Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, comment la stratégie énergétique du gouvernement et présente son étude sur les élus municipaux et la transition écologique.
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur français
"On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, sur France Inter, jeudi 12 février, alors que Sébastien Lecornu s'apprête à présenter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) jusqu'à 2035. Cette stratégie énergétique acte justement une stagnation de la consommation électrique. Le gouvernement prévoit de lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance nucléaire accrue. "C'est essentiel d'avoir ce genre de document", souligne Jean-Marc Jancovici.
Avec la planification énergétique, "on ne joue qu'une seule fois", insiste le président du Shift Project. "Si la première fois, on s'est décidés pour des raisons non pertinentes, ce qui a été le cas quand on a décidé de supprimer 14 réacteurs, on se retrouve derrière avec une dette, un héritage qui devient compliqué à gérer", affirme-t-il. C'est donc "légitime", selon lui, que les discussions pour construire la PPE3 ait pris du temps.
"Décarbonation subie"
Pour Jean-Marc Jancovici, l'enjeu est "d'électrifier tous les usages" pour faire baisser la consommation en énergies fossiles, notamment de gaz russe. "L'Union européenne importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz, ces chiffres étant respectivement de 99 et 100 % pour la France", rappelle l'ingénieur. Selon lui, l'Europe est déjà dans une forme de "décarbonation subie" en raison des baisses de ressources en énergies fossiles. "On est en train de réagir de façon beaucoup trop molle par rapport à la réalité physique qui est celle qui nous arrive dessus de manière croissante", assène-t-il.
À écouter
Le Haut conseil pour le climat dénonce des reculs "inquiétants" dans la lutte contre le changement climatique
L'info de France Inter
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De son côté, le Rassemblement national propose de passer au 100% nucléaire. "C'est évident que là on est dans le slogan électoraliste, parce que les chefs de partis ont besoin de se différencier par rapport aux autres en promettant des choses, qu'elle soit réaliste ou pas", rétorque Jean-Marc Jancovici, rappelant que la France produit 350 térawattheures avec ses centrales nucléaires alors qu'elle a besoin de 2 100 térawattheures pour fonctionner.
87% des élus municipaux préoccupés par le changement climatique
Ces questions de transition énergétique sont souvent discutées au plus haut niveau de l'État, mais elles touchent aussi les élus locaux. Selon une étude du Shift Project présentée jeudi, 87% des maires ou des élus municipaux se disent préoccupés par le changement climatique et 69% en font une priorité du prochain mandat. Plus de 99% des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion auprès de maires et d'élus municipaux ou d'intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.
Une étude qui vient contredire la sensation de "backlash" envers les enjeux environnementaux, en tout cas au niveau local. "Quand vous regardez la population dans son ensemble, il n'y a pas de backlash", insiste Jean-Marc Jancovici sur France Inter.
*Clés : Info Environnement Économie Développement durable Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergie nucléaire Énergies renouvelables Jean-Marc Jancovici
L'équipe Benjamin Duhamel Journaliste français Matinale France Inter Florence Paracuellos Journaliste
Ndlr : il renvoie Marine Le Pen dans ses foyers / 100%nucléaire à la place des énergies fossiles, mais reste plus que jamais pro-nucléaire. Il concède que cela dépend de ce qu'on veut comme société. Il voit les maires comme des entrepreneurs !
Connu / TG le 09/02/26 à 18:02
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Un communiqué de presse de notre part pour dénoncer le projet de PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) qui va être signé par le gouvernement cette semaine. Et nous soutenons également les salarié·es du secteur des ENR qui vont manifester demain (notamment à Paris et Montpellier) pour alerter sur les risques pour l'emploi en cas de réduction des ambitions de l'Etat sur le développement des ENR.
Energie : les ENR méritent mieux que des miettes de la PPE
Alors que les salariés et salariées des filières se mobilisent demain pour la survie de leurs emplois, à l’appel de plus de 40 CSE d’entreprises du secteur [1], Greenpeace France dénonce la politique désastreuse d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs sur les énergies renouvelables dont la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie […]
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340 signatures
Soutenez Catherine F. en signant cette pétition.
Destinataire(s) : Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs
Campagne lancée par FNE Normandie, Stop EPR, Sortir du Nucléaire, ATTAC Dieppe, Enercoop Normandie
Vous allez prochainement vous positionner sur le futur énergétique de la France dans le cadre de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) début 2023, et donc sur la relance ou non de la filière nucléaire française.
Les raisons de refuser l’implantation de ces EPR2 sur notre territoire et partout ailleurs sont nombreuses :
⚠️ Le nucléaire est hors délai, impuissant et fragile face au dérèglement climatique : au moins 15 ans à 20 ans pour construire un réacteur alors que nous devons agir dès maintenant.
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⚠️ Ne misons pas sur une énergie dont l’approvisionnement en uranium nous fait dépendre de pays comme la Russie à qui on continue d’acheter de l’uranium enrichi en temps de guerre en Ukraine.
...
nous exigeons :
✔️ L’abandon du projet EPR2 : ni à Penly ni ailleurs,
✔️ Le respect de la Convention d’Aarhus, pour que le public puisse exercer une RÉELLE influence sur les décisions en matière d’environnement,
✔️ Une vraie indépendance énergétique grâce à l’abandon des énergies fissiles et fossiles remplacées par de la sobriété, de l’efficacité énergétique et des renouvelables pour favoriser une transition énergétique respectueuse de notre environnement et inséparable de la justice sociale.
Connue / https://actionpopulaire.fr/messages/3f011e4b-1ac9-4bca-803b-ffa6896ef2dd/
Aurélie Barbaux Engie , Environnement , Gaz naturel , Transition énergétique , Gaz renouvelable
Dossier Face à des feuilles de route climat et énergie qui veulent sortir le gaz naturel du mix énergétique français, les gaziers misent tout sur les gaz renouvelables.
À fin 2019, la France comptait 827 unités de production de biogaz, dont 693 agricoles
Comme l’Allemagne qui veut sortir du charbon d’ici à 2038, la France voudrait, elle, sortir du gaz naturel d’ici à 2050. Représentant 20 % de l’énergie finale consommée dans l’Hexagone, "il devra être supprimé du mix énergétique de 2050", selon la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont on attend sous peu le décret.
Par Bernard Durand, ancien Directeur de la Géologie-Géochimie à l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles, ancien Président du comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers, ancien Directeur de l’Ecole nationale supérieure de géologie, et Matthieu Auzanneau, Directeur du Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique
La préparation de la récente Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a fait l’impasse sur la question de la pérennité de nos approvisionnements futurs en pétrole. Le dernier rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dresse pourtant un diagnostic pessimiste concernant l’évolution de la production mondiale de brut dans les toutes prochaines années. Si ce diagnostic se révèle correct, il aura des conséquences particulièrement sévères pour l’Union européenne. Il y a là une raison vitale supplémentaire, plus pressante encore que celle du climat, pour amorcer enfin une transition énergétique vraiment cohérente et audacieuse.
A lui seul, le pétrole fournit presque la moitié de l’énergie finale consommée en France. ... (a) l’industrie du pétrole ne trouve quasiment plus de pétrole conventionnel, lequel fournit toujours près des trois-quarts de l’offre mondiale de carburants alors que sa production décline dans un grand nombre de zone pétrolifères historiques (la mer du Nord constituant un cas d’école en la matière) ; (b) même le spectaculaire boom du pétrole de schiste américain, principale source de pétrole non-conventionnel grâce à laquelle le déclin du pétrole conventionnel a pu jusqu’ici être compensé, ne suffira pas à combler le déficit.
Il est donc très plausible que la production mondiale de pétrole connaisse un déclin forcé avant 2025, met en garde l’AIE. ... Notre pays doit de toute urgence se doter d’une stratégie réellement à la hauteur de l’accord de Paris sur le climat signé en 2015. Une telle stratégie doit permettre à la France de réduire massivement et rapidement ses besoins en produits pétroliers, notamment dans le transport et l’habitat. Il nous semble qu’une stratégie cohérente nécessite que l’énergie nucléaire et la sobriété systémique jouent chacune un rôle clé dans l’organisation de nos systèmes énergétiques.
Ndlr :
- quel est l'impact de la fin du pétrole sur la sortie du nucléaire ? ACT LAEC/négawatt ont-ils pris en compte ce fait ? ACT (rép obtenue en 2021 : plutôt décorrélé d'après ce que j'ai compris, vérifier)
Décryptage
Finistère, Energies renouvelables, Eolien, Ministère de la Transition écologique et solidaire
Aux yeux des acteurs du secteur des énergies marines, la programmation nationale 2019-2023 annonce le naufrage de ce mode de production.
Deux chiffres résument la colère des acteurs de l'éolien en mer : 2,4 GW en 2023, autour de 5 GW en 2028. C'est ce que prévoit la programmation pluri annuelle de l'énergie (PPE) 2019-2023, exposée fin novembre par le ministre de l'Ecologie François de Rugy, lors des Assises de la mer à Brest. Professionnels et collectivités tablaient, eux, sur le développement de 10 GW d'ici à dix ans, soit le double. En outre, les appels d'offres espérés pour 2019 sont reportés à 2021.
Les décrets d'application de la PPE étant attendus pour le printemps prochain, les acteurs de la filière comptent, d'ici là, renforcer la pression sur l'exécutif afin qu'il revienne sur sa décision. Les présidents des régions Bretagne, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont d'ores et [...]
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Connu /
https://twitter.com/Manubruas/status/1085068712825290758
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Emmanuel Bruas @Manubruas 15 janv.
Alors que #laffairedusiecle vient de passer les 2M de signatures, cette politique n'a que le merite d'etre claire! ,Merci @oxfamfrance @fondationnh @greenpeacefr
Sale temps pour l'éolien en mer
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Actualisation - Vendredi 19 octobre 2018 - Selon les informations du journal Les Echos, le chef de l’État va réunir une palette de patrons du secteur de l’énergie mercredi 24 octobre à l’Élysée. Ont été invités les présidents et les PDG des plus grands groupes du secteur : Patrick Pouyanné (Total), Jean-Bernard Lévy (EDF), Jean-Pierre Clamadieu (Engie), Philippe Varin (Orano, l’ex-Areva). Mais aussi les dirigeants de grands groupes présents dans le secteur du bâtiment et de l’efficacité énergétique, comme Xavier Huillard (Vinci), Martin Bouygues (Bouygues) ou Benoît de Ruffray (Eiffage Energie). Quelques représentants d’entreprises plus petites sont également conviés : Xavier Barbaro, président de Neoen, un développeur d’énergie solaire et éolienne, qui vient de s’introduire en Bourse . Mais aussi Eric Scotto, qui dirige Akuo Energy (la liste n’est pas exhaustive).
Emmanuel Macron compte présenter sa vision des enjeux de la politique énergétique française, alors que s’achève la longue phase de préparation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Vendredi s’est achevé le débat public sur la politique énergétique de la France. Les premiers résultats plaident pour un développement plus rapide des énergies renouvelables, un rééquilibrage du mix électrique et une transition énergétique plus juste. Reste à savoir si cet avis sera pris en compte, car le brouillon de la PPE sera dévoilé avant le rapport de synthèse du débat public.