24 soldats, officiers pour beaucoup, qui sont les rouages de ce système, la plupart dans le renseignement. Ils racontent leur participation active au massacre de Gaza, à ce que certains d’entre eux nomment eux-mêmes un génocide.
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Rachel Szor et Yuval Abraham, les auteurs du film ont dû se réfugier à l’étranger
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Même si, pour l’essentiel, le film ne fait que prolonger les enquêtes du journaliste Yuval Abraham sur l’armée et sur l’usage de l’IA pour « définir » les cibles, publiées depuis des mois sur le site israélo-palestinien +972 Magazine, sur le média numérique d’investigation Local Call ainsi que dans The Guardian. Tout comme des témoignages de soldats israéliens publiés par l’ONG Breaking the silence ou le quotidien Haaretz car, oui, il y a une résistance en Israël, aussi marginalisée soit-elle, elle existe et ce film en est la preuve encourageante dans un océan de déni, de résignation ou de soutien au pire.
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NAZA = dommage collatéral
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Massivement pratiquée par l’armée américaine durant la guerre au Vietnam (1955-1975), avec sa guerre chimique et ses structures industrielles de renseignement, ou bien par l’armée française en Algérie (1954-1962) avec l’usage systématique de la torture à l’électricité, théorisé comme le « moindre mal » ou comme le « mal nécessaire » qui consiste à obtenir des renseignements pour localiser et liquider des combattants en utilisant la « gégène », qu’on tourne à la main pour produire l’électricité nécessaire pour la torture qui a été infligée à "des centaines de milliers d’Algériens" selon l’historien Pierre Vidal-Naquet.
Aujourd’hui IA et logiciels ont remplacé la gégène
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logiciel LAVENDER
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Conclusion de l’un des interviewés sur le toit de Tel Aviv : « nous les contrôlons totalement »
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On automatisait la mort à une échelle industrielle
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la majorité des cibles validées par l’IA ne sont en fait que des civils
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Tel Aviv est d’abord le siège de la toute puissante armée israélienne et du ministère de la défense. Le seul lien entre Tel Aviv et Gaza, c’est les logiciels et l’IA. Voilà le lien, virtuel, immatériel, inhumain, car c’est d’inhumanité qu’il s’agit.
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on pense au livre de l’historien américain Christopher Browning, Des hommes ordinaires ... « nettoyer » les villages polonais des juifs
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Déshumaniser l’humain est le préalable qui rend possible la destruction de l’humanité.
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« le massacre des populations civiles à Gaza n’a pas été le "corollaire tragique" d’une guerre contre le Hamas, c’était un acte prémédité, calculé et délibéré.
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une commission des Nations unies, les principales organisations internationales de défense des droits humains ainsi que des universitaires palestiniens, israéliens et d’autres nationalités emploient le mot de “génocide”. » [1]
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C’était fun.
Daniel Mermet
Notes
[1] Yuval Abraham et Rachel Szor, « Les réalisateurs de “Naza” ont voulu montrer “un système génocidaire vu de l’intérieur” », Courrier international, 15 septembre 2026.
Les incendies de l'été ont touché l'économie du tourisme, en particulier en Gironde.
Publié le jeudi 20 août 2026 à 08:20
France Inter
23 min
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Alexis Morel
Méga-feu, canicule interminable, manque d'eau : ces phénomènes extrêmes ont fortement perturbé les vacances des uns, les soirées et les festivals des autres. Tout ce qui faisait jusqu'à maintenant l'insouciance de ces mois de juillet et d'août. Les deux mois de l'été vont-ils changer de visage ?
Avec
- Joëlle Zask Philosophe, maîtresse de conférences à l'université Aix-Marseille, membre de l’Institut universitaire de France, spécialiste du pragmatisme, de philosophie sociale et de démocratie participative.
- Christelle Chassagne présidente d’ADN Tourisme, et du comité régional de tourisme de Nouvelle Aquitaine
- Vanguélis Panayotis Consultant, directeur des opérations de MKG Group et Président de MKG Consulting et OlaKala
Où sont allés les touristes cet été 2026 ? Selon Vanguélis Panayotis président de MKG consulting "les grands classiques de bord de mer fonctionnent toujours très bien, mais il y a un boom de la Manche, la Côte d'Opale avec 10 % de fréquentation en plus en deux ans, ce qui s'explique par le climat tempéré mais aussi par des sujets de pouvoir d'achat." En Gironde, touchée par un mégafeu qui a ravagé l'impact économique dans les zones sinistrées ou simplement évacuées, est de 60 millions d'euros, mais "les pertes seront largement supérieures parce qu'il y a tout l'impact en dehors des zones touchées, avec notamment la question des fumées", explique Christelle Chassagne du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine.
"Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue"
La vie en extérieur, qui était le plaisir de l'été, devient synonyme d'inconfort : cet été caniculaire a été synonyme d'annulations de festivals, de fêtes de villages, de feux d'artifice. "Beaucoup d'événements estivaux ont lieu en extérieur. Et l'extérieur est aussi généralement un moyen de créer une connexion avec notre milieu, avec notre environnement, avec les lieux que nous traversons. Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue", analyse Joëlle Zask, philosophe, auteur de "Quand la forêt brûle : repenser la catastrophe écologique".
Selon elle, "c'est grave, et problématique, et il est vrai que rester entre quatre murs, dans un espace climatisé, peut générer des attitudes qui seront encore plus catastrophiques. à l'égard du tournant écologique qu'il est urgent de prendre. Il faudrait être dehors pour comprendre le milieu qui est menacé aujourd'hui." La philosophe estime que le changement climatique peut nous amener à revoir notre calendrier, en particulier les deux mois de l'été jusqu'ici sacralisés.
À écouter
Nécessaires mais moins chères : les vacances, ce n’est plus comme avant
Le téléphone sonne
France Inter
40 min
"Le calendrier scolaire qui est intouché depuis 60 ou 70 ans, ou peut-être davantage, mais en réalité, c'est quelque chose qui pourrait être réfléchi", dit Joëlle Zask. La présidente du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine estime que c'est "une question essentielle" et en particulier pour "la gestion des flux touristiques, la filière est résiliente, c'est même la base des professionnels du tourisme, c'est leur capacité d'adaptation."
Références Incendies Vacances Info Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Tourisme
Tr.: ...
4% de la Gironde touchée par les incendies ... coolcation (vacances au frais) ... regain très fort de la ruralité, de la montagne ... Bretagne et Côtes du nord en passe de devenir la nouvelle Côte d'Azur ... le bouleversement climatique bouleverse nos vies ... le tourisme en soi, est déjà un problème. Est-ce qu'on va continuer à se déplacer comme on le fait ? Est-ce qu'on aura besoin de temps libre ? ... reprendre notre copie, changer de grille d'appréciation, de valeurs, de plaisirs, de jouissance. Est-ce en train de se produire ? Ne sait pas. ... il ne va pas y avoir de retour à la normale. ... Qu'on repense de manière communautaire, collective, raisonnée, nos modes de vies, qu'il s'agisse du travail ou de nos vacances. ... vie en extérieur ... des fêtes de villages sans feux d'artifice ... spectacle de drones ... comment accompagner la transition écologique tou en restant inventifs et imaginatifs ? ... L'empreinte carbone tourisme est 75% plus intense en carbone que la consommation classique en France ... on ne pourra plus aller à la plage par 40°C, faire de l'accrobranches en plein cagnar ... tout le monde a bien conscience de l'empreinte carbone. Sauf que partir en train coûte beaucoup plus cher qu'en voiture ... On va de records en recors depuis 2022 sur le nombre d'avions en simultané dans le ciel ... Le tourisme a un impact sur la sécheresse qui a un impact sur l'intensité des feux ... on est à l'hôtel, on met un peu plus la clim, on consomme plus d'eau dans la douche ... le secteur prend ça de manière très sérieuse. On rembourse ceux qui ne viennent pas en voiture, on incite à ne pas jeter votre serviette ... Comment accompagner ? On ne peut pas répondre aux pb du 21ème siècle avec les moyens du 20ème. S'adapter au climat. Comment on conçoit le tourisme ? Retravailler le récit des vacances ... la canicule, le cc redessine la carte. Ya 2 sujets : - l'atténuation. Il faut s'adapter absolument mais ce n'est pas suffisant. Donc il faut atténuer aussi, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la limitation des déchets. Ça fait des années qu'on travaille avec Alain Rousset sur les vacances responsables en NA ... des nocturnes ... géocatching Terra-adventura, chasse au trésor incroyable ... modifier nos horaires d'ouverture ... organisation, diversification des activités notamment en montagne car il y a plus de fraîcheur ... les risques arrivent aussi sur nos domiciles ... impacter le moins possible les territoires que l'on visite ... surtourisme ... ne plus promouvoir destinations surfréquentées ex la dune du pilat ... préréserver des destinations, des créneaux pour éviter la surfréquentation ... marche pour le respect de la biodiversité, les espaces naturels. Mettre en avant les mobilités décarbonées, des séjours bas carbone. Comment on vient en vacances sans sa voiture ... Le voyage commence au bout de la rue ... aller moins loin et découvrir ... renoucer à des images estivales ... La montagne ne sera pas une solution à long terme, une des zones les plus impactées ... L'adaptation est très juste à l'échelle individuelle. Mais à celle de nos enfants et petits-enfants, que faire ? Tirer le signal d'alarme. Repenser le tourisme en profondeur. Mais que les touristes soient aussi éduqués, informés, introduits à la nature, aux milieux fragiles ... responsabiliser, conscientiser ... La nature est leur outil de travail, une mer translucide, a de la valeur. Des gens locaux, passionnés, attachés. La fonte des glaciers est le drame chaque année. Paradoxe d'une prise de conscience de tout le monde. Mais ensuite ya les arbitrages du pouvoir d'achat ... calentrier scolaire ... une pédagogie active qui sensibilise les enfants à ce qu'est la nature, les milieux, l'écologie finalement. Les enfants font partie de l'écosystème ... optimiser la gestion des flux touristiques ... dérèglement climatique ... sujets de la prochaine présidentielle ... penser à ceux qui ne partent pas en vacances
Ndlr : pour une fois, le volet atténuation du réchauffement climatique est traité à côté de l'adaptation qui ne suffit pas. Et l'écologie est présentée de manière positive.
Cependant, des éléments nuancent ce fait comme l'emploi de "changement climatique" au lieu de réchauffement.
Et dans la logique exposée ici par la région notamment à propos du train, elle devrait accélérer la reprise d'Angoulim ! ACT
J’ai découvert la communauté Coq Vert : 3 500 entrepreneurs mobilisés pour accélérer la transition écologique par l’action et l’innovation.
Vincent GIRET - Apr 23, 2026
3500 entrepreneurs et entrepreneuses engagé·es pour accélérer la transition écologique et énergétique.
Non pas avec des grands mots gonflés de lyrisme. Mais avec des solutions entrepreneuriales, des idées de business concrètes, des innovations à impact, un ancrage dans les territoires… et de l’envie à revendre !
Cette communauté a été lancée par Bpifrance en partenariat avec l’ADEME, il y a tout juste six ans, pour faire en sorte que chacun ne soit plus seul dans son sillon et trouve auprès des autres des relais, des idées, des marchés.
J’ai d’abord rencontré une vingtaine d’entre eux, de tous les âges et tous les profils, à ChangeNOW.
Certains ont eu une première vie dans de grandes entreprise : Freddy dans la cosmétique, Nicolas dans le bâtiment, Maxime dans la finance…
D’autres sont passés plus rapidement à l’entreprenariat. Ils ou elles savent pourquoi ils se lèvent le matin, se battent, relèvent des défis, réussissent, et partagent cette joie singulière et communicative de l’action. Sans naïveté.
J’ai retrouvé plus de 1000 autres “Coqs Verts” à Marseille lors du Jour E, organisé chaque année dans une ville différente par Bpifrance (et où nous avons aussi tourné des vidéos).
J’y animais un bel échange avec trois femmes exceptionnelles :
- la géopolitologue Virginie Raisson-Victor
- la romancière Louise Brawaeys
- l’experte Valérie Martin de l’ADEME
Nous nous sommes demandés : pourquoi ça bloque encore alors que l’urgence se rapproche ? Et surtout comment faire pour susciter un élan plus fort vers l’action ?
J’en retiens cette idée qui m’a bien plu : **se parler, faire ensemble, co-construire des compromis et des voies de passage, partir de notre quotidien.
La force inouïe du lien et du collectif…*
Ndlr :* approfondir ACT
Avec Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine-PSL et présidente de l’Institut Veblen
Publié le samedi 25 avril 2026 à 09:13
France Inter
26 min restantes
On n'arrête pas l'éco
Par Claire Chaudière
Au menu ce samedi : un débat sur les nouveaux concepts économiques de la campagne présidentielle, un détour par la Grèce dans la tourmente d'un scandale de fraude aux aides européennes et un focus sur le travail, avec un reportage sur le unbossing et un entretien avec la sociologue Dominique Méda.
"Les politiques n'ont jamais aussi peu parlé de logement", nous disait donc avant-hier Sébastien Lecornu depuis Marseille, annonçant un nouveau projet de loi avant l'été, devant un parterre d'acteurs et d'anciens et d'anciennes ministres du logement, qui ont dû apprécier. En voilà un drôle d'aveu. Celui de l'échec des gouvernements successifs. Dans les couloirs de la Macronie, depuis quelques temps déjà certains n'hésitent plus d'ailleurs à le verbaliser : c'est effarant sur le logement, le président a eu tout faux...
Le logement considéré, souvenez-vous, comme une richesse "improductive" par Emmanuel Macron. ça a commencé par un coup sur la tête du secteur HLM et la baisse de 5 euros sur les APL, suivi de la promesse d'un choc de l'offre qui n'a jamais eu lieu... Changements incessants de formule pour le prêt à taux zéro, le Pinel, Ma Prime Rénov'. Et puis, pas de chance, hausse des taux d'intérêt avec la guerre en Ukraine : la machine immobilière se grippe, se bloque. Catastrophe. La construction atteint un plus bas historique. Elle repart aujourd'hui mais reste bien fragile.
Alors 2 millions de logements à construire d'ici à 2030, l'objectif rappelé cette semaine est très ambitieux. L'exécutif s'est presque réconcilié avec les bailleurs sociaux et avec les investisseurs locatifs, les deux locomotives du secteur. Mais il n'a pas changé de paradigme. Il veut toujours simplifier, accélérer.
Il reste des incompréhensions, des irritants pour les associations, comme lorsque Sébastien Lecornu associe le troisième grand chantier de rénovation urbaine à la lutte contre le narcotrafic ou comme cette marche arrière sur l'interdiction de location des passoires thermiques. Il reste des angles morts : la régulation des loyers et des prix du foncier.
La crise du logement ou plutôt les crises du logement se sont pour certaines amplifiées en dix ans. Mais le reconnaître, même à demi-mot, c'est peut-être le début d'un sursaut.
Chroniques
- "Démarchandisation", "économie de la prospérité"... À un an de la présidentielle, où sont les bonnes idées économiques ?
Le Débat d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
15 min - En Grèce, vaste enquête sur une fraude aux aides agricoles européennes
L'Éco en VO
France Inter
Samedi 25 avril 2026
3 min - Unbossing : quand les postes à responsabilités ne font plus rêver
Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
9 min - Dominique Méda : "Il faut sortir de cette idée que les Français ne veulent pas travailler"
L'Invité d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
10 min - Deux siècles de luttes environnementales et Spotify : les recommandations "vertes" de Christian Chavagneux
L'Éco à la page
France Inter
Samedi 25 avril 2026
2 min
Tr.: ...
30:00 Le rapport au travail a changé ... La fonction de manager s'est aussi dégradée. C'est ce que pense Mathieu DETCHESSAHAR, professeur d'économie et de management à l'université de Nantes. Il estime qu'aujourd'hui le contrat de confiance entre les managers et sa hiérarchie n'est plus rempli.
Idée que les managers ont toujours beaucoup travaillé. Mais en contrepartie, on leur donnait des marges de manoeuvre, la possibilité d'initiatives. On leur faisait confiance pour gérer en partie à leur guise les pb auxquels ils s'affrontaient avec leurs équipes. Les 20 dernières années, ce contrat de confiance qui faisait le sens du manager a beaucoup évolué. Il n'est pas rare d'entendre des managers nous dire qu'ils sont des ouvriers en costard qui ne peuvent à peu près rien décider à leur niveau. Ils nous disent qu'ils sont devenus de simples passeurs de plats. Ils descendent de l'information et ils en remontent. Mais rien ne peut se jouer à leur initiative et à leur niveau. Et son regarde de l'autre côté du contrat de confiance, du côté de la charge de travail, ce qui semble surtout faire pb c'est la nature des taches qu'on leur confie. Donc ils disent tous que ce travail est un travail moins managérial, moins d'animation, moins en contact avec leurs équipes. Et de plus en plus un travail qui les conduit à être enfermés dans leur bureau, vissés devant leur ordinateur manipulant de multiples applications informatiques à des fins effectivement de reporting multipoints sur les différents sites de performance comptable, financière, rh, mais aussi RSE.
...
Cette figure de la réunion qui est devenue aujourd'hui honnie, détestée dans beaucoup d'entreprises tellment elles sont effectivement descendantes, monologiques, peu participatives. Si on veut réenchanter le travail des managers, ils ont besoin d'être de plus en plus avec leur direction dans une relation d'écoute et de participation, que l'on puisse reconstituter leur pouvoir d'agir. Et ça passe effectivement par des réunions pour essayer de repartir du travail, dans un rapport d'écoute et de construction collective. ...
32:36
Dominique Méda
... J'ai beaucoup aimé ce reportage ... D'abord, il nous montre bien que c'est pas vrai que les jeunes ne veulent plus travailler. Ils veulent le faire autrement avec une grande importance donnée à la possibilité de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée. Et ça rejoint des tas d'études où on nous dit que les attentes des jeunes sont immenses. Ils veulent une bonne ambiance de travail, un contenu intéressant, être utile, etc ... J'aime beaucoup le reportage sur le père qui s'occupe de ses enfants. Quelque chose qu'on voit beaucoup, des difficultés de conciliation qui sont ressenties à la fois par les hommes et par les femmes.
2ème point sur le management très intéressant aussi. Il ne faut pas oublier - il y avait une très belle enquête de la DARES publiée en 2023 - qui montrait que 37% des salariés ne se sentait pas capable de travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Et là, les cadres étaient 32%, presqu'autant que les ouvriers et les employés. Donc en effet, la charge de manager est devenue de plus en plus difficile, de plus en plus lourde avec beaucoup de charge mentale. L'APEC raconte ça très bien. Il n'y a pas de désaffection au travail. Au contraire, il y a des attentes de réalisation de soi de plus en plus importantes qui viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail aujourd'hui.
DÉMOCRATISER L'ENTREPRISE
34:56 On porte cette idée depuis plusieurs années notamment avec Isabelle Ferrera qui vient de rendre à la Ministre espagnole un rapport sur comment on pourrait démocratiser l'entreprise en Espagne. Ça veut dire qu'aujourd'hui, notamment en France, les salariés sont parmi les moins consultés sur leur travail, y compris sur des décisions qui concernent vraiment leur travail au quotidien. J'ai fait des tas d'enquêtes où on voyait un mépris pour ceux qui font le travail, qui était invraissemblable. Donc l'idée de démocratiser l'entreprise, c'est d'abord de redonner la parole aux gens, de les faire participer à la décision. Et nous, on va un peu plus loin. On dit faire comme en Allemagne ou dans les pays du nord de l'Europe, la codétermination, c'est-à-dire à la fois des conseils d'entreprise dans lesquels les salariés ont beaucoup de pouvoir d'organisation, de décision. Et puis aussi des sièges réservés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, aux représentants des salariés. Et on pense - on avait écrit il y a longtemps un livre qui s'appelait Manifeste au travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer - et on se disait que plus on donne la parole aux salariés qui font le travail donc qui savent comment on doit faire, mieux c'est, et pour l'entreprise et pour toute la société.
Deux mondes du travail... celui qui a le choix et celui qui ne l'a pas, comme ces livreurs à vélo et à ces associations qui ont attaqué en justice les plateformes de livraison Deliveroo et Uber eats pour traite d'êtres humains. L'Ubérisation, le retour de l'esclavage ?
36:14 Totalement. J'ai travaillé sur ce sujet notamment avec les inspecteurs du travail et des URSSAF qui nous disaient "on ramasse la mer à la petit cuiller". Ils n'ont aucun moyen pour contrer ces énormes plateformes qui, en transformant, en ne reconnaissant pas les personnes non salariées, ça veut dire que 1- elles n'ont pas à faire respecter le soin dont on doit entourer les salariés (prendre en charge leur santé et leur sécurité, faire en sorte que rien de grave ne leur arrive). 2èmement, elles ne payent pas de cotisations sociales, ce qui fait un énorme manque à gagner puisqu'on cherche de l'argent pour la sécurité sociale. Donc OUI, ce sont des conditions souvent proches de l'esclavage. Il faut transposer la directive européenne qui nous donne les critères pour montrer que ces personnes sont des salariés.
37:31 Dans votre livre vous remontez dans l'histoire et vous parlez de cette lettre de Keynes qui nous imagine enfin libérés du travail en 2030.
Tout petit texte magnifique ! On sera dans l'abondance. et on n'aura plus besoin de travailler. Il dit qu'il y a deux types de besoins à caractère absolu et les besoins à caractère relatif. À cararctère absolu, ils peuvent être satisfaits. À caractère relatif, c'est notre désir de supériorité, d'avoir toujours des choses différentes des autres. Et ça, il pensait que ça serait résolu mais il n'en est rien. Donc ya toujours cette envie chez nous.
On n'est pas dans une religion du travail, mais dans le capitalisme. C'est-à-dire de faire toujours plus de profit, y compris en produisant des choses qui n'ont aucun intérêt. C'est cette volonté du toujours plus. Et du capitalisme. On a un souci d'améliorer nos conditions de vie qui est tout à fait louable mais ya pas que ça aujourd'hui dans notre frénésie de production et de consommation.
39:07
Débats autour du travail le 1er mai avec l'envie de rouvrir des magasins comme les fleuristes et les boulangers.
Il faut sortir de cette idée que les français ne veulent plus travailer. On a un pauvre petit jour qui est chômé et payée dans l'année. Si des patrons veulent bosser, ya aucun pb. Mais conservons ce jour un peu sacré pendant lequel la pression très forte du travail est suspendue, c'est ce qui s'est passé pendant la COVID. On pensait d'ailleurs que cette suspension allait nous permettre de travailler autrement, d'ouvrir le chantier des classifications, de la valeur sociale du travail, des métiers essentiels. On ne l'a pas fait. Profitons-en le prochain 1er mai pour penser comment revaloriser les métiers essentiels.
40:11
/pragmatisme le code du travail dit très bien les choses : il faut que ça soit indispensable. Aller à l'hôpital, Sa baguette, on peut l'acheter la veille.
L'intelligence artificielle.
L'horizon s'obscurcit. En 2023, l'OIT disait ça va. C'est les femmes qui seront les 1ères affectées puisqu'elles occupent massivement les emplois de bureau. Mais en 2025, c'est en train de s'aggraver.
Oui, ya un énorme sujet. Je reboucle avec ce dont on a parlé tout à l'heure, la codétermination.
Sam Altmann a produit une lettre il y a quelques jours invraissemblable dans laquelle il dit "discutons-en. Oui, redonne à tes techniciens et salariés la possibilité de t'exprimer. C'est la seule manière pour éviter que des choses épouvantables soient encapsulées dans ces dispositifs.
Il manque un débat sur la propriété des moyens de production. ...
42:13 /Revenu universel tout petit et retirer toutes les règles sur le marché du travail. Qui nous le donnera ?
Ouvrage "POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?".
Les citoyens s’inquiètent d’un possible impact des champs électromagnétiques sur leur santé. Les effets peuvent alors être directs (troubles biologiques) et/ou indirects (déclenchement d’un incendie, une explosion…). Parmi les risques potentiels, celui de l’hyperthermie est démontré à forte intensité ; d’autres sont étudiés, notamment celui de cancer qui ressort dans les études épidémiologiques et celui d’une possible sensibilité électromagnétique accrue ; ils dépendront naturellement de la nature et de l’intensité de l’exposition. Les champs électromagnétiques, émis par les lignes à haute tension, les antennes relais et la téléphonie mobile, peuvent inquiéter. De nombreuses études scientifiques, nationales ou européennes, sont en cours pour approfondir le sujet mais un consensus n’a pas encore été obtenu. L’Ineris, grâce à sa double compétence en physique et en toxicologie, a participé à de nombreux travaux et continue, à travers ses recherches, d’alimenter les données collectées au fil du temps.
De multiples travaux scientifiques à l’Ineris visent à étudier les effets des champs électromagnétiques sur la santé, ainsi que les mécanismes possibles sous-jacents. Mieux comprendre les modes d’actions et les effets, en particulier sur le système nerveux, est le fer de lance de telles études expérimentales. Ces travaux font l’objet de sujets de thèse pour les doctorants encadrés par les chercheurs de l’Ineris. Une unité mixte de recherche, PeriTox, est constituée depuis 2008 avec l’université de Picardie Jules-Verne (UPJV) à Amiens pour étudier ces sujets, permettant de renforcer les ressources grâce aux synergies régionales. Une collaboration de proximité existe aussi pour la mesure et la caractérisation des expositions avec le Centre technique national des industries mécaniques (CETIM) à Senlis. Une partie de ces projets reçoit le soutien de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et de la Commission Européenne ; des subventions régionales (Picardie puis Hauts-de-France) contribuent également à ces projets.
Des travaux sur l’équilibre énergétique
Il y a quelques années, l’Institut a piloté un projet de recherche ANTHOMEO sur l’équilibre énergétique destiné à identifier un effet potentiel des champs électromagnétiques sur la structure du sommeil. Un léger effet d’une exposition répétée a été observé sur le sommeil, mais il est surtout apparu que les ondes RF produisent une réaction similaire à une réponse au froid. Les voies biologiques impliquées dans cet effet sont en cours d’étude. Le projet MOTHERR (financé par l’Anses), mené en collaboration avec l’université de Bordeaux, l’université de La Sapienza à Rome et l’institut Mines-Télécom, vise à établir un modèle en dynamique moléculaire du récepteur TRPM-8, ou d’autres récepteurs de la famille TRP (Transient receptor potential), exposés à un champ électromagnétique radiofréquence. Un modèle, précisé par les résultats d’études expérimentales pharmacologiques, biochimiques et physiologiques in vivo et in vitro, explorera l’influence de différents paramètres de l’exposition (tels que les nouvelles technologies : LTE ou 4G, 5G…) qui pourront à leur tour faire l’objet de confirmations expérimentales. L’intérêt est de préciser les voies biologiques impliquées et de déterminer un seuil de sensibilité et les paramètres efficaces d’un effet sur la régulation thermique. Le projet européen GOLIAT, financé par le programme de recherche communautaire Horizon Europe et dans lequel l’Ineris est également impliqué, permettra de préciser ces paramètres, et de rechercher d’éventuelles conséquences sanitaires des premiers effets observés, notamment sur la perception thermique et l’alimentation en ambiance chaude.
L’étude des effets des radiofréquences sur la neurotoxicité et de la reprotoxicité
L’Ineris a mené également des travaux de recherche, afin d’évaluer l’éventuelle influence des ondes radiofréquences émises par le téléphone portable sur le système nerveux central. Les projets Inflaref (2010-2013) et Neurogenese (2017-2020), financés par l’Anses, en collaboration avec l’université d’Orléans et le Centre national public de la santé de Hongrie à Budapest, visaient à examiner la fragilité du stade du neurodéveloppement (in vivo, durant la gestation chez le rongeur et in vitro, sur des cellules neuronales souches) en réponse à des expositions à des niveaux de champs électromagnétiques 2G égaux ou supérieurs aux limites. Nos données in vivo indiquent une diminution du niveau d’exploration des rats adolescents exposés durant leur développement. Ceci suggère une modification à long terme sur le développement cérébral. Nos données in vitro suggèrent des effets des CEM-RF sur la différenciation et l’intégrité des cellules neuronales souches, détectés par une augmentation de leur prolifération et du nombre de cassures d’ADN. Ces effets ont été obtenus lors des tests in vivo et in vitro des niveaux de CEM-RF les plus élevés (2 W/kg sur le corps et 0,08 W/kg sur des cellules souches), qui, transposés à l’homme correspondent à des niveaux au-dessus des limites réglementaires d’exposition.
Sur le plan bioclinique, l’Ineris a mené des études sur les effets des CEM de la téléphonie mobile sur les effets biologiques chez l’Homme. Ces études (projet Physioref) visaient à déterminer les effets d’une exposition aigüe des CEM de GSM 900 MHz sur l’activité électrique cérébrale. Les résultats ont montré qu’une exposition d’une vingtaine de minutes au téléphone portable entraîne une modification de la bande alpha dans l’électroencéphalogramme (EEG).
Achevé en 2020, le projet BRAIN-RF en collaboration avec l’Institut du cerveau et de la moelle de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, visait à déterminer quelles régions sous-jacentes et structures neuronales étaient impliquées dans la modification de la bande alpha dans l’électroencéphalogramme (EEG) de repos lors d’une exposition aux champs des radiofréquences (GSM 900 MHz). En effet, les résultats ont montré une modulation significative de l'activité de la bande alpha MEG après l'exposition aux radiofréquences, avec différentes régions corticales impliquées en fonction de la condition des yeux, probablement en raison du niveau d'attention différent avec les yeux ouverts ou fermés. De nouveaux travaux sont en cours chez des volontaires sains avec des expositions 5G (2020-2023). Cette étude sera étendue à un plus grand nombre de sujets dans le cadre du projet européen GOLIAT, et l’étude des fonctions cognitives y sera approfondie.
L’Ineris a lancé le programme de recherche Sensi- RF pour rechercher chez des personnes se déclarant électrosensibles des marqueurs et indices physiologiques. Ce programme est articulé en 3 étapes :
i) questionnaires pour caractériser la population des électrosensibles recrutés dans l’étude,
ii) étude clinique des profils biologiques en l’absence d’exposition aux CEM
iii) étude clinique des profils biologiques lors d’une exposition en double aveugle.
Comme à ce jour, il n’y a pas de marqueurs de ce syndrome, l’étude explore les grandes fonctions physiologiques susceptibles d’être affectées, par des mesures électrophysiologiques et la mesure de marqueurs endocriniens, circadiens et immunitaires au niveau salivaire et urinaire. Les résultats ont montré que si la majorité des indices et des marqueurs, en absence d’exposition intentionnelle en laboratoire, ne sont pas perturbés chez les sujets électrosensibles, l’activité de l’amylase salivaire, représentative du système sympathique est plus élevée chez les électrosensibles par rapport aux contrôles (non EHS). De plus, l’analyse de la réponse électrodermale (représentative du système nerveux autonome) montre une tendance à une différence dans les réponses aux stimuli sonores pour le groupe EHS (nombre plus élevé de réponses aux stimulations). Ces résultats suggèrent une altération du système nerveux autonome. Cependant, une exposition intentionnelle au laboratoire à 4 différents signaux de radiofréquences (GSM900, GSM1800, Wi-Fi, DECT) ne montre aucune modification majeure des indices physiologiques ni des paramètres biochimiques étudiés chez les EHS.
Le projet Neuroprem-RF, coordonné par l’unité mixte de recherche Péritox et achevé en 2021, a étudié l’exposition post-natale aux radiofréquences de nouveau-nés prématurés et un lien potentiel avec le développement postnatal précoce. Les résultats montrent que les nouveau-nés prématurés sont exposés de façon chronique et continue aux radiofréquences. Cette exposition dépend très fortement des spécificités de l’environnement de mesure. Dans l’étude, les niveaux étaient globalement très faibles, ponctués de valeurs élevées, essentiellement liées aux activités humaines (téléphones portables). Il a également été trouvé un lien entre l’exposition RF et des modifications de l’état et de l’activité de certaines fonctions neurophysiologiques et de leurs systèmes de régulation chez les nouveau-nés prématurés. Les effets sont très discrets et ne représentent en rien un danger à court terme pour les enfants aux niveaux observés.
L’étude de la toxicité cutanée des radiofréquences
Le projet SKIN-RF, « Réponse cellulaire à une co-exposition de radiofréquence (RF) et du rayonnement solaire ultraviolet (UV) chez l'homme avec un modèle in vitro de la peau (SKIN-RF) », mené de pair avec la Hongrie, entre 2016 et 2019, a permis de déterminer si l'exposition aux signaux radiofréquences, seuls ou en combinaison avec un rayonnement UV, pouvait avoir des conséquences sur l'intégrité de la peau. Il a été constaté que l'exposition aux RF réduisait la concentration de l'enzyme MMP-1 dans de la peau préalablement traitée par les UV. Cette enzyme est impliquée dans le processus de vieillissement. Un approfondissement avec plus d’échantillons serait nécessaire pour augmenter la puissance statistique de certains résultats. Cette approche peut être appliquée à l'évaluation des effets sur la peau exposée aux rayonnements micro-ondes de la technologie mobile 5G. En effet, avec la 5G, les fréquences plus élevées utilisées présentent une absorption principalement superficielle au niveau de la peau. Un projet sur ce thème est prévu en collaboration avec l’université de Rouen, l’université de Liège et le Centre national public de la santé à Budapest.
Conclusion
Si les données scientifiques sont encore insuffisantes pour livrer des conclusions définitives sur un effet sanitaire, la possibilité d’effets biologiques, en réponse à la répétition d’expositions, est en cours d’étude. C’est ce que tend à démontrer l’ensemble des études susmentionnées et leur poursuite permettra, ainsi, une meilleure évaluation des effets causés par une exposition aux champs électromagnétiques. L’Ineris se focalisera plus particulièrement sur les questions de recherche suivantes, en faisant évoluer les expositions vers les fréquences utilisées dans la 5G et des co-expositions (pesticides) :
- effets sur l’activité électrique cérébrale ;
- neurodéveloppement ;
- impact des ondes RF sur le système sensoriel et en particulier la régulation thermique ;
- effets cutanés.
De nombreux travaux de recherche ont donc été menés et sont encore menés à ce jour par l’Ineris et d’autres organismes sur le sujet, que ce soit en France ou en Europe.
Les Cahiers Pour décider et agir
Doléances -> Assemblées -> Co-décision
Les propositions des rédacteur·ices de Cahiers de doléances ont été piétinées par Macron et son gouvernement, comme celles des participant·es à la Convention citoyenne pour le climat
Aujourd’hui de nombreuses initiatives et groupes locaux s’organisent pour rendre publiques les propositions qui sont contenues dans les Cahiers.
↪ Le Mouvement des Cahiers est en route !
En partant de ces cahiers citoyens, nous avons conçu une autre manière de faire de la politique, vraiment démocratique : les Assemblées de co-décision. Elles se basent sur les doléances et propositions des cahiers et permettent des décisions collectives pour plus de justice sociale, de justice fiscale et pour une vraie démocratie vivante.
Notre objectif
Populariser la pratique des Assemblées pour décider et agir et montrer au grand public que cette nouvelle manière de faire de la politique pourrait tout changer :
- C'est une solution robuste à la crise d'efficacité et de légitimité qui gangrène notre système politique depuis trop longtemps,
- C'est la mise en pratique du principe démocratique : une participation directe de toutes et tous à l'élaboration des décisions et à l'intérêt général.
Notre équipe
- Sylvie Alphandéry, Membre de la Cinémathèque française.
Initiatrice en 1988 du projet des Cahiers du bicentenaire "Des doléances aux espérances". À travers l’association qu’elle a créée en 2005 ; Autour du 1er mai, Sylvie Alphandéry développe de nombreux projets culturels qui s’attachent à mettre en œuvre une citoyenneté active en favorisant, grâce au cinéma, les échanges et débats apaisés, rencontres entre des mondes qui s’ignorent et qui permettent de sortir de l’entre soi.
. À l’initiative des Rencontres "Cinéma et société" de Tulle, en Nouvelle Aquitaine. Co-réalisatrice du film "Travailler ensemble en territoire zéro chômeur de longue durée", en partenariat avec ATD Quart–Monde, Sylvie Alphandéry est l’initiatrice du projet "Les Cahiers".
. Au sein du projet, Sylvie Alphandéry est co-présidente. Elle anime le réseau de partenaires et fait le lien avec l'écosystème des initiatives liées aux cahiers de doléances et de propositions. - Armel Le Coz, Fondateur de l’ONG Démocratie Ouverte, qu’il a coordonnée pendant plus de 10 ans, Armel Le Coz est un des initiateurs et concepteurs de la Convention Citoyenne pour le Climat.
. Auteur, conférencier, animateur et concepteur d’outils démocratiques depuis 15 ans, il a pu imaginer et tester des dizaines de dispositifs innovants, permettant de réinventer les manières de faire de la politique tant localement (dans des mairies, départements et régions) que nationalement ou même au sein d’entreprises et d’associations.
. Au sein du projet « Les Cahiers pour décider et agir », il contribue à la conception et l’animation des Assemblées et coordonne la rédaction du documentaire ainsi que du scénario de la série.
. Voir le portrait d'Armel Le Coz dans Les Échos https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/municipales-2020-ar%20mel-le-coz-une-journee-avec-le-chantre-de-la-democratie-participative-1180445
https://fr.linkedin.com/in/lecoza/fr - Tristan Rechid, Engagé dans différents mouvements d’éducation populaire depuis 30 ans, directeur de centre social, formateur en intervention sociale, formé au développement du pouvoir d’agir des habitants, co-initiateur et animateur de la liste collégiale et participative de Saillans. Dès 2015, Tristan Rechid témoigne de cette aventure municipale hors du commun et forme plus de 200 collectifs aux outils d’intelligence collective et à la gouvernance partagée. Il a effectué un tour de France pour promouvoir l’émergence de listes participatives en vue des élections municipales de 2020.
. Co-fondateur de la coopérative Fréquence Commune, il accompagne et forme des centaines d’élus et d’agents, partout en France, qui s’engagent au quotidien dans des expérimentations démocratiques majeures.
. Au sein du projet, il contribue à la conception et l’animation des Assemblées pour décider et agir et fait le lien avec les territoires où se déroulent ces assemblées.
. Voir le portrait de Tristan Rechid dans Le Monde
http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2016/09/12/ceuxquifont-tristan-re%20chid-propage-la-pandemie-de-la-democratie-participative_4996473_4415198.html - Julien Noé, Fondateur et président de la Coopérative d'énergie renouvelable Enercoop, co-fondateur du Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC) et de Coop-médias, Julien Noé est engagé depuis 20 ans dans l'expérimentation d'une troisième voie pour aller vers une société apaisée : démocratique, sociale, solidaire et écologique.
. Au sein du projet, Julien Noé est co-président. Il conseille l'équipe, ouvre son réseau et apporte ses retours d'expériences.
. Profil Linked-in
https://www.linkedin.com/in/julien-no%C3%A9-%E2%8F%9A/?originalSubdomain=fr - Chloé Cayrasso, Présidente de Politiker, une organisation de l'Économie Sociale et Solidaire, Chloé accompagne depuis 10 ans les territoires et organisations dans leurs dynamiques de participation et de transitions, en s’appuyant sur l’ingénierie de la démocratie participative, l’agilité, l’intelligence collective et la régénération.
. Elle développe une palette d’outils et méthodes pour accélérer les transitions vers des modèles coopératifs et régénératifs, afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques, sociaux et démocratiques. Elle s’inscrit dans une dynamique de recherche-action, en mêlant entrepreneuriat, enseignement (CNAM, IAE et Dauphine), formation (INET, collectivités et administrations) et accompagnement de projets sur le terrain.
. Au sein du projet, Chloé fait partie de l'équipe permanente (salariée à mi-temps). Elle coordonne l'association et pilote son développement (partenariats, recherche de fonds, représentation...)
. Vidéos pour faire connaissance :
Comprendre les logiques de régénération https://www.youtube.com/watch?v=OfPnRCpZtY0&t=5s
Se projeter vers un système alimentaire qui nous régale tous https://www.youtube.com/watch?v=BN6EVWCQyYg - Martin Rieussec-Fournier, Engagé depuis 15 ans pour la santé planétaire et le renouveau démocratique au niveau local et national, Martin Rieussec-Fournier a notamment fondé le projet #LesJoursHeureux en 2016-2017 et a été directeur de la Primaire populaire en 2021-2022.
. Au sein du projet, Martin Rieussec-Fournier est co-président. Il s’occupe des finances et de la recherche de fonds.
. Pour découvrir ses ouvrages : https://www.bonheurdagir.fr/
Notre mantra « Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer », Claude Alphandéry (sans qui rien n'aurait été possible)
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Les cahiers pour décider et agir
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Paris, France
cahiers@decider-agir.fr
Responsable de la publication : Sylvie Alphandéry
Yamina Saheb dans le studio de la Terre au carré le 13 févier 2026 ©Radio France - JPVéret
Vendredi 13 février 2026 / La terre au carré
Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale.
Yamina Saheb est née à Alger en 1971, issue d'une famille kabyle. Elle parle le kabyle, le français, l'arabe algérois et l'arabe classique et baigne dans un milieu multiculturel qui tient à son identité kabyle. Elle sort major de sa promotion de l'école militaire d'Alger.
Ce n'est qu'au début des années 2000 qu'elle arrive en France en menant de front deux diplômes, celui de l’EHESS en économie de développement et celui de l’École d’architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Dès les années 2010, elle commence à mener une bataille pour faire apparaitre le terme de "sufficiency", soit "sobriété" en français, dans les rapports de l’Agence internationale de l’énergie et dans les rapports du centre de recherche de la Commission européenne.
Ce n'est donc pas anodin de proposer ce terme qui repose essentiellement sur l'idée de respecter les limites planétaires et de garantir des conditions de bien-être pour tous. Le cadre dans lequel s'applique cette sobriété doit passer par des politiques publiques pour permettre à chacun.e de respecter les limites planétaires.
Yamina Saheb organise en 2023 le premier sommet mondial sur la sobriété avec l’Australie et David Ness, professeur à l’Université de South Australia, dans lequel sont présents plus de 700 participants. Elle crée en 2024 le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab pour répondre aux enjeux de sobriété qui passent par une nécessaire métamorphose de la société. Yamina Saheb rêve de voir advenir des agoras citoyennes de la sobriété partout en France.
Une victoire sémantique historique au GIEC
Lors des travaux préparatoires du sixième rapport du GIEC en 2022, Yamina Saheb a mené un combat pour faire reconnaître officiellement la notion de sobriété. "Le mot réapparaît à la dernière étape des négociations. Une victoire donc discrète mais décisive", explique-t-elle. Pour la première fois dans son histoire, le GIEC reconnaissait que la réponse climatique ne serait pas seulement technologique, mais impliquerait "une réorganisation volontaire de nos priorités collectives dans le domaine de l'énergie, du logement, de la mobilité ou du travail."
Cette bataille n'était pas sans opposition. Le mot est même devenu "l'un des plus contestés du texte" lors de la relecture par les gouvernements, et disparait même temporairement du résumé destiné aux décideurs. Yamina Saheb insiste : "La sobriété c'est une remise en question du système politico-économique tel qu'il est organisé." Elle critique d'ailleurs le fait que, malgré l'omniprésence du terme dans les documents officiels français comme la Stratégie nationale bas carbone (72 occurrences), il existe "une distance entre le fait de citer le mot et de prendre et faire des actes."
Repenser la consommation depuis ses racines
Pour Yamina Saheb, focaliser uniquement sur la consommation revient à traiter un symptôme plutôt que les causes profondes. "La consommation, c'est le résultat de l'organisation politico-économique du monde et de nos sociétés", explique-t-elle. Elle trace une généalogie du problème remontant à la crise de 1929 : "Au lieu de s'attaquer à la racine du problème de la crise, ils ont inventé le crédit à la consommation, ils ont encouragé la consommation."
Selon elle, ce modèle s'est ensuite étendu de l'Europe via le plan Marshall jusqu'au reste du monde par l'aide au développement. "Ce qu'on a mondialisé, c'est la consommation, c'est le modèle occidental-américain plutôt de la consommation", analyse-t-elle. Le résultat : "On se retrouve dans ce monde (...) ça ne va pas du tout avec les limites planétaires." La chercheuse en appelle donc à remettre en question le capitalisme lui-même, qui est "le problème "" et que cette remise en cause est aujourd'hui incontournable pour l'Europe face aux crises écologique, sociale et géopolitique.
Un parcours forgé par la résistance
Native d'Alger, Yamina Saheb a grandi dans "une Algérie plutôt progressiste" des années 1970, première génération de sa famille à être vaccinée et à avoir accès à l'éducation obligatoire. Son identité kabyle, langue que ses parents lui ont transmise malgré son interdiction constitutionnelle jusqu'en 2005, a façonné sa personnalité : "Apprendre à ses enfants à parler kabyle à Alger, c'était un acte de résistance."
Même son prénom porte cette histoire. Yamina, berbérisation du prénom arabe Amina, rend hommage à sa tante paternelle tuée pendant la guerre d'Algérie. "J'ai grandi dans un environnement où je savais qu'il fallait résister, et qu'en résistant, on gagne, on finit toujours, les causes justes finissent toujours par gagner", témoigne-t-elle. Cette conviction l'a accompagnée tout au long de son parcours, de l'école militaire d'ingénieur à Alger où elle était l'une des cinq filles sur 110 étudiants, jusqu'à ses travaux au GIEC.
"Politics is cool" : une approche résolument politique
Pour Yamina Saheb, la sobriété ne peut être qu'une démarche collective et politique. "La sobriété, c'est pas individuel, c'est du collectif", martèle-t-elle, portant lors de l'interview un sweatshirt où est inscrit "Politics is cool". Elle distingue d'ailleurs le terme anglais "politics" (le débat dans la cité) de "policy" (les instruments politiques) : "C'est d'abord politics et ensuite ça devient policy."
La chercheuse refuse l'idée de neutralité scientifique : "Si la science avait été neutre, on a eu des zoos humains (...) c'est des gens qui fuient leurs responsabilités." Elle dénonce également les scénarios du GIEC qu'elle qualifie de "colonialistes", car ils "font l'extension des inégalités, dont on a hérité, des inégalités coloniales" en projetant jusqu'à la fin du siècle une consommation énergétique africaine inférieure à celle des pays développés.
Son message est clair : "Avec les politiques actuelles, on s'achemine vers minimum autour de 3 degrés de réchauffement planétaire." Face à ce constat, elle appelle à un engagement citoyen quotidien à travers le Laboratoire mondial des sobriétés qu'elle dirige, qui lance notamment des outils éducatifs et des consortiums nationaux. "La démocratie, ce n'est pas juste mettre un bulletin de vote, c'est tous les jours qu'il faut qu'on se réapproprie notre citoyenneté."
Yamina Saheb est enseignante à Sciences Po, à PSIA (Paris School of International Affairs) et chercheure affiliée au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques). Docteure en énergétique et diplômée de l’EHESS en économie de développement et de l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
tr.: ...
le consommateur souverain ... les pb de la crise de 1929 n'ont jamais été résolus ... l'ennemi, le modèle capitaliste ... les concepts néolibéraux reviennent le plus ... résumer, c'est un pouvoir ... rendre la sobriété mainstream ... / climat mini 3°C de réchauffement climatique soit 4°C pour la France ... habitabilité de la planète ... l'accord de Paris n'est pas ambitieux car pas du tout contraignant ... ça ne peut pas se faire sans la sobriété ... ne croit pas à l'auto-réforme des institutions comme le GIEC ... N'y est plus car ne plus partager d'informations avec les chercheurs français ... racisme institutionnel en bande organisée / 3 ministères de tutelle ... si la science était neutre on n'aurait pas eu des idées colonialistes ... la science est objective, réplicable mais pas neutre ... ça ne peut pas ... Efficacité, amélioration continue des techniques ... ya toujours des pertes, l'entropie ... >>conso énerg / sérieux ... /précarité énergétique ... augm de la part de la population qui fait face à des difficultés financières ... le prix de l'unité d'énergie est plus élevée quand on consomme peu ! ... scénario : /mobilité politiques d'efficacité ... le réseau élec ne pourrait pas si flotte 100% élec ... rapprocher les services essentiels des lieux de vie / l'urbanisme ... mobilité et logement pour la fr avec l'impact économique ... ramener toute la littérature à la surface ... de 250 millions de publications à 550 000 citant la sobriété ... consortium mondial de la sobriété ... on lance labo suisse ... c'est du collectif. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Consortium des laboratoires de sobriété, on peut faire beaucoup ... la démocratie, c'est tous les jours, se réapproprier.
Le bien-être individuel en entreprise est possible : il est le résultat d'une multitude d'actions concomitantes !
Le monde dit « responsable » d'aujourd'hui ne doit pas uniquement se contenter d'actions de protection environnementales pour un futur durable. Il doit aussi faire en sorte que le genre humain puisse évoluer dans un présent psychologiquement soutenable (sustainable growth).
Ce livre, issu d'une thèse de doctorat, présente la mise en place d'actions entrepreneuriales concomitantes pouvant créer le bien-être individuel dans les organisations. Les études de terrains et les témoignages rassemblés montrent l'impact des choix réalisés : le bien-être individuel découle de l'acceptation de la coresponsabilité entre direction et collaborateurs.
Des modèles ludiques et faciles à mettre en œuvre, tels que l'Arbre du mal-être et du bien-être, montrent que le bien-être individuel en entreprise peut être obtenu malgré les multiples contraintes auxquelles l'entreprise doit continuellement faire face pour assurer son développement.
Grâce à ce livre, atteindre le bien-être individuel en entreprise est à la portée de tous !
Le livre est disponible en librairie et au siège de l'AFNOR.
Michel Jonquères
Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur (École Centrale de Lyon, 1964) et après avoir fait son service militaire dans l'Aéronavale comme Enseigne de vaisseau, Michel Jonquères démarre une carrière internationale dans l'industrie des élastomères (Groupe Hutchinson/Total). La création d'usines en Afrique du Sud (Johannesburg et Pretoria) le retient pendant 14 ans, avant de prendre la direction de la filiale italienne du Groupe près de Milan. Quelques années plus tard, lors de son retour en France, il devient cogérant du Joint Français, en Val d'Oise. Chacune de ses responsabilités l'amène à superviser plusieurs centaines de collaborateurs.
À l'issue de sa carrière, il propose bénévolement son aide aux entreprises et à leurs salariés en devenant pendant une vingtaine d'années Président du Mouvement des Entreprises du Val d'Oise (actuellement Mouvement des entreprises de France/Val d'Oise) et de plusieurs organismes de formation initiale et continue.
Passionné par les relations humaines, il soutient en 2023, à CY Cergy Paris Université, une thèse sur le bien-être individuel en entreprise qui lui donne le titre de docteur en Sciences de l'Éducation et de la Formation.
Michel Jonquères est également conseiller du Commerce extérieur de la France et chevalier de la Légion d'honneur.
Lieu : Siège d'IESF 7 rue Lamennais 75008 Paris 2ème Etage
Date : Le 5 novembre 2025 de 18:00 à 20:00
Cocktail de clôture
Condition : Gratuit sur inscription obligatoire
Ndlr : quid de la dimension collective ? Individualisme ? ACT
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Le décret sur l’agrivoltaïsme, publié en avril 2024, précise les conditions d’implantation de panneaux photovoltaïques sur les surfaces agricoles, en tenant compte du taux de couverture et de la perte de rendement agricole acceptable. Il définit l’agrivoltaïsme et place l’exploitation agricole au centre du débat.
On compte une dizaine d’installations agrivoltaïques en grandes cultures. Les impacts sont en cours d’évaluation.
Quels sont les premiers retours d’expérience ? Quel gain d’énergie ? Quel est l’impact sur la production agricole ? Comment le décret de mars 2024 influencera-t-il le développement de l’agrivoltaïsme ? Quelles sont les nouvelles perspectives ?
Animation :
Olivier ZANETTA, Journaliste, Chargé des conférences EnerGaïa
Intervenants :
Olivier DAUGER, Co-président France Agrivoltaisme. Adm FNSEA, FRANCE AGRIVOLTAÏSME
Christian DUPRAZ, Chercheur, INRAE
Cécile MAGHERINI, Directrice Générale , SUN'AGRI
Michel GIORIA, Délégué Général, FRANCE RENOUVELABLES
Connue / https://x.com/Energaia_/status/1950092696732717329
Tr.: Région Occitanie ...
plus de 140 gm en 2050 dont 45 gw sur les sols pollués, 45 gw sur les terres agricoles, 12 gw en autoconsommation et le reste en toiture
... traduire dans la ppe ... remonter à 50/50 /toiture ... filière nouvelle, besoin de recul, d'innovation, recherche, donc risque ...
Christian Dupraz inquiétudes sur le rendement ... lois de la photosynthèse inéluctables ... l'ombre des panneaux est différent ... rotation des cultures, donc adaptable ... panneaux semi-transparents, panneaux mobiles ... éviter l'abandon des cultures / climat différent ... approche fréquentielle / ece ...
MODÈLES
partir du pj agricole et alimentaire ... dépend des régions ... assolement ... pj de 20/30 ans ... en appui des pj ... sinon échecs ... un plus économique, le partage de la valeur ...
une infrastructure, pj concerté sinon échec ... élus locaux, riverains ... phase d'apprentissage ... des modèles d'affaires adaptables dans le temps sur 20/30 ans ... /partage de la valeur ...
CD : l'agriculteur heureux si cultures heureuses ne pas dépasser 20% de taux de couverture on n'a besoin que de 100 000 ha ce qui n'est pas un pb en fr ...
Michel GIORIA /raccordement / distance poste source ...
Olivier DAUGER
Cécile MAGHERINI des trackers pilotés ... le partage de la lumière accepter de monter ... il faut du volume donc planifier pour avoir la filière industrielle ... panneaux bifaciaux ... conseil agronomique ... observatoire de l'agrivoltaïsme ...
MD : ...
espoir dans l'allègement des panneaux ... aucun pj ne laisse 90% ... obligations pompiers ...
CM : /rotations de cultures bons résultats sur l'aubergine .../élevage /machinisme agricole ...
PARTAGE DE LA VALEUR
MD : en construction article 93 ... élec utile relier infrastructure et utilité, créer du lien autoconso, tarifs préférentiels, ouvrir avec les personnes autour ... financer la partie collective ... créer espace de discussion ... point de départ : de la valeur, prix compétitif ...
CD : pj de territoire valo bien commun la lumière ... 10 pj par département donc rancoeurs limiter la taille est important ... fixer un plafond organisé ...
OD : revoir le pj alimentaire ... règle europ on ne finance que l'énergie ... une réelle transparence, lien entre propriétaire et fermier, pas rente pour le proprio ... lien territoire pj territoriaux agricoles ... /acceptabilité ... des maraîchers sur des pj ...
CM : pratique pas simple ... comment rentrer dans le capital ? ... associé à de la transmission ex lycées agricoles ...
Q :
Mr : arboriculteur et énergéticien : doute arriver aux 45 gw ... 800 000 ha biocarburants rendement faible ...++
1 millions d'ha / 20 000 ha c'est donc énorme pour la voiture légère !
Mr de Drôme et Haute-Savoie récup terres abandonnée le capteur solaire peut être aussi capteur d'eau ... /ombre ex impatiences de Guinée ... autres ?
thé, café, cacao ... pj chinois /baie de godgie ... sans biomasse ... dépend de son cycle ... petits fruits, plantes à feuilles, etc
Mr : /élus locaux
OD : pcaet approfondi, dialogue exigeant ... élargir aux élus et riverains
CM : se former, monter en compétences ... label afnor
Mr : agriculteur nourriture = énergie, permettre de rester ; éoliennes optimiser les connexions
mutualiser, schéma réseau optimiser les coûts.
Ndlr : la médiation de projet (cocréation) n'est-elle pas une des conditions de réussite ? ACT
mémoire réalisé par Cyrille Martinet dans la cadre de son master II parcours Socio-Anthropologies Appliquées au Développement Local, en 2018 à UFR de Sociologie, Université Lumière Lyon II.
Atelier Soudé : quand, aux frontières du déchet , la réparation et le réemploi produisent sens et liens sociaux
Enquête socio-anthropologique sur les profils et motivations des participants et sur l’essaimage de l’activité de co-réparation
Directeur de recherche : Mr. Loïc Bonneval
Second lecteur : Mr. Olivier Givre
Établissement d’accueil : Atelier Soudé
Tuteur de stage : Mr. Sayat Topuzogullari
UFR de Sociologie
Université Lumière Lyon II
Année 2017-2018
...
observation flottante prônée par Colette Pétonnet. ... Sur le terrain, l’ethnographe ne peut se contenter d’observer, il doit aussi interagir avec les enquêtés, et surtout échanger et recueillir les discours dits emic90.
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90 S’opposant au terme etic, ces termes proviennent de la linguistique et sont à la fois chargés de sens et controversés en sciences sociales. Ils restent pour autant des concepts opératoires pertinents (selon leur utilisation). D’après De Sardan, l’emic serait « centré sur le recueil de significations culturelles autochtones, liées au point de vue des acteurs », tandis que l’etic reposerait « sur des observations externes indépendantes des significations portées par les acteurs ». DE SARDAN Jean-Pierre Olivier, Émique, L'Homme, 38 | 1998, p.151-166
...
un lieu vivant et « atypique » avec du bruit (émanant des réparations, des matériels sonores testés, des discussions ou bien de la musique de fond qu’il est libre à tous de proposer), des outils et matériels dont le « désordre » témoigne de leur emploi fréquent par les membres, et des personnes occupées et intéressé par leurs pairs et les réparations
...
un lieu de vie accueillant dans lequel ils se sentent à l’aise grâce à l’ambiance et la chaleur humaine qui y règnent. Davantage sur l’aspect social, l’étude de l’atelier s’avère être intéressante puisque la variété des personnes les fréquentant est considérable. Par exemple l’une des remarques d’un adhérent se rendant la première fois à l’Atelier Soudé fut de constater « la grande différence d’âge » entre les participants. Cet aspect une caractéristique des ateliers collectifs dans lesquels se déroulent des activités de bricolage. Comme nous le confirme l’anthropologue Abdu Gnaba « l’atelier partagé présente […] un grand intérêt pour un anthropologue. Il lui permet d’observer que le bricolage abolit entre les individus toute frontière de classes sociales, et toutes barrières générationnelles. L’âge des bricoleurs n’entre en ligne de compte qu’en tant qu’il suppose davantage d’expérience »99.
99 GNABA (2016), Op. Cit. p. 30.
Réparer accompagné
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l’autonomie des personnes grandit
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Tous sachants et apprenants
Les relations interpersonnelles varient selon les différents acteurs et les situations. Il est important de considérer à quel point le cadre proposé par l’Atelier Soudé permet une transmission particulière des savoirs
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Une ambiance conviviale et une communauté libre
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l’Atelier Soudé est en quelque sorte un réseau d’échanges puisque ce collectif est centré autour de valeurs communes, cela induit une forme de
solidarité mécanique entre ses membres (au sens Durkheimien). En effet, selon l’auteur, cette forme de cohésion sociale est fondée sur la similitude des comportements des individus et des valeurs partagées. La similitude des comportements et l’identité commune des individus font qu’il n’y a pas ou peu de conflits portant sur les valeurs et les normes de la société. Caractéristique des groupes sociaux réduits ses membres expriment la conscience collective d’appartenir au groupe. Aussi les acteurs présents à l’Atelier Soudé y expérimentent des rapports humains fondés sur la générosité, la réciprocité, la coopération et la collaboration entre les membres. Cette sémantique communautaire nous rappelle ici celle de la
culture libriste au sens où elle relève d’un esprit de solidarité fort, et d’un souci pour l’accès sans contraintes par tous à l’information. Cette volonté de partager le savoir et les informations est au cœur même de l’activité de l’association comme nous pouvons le constater par l’essence même des activités et les discours de l’Atelier Soudé. Cette culture du libre (dans laquelle nous retrouve le mouvement Do it yourself! ou les logiciels libre et open-source de type Linux qui sont publicisé lors des activités de co-réparations) qu’elle revendique est d’ailleurs partagé par le plus grand nombre des réparateurs
...
Réparer, c’est bricoler
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Des valeurs communes
...
Soutenir la dynamique d’un collectif
...
ces projets pourraient permettre, à la manière d’un Fablab de construire des outils et du matériel qui seraient par la suite utilisables par l’association (nous pensons ici en particulier à la mise en place d’un « four à fusion » ou d’un « bain à ultra-sons » dont Matthieu a évoqué le projet ... une activité-défis ... se regrouper lors de sessions dédiées pour qu’ils échangent et partagent leurs savoirs techniques dans leurs domaines respectifs. Cela prendrait ainsi la forme de session de formations ou d’échanges exclusivement entre les réparateurs du fait que ces rencontres nécessiteraient un bagage théorique et technique conséquent.
...
faciliter autant que possible les outils numériques de coordination
...
Organiser les espaces
...
projet d’essaimage des ateliers de co-réparation
... favoriser l’émergence d’un réseau pair-à-pair de structures variées plutôt que de centraliser les actions au sein de la même structure
...
Ces structures sont au nombre de sept et de types Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC Villeurbanne, ou MJC Saint Rambert), centres sociaux
(Centre Louis Braille à Saint-Priest et centre social de Rillieux la Pape), maisons de quartiers (Maison de citoyenneté du quartier Yves Farge à Givors), associations (Espace Créateur de Solidarité à Saint-Fons, la Recyclerie du quartier des Verchères à Vaulx-en-Velin porté par le bailleur social Dynacité).
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Ce soutien financier provient en particulier du Plan d'Éducation au Développement Durable de la Métropole de Lyon ... L’accompagnement des structures s’insère dans un « processus d’autonomisation » qui se réalise sur une période d’un an et se décline en trois étapes 111selon l’Atelier Soudé256. La première consiste en un « lancement d’activités régulières (mensuelles ou plus si possible) » ; la seconde vise à « constituer et accompagner une équipe porteuse » ; et la dernière comprend la « mise à disposition de ressources : kit d’outils et formations techniques ».
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il pourrait être intéressant de prendre contact avec la Fondation Repair Café afin de voir si quelques collaborations seraient possibles. Ce rapprochement pourrait permettre à l’Atelier Soudé d’être soutenu dans ses activités, ainsi que d’assurer une meilleure visibilité. De plus, dans le cadre de l’essaimage, en plus d’une publicisation de l’activité dispensée par l’Atelier Soudé, cette collaboration pourrait inciter les structures essaimées à développer des activités de réparation autre que celles s’attachant aux matériels électriques et électroniques.
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Conclusion
L’Atelier Soudé fait partie de ces formes diffuses de résistance qui dénoncent les manipulations de la société marchande, critiquant le pouvoir de la publicité, ou l’idéologie de la croissance en dénonçant en particulier l’obsolescence programmée.
Au travers ses actions elle offre à son public l’accès à des compétences pratiques de réparation leur permettant de réinvestir leur matériels et un certain savoir dont le consommateur est pourtant conduit à être dépossédé. Dans ce cadre militant pour le droit des consommateurs et des utilisateurs il va de soi que l’association favorise l’utilisation d’outils libres de droits.
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l’Atelier Soudé parvient à toucher son public sans pour autant réussir à le fidéliser. Engagé dans une démarche alternative concrète, l’association est un espace « de partage et de diffusion d’expériences qui cherche à faire la preuve par l’exemple des principes de la décroissance »257.
Les pronostics sur l’avenir de la planète donnent raison à l’existence de structures et d’initiatives comme l’Atelier Soudé. Les motivations de ses membres prouvent qu’elle devrait continuer dans la direction qu’elle s’est fixée à savoir les impliquer davantage en diversifiant ses activités. L’ouverture d’esprit de son équipe, sa capacité à se projeter dans l’avenir sont des garants de son développement. En poursuivant sa marche en avant, en offrant à chacun le pouvoir de participer à la construction du monde de demain, l’Atelier Soudé se constituerait comme une réelle
antichambre de la transition parmi tout un ensemble d’acteurs et de réseaux associatifs militant avec lesquelles elle collabore. Aussi, en permettant de lier l'utile à l'agréable, l’association permet de reconfigurer nos rapports aux objets, à la consommation et à la technique. Par la réappropriation de savoir-faire, l’Atelier Soudé permet un réel empowerment de ses membres et vise à en toucher davantage au travers son projet d’essaimage. Le modèle de l’Atelier Soudé reste évolutif
257 DUBUISSON-QUELLIER (2009), Op. Cit. p. 102.
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Ressources
Bibliographie
ABÉLÈS Marc (2012), Anthropologie de la globalisation, Payot, Petite Bibliothèque Payot, 309 p.
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CRAWFORD Matthew B. (trad. SAINT-UPERY Marc) (2016), Éloge du carburateur : essai sur le sens et la valeur du travail, Paris : la Découverte, La Découverte-Poche Essais, 249 p.
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DUBUISSON-QUELLIER Sophie (2009), La consommation engagée, Sciences Po : les Presses, Contester, 143 p.
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Articles
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CAILLÉ Alain & al., « Présentation. Consommer, donner, s'adonner. Les ressorts de la consommation », Revue du MAUSS 2 (n° 44) | 2014, p. 5-24.
CALLEN Blanca, « Donner une seconde vie aux déchets électroniques. Économies informelles et innovation sociotechnique par les marges », Techniques & Culture 1 (n°65-66) |2016, p. 206-219.
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119DEPOORTER Gaël, « Chapitre 5 / La communauté du logiciel libre. Espace contemporain de reconfiguration des luttes ? », Résister au quotidien ? Presses de Sciences Po (P.F.N.S.P.), 2013, pp. 133-160.
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LE LAY Stéphane, « L’homo detritus fait-il de la politique ? Quelques réponses sous forme de mégots de cigarettes », Mouvements 87 | 2016, p. 25-35.
MESSAL Stéphanie, « Des objets et des déchets loin d'être en reste », Géographie et cultures 91 | 2014, p. 213-228.
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Dossiers
ADEME, Perceptions et pratiques des Français en matière de réparation des produits, 2014, 83 p.
Documents propres à l’association
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Citographie
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DEBARY Octave & GABEL Philippe, « Seconde main et deuxième vie », Mélanges de la Casa de Velázquez, [En ligne], 40-1 | 2010, mis en ligne le 15 avril 2012, URL : http://journals.openedition.org/mcv/3343 [consulté le 17/07/2018]
DE SARDAN Jean-Pierre Olivier, La politique du terrain, Enquête [En ligne], 1 | 1995, mis en ligne le 10 juillet 2013, [Consulté le 02 juillet 2017].
GOYON Marie, « L’obsolescence déprogrammée : prendre le parti des choses pour prendre le parti des hommes », Techniques & Culture [En ligne], Suppléments au n°65-66, mis en ligne le 31 octobre 2016, URL : http://tc.revues.org/7983 [consulté le 06/01/2017]
MADOUI Mohamed, « Michel Lallement, L’Âge du faire. Hacking, travail, anarchie (Seuil, 2015) », Sociologie [En ligne], Comptes rendus, 2017, mis en ligne le 09 mai 2017, URL : http://journals.openedition.org/sociologie/3067 [consulté le 18/03/2018].
VERRAX Fanny, Le déchet comme intention, Implication philosophique, mis en ligne le 18 janvier 2016, URL : http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/le-dechet-comme-intention/ [Consulté le 24/10/2016]
Conférences
MONSAINGEON Baptiste, Homo detritus et l’idéal trompeur d’un monde sans restes, second exposé sur la thématique « Nature, Culture, Ordures » dans le cycle de conférences Pensées du monde du MUCEM, en date du 20/04/2017, durée : 1h 50min 11sec.
Ressources picturales
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Annexe I-Tableau synthétique des contributions théoriques à l’économie collaborative
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Annexe II – Schéma de la prévention et de la gestion des déchets (ADEME)
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Annexe III – Tri plat des réponses au questionnaire
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12 novembre 2024
Le 29 octobre 2024, des pluies diluviennes se sont abattues sur le sud-est de l’Espagne touchant particulièrement la ville de Valence et sa région. Éric Daniel-Lacombe(1) est architecte DPLG, Professeur titulaire de la chaire « Nouvelles Urbanités face aux risques Naturels : Des abris ouverts » à l’École Nationale Supérieure d’architecture de Paris-la Villette. Entretien.
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En France par exemple, les régions Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Normandie sont les plus exposées vis-à-vis de l’aléa inondation par submersion marine.
Que dit l’Architecte ?
Qu’il faut arrêter de lui demander de faire plus solide et plus étanche, ce qui nous rend aveugle aux mouvements de la nature.(artificialisation des sols).
Qu’il faut arrêter de bâtir des infrastructures illusoires (digues, barrages).
Qu’il faut cesser de reconstruire à l’identique.
Qu’il faut abandonner les projets immobiliers qui vulnérabilisent le site et en inventer qui ménagent les lieux.
Qu’il faut aménager les quartiers inondables de façon à faciliter les régulations naturelles des cours d’eau : savoir mettre la rivière à l’écart quand nécessaire, mais renaturer les berges.
Qu’il faut dessiner la métamorphose de la ville en prenant la température du passage de l’eau.
Quelles sont vos préconisations ?
Qu’il n’y a pas de solution homogène mais des catégories de pensées. J’en relève quatre.
1- Recherche de la sécurité dans les périodes d’exposition au naturel (jamais de voitures garées dans les creux ni dans les rues qui deviendront des torrents, ni dans les sous-sols. Les anciens rez-de-chaussée deviennent les garages ou des préaux frais pour les prochaines canicules).
2- Régulation naturelle (éviter l’addition de protections artificielles et laisser plus de place à la rivière).
3- Intégrer et mettre en scène les forces de la nature pour créer des espaces inspirants (A Malmö, Santiago Calatrava dessine Turning Torso, une tour composée de neuf cubes en spirales évoquant les mouvements organiques et la force du vent. A Malmö encore, Stig L.Andersson invente Anchor Parken, un jardin de formes évoquant la dernière glaciation).
4- Convoquer les habitants, transformer d’anciennes friches industrielles en parcs naturels, conserver la mémoire de l’inondation. Passer de la logique du risque à une culture de la prudence, développée avec et par les habitants.
Votre profession de foi ?
Maintenir une convivialité entre l’humain, les non-humains vivants, et la nature. Apprendre à vivre avec l’eau, observer le mouvement de la nature depuis des passerelles, montrer aux enfants le phénomène de l’inondation, regarder la crue depuis l’abri comme un spectacle pédagogique, intéressant. Le Monde est celui de l’habité, il ne faut pas regarder la nature en ennemi. L’eau est une cinétique.
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Propos recueillis par Tina Bloch
(1)Retrouver toutes les chroniques de la catastrophe annoncée d’Éric Daniel-Lacombe
Dans notre article Livres – Entrelacements d’antinomies ?, découvrir Vers une architecture pour la santé du vivant, par Éric Daniel-Lacombe
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Nous avons construit depuis dix mille ans, un monde d’abondance de ressources, un écosystème stable, qui nous a poussé à optimiser et à performer. Le culte de la performance est à son apogée et nous incite à toujours gagner en efficacité, à maximiser nos résultats, avec moins de moyens possibles. Cette approche atteint ses limites dans un monde en constante évolution. Aujourd'hui la nature se réveille, elle devient fluctuante et nous devons apprendre à vivre dans un monde instable, imprévisible. Comment vivre dans ce nouvel environnement ? Comment passer de la performance à un nouveau modèle ? Comment abandonner la performance et passer à une autre forme de société ?
Olivier Hamant est biologiste et chercheur, il se lève le matin stimulé par l’étude de la vie des plantes. Dans la nature, les systèmes robustes prospèrent parce qu’ils acceptent l’incertitude. Le chercheur s’inspire de cet environnement pour nous apprendre à vivre dans un environnement instable par le concept de la robustesse, et nous incite à appliquer ces principes naturels à nos systèmes économiques et organisationnels. Qu’est-ce que le concept de robustesse ? Comment se décline t-il dans nos modes organisationnels ? Comment inverser nos modes de pensée et passer de la performance à la robustesse ?
Grenoble 2040, est une démarche qui offre le temps et les moyens de se projeter dans des futurs souhaitables, individuellement et collectivement. Elle s’appuie sur une approche sensible et réaliste pour cultiver des espoirs lucides, pour dessiner collectivement un avenir désirable, et le construire ensemble.
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Tr.: ...
se départir du culte de la performance ... construire la robustesse ... paradoxe de l'anthropocène : les humains n'ont jamais autant été dans la nature mais jamais autant déconnectés d'elle ... bioéconomie circulaire, basée sur le carbone ... lowtechs ... citoyen co-acteur avec l'ingénieur ... Musk, l'ultraperformance toxique ... trump, symptôme a besoin de tout le monde ... mettre un pied dans la robustesse maintenant, de petits projets qui peuvent devenir dominants ... Grenoble, territoire pionnier ... fédération des territoires de robustesse ... ex Waloby Bruxelles ... révolution culturelle les émotions clé pour nous toucher. Vivre un moment d'arrêt ... émotion : le trouble, ce que cherchent un peu les artistes ... voire de sidération puis se poser des questions ... pour etre en dissonance ... les techniques de déprise sectaire, c'est ça, entrer en dissonance avec la secte. Ce trouble permet ensuite de créer du désir. Il peut faire peur. La vie, c'est le chemin, pas la destination. Que l'on connait, la mort ! L'émotion permet de vivre les fluctuations sur le chemin. C'est la robustesse.
... Comment disposer matériellement la salle et créer une ambiance sereine et propice aux échanges? Quelle préparation? Dans quel espace et ambiance?
Dans la pratique c’est très important et déterminant pour le processus de médiation » -Joëlle Dunoyer -( Extrait de https://www.linkedin.com/posts/joelle-dunoyer-mediation_perspectives-de-m%C3%A9diation-oodcast-live-activity-7224369245319569408-x4yY/
...
Tr.: ... liberté de disposer de la salle ... que ça reste agréable ... adaptation, agilité ... /avocats : neutres, venus comme conseils, sinon les mettre en 2ème rangée ... confidentiel ... on n'a pas besoin d'avocats ... les accueillir, contact direct avec les parties, comédiation, tables-rondes ... laisse les parties s'organiser ... ça n'est pas figé, ouvrir les fenêtres, etc ... médiation transformative ... lumière naturelle, couleurs pas criardes, pour la neutralité ... médiation de groupes ... casser les hiérarchies ... pas de table ... un cercle ... tableau blanc toujours au cas où, l'avoir sous la main ... ex. /délit sexuel ... préparation importante ... selon le degré de tensions ... ça peut changer ... salle bien aérée ... peu de parfum /musique de fond : non ... visuel le plus neutre possible ... café, eau, thé ... indicateur quand les parties se parlent en direct ... photo calmante ... bouger, ne pas rester statique, observer, prendre des notes, dehors ... avoir des mouchoirs si pleurs ... contexte autour de la salle (accès, bruit) envoyer un plan, préparer les personnes ... salle d'attente ... mettre à l'aise, rassurer, confiance ... ambiance la plus positive possible ...
S'inspirer de la Nature pour Vivre dans un Monde Incertain - Olivier Hamant - Sortie le 14 févr. 2025 / Metabolism of Cities
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... la fin de la stabilité de nos sociétés. Nous rentrons dans un monde turbulent où les crises se multiplient tant locales que globales, sociales qu’écologiques.
Pendant deux siècles nous avons essayé de répondre à ces crises en optimisant nos systèmes mais aujourd’hui il devient clair que cette même optimisation est responsable de notre perte de contrôle et du dérèglement des systèmes écologiques et sociaux.
Si nous devons enterrer le culte de la performance et de l’optimisation, quel est le nouveau projet de notre société ? Et que peut nous apprendre le vivant face à un monde fluctuant et incertain ?
Pour parler de ces sujets, j’ai le plaisir d'accueillir Olivier Hamant. Olivier est biologiste interdisciplinaire, chercheur à l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement et directeur de l’Institut Michel-Serres dans lequel il explore la nouvelle relation de l’humanité à la Nature.
🔷 SOMMAIRE
00:00:00 Introduction
00:02:05 Polycrise et mythe de la stabilité
00:12:43 Pourquoi la performance est fragile ?
00:28:02 La robustesse du vivant
00:43:03 Les fausses solutions des ultra-puissants
00:59:31 Comment créer des territoires robustes ?
01:10:43 Recommandations
01:12:30 Crédits
🔷 RÉFÉRENCES
🌾 Livres d'Olivier Hamant
00:00:58 Antidote au culte de la performance
00:01:01 La troisième voie du vivant
📖 Oeuvres citées
00:32:33 L'origine des espèces - Charles Darwin
00:33:50 La filiation de l'Homme - Charles Darwin
00:40:09 Substract - Leidy Klotz
01:11:28 Homo confort - Stefano Boni
🖋️ Sources
00:42:19 Santé mentale et voiture : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25152...
00:51:27 Convention citoyenne lyonnaise : https://jeparticipe.grandlyon.com/pro...
01:04:40 Tumulte, jeu créé par la Métropole de Lyon : https://millenaire3.grandlyon.com/dos...
01:06:06 LaRobustesse.org https://larobustesse.org
01:06:31 Robustesse.org https://robustesse.org
01:06:43 EPR Academy https://epr.academy
▶️ Épisodes mentionnés
00:04:11 Olivier Hamant (Sismique) • Performance, turbulences et robustess...
00:07:50 Carlos Tavares (Le Parisien) • [PODCAST] Comment Carlos Tavares est ...
00:40:00 Alexandre Monnin (Metabolism of Cities) • Comment démanteler les Infrastructure...
00:53:02 Matthieu Calame (Metabolism of Cities) • Sauver l'Agriculture avec l'Agroécolo...
01:12:24 Olivier de Schutter (Metabolism of Cities) • Pourquoi la Croissance Crée la Pauvre...
Tr.: ... Syndémie, terme de Barbara Stiegler et Richard Horton (Lancet), ex. avec la COVID, c'est le système qui lâche ... on quitte le monde de la moyenne (des fluctuations) pour celui des écart types (ces fluctuations deviennent plus intenses, plus fréquentes, moins prévisibles), on ne se concentre plus du tout sur la tendance, mais sur le bruit, l'écart. Ex. inondations de Valence en Espagne 29/10/24 : du jour au lendemain 400 l d'eau par m2 en quelques heures ... c'est imprévisible, impensable. Ça fluctue tellement qu'on ne peut pas imaginer ni prévoir. C'est l'étude, le maintien et l'amplification de l'incertitude. Le monde de la polycrise est surtout imprévoyable et imprévisible ... Objets supraliminaires (concept de Gunther Anders) ... La moyenne n'est plus le sujet. Sécheresses plus violentes inondation idem ... Grandes gelées précoces / tardives. C'est plutôt la marge autour de la moyenne qui va augmenter.
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CrowdStrike en juillet : une entreprise qui fait une erreur de mise à jour et tous les systèmes windows sont à plat !
un petit grain de sable fait sauter tous les systèmes ... cybersécurité : un monopole est fragile
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Canal de Suez, un gros bateau, une bourasque de vent, le bateau se met en travers, c'est bloqué pendant des jours, des mois ... tous nos oeufs dans le même panier ... Carlos Tavarès, taliban de la marge, ont brûlé toutes leur innovation, ont perdu la culture ... optimisation aveugle qui n'a plus de sens ... nous ne sommes plus dans un monde stable
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invention de l'agriculture ya 10 000 ans ... on a inventé la culture, on a sécurisé dans une forme d'abondance locale, forme de sécurité alimentaire ... productivité et performance, on n'a fait que continuer ... Renaissance, Colonisations, mécanisation au 19ème siècle (charbon, pétrole), on a tapé dans toutes les ressources disponibles, bref, on a déstocké au 20ème siècle très rapidement, donc abondance de ressources Et on arrive au bout de ça. Pas par manque de ressources (ya encore plein de pétrole, etc) mais à cause de l'effet boomerang, ce n'est plus viable, ni vivable. À moins d'être suicidaire, on ne peut plus continuer.
ÇA N'EST PLUS ABONDANT NI STABLE
C'est un mythe, ça a marché jusque là sans trop d'externalités négatives. Onétait dans l'ère des nouvelles frontières, on est rentré dans l'ère des rétro-actions. Aller sur Mars est un suicide, c'est une planète morte. À un moment, la croissance n'a aucun sens.
OPTIMISATION, PERFORMANCE = SOMME DE L'EFFICACITÉ (atteindre ses objectifs) ET DE L'EFFICIENCE( minimum de moyens) ex KPI (Key Performance Indicators).
L'optimisation est l'augmentation des performances ex plus vite, moins cher.
IL FAUT QUESTIONNER LA PERFORMANCE
Tout le reste sont des symptômes de la performance.
Ex. à l'université, j'ai un facteur H, facteur d'impact, classement de Shangaï ... ça pousse à publier plus, plus vite, donc la planche est de plus en plus savonnée. Ex. université de Saclay où on a mis tout sur un territoire pour enfin que la France soit dans les top 20. Mais le négatif, on forme l'élite de la nation sur un territoire perdu. C'est la loi de Goodhart (quand une mesure devient un objectif, elle cesse d'être une mesure fiable).Ça devient contre-productif.
Addage "celui qui a atteint son objectif a manqué tous les autres" !
Un sportif qui veut vraiment gagner va détruire son corps soit en travaillant trop, soit en se dopant, etc.
Avec un indicateur de performance, qu'est-ce que je fragilise ?
C'est une loi systèmique indépendante du système (fourmilière, humains, etc).
C'est culturel d'être conscient ou non des arbitrages. On ne voit le monde que par l'optimisation.
Pourquoi ?
Ex. arriver plus rapidement...
La destination, on la connaît, il n'y aura pas de survivants !
Ça revient donc à mourir plus vite...
Il ne s'agit pas d'annuler la performance : pompiers, médecins, utiles.
Mais pas tout le temps.
Des êtres vivants en environnement riche et stable, font de la performance. C'est l'abondance qui le crée !
Et aussi le pouvoir, le fait que les humains inventent l'écriture. Ça a été utile mais aggravé le pb car on peut spéculer sur la performance.
Le modèle économique libéral (Friedrich Hayek, Milton Friedman, William northaus) disait que l'optimal de température sur terre était de 3,5°C !
C'est l'économie dominante, enseignée dans toutes les écoles de commerce. Et DÉLIRANTE !
A intégré le mythe et en a fait une science !
Autre ex. dans le vivant : les Cirripèdes (monographie de Charles Darwin) une est parasite de la peau de requin. Il meurt avec lui !
Autre ex. le Bloom algal, bactérie des algues pullulent, prolifèrent, monobloc, mais les nitrates épuisés, ya plus rien... Effondrement.
La stratégie d'optimisation est donc parasitaire.
Courtermisme, rapport au temps, donc ouvrir le temps long est un piège. Par manque de temps, il faut se reconnecter à son espace.
Les êtres vivants le font depuis toujours !
LA ROBUSTESSE DU VIVANT
Capacité à se maintenir malgré les fluctuations. Et à long terme, maintenir se viabilité malgré les variations.
COMMENT ? car ils NE SONT PAS PERFORMANTS !
La sous-performance nourrit la robustesse. Ex. le couteau suisse plus lourd mais...
Il y a donc un axe robustesse/performance.
La survie est le produit des marges de manoeuvre.
On peut ne pas se nourrir pendant 15 jours, nos yeux au repos, etc.
Darwin parlait de préservation, pas de sélection naturelle.
Il faut de l'hétérogénéité, c'est du laboratoire.
Il y a un moment de performance du lion, le reste du temps non.
C'est un équilibre.
7 PRINCIPES DE LA NATURE :
lenteur, inefficacité, hétérogénéité, incohérence, incertitude, redondance, inachèvement.
C'est plus joyeux.
Le chemin de traverse, on rencontre du monde, c'est le système d.
...
Ajouter un élément est le contraire.
Modifier les interactions change la trajectoire, éducation aux interactions après avoir déconstruit.
Ex. la voiture électrique non : augmenter le nombre de voitures partagées, crée des emplois, du lien social, du covoiturage, etc Car une voiture à l'arrêt 95% du temps.
BIAIS D'ADDITIVITÉ
Cf Substract libre de Leidy Klotz
Cesser d'ajouter dans un monde instable... c'est systémique.
Le taux de circularité de l'économie chute. Donc d'abord enlever le linéaire pour changer le circulaire.
LA ROBUSTESSE DOIT ÊTRE GLOBALE sinon elle empire la chose
économique, humain, etc
Marcher, transp en commun -> augm santé mentale.
LES FAUSSES BONNES SOLUTIONS :
l'IA, les algorithmes, c'est comme un alien ! Qu'est-ce qu'on en fait à notre service ou non ?
Le positif, la sérendipité. Ex. contenus inconnus au service de la robustesse. C'EST TOUT.
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révolution culturelle ... à ce niveau de centralisation, c'est très fragile ... initiatives locales ... on va voir les ultra-performants tomber car ils sont ultra-fragiles ... les plus robustes vont survivre ... c'est une garantie ... polyactivité comme le mouvement des slasheurs ... la sécurité sociale ... le salaire attaché à la personne Bernard Friot (salaire à vie), Maurice Thorez ... qui a fait tourner la société ? le service public ... le soin, le social, les coopératives ... Olivier Bouche ... stress-test ... Wallonie a acté que le monde est fluctuant ex délais le plus fiable fiabilité ... Grenoble, Lyon ... concept transversal ... Jeu Tumulte ... gros stocks ... larobustesse.org de Gatien Bataille, Laurent Marseault et Olivier Hamant ... joie ... retourne à sa recherche sur les plantes.
Annecy : se poser les bonnes questions.
/Résilience (capacité à se maintenir, s'adapter et se transformer dans un mond dynamique) Carl Folke Stokholm, sa première étape, c'est la robustesse !
Meilleure chance de créer du progrès ...
Agorakit est un logiciel collaboratif de travail en équipe - Fabriqué avec soin en Belgique
En créant des groupes, les participants peuvent discuter, fixer des dates, partager des documents et tenir tout le monde à jour.
... forum, un calendrier, un gestionnaire de fichiers, un outil de cartographie et de notification par email.
Agorakit est un logiciel libre en constante évolution.
...
utilisé depuis 2015 par plusieurs mouvements d'envergure, tels que le Réseau Transition. Des milliers d'associations, d'écoles, de groupes informels l'utilisent également à travers le monde sur l'Agora partagée.
...
licence AGPL
...
Hébergement infogéré
...
info@agorakit.org
...
Où est hébergé Agorakit?
En France, chez Alwaysdata, hébergeur + qui a des valeurs (transparence, green-it, open source).
... propose une sauvegarde quotidienne sur 30 jours.
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?MzX4Ug
énergie aussi nucléaire :-(
Microbiome https://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiome
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est l'« aire biotique » du microbiote, le mot microbiote désignant ici les espèces autrefois regroupées sous le terme « microflore », c'est-à-dire celles qui prédominent ou sont durablement adaptées à la surface et à l'intérieur d'un organisme vivant. Wikipedia (FR)
Ce terme est introduit en 2001 par le généticien et microbiologiste américain Joshua Lederberg pour intégrer la notion d'une communauté écologique comprenant symbiotes, commensaux et pathogènes partageant l'espace corporel humain, dans le but de reconnaître leur fonction de déterminants de la santé et de la maladie2.
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d'après Pascale Cossart « on parle de "microbiote" pour désigner l'ensemble des espèces microbiennes présentes dans un environnement, et de "microbiome" quand il s'agit de l'ensemble des gènes présents dans ce microbiote »3.
Concepts scientifiques mobilisés
Le microbiome est l'expression des conditions écologiques de ces milieux (température, pH, teneurs hormonales, en graisses, en protéines, exposition aux UV, absence de lumière, type de muqueuse, etc.), conditions auxquelles vont répondre les communautés microbiennes en cause, individuellement et/ou collectivement, et qu'elles peuvent modifier ou entretenir à court et moyens termes, mais aussi sur le long terme, c'est-à-dire celui de l'évolution, ou plus précisément de la coévolution du microbiote avec ses hôtes.
... embrasse les notions de communauté microbienne, de biodiversité microbienne (en nombre d'individus, les microbes sont les organismes les plus nombreux sur terre4), d'écologie microbienne et d'interactions durables et fonctionnelles entre micro-organismes, entre eux et l'organisme, ou entre eux et différents organes (allant du simple commensalisme jusqu'à la symbiose, endo- ou ectosymbiose).
Il a, de plus en plus, aussi des bases génétiques. Par extension, le microbiome peut également désigner la somme des génomes des micro-organismes vivant dans ou sur un organisme animal ou végétal (hors état pathologique). Un séquençage collectif de ces organismes est possible (métagénomique), applicable à un écosystème complet5.
Cette notion est issue du concept de commensalisme théorisé par Pierre-Joseph van Beneden durant la seconde moitié du XIXe siècle6.
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- Stéphane Blanc, Gilles Boëtsch, Martine Hossaert-McKey et François Renaud, Écologie de la santé, Le Cherche midi, 2017 (ISBN 9782749154251), p. 184.
- (en) Joshua Lederberg et Alexa T. McCray, « 'Ome sweet 'omics : a genealogical treasury of Words », Scientist, vol. 15, no 7, 2 avril 2001, p. 8 (lire en ligne [archive], consulté le 8 décembre 2021).
- Cossart 2016, p. 90.
- Yeoman, C.J.; Chia, N.; Yildirim, S.; Miller, M.E.B.; Kent, A.; Stumpf, R.; Leigh, S.R.; Nelson, K.E.; White, B.A.; Wilson, B.A.(2011) Towards an Evolutionary Model of Animal-Associated Microbiomes [archive] ; Entropy 2011, 13, 570-594 (résumé [archive]), article publié en licence CC-BY-SA
- « Définition | Microbiome [archive] », sur futura-sciences.com (consulté le 8 décembre 2021).
- Brice Poreau, Biologie et complexité : histoire et modèles du commensalisme (Thèse de doctorat en Histoire, philosophie et épistémologie des sciences, des techniques et des technologies), Lyon 1, 4 juillet 2014 (lire en ligne [archive]).
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Christophe Cassou @cassouman40
Les aléas météo dopés par le CO₂ qui s'accumule dans l’atmos, et aux conséquences sans précédentes, peuvent toucher toutes les régions du monde, même ajd avec un réchauffement de 1.3°C.
Des limites a l'adaptation existent; le déni de notre vulnérabilité se lève...de force.
Fil🧵
Citation
Sébastien Brana @SebastienBrana · 19 oct.
Vidéo (rare, me semble-t-il) montrant la formation d'un embâcle sous le pont de la commune de Limony (07), entrainant quasi-instantanément le débordement de la la rivière (La Limony) sous la forme d'une "vague" si souvent décrite par des sinistrés.
Source Facebook Météo Pilat 42
Vidéo intégrée
8:05 PM · 19 oct. 2024 · 29,8 k vues
- 16h L’adaptation est indispensable mais doit être menée en synergie avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre (atténuation).
La réussite de l'adaptation est conditionnelle au succès de l’atténuation car il existe des limites dures, irréversibilités, points de rupture...
2/ - 16h Sans atténuation, l'adaptation ne peut contenir les risques: de facto, elle est souvent rassuriste.
Dans le moment politique actuel, un très grand nombre d'acteurs s'est emparé du cadre de l'adaptation & le manipule/détourne allégrement par clientélisme politique/électoraliste
3/ - Chaque ⅒ de degré additionnel rend l'adaptation +complexe car tous les risques entraînant une insécurité croissante dans tous les secteurs (sanitaire, alimentaire, sociale et politique) augmentent simultanément.
Ils ne s'additionnent pas mais se renforcent mutuellement.
4/
Image - L’adaptation reste souvent incrémentale, locale ou limitée à un segment d’activité. L’écart entre planification & mise en œuvre continue de se creuser & les acteurs publics & privés restent mal préparés.
La France fait des rapports mais n’implémente pas ensuite [#GIEC chap13]
5/
Image - L'adaptation doit aussi se faire en synergie avec la protection du "non-humain"/biodiversité. Les solutions fondées sur la nature sont très efficaces avec des convergences pour la biodiversité mais leur efficacité se réduit avec chaque ⅒ de réchauffement.
6/ - Les risques principaux ont été évalués sur l'Europe dans le dernier rapport du #GIEC Groupe 2 - Chapitre 13. Leur évolution en fonction des niveaux de réchauffement est connue et claire. Personne ne peut dire qu'il ne sait pas.
7/
Image - Regarder dans le rétroviseur pour l'adaptation & gestion de risque est gage d’impréparation. Raisonner en temps de retour n'est pas pertinent en climat qui change pour l'adaptation. Une crue centennale n'est déjà plus centennale aujourd'hui mais cinquantenale voir décennale
8/ - Ex. des canicules: l’été 2022 impossible il y a un siècle, est un événement de temps de retour ~décennal aujourd'hui mais on le vivra une année sur deux vers 2050, c'est a dire la norme. Voir le 🧵sur l’impossibilité future d'organiser des JO d’été en 🇫🇷
9/
Citation Christophe Cassou @cassouman40 · 29 juil.
Considérant la trajectoire actuelle des émissions, c'est probablement la dernière fois de l'Histoire que Paris organise des #JeuxOlympiques en été
Spoiler:🥇#canicules
Un🧵fil voyage dans le temps en suivant non plus la Seine mais la course du réchauffement!👇
Prêt? Partez!
1/
... - Pour l'adaptation, se focaliser sur l’aléa (qte de ⛈️, record de tempé, etc.) occulte les dimensions exposition/vulnérabilité et dynamique sociale du risque. L'adaptation doit inclure l'ensemble des dimensions vers plus de justice et d'équité face a une insécurité croissante
10/ - Le cadre de l'adaptation (accès et prise de décision) doit être transparent, inclusif, partagé dans la coopération, la prise en compte des capacités d'agir différentiées, etc. pour éviter la maladaptation qui verrouille les options d’atténuation & a terme renforce les risques
FIN
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L’unité est prête à s’emparer d’une vaste gamme de thèmes liés à toutes les formes de médiations dans l’espace des sociétés. Le nom de l’unité renvoie aux formes les plus diverses et le plus larges des mises en relations. Par son étymologie même, il fait directement écho à tous les milieux et tous les environnements et à la place des femmes, des hommes et des sociétés.
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La MÉDIANCE, le concept popularisé par Augustin Berque (emprunté au fûdosei de Tetsurô Watsuji) peut éventuellement être mobilisé. Il renvoie à l’idiosyncrasie d’un certain milieu, c’est-à-dire la relation d’une société à son environnement.
Les patrimoines, la patrimonialisation et les trajectoires patrimoniales, les paléoilieux et les environnements de l’anthropocène sont particulièrement étudiés. C’est aussi le cas des circuits productifs et distributifs, de l’alimentation et des MÉDIATIONS sociales et culturelles qui lui sont associées.
Les différentes formes de MÉDIATIONS et d’INTERMÉDIATIONS autant que les processus et les politiques de REMÉDIATION sont abordés de façon concrète et appliquée, notamment dans le contexte de l’urbanisation.
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Des paléo-écosystèmes à ceux de l’anthropocène, de la géo-archéologie aux contextes actuels de l’urbanisation généralisée et des différentes formes de mondialisation, la fabrique des paysages s’inscrit dans des processus cumulatifs et dans des dynamiques complexes et en INTER-RELATIONS.
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La notion de MÉDIATIONS est de fait omniprésente. Les individus autant que les sociétés, les regroupements familiaux autant que les collectifs (fondés sur des appartenances territoriales, des métiers et des savoir-faire, ou encore le partage d’une ou de plusieurs ressources) assurent des transactions entre eux et avec leurs environnements ; ils évoluent ensemble et avec eux. Milieux et environnements sont
ainsi co-construits.
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coprésence dans un lieu (sociabilité de la pratique collective) ... La prégnance des internets et des réseaux sociaux vient complexifier en dotant les individus d’une projection continue dans de multiples lieux faisant passer du régime de double absence à celui des présences multiples et venant fortement renouveler le débat sur la participation effective à ce qu’est la vie en société.
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L’INTÉGRATION DE l’UNITÉ DE RECHERCHE MÉDIATIONS
DANS LE PROJET DE L’ÉTABLISSEMENT SORBONNE UNIVERSITÉ
ET DE LA FACULTÉ DES LETTRES
... objectif d’être au coeur ... Parce qu’elle est par définition une science à l’interface de plusieurs disciplines, la Géographie ... construction d'une société post-COP21 ... futur Institut de la Mer. ...
La Gouvernance de l’Unité
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LE LABORATOIRE JUNIOR DE MÉDIATIONS
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Accompagner et accélérer vos projets au service d’un numérique inclusif
Fort de notre expertise en matière de projets alliant numérique et innovation sociale, nous accompagnons les structures à chaque étape de leur développement. De l’émergence, au passage à l’échelle, jusqu’à l’évaluation, nous saurons vous conseiller dans la mise en oeuvre de stratégies et de projets à fort impact social au service d’un numérique inclusif.
Accompagnement au stade de l’incubation
Nous accompagnons l’émergence de vos projets d’innovation sociale et numérique dans le cadre de dispositifs d’incubation spécifiques développés en partenariat avec ATIS.
Vous êtes au stade de l’idée et vous souhaitez être accompagné ? Vous souhaitez développer une nouvelle activité d’inclusion numérique au sein de votre structure déjà existante ? Bénéficiez d’un accompagnement par l’incubateur « innovation sociale » qui soutient également les projets d’inclusion numérique !
Accompagnement au changement d’échelle
Vous avez développé une solution efficace répondant aux enjeux de l’inclusion numérique et vous souhaitez être accompagné pour définir votre stratégie de développement ou de changement d’échelle ?
Nous vous conseillons et vous accompagnons sur tous les aspects de votre projet – stratégie, financement, opérationnel – afin de maximiser son potentiel et son impact en faveur des personnes en difficulté avec le numérique.
#Essaimage #Diffusion #Financement
Transfert de savoir-faire entre pairs
Vous souhaitez bénéficier d’un partage d’expérience et d’un transfert de compétences par le porteur d’un projet d’inclusion numérique que vous envisagez de développer au sein de votre structure ?
Nous vous proposons de mobiliser le dispositif « Transfert de savoir-faire » afin de définir avec vous et de financer un accompagnement sur-mesure réalisé par un acteur de terrain qui vous partagera sa compétence et ses connaissances.
#Expertise #Partage #Valorisation
Conseil, formation, évaluation
Nous proposons aux acteurs territoriaux, collectivités locales et opérateurs de services publics, de les accompagner pour répondre aux enjeux de l’inclusion numérique sur leur territoire.
Vous souhaitez être accompagné pour la définition, la mise en oeuvre ou l’évaluation d’une stratégie d’accompagnement au numérique de vos publics ? Contactez-nous !
#Territoires #Co-construction #Passnumérique
Qui sommes-nous ?
Un Hub territorial pour un numérique inclusif
HUBIKOOP est un des 11 lauréats de l’appel à projets « Hub territorial pour un numérique inclusif » de la Banque des Territoires et de l’Etat via la Mission Société Numérique. Notre équipe est basée à Bordeaux et nous intervenons sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
Plus d’informations sur l’appel à projets
Les Hubs territoriaux sont des structures intermédiaires dont le rôle est de renforcer les actions d’accompagnement au numérique en appuyant les collectivités locales, les acteurs de terrain, les opérateurs de service public ou encore les entreprises souhaitant s’impliquer sur la thématique.
Un partenariat à l'origine de HUBIKOOP
Face à la nécessité d’apporter des réponses à grande échelle aux besoins des citoyens en difficulté avec le numérique, ATIS et Médias-Cité se sont associés en joignant leurs expertises respectives de création et d’accompagnement d’entreprises répondant de manière durable aux besoins des territoires, et de conception de projets visant à rendre possible l’appropriation du numérique pour le plus grand nombre.
Après une période d’incubation au sein de ces deux entités, Hubikoop est aujourd’hui une Société Coopérative d’Intérêt Collectif à part entière !
- ATIS accompagne depuis 2010 l’émergence et le développement d’entreprises socialement innovantes : recherche de réponses nouvelles, pérennité du modèle économique, création ou maintien d’emplois, aide à l’implantation. Sont ciblés les projets à fort impact social et économiquement pérennes, créateurs d’emplois.
- Médias-Cité est une coopérative d’intérêt collectif (SCIC) spécialisée depuis 1998 dans la conception et l’appui d’actions et de projets en faveur de l’innovation sociale et numérique. Elle ambitionne de faire que le numérique soit accessible au plus grand nombre et que tous les citoyens puissent se saisir des opportunités qu’il offre.
Une Equipe
- Clément Dulude, Directeur du développement
Après un cursus en management et deux ans passés à la Caisse des Dépôts dans le financement de projets d’intérêt général et d’aménagement du territoire, Clément s’est spécialisé sur les questions d’innovation sociale et de financement de l’économie sociale et solidaire au sein de la Direction Générale du Trésor pendant trois ans.
Il a rejoint Hubikoop à son lancement pour impulser son développement en Nouvelle-Aquitaine. - Clélie Albert, Chargée de développement territorial
Suite à des études en management et des premières expériences dans le domaine du conseil, Clélie se tourne vers le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire local dans lequel elle évolue depuis 2014. Après 3 ans au sein de la Ruche Bordeaux, tiers-lieux et incubateur dédié à l’innovation sociale, elle rejoint Bibliothèques Sans Frontières pour coordonner le programme Voyageurs du Numérique en Nouvelle Aquitaine.
Elle intègre l’équipe d’Hubikoop en Octobre 2019 en tant que chargée de développement territorial afin d’accompagner les territoires au plus près du terrain. - Emilie Peytavin, Chargée d’accompagnement
Emilie a suivi une formation en droit, sciences sociales et économie et s’est spécialisée en aménagement du territoire et développement local. Elle a été responsable d’une association de déménagement solidaire puis a travaillé à la CRESS Nouvelle-Aquitaine sur la lutte contre les discriminations dans l’ESS et l’accompagnement de dynamiques régionales d’utilité sociale avant de rejoindre l’équipe d’ATIS qui œuvre pour l’émergence et le développement d’entreprises socialement innovantes.
Elle a rejoint Hubikoop à son lancement pour travailler sur la question des modèles économiques de l’inclusion numérique et des besoins des territoires en la matière.
Des soutiens
Dans le cadre de l’appel à projets « Hubs territoriaux pour un numérique inclusif », HUBIKOOP est soutenu par la Banque des Territoires, l’Etat via le programme Société Numérique, ainsi que le Fonds Social Européen et la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du Programme Opérationnel Ex-Aquitaine 2014-2020.
Propriétaire du site
Médias-Cité
Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC SARL)
87 Quai des Queyries – 33100 Bordeaux
Enregistrée au RCS de Bordeaux sous le numéro 422 082 602 00042
Connu / https://pretalx.jdll.org/jdll2023/talk/MAFWTX/
*Ndlr : quel sens "une société numérique" ?? Q
"Et si les morts pouvaient aider les vivants à transformer le monde ?", nous invite à penser Vinciane Desprets, dans son nouveau livre, "Les Morts à l'oeuvre". Revivre en travaillant moins, c'est l'utopie réaliste à laquelle nous convie Hadrien Klent, puisque "La vie est à nous"...
Avec
- Vinciane Despret Philosophe, professeure à l’université de Liège
- Hadrien Klent Écrivain
Vinciane Despret
Et s’ils étaient toujours là ? Dans les notes d’une musique, un jardin perpétuellement fleuri, une sculpture ? Et si nos morts, à travers la médiation d’une œuvre d’art créée en leur souvenir, avaient le pouvoir de nous faire bouger, nous transformer, nous augmenter, peut-être, même de changer le monde ? C’est la thèse de notre première invitée ce soir : la philosophe Vincianne Despret, dans son dernier ouvrage, Les morts à l’œuvre (La Découverte, 2023).
Hadrien Klent
Libérer les humains du travail, c’est la proposition d’Emilien Lelong, économiste fictif imaginé par Hadrien Klent dans son roman, Paresse pour tous (2021). Après le succès de ce premier tome, l’auteur revient avec La vie est à nous (2023) pour appliquer le programme de son héros devenu Président de la République. Il imagine un monde nouveau dans lequel la notion de « coliberté » remplace celle de « paresse », un monde où la durée légale de travail est passée à quinze heures hebdomadaires…sans que le pays ne s'effondre ! Convaincu qu'un modèle alternatif est possible, Hadrien Klent affirme qu’une utopie politique peut bel et bien être réaliste et nous explique pourquoi.
Chroniques
- Pierre Schneidermann de chez KONBINI nous emmène faire un tour sur Youtube, où se déroule une petite révolution quant au doublage automatique des vidéos... Fini les sous-titres ?
- Et Emmanuelle Vibert de la revue WE DEMAIN nous parle de ces médecins «ambulants» qui vont rejoindre la «flotte de services itinérants» qui sillonnent de nouveau nos régions suite à une annonce d'Elisabeth Borne en juin dernier.
Chroniques
- Comment les morts peuvent-ils augmenter la vie ?
- Et si les morts pouvaient aider les vivants à transformer le monde ?
- Comment les morts peuvent-ils augmenter la vie ? Comment peuvent-ils nous aider à trouver notre place, à transformer nos liens, nous faire voyager, enquêter et pourquoi pas transformer le monde ? C’est la thèse la philosophe Vincianne Despret. Des idées pour un monde nouveau 9 min
Clés Sciences et Savoirs Philosophie Vinciane Despret