Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui avançait à contre-courant - Documentaire Politique - 2KF - 18 oct. 2026 / Totems et Tabous
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Jean-Luc Mélenchon est perçu par les uns comme le sauveur de la gauche, l’héritier de Jaurès et de Mitterrand. Les autres le présentent comme la réincarnation de l’homme au couteau entre les dents, au mieux Robespierre, au pire Attila. Gérard Miller est allé le voir et lui a dit : « Je vais réaliser un film sur vous. Je vous écouterai vraiment, mais vous, vous répondrez à toutes mes questions et vous me laisserez filmer ce que je veux, sans qu’aucune porte ne me soit fermée. » Mélenchon a accepté et le résultat est un étonnant portrait, très différent de ce que les médias donnent habituellement à voir de celui pour qui 20% des électeurs ont voté en 2017.
"Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui avançait à contre-courant"
Réalisé par Gérard Miller et Anaïs Feuillette
© MORGANE x DEUX CAFES L'ADDITION - 2017
indexé à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?pwTa3g
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un discours à la Braderie de Lille, le 5 septembre 2026.
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting aux #AMFIS2026 à Valence, le 23 août 2026.
Retrouvez la version accessible aux personnes sourdes et malentendantes (vélotypie et LSF) ici : https://youtube.com/live/k_EnPQyVYLs
Tr. ...
Louis Boyard, députe du Val-de-Marne ... / parrainages des maires pour permettre à JLM de pouvoir se présenter ...
Shéhérazade Bentorki, députée du Nord / parrainages citoyens ... La Nouvelle France
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Rébecca Chaillon, Performeuse, metteuse en scène et autrice ...
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Pierre Lemaitre, romancier et scénariste ... la gestion comptable a remplacé la gestion républicaine ...
20:00 Marie Chureau, activiste écologiste qui prône la désobéissance civile ... mob le 29/9 pour se tenir au côté des pompiers ... 17 personnes mortes à la rue cet été alors qu'on nous avait annoncé plus jamais de morts dans la rue ... l'écologie doit être anticapitaliste, antiraciste, antifasciste. LFI au pouvoir c'est le moratoire sur les mégabassines, les autoroutes, le mégacanal, les fermes-usines et tous les mégaprojets capitalistes qui détruisent les terrotoires et les vies. Voter ça suffit pas. On a toujours milité, on continuera de militer parce que le pragmatisme écologique aujourd'hui c'est non seulement mettre fin à l'artificialisation des sols mais aussi reprendre directement la terre à l'agro-industrie. C'est non seulement respecter la vie des enquêtes publiques mais c'est aussi organiser démocratiquement l'aménagement du territoire. C'est évidemment sortir des énergies fossiles mais aussi et surtout revoir nos systèmes de production et de consommation pour ne pas faire imposer les conséquences de nos transitions aux populations des suds à travers l'extractivisme néocolonial. C'est bifurquer d'urgence pour éviter la destruction inévitable du vivant. Mais surtout aussi poursuivre l'aspiration révolutionnaire pour socialiser la terre. Alors, comptez bien sur nous pour vous accompagner mais aussi vous déborder et même vous secouer s'il le faut. René Dumont, premier candidat écologiste disait "il n'y a qu'un choix à faire, c'est l'écologie ou la mort." Nous en sommes là. Nous sommes arrivés à ce moment. Soit on choisit la défaite de la gauche et de l'écologie, soit on se range derrière la victoire face à l'extrême droite. J'espère sincèrement que toutes les personnes qui se préoccupent des questions écologiques après l'été qu'on a passé, que les militants écologistes qui doutent encore, le comprendront. On est à un moment crucial de bascule. Il va falloir qu'on aille tous ensemble dans la même direction pour arracher cette victoire. Ya mille façons de se mobiliser dans cette campagne. Alors, rejoignez les groupes d'action, les luttes locales écolo, féministes, antiracistes, lgbt, antivalidistes. Et on ne lâche rien jusqu'à la victoire !
...
Vous sentez cette force. Et bien nous la tenons au fait que nous sommes plus de 10 000 aujourd'hui. Et c'est pas fini. Vous vous redonne rendez-vous :
- le 6/9 à la braderie de Lille
- à la fête de l'humanité
- puis le 11/10 à Clermont-Ferrand pour un grand meeting.
Notre dernier invité. Faites du bruit pour la sixième république qui rendra enfin le pouvoir au peuple. Une république qui ??? un droit fondamental ... une voix indépendante au service de la paix et du respect du droit international partout et pour tous les peuples ... nous sommes des millions. Nous allons faire la liberté, l'égalité et la fraternité. Nous allons gagnerrrr !
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JLM
... tout changer dans nos manières de vivre, de produire et d'échanger ... planfication écologique, exigence de survie ... une garde régionale de la sécurité civile constituée par conscription ... la solidarité populaire ... l'entraide et de nouvelles dispositions citoyennes de la société ... écorégions, base avec la commune ... maîtriser les cycles longs du vivant. Le temps court la dictature du ??? ... faire cesser le saccage des biens communs ... pas de régression par rapport à la loi nationale ... la santé des populations dépend avant tout de la santé de l'environnement ... nous sommes tous empoisonnés ... prévention ... pollution de l'air liée à la présence de particules fines dans l'air 40 000 morts / an ... 9,6 milliards d'€ d'économies ... loi Duplomb poison ... changer la nature de l'État ... créer l'état écologique qui s'appuiera sur les écorégions ... le marché partout, la pagaille, la discrimination, la facturation électronique obligatoire via les services privés ... les ultrariches refusent de prendre leur part au bien commun ... qu'ils s'en aillent tous ! ... le copinage politique n'est pas une compétence professionnelle ... un état impartial ... du préfet au guichet ... RIC, référendum révocatoire ... plutôt Hitler que le Front populaire ... ils votent d'une seule voix ... ce qui compte, c'est le nombre d'électeurs ... la rupture programmatique et gouvernementale doit être claire ... la France au pied du mur ... chacun pour soi ou tous ensemble ... libres dans un pays libre. ... Un jour nouveau sur le monde qui et attendu de la France.
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Avec le documentaire « Le chemin de la victoire », nous vous proposons d’entrer dans les coulisses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, avec des images inédites. Vous y découvrirez, épisode après épisode, toute une partie du travail collectif réalisé pour faire vivre cette campagne et remporter la victoire en 2027.
Parrainez sa candidature à l'élection présidentielle 2027 sur : melenchon2027.fr
Ndlr : JLM donne à voir un autre visage de lui que celui des médias dominants. Valoriser ACT
Publié Il y a 3 jours • 103 vues
Après sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle 2027, #JeanLucMélenchon a consacré sa première conférence de presse à la présentation du projet élaboré par #LFI pour un redécoupage du territoire français en #écorégions. Le principe directeur de cette nouvelle géographie administrative est en rupture avec les logiques de gouvernement actuelles : il s'agit de la transition écologique. Pour en parler, #JulienThéry reçoit #ClaireLejeune, co-responsable du département de la planification écologique à l'Institut La Boétie et députée LFI de l'Essonne.
Pour une République écologique, JLM propose de remplacer les régions actuelles par 13 éco-régions.
La question de la planification écologique, explique Claire Lejeune, a été totalement négligée par les gouvernements successifs au cours des dernières décennies, malgré toutes les prévisions des experts sur les effets du changement climatique. L’impréparation manifeste d'Emmanuel Macron et de ses ministres face aux méga-feux de Gironde en donne un exemple frappant parmi d'autres. Les dirigeants actuels ont la ferme intention de maintenir coûte que coûte (pour les populations) les vieilles orientations politiques exclusivement tournées vers la croissance économique en termes de PIB et de bénéfices des investisseurs. Cette logique très éloignée de l'intérêt du plus grand nombre et désormais clairement suicidaire présidait au découpage régional qui fut institué en France dans les années 1950 et reconduit jusqu'à la réforme Hollande entrée en vigueur en 2016, cette dernière visant seulement à réaliser des économies (ce qu'elle a échoué à faire) en faisant passer le nombre des régions de 22 à 15.
L’idée de refondre le découpage régional de l’administration française pour créer des éco-régions correspond à une philosophie du rapport à l’environnement. Tradition du bio-régionalisme, née aux États-Unis dans les années 1970 dans les milieux écologistes radicaux.
Idée d’un découpage non pas surimposé dans une logique de domination politique du centre sur l’ensemble du territoire, conçu au fond comme une périphéries dominée, une province, mais conditionné par les conditions naturelles, le cadre de vie. Cela va jusqu’à remettre en cause le cadre national, auquel on substitue des éco-nations.
Remise en cause de la logique productiviste, extractiviste, fonctionnaliste.
Cela peut aller avec l’idée d’autarcie. Problème aussi du rapport à l’immigration. Cela peut être un projet réactionnaire centré sur une idée de l’enracinement identitaire.
Élément central : la prise en compte des bassins versants, id est des ensembles délimités par les lignes de partage des eaux, draînés par un réseau de cours d’eau organisé autour d’un fleuve principal. Au départ, la question de la gestion des ressources naturelles, et d’abord de l’eau. Les « Agences de l’eau » françaises, anciennes « agences de bassin » sont réparties selon ce critère régional. Donc la nouvelle organisation régionale serait structurée par une donnée naturelle essentielle, le bassin-versant et non plus par la polarisation autour d’une « métropole d’équilibre » comme c’était l’idée depuis la création des régions françaises sous De Gaulle à la grande époque de l’aménagement du territoire. En 2016, la refonte des régions avec leur agrandissement avait diminué la polarisation autour d’une métropole historique.
Donc rupture avec les logiques métropolitaines d’organisation du territoire autour d’un centre urbain polarisant ? La logique régionale était jusqu’ici celle de bassins économiques (métaphore du bassin) et non bassin-versants (bassin hyrdrique littéral). Au principe directeur économique se substitue un principe biorégional écologique. Ceci avec pour objectif la transition écologique.
Visibilité Publique
Publié originellement 02/08/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
LangueFrançais Étiquettes
Durée 38min 59sec
Commentaires désactivés
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion de la fête du 14 juillet à Paimpont avec Mathilde Hignet, le 14 juillet 2026.
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Jean-Luc Mélenchon s'est rendu au salon Vivatech à Paris, le 19 juin 2026.
Connue / https://bsky.app/profile/albertromuald.bsky.social/post/3mqgwqzjcs22f
"
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
Cette tribune, "Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon" vous aussi vous pouvez la signer, c'est ici
framaforms.org/signataires-...
Signataires de la tribune le rural en commun | Framaforms.org
framaforms.org
12:10 · 12 juil. 2026
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RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Visuel de la tribune "Le rural en commun"
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon
Les commentaires médiatiques et les sondeurs de pacotille enferment les habitants des campagnes de France dans le rôle de soutiens inconditionnels et aveugles à l’extrême droite.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
C’est absolument faux. Si ns, habitant·es, élu·es, syndicalistes, militant·es politiques, associatifs et
citoyen·nes, constatons la libération sans filtre de la parole et des actes racistes, encouragée par la lâcheté de nombreux responsables politiques de ts bords, nous refusons de nous y résigner.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les leaders de la droite et de l’extrême droite, incarnés dans la ruralité par le patronat, les notables et les agri-managers, trouveront toujours sur leur chemin les ruraux héritiers des révoltes paysannes de 1789 et des maquis de la Résistance,
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
prêts à dresser des barricades pour nos libertés et la
démocratie, prêts à défendre les conquis comme notre système de protection sociale.
A la campagne comme en ville, la nouvelle France est aussi là.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Familles monoparentales, retraité·es isolé·es, travailleurs et travailleuses immigré·es, saisonniers et saisonnières, travailleurs et travailleuses précaires, jeunes plus diplômés que jamais : la société rurale a profondément changé
ces cinquante dernières années, elle est à l’image de la société.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les mobilisations des gilets jaunes nous l’ont montré par leur diversité et leur engagement.
Dans le même temps, les inégalités sociales explosent, matérialisées par la hausse ininterrompue des prix du logement, des loyers, de l’alimentation et de l’énergie.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’ultralibéralisme et la soumission au dogme du capitalisme mondialisé a fragilisé nos territoires, notre agriculture, nos artisan·es, nos commerces de bourg et nos PME.
L’austérité a conduit à la fermeture de nos écoles et de nos petites maternités.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’absence de volonté politique a rendu l’accès aux soins cauchemardesque dans de nombreux territoires ruraux.
Nos communes rurales sont étranglées financièrement et n’ont plus la capacité d’investir.
Lire une autre réponse
rebelle86.bsky.social
@rebelle86.bsky.social
· 1 h
Signée
SBecq24
@sbwaraba24.bsky.social
· 2 h
Intéressant de montrer l'engagement en territoires ruraux.
Le texte introductif aussi est intéressant.
Pour accéder au formulaire du site, il faut dérouler dix kilomètres de noms.
Si les auteurs peuvent améliorer ça, ils y gagneront peut-être en efficacité.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 2 h
tu as vu j'ai fait un effort de ALT amélioré ;)
"
1,25 M d’abonnés - 4,9k+ - 52 961 vues - 512 commentaires
Jean-Luc Mélenchon est intervenu pour décrypter le scandale du Canal Seine-Nord Europe, le 8 juillet 2026.
Retrouvez toutes les informations sur la mobilisation : https://linktr.ee/megacanalnonmerci
Tr.: ...
nos atouts :
- faire de Marseille le point d'arrivée et de débarquement du maximum des marchandises qui ensuite pourraient remonter ... par le sillon rhodanien et ensuite irriguer les autres pays au nord et à l'est de l'Europe. Tout aussi simplement qu'ils ne le font depuis Rotterdam ...
- au Havre ... très grand port français ... 25% de ce qui transite par la mer ... des installations qui peuvent être développées ... des personnels qui ont des qualifications professionnelles de haut niveau ...
- lorsque les routes maritimes du très grand nord se seront ouvertes parce que le changement climatique ... réduit de 30% la distance ... de 30% la carburant ... force d'attraction extraordinaire pour tout ce qui vient d'Asie et de Russie ... bateaux beaucoup plus larges ...
Pourquoi les français ne seraient-ils pas d'abord soucieux de développer Fos Marseille et de développer Le Havre ? ... plus simple, plus pratique ... de grand entrepreneurs du transport maritime ... la compagnie CGM ... 3ème transporteur du monde qui a des chantiers dans des endroits en Asie pour produire les navires dont il a besoin ... avantage d'une situation géographique exceptionnelle ... d'avoir prévu à l'avance ... besoin de travaux qui permettent le transit des grands navires par la seine et les canaux qui s'y rattachent ... magnifique voie fluviale alternative au mouvement perpétuel des camions ... organiser une écluse ... Le Havre, port maritime de Paris ... en tenant compte des besoins, de toute l'europe du sud et d'une bonne partie de l'europe de l'est ... aider les associations pour résister à la construction de ce canal ...
Ndlr : questionner l'approche jlm du passage par l'arctic qui est confirmé par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?yxYbdg
Comment JLM articule la sortie du "grand déménagement du monde" avec l'économie future sous l'anthropocène ?
ACT
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Bilan du président Emmanuel Macron, gauche divisée, conflits internationaux, crise économique…
Pour sa première interview après l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon répond aux questions de Rémy Buisine. Un entretien dans la longueur en exclusivité sur Brut.
[04/05/2026 23:31] Hadrien: Jean-Luc nous annonce que nous inventerons l’avion spatial chez Brut à 37 minutes
😅
tR.: ...
vous verrez, on fera l'avion spatial parce que nous sommes la première puissance spatiale européenne et que nous les français, on est capables de le faire. Pas les autres, nous oui. Et la mer, on fera ce qu'il faut pour fabriquer les machines qui prendront son énergie. Bref, nous mettrons dans les domaines de pointe, si vous permettez, j'avais dit l'espace, la mer, le numérique. Il faut qu'on ait une intelligence artificielle française, il faut qu'on ait la souveraineté du stockage des données ... l'IA automatise des processus de pensée ... discerner ce qui est humain ...
Ndlr : quels besoins de l'avion spatial ? Amélioration ou dérive de la logique de puissance ?
Sur l'orientation de la politique étrangère de la France / Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, Camille Verneuil
Entretien Economie Politiques publiques Société
Crise énergétique et géopolitique, méthode de gouvernement, relance écologique et sociale, réindustrialisation, imposition, dette publique… A un an de la présidentielle, le candidat insoumis précise son programme.
Juliette Le Chevallier, Matthieu Jublin, Eva Moysan, le 6 juin 2026
15 min
© © Stéphane Oiry
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, Fondateur de la France insoumise et candidat à l'élection présidentielle 2027
A moins d’un an de l’élection présidentielle, les idées fusent à gauche. Pour nourrir les débats et les réflexions, Alternatives Economiques a décidé d’interviewer plusieurs personnalités politiques de gauche afin d’éclairer comment, chez chacun et chacune, s’articule une vision du monde, un programme et des combats prioritaires.
Olivier Faure, Clémentine Autain, Fabien Roussel, François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon ont déjà accepté de se prêter au jeu, et c’est le fondateur de la France insoumise qui ouvre la série.
Celui qui est candidat à la présidentielle pour la quatrième fois revient sur les grands axes de son programme : blocage des prix, révolution fiscale, accords avec la Chine, politique de défense, relocalisation industrielle, bifurcation écologique… Face à la hausse des inégalités, aux tensions géopolitiques et au dérèglement climatique, le leader insoumis détaille sa vision alternative de l’économie, du rôle de l’Etat et des politiques écologiques.
En réaction à la hausse des prix des hydrocarbures liée au blocage du détroit d’Ormuz, vous demandez le blocage des prix des carburants. Cela n’envoie-t-il pas un signal contradictoire avec votre volonté de décarboner l’économie, en découplant le prix du carburant qui est payé à la pompe du coût réel des énergies fossiles ?
Jean-Luc Mélenchon : D’abord il y a l’urgence sociale : permettre aux gens de se déplacer. Aujourd’hui, l’aménagement de nos territoires oblige tout le monde à prendre sa voiture. Et les salaires stagnent depuis trente ans à cause d’un rapport de force désastreux. Alors oui, le blocage des prix est possible avec un article du Code du commerce, et cela a déjà fonctionné. Il faut aussi augmenter les salaires. On pourrait même, à titre provisoire, appliquer une indexation automatique de tous les salaires sur la hausse des prix.
Ensuite, il faut viser la sortie de la civilisation du pétrole : continuer de consommer du carburant ne fait qu’amplifier les dégâts environnementaux. En tout cas, on ne peut rester sans rien faire ou ne prendre que des mesures type « chèque énergie » !
Une troisième mesure, essentielle pour financer, est la taxation des superprofits. Quand il y a des superprofits, il doit y avoir des supers impôts. Cela doit permettre d’investir pour sortir des situations anti-écologiques héritées du passé.
Pourquoi un blocage des prix, dont profiteront aussi les plus riches qui dépensent plus en carburant, plutôt que des aides directes ciblées sur les plus précaires ?
J-L. M. : Au nom d’un principe vieux comme la gauche : pour qu’une prestation soit acceptée, il faut qu’elle soit universelle. Sous couvert d’égalitarisme, la conditionnalité crée une inégalité de plus : les plus précaires doivent demander et les riches se servent. On l’a vu avec le débat sur l’universalité des allocations familiales. C’est aussi une question de dignité des milieux populaires.
La taxation des superprofits et la taxe Zucman sont au cœur de l’actualité depuis quelques mois, mais les besoins de financement de votre programme sont largement supérieurs à ce que rapporteraient ces deux taxes. Combien de recettes attendez-vous de votre révolution fiscale ?
J-L. M. : Nous sommes en train de mettre à jour notre programme afin de présenter nos chiffres actualisés [le contre-budget présenté par LFI pour 2026 affichait 183,6 milliards d’euros de recettes supplémentaires, NDLR]. Il y a deux principes. D’abord, répartir la charge entre les ménages. Jusqu’à 4 000 euros de revenus nets par mois, vous paierez moins d’impôts, et au-delà, vous paierez progressivement plus.
Ensuite, il s’agit de transférer la charge sur les revenus du capital, compte tenu de la progression vertigineuse de l’accumulation du capital en France. Nous sommes devenus l’un des pays les plus inégalitaires d’Europe.
Peut-on vraiment espérer des recettes de votre proposition de réforme de l’impôt sur le revenu, sachant qu’une taxation marginale cumulée des revenus supérieure à 66 % a été jugée inconstitutionnelle ?
J-L. M. : Le changement constitutionnel est le cœur de notre conception de la transformation de la société : la révolution citoyenne. Nous le ferons dans le respect du cadre prévu par la Constitution aussi longtemps que nous serons sous la Ve République. La Constitution nous donne des moyens d’autorité considérables. Et si nous sommes bloqués, le peuple tranchera dans un référendum citoyen.
Une partie de vos recettes fiscales devra donc attendre une modification de la Constitution ?
J-L. M. : Non. L’imagination reste libre. Nous nous y prendrons autrement dans l’intervalle. Ne vous inquiétez pas, nous irons vite sans jamais rien faire en dehors des méthodes démocratiques. Les autres forces politiques ont peur de l’intervention démocratique populaire, pas nous. Je n’ai pas peur d’un débat sur les impôts.
Vous prônez une politique de bifurcation avec une relance écologique et sociale. Pour que cela fonctionne, certains secteurs vont bénéficier de la relance, mais d’autres vont nécessairement devoir décliner. Qui seront ces perdants et comment allez-vous faire lorsqu’ils résisteront ?
J-L. M. : En démocratie, il faut respecter la loi tant qu’elle n’est pas changée. Nous convaincrons. La bifurcation écologique n’est plus une affaire idéologique : le changement climatique et la sixième extinction des espèces ont commencé et sont irréversibles. Nous devons donc organiser la résistance de la société aux destructions causées par le dérèglement climatique. Tout le monde y gagnera : quand l’air est plus respirable, chacun en profite.
A court terme, il y aura quand même des perdants : des travailleurs d’industries qui vont être affectés par les politiques de décarbonation…
J-L. M. : Les travailleurs du secteur pétrolier, le pétrole n’est pas la cause de leur vie ! Nous leur assurerons une garantie de requalification, de formation et de revenus. Par exemple, nous allons avoir besoin de milliers de personnes pour installer des panneaux solaires, que nous importerons, notamment de Chine.
Ne faut-il pas plutôt relocaliser leur production en France ?
J-L. M. : Non. Il faut viser le saut technologique. En attendant, nous avons besoin de développer les énergies renouvelables dès maintenant, et nous ne pouvons pas attendre d’investir des milliards pour fabriquer des usines de panneaux solaires. Je préfère donner du travail à des milliers de personnes pour poser des panneaux chinois plutôt que d’attendre de disposer d’une industrie pour les fabriquer en France.
Dans votre programme, vous proposez de transformer la part de la dette publique détenue par la Banque centrale européenne (BCE) en dette perpétuelle à taux nul, et que la BCE rachète de la dette publique sur les marchés financiers. Pourquoi les autres pays de la zone euro accepteraient cette mesure alors qu’ils l’ont refusée lorsque le sujet avait été mis sur la table après la crise Covid ? Considérez-vous finalement que le niveau d’endettement de la France serait un problème ?
J-L. M. : Non, il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française. Par contre, certaines personnes jouent l’affolement autour de la dette pour justifier des coupes qui aggravent la situation budgétaire. Alors, profitons d’être au pouvoir pour retourner leurs arguments à notre profit. Profitons-en pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser, car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale. Et surtout, profitons-en pour modifier le statut de la Banque centrale européenne, afin qu’elle puisse prêter directement aux Etats. La situation a complètement changé depuis sa création. L’Allemagne est entrée en stagnation après deux années de récession, et prévoit de s’endetter fortement pour relancer l’économie. Cela va la rendre plus ouverte à certains de nos arguments.
La France insoumise souhaite une autonomisation envers les Etats-Unis, notamment en sortant de l’Otan. Au-delà des dépendances militaires, les dépendances économiques sont énormes. Comment s’en défaire et faut-il recourir à l’échelon européen ?
J-L. M. : Il faut recourir à tous les niveaux utiles, y compris européen. Soyons clairs : nous ne sortirons pas de l’UE ni de l’euro, mais nous désobéirons aux dispositions des traités qui ne correspondent pas à notre programme. Nous rediscuterons les règles pour les faire changer. Par exemple, nous pourrions profiter des débats sur les droits de douane pour réclamer des critères écologiques. Les dépendances les plus insupportables sont les dépendances militaires et aux outils de contrôle numériques, ces logiciels qui verrouillent l’ensemble de la production sanitaire, sociale, militaire, etc. Nous sommes devenus une colonie numérique des Etats-Unis.
Dans chacun de ces domaines, nous devons rechercher des alternatives nationales ou européennes pour assurer notre souveraineté. Nous avons les moyens de bâtir un plan de décolonisation numérique. La France dispose d’un supercalculateur et a la capacité d’en fabriquer. Nous avons l’entreprise Mistral et AMI, celle de Yann Le Cun11. Les machines qui fabriquent les puces sont produites par une entreprise européenne. La France pourrait avoir le premier ordinateur quantique dans le monde ! Ce qui manque, c’est de l’argent public car le secteur bancaire privé est inerte, et des protections.
Vous prônez des accords économiques et commerciaux avec la Chine, mais dans quel but ? La Chine étant devenue une superpuissance, n’y a-t-il pas un risque que la France se fasse vassaliser par ce pays, qui est une dictature ?
J-L. M. : Rassurez-vous. Nous ne voulons pas passer de la tutelle états-unienne trumpiste à la domination chinoise. Ce risque peut exister : tout pouvoir vise à s’étendre. La Chine est devenue la première puissance mondiale en termes de production manufacturière et d’innovation. Elle a intérêt, en tant que puissance exportatrice, au calme et à la paix. Nous devons donc négocier avec Pékin, c’est-à-dire de ne traiter les Chinois ni comme des ennemis, ni comme des recours.
Négocier pour obtenir quoi ?
J-L. M. : Aujourd’hui, la Chine exporte massivement chez nous de l’acier ou des voitures électriques. Il faut négocier avec elle un accord protégeant notre industrialisation écologique. Mais nous sommes pour la coopération dans tous les domaines. Nous devons commencer par le plus spectaculaire, la coopération spatiale. La France est la première puissance spatiale européenne, nous devons donc participer à des projets avec tout le monde – les Indiens, les Chinois, les Américains. Pas d’exclusivité. Nous inscrirons le projet d’avion spatial2 dans notre programme. Nous devons renouer avec les projets de saut technologique.
Est-ce la priorité aujourd’hui, au vu de la crise environnementale ?
J-L. M. : La priorité est toujours une cible mouvante. Je crois qu’il n’y a pas de contradiction. Le projet d’avion spatial ne va pas m’empêcher d’interdire la chasse à la glu, ni de faire de la sobriété énergétique. La bifurcation écologique est présente partout, y compris dans le projet d’avion spatial, qui permettra d’économiser des dizaines de fusées. La France doit se mettre à la pointe des techniques.
Taïwan, pour vous, c’est la Chine. Pourquoi défendez-vous la souveraineté populaire en Afrique, en Amérique latine mais pas à Taïwan, ni en Ukraine ?
J-L. M. : Pourquoi colportez-vous ce ragot sur l’Ukraine ? Nous défendons la souveraineté populaire mieux que les autres en Ukraine puisque nous sommes les seuls à réclamer un vote des populations en cas de modifications des frontières. Mes adversaires m’accusent d’être « fasciné » par Vladimir Poutine. C’est absurde : je m’oppose à lui en accueillant des opposants russes de gauche antiguerre, et en participant à des réunions politiques à Moscou avec des opposants au Kremlin. Pour mettre fin au conflit, les Russes comme les Ukrainiens doivent se donner des garanties mutuelles de sécurité. Surtout, les Russes doivent nous donner des garanties à nous, les Européens. Je réclame, par exemple, qu’ils retirent leurs missiles à courte portée pointés vers l’Europe.
Quant à Taïwan, l’ONU a décidé que c’était la Chine en 1971. Considère-t-on que les accords internationaux sont remis en cause au gré des humeurs des Etats-Unis d’Amérique ? La population taïwanaise a évidemment son mot à dire. Elle n’est plus sous la coupe d’un parti unique nationaliste, et donne son avis lors des élections. Or, actuellement, le Parlement taïwanais est dominé par les partis défendant le rapprochement avec la Chine. Je dis : qu’ils règlent leurs problèmes entre eux. Si la Chine envahit Taïwan, voulez-vous mener une guerre contre une puissance nucléaire ? Non, c’est absurde !
Il y a des postures intermédiaires entre une guerre nucléaire et ne rien faire… Aujourd’hui par exemple, la France livre des armements à l’Ukraine et n’est pas en guerre contre la Russie. Pensez-vous qu’une telle option soit envisageable vis-à-vis de Taïwan ?
J-L. M. : De mon point de vue, non, en aucun cas. La France ne livrera pas d’armes à Taïwan. Que ferons-nous si la Chine attaque Taïwan ? Je n’ai pas la réponse. J’espère que nous n’en arriverons pas là, que nous préférerons collectivement les négociations car nous avons intérêt à la paix.
Vous voulez construire une défense française souveraine, à la pointe dans les technologies de rupture. Cela veut-il dire augmenter le budget des Armées ?
J-L. M. : Ce n’est pas la conclusion à laquelle nous sommes arrivés. Les députés insoumis n’ont pas voté le budget de la Défense car nous ne croyons pas au modèle d’armée que le gouvernement propose. Je ne crois pas à la guerre conventionnelle. Nous ferons autrement, mais nous n’avons pas les moyens de l’Etat pour chiffrer au milliard près.
Pourtant il y a bien une guerre conventionnelle en Ukraine, avec des attaques ukrainiennes sur le territoire russe sans que Moscou riposte par un tir nucléaire. Que ferions-nous, Français, si des pays alliés, comme l’Estonie, subissent une attaque ?
J-L. M. : Nous sommes liés à eux par un accord de défense mutuelle dans le cadre européen. Il n’y a pas besoin de l’Otan pour aider les pays baltes s’ils venaient à être agressés ou envahis par la Russie. Le pacte européen nous y oblige. Mais la réponse ne sera pas une riposte nucléaire. Je demande qu’on diminue le niveau de provocation et qu’on se remette à discuter. Mais nous ne devons pas céder, nous devons signer des accords solides.
La doctrine de la dissuasion nucléaire française proclame l’interdiction de toute guerre sur le territoire européen. Mais cette doctrine est tellement extrême qu’elle impose de marcher sur le bord du toit dès que les tensions montent. Si nous tirons un missile nucléaire sur la Russie, ils riposteront et nous effaceront immédiatement alors qu’ils seront toujours là car leur territoire s’étend sur onze fuseaux horaires. Aujourd’hui, la guerre demande de savoir rendre l’ennemi aveugle, sourd et muet. Cela passe par l’espace.
Vous souhaitez rétablir les flux de gaz de la Russie vers l’Europe via le gazoduc Nord Stream, endommagé au début de la guerre russo-ukrainienne. Au-delà de financer la guerre de Moscou, cela envoie un signal contradictoire par rapport à vos objectifs écologiques. Pourquoi ne pas simplement mettre tous les moyens pour se passer du gaz américain sans revenir au gaz russe ?
J-L. M. : C’est souhaitable. Notre doctrine de bifurcation écologique consiste à sortir des énergies carbonées et de la civilisation du pétrole. Il faut donc aussi baisser notre consommation de gaz, et si nous y parvenons plus rapidement qu’on arrive à la compenser par d’autres énergies, je dis banco ! Mais ne prenons pas nos désirs pour des réalités. Entre le moment où nous déclarons cet objectif et le moment où il est effectif, il y a une étape intermédiaire.
Notre intérêt est d’abord que les prix du pétrole et du gaz descendent. Rouvrir Nord Stream permet de faire baisser le prix de nos importations de gaz et de diminuer la compétitivité du gaz américain, donc de faire peser la pression sur les Etats-Unis plutôt que sur nous. Ce n’est donc pas une doctrine de substitution d’une puissance à une autre. Pour être franc, je préférerais qu’on importe davantage de gaz algérien plutôt que russe, car c’est l’intérêt mutuel de l’Algérie et de la France. Mais notre politique étrangère stupide a fait que l’Algérie préfère vendre son gaz à l’Italie.
Vous êtes favorable à la relocalisation industrielle, mais LFI s’est localement opposé à la création d’une mine de lithium dans l’Allier pour des raisons écologiques, tant que les besoins essentiels ne sont pas définis. Comment comptez-vous parvenir à un consensus national sur ces besoins ?
J-L. M. : D’abord, nous actons l’échec de la politique de l’offre et de sa logique productiviste qui consiste à dire : « Il y a du lithium ? On l’extrait et on verra bien ce qu’on en fait. » Nous souhaitons gouverner par les besoins. Dans la société collectiviste à laquelle nous aspirons, la structure de base qui évalue ces besoins, c’est la commune. Ensuite les éco-régions que nous appelons de nos vœux, et dont le tracé suit celui du bassin-versant3 Des fleuves, notamment pour gérer l’eau.
Pour des ressources stratégiques comme le lithium, l’évaluation des besoins sera nécessairement nationale. Elle se construit par un dialogue entre l’Assemblée nationale et le comité du Plan, chargé de la planification écologique. Contrairement à aujourd’hui, le Plan sera un véritable instrument de prospective et d’évaluation. Il faudra se poser la question de savoir si on peut produire du lithium sans polluer. Et si ce n’est pas possible, se demander quand peut-on remplacer le lithium par autre chose – le sodium, par exemple.
On ne pourra pas produire sans impact sur les écosystèmes. Où placez-vous le curseur entre production et écologie ?
J-L. M. : Il faut poser cette question au cas par cas. Doit-on donner la priorité à la production ? La réponse ne peut pas être oui a priori, parce que c’est le productivisme, ni non a priori, car ce serait de l’obscurantisme. Là on arrêtera, ici on continuera, et parfois on reprendra.
La rénovation de 700 000 logements par an, que votre programme fixe comme objectif, devra aussi être planifiée. Vous souhaitez cibler les aides sur les plus précaires, mais que prévoyez-vous pour les autres ? Des incitations financières moindres, des obligations progressives ?
J-L. M. : Une fois que le Plan a été discuté, il s’impose. Il doit donc distribuer l’effort pour que la loi ne soit pas une offense ou une violence faite à certaines personnes. Quand notre objectif butera sur une difficulté sociale, nous verrons, et la répartition prendra en charge. L’écologie ne sera pas un instrument de punition.
Vous êtes opposé aux zones à faibles émissions (ZFE) dans leur format actuel, et vous préférez développer les modes de transport doux et en commun. Mais en attendant qu’ils se développent, que proposez-vous pour protéger les villes de la pollution de l’air causée par les émissions automobiles, qui touche notamment les plus pauvres ?
J-L. M. : Nous n’accepterons jamais une loi d’apartheid. On ne dit pas à des milliers de gens qu’ils ne peuvent pas aller en centre-ville, sauf si vous voulez que notre peuple vomisse l’écologie. Si l’on veut changer les voitures, on se donne les moyens pour que les gens puissent les changer. Oui, il y a un problème de pollution de l’air à régler, essayons déjà de ne pas l’aggraver, mais nous assumons de ne pas vouloir devenir les Pères Fouettard du XXIe siècle.
Sur ce sujet, ma vision part de la liberté individuelle. La brutalité avec les Français, ça ne mène nulle part ! Certes, il n’existe pas de liberté absolue. Tout l’art de gouverner consiste à faire accepter certaines limitations des libertés. Je préfère dire aux gens : « Si vous roulez moins avec votre voiture, on aura 10 000 cancers de moins. »
Plutôt qu’interdire, vous voulez convaincre et financer les alternatives. Est-ce que ce n’est pas la solution la plus coûteuse ?
J-L. M. : Il existe deux méthodes. La libérale, qui consiste à dire : « Va t’acheter une nouvelle voiture et si tu ne peux pas, marche. » Et la collectiviste, qui consiste à dire : « On ne peut pas continuer avec ces voitures, alors combien ça coûte ? Comment peut-on réduire le prix ? » C’est la même chose pour l’alimentation. Plutôt que d’offenser les gens en leur disant de manger cinq fruits et légumes par jour, je préfère appeler Michel-Edouard Leclerc et lui dire : « Débrouille-toi pour vendre dans tous tes magasins un panier à un prix plafonné. »
Il n’y aura jamais de solution purement rationnelle et technique, car tout est question de rapports de force sociaux, d’échanges d’intérêts. Vous allez trouver ça un peu trop idéaliste, mais c’est trop facile de dire aux gens : « Démerdez-vous ! »
Propos recueillis par
- Juliette Le Chevallier, Journaliste
- Matthieu Jublin, Journaliste
- Eva Moysan, Journaliste
Connu / https://bsky.app/profile/jeanlouv.bsky.social/post/3mnmiyvdftc2f
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un rassemblement en soutien à la nationalisation d'ArcelorMittal à Paris le 11 juin 2026.
À Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a démontré que la bataille des idées reste son terrain de prédilection. Reste à savoir si le chef insoumis saura prolonger cette séquence de hauteur politique sans retomber dans les travers qui limitent depuis longtemps sa capacité de rassemblement.
Pierre Jacquemain • 8 juin 2026
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Personne ne doute plus de sa capacité à mobiliser. Personne ne conteste sérieusement sa place centrale dans la gauche actuelle. Mais une élection présidentielle ne se remporte pas en dominant son propre camp. Elle se gagne en construisant une majorité. Et c’est précisément cette capacité à élargir, à rassurer et à fédérer qui demeure aujourd’hui la principale inconnue de l’équation Mélenchon.
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Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion de l'émission "Personnage principal" sur Radio Nova, le 4 juin 2026.
Parrainez sa candidature à l'élection présidentielle 2027 sur : https://melenchon2027.fr/
359 k abonnés - 3k+ - 24 843 vues 16 mai 2026 L'actu politique
Dans cette nouvelle actu politique de la semaine, Antoine Léaument revient sur les conséquences du lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et sur les réactions provoquées dans l’ensemble du paysage politique. Il explique pourquoi cette candidature accélère les repositionnements politiques, détaille les moyens concrets de participer à la campagne et termine par une longue séquence consacrée à la mémoire de l’abolition de l’esclavage et à la décision du maire RN de Vierzon de supprimer cette cérémonie dans sa ville .
Antoine Léaument commence par saluer le lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon, qu’il qualifie de succès. Il rappelle que plus de 260 000 signatures de soutien ont été recueillies en quelques jours sur le site Mélenchon 2027. Selon lui, cette mobilisation démontre l’existence d’un soutien populaire bien plus important que ce que racontent les médias et les sondages. Il insiste aussi sur le fait que Jean-Luc Mélenchon est aujourd’hui le seul candidat dont les électeurs savent avec certitude qu’il sera présent au premier tour de l’élection présidentielle.
Le député insoumis décrit ensuite le “bazar” politique qui règne selon lui dans les autres camps. À gauche, il évoque les divisions du Parti socialiste et les débats autour des primaires. À droite et à l’extrême droite, il estime que les candidatures restent floues entre Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Éric Zemmour. Il critique également le camp macroniste, qu’il juge désorganisé. À l’inverse, il présente la France insoumise comme un mouvement préparé, structuré et déjà en ordre de bataille pour la présidentielle.
Antoine Léaument appelle ensuite les soutiens de la France insoumise à se mobiliser activement. Il insiste sur l’importance du meeting du 7 juin à Saint-Denis et encourage les militants à organiser des covoiturages afin de participer massivement à cet événement. Selon lui, démontrer la force populaire de la campagne peut convaincre une partie de la gauche de rejoindre la dynamique créée autour de Jean-Luc Mélenchon.
Une large partie de la vidéo est consacrée à la “diabolisation” de la France insoumise. Antoine Léaument affirme que cette diabolisation vise surtout les propositions politiques du mouvement : retraite à 60 ans, hausse des salaires ou redistribution des richesses. Il appelle les sympathisants à combattre ce discours dans les discussions quotidiennes et sur les réseaux sociaux.
Il critique également les sondages, qu’il accuse de sous-estimer systématiquement Jean-Luc Mélenchon. Il rappelle que lors des précédentes présidentielles, les enquêtes d’opinion n’avaient pas anticipé ses résultats. Selon lui, l’un des enjeux majeurs de la campagne sera donc de convaincre les électeurs que la victoire est possible.
Le député détaille ensuite plusieurs moyens d’aider la campagne : signer sur le site Mélenchon 2027, faire un don, rejoindre le Discord “La Fabrique”, participer aux groupes d’action sur Action populaire ou encore convaincre ses proches. Il insiste particulièrement sur l’importance des discussions familiales et amicales pour faire évoluer les opinions politiques.
Dans la dernière partie de la vidéo, Antoine Léaument revient sur la suppression par le maire RN de Vierzon de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il juge cette décision extrêmement grave et dénonce un prétexte budgétaire mensonger. Il rappelle l’histoire des révoltes des personnes réduites en esclavage, la révolution haïtienne et l’abolition de 1794, soulignant que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité.
Selon lui, ces cérémonies servent à transmettre l’histoire et à comprendre les mécanismes de déshumanisation liés au racisme et à l’extrême droite. Il établit également un parallèle avec les commémorations du 8 mai et les crimes coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata.
Enfin, Antoine Léaument conclut en appelant à défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité issues de la Révolution française et invite les spectateurs à rejoindre la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
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Le lien du discord « La Fabrique » : https://discord.com/servers/la-fabrique-insoumise-1334868623776419901
Connu / https://mastodon.top/@gwab50/116585049117787282
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gwab @gwab50@mastodon.top
17:51
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Tr.: ... aller sur le discord pour participer à la campagne ... mécanisme de déshumanisation / maire RN qui a supprimé la célébration de l'esclavage du 8/5 ... la honte face à la perpétuation du colonialisme à Sétif ...