24 soldats, officiers pour beaucoup, qui sont les rouages de ce système, la plupart dans le renseignement. Ils racontent leur participation active au massacre de Gaza, à ce que certains d’entre eux nomment eux-mêmes un génocide.
...
Rachel Szor et Yuval Abraham, les auteurs du film ont dû se réfugier à l’étranger
...
Même si, pour l’essentiel, le film ne fait que prolonger les enquêtes du journaliste Yuval Abraham sur l’armée et sur l’usage de l’IA pour « définir » les cibles, publiées depuis des mois sur le site israélo-palestinien +972 Magazine, sur le média numérique d’investigation Local Call ainsi que dans The Guardian. Tout comme des témoignages de soldats israéliens publiés par l’ONG Breaking the silence ou le quotidien Haaretz car, oui, il y a une résistance en Israël, aussi marginalisée soit-elle, elle existe et ce film en est la preuve encourageante dans un océan de déni, de résignation ou de soutien au pire.
...
NAZA = dommage collatéral
...
Massivement pratiquée par l’armée américaine durant la guerre au Vietnam (1955-1975), avec sa guerre chimique et ses structures industrielles de renseignement, ou bien par l’armée française en Algérie (1954-1962) avec l’usage systématique de la torture à l’électricité, théorisé comme le « moindre mal » ou comme le « mal nécessaire » qui consiste à obtenir des renseignements pour localiser et liquider des combattants en utilisant la « gégène », qu’on tourne à la main pour produire l’électricité nécessaire pour la torture qui a été infligée à "des centaines de milliers d’Algériens" selon l’historien Pierre Vidal-Naquet.
Aujourd’hui IA et logiciels ont remplacé la gégène
...
logiciel LAVENDER
...
Conclusion de l’un des interviewés sur le toit de Tel Aviv : « nous les contrôlons totalement »
...
On automatisait la mort à une échelle industrielle
...
la majorité des cibles validées par l’IA ne sont en fait que des civils
...
Tel Aviv est d’abord le siège de la toute puissante armée israélienne et du ministère de la défense. Le seul lien entre Tel Aviv et Gaza, c’est les logiciels et l’IA. Voilà le lien, virtuel, immatériel, inhumain, car c’est d’inhumanité qu’il s’agit.
...
on pense au livre de l’historien américain Christopher Browning, Des hommes ordinaires ... « nettoyer » les villages polonais des juifs
...
Déshumaniser l’humain est le préalable qui rend possible la destruction de l’humanité.
...
« le massacre des populations civiles à Gaza n’a pas été le "corollaire tragique" d’une guerre contre le Hamas, c’était un acte prémédité, calculé et délibéré.
...
une commission des Nations unies, les principales organisations internationales de défense des droits humains ainsi que des universitaires palestiniens, israéliens et d’autres nationalités emploient le mot de “génocide”. » [1]
...
C’était fun.
Daniel Mermet
Notes
[1] Yuval Abraham et Rachel Szor, « Les réalisateurs de “Naza” ont voulu montrer “un système génocidaire vu de l’intérieur” », Courrier international, 15 septembre 2026.
Israël. La marche vers l’expulsion des Palestiniens
Amira Hass est une journaliste israélienne installée depuis vingt ans à Ramallah, en Cisjordanie. Dans une tribune publiée dans Haaretz le 1er septembre, elle explique qu’à Gaza, en Cisjordanie et en Israël même, le mécanisme visant à rendre la vie des Palestiniens impossible est déjà en marche. Et prépare le terrain à une expulsion massive. Nous la publions ici.
Traductions: français عربي italiano
Israël/Palestine > Amira Hass > 15 septembre 2026
Nettoyage ethnique Bande de Gaza Cisjordanie Colonies Génocide Israël Palestine
...
Publié Il y a 7 heures • 23 vues
Nous l'avions documenté au lendemain de l'élection municipale.
▶ https://www.youtube.com/watch?v=s0vQjxHEJro
Le 22 mars 2026, François Piquemal perd la mairie de Toulouse pour 13 227 voix. Quatre mois plus tard, il publie « Élection sous influence », le récit de l'intérieur d'une campagne visée par plusieurs opérations d'ingérence étrangère.
De fausses publicités islamophobes diffusées en son nom la veille du second tour, jusque sur le site de La Dépêche du Midi. Un rapport Viginum révèle que trois insoumis aux élections municipales ont été ciblés par des opérations d'influence dont la piste mène à Israël.
Le livre raconte aussi le départ pour Gaza en pleine campagne et la détention au Néguev, les sifflets orchestrés du 19 mars à la commémoration des attentats de Mohammed Merah, un quotidien régional qui réserve 88% de sa parole à la majorité sortante, un adversaire deux fois mieux financé.. À l'aube d'une présidentielle qui risque de faire basculer le pays, la question n'a jamais été aussi grave : Que vaut un scrutin face à tant d'influence ? On en parle dans ce nouvel épisode de On s'autorise à penser.
Visibilité Publique
Publié originellement 10/09/2026
CatégorieInconnu
Licence Attribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Durée 46min 45sec
Commentaires désactivés.
Connu / mel
"
Sujet : [france] Jeffrey Sachs : le projet du Grand Israël s’effondre
Date : Sat, 4 Jul 2026 10:04:16 -0400
De : Philippe Derudder
Dans cette interview, Jeffrey Sachs, professeur grand critique de la politique américaine, explique ce qu'est le projet du "grand Israël" , en quoi il est le motif principal aux guerres infinies menées par Israël et pourquoi, selon lui, ce projet n'a plus d'avenir par le fait que les États Unis, poussés pas l'opinion publique et celle de nombres juifs eux-mêmes, ne le soutiennent plus.
32'
"
1 661 signatures
L'implication de Carrefour en Israël a une dimension symbolique forte : une entreprise qui choisit de s'implanter dans des territoires occupés, d'y inaugurer des magasins en grande pompe, de s'associer à des banques inscrites sur les listes noires de l'ONU, envoie un message : celui que les affaires peuvent primer sur le droit et sur la simple humanité.
Nous le refusons.
Il n'y a pas de petite complicité, pas d'échelons dans l'implication : il n'existe qu'un seul droit international, universel et indivisible, que chaque État, chaque institution, chaque entreprise — Carrefour comme les autres — est tenu de respecter. Sans nuance, et sans délai.
Et pour le faire comprendre à Carrefour et à son PDG Alexandre Bompard, une seule solution : le boycott !
Reportage — Guerres et Armées
Greenpeace rejoint la flottille pour Gaza : « Les actions en mer sont l’un de nos signes de fabrique » - 11 avril 2026 à 10h25 / Par Alban Elkaïm
Mis à jour le 13 avril 2026 à 09h30
Durée de lecture : 5 minutes
Guerres et Armées Luttes
Greenpeace joint ses forces à la flottille pour Gaza. L’ONG lèvera l’ancre le dimanche 12 avril à Barcelone avec l’un de ses célèbres bateaux. Car protéger l’environnement et la vie, « c’est dans notre ADN », disent les militants.
...
l’Arctic Sunrise ... C’est l’un de ses trois navires mythiques qu’elle envoie rejoindre la flottille Global Sumud, qui doit prendre la mer depuis Barcelone ce dimanche 12 avril, avec l’objectif de « briser le blocus » imposé par Israël autour de la bande de Gaza.
C’est la troisième fois qu’une telle expédition prend le large depuis 2023.
L'Organisation cite des cas d'abus, notamment le viol de détenus de sexe masculin, commis par les forces de sécurité de gouvernements qui ont empêché les enquêteurs/enquêtrices de l'ONU d'intervenir L'ONU a inscrit Israël et la Russie sur une liste noire pour violences sexuelles en situation de conflit, invoquant des abus commis par les forces de […]
Publié le dimanche 3 mai 2026 à 08:19
22 min
L'invité de 8h20
L'invité du Grand Entretien est Vincent Lemire, historien et spécialiste de Jérusalem, pour "Jérusalem, l'histoire n'est jamais écrite" (Albin Michel)
Références Info
L'équipe
Ali Baddou Journaliste franco-marocain
Marion L'Hour Journaliste française
Ndlr : créer des arrondissements, communaliser Jérusalem : quelle bonne idée... puisque cette ville dépend directement du gouvernement avec un ministre pour Jérusale !
VALORISER ACT
IRAN : TRUMP EST-IL EN TRAIN DE PERDRE LA MAIN ? |GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE
Publié Il y a 10 heures • 23 vues - 3+
Dans cette émission "Géostratégix", Sara Trabi et Pascal Boniface reviennent sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, déclenchée fin février après une opération militaire d’ampleur menée par Washington et ses alliés. Soixante jours plus tard, le conflit s’enlise et ses répercussions dépassent largement la région, notamment depuis le blocus du détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole. Une situation qui pèse déjà sur les marchés énergétiques et fait craindre des pénuries.
L’émission se poursuit avec l’annonce du départ des Émirats arabes unis de l’OPEP, une décision prise au nom de leur “intérêt national” et qui pourrait rebattre les cartes au sein du cartel pétrolier. Cap ensuite sur le Mali, confronté à une offensive inédite mêlant groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et rebelles touareg, fragilisant davantage la junte au pouvoir.
Enfin, direction la Syrie, où s’est ouvert le procès de Bachar el-Assad, jugé par contumace pour son rôle dans la répression du soulèvement de 2011. Un procès hautement symbolique, plus de quinze ans après le début de la guerre civile.
Visibilité Publique
Publié originellement 02/05/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée Langue Français
Étiquettes Durée 31min 52sec
Commentaires désactivés
Tr.: ...
annexion de fait du Liban, Israël continue à tuer ... L'Arabie Saoudite augmente son influence ... Israël
...
Mali ... blocus sur Bamako ... défaite pour la Russie et l'Africa Corps ...
7,12 k abonnés - 550+ - 6 398 vues - Commentaires désactivés
100 bombes en 10 minutes. C’est ce qu’Israël a lâché sur le Liban la semaine dernière. Plus de 300 morts et 2 000 blessés !
Palestine, Liban, Iran. Israël mène une guerre totale contre des peuples entiers. Une guerre d’anéantissement.
Les condamnations de la France doivent être suivies de sanctions pour être crédibles et surtout pour être utiles. La suspension de l’accord de coopération entre l’UE et Israël est nécessaire.
De la réponse du ministre des Affaires étrangères, on obtient un changement de ton et une prise d’engagements. On attend donc maintenant des actes concrets !
Question au gouvernement du 14 avril 2026
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
"
gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
"
Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
Publié Il y a 19 heures • 11 vues
Un accord de cessez-le-feu en dix points a été conclu le 7 avril entre l'Iran et les États-Unis. Retrait des forces américaines de la région, non-agression des groupes alliés, levée des sanctions, compensation des pertes iraniennes : 8 des 10 points sont favorables à Téhéran.
Mais quelques heures après cet accord, Israël a bombardé massivement la capitale libanaise : au moins 100 morts, plus de 700 blessés. La Maison Blanche est claire : le Liban ne fait pas partie de l'accord. L'Iran a-t-il lâché le Hezbollah ?
Les États-Unis ont-ils sous-traité la guerre à Israël
Pour décrypter cette séquence, nous recevons Quentin Muller, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, et Rafaëlle Maison, professeure de droit public et spécialiste en droit international.
Quel est la valeur juridique d'un cessez-le-feu ? l'Iran est-elle devenue une puissance régionale incontournable ? Mais aussi, l'impuissance européenne face aux bombardements, le rôle des pays du Golfe, et ce que cette séquence dit du déclin de l'influence américaine au profit de la Chine et de la Russie.
Visibilité Publique Publié originellement 09/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 38min 26sec
Aucun commentaire.
•Analyses Chine Conflits internationaux
3 Comments
par Mente Alternativa
En saignant à blanc l’arsenal américain grâce à des drones bon marché et des missiles à bas coût, l’Iran a involontairement écrit la stratégie dont la Chine a besoin pour vaincre son plus grand adversaire : la guerre en Iran a donné à la Chine la clé pour vaincre les États-Unis.
Dans une analyse qui circule avec l’urgence de documents que personne ne veut lire mais que tout le monde devrait étudier, Robert Kelly, professeur de relations internationales à l’Université nationale de Pusan, avance une thèse aussi dérangeante que lucide : la campagne militaire des États-Unis contre l’Iran a involontairement servi de terrain d’essai où la République populaire de Chine a pu observer en temps réel les vulnérabilités structurelles de son principal adversaire mondial.
Publié le 24 mars 2026 sur le site spécialisé 19FortyFive, l’article de Kelly soutient que le véritable héritage du conflit du Golfe ne sera pas la défaite ou l’épuisement de Téhéran, mais plutôt la transmission involontaire d’un «manuel» pratique sur la manière de combattre – et de vaincre – les forces armées américaines. La principale conclusion de cet universitaire est aussi élégante dans sa formulation que dévastatrice dans ses implications : le conflit a mis en lumière la fragilité d’un modèle militaire fondé sur un petit nombre de systèmes ultra-coûteux et technologiquement complexes, comparé à une stratégie reposant sur des armes bon marché, produites en masse et consommables. Et la Chine, contrairement à l’Iran, dispose des capacités industrielles et financières nécessaires pour transformer cette logique en une véritable menace existentielle.
...
caractère «exquis» de l’appareil militaire américain : une dépendance quasi pathologique à l’égard de systèmes d’armes exclusifs, extrêmement coûteux et difficiles à remplacer. Parmi eux, on peut citer les porte-avions à propulsion nucléaire, les chasseurs de cinquième génération tels que les F-22 et F-35, les missiles de croisière de précision et les systèmes de défense aérienne Patriot, dont les intercepteurs individuels coûtent plus de quatre millions de dollars.
En réponse, l’Iran a déployé une stratégie que les stratèges militaires qualifient d’«échange asymétrique» : des essaims de drones dont le coût unitaire est inférieur à cent mille dollars, des missiles balistiques de conception rudimentaire produits en masse, et des attaques massives conçues moins pour infliger des dommages proportionnels que pour contraindre l’adversaire à épuiser ses ressources les plus précieuses à un rythme insoutenable. Il en résulte une équation qui favorise les plus pauvres, mais aussi les plus patients : chaque intercepteur Patriot lancé contre un drone iranien représente un échange économique de quarante pour un, et chaque missile de défense aérienne épuisé constitue une ressource qui ne sera plus disponible lorsque la véritable menace se profilera à l’horizon.
...
Ndlr : corrobore ma propre analyse :-(
354 k abonnés - 2,9k+ - 20 088 vues - 518 commentaires L'actu politique
Dans cette nouvelle actu politique de la semaine, Antoine Léaument revient sur plusieurs sujets majeurs de l’actualité parlementaire et internationale. Il évoque les batailles menées à l’Assemblée nationale, les enjeux autour de la Kanaky Nouvelle-Calédonie, la hausse des prix de l’énergie, ainsi que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Une intervention dense qui mêle analyse politique, critique du gouvernement et propositions concrètes .
Antoine Léaument débute par la présentation d’une proposition de loi qu’il appelle à combattre, estimant qu’elle vise à restreindre la liberté d’expression en criminalisant certaines critiques, notamment vis-à-vis de la politique de l’État d’Israël. Il explique que ce texte, présenté comme une lutte contre l’antisémitisme, pose en réalité un problème majeur en établissant un lien entre les Juifs et l’État d’Israël. Selon lui, cette confusion est dangereuse et contraire aux principes défendus par les institutions comme la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Il appelle également à signer une pétition pour s’opposer à cette loi et souligne les divisions qu’elle suscite, y compris parmi les députés.
Il revient ensuite sur un épisode parlementaire qu’il qualifie de victoire face au gouvernement. Celui-ci aurait tenté d’accélérer l’examen du texte pour en faire un levier de pression politique, notamment dans le cadre du vote sur la Kanaky Nouvelle-Calédonie. Antoine Léaument dénonce une tentative de chantage sur les députés et une atteinte au fonctionnement démocratique de l’Assemblée nationale. Il explique que, grâce à la mobilisation des oppositions, le gouvernement a été contraint de reculer.
Concernant la Kanaky Nouvelle-Calédonie, il critique la volonté du gouvernement de repousser à nouveau les élections provinciales. Selon lui, cette décision vise à éviter une possible victoire des indépendantistes. Il insiste sur le fait que ces reports successifs posent un problème démocratique majeur et empêchent un débat légitime sur l’avenir institutionnel du territoire. Il se félicite de l’adoption d’une motion de rejet préalable qui met le gouvernement en difficulté et pourrait l’obliger à organiser les élections.
Antoine Léaument aborde ensuite la question de l’augmentation des prix de l’énergie, en particulier du carburant. Il décrit les conséquences directes pour les ménages, avec une perte de pouvoir d’achat et un effet inflationniste sur l’ensemble des produits. Il explique que cette hausse est liée à la situation internationale, notamment aux tensions sur les routes commerciales comme le détroit d’Ormuz. Face à cela, il défend une solution qu’il juge efficace : le blocage des prix et des marges. Il rappelle que ces mesures ont déjà été appliquées par le passé et qu’elles permettraient de faire porter l’effort sur les grandes entreprises plutôt que sur les consommateurs.
Il critique en parallèle les propositions du gouvernement et de l’extrême droite, comme les aides ciblées ou la baisse des taxes, qu’il considère comme inefficaces et injustes, car elles font peser le coût sur les finances publiques et donc sur les citoyens. Il insiste sur le rôle des grandes entreprises pétrolières, comme Total, qui continuent de réaliser des profits importants.
Enfin, Antoine Léaument évoque la situation internationale, notamment au Moyen-Orient. Il revient sur les déclarations d’Israël concernant l’arrêt de ses commandes d’armes à la France, y voyant la preuve que des livraisons avaient bien lieu malgré les démentis du gouvernement. Il dénonce un manque de transparence et une faute politique. Il exprime également son soutien au peuple libanais, victime selon lui d’une situation dramatique marquée par des bombardements, des déplacements massifs de population et de nombreuses victimes civiles.
...
24:52
Connu / https://mastodon.top/@quinosolo@mastodon.social/116334854790369157
"
5 h Quinosolo @quinosolo@mastodon.social
Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens » / Par Là-bas si j'y suis
"
Tr.: ...
sionisme et non pas antisémitisme ... UN WATCH ... ce génocide a frappé les jeunes, génération GAZA ...
Proche et Moyen-Orient — Analyse
Le Parlement israélien instaure « un régime de peine capitale raciste »
Par 62 députés contre 48 et malgré les vives indignations que suscite le texte, la Knesset a voté lundi 30 mars une loi qui instaure la peine de mort pour les coupables – uniquement palestiniens – de meurtre « terroriste ».
Rachida El Azzouzi - 31 mars 2026 à 08h19
...
pour des infractions similaires liées au terrorisme, Palestinien·nes et Israélien·nes ne subiront pas le même traitement. Les premiers, confrontés de manière disproportionnée aux accusations de « terrorisme », risqueront la vie quand les seconds ne seront passibles que de peine de prison. Et encore, s’ils venaient à être poursuivis, car comme le constatent dans un communiqué conjoint les ONG HaMoked, Adalah, le Comité contre la torture israélien et Physicians for Human Rights : « Les partisans du projet de loi soulignent explicitement qu’“il n’existe pas de terroriste juif”. »
Pensée pour s’appliquer exclusivement aux Palestinien·nes, qu’ils et elles soient à Gaza, en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est ou résidant·es d’Israël, la loi augure d’« un régime de peine capitale raciste », alertent ces quatre associations de défense des droits humains.
...
/ Alexandre BALASSE 18/02/2026
Identifiant: N°5158
Ce projet de loi, porté par Caroline Yadan, prétend lutter contre de nouvelles formes d'antisémitisme.
Cependant, lorsque l'on lit l'exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l'antisémitisme et la critique d'Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : "Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble."
Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n'est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : “La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble”.
On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël.
Cet amalgame est scandaleux pour trois raisons :
- Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l'égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheur.e.s pourrait également s’en retrouver censuré.
- Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.
- Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère.
Oui, il faut lutter contre l'antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d'expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou.
Oui, Israël est un état qui a orchestré des expulsions (comme durant la Nakba de 1947-1948), expulsions encore perpétrées en 2025 en Cisjordanie contre des camps de réfugié.e.s.
Oui, la résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970.
Député.e.s, je vous appelle à voter contre ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestinien.ne.s.
97,497 signatures
À l’UE et aux dirigeant·es des pays européens et du Royaume-Uni
Pétition
Nous vous appelons à :
- Dénoncer publiquement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran et la qualifier d'illégale au regard du droit international.
-
Refuser de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires en Europe pour mener leurs attaques contre l'Iran
Pourquoi est-ce important ?
« Nous nous dirigeons vers la Troisième Guerre mondiale ». C'est une citation directe d'un économiste réputé, un homme qui n'est pas du genre à exagérer. [1]
Trump et Netanyahou bombardent Téhéran de façon intensive. Une ville de plus de 10 millions d’habitants. Plus d’une centaine d’enfants ont été tués après qu’une bombe américaine a visé leur école. [2]
L’Europe est l’une des rares puissances mondiales assez fortes pour tenir tête aux États-Unis. Et alors que la population est massivement opposée à cette guerre, nos dirigeant·es restent les bras croisés. Par crainte de se mettre Trump à dos. [3]
Mais il y a de l’espoir. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé les attaques contre l’Iran en les qualifiant de guerre « imprudente et illégale ». Il a même refusé de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires en Espagne. [4]
...
Références:
[1] https://www.instagram.com/reel/DVubtLOk9Ow
[2] https://truthout.org/articles/us-dropped-5-6-billion-worth-of-bombs-on-iran-in-first-2-days-of-war-alone/ ; https://www.nytimes.com/2026/03/08/world/middleeast/iran-minab-school-strike.html
[3] https://edition.cnn.com/2026/03/08/europe/spain-sanchez-rejection-trump-iran-war-intl-cmd
[4] https://www.aa.com.tr/en/middle-east/polls-show-majority-of-europeans-oppose-us-israeli-strikes-on-iran/3853988