24 soldats, officiers pour beaucoup, qui sont les rouages de ce système, la plupart dans le renseignement. Ils racontent leur participation active au massacre de Gaza, à ce que certains d’entre eux nomment eux-mêmes un génocide.
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Rachel Szor et Yuval Abraham, les auteurs du film ont dû se réfugier à l’étranger
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Même si, pour l’essentiel, le film ne fait que prolonger les enquêtes du journaliste Yuval Abraham sur l’armée et sur l’usage de l’IA pour « définir » les cibles, publiées depuis des mois sur le site israélo-palestinien +972 Magazine, sur le média numérique d’investigation Local Call ainsi que dans The Guardian. Tout comme des témoignages de soldats israéliens publiés par l’ONG Breaking the silence ou le quotidien Haaretz car, oui, il y a une résistance en Israël, aussi marginalisée soit-elle, elle existe et ce film en est la preuve encourageante dans un océan de déni, de résignation ou de soutien au pire.
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NAZA = dommage collatéral
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Massivement pratiquée par l’armée américaine durant la guerre au Vietnam (1955-1975), avec sa guerre chimique et ses structures industrielles de renseignement, ou bien par l’armée française en Algérie (1954-1962) avec l’usage systématique de la torture à l’électricité, théorisé comme le « moindre mal » ou comme le « mal nécessaire » qui consiste à obtenir des renseignements pour localiser et liquider des combattants en utilisant la « gégène », qu’on tourne à la main pour produire l’électricité nécessaire pour la torture qui a été infligée à "des centaines de milliers d’Algériens" selon l’historien Pierre Vidal-Naquet.
Aujourd’hui IA et logiciels ont remplacé la gégène
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logiciel LAVENDER
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Conclusion de l’un des interviewés sur le toit de Tel Aviv : « nous les contrôlons totalement »
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On automatisait la mort à une échelle industrielle
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la majorité des cibles validées par l’IA ne sont en fait que des civils
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Tel Aviv est d’abord le siège de la toute puissante armée israélienne et du ministère de la défense. Le seul lien entre Tel Aviv et Gaza, c’est les logiciels et l’IA. Voilà le lien, virtuel, immatériel, inhumain, car c’est d’inhumanité qu’il s’agit.
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on pense au livre de l’historien américain Christopher Browning, Des hommes ordinaires ... « nettoyer » les villages polonais des juifs
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Déshumaniser l’humain est le préalable qui rend possible la destruction de l’humanité.
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« le massacre des populations civiles à Gaza n’a pas été le "corollaire tragique" d’une guerre contre le Hamas, c’était un acte prémédité, calculé et délibéré.
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une commission des Nations unies, les principales organisations internationales de défense des droits humains ainsi que des universitaires palestiniens, israéliens et d’autres nationalités emploient le mot de “génocide”. » [1]
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C’était fun.
Daniel Mermet
Notes
[1] Yuval Abraham et Rachel Szor, « Les réalisateurs de “Naza” ont voulu montrer “un système génocidaire vu de l’intérieur” », Courrier international, 15 septembre 2026.
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Radio France est une chaîne du service public français. Wikipedia
114 099 vues 16 oct. 2026 #gazawar #israel #politique
Le documentaire "Naza donne la parole à 24 anciens militaires et membres des renseignements israéliens qui racontent, de l’intérieur, les méthodes de ciblage utilisées à Gaza.
Systèmes algorithmiques, recours à l’intelligence artificielle, nombre de victimes civiles anticipées : leurs témoignages décrivent un système dans lequel la mort de civils peut être intégrée au calcul des frappes.
Mais le choc du film tient aussi à sa réception.
En Israël, où il n’est pas distribué, sa sortie a provoqué de vives réactions et relancé la question de l’autocensure des médias, de la place des voix critiques et de la manière dont le récit de la guerre est construit.
Pour en parler :
🎙️ Amélie Férey
Directrice des projets data et des relations institutionnelles à l’IRSEM, autrice d’une enquête sur les stratégies de guerre informationnelle.
🎙️ Thibault Lefèvre
Correspondant permanent de Radio France à Jérusalem.
🎙️ Gideon Lévy
Journaliste et écrivain israélien, membre de la direction et chroniqueur au quotidien Haaretz.
🎙️ Jérôme Bourdon
Historien des médias, rattaché à l’université de Tel Aviv et à l’université Paris-Panthéon-Assas.
00:00 — « nasa » : le film qui accuse l’armée israélienne
03:00 — 24 anciens militaires racontent le système de ciblage
06:00 — lavender : comment une ia désigne les cibles
09:00 — jusqu’à 40 000 personnes ciblées par un algorithme
12:00 — « where is daddy ? » : quand les cibles sont frappées chez elles
15:00 — jusqu’à 500 victimes civiles pour une seule cible
18:00 — pourquoi la parole des 24 militaires est si importante
21:00 — une armée qui structure toute la société israélienne
24:00 — les soldats face à la déshumanisation de la guerre
27:00 — « il n’y a pas d’innocents à gaza »
30:00 — pourquoi le film provoque une réaction aussi violente en israël
33:00 — gaza : la grande absente des médias israéliens
36:00 — autocensure : pourquoi les journalistes ne racontent-ils pas tout ?
39:00 — peut-on encore faire du journalisme d’investigation en israël ?
42:00 — la mémoire de la shoah empêche-t-elle de voir gaza ?
45:00 — hasbara : comment israël organise son contre-récit
47:30 — « nasa : the real story », le film-réponse
50:00 — les élections peuvent-elles changer le regard sur gaza ?
#politique #media #opinion #gaza #gazawar #israel
victimes colatérales ... entreprise de destruction massive ... les non-impliqués ... on a privilégié la quantité à la qualité ... il s'attaque à l'institution militaire israélienne ...
15:30 terminer ACT
Tardigrades
ouvrir crédits photo
Les super-pouvoirs des tardigrades
Mardi 22 septembre 2026
France Inter
43 min La Terre au carré : intervenez !
La Terre au carré
Par Mathieu Vidard
Ces animaux peuplent presque tous les écosystèmes, des mousses aux abysses. Ils tolèrent des conditions qui seraient mortelles pour la plupart des êtres vivants. Ils ont été congelés, desséchés, exposés aux radiations cosmiques et même envoyés dans l'espace.
Avec
- Myriam Richaud Maitresse de conférence à l'Université de Montpellier, chercheuse au CNRS
- Simon Galas Professeur de génétique moléculaire et chercheur au CNRS à la faculté de médecine de Montpellier
Le secret de leur résilience réside dans la cryptobiose, un état d'hibernation extrême – ou "dormance" – où le métabolisme, en quelque sorte, s'éteint. En l'absence d'humidité essentielle à leur métabolisme, le tardigrade expulse l'eau de son corps, protège son ADN et ses cellules grâce à des molécules spécifiques et se compacte en une forme sphérique. Lorsque les conditions redeviennent favorables, il se réactive.
Ce mécanisme, fruit de millions d'années d'évolution, fait encore l'objet de recherches. Les scientifiques supposent que les tardigrades peuvent réparer leur ADN endommagé ou le protéger grâce à une sorte de bouclier naturel contre les rayons ultraviolets.
« Progressivement, le tardigrade se contracte, se raccourcissant de l’avant vers l’arrière, tandis que son corps perd presque toute son eau, jusqu’à 95%. Ce lent processus peut durer plusieurs heures, selon les espèces. À la fin, l’animal n’a plus tout à fait la même allure : il adopte une forme compacte, ratatinée, qui évoque un minuscule tonneau, d’où le nom de «tun» (tonnelet en anglais) qui lui a été donné. »
« Ce cryptobiote est une sorte de vaisseau atemporel qui permet au tardigrade de patienter jusqu'à ce que l'eau réapparaisse », image Simon Galas. Sous cette forme, il résiste à tout : la très basse température de l'hélium liquide (-272 °C), les chaleurs extrêmes de planètes proches du Soleil (+151 °C), des niveaux de radiation 2.000 fois supérieurs à ceux que les cellules humaines peuvent tolérer, des pressions abyssales valant 74.000 fois celle de l'atmosphère en surface. »
« Notre laboratoire a été le premier à observer avec succès ce qui se passe à l’intérieur d’une espèce de tardigrade (Hypsibius exemplaris) lorsqu’elle entre en cryptobiose. Dans cet état, cette espèce se miniaturise en perdant 38 % de son volume et fabrique une sorte de rempart visible autour de chacune des cellules qui composent son corps. Cette structure disparait progressivement au cours de la réanimation de l’animal. »
Mais comment les tardigrades font-ils, concrètement, pour réaliser de telles prouesses ?
La réponse est évidemment à chercher dans leurs gènes, dont près de 40 % nous sont inconnus.
Dit autrement, ils n’existent chez aucune autre espèce vivante. C’est ce qu’ont découvert les premiers chercheurs à avoir réalisé un séquençage complet de leur génome, c’est-à-dire à avoir cartographié leur ADN, à partir de 2015-2016.
« Le phénomène porte un nom un peu austère : le transfert horizontal de gènes. Contrairement à la transmission verticale classique, ce mécanisme permet à un organisme d’intégrer dans son génome des fragments d’ADN provenant d’espèces totalement différentes, sans lien de parenté directe. Chez les bactéries, ce processus est bien connu. Elles échangent des gènes comme on s’échange des outils, parfois pour résister à un antibiotique, parfois pour exploiter une nouvelle source de nourriture. Mais chez les animaux, et a fortiori chez les animaux multicellulaires, ce phénomène était longtemps considéré comme marginal, presque anecdotique. Jusqu’à l’arrivée des tardigrades sur le devant de la scène »
À écouter
Mission humidité : le grand saut du tardigrade
Bestioles
France Inter
10 min
Des chercheurs donnent à des cellules humaines l'un des extraordinaires pouvoirs des tardigrades
Les Savanturiers
4 min
Myriam Richaud et Simon Galas publient Incroyables tardigrades ! aux éditions Point Nemo.
Politique
12/09/2026 17:22 Actualisé le 12/09/2026 18:11
Ce que racontent les coulisses de la (presque) candidature de Natacha Polony
L’entourage qui se structure autour de l’éditorialiste commence à filtrer dans la presse, confirmant une volonté de se lancer en 2027.
Par Romain Herreros
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Vincent Guibert, chef du micro-parti l’Engagement (créé à la base pour soutenir Arnaud Montebourg) fait également partie de cet écosystème post-chevénementiste. D’autres figures de ce courant devenu marginal à gauche, comme Thierry Cotelle (président du Mouvement républicain et citoyen), ou l’ex-insoumis (également passé par l’écurie Montebourg) François Cocq sont aussi évoquées comme gravitant autour du dispositif en cours de construction. Une équipe qui espère, aussi, attirer des personnalités de la droite républicaine et sociale en rupture de ban avec Les Républicains, comme Jean-Louis Borloo ou Dominique de Villepin.
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Connu / https://www.facebook.com/vincent.guibert.12/posts/pfbid02d3FB2KNid8zKUA2bwzPXvnfdYuL7NErAs4d2xahzWfLEXTzVua7ZzSAn8zNGNSYSl?__cft__[0]=AZgAfEnKJIVdBnNXuUs1RSRjovnlgdh1rJcNwMXp7aar39RXx8hHxbHpAAYPMR6ONgnYglQxRZeciZ3eJ3n_M2VqzurEPbbkCwQ-uugVN7BNIJVhPc0C6ZRxQdeCMDCjYTCPKvYPVBxZSoRvtHTooO9YrNxW99OIKYN7iLtziTzshAyVyvt0iKJY3Q&__tn__=%2CO%2CP-R
Connu / https://t.me/c/1514383199/1/7566
Controverse Économie Budget
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement.
Eva Moysan, le 7 septembre 2026
8 min
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce samedi 5 septembre 2026, à la braderie de Lille (Nord). © BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA AFP
En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.
1/ De quoi s’agit-il ?
L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé un entretien publié sur notre site, en juin dernier.
A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.
Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.
Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».
2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?
La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».
Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).
Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.
« Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.
La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.
3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?
Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.
Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.
Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.
Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.
Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.
Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.
4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?
Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »
« Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.
L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.
« Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.
5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?
La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.
De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.
L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.
Article écrit par Eva Moysan, Journaliste
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Les incendies de l'été ont touché l'économie du tourisme, en particulier en Gironde.
Publié le jeudi 20 août 2026 à 08:20
France Inter
23 min
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Alexis Morel
Méga-feu, canicule interminable, manque d'eau : ces phénomènes extrêmes ont fortement perturbé les vacances des uns, les soirées et les festivals des autres. Tout ce qui faisait jusqu'à maintenant l'insouciance de ces mois de juillet et d'août. Les deux mois de l'été vont-ils changer de visage ?
Avec
- Joëlle Zask Philosophe, maîtresse de conférences à l'université Aix-Marseille, membre de l’Institut universitaire de France, spécialiste du pragmatisme, de philosophie sociale et de démocratie participative.
- Christelle Chassagne présidente d’ADN Tourisme, et du comité régional de tourisme de Nouvelle Aquitaine
- Vanguélis Panayotis Consultant, directeur des opérations de MKG Group et Président de MKG Consulting et OlaKala
Où sont allés les touristes cet été 2026 ? Selon Vanguélis Panayotis président de MKG consulting "les grands classiques de bord de mer fonctionnent toujours très bien, mais il y a un boom de la Manche, la Côte d'Opale avec 10 % de fréquentation en plus en deux ans, ce qui s'explique par le climat tempéré mais aussi par des sujets de pouvoir d'achat." En Gironde, touchée par un mégafeu qui a ravagé l'impact économique dans les zones sinistrées ou simplement évacuées, est de 60 millions d'euros, mais "les pertes seront largement supérieures parce qu'il y a tout l'impact en dehors des zones touchées, avec notamment la question des fumées", explique Christelle Chassagne du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine.
"Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue"
La vie en extérieur, qui était le plaisir de l'été, devient synonyme d'inconfort : cet été caniculaire a été synonyme d'annulations de festivals, de fêtes de villages, de feux d'artifice. "Beaucoup d'événements estivaux ont lieu en extérieur. Et l'extérieur est aussi généralement un moyen de créer une connexion avec notre milieu, avec notre environnement, avec les lieux que nous traversons. Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue", analyse Joëlle Zask, philosophe, auteur de "Quand la forêt brûle : repenser la catastrophe écologique".
Selon elle, "c'est grave, et problématique, et il est vrai que rester entre quatre murs, dans un espace climatisé, peut générer des attitudes qui seront encore plus catastrophiques. à l'égard du tournant écologique qu'il est urgent de prendre. Il faudrait être dehors pour comprendre le milieu qui est menacé aujourd'hui." La philosophe estime que le changement climatique peut nous amener à revoir notre calendrier, en particulier les deux mois de l'été jusqu'ici sacralisés.
À écouter
Nécessaires mais moins chères : les vacances, ce n’est plus comme avant
Le téléphone sonne
France Inter
40 min
"Le calendrier scolaire qui est intouché depuis 60 ou 70 ans, ou peut-être davantage, mais en réalité, c'est quelque chose qui pourrait être réfléchi", dit Joëlle Zask. La présidente du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine estime que c'est "une question essentielle" et en particulier pour "la gestion des flux touristiques, la filière est résiliente, c'est même la base des professionnels du tourisme, c'est leur capacité d'adaptation."
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4% de la Gironde touchée par les incendies ... coolcation (vacances au frais) ... regain très fort de la ruralité, de la montagne ... Bretagne et Côtes du nord en passe de devenir la nouvelle Côte d'Azur ... le bouleversement climatique bouleverse nos vies ... le tourisme en soi, est déjà un problème. Est-ce qu'on va continuer à se déplacer comme on le fait ? Est-ce qu'on aura besoin de temps libre ? ... reprendre notre copie, changer de grille d'appréciation, de valeurs, de plaisirs, de jouissance. Est-ce en train de se produire ? Ne sait pas. ... il ne va pas y avoir de retour à la normale. ... Qu'on repense de manière communautaire, collective, raisonnée, nos modes de vies, qu'il s'agisse du travail ou de nos vacances. ... vie en extérieur ... des fêtes de villages sans feux d'artifice ... spectacle de drones ... comment accompagner la transition écologique tou en restant inventifs et imaginatifs ? ... L'empreinte carbone tourisme est 75% plus intense en carbone que la consommation classique en France ... on ne pourra plus aller à la plage par 40°C, faire de l'accrobranches en plein cagnar ... tout le monde a bien conscience de l'empreinte carbone. Sauf que partir en train coûte beaucoup plus cher qu'en voiture ... On va de records en recors depuis 2022 sur le nombre d'avions en simultané dans le ciel ... Le tourisme a un impact sur la sécheresse qui a un impact sur l'intensité des feux ... on est à l'hôtel, on met un peu plus la clim, on consomme plus d'eau dans la douche ... le secteur prend ça de manière très sérieuse. On rembourse ceux qui ne viennent pas en voiture, on incite à ne pas jeter votre serviette ... Comment accompagner ? On ne peut pas répondre aux pb du 21ème siècle avec les moyens du 20ème. S'adapter au climat. Comment on conçoit le tourisme ? Retravailler le récit des vacances ... la canicule, le cc redessine la carte. Ya 2 sujets : - l'atténuation. Il faut s'adapter absolument mais ce n'est pas suffisant. Donc il faut atténuer aussi, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la limitation des déchets. Ça fait des années qu'on travaille avec Alain Rousset sur les vacances responsables en NA ... des nocturnes ... géocatching Terra-adventura, chasse au trésor incroyable ... modifier nos horaires d'ouverture ... organisation, diversification des activités notamment en montagne car il y a plus de fraîcheur ... les risques arrivent aussi sur nos domiciles ... impacter le moins possible les territoires que l'on visite ... surtourisme ... ne plus promouvoir destinations surfréquentées ex la dune du pilat ... préréserver des destinations, des créneaux pour éviter la surfréquentation ... marche pour le respect de la biodiversité, les espaces naturels. Mettre en avant les mobilités décarbonées, des séjours bas carbone. Comment on vient en vacances sans sa voiture ... Le voyage commence au bout de la rue ... aller moins loin et découvrir ... renoucer à des images estivales ... La montagne ne sera pas une solution à long terme, une des zones les plus impactées ... L'adaptation est très juste à l'échelle individuelle. Mais à celle de nos enfants et petits-enfants, que faire ? Tirer le signal d'alarme. Repenser le tourisme en profondeur. Mais que les touristes soient aussi éduqués, informés, introduits à la nature, aux milieux fragiles ... responsabiliser, conscientiser ... La nature est leur outil de travail, une mer translucide, a de la valeur. Des gens locaux, passionnés, attachés. La fonte des glaciers est le drame chaque année. Paradoxe d'une prise de conscience de tout le monde. Mais ensuite ya les arbitrages du pouvoir d'achat ... calentrier scolaire ... une pédagogie active qui sensibilise les enfants à ce qu'est la nature, les milieux, l'écologie finalement. Les enfants font partie de l'écosystème ... optimiser la gestion des flux touristiques ... dérèglement climatique ... sujets de la prochaine présidentielle ... penser à ceux qui ne partent pas en vacances
Ndlr : pour une fois, le volet atténuation du réchauffement climatique est traité à côté de l'adaptation qui ne suffit pas. Et l'écologie est présentée de manière positive.
Cependant, des éléments nuancent ce fait comme l'emploi de "changement climatique" au lieu de réchauffement.
Et dans la logique exposée ici par la région notamment à propos du train, elle devrait accélérer la reprise d'Angoulim ! ACT
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Hausse de la mortalité infantile en France : "On est face à une crise sociale, sociétale et territoriale"
Publié le mardi 11 août 2026 à 08:20
France Inter
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L'invité de 8h20 : le grand entretien
Isabelle Derrendinger, présidente du Conseil national de l'ordre des sages-femmes, Anthony Cortes, journaliste à L'Humanité, auteur de l'enquête "4,1. Le scandale des accouchements en France" et Yves Ville, chef du service de médecine fœtale et de la maternité à l'hôpital Necker-Enfants malades.
Avec
Yves Ville
gynécologue obstétricien et chef de service Maternité, Imagerie et Médecine fœtale, Hôpital Necker-Enfants Malades
Anthony Cortes
Journaliste
Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié début août analyse les causes de l'augmentation de la mortalité infantile en France. En 2024, 4 bébés sur 1000 sont morts avant leur premier anniversaire, la plupart dans les premiers jours suivant la naissance, soit 2 700 enfants décédés au total. Pour Anthony Cortes, journaliste à L'Humanité, auteur de l'enquête 4,1. Le scandale des accouchements en France (Buchet-Castel), "on est face à une crise à tous les étages, à tous les niveaux, il y a une crise d'abord sociale, sociétale et territoriale".
Le journaliste explique, sur France Inter, mardi 11 août, que la mortalité infantile touche "en premier lieu, les enfants d'ouvrières, d'employés, d'inactifs, bien plus que les cadres", mais aussi "les enfants des mères d'origine étrangère". Il y a aussi une disparité territoriale dans les chances de survie des bébés. "Si vous êtes dans les ruralités ou dans les quartiers populaires, vous avez malheureusement davantage de chances de perdre la vie avant même de la commencer", affirme Anthony Cortes, qui précise que 13 départements ne comptent qu'une seule maternité. "Il y a une crise des établissements, des maternités évidemment, des petites comme des grandes, avec des difficultés à recruter, des difficultés à assurer la triple permanence des soins. Et puis surtout, c'est un point qu'on oublie trop souvent, une crise absolue de la prévention, avec des centres de protection maternelle et infantile (PMI) qui ont été largement oubliés", ajoute-t-il.
"On n'accouche pas de façon égalitaire"
Isabelle Derrendinger, présidente du Conseil national de l'ordre des sages-femmes, plussoie : "On ne naît pas tous égaux, mais on n'accouche pas de façon égalitaire aussi, quel que soit l'endroit où on l'en accouche." Elle affirme, aussi sur France Inter, que "nous manquons cruellement de politique nationale pour prendre en compte la périnatalité, notamment sur les actions de prévention".
Pour Yves Ville, chef du service de médecine fœtale et de la maternité à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris, également sur France Inter, "la partie la plus importante est celle qui est due à la prématurité", qui "a augmenté sensiblement" ces dernières années. "Un tiers de ces enfants prématurés ne naissent toujours pas au bon endroit et bien entendu au bon moment. Ils naissent dans des structures qui ne sont pas à même de les prendre en charge correctement et surtout la moitié de ceux-là n'ont pas reçu le seul médicament depuis plus de 40 ans dont on sait qu'il diminue la mortalité après la naissance, qui est l'administration de corticoïdes à la mère lorsque cette menace d'accoucher prématurément se déclare", détaille-t-il.
Regrouper les maternités
Le médecin estime que la "deuxième faille" réside dans "notre système de transport de ces enfants nés ailleurs vers les structures qui peuvent les prendre en charge", car "25% de ces demandes de transfert ne peuvent pas être acceptées par les centres qui les prennent en charge au mieux, faute de place". Et le "troisième manque de notre système" est "la capacité d'accueil", marquée par "un manque de lits de néonatologie qui est criant, quatre fois moins qu'en Suède et même en Italie", souligne Yves Ville.
Pour les auteurs du rapport de l'IgasOuverture dans un nouvel onglet, la question des fermetures des petites maternités ne saurait expliquer cette situation désastreuse. "Le regroupement des structures, et non pas la fermeture, est absolument essentiel aussi pour l'accueil des patients", affirme Yves Ville. "Il est indéniable que des maternités doivent fermer et vont fermer quand elles ne sont plus en mesure d'assurer la sécurité physique et psychique des patientes et des nouveaux-nés", reconnait Isabelle Derrendinger. "Pour autant, ce qui ne doit plus se produire, c'est ce qui se passe actuellement, des fermetures aléatoires, sporadiques de maternités, où des femmes se retrouvent devant une porte fermée alors qu'elles ne l'avaient pas envisagée."
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À l’air libre — Vidéo
Dans « Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone » (Seuil), la géographe Magali Reghezza-Zitt imagine la vie dans un monde débarrassé du pétrole. La transition écologique est inévitable, dit-elle. Mais de nos choix politiques dépendra ce qu’elle sera : anticipée ou brutale, juste ou inhumaine.
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"Le réchauffement climatique est d'abord un pb de santé publique"
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/ transition énergétique c'est notre vie qui est en jeu ... on sait, la fin de l'histoire défend de la physique, ce n'est pas négociable ... tant qu'on ne change pas les cadres on n'y arrivera pas ... comment on s'adapte aux limites planétaires ? moins d'eau, moins de matériaux ... services écosystémiques ... renaturer, forêts mosaïques ... notre meilleur allié, les puits de carbone ... /capitalisme enjeu démocratique Chantal Moufle ... projet réactionnaire, essentialiser, naturaliser, la colonisation ... égalité, juste et injuste ... subjectif ... combat idéologique et civilisationnel ... anti-humaniste, anti-lumières ... valeurs ... besoin de propositions alternatives.
Ndlr : n'a pas d'avis sur le nucléaire, n'est pas claire sur sobriété et efficacité :-( Dénoncer ACT
Par contre, elle l'est sur la justice sociale ACT
Le vrai ou faux Du lundi au vendredi à 7h25, 11h25
Selon Edouard Philippe, le maire du Havre et candidat à la présidentielle, la transition écologique est incompatible avec une sortie de l'énergie nucléaire. Selon lui, le revirement de "pays proches de la France", dont la Belgique, en est la preuve.
Article rédigé par franceinfo, Valentine Joubin
Radio France
Publié le 29/05/2026 08:07 Mis à jour le 29/05/2026 10:40
Temps de lecture : 2min
Connu / TG le 07/01/26 à 18:50
Publié le 5 octobre 2012
Etymologie : d'endogène : du grec ancien endov, dedans (sans mouvement), et de gène, du grec gennân, engendrer.
L'adjectif endogène qualifie ce dont la cause est interne, ce qui est produit, ce qui émane de l'intérieur d'un organisme ou d'une structure, en dehors de tout apport ou influence extérieure.
Il s'oppose à exogène.
Exemple : une intoxication endogène.
Croissance endogène
On appelle croissance endogène, non pas une forme de croissance, mais une théorie qui explique la croissance économique par des facteurs endogènes comme le développement du capital humain, les savoir-faire, le progrès technique
Cette théorie remet en question le modèle édicté par l'économiste américain Robert Solow (dit "modèle de croissance exogène") pour lequel le progrès aurait pour origine des facteurs extérieurs à la production, sans pour autant en expliquer la cause, et qui conclut à une convergence des économies vers un état de croissance stationnaire, ce qui n'a pas été constaté.
La théorie de la croissance endogène a son origine en 1986 dans un article de Paul Romer, intitulé "Increasing Returns and Long Run Growth", qui lie la croissance au comportement, aux initiatives et au développement des compétences des agents économiques. Développée notamment par Paul Romer, Robert E. Lucas, et Robert Barro, elle est devenue l'un des sujets d'étude majeur en sciences économiques.
La théorie de la croissance endogène met l'accent sur quatre facteurs qui influent sur le taux de croissance économique :
- les rendements croissants grâce aux gains d'échelle.
- l'intervention judicieuse de l'Etat, notamment par l'investissement dans des infrastructures,
- la recherche-développement ou innovation, activité à rendement croissant avec un coût d'appropriation minimal,
-
la connaissance, ou capital humain, qui s'accumule.
Terme connexe : Croissance
Terme connexe : Progrès
Global warming around the world is about to be burned by human hands
Alors que la planète ne peut plus supporter ce rythme de consommation et de production propre au capitalisme, imaginer une sortie de la croissance n’est pas chose facile tant l’idée fait peur et déchaîne les passions… Comment faire de la sortie de la croissance un projet de société ?
Avec Timothée Parrique, chercheur en économie écologique à l’Université de Lausanne, auteur du livre « Ralentir ou périr : L’économie de la décroissance", paru en 2022 aux Editions du Seuil
Depuis des décennies, la croissance du PIB est la boussole principale des politiques économiques dans le monde. Mais ce qui fonde notre système capitaliste nous mène aujourd'hui à une impasse écologique et sociale... Déforestation, pollution des sols et de l’eau, réchauffement climatique anthropique sont autant de signes d’un modèle insoutenable.
Malheureusement changer d’indicateur ou chercher le découplage entre économie et écologie ne suffira pas.
Pour éviter une catastrophe écologique majeure, il est urgent de ralentir le rythme de production et de consommation — autrement dit de changer radicalement nos modes de vie et notre économie.
Pourtant, parce qu’elle implique une remise en question drastique du système capitaliste, l’idée est largement rejetée, que ce soit par les politiques ou les économistes.
Comment en finir avec cette peur de la décroissance et imaginer enfin une société de la post-croissance ?
On en parle avec Timothée Parrique, économiste, auteur de Ralentir ou Périr, Seuil.
À écouter
Monique Pinçon-Charlot : "Je veux que les riches payent leurs impôts et contribuent à la hauteur de leur fortune"
La Terre au carré
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Décroissance : un concept mal compris ?
Timothée Parrique, chercheur en économie écologique, nuance l'appellation de "décroissant", préférant se définir comme un scientifique des transitions économiques. Il souligne une erreur fréquente : l'idée que la croissance du PIB résoudrait la pauvreté. Or, le PIB est "un chiffre sur un tableau Excel, alors que la pauvreté, c'est une déprivation matérielle et sociale". Il compare la décroissance à de l'économie de prévention : "prendre le temps de changer un petit peu la qualité de ce qu'on mange pour éviter l'apparition d'un problème de santé. Faire un régime, ce n'est pas drôle. Mais les coûts à courts termes, sont inférieurs aux bénéfices à long terme. C'est la même chose pour la décroissance."
Les limites de la croissance verte
Selon Timothée Parrique, la "croissance verte", visant à concilier prospérité économique et respect de l'environnement, ne repose sur aucune preuve empirique. Il rappelle que si des problèmes environnementaux locaux ont pu être résolus par des solutions technologiques, l'empreinte matérielle globale, elle, continue d'augmenter. Il insiste sur le fait qu'une "économie circulaire ne peut pas être en croissance".
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taux de satiété, plus de richesse ne rend pas plus heureux au-delà de ce seuil ... le capitalisme nécessite des contre-pouvoirs puissants qui sont très difficiles à maintenir ou obtenir ... jeu de Monopoly et pas démocratie ...
le capitalisme, mode d'organisation économique basée sur plusieurs caractéristiques :
- la propriété privée des moyens de production qui permet de concentrer les prises de décision ;
- l'appropriation individuelle du profit ;
- la coordination marchande à travers les marchés ;
- l'organisation du travail selon un mode salarié.
L'ESS a développé des alternatives concrètes. par exemple les SCIC, ... qui peut être sociale du profit ... fondation, un réinvestissement. On voit aussi à travers l'expérimentation des territoires zéro chômeurs de longue durée une forme de garantie d'emploi qui échappe un petit peu à l'organisation salariale du travail pour créer en fait un commun d'activités qui ne dépend pas d'un marché du travail. Donc c'est une 2ème molécule. Autre avec les monnaies locales, qui permet d'échapper au marché de la monnaie capitaliste. Et ce que j'observe, c'est qu'aujourd'hui en France dans l'ESS, on a à peu près toutes les pièces disponibles pour construire un système qui pourrait faire face au système capitaliste.
...
un investissement collectif, coopératif ... adapté à toutes les entreprises ?
A du mal à imaginer une entreprise qui ne pourrait pas fonctionner ainsi. Si on divise les entreprises en 2 catégories - publiques / privées. Ya des entreprises difficilement privatisables. Mais quand on regarde la sphère privées, toutes les entreprises privées pourraient devenir sociales. Ya un changement fondamental. Ma collègue Genifer Helton?? parle de la relation au profit. La seule différence, c'est que le profit n'est pas individualisable ... moins d'incitations à faire une lucrativité de court terme qui pourrait dégrader les conditions de travail et des écosystèmes.
Dans un TEDX récent, vous lanciez un appel au sabotage pour proposer une société différente ?
On a besoin de mots "douche-froide" pour se réveiller comme la décroissance dans les années 2000. /discours de l'innovation, résoudre le pb par l'addition. Le résoudre par la SOUSTRACTION, donc ex-innovation??. Arrêter de faire ces choses qui dégradent les écosystèmes. Donc sabotage coordonné. Ex. si je fais du marketing, je vais cesser de donner mes heures à une entreprise et un système qui détruit le monde. C'est pas mettre une bombe sur un pipeline. Conceptualiser les notions d'arrêter de faire le capitalisme.
Q.:
/réchauffement climatique on n'y arrivera pas sans réduire la consommation, condition nécessaire.
/Vendre moins sans faire faillite ? illusion statistique de la lucrativité mais déjà en faillite ex pétroliers => changer modèle de comptabilité.
/agroécologie sans chimie : garder le meilleur de la modernité et faire revenir tech et pratiques anciennes qui vont être plus adaptées par ex à un monde sans pétrole.
/Créer parti politique qui montre le chemin : économie du bien-être, convivialisme, termes qui rassemblent plus que décroissance, la paresse pour tous.
/indice de croissance ne veut plus rien dire : le PIB inventé en 1930 a du mal à refléter l'égalité? notamment les nouvelles technologies en plus de l'état de santé des écosystèmes.
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Bataille des OS mobiles : Peut-on vraiment échapper à Google et Apple ? 📱🛡️
Qu'est-ce qu'une tech de haute qualité éthique et comment reprendre le contrôle de sa vie privée sans sacrifier ses applications quotidiennes ? 🚀 Dans ce nouvel épisode de La French, Steeve, JB et Mehdi reçoivent Gaël Duval, pionnier de l'open source et fondateur de Mandrake Linux, pour décoder l'avenir de notre indépendance numérique.
En 2026, le constat est brutal : nos smartphones sont devenus des forteresses publicitaires où chaque geste est traqué (jusqu'à 12 Mo de données perosnnelles envoyées par jour à des applis tierces). Pour contrer ce duopole, Gaël Duval a lancé le mouvement de la "Tech Bio" : une technologie sans "additifs", sans trackers cachés, transparente et souveraine.
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Enfin, on débat de l'impact des nouvelles réglementations européennes (DMA) et du défi de l'intelligence artificielle locale : peut-on faire tourner des modèles puissants directement sur nos téléphones pour garantir une confidentialité totale ? 🤖
📍 Chapitrage de l'épisode
00:00 - Introduction : Vers une "Tech Bio" en 2026 ? Le constat sur nos smartphones devenus des forteresses publicitaires et la naissance d'un mouvement technologique plus sain.
01:08 - Le Quiz "Questions pour un Champion" Un petit jeu pour deviner l'invité mystère : pionnier du logiciel libre et créateur d'une distribution légendaire.
03:13 - L'épopée Mandrake Linux et l'esprit de résistance Retour sur le succès phénoménal de Mandrake, les débuts sur Minitel et la vision de Gaël Duval pour un numérique indépendant.
21:56 - Pourquoi les alternatives (Firefox OS, Windows Phone) ont échoué Analyse de la "guerre des OS" et le défi majeur de la compatibilité avec les applications quotidiennes.
34:35 - Ingénierie de la "Dé-Googlisation" : Comment fonctionne /e/OS Le nettoyage des couches bas niveau d'Android (DNS, NTP) et l'utilisation de MicroG pour garder ses applis sans Google.
48:22 - 12 Mo de données volées : Le bouclier Advanced Privacy Comment bloquer 160 000 trackers, simuler sa localisation GPS et reprendre le contrôle sur l'espionnage de masse.
01:00:43 - Souveraineté européenne, DMA et le futur des OS mobiles L'impact des réglementations européennes, le cas HarmonyOS de Huawei et la fragmentation des OS de TV.
01:13:25 - IA sur smartphone : Confidentialité totale ou gouffre énergétique ? Peut-on faire tourner des modèles d'IA en local sans sacrifier la batterie ou envoyer ses données dans le cloud?
39:00 terminer ACT