Changement climatique
Sécheresse : "Le pire scénario du GIEC pour 2050 arrive aujourd’hui" (Marc Lomazzi) - 20 sept. 2026 / franceinfo
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Qu’il s’agisse des canicules ou des incendies de forêt, la France semble subir un emballement du climat, encore plus rapide qu'escompté. Marc Lomazzi, journaliste spécialiste environnement, alerte sur la situation de la France.
#france #climat #rechauffementclimatique
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le réchauffement climatique a 20 ans d'avance par rapport aux travaux du GIEC ... va coûter 500 Milliards€ dans les 15? ans qui viennent ...
Mercredi 9 septembre 2026
France Inter
Depuis près 2 ans les émissions de CO2 de la Chine se stabilisent, et pourraient même baisser pour de bon en 2026. Anne-Claire Poirier, journaliste chez Vert, explique.
Avec Anne-Claire Poirier Journaliste pour le média Vert
Contexte, la Chine c'est : un pays d'un milliard et demi d'habitants qui s'est développé très fort ces trente dernières années. C'est aussi une croissance monstrueuse, qui nécessite des quantités d'énergies folles. Aujourd'hui, c'est bien simple, la Chine brûle autant de charbon que TOUS les pays du monde réunis. C'est aussi le deuxième pays qui consomme le plus de pétrole derrière les Etats-Unis.
Oui, c'est LE champion des énergies sales et forcément ça se voit sur son bilan carbone : premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, avec 1/3 des émissions annuelles ; et surtout, des émissions qui jusqu'à récemment étaient en très forte hausse chaque année.
Mais récemment, alors que la croissante économique chinoise reste forte, de l'ordre 4-5% par an, ça fait à peu près deux ans que les émissions de CO2 se stabilisent. Et à mesure que la fin d'année approche, de plus en plus de prévisionnistes pensent que ça va baisser pour de bon en 2026.
La recette ? Ca fait 20 ans que la Chine fait d'énormes efforts pour développer les énergies renouvelables.
Pour vous donner juste une idée des efforts consentis, la Chine vient d'installer en un an 160 GW d'éolien. 160 GW c'est TOUT le parc de production électrique français c'est à dire toutes nos centrales nucléaires, hydraulique et renouvelables réunies. Et c'est comme ça tous les ans. Ce mois-ci par exemple on vient d'apprendre que les capacités installés en solaire ont dépassé celle du charbon pour la 1ère fois. Symboliquement c'est très fort.
Et puis le secteur des transports bouge aussi très fort, avec une transition vers l'électrique qui bat tous les records. Aujourd'hui 1 voiture sur 2 vendues en Chine est électrique. Idem pour les bus et les camions, ce qui les protège de la crise iranienne et du blocage du détroit d'Hormuz.
Les derniers chiffres qui viennent de sortir montre que les Chinois ont pas réduit tant que ça leurs déplacements. Par contre, leur consommation de pétrole a littéralement dégringolé parce qu'ils sont passé aux transports électriques. Et ça c'est un changement qui va perdurer, il n'y aura pas de retour en arrière.
Références Mathieu Vidard Environnement Écologie
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OpJ24w
écologie Environnement Agir
Dans le delta du Rhône, la présence accrue du sel dans les terres et les étangs est le symptôme du changement climatique. Pour apaiser les tensions sur le sujet, des scientifiques ont mis en scène le « procès du sel ».
Margot Hemmerich, Clémentine Méténier, le 20 août 2026
8 min
© Jeanne Macaigne
Debout au milieu de ses chevaux camarguais, Laure Vadon s’interroge. Devra-t-elle bientôt quitter le mas familial et abandonner ses terres pour migrer à plusieurs centaines de kilomètres de sa Camargue natale ? Fera-t-elle partie des premiers réfugiés climatiques en France à devoir fuir face à la montée des eaux ? « Je ne peux pas l’accepter », lâche la quinquagénaire.
Installé depuis neuf générations au cœur du delta du Rhône, le Mas Saint-Germain élève chevaux et taureaux au milieu d’une exploitation rizicole bio. Depuis quelques années, la famille Vadon accueille également les touristes au sein d’un gîte équestre.
« Ce mas, c’est nos racines. Nous vivons ici depuis près de trois cents ans. Alors quand j’entends qu’il faudrait délocaliser la Camargue, j’ai l’impression que l’Etat nous abandonne. »
D’après un scénario du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’élévation du niveau de la mer de 63 à 102 centimètres d’ici à 2100 pourrait submerger la plus grande partie de la Camargue à marée haute et lors des tempêtes. Sans action publique, près de 32 000 personnes seraient durablement touchées. Et pour cause : dans ce territoire de 150 000 hectares, 70 % des terres sont situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer.
Plus rien ne pousse à certains endroits
Pour Laure Vadon, l’urgence est déjà là. Au bout des prairies bordées par les bosquets de tamaris qui délimitent ses terres se trouve l’étang de Vaccarès. Avec une superficie de 65 km², il est le plus vaste étang de la réserve naturelle de Camargue et le premier menacé par la montée des eaux.
« En tant que riverains, on a constaté une dégradation du milieu, avec une disparition des roselières, une salinité accrue, une érosion des berges. Aujourd’hui, on ne peut plus faire de luzerne à certains endroits, ce qui signifie qu’on n’a plus de fourrage pour les bêtes. On a également des terres qui sont tellement salées que même le riz n’arrive plus à pousser. »
Avant la menace d’une submersion, la montée des eaux a en effet engendré une salinisation des sols sans précédent.
« Il y a encore une quinzaine d’années, on avait entre 50 et 80 jours par an où l’on pouvait évacuer vers la mer les eaux fluviales et agricoles qui arrivaient dans les étangs car le niveau était plus bas. Aujourd’hui, on est plutôt autour de 10 jours par an. Or, si on n’arrive pas à vider la Camargue, on ne peut pas évacuer du sel. Et lorsqu’on veut faire sortir de l’eau, c’est la mer qui rentre », explique le directeur de la Réserve naturelle nationale de Camargue, Gaël Hemery.
Sans compter que la salinisation des terres peut également venir des sous-sols, par la remontée de ce que l’on appelle le biseau salé, lorsque l’eau de mer s’infiltre dans les nappes phréatiques d’eau douce. Un phénomène qui s’accroît lorsque le niveau de la mer augmente et que les chutes de pluie s’amenuisent tandis que les phases de sécheresse s’allongent.
Dans ce contexte, une question se pose : est-il encore possible de lutter ?
« Ce qui est sûr, c’est qu’il faut s’adapter. En Camargue, le sel a toujours été un sujet. La différence aujourd’hui est que le réchauffement climatique bouleverse la donne et qu’il y a des changements plus profonds à prendre en compte », poursuit Gaël Hemery.
« Travailler avec les écosystèmes »
Le Conservatoire du littoral – qui rachète des terres et en confie la gestion à des acteurs locaux – a notamment commencé à développer une nouvelle approche basée sur les « solutions fondées sur la nature » (SFN). Sur certains sites, comme celui des anciens marais des salins de Camargue au sud-est du delta, l’objectif est désormais de « travailler avec les écosystèmes plutôt que de compter uniquement sur des solutions d’ingénierie conventionnelles pour contrecarrer les forces de la nature », décrit le directeur de la réserve naturelle.
Mais la démarche fait grincer des dents nombre d’acteurs économiques. Comme Bertrand Mazel, président du Syndicat des riziculteurs.
« Il y a plusieurs formes de salinité en Camargue, mais la plus embêtante, c’est celle qui est due à l’inaction de l’homme, assène-t-il. Je pense qu’une partie du territoire est abandonnée à la renaturation. Or, je rappelle que la riziculture apporte des centaines de millions de mètres cubes d’eau sur ce territoire. Sans elle, on aurait beaucoup plus de sel et beaucoup moins de biodiversité qu’aujourd’hui. »
« Avec les solutions fondées sur la nature, on vit un choc culturel puisqu’on s’adresse à des propriétaires, agriculteurs et éleveurs qui valorisent la Camargue depuis des siècles grâce à l’irrigation et au pompage artificiel de l’eau douce », analyse l’écologue et chercheur au CNRS à Montpellier Raphaël Mathevet.
« Comme souvent dans des situations de crise, on recherche un responsable, et le bouc émissaire idéal, ce sont les scientifiques et les activistes écologistes qui préconisent de se saisir de cette crise pour repenser la valorisation économique du delta et mettre en place d’autres cultures et manières d’agir, ajoute le chercheur. Ces dernières années, on était arrivé à un point où les gens ne se parlaient plus. Il n’y avait plus que des invectives et des insultes, jusqu’à un appel à se débarrasser des gêneurs. »
C’est pour tenter de restaurer le dialogue que le scientifique – entouré de chercheurs en sciences humaines et sociales et d’artistes – a mis en scène, le 28 novembre dernier, le « procès du sel ». Un procès fictif unique, point d’orgue d’une recherche-action menée pendant un an auprès de l’ensemble des acteurs du delta du Rhône.
Face à un public de 400 personnes, Gilles Bardon est le premier témoin appelé à la barre. Viticulteur à Aigues-Mortes, âgé de 56 ans, il a perdu cinq hectares de pieds de vignes au printemps 2021.
« Sur un total de douze, souffle-t-il. Le végétal s’est recroquevillé, la sève a été envahie par le sel, le sel est remonté jusqu’aux racines. Et dans un laps de temps très court, mes vignes ont été brûlées, comme au lance-flammes… »
Ce qu’il demande ? « Non pas de contrer le réchauffement climatique, mais d’atténuer ses effets par différentes méthodes de culture – que ce soit par aspersion, irrigation, goutte-à-goutte, tous les moyens seront bons mais il faut ramener de l’eau douce sur le territoire. » Car Gilles Bardon le rappelle, aujourd’hui « la salinité n’est pas reconnue par les assurances ».
Seize témoins
Tour à tour, seize témoins sont appelés à partager leur vision. Sauniers récoltant le sel des marais, agriculteurs et éleveurs, mais aussi scientifiques et gestionnaires.
« On nous accuse de vouloir “ensauvager” tout le delta, se défend Marc Thibault, naturaliste à la Tour du Valat, association gestionnaire de sites du Conservatoire du littoral. Ça ne me paraît ni réaliste ni raisonnable. Simplement, il faut rappeler que le sel fait aussi partie des facteurs écologiques qui expliquent la très riche biodiversité de la Camargue, comme les flamants roses ou les saladelles [fleurs typiques de Camargue, NDLR]. »
« L’intérêt n’est effectivement pas d’avoir des milieux uniformes, complète Aline Martin, chargée de projet au Conservatoire du littoral. La Camargue est une mosaïque où chaque site a ses particularités. Ici, on va protéger une espèce rare. Là, on va entretenir des milieux ouverts avec du pâturage. Là-bas, restaurer des zones humides pour filtrer l’eau et accueillir la faune. L’équilibre n’est pas toujours simple à trouver. »
L’enjeu d’un tel dialogue est de taille, alors qu’en 2024, la Cour des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) pointait le manque de préparation du territoire et « l’absence de stratégie d’adaptation » sur le long terme. Certaines solutions concertées se mettent progressivement en place, adossées à des cahiers des charges avec des conditions écologiques. 43 conventions agricoles ont été signées entre des agriculteurs en élevage extensif et le Conservatoire du littoral.
De son côté, le Syndicat mixte de la Camargue gardoise – qui associe les huit communes du territoire et le département – a créé un plan d’action sur la salinisation des sols.
« On a démarré un travail avec la chambre d’agriculture du Gard pour faire l’inventaire de l’état des réseaux et des ouvrages en charge de la circulation de l’eau », détaille Nicolas Bonton, chef de service.
D’autres sont à l’étude, comme la réhabilitation du pertuis de la Fourcade, ouvrage majeur d’évacuation des eaux. Ou encore « restaurer les prises gravitaires, ces vannes situées dans le fleuve qui permettent de faire entrer de l’eau du Rhône par gravité, sans pompage », évoque Gaël Hemery. Une solution possible aux périodes de l’année où le Rhône est suffisamment haut. « Cela montre qu’on a des marges de manœuvre. Et dès lors qu’on agit, on est un peu moins inquiet », avance-t-il.
Un enjeu politique et économique
En concluant à « l’absence de culpabilité du sel », le tribunal s’est déclaré en faveur d’une « nouvelle gouvernance de la Camargue comme un bien collectif ».
« La juridiction écarte les visions trop simplistes, qu’elles s’en remettent entièrement à la technique ou au contraire à un laisser-faire total », énonce le verdict.
Quant aux responsabilités, « le tribunal établit que la salinisation n’est pas une faute mais un signal d’alarme, celui de relations anciennes entre pratiques humaines, infrastructures et rythmes naturels qui se sont distendues. La Camargue n’attend pas un retour au passé, mais l’engagement d’un avenir partagé ».
« Un moment comme celui-ci donne de l’espoir, se réjouit le viticulteur Gilles Bardon. Il faut désormais veiller à ce que les recommandations de coopération et de coconstruction ne retombent pas comme un soufflé. »
Car au-delà des enjeux de gouvernance, l’affaire est éminemment financière. « Un épi, ces longues barres en rocher dans la mer, vaut 100 000 euros le mètre linéaire, pointe Christelle Aillet, maire (LR) des Saintes-Maries-de-la Mer. Et une station de pompage en eau douce, 5 millions. » Alors, « on peut penser qu’à moyen terme, jusqu’en 2050, on sera en capacité de se défendre contre la mer. Et sur d’autres espaces, quand il n’y a pas d’activité économique ou d’enjeu de sécurité, il faudra céder puisque ça sera trop coûteux de résister », analyse Raphaël Mathevet.
En octobre 2025, un premier amendement visant à accompagner les communes confrontées à l’érosion du littoral a été adopté par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il vise à faire contribuer au « fonds érosion côtière » les hébergeurs de location touristique à hauteur de 1 % de leur chiffre d’affaires. La séance est levée, mais le travail commence.
Article écrit par Margot Hemmerich, Journaliste
Clémentine Méténier, Journaliste
Les incendies de l'été ont touché l'économie du tourisme, en particulier en Gironde.
Publié le jeudi 20 août 2026 à 08:20
France Inter
23 min
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Alexis Morel
Méga-feu, canicule interminable, manque d'eau : ces phénomènes extrêmes ont fortement perturbé les vacances des uns, les soirées et les festivals des autres. Tout ce qui faisait jusqu'à maintenant l'insouciance de ces mois de juillet et d'août. Les deux mois de l'été vont-ils changer de visage ?
Avec
- Joëlle Zask Philosophe, maîtresse de conférences à l'université Aix-Marseille, membre de l’Institut universitaire de France, spécialiste du pragmatisme, de philosophie sociale et de démocratie participative.
- Christelle Chassagne présidente d’ADN Tourisme, et du comité régional de tourisme de Nouvelle Aquitaine
- Vanguélis Panayotis Consultant, directeur des opérations de MKG Group et Président de MKG Consulting et OlaKala
Où sont allés les touristes cet été 2026 ? Selon Vanguélis Panayotis président de MKG consulting "les grands classiques de bord de mer fonctionnent toujours très bien, mais il y a un boom de la Manche, la Côte d'Opale avec 10 % de fréquentation en plus en deux ans, ce qui s'explique par le climat tempéré mais aussi par des sujets de pouvoir d'achat." En Gironde, touchée par un mégafeu qui a ravagé l'impact économique dans les zones sinistrées ou simplement évacuées, est de 60 millions d'euros, mais "les pertes seront largement supérieures parce qu'il y a tout l'impact en dehors des zones touchées, avec notamment la question des fumées", explique Christelle Chassagne du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine.
"Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue"
La vie en extérieur, qui était le plaisir de l'été, devient synonyme d'inconfort : cet été caniculaire a été synonyme d'annulations de festivals, de fêtes de villages, de feux d'artifice. "Beaucoup d'événements estivaux ont lieu en extérieur. Et l'extérieur est aussi généralement un moyen de créer une connexion avec notre milieu, avec notre environnement, avec les lieux que nous traversons. Si on doit rester à l'intérieur pendant nos loisirs, pendant nos vacances, cette occasion sera perdue", analyse Joëlle Zask, philosophe, auteur de "Quand la forêt brûle : repenser la catastrophe écologique".
Selon elle, "c'est grave, et problématique, et il est vrai que rester entre quatre murs, dans un espace climatisé, peut générer des attitudes qui seront encore plus catastrophiques. à l'égard du tournant écologique qu'il est urgent de prendre. Il faudrait être dehors pour comprendre le milieu qui est menacé aujourd'hui." La philosophe estime que le changement climatique peut nous amener à revoir notre calendrier, en particulier les deux mois de l'été jusqu'ici sacralisés.
À écouter
Nécessaires mais moins chères : les vacances, ce n’est plus comme avant
Le téléphone sonne
France Inter
40 min
"Le calendrier scolaire qui est intouché depuis 60 ou 70 ans, ou peut-être davantage, mais en réalité, c'est quelque chose qui pourrait être réfléchi", dit Joëlle Zask. La présidente du comité du tourisme de Nouvelle-Aquitaine estime que c'est "une question essentielle" et en particulier pour "la gestion des flux touristiques, la filière est résiliente, c'est même la base des professionnels du tourisme, c'est leur capacité d'adaptation."
Références Incendies Vacances Info Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Tourisme
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4% de la Gironde touchée par les incendies ... coolcation (vacances au frais) ... regain très fort de la ruralité, de la montagne ... Bretagne et Côtes du nord en passe de devenir la nouvelle Côte d'Azur ... le bouleversement climatique bouleverse nos vies ... le tourisme en soi, est déjà un problème. Est-ce qu'on va continuer à se déplacer comme on le fait ? Est-ce qu'on aura besoin de temps libre ? ... reprendre notre copie, changer de grille d'appréciation, de valeurs, de plaisirs, de jouissance. Est-ce en train de se produire ? Ne sait pas. ... il ne va pas y avoir de retour à la normale. ... Qu'on repense de manière communautaire, collective, raisonnée, nos modes de vies, qu'il s'agisse du travail ou de nos vacances. ... vie en extérieur ... des fêtes de villages sans feux d'artifice ... spectacle de drones ... comment accompagner la transition écologique tou en restant inventifs et imaginatifs ? ... L'empreinte carbone tourisme est 75% plus intense en carbone que la consommation classique en France ... on ne pourra plus aller à la plage par 40°C, faire de l'accrobranches en plein cagnar ... tout le monde a bien conscience de l'empreinte carbone. Sauf que partir en train coûte beaucoup plus cher qu'en voiture ... On va de records en recors depuis 2022 sur le nombre d'avions en simultané dans le ciel ... Le tourisme a un impact sur la sécheresse qui a un impact sur l'intensité des feux ... on est à l'hôtel, on met un peu plus la clim, on consomme plus d'eau dans la douche ... le secteur prend ça de manière très sérieuse. On rembourse ceux qui ne viennent pas en voiture, on incite à ne pas jeter votre serviette ... Comment accompagner ? On ne peut pas répondre aux pb du 21ème siècle avec les moyens du 20ème. S'adapter au climat. Comment on conçoit le tourisme ? Retravailler le récit des vacances ... la canicule, le cc redessine la carte. Ya 2 sujets : - l'atténuation. Il faut s'adapter absolument mais ce n'est pas suffisant. Donc il faut atténuer aussi, notamment les émissions de gaz à effet de serre, la limitation des déchets. Ça fait des années qu'on travaille avec Alain Rousset sur les vacances responsables en NA ... des nocturnes ... géocatching Terra-adventura, chasse au trésor incroyable ... modifier nos horaires d'ouverture ... organisation, diversification des activités notamment en montagne car il y a plus de fraîcheur ... les risques arrivent aussi sur nos domiciles ... impacter le moins possible les territoires que l'on visite ... surtourisme ... ne plus promouvoir destinations surfréquentées ex la dune du pilat ... préréserver des destinations, des créneaux pour éviter la surfréquentation ... marche pour le respect de la biodiversité, les espaces naturels. Mettre en avant les mobilités décarbonées, des séjours bas carbone. Comment on vient en vacances sans sa voiture ... Le voyage commence au bout de la rue ... aller moins loin et découvrir ... renoucer à des images estivales ... La montagne ne sera pas une solution à long terme, une des zones les plus impactées ... L'adaptation est très juste à l'échelle individuelle. Mais à celle de nos enfants et petits-enfants, que faire ? Tirer le signal d'alarme. Repenser le tourisme en profondeur. Mais que les touristes soient aussi éduqués, informés, introduits à la nature, aux milieux fragiles ... responsabiliser, conscientiser ... La nature est leur outil de travail, une mer translucide, a de la valeur. Des gens locaux, passionnés, attachés. La fonte des glaciers est le drame chaque année. Paradoxe d'une prise de conscience de tout le monde. Mais ensuite ya les arbitrages du pouvoir d'achat ... calentrier scolaire ... une pédagogie active qui sensibilise les enfants à ce qu'est la nature, les milieux, l'écologie finalement. Les enfants font partie de l'écosystème ... optimiser la gestion des flux touristiques ... dérèglement climatique ... sujets de la prochaine présidentielle ... penser à ceux qui ne partent pas en vacances
Ndlr : pour une fois, le volet atténuation du réchauffement climatique est traité à côté de l'adaptation qui ne suffit pas. Et l'écologie est présentée de manière positive.
Cependant, des éléments nuancent ce fait comme l'emploi de "changement climatique" au lieu de réchauffement.
Et dans la logique exposée ici par la région notamment à propos du train, elle devrait accélérer la reprise d'Angoulim ! ACT
Publié Il y a 23 heures • 302 vues
"Le 2 juillet 2026, en pleine canicule, et alors que les pompiers des Bouches-du-Rhône luttaient déjà contre des incendies, Manuel Bompard, porte-parole de La France insoumise, a rappelé que l’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027 Gabriel Attal avait imposé en 2024, lorsqu’il était à Matignon, des coupes budgétaires ayant obligé la Sécurité civile à renoncer à l’achat de deux Canadairs – des appareils qui auraient évidemment permis de lutter plus efficacement contre les épouvantables feux qui ravagent la France depuis plusieurs semaines.
Attal, qui a parfaitement compris que ce rappel accablant allait gravement plomber sa campagne présidentielle, a immédiatement rétorqué qu’il n’avait rien fait de tel - et que Manuel Bompard avait donc menti.
Malheureusement, les faits sont têtus, et la vérité, comme le confirme notamment un rapport publié en 2024 par une sénatrice de droite, est que la Sécurité civile a bel et bien été contrainte de renoncer à l’acquisition de deux Canadairs d’un coût unitaire d’un peu plus de 49 millions d’euros hors taxes après que le gouvernement lui a retiré plusieurs dizaines millions d’euros de crédits."
Nouvel épisode de Jusqu'ici tout va mal, par Sébastien Fontenelle.
Journaliste : Sébastien Fontenelle
#canadair
#marinelepen
#incendies
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée19min 31sec
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reniement de Macron qui avait prévu 16 canadairs ! ...
Publié: 12 septembre 2024, 11:00 CEST / Gabrielle Maréchaux, Journaliste-éditrice rubrique Environnement + Energie
Un immense pyrocumulus au-dessus de Park Fire, près de Chico, en Californie, le 26 juillet 2024. David McNew/Getty Images
Non seulement ils contribuent au réchauffement du climat, mais les feux de forêt créent aussi leurs propres nuages. Résultat, des orages plus fréquents dans les régions qui brûlent. C'est ce que montrent les données satellitaires à haute résolution.
Reprises violentes de feu (blowups en anglais), tornades de feu, orages monumentaux… Lorsque les feux de forêt sont de grande ampleur et atteignent une température critique, ils peuvent créer leurs propres conditions météorologiques.
Dans ces situations extrêmes, les méthodes traditionnelles des pompiers pour contrôler directement le feu ne fonctionnent plus. Les deux de forêt deviennent alors incontrôlables.
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les incendies de forêt créent leurs propres schémas de vent.
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La transformation d’un nuage provoqué par un incendie en orage dépend de trois ingrédients clés :
- de la portance de l’air chaud,
- de l’instabilité atmosphérique
- et de l’humidité.
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Orages secs
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Tornades de feu
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Des nuages créés par les feux pas si rares
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il est important de se souvenir que le feu est un élément naturel du système terrestre. Comme l’a écrit Stephen J. Pyne, spécialiste des incendies, dans son ouvrage « Le Pyrocène », nous devrons, en tant qu’êtres humains, réorienter notre relation avec le feu afin d’apprendre à vivre avec lui.
Climat
Cette vidéo propose une approche didactique originale pour faire comprendre qualitativement le lien entre l’augmentation de la concentration en CO₂ atmosphérique et le réchauffement climatique.
Version courte
(22:30) est disponible en vidéo non répertoriée sur YouTube. Il n’y a pas l’interview et les compléments.
Sources
Sources principales
Cette vidéo a été produite avec l’aide de Valentin Maron et la relecture de Jean-Louis Dufresne. Ils sont tous deux auteurs d’un article exposant l’approche présentée dans la vidéo :
Maron, V., Dufresne, J. L., Pélissier, L., Rabier, A., & Cochepin, M. (2024). Quelles expériences et quelles représentations pour construire le lien entre CO2 et réchauffement climatique avec des non spécialistes?. RDST. Recherches en didactique des sciences et des technologies, (30), 43-85.
Valentin a également mentionné la BD numérique Les Grandiloquents et la BD Horizons Climatiques qui utilisent une approche didactique similaire à celle présentée dans la vidéo.
Ressources complémentaires
L’Office for Climate Education (OCE) propose du contenu éducatif sur le changement climatique. Les expériences des ballons montrées dans la vidéo sont reprises, entres autres, dans leur dernier manuel sur les modèles climatiques. Et vous pouvez voir de belles animations pour aller plus loin sur les notions de capacité d’absorption et d’émission du rayonnement infrarouge par différents gaz dans la partie 3 de cette animation.
Vidéos YouTube
- Mes vidéos en lien : Les subtilités de l’effet de serre, Réchauffement climatique: le rôle de la vapeur d’eau, Très peu de CO2 dans l’atmosphère ?
- Une chouette vidéo pour comprendre pourquoi il n’y a pas de saturation d’effet de serre : SATURATION de l’EFFET DE SERRE : Le réchauffement a-t-il atteint sa limite ? - Science Étonnante
- Une vidéo YouTube anglophone qui montre une expérience proche de ce qu’on a voulu faire : Is CO2 Really a Greenhouse Gas? - The Action Lab
Sur les représentations et explications de l’effet de serre
- Exemples de mauvaise représentation de l’effet de serre : Wikipédia, Fresque du Climat, dans des cours pour le lycée (de nombreux exemples trouvables). Le but n’est pas de pointer du doigt quelques acteurs parce que la majorité des représentations/vulgarisations/explications sont problématiques.
- Figure du Bilan énergétique du système Terre dans le rapport du GIEC. La vidéo de la chaîne sur les subtilités de l’effet de serre explique cette représentation.
- Je mentionne aussi le problème avec la définition du forçage radiatif dans ce document eduscol. Mais l’erreur provient directement des programmes scolaires comme on peut le voir page 7 de ce Bulletin Officiel sur l’enseignement scientifique de terminale générale.
Autres sources
- Perception du changement climatique en France : Obs’COP 24 et Radiographie des climatosceptiques : des Français plutôt de droite, âgés et opposés aux écolos - Le Monde
- Un article qui explique pourquoi une expérience classique pour “montrer l’effet de serre” n’est pas une bonne expérience : Wagoner, P., Liu, C., & Tobin, R. G. (2010). Climate change in a shoebox: Right result, wrong physics. American Journal of Physics, 78(5), 536-540.
- Valentin Maron m’a envoyé de nombreuses références sur la difficulté d’enseigner le concept d’énergie : Watts, 1983; Duit 1984; Driver & Warrington, 1985; Trellu & Toussaint, 1986; Solomon, 1992; Trumper, 1993; Goldring & Osborne, 1994; Cotignola et al., 2002, Doménech et al, 2007; Papadouris & Constantinou, 2011; Lindsey et al, 2012; Hervé 2014; Park & Liu, 2021
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Les années défilent et le réchauffement climatique empire, mais certains vont plus en subir les conséquences.
Là où le monde se réchauffe de +1,5°, notre continent et la France lui se réchauffent de +2,5°
Un différentiel important qui nous amène plus rapidement encore vers des scénarios de catastrophes extrêmes
Mais alors pourquoi ?
Qu’est ce qui explique cette différence d’1°? Et est-ce que c’est grave ?
Dans cette vidéo on va expliquer les 4 facteurs derrière cette différence de température et voir ce que ça implique pour notre futur à tous
Mais surtout, on va aussi voir en fin de vidéo pourquoi ça pourrait être une immense opportunité pour la France de changer les choses
CHAPITRES :
00:00 - Pourquoi la France se réchauffe plus vite ?
01:00 - La faute du Co2 ?
03:58 - 1er facteur : aérosols
05:46 - 2ème facteur : albédo
06:42 - 3ème facteur : jet stream
08:05 - 4ème facteur : océan
09:50 - On est foutu ?
Vidéos pour voir certaines solutions ou changement de paradigme :
Monnaie locale :
• Pourquoi les monnaies s’effondrent (et qui...
L'entraide :
• APRÈS L’EFFONDREMENT : QUI SURVIT ? (ET CO...
Nouveaux modèles d'entreprises :
• Pourquoi les GAFAM sont condamnés à s’effo...
Villes et sociétés de demain :
• Pourquoi les grandes villes seront vides e...
Autre reco :
Vidéos excellentes d'espoir que j'aime beaucoup de Victor Quilichini :
• J'AI VU - Film d'espoir sur le Climat
• Canicules, sécheresses, climat : peut-on e...
Sources :
https://docs.google.com/document/d/1f...
Tr.: ...
Facteurs qui réchauffent la France :
- effet parasol des aérosols nocifs pour notre santé ... augmentation de la température par l'effet de la dépollution ...
- plus important, l'effet albedo (moins de neige, plus d'accumulation de chaleur)
- le jet stream ou tapis roulant de la météo ... son moteur est le gradient de température (différence) entre équateur et pôles. Hors, l'arctic se réchauffe plus vite, ça ralentie le jest stream ... à certains endroits, ils compresse les masses d'air, air collé au sol, dans l'incapacité de se renouveler. Le vent ne permet plus d'évacuer l'effet de chaleur et donc on a des domes de chaleur et c'est pour ça qu'on a une intensité des canicules démultipliées notamment en europe de l'ouest ...
- facteur principal, les océans
... si on ne change rien, on se dirige vers un réchauffement mondial de +3°C soit +4°C pour la France ... que faire ?
s'organiser par la base, politiser les crises ... historiquement, on fait partie des plus grands pollueurs et pourtant on est peu impactés par le changement climatique grâce à un climat relativement clément contrairement à des pays déjà frappés de plein fouet par le dérèglement climatique. Ex. le Myamar, l'inde, le Kenya. Mais en moins de 5 ans, on est passé de pays à risque à pays à risque meurtrier. S'en servir pour changer, sortir de la logique extractiviste et surtout vers un renforcement massif de notre adaptation au risque climatique. Il nous faut un plan B à chaque catastrophe, moment de prise de conscience, de colère contre les institutions et d'entraide spontanée, à transformer en opportunité de bifurcation. Augmenter notre résilience, notre anti-fragilité, notre robustesse ... crise, danger ET opportunité
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j'ai 25 ans, j'ai décidé de renoncer à ma carrière en finances quand j'ai compris que c'était un des grands pb de notre monde ... bénévole chez Limit et maintenant rémunéré ...
pas que le climat, la santé, la biodiversité, l'alimentation. On peut tous faire quelque chose.
Avec Limit, on a pour mission de vous donner les clés de compréhension du monde. Vous responsabiliser pour que vous choisissiez votre impact sur le monde et non pas vous faire la morale ou vous infantiliser. ... faire advenir un monde plus humain et plus éclairé ... alternatives de demain ...
Vendredi 26 juin 2026 Par Mathieu Vidard - La Terre au carré
38 min restantes
Alors que les températures battent tous les records, le cadrage du sujet pointe rarement les responsables de la situation. Pourquoi et comment « politiser la canicule »?
Avec
- Christophe Cassou Climatologue
- Yamina Saheb Experte des politiques énergétiques, rattachée à l’OpenExp
- Claire Nouvian fondatrice et directrice générale de Bloom, ONG contre la destruction de l'océan et du climat.
- Eva Morel Secrétaire générale de l'association Quota Climat
- Mickaël Correia Journaliste à Mediapart
La canicule qui laisse la France K.O. en ce mois de juin - hors norme par son intensité comme par sa précocité - n'est pas un aléa qu'on doit subir en serrant les dents. C'est le résultat de choix.
Et à la Terre au carré, je vous le dis franchement, c'est la colère et le ras-le-bol qui nous animent. Ras-le-bol parce que chaque jour, ici, les voix des scientifiques se succèdent pour nous alerter, nous expliquer et documenter la catastrophe en cours. Des millions d’oreilles les entendent mais rien ne se passe vraiment.
Les débats sur la climatisation nous désespèrent, tout comme une très grande partie de la classe politique, qui préfère chercher des boucs émissaires plutôt que de nous préparer collectivement à un monde en surchauffe.
Pendant que le pays suffoque, on nous explique même doctement que la canicule, au fond, ce serait la faute des écologistes eux-mêmes et de leur prétendue décroissance. On marche sur la tête. Ceux qui alertent depuis cinquante ans deviennent les coupables, et l'oligarchie qui sabote la transition se présente en garante de la raison. Les crédits écologiques sont taillés à la hache et les normes détricotées une à une.
Les pétroliers, connaissaient leurs responsabilités dès 1971. Mais en France, le président de la République préfère décorer le patron de TotalEnergies pour services rendus à la nation et nous gratifier au passage de ses conseils paternalistes pour prendre soin de nos proches.
Ces derniers jours nos corps nous racontent déjà ce qui se met en place sous les rayons brulants du soleil. Ils nous disent à quel point nous sommes en train de franchir toutes les limites de la vie. Ce n'est plus une alerte, c'est une sommation.
L'histoire retiendra sans doute que notre humanité savait absolument tout et qu’elle a préféré ne rien faire.
Références Environnement Biodiversité Écologie
Reportage — Luttes
« Agir ou cuire, il faut choisir » : avec les canicules, le retour des luttes pour le climat - 6 juillet 2026 à 09h22 / Par Léa Guedj, avec Mathieu Génon et NnoMan Cadoret (photographies)
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Luttes Climat Canicule
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
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Vendredi 3 juillet, ils ne sont qu’une quinzaine de jeunes, tout juste sortis des examens du baccalauréat, à s’être réunis sous la bannière de Fridays For Future
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réchauffement climatique
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l’émergence d’Extinction Rebellion et des Soulèvements de la Terre, ainsi qu’à, plus récemment, des convergences avec des combats sociaux, décoloniaux, antimilitarisation et antifascistes
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Face à l’échec de l’atténuation, une mobilisation sur l’adaptation
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Membre de Jeunes Génération·s, elle se mobilise désormais « pour limiter les dégâts de ce qui est déjà là
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pétition « Pas de volets, pas de loyer »
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pour le bâti scolaire, avec le mouvement Faites-la briller, colancé par la journaliste de La Maison des maternelles Renée Greusard avec son confrère spécialisé dans les enjeux écologiques Thibaut Schepman.
Zazie, présente à la manifestation du 1er juillet 2026. © NnoMan Cadoret / Reporterre
Selon la Fondation pour le logement, la moitié des logements français sont des bouilloires thermiques, dont l’indicateur de confort d’été est inscrit comme « insuffisant » sur le DPE. Selon un rapport de l’Alliance écologique et sociale, qui rassemble les ONG Greenpeace, Oxfam, Les Amis de la Terre, Attac et les syndicats CGT Éduc’Action, FSU, SUD Éducation et la Confédération paysanne, 20 à 30 % des bâtiments scolaires sont « vétustes » et « inadaptés » aux événements climatiques comme les canicules en été.
Lire aussi : 53 °C sous la verrière de l’école... et des rénovations aux abonnés absents
... également les enseignants. Ainsi, une intersyndicale de l’Éducation nationale appelait le 25 juin les enseignants « à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire » pour protester contre des « conditions de travail inacceptables » pendant la canicule.
« C’est la première fois qu’un syndicat enseignant propose une grève comme moyen d’action sur une thématique liée au climat », signale Aurélie Gagnier, cosecrétaire générale du FSU-Snuipp. Il faut dire que « ces chaleurs extrêmes qui paraissaient anecdotiques sont en train de s’installer dans le temps, donc il faut des réponses structurelles et pas seulement dans l’urgence », explique la syndicaliste.
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Du côté des établissements de santé, le syndicat Force ouvrière (FO-SPSS) a déposé un préavis national de grève du 2 juillet au 15 octobre, face à des canicules qui constituent « un révélateur brutal de l’état de délabrement de l’hôpital public, des Ehpad et de l’ensemble du secteur sanitaire, social et médicosocial ». « Aujourd’hui, il est plus dangereux d’aller aux urgences que d’aller dans les supermarchés ou les banques climatisées », dénonce Grégory Leduc, secrétaire fédéral Santé FO.
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L’année prochaine, j’aurai 18 ans, je vais voter pour la première fois à l’élection présidentielle, et je vais regarder les programmes dans le détail. »
Paul Grelier et Ingrid Gallou - Publié le 05/07/2026 à 07h15
Temps de lecture : 3 min
Nouvelle-Aquitaine
Dans le Lot-et-Garonne, le dérèglement climatique conduit les agriculteurs à évoluer et parfois innover. C'est le cas de ce couple de pruniculteurs, Vanessa et Fabrice Guijarro, basé à Lafitte-sur-Lot en Lot-et-Garonne, qui a décidé de se lancer dans la culture de la banane.
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600 plants de bananiers orinoco, que l'on est en train de planter. Ce sont à la fois des bananes plantain, mais on peut également l'utiliser comme banane verte pour faire de la farine de banane
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la Maison du bananier
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dans une gigantesque serre photovoltaïque d'un hectare et demi, 1 300 pieds de bananiers sont en train d'être plantés. Fabrice Guijarro, muni d'une paire de gants, récupère un plant de bananes namwah d'un pot. "On va creuser à peu près une vingtaine de centimètres, car le contenant n'est pas très profond. On le positionne au milieu de l'irrigation, et on va le recouvrir. Un de mes salariés va ensuite retrouver le plant pour mettre de l'engrais organique, afin de dynamiser, sur le plan racinaire, et que l'on est sûr et certain de sa plantation. Cette variété naine va atteindre environ 2,50 mètres jusqu'à 3 mètres : l'intérêt est que l'on peut le récolter facilement", souligne le cultivateur. Le couple compte également produire des Blue Java, des bananes à la peau bleue.
"Faire de cette serre, un jardin tropical"
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La semaine prochaine, j'ai des plants de fruits de la passion qui doivent arriver. On va faire des essais de gingembre et de curcuma... On essaye de mettre en place des plantes compagnonnes, afin que l'on voie comment tout cela évolue ensemble
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surveiller, c'est la période hivernale qui arrive. Si l'hiver est froid, attention, car notre serre n'est pas chauffée. Entre septembre et octobre, il est possible que l'on rajoute de la paille
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Côté Recherche
Clés : Environnement Idées En direct de la recherche
Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
Kevin Jean, épidémiologiste, professeur en Santé et Changement Globaux à l'ENS-PS, invité sur France Inter le 24 juin 2026.
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"Quand la température interne s'emballe, les fonctions de l'organisme sont chamboulées", explique un épidémiologiste
Publié le mercredi 24 juin 2026 à 06:21
France Inter
5 min
L'invité de 6h20
Par Mathilde Munos
Kevin Jean, épidémiologiste, professeur en Santé et Changement Globaux à l'ENS-PSL, explique sur France Inter ce mercredi les effets de la chaleur sur notre corps et notre mental. Il plaide pour des politiques qui permettent la réduction des gaz à effet de serre.
Avec
- Kevin Jean Épidémiologiste, professeur junior en Santé et Changements Globaux à l'ENS-PSL
La journée de mardi a été la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1947, selon Météo France, avec une moyenne de 29,8°C. Les 40°C ont à nouveau été atteints dans plusieurs départements français, et cela devrait continuer jusqu'à la semaine prochaine. Des températures qui ne sont pas sans conséquences sur notre santé, explique ce mercredi sur France Inter Kevin Jean, épidémiologiste, professeur en Santé et Changement Globaux à l'ENS-PSL. "Notre métabolisme est calibré pour fonctionner, pour maintenir une température interne à 37 degrés, et quand l'air extérieur devient trop chaud, le corps met en place des mécanismes pour réduire cette température, et c'est ça qui nécessite de l'énergie, qui fait fonctionner notre cœur, nos poumons, nos reins également, et qui peut fatiguer l'organisme."
Le professeur en Santé et Changement Globaux à l'École normale supérieure fait une métaphore avec le système d'un ordinateur. "Quand il fait trop chaud, votre ordinateur commence à ventiler pour se rafraîchir, c'est comme nous, on halète un peu, le corps s'emballe, le fonctionnement ralentit aussi", ce qui explique les sensations de fatigue lors des fortes chaleur. "Après vous pouvez avoir ces black-out, ça c'est les coups de chaleur, on peut faire des malaises."
"Et puis finalement, si la température se maintient très haute, votre ordinateur lâche, et c'est le composant le plus faible en gros qui va lâcher le premier", ajoute Kevin Jean. Dans le corps humain, "c'est un peu la même chose, malheureusement", selon lui. "Si on a des insuffisances cardiaques, respiratoires, rénales, ce sont des choses qu'on arrive à compenser en temps normal, mais avec un effet trop prolongé de la chaleur et des mécanismes qui permettent de thermoréguler, ce sont ces organes-là qui risquent de faillir en premier."
La chaleur affecte également notre santé mentale, rappelle l'épidémiologiste. "Quand la température interne s'emballe, toutes les fonctions de l'organisme sont chamboulées, y compris la régulation hormonale, et ça vient modifier l'équilibre de certaines hormones qui ont une influence sur l'humeur." D'autant plus que les nuits chaudes, comme celles que nous vivons en ce moment, "sont des nuits où on dort mal, ça joue sur l'irritabilité, la vigilance, et donc on sait qu'on a tous ces effets également sur le psychisme et la santé mentale".
Promouvoir "des pratiques favorables à la santé"
Pour autant, le spécialiste spécialiste des liens entre santé publique, environnement et changement climatique veut rester optimiste sur la possibilité d'atténuer la situation. "Il faut de toute façon réduire nos émissions de gaz à effet de serre si on veut que chaque année les canicules ne soient pas pires les unes que les autres, et la bonne nouvelle c'est que ça, on peut le faire." Il faut, selon lui, promouvoir "des pratiques qui soient favorables à la santé, que ce soit en termes de qualité de l'air, d'urbanisme, la mobilité active, la marche, le vélo, on peut le faire en améliorant la qualité de nos assiettes également".
Des solutions qui "permettent d'une part des progrès climatiques, donc de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais également d'améliorer notre santé, et tout ça c'est également des choses qui nous rendent moins vulnérables en tant qu'individus et en tant que collectif".
Références Info Société Météo Santé Canicules Politiques de santé publique
Climat - Durée de lecture : 8 minutes
C’est un indicateur climatique peu connu, et il part en vrille. Son nom : le déséquilibre énergétique de la Terre. Sa conséquence : il pourrait accélérer le réchauffement climatique bien au-delà de nos prévisions.
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un indicateur climatique moins connu que la température ou la concentration de CO2 : le déséquilibre énergétique de la Terre (abrégé EEI, pour Earth’s Energy Imbalance).
Cette notion permet d’appréhender le système climatique dans son ensemble en mesurant la différence entre l’énergie qui entre sur la planète (via le rayonnement solaire) et l’énergie qui en sort (via le réfléchissement des rayons du soleil ou l’émissions de rayonnement infrarouge par la Terre). S’il sort moins d’énergie qu’il en entre, par exemple parce qu’on émet des gaz à effet de serre qui en piègent une partie, l’excédent d’énergie, converti en chaleur, réchauffe le système.
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estimé par observation satellitaire et mesuré en watts par mètre carré (W/m²) s’accroît plus vite que l’on ne s’y attendait. Il aurait doublé en vingt ans, d’après une étude publiée en 2025, passant d’environ 0,6 W/m² à 1,3 W/m² ces dernières années. « La chaleur s’accumule désormais deux fois plus vite qu’il y a vingt ans », résument les auteurs de l’étude, qui s’inquiètent que ce déséquilibre soit aujourd’hui « beaucoup plus important que ce que les modèles climatiques estimaient ».
« Aucun modèle actuel ne reproduit ces observations, la théorie ne reproduit pas ce qui se passe », insiste auprès de Reporterre Benoit Meyssignac, chercheur au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (Legos) de Toulouse et coauteur de l’étude.
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Le sujet est pris très au sérieux par les climatologues : en mars, déjà, 44 d’entre eux s’étaient réuni au château de Ringberg, en Allemagne, à l’invitation de l’Institut Max-Planck de météorologie. Avec l’objectif de comprendre cette accélération de l’EEI « qui a pris la communauté scientifique par surprise », avoue ledit institut.
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Le Giec estime aujourd’hui qu’un doublement de la concentration de CO2 par rapport à l’ère préindustrielle mènerait à environ 3 °C de réchauffement, mais la fourchette « probable » va de 2,5 à 4 °C. Pour atteindre un degré de confiance « très probable », la fourchette est même élargie de 2 à 5 °C.
Les nuages au cœur du mystère
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Très complexes à modéliser, leur structure, leur altitude ou leur épaisseur modifient leur capacité à générer de l’effet de serre, ou au contraire à réfléchir les rayons du soleil. Or, le changement climatique modifie lui-même ces caractéristiques des nuages, ce qui pourrait être à l’origine de cette hausse surprise du déséquilibre énergétique.
L’autre hypothèse des chercheurs les mène sur la piste des aérosols anthropiques. Ces particules polluantes (sulfates, nitrates...) ont un effet réfléchissant dans l’atmosphère et donc refroidissant sur le climat. La lutte contre la pollution et la baisse de concentration de ces particules dans l’air pourraient avoir généré un effet de « rattrapage » et une accélération temporaire du réchauffement.
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tout cela est encore mal compris », dit Noé Clément, physicien du climat et chercheur post-doctorant à l’Institut Pierre-Simon-Laplace.
Le physicien précise : « Quoi qu’il en soit, les nuages restent la source d’incertitude la plus importante. Ils sont très complexes à modéliser, sachant qu’ils ne mesurent parfois que quelques centaines de mètres et que nos modèles ont des mailles [l’équivalent de leur résolution] de 200 km de côté. »
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Ce n’est pas encore une source d’inquiétude mais un élément de vigilance. Mais l’évolution des températures reste, elle, parfaitement cohérente avec nos modèles », assure ainsi Aurélien Ribes, chercheur au Centre national de recherches météorologiques.
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Dans un contexte d’attaques climatosceptiques croissantes et de carbofascisme débridé, il n’est en effet pas inutile de rappeler que les modèles des climatologues sont extrêmement pertinents et reproduisent avec acuité les évolutions observées du climat
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Elle va à 91 % se réfugier dans l’océan profond, à 5 % dans la terre et à 3 % dans les glaces. Seul 1 % de cet excédent de chaleur se retrouve directement dans l’atmosphère.
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les vagues de canicules marines et l’élévation du niveau des mers sont ainsi dans le rouge, rappelait le 11 juin le rapport annuel des Indicateurs clés du changement climatique. L’EEI sur la moyenne des années 2013-2025 était de 1,12 W/m² contre 0,79 W/m² sur les années 2006-2018, soit un bond de plus de 40 %.
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plus les sciences du climat progressent, plus elles démontrent qu’il est extrêmement dangereux de perturber le climat. Que le réchauffement à venir soit plus intense que prévu ou non, la seule existence de cette hypothèse ne peut que renforcer l’impératif absolu de baisser drastiquement nos émissions, sans atermoiement. Et de sortir de l’apathie et de l’absence de politiques d’adaptation à la hauteur des catastrophes qui viennent.
Connu / https://bsky.app/profile/edwyplenel.bsky.social/post/3mob3ymikzs25
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Edwy Plenel @edwyplenel.bsky.social
17:37 · 14 juin 2026
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À l’air libre — Vidéo
Dans « Bienvenue en 2055. Dans un monde neutre en carbone » (Seuil), la géographe Magali Reghezza-Zitt imagine la vie dans un monde débarrassé du pétrole. La transition écologique est inévitable, dit-elle. Mais de nos choix politiques dépendra ce qu’elle sera : anticipée ou brutale, juste ou inhumaine.
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Tr.: ...
"Le réchauffement climatique est d'abord un pb de santé publique"
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/ transition énergétique c'est notre vie qui est en jeu ... on sait, la fin de l'histoire défend de la physique, ce n'est pas négociable ... tant qu'on ne change pas les cadres on n'y arrivera pas ... comment on s'adapte aux limites planétaires ? moins d'eau, moins de matériaux ... services écosystémiques ... renaturer, forêts mosaïques ... notre meilleur allié, les puits de carbone ... /capitalisme enjeu démocratique Chantal Moufle ... projet réactionnaire, essentialiser, naturaliser, la colonisation ... égalité, juste et injuste ... subjectif ... combat idéologique et civilisationnel ... anti-humaniste, anti-lumières ... valeurs ... besoin de propositions alternatives.
Ndlr : n'a pas d'avis sur le nucléaire, n'est pas claire sur sobriété et efficacité :-( Dénoncer ACT
Par contre, elle l'est sur la justice sociale ACT
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Jean-Marc Jancovici, spécialiste du climat et fondateur de The Shift Project, et Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS, étaient les invités du "8h30 franceinfo" le mercredi 27 mai. Réchauffement climatique, électrification... Ils répondaient aux questions d'Agathe Lambret et de Paul Larrouturou.
Hélène Drouet et Morgane Jacob
Publié le 22/05/2026 à 18h21
Temps de lecture : 4 min
Nouvelle-Aquitaine - Plus sur le thème : climat
Alors qu'ils examinent depuis mardi la loi dite d'urgence agricole, les députés ont adopté ce jeudi 21 mai un article visant à simplifier les démarches pour construire des ouvrages de stockage d'eau, dont les réserves de substitution qui font débat en Poitou-Charentes.
Dans un contexte de retour des fortes chaleurs qui peuvent laisser craindre des sécheresses cet été
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porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, compte 23 articles.
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L'article 5, facilitant le développement du stockage de l'eau pour l'agriculture, a effectivement été adopté tard dans la soirée, après d'importants débats. Pour le gouvernement, la mise en œuvre des réserves d'eau est "souvent ralentie par les blocages sociétaux et administratifs (lourdeur des autorisations)".
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hostilité des députés à gauche de l'hémicycle, en ce qu'il peut court-circuiter les recours en justice d'opposants, notamment d'associations environnementales, à ces projets. "Si un juge annule une autorisation de prélèvement, une autorisation provisoire sera désormais accordée le temps de refaire un dossier complet", annonce le gouvernement. En résumé, si le texte est définitivement adopté, l'État, par l'intermédiaire de son préfet, aurait désormais la possibilité de ne pas appliquer une décision de justice.
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Élue écologiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho critique ce texte : "Cet article 5, il porte atteinte à l'État de droit et à la séparation des pouvoirs, a-t-elle déploré. Il supprime la possibilité pour les citoyens de s'exprimer dans les enquêtes publiques et surtout, fait inédit, il est en fait un article spécial Deux-Sèvres, puisque dans le Poitou, l'autorisation unique de prélèvement a été annulée par la justice parce qu'elle ne respecte pas les règles de base de l'État de droit concernant l'eau."
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Anne-Morwenn Pastier, hydrologue et géomorphologue, membre du collectif Bassines Non Merci, regrette également ce choix de simplifier le recours aux réserves de substitution, plaidant pour un changement de modèle agricole. Si le collectif n'est pas habilité à porter des recours devant la justice, il soutient les associations qui le font, comme France Nature Environnement ou la LPO. "C'est une composante nécessaire de la lutte, indique-t-elle. Ce n'est pas nous qui la portons mais ça fait partie des rapports de force et des garde-fous qu'on peut, en obtenant des jurisprudences, obtenir aussi pour le futur."
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"Les bassines, elles sont vraiment là pour pallier le fait qu'on prélève trop par rapport à ce que nos milieux peuvent déjà fournir, rappelle-t-elle. Alors qu'on aurait un petit peu de temps pour adapter le modèle agricole, accompagner les agriculteurs et les agricultrices vers un changement de modèle agricole, là c'est juste maintenir le statu quo quelques années, quelques décennies peut-être, et de notre point de vue perdre du temps par rapport à cette adaptation."
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ces SAGE sont élaborés par des commissions locales de l'eau, considérées comme des "parlements de l'eau", à l'échelle d'un sous-bassin versant. Créés par les préfets, ces parlements sont composés des instances publiques locales, des usagers et de l'État. Pour l'instant, un projet de réserve peut être refusé s'il convient au PTGE mais pas au SAGE. Or, le projet de loi pourrait permettre au préfet, représentant local de l'État, de déroger à cette décision.
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🔹 Animée par Christian Laval, Membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme au titre de Médecins du Monde
🔹 Andrea Tortelli, Psychiatre et épidémiologiste, chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale
🔹 Marwân-al-Qays Bousmah, Chargé de recherche, Institut national d’études démographiques
🔹 Franck Rinchet-Girollet, Porte-parole de l’association Avenir Santé Environnement
La Journée Scientifique de Médecins du Monde
Un événement organisé en partenariat avec la Fondation Médecins du Monde pour échanger autour des questions de santé et d’action humanitaire en France et à l’international
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Opinion - 6 min
Le 06 Mai 2026 / Julien Fosse Biologiste, chargé d'enseignement en géopolitique de l'environnement au CERES
En s’engageant dans un conflit contre I’Iran, les gouvernements américain et israélien ont provoqué un choc pétrolier historique. Un scénario daté : les crises alternant flambées des cours et accalmies se répètent depuis les années 1970. A chaque secousse, les pays importateurs d’énergies fossiles se trouvent fragilisés, l’inflation galope et les producteurs d’hydrocarbures s’enrichissent. Et, invariablement, l’indispensable sevrage de notre dépendance au pétrole est prôné par les gouvernants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est inscrit dans cette lignée en esquissant le 10 avril un plan d’électrification massive des secteurs des transports et du logement.
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Electrifier, certes…
La consommation mondiale d’or noir a crû de 63 millions de barils par jour au début des années 1970 à plus de 100 millions aujourd’hui. Chaque choc pétrolier a renchéri les prix, rentabilisant des ressources plus difficiles d’accès et repoussant sans cesse les limites de l’exploitation. Mais ce cycle choc d’adaptation et relâchement atteint désormais ses limites : les ressources les plus accessibles ont été largement exploitées. Et le réchauffement climatique appelle une réduction drastique et rapide de nos émissions de gaz à effet de serre.
Heureusement, au-delà de la nécessaire sobriété énergétique, les technologies d’optimisation des usages sont désormais disponibles à grande échelle. Ainsi, sous réserve d’un soutien financier adapté, la rénovation thermique des bâtiments, l’électrification des transports, le déploiement de pompes à chaleur pourraient être massifiés.
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si l’électricité décarbonée est essentielle à la transition énergétique, elle ne peut répondre à l’ensemble des usages, notamment dans l’industrie, le transport lourd ou le chauffage de certains bâtiments, comme l’a rappelé la troisième et dernière version de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3).
La biomasse, oui mais…
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Issue de ressources organiques – bois, résidus agricoles, déchets, biogaz produits à partir d’effluents d’élevage –, elle est renouvelable sous conditions, peut produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants et ne nécessite pas de repenser radicalement les systèmes existants d’acheminement ou de stockage.
Son rôle est déjà significatif : en Europe, elle constitue la première source d’énergie renouvelable, notamment pour la production de chaleur. Elle apparaît ainsi comme un complément indispensable aux énergies vertes intermittentes, comme l’éolien ou le photovoltaïque.
Au-delà de ses propriétés techniques, la biomasse constitue en outre un levier de souveraineté énergétique
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Dans un contexte de changement climatique qui pèse sur les rendements agricoles et forestiers et accroît les compétitions entre usages, la biomasse ne peut être envisagée comme une solution à la crise énergétique que sous deux conditions : être produite dans une logique de soutenabilité, et s’inscrire dans un mix énergétique équilibré. Alors que le potentiel d’accroissement de la production de biomasse apparaît limité, comme le soulignait France Stratégie dès 20212, les efforts de sobriété et d’efficience resteront conséquents.
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Financer la transition et encadrer les usages
Par le passé, les réponses apportées aux crises ont souvent consisté à amortir les effets de la hausse des prix par des subventions aux énergies fossiles, grevant de fait le budget de l’Etat. Une stratégie plus cohérente consisterait à orienter ces ressources vers des investissements de long terme dans la transition. Dans cette perspective, la taxation des profits exceptionnels des compagnies pétrolières pourrait être envisagée, notamment pour financer des projets territoriaux de valorisation de la biomasse agricole ou forestière, créateurs d’emplois non délocalisables.
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se réfléchir dans le prolongement des logiques de sobriété et d’efficience, sans porter préjudice à la transition écologique du système agri-alimentaire dans son ensemble. Un exercice difficile s’annonce donc pour imaginer une transition énergétique harmonieuse, planifiée sur le temps long, et sortir d’une réponse ponctuelle à l’urgence.
Ce sera l’un des défis de la future stratégie nationale de mobilisation de la biomasse, dont le calendrier découle de la programmation pluriannuelle de l’énergie, dont la troisième version (PPE 3)3 a été publiée le 12 février
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- Transcript of Carter’s Address to the Nation About Energy Problems - The New York Times.
- « Biomasse agricole : quelles ressources pour quel potentiel énergétique ? » | Haut-commissariat à la stratégie et au plan.
- Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie - Légifrance.