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Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
Indicateurs
Série 6/7 Economie Environnement Société
Que proposer à la place du PIB, mesure de toute chose depuis sa création en 1931 ? La recherche tente d’agréger de nouvelles dimensions telles l’écologie et les inégalités, principalement au niveau local.
Céline Mouzon, le 3 juillet 2026
8 min
© Charles Monnier
A l’heure où les questions de déficit et de dette publique reviennent en force, la remise en cause de la croissance et du produit intérieur brut (PIB), son indicateur phare, peut paraître une douce rêverie. Pourtant, alors que les limites planétaires sont franchies les unes après les autres (sept sur neuf l’ont déjà été) et que les conséquences quotidiennes du dérèglement climatique sont de plus en plus manifestes (feux de forêt, inondations, canicules…), il est urgent de changer de cadre de pensée.
On ne part pas de nulle part. La critique du PIB remonte à… l’invention du PIB lui-même. Mis au point par l’économiste états-unien Simon Kuznets en 1931 pour évaluer l’ampleur des pertes dues à la Grande Dépression, le PIB mesure la valeur ajoutée marchande de tous les biens et services qui se vendent dans un pays pendant une année donnée et – depuis 1976 seulement ! – le coût de production des services non marchands fournis par les administrations publiques (enseignement, santé…). A partir du PIB, on calcule la croissance, soit l’augmentation du volume de ces productions d’une année sur l’autre.
Les limites du PIB sont liées au fait que l’indicateur est utilisé comme finalité des politiques économiques, ce qui lui confère une centralité considérable dans l’organisation de la société. On a vite fait de conclure que du PIB découle le bien-être, individuel et collectif. Or, au-delà d’un certain niveau, la corrélation n’a plus rien d’évident.
Plus précisément, les limites du PIB sont de quatre ordres1. Une limite normative, d’abord : le PIB compte positivement toute activité, du maraîchage bio à la production d’armes. Son périmètre, ensuite : par convention, la plupart des activités essentielles à la reproduction de la société (activités domestiques, engagement citoyen, associatif bénévole…) comptent pour zéro. Troisième limite : PIB et croissance sont des moyennes et sont donc indifférents aux inégalités. Enfin, c’est un indicateur de flux qui ne dit rien de l’évolution des ressources (stock ou patrimoine) dans lesquelles on puise pour assurer la croissance économique.
Les critiques resurgissent dans les années 1970, avec la publication du rapport du Club de Rome, Les limites de la croissance, qui souligne le paradoxe entre une recherche de croissance infinie dans un monde où les limites planétaires sont finies. Elles se font plus vives encore dans les années 1990, à mesure que les dégâts causés par la croissance sont de plus en plus documentés. Que proposer à la place ? Le défi est immense.
Résistance conservatrice
« Les indicateurs sont un champ de lutte car ce sont des cadres interprétatifs du monde », rappelle l’économiste Florence Jany-Catrice, professeure à l’université de Rouen et spécialiste de la question.
Les institutions internationales se mettent en branle dans les années 1990 : le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) propose un indice de développement humain (IDH). Cette approche très occidentalocentrée du développement n’est plus très en vogue aujourd’hui. Les Objectifs de développement durable (ODD) ont eu plus de succès. Tout comme l’empreinte écologique, promue par le Global Footprint Network.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) défendent des indicateurs très monétarisés : épargne nette ajustée pour la première, Inclusive Wealth Index pour le deuxième. L’idée est de saisir trois dimensions (économique, écologique et humaine), pensées comme des capitaux. Chacune d’entre elles est monétarisée. Elles peuvent ensuite être agrégées. Comme les capitaux peuvent se substituer les uns aux autres, ils peuvent se compenser. Impossible donc d’appréhender la notion de limite planétaire franchie de manière irréversible. Cherchez l’erreur !
Se démarquant d’une telle approche, les Nations unies viennent de lancer un nouveau programme, « Au-delà du PIB », avec l’idée de « compter ce qui compte vraiment ». C’est bien, mais l’histoire repasse les plats : l’idée était déjà en vigueur au tournant des années 2000…
« Des forces conservatrices sont à l’œuvre. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler », Florence Jany-Catrice, économiste
Au niveau national, la situation n’est guère plus stimulante. L’Insee propose plusieurs séries d’indicateurs alternatifs. Des indicateurs territoriaux de développement durable, sorte de territorialisation des ODD. Ce qui guide l’institut est la disponibilité des données.
« D’un certain point de vue, cela met à disposition une vaste base de données, très riche, mais c’est un peu une “foire-à-tout” », constate Florence Jany-Catrice.
L’Insee publie par ailleurs chaque année les dix indicateurs issus de la loi Sas. Voté en 2015, ce texte avait pour but d’impulser au moment des discussions budgétaires à l’automne un débat sur les effets écologiques et sociaux des politiques menées et à venir. Las ! Le texte a été vidé de sa substance : ce sont finalement dix indicateurs qui sont retenus, agrégeant des dimensions hétérogènes (taux d’emploi, dette publique et privée, espérance de vie en bonne santé, sorties précoces du système scolaire…). Cela rend difficile une vision d’ensemble.
Surtout, il n’y a aucun portage politique de cette approche. L’an dernier encore, la députée Eva Sas interpellait le gouvernement sur la question. « C’est un échec absolu », tranche Florence Jany-Catrice.
Enfin, derniers venus, depuis 2022 : des comptes nationaux augmentés, issus pour l’essentiel des propositions de la commission Sen-Stiglitz-Fitoussi dont le rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse remonte à… 2009 ! Cette comptabilité repose sur deux piliers : des comptes distribués, qui prennent en considération les inégalités, et des comptes carbones, qui intègrent les importations de carbone, et pas seulement des émissions de gaz à effet de serre enregistrées sur le territoire.
« Cela permet d’articuler, d’un côté, la dimension économique du PIB à la dimension des inégalités et, de l’autre, la dimension économique à la dimension écologique », explique **Sébastien Roux**, qui dirige le programme à l’Insee et souligne la difficulté à produire un indicateur synthétique unique.
Bref, les résultats sont décevants. « Des forces conservatrices sont à l’œuvre, résume Florence Jany-Catrice. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler. »
Une production locale enthousiasmante
La production d’indicateurs de richesse alternatifs est beaucoup plus dynamique et enthousiasmante au niveau territorial. L’Occitanie, les Hauts-de-France, Grenoble, la métropole de Rouen-Normandie, La Réunion… sont concernés. En 2024, l’Ademe a consacré un rapport aux indicateurs du bien-vivre et à leurs liens avec la sobriété2. Piloté par la chercheuse Fiona Ottaviani, qui a travaillé sur l’indicateur grenoblois Ibest, il synthétise dix-sept initiatives, dont sept en France (Ibest, indice de santé sociale, bonheur réunionnais brut…).
« Le bien-vivre repose essentiellement sur des pratiques compatibles avec la sobriété, notamment car des composantes clés du bien-vivre sont non matérielles », conclut-il.
L’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte les interdépendances : entre social et environnemental, entre dimensions individuelles et collectives…
Le rapport de l’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte non pas les politiques publiques souvent conçues en silo, mais aussi les interdépendances : entre social et environnemental, entre échelles spatiales, et entre dimensions individuelles et collectives.
Comment expliquer cette vitalité ? Pour Florence Jany-Catrice, qui a largement contribué à l’élaboration de l’indicateur de santé sociale (ISS) et du LEQI (Local Ecological Quality Index), un indicateur de qualité écologique, trois facteurs peuvent être avancés :
« Les territoires sont en première ligne face à l’effondrement climatique. Une partie des acteurs locaux travaillent en outre peu avec le PIB car la donnée est rarement disponible à cette échelle. Enfin, certains territoires sont séduits par l’idée que la résolution des crises écologiques va de pair avec celle de la question démocratique. »
Concertation avec les habitants
Dans une note pour la Fondation Jean-Jaurès parue en 20243, le chercheur Olivier Bouba-Olga propose de son côté une typologie des approches existantes, distinguant deux grandes tendances : l’une autour du bien-être objectif « permettant soit de construire des indices composites, soit des typologies de territoires » ; l’autre autour du bien-être subjectif « en interrogeant les habitants sur leur niveau individuel de bien-être ou en procédant de manière plus participative pour définir collectivement les dimensions du bien-être ».
Ces approches ne sont pas nécessairement exclusives les unes des autres. Certains indicateurs, comme l’ISS, sont synthétiques et élaborés dans le cadre d’une démarche délibérative qui s’éloigne d’une définition subjective du bien-être.
Petite illustration avec deux indicateurs. Le LEQI a été développé dans les Hauts-de-France et à la métropole de Rouen-Normandie par Florence Jany-Catrice et ses équipes en concertation avec des groupes d’habitants. Il permet d’apprécier la qualité écologique d’un territoire. Les délibérations ont conduit à définir collectivement ce qu’on entend par là. Le LEQI prend en compte une dimension écosystémique (eau, air, sol, biodiversité, climat) et une dimension anthropique (alimentation, logement, mobilité, santé, cadre de vie), et croise écologie, niveau de vie et inégalités. Il permet d’identifier les intercommunalités les plus en tension et d’alerter sur l’urgence à agir face au cumul des vulnérabilités.
L’indicateur de bien-être social territorialisé a émergé à Grenoble de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville
Autre exemple : l’indicateur de bien-être social territorialisé (Ibest) a émergé à Grenoble en 2002 de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville désireux d’apprécier les effets des politiques menées. Il a par la suite été élargi en concertation avec des groupes d’habitants et se compose de huit dimensions (accès et recours aux services publics, temps et rythme de vie, biens de subsistance…). Cela afin de dépasser la seule mesure statistique et d’intégrer l’accès effectif à certains biens, services ou espaces.
Mais, dira-t-on, trop d’indicateurs tue les indicateurs. Pourquoi ne pas privilégier un indicateur unique ? D’abord, parce qu’il est intéressant de prendre en compte la spécificité d’un territoire (montagneux, littoral, classé en politique de la ville…). Ensuite, parce que la délibération est clé pour aboutir à des indicateurs qui soient appropriables par les citoyens et donc les pouvoirs publics. Cela leur donne une assise démocratique indispensable à leur légitimité et à leur pérennité. Or, il est plus difficile de mener des délibérations à grande échelle.
Reste qu’il existe « une tension entre la singularité d’un indicateur tenant compte des spécificités d’un territoire et la puissance d’un indicateur lorsqu’il est universel », récapitule Florence Jany-Catrice. Alors, comment se repérer dans ce maquis ?
« On peut, d’abord, se demander quel a été le processus d’élaboration, autrement dit qui décide de ce qui compte, explique Florence Jany-Catrice. Ensuite, quel est le langage utilisé ? S’il est monétaire, il est évident que les irréversibilités seront peu prises en compte. Enfin, jusqu’où va leur hétérogénéité ? Qui trop embrasse mal étreint », conclut-elle.
Vous voilà parés !
Article écrit par Céline Mouzon, Journaliste
Connu / mel
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Sujet : [france] Jeffrey Sachs : le projet du Grand Israël s’effondre
Date : Sat, 4 Jul 2026 10:04:16 -0400
De : Philippe Derudder
Dans cette interview, Jeffrey Sachs, professeur grand critique de la politique américaine, explique ce qu'est le projet du "grand Israël" , en quoi il est le motif principal aux guerres infinies menées par Israël et pourquoi, selon lui, ce projet n'a plus d'avenir par le fait que les États Unis, poussés pas l'opinion publique et celle de nombres juifs eux-mêmes, ne le soutiennent plus.
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Publié Il y a 1 jour • 73 vues
Le Média
Les procédures judiciaires s'accumulent autour du Rassemblement national. La plus attendue reste l'appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Condamnée en première instance à une peine d'inéligibilité immédiate, elle sera fixée le 7 juillet sur son avenir politique. En parallèle, Jordan Bardella fait face à de nouveaux soupçons. Une enquête journalistique affirme que des pièces produites pour éviter des poursuites auraient été reconstituées après coup, conduisant Anticor à déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. Comme si cela ne suffisait pas, le siège du RN a récemment été perquisitionné dans le cadre d'une enquête sur l'utilisation de plusieurs millions d'euros de fonds européens par l'ancien groupe Identité et démocratie. Enfin, le Parquet européen examine aussi un possible financement de prestations de media training du RN avec des crédits européens durant la campagne de 2022. À l'approche de la présidentielle, la succession de ces dossiers place le parti sous une pression judiciaire inédite.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
00:00 Introduction : Toujours les mêmes ?
01:10 Appel à la communauté : Objectif 10 000 donateurs
01:38 Affaire des assistants parlementaires : Le tournant pour Marine Le Pen
03:59 Jordan Bardella : Des preuves fabriquées ? L'enquête de Tristan Bertelot
06:12 Plainte d'Anticor et nouvelles perquisitions au RN
07:11 Soupçons de détournement de fonds européens (2019-2024)
08:55 Media training et fonds publics : Le rôle de Jordan Bardella
09:58 Rappel : Soutenez Le Média
10:30 Élection présidentielle 2027 : Le calendrier est fixé
10:56 Nos révélations sur EELV
12:44 Justice : 5 chauffeurs VTC attaquent Uber pour "traite d'être humain"
13:39 Palestine : Nouveau rapport sur les violences sexuellescomme arme d'Israël
14:38 Maroc : Condamnation de la militante Zineb El Karubbi 15:43 Conclusion et appel aux dons final
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Visibilité Publique Publié originellement 01/07/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée 16min 19sec
Commentaires désactivés
Mis à jour le 3 juillet 2026 à 08h00
Durée de lecture : 6 minutes
Nucléaire Déchets nucléaires
Une expédition a collecté des échantillons autour des fûts contenant des déchets radioactifs immergés dans l’océan Atlantique jusqu’en 1990. L’heure est maintenant à l’analyse pour comprendre les effets de cette pratique sur les fonds marins.
...
Sur l'orientation de la politique étrangère de la France / Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, Camille Verneuil
Actus, Communiqués / 2 juillet 2026
1 er juillet 2026
C’est avec stupeur que nous apprenons les derniers événements survenus au sein de l’association Greenpeace France. La déléguée syndicale qui négocie depuis des mois contre un plan de sauvegarde de l’emploi est l’objet d’attaques graves. Un prétendu mail « anonyme » prenant ouvertement le parti de la direction a été envoyé quelques jours seulement avant une réunion des instances décisionnaires. Celles-ci devaient voter un cadre budgétaire permettant de mettre en œuvre ce plan de licenciement.
Ce courrier contient des accusations très graves à l’endroit de notre camarade et déléguée syndicale ASSO-Solidaires: des éléments de sa vie privée et de celle de son conjoint, des propos attentatoires à sa dignité ont été tenus, et lui sont également reprochés le remboursement de ses trajets pour aller négocier le PSE… Il faudrait maintenant que les élu·es paient de leur poche pour exercer leurs prérogatives.
Cette gestion des relations sociales, les pratiques discriminatoires, les actes ayant pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de travail et d’exercice du mandat sont inacceptables.
Notre déléguée syndicale a été arrêtée et ne peut en l’état poursuivre les négociations. Une alerte pour danger grave et imminent a été lancée par des membres du CSE.
Au regard de la gravité de la situation, nous sollicitons la participation du Conseil d’administration aux négociations, afin de garantir qu’elles se poursuivent dans un cadre respectueux et loyal, dans l’intérêt des salarié⸱es et leur emploi.
Nous sollicitons également le CA de Greenpeace afin de protéger la santé et la sécurité de notre camarade, qui ne doit pas être oubliée.
Une citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris est en cours de rédaction contre tous·tes celles et ceux qui ont participé à ces actes et notamment Mme Eve KAROUBI, représentante légale de l’association. Nous ne laisserons rien passer.
Contact Section syndicale ASSO-Solidaires de Greenpeace France: greenpeace@syndicat-asso.fr
ASSO-Solidaires: contact@syndicat-asso.fr
Des images inédites révèlent l’état très dégradé de bidons radioactifs au fond de l’océan
Jetés à l’eau entre 1950 et 1990, des fûts de déchets radioactifs se trouvent dans un état avancé de décomposition, selon des images du CNRS. Des radionucléides typiques de l’activité des réacteurs nucléaires y ont été observés à des niveaux supérieurs à ceux attendus.
par Jade Lindgaard
2 juillet 2026
Temps de lecture : 4 minutes
Photo : volvo-truck-electric D.R. Volvo Truck
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Abonnement Conflits
Mobilité
La Chine impose le camion électrique
par La rédaction
Tandis que le marché automobile européen et français commence à basculer vers le véhicule électrique comme l'a fait la Chine au cours des dernières années, une révolution de pareille ampleur se passe en Chine pour les poids lourds. A l’aide d’importantes subventions gouvernementales, qui rendent les camions électriques plus rentables sur une période de 5 ans que leurs homologues diesel, les poids lourds électriques sont en train de conquérir le marché chinois. La bascule a commencé en 2024 et selon certaines sources, les ventes de camions électriques depuis le début de l’année 2026 représenteraient maintenant 30% du marché total. L’autonomie des camions électriques reste encore un obstacle pour les transports sur longue distance, mais les progrès techniques sont rapides et certains modèles commencent à offrir des autonomies de 700 à 800 kilomètres. Dernier problème de taille, il faut à ses pieds lourds des infrastructures de recharge adaptées à leurs besoins considérables de puissance électrique et d’espace. Un nouveau plan gouvernemental chinois vise à accélérer la construction de stations de recharge adaptées le long des grands axes routiers du pays.
Avec la chute rapide des cours du pétrole revenus à leurs niveaux d’avant la guerre avec la République islamique d’Iran, on peut s’interroger sur l’impact structurel de la crise énergétique née de la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais plusieurs évolutions majeures, déjà en cours, ne peuvent que s’accélérer. L’une d’entre elles suscite peu d’attention et pourtant elle le devrait. Il s’agit sous l’impulsion du gouvernement chinois et à l’aide de subventions massives de la bascule de l’économie chinoise vers le transport routier de marchandises électrique.
Le cœur de l’économie chinoise reste l’industrie et elle doit acheminer en permanence d’importants volumes de marchandises. La flambée des prix des carburants, même limitée par les contrôles des prix nationaux, a provoqué un ralentissement sensible de l’activité industrielle au deuxième trimestre. Voilà pourquoi l’économie chinoise cherche à être moins soumise aux fluctuations des prix des carburants. Elle le fait notamment en privilégiant les poids lourds à batterie qui gagnent rapidement en rentabilité et en popularité.
Des contraintes sans commune mesure avec celles d’une voiture électrique
L’adoption des poids lourds électriques s’est accélérée depuis 2024, et un nouveau plan gouvernemental lancé en mai va s’appuyer sur cette dynamique. L’ambition est que l’électrification des poids lourds réduise la consommation de diesel de la Chine d’environ 2% par an dans les années à venir.
Comparé aux quelque 324 millions de voitures particulières en circulation en Chine, le parc de poids lourds n’est pas considérable. Il comptait 8,6 millions d’unités à la fin de l’année 2025, selon le ministère des Transports. Mais ces véhicules représentent environ la moitié de la consommation de carburant dans le secteur des transports, qui représente elle-même 60 à 70% de la consommation totale de diesel en Chine. Le transport de marchandises s’est électrifié plus lentement que celui des voitures particulières parce que ses exigences en matière de batteries et de recharge (autonomie, rapidité, infrastructure) sont bien plus importantes. Un poids lourd électrique emporte des tonnes de batteries qu’il faut être capable de recharger rapidement et doit, pour être rentable, être sur la route entre 12 à 16 heures par jour. Il parcoure en moyenne au moins 100.000 kilomètres par an.
Accélération depuis 2024
Résultat, à la fin de l’année 2025 il y avait 336.100 camions électriques en circulation
Article réservé aux abonnés
La start-up d’origine norvégienne sera intégrée à une autre acquisition du groupe français, Aveva, afin de créer un leader de l’intelligence industrielle.
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GettyImages-1441659037.jpg
Par Florent Le Quintrec
Publié le 1 juil. 2026 à 17:17Mis à jour le 1 juil. 2026 à 17:58
Réservé à nos abonnés
Schneider Electric ne lésine pas pour s’imposer dans l’IA industrielle. Le géant français des équipements électriques a conclu un accord définitif pour acquérir 100% du capital de Cognite, un spécialiste norvégien de logiciels d’intelligence artificielle et de gestion des données industrielles.
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03.07.2025
Le Haut conseil pour le climat publie son 7ème rapport annuel sur l’action climatique de la France, l’efficacité de ses politiques et leur cohérence avec la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Alors que le pilotage de l’action climatique s’affaiblit et que les impacts du changement climatique s’aggravent, le Haut conseil pour le climat appelle à relancer l’action climatique en France.
Version actualisée au 18.07.2025.
Connu / TG le 25/10/25 à 11:35
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
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Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
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consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
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La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
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Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
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un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
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Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
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travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
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Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
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une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
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les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
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Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
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LES VIDÉOS A VOIR :
▶️ • Série Capitalisme
▶️ • Série Propagande
▶️ • VIT'FAITS !
▶️ • On fait l'point !
▶️ • Ca bouge ! (manifs, luttes, micro trottoir...
Connu / TG le 16/08/25 à 20:12
Tr.: ...
si tu veux parler avec les gens, il faut les écouter ...
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INTERVIEWS ELUCID 🎥
▶ Jean-Baptiste FRESSOZ est un historien des sciences, des techniques et de l'environnement. Après avoir été maître de conférence à l'Imperial College de Londres, il est maintenant chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS et à l'Ecole des ponts et chaussées. Il a déjà publié au Seuil L'Apocalypse joyeuse, L'Evénement anthropocène (avec Christophe Bonneuil) et plus récemment, Sans transition: Une nouvelle histoire de l'énergie.
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Jean-Baptiste Fressoz détruit le mythe de la transition énergétique : elle n'a jamais eu lieu et n'aura jamais lieu. L’histoire énergétique des sociétés industrielles n’est pas celle d’un remplacement, mais d’une accumulation : à chaque nouvelle source d’énergie s’ajoutent les précédentes, avec à la clé des effets rebond massifs. Depuis le début de la prise de conscience écologique, la ligne des pays riches n’a pas changé : poursuivre la surconsommation, épuiser les ressources, et s’adapter — autant que possible — à une planète qu’on continue de maltraiter.
Lien vers la pub Areva mentionnée dans l'entretien : http://www.culturepub.fr/videos/areva-l-epopee-de-l-energie
Et la publicité EDF : https://urls.fr/sz-8Wr
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptées. Merci pour votre compréhension.
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:50 - Le mythe de la transition
00:16:59 - La confusion entre innovation et révolution
00:20:30 - Les grandes "phases" énergétiques : un découpage erroné de l'Histoire
00:28:20 - Une transition forcée par la pénurie des ressources ?
00:31:05 - Le fantasme du numérique qui consomme moins
00:34:14 - L'impact des guerres
00:38:18 - Les explications technologiques des troubles sociaux
00:42:12 - Le contrôle politique des ressources
00:49:34 - Le rôle de l'énergie dans l'Histoire humaine
00:52:32 - La France peut-elle atteindre une autonomie énergétique ?
01:00:30 - La possibilité d'un effondrement
01:08:16 - Les discours contradictoires sur la sobriété
01:10:16 - Les biais et influences douteuses du GIEC
01:25:54 - Consommer le climat comme une ressource ?
01:30:30 - Une autre issue que la décroissance ?
01:32:10 - Question finale
1:32:09
CRISE CLIMATIQUE ET ÉNERGÉTIQUE : REGARDER LA VÉRITÉ EN FACE - Jean-Baptiste Fressoz
de ÉLUCID
1:29:13
VOS FACTURES D'ÉNERGIE VONT EXPLOSER : VOILÀ POURQUOI - Aurélien Bernier
de ÉLUCID
1:29:14
NOTRE DÉNI VA CAUSER L'EFFONDREMENT : sortir des illusions et se préparer - Yves Cochet
de ÉLUCID
1:10:26
RAPPORT MEADOWS : ILS ONT TOUT ANTICIPÉ IL Y A 50 ANS ! - Dennis Meadows
de ÉLUCID
Publié Il y a 1 mois • 5,9K vues
Frédéric Lordon est philosophe. Il est l’auteur de plusieurs livres importants, dont Figures du communisme (La Fabrique, 2021). Son dernier livre, Pulsion, coécrit avec Sandra Lucbert, a été publié au mois de janvier 2025 aux éditions La Découverte. Son très recommandable blog, La pompe à phynance, est hébergé par Le Monde diplomatique.
Il revient, dans cet entretien, sur le plan budgétaire présenté le 16 juillet dernier par François Bayrou, sur ce qu’il appelle « l’ethos » du macronisme, sur la faillite des « médiations institutionnelles » (politiques, médiatiques, syndicales), dont le constat l’amène à réfléchir à la possibilité d’un « débordement ». Il évoque aussi la fascisation en cours, qu’il a été l’un des tout premiers à dénoncer – entre pessimisme et espoir.
Journaliste : Sébastien Fontenelle
#Lordon #macron #guerre
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes Durée 50min 53sec
5 Commentaires
Connu / TG le 21/08/25 à 17:13
Tr.: ...
le marché secondaire, tourniquet de la finance spéculative, ne crée pas d'emplois. Le marché primaire ne représente que 0,9% ... /CICE créer un million d'emplois ... faux ... le déni de démocratie de Macron ... mettre le macronisme dans sa totalité pour solder les comptes ... réapparition du scorbut ... de startup nation à scorbut nation ! ... surmonté du nappage le plus dégoutant, ignominie ... ex la légion d'honneur (sofia aram, alexis colère, etc) les commissaires violents décorés ... /loi Duplomb ... Fleur Breteau : des rires ont traversé l'hémicycle ... pétition ... oligarchie mitigée : il existe des forces de rappel qui ont pour vocation de faire remonter aux gouvernants les voix et les sentiments des gouvernés. Se matérialisent au travers d'entités qu'on pourrait appeler des médiateurs. Yen a plusieurs sortes : médiateurs politiques, médiatiques, syndicaux.
[oligarchie : régime politique dans lequel la souveraineté appartient à une classe restreinte et privilégiée]
Le propre de la crise actuelle du Macronisme, mais ça date déjà d'avant, c'est l'effondrement de toutes les médiations ... spectaculaire pour les médiations politiques parlementaires.
Médiation politique, c'est tout le travail qui fait connexion entre gouvernés et gouvernants. Le propre de l'oligarchie, c'est un gouvernement séparé. Hors il existe des connexions plus on moins ténues, plus ou moins consistantes et qui font remonter un signal jusqu'aux gouvernants. C'est ça les médiateurs. Et normalement, les parlementaires qui retournent se faire engueuler dans leur circonscription, ça tombe là dessous. Ce sont des médiateurs.
Les journaux restituent quelque chose à l'opinion. La médiation politique des parlementaires s'est effondrée. Aspirée par le pouvoir exécutif, ça n'est plus qu'une chambre d'enregistrement.
C'est là que j'ai un point de désaccord avec Stéphane Foucart, le papier extraordinaire "L'adoption de la loi Duplomb constitue un moment de rupture démocratique inédit. Non, la faillite de la médiation politique a 30 ans d'âge. Du traité constitutionnel européen. La représentation parlementaire est en réalité une distorsion. à 55% on avait défoncé les parlementaires qui étaient en faveur à 90%. Figure pure à l'anamorphose parlementaire. Le TCE2005 était déjà un indice très très fort. Les parlementaires ont repris le dessus et ça a débouché au traité de Lisbonne en 2018.
2023 les retraites : 90% de la population est contre. Tous les syndicats sont contre, il n'y a pas de majorité pour la voter. Ça se termine par un 49-3 : c'est un holdup. Moment de rupture démocratique. Le vol de 2024, coup d'état. On ne saurait mieux dire que la médiation politique n'existe plus. Comme avec les légions de la honte, vous pouvez bien aller vous faire foutre !
La loi Duplomb est aussi un indice de cette faillite du médiateur politique. Autres : sociétés savantes, universités, médecins, mutualistes etc faisaient remonter des savoirs. Toutes ces voix ont été méthodiquement ignorées. ENSEMBLE TRÈS SPECTACULAIRE.
Puisque nous sommes dans la problématique de la médiation, la France Insoumise revendique d'une certaine manière le retour à la médiation politique. Pour moi, le travail de médiation qui me semble le plus spectaculairement visible, c'est la médiation autour du NOUVEAU FRONT POPULAIRE. C'est typiquement un travail de médiation.
Concernant la médiation médiatique, c'est celle qui donnerait la parole à des voix dissonantes significativement. Alors que tout ce qui est dissonant est aussitôt stigmatisé et méthodiquement massacré sur le plateau. La transformation radicale de la presse devrait venir tout en haut de l'agenda d'un pouvoir de gauche qui parviendrait au pouvoir. Il y va simplement des conditions de sa réussite, tout simplement. ...
/Médiations syndicales : a peur que non. Devenues une composante institutionnelle, elles ont intégré les intérêts du système institutionnel d'ensemble avec lequel elles n'ont plus aucun désir de rompre. C'était une position tenable au tout début du Fordisme, premier néolibéralisme, période où le pouvoir de la parole syndicale existait encore. ... La grève à la Japonaise ! Au vu d'un brassard, la direction arrêtait tout. ... Ex flagrant en 2023 avec les retraites. Front syndical uni, des millions de personnes dans la rue et RIEN DU TOUT ! C'était prévisible...
Faire autre chose que ces stratégies perdantes...
Lorsque les médiations sont en échec, c'est une OLIGARCHIE PURE.
À partir du moment où il n'y a plus d'options avec les médiations institutionnelles, Les solutions désinstitutionnalisées prennent le relais. Le débordement. Le surgissement d'une révolte à caractère potentiellement insurrectionnelle dont on a eu un avant-goût avec les GILETS JAUNES.
Illustration pure et parfaite.
Prix élevé des répressions... Fait une sorte de physique politique raisonnablement prédictive.
État des forces, etc
C'est peut-être en mettant bout-à-bout les discours d'un nombre suffisant de couillons que quelque chose percole doucement dans les esprits et un jour, une étincelle venue fait prendre la salle??
/Fascisation un des 1ers à en parler /prochaine élection présidentielle : avoir bougé avant que ça ne soit trop tard. Le Macronisme a poussé tous les curseurs et a préparé un terreau propice à ce que le processus soit achevé. Situation très inquiétante. Interrogation d'Hannah Arendt dans "De la révolution" : interroge l'usage du mot révolution, figure de la nécessité implacable. La bonne partie, la France est un état particulier. Ya une conflictualité politique, une réactivité. C'est pour ça que la contestation du plan Bayrou doit aller jusqu'à contester TOUT LE MACRONISME.
Partisan d'une stratégie de la bouillabaisse. Tous les motifs de contestation dans la marmite et on pousse le feu à fond. C'est une ressource. Élément nouveau : LA FRANCE INSOUMISE. J'ai plein d'amis bien plus à gauche... Ça ne se présente pas si mal. Le discours médiatique matraque. Mais discrédités donc à l'avantage de LFI. Ya rien de tel que d'être haï par ces gens là. LFI seule incarnation d'une différence, martingale du succès... Incarner la différence dans un paysage homogénéisé. Il y a 20 ans, la différence était le Front National. Il s'est normalisé. Devenu euro-libérale, les autres devenus aussi racistes que lui comme les Républicains. De plus émiettement de l'offre présidentielle : Macron, Philippe, Retailleau etc.
Connu / TG le 31/07/25 à 13:04
206 k abonnés - 1,5k+ - 38 304 vues #2027 #mélenchon #présidentielle
François Ruffin, Marine Tondelier, et tant d'autres militent pour une primaire de la gauche afin de n'avoir qu'un candidat en 2027. Mélenchon est interviewé sur BFM TV hier et est questionné à ce sujet. Pour lui c'est inutile et il démontre cela avec sa verve habituelle.
Pour changer le système :
Réclamer le RIC constituant : https://petitions.assemblee-nationale... https://www.mouvement-constituant-pop...
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particul...
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr
Sources
Mélenchon • 10 septembre, Palestine, budget... L'inter... https://www.youtube.com/watch?v=-AubNo6Ocvk
Ruffin • Il faut une primaire de la gauche pour 2027 https://www.youtube.com/watch?v=7LuV6wzJ3Wo&pp=0gcJCR0AztywvtLA
Musique • Pure Piano Improvisation for 1+ Hour Straight
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
/!\
Quel candidat battu à une primaire a rejoint Macron à la suite de sa défaite ?
Manuel Valls.
Qu'avait dit Olivier Faure à la création du NFP ?
Le Premier Ministre sera issu du groupe le plus important. (avant d'imposer sa propre candidature)
Combien y a-t-il de mesures dans le programme de LFI ?
813
#mélenchon #politique #2027 #présidentielle #ruffin #extrait #ethiqueettac
1 062 commentaires
@nassimnaudin2489 il y a 2 jours (modifié)
"La légitimité c'est celle que donnent les électeurs [...]" 1:50
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Connu / TG le 24/08/25 à 17:57
"
La montée du fascisme de la fin des temps / Terrestres
L'extrême droite déchaîne un survivalisme destructeur, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article essentiel, inédit en français.
"
et
"
Incroyable article à lire, absolument. Comprendre comment les néo fascistes anciens libéraux de la Silicon Valley se sont construits leur propre paradis pariant sur l’effondrement eschatologique du monde en se prenant pour Dieu
"
Clés : Accueil Environnement Pesticides
Un chercheur du CNRS explique les effets du néonicotinoïde réintroduit par la loi Duplomb.
Si les néonicotinoïdes sont des « tueurs d’abeilles » avérés, on ne sait pas grand-chose de leurs effets sur la santé humaine, faute d’études. | AFP
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«" L’acétamipride, ça tape très large : ça décime les populations d’abeilles, c’est bien connu maintenant et prouvé par de nombreuses études scientifiques, mais cela a aussi un effet délétère sur de nombreuses autres espèces : oiseaux, amphibiens, invertébrés, mammifères…" », explique Jean-Marc Bonmatin, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), spécialiste des néonicotinoïdes.
En 2022, l’Anses, l’agence sanitaire, avait également évoqué dans un rapport la «" forte toxicité de l’acétamipride pour les organismes aquatiques et terrestres" ».
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