à l'œuvre dans une partie de la classe politique et de la classe médiatique en France", qui est, selon lui, "exactement la méthode qui a été utilisée aux États-Unis par Donald Trump après l'assassinat de Charlie Kirk, qui a accusé le Parti démocrate d'être responsable alors qu'il n'avait aucune responsabilité". "Maintenant, on fait la même chose avec la France insoumise et c'est totalement scandaleux et ça a des conséquences", dénonce Manuel Bompard. Il affirme qu'un "dizaines de permanences parlementaires ont été menacées" lundi et qu'une "tête de liste de la France insoumise aux élections municipales qui a vu son domicile personnel être tagué".
Soutien à "l'autodéfense populaire"
Interrogé sur les liens entre La France insoumise et le groupe antifasciste la Jeune Garde, pointés notamment par le ministre de l'Intérieur, Manuel Bompard déclare : "J'ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire", déclare Manuel Bompard, précisant qu'il "a condamné dès la première heure" l'agression de Quentin Deranque.
"Ce que j'ai vu sur les images qui ont été diffusées sur TF1 n'a rien à voir avec l'autodéfense populaire, et donc je suis évidemment en absolu désaccord avec ça", souligne le député insoumis. Il se classe néanmoins chez cette "partie des gens qui ont toujours appuyé et soutenu l'idée que, en particulier dans le contexte lyonnais, il y avait des groupes qui étaient des groupes antifascistes et qui faisaient un travail d'autodéfense populaire". La ville est, depuis des années, le théâtre d'affrontements entre des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche.
"La violence, une impasse absolue"
Laurent Nuñez, sur France Inter, lundi, assurait avoir "de nombreux témoignages de la partie adverse" relatant la présence d'anciens membres de la Jeune Garde sur les lieux de l'agression du militant d'extrême droite, notamment de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFDI du Vaucluse Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste. "Il faut être extrêmement vigilant sur les informations qui sont relayées", affirme Manuel Bompard. "Ce n'est ni au ministre de l'Intérieur, en vertu de la séparation des pouvoirs dans notre pays, ni au ministre de la Justice, de dire qui sont les responsables, quelles sont les circonstances, qui sont les coupables. C'est à la procédure judiciaire d'élaborer ces éléments", poursuit le député.
À écouter
Mort de Quentin Deranque : "En ce moment, l'ultragauche pose des problèmes" à Lyon, affirme Jean-Michel Aulas
L'invité de 7h50
9 min
Le coordinateur insoumise explique que Jacques-Élie Favrot s'est mis en retrait de son travail parlementaire, car, comme expliqué dans un communiqué de son avocat, "il dit qu'il est menacé de mort et que donc il est dans l'impossibilité, dans l'incapacité d'exercer sa fonction". "C'est sa parole, c'est sa version. Moi je n'en ai pas d'autres", souligne le député insoumis.
"L'extrême gauche, ça existe dans ce pays et ce n'est pas infamant, c'est pas insultant. Et l'extrême gauche, depuis 40 ans à peu près, dans ce pays, elle a rompu avec la violence comme méthode politique et elle a eu raison de le faire", souligne Manuel Bompard. "Peut être qu'une partie de groupes d'ultragauche ou d'extrême gauche veulent renouer avec la violence, et si c'est le cas, c'est une impasse absolue", assène le coordinateur insoumis.
Clés : Info Société Politique Partis politiques Faits divers Manuel Bompard La France insoumise
L'équipe
- Benjamin Duhamel, Journaliste français Matinale France Inter
- Florence Paracuellos, Journaliste
Ndlr : Résumé fidèle de FI +
MBd a été d'une clarté, d'une fermeté, d'une cohérence, remarquables. Merci. Valoriser ACT
Radio Pays de Guéret
Vignette de La colère des sans rails
La colère des sans rails
ReportagesRPG reportages
Durée : 07:40
Publié il y a 11 jours
L'annonce du retour futur de la ligne de train Bordeau-Lyon, mais contournant le Massif Central a mis le feu aux poudres. Alors qu'il s'agissait d'une des rares lignes transversale du pays. 28 organisations de défense du ferroviaire en Nouvelle Aquitaine et Massif Central appellent donc à une grande manifestation de soutien au train, à Limoges le 31 janvier à 15h.
Social
Mis à jour le 30 janvier 2026 à 09h33
Durée de lecture : 8 minutes
Social Politique Municipales 2026
...
Plus de 1 200 places ouvertes par la Ville et la Métropole
Pour Sophia Popoff, adjointe municipale au logement et à l’hébergement d’urgence, « Les Écologistes sont allés plus loin que les premières intentions », créant « une politique publique hors des compétences de la Ville », consistant à « mobiliser le patrimoine vacant municipal ». Selon les chiffres communiqués, la mairie a ouvert 580 places et a augmenté son budget de 37 000 euros en 2021 à 2,5 millions en 2025.
La réponse de la Métropole est plus expéditive. Par courriel, elle indique avoir ouvert dix sites, soit 737 places pour les mères isolées avec enfants de moins de 3 ans et 130 places « Accueil mères enfants », et participer au dispositif « Station » : 102 places pour les mineurs isolés étrangers en recours devant le juge des enfants. Son budget est passé de 800 000 euros en 2019 à 11,3 millions en 2024.
...
Mis à jour le 30 janvier 2026 à 09h51
Durée de lecture : 8 minutes
Municipales 2026 Pollutions Quotidien Transports Climat et quartiers populaires
...
changement de conception dans la politique de végétalisation menée par Les Écologistes : « Elle est abordée de manière beaucoup plus complexe et scientifique avec une réflexion approfondie sur les écosystèmes urbains et un travail de fond sur la gestion de l’eau. »
Au nord de Lyon, le parc de Miribel-Jonage abrite le champ captant de Crépieux-Charmy, principale source d’approvisionnement en eau de l’agglomération. La gestion de l’eau, confiée à Veolia jusqu’en 2023, est désormais assurée en régie publique.
En reprenant la main, la Métropole a voulu rompre avec une logique de rentabilité privée, afin de mieux préserver la ressource, maîtriser les tarifs et investir sur le long terme. Un choix politique discret pour les usagers, mais central dans la philosophie de l’exécutif lyonnais, soucieuse de la protection de l’environnement et de la santé des habitants.
...
deux axes principaux ont été développés : renforcer la police municipale et sa présence de proximité ; mener des actions de prévention ciblée autour de la vie nocturne, des jeunes en difficulté et des violences. Avec une baisse de la délinquance de 11,9 % entre 2019 et 2024, la municipalité met en avant les résultats de cette approche.
Entre transformations visibles et défis persistants, Lyon avance vers une métropole écologique et solidaire, même si le chantier est loin d’être terminé.
... commission tensions sociales ... Le projet de Médiation nomade sur l’agglomération lyonnaise a été officiellement lancé en 2017 et les bénévoles du MAN Lyon continuent avec l’aide d’un salarié à temps plein, joignable au 06 28 96 31 85 !
...
ouvrir un espace de discussion convivial en soirée au cœur de la cité afin d’accueillir des publics parfois en rupture, notamment des jeunes. C’est aussi un espace « éphémère » et facile d’accès : on y vient sans obligation, sans engagement, simplement pour écouter de la musique, discuter, boire une boisson chaude ou froide avec ceux qui vous reçoivent dans un climat de confiance.
L’avocat en droit de l’urbanisme Édouard Raffin a été choisi pour mener la liste de gauche Unir Rillieux-la-Pape pour les élections municipales de mars 2026. Un jeune candidat issu de la société civile qui se veut « rassembleur » et qui partira sous l’étiquette divers gauche, soutenu par le collectif On s’en mêle Lyon.
Sandrine Mangenot - Hier à 20:00 - Temps de lecture : 3 min
Photo Sandrine Mangenot
Le processus de désignation aura été long. Même très long puisqu’il aura fallu un an aux élus de l’opposition mais aussi aux personnalités de gauche de Rillieux pour désigner, le 23 octobre dernier, Édouard Raffin comme tête de liste pour les prochaines élections municipales, parmi cinq candidats.
« On a essayé de sortir le parapluie pour se protéger des éclaboussures de Paris. À Rillieux, il n’y a que l’union qui peut gagner mais ça n’a pas été facile. C’est pour cela que ça a mis du temps », détaille le jeune avocat de 37 ans qui a été choisi pour son profil « rassembleur », issu de la société civile.
« Je ne suis pas dans les batailles de personnes ou politiciennes. Je ne suis...
...pour lire la suite, rejoignez notre communauté d'abonnés
Tr.: ... législatives 2024 ... s'investit auprès du candidat circo 69-07 ... Abdelkader Lahmar ... élu député LFI-NFP ... sa n°2 Hannan M'Sai, élue au conseil municipal ... sécurité ... prônant le dialogue ... prévention, compromis, accompagnement ... une politique un peu plus joyeuse ...
27 août 2024 par audreygicquel
Connaissez-vous les Choux Lents ?
Un habitat participatif dans les monts d’or qui existe depuis 12ans dans un ancien corps de ferme rénové en centre bourg. Mais la description ne s’arrête pas là !
Et connaissez-vous les particularités de ce lieu collectif ?
– Dans les lieux après seulement 1 an et demi de réunions
– Le premier départ au bout de 11 ans !
– 45% d’espaces communs
– une flotte de véhicule partagée
– tous les achats alimentaires en communs
– aucun conflit (non… je rigole !)
Bref, on y vit bien, même très bien !!!
Dimanche 22 septembre
Venez quand vous voulez entre 14h et 16h
Durée de la visite : environ 1h
Inscription conseillée !