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INTERVIEWS ELUCID 🎥
▶ Alizée Delpierre est sociologue, chargée de recherche au CNRS, spécialiste des domesticités et des rapports d’exploitation au travail. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages de référence, dont « Servir les riches » (La Découverte, 2022) et « Comme des esclaves. Vivre la surexploitation et s’en libérer » (La Découverte, 2026). Dans cette interview pour Olivier Berruyer sur Élucid, Alizée Delpierre révèle les mécanismes de l'esclavage en France. Un boulanger qui travaille dix-huit heures par jour, un homme logé dans le faux plafond d'une épicerie, des enfants transformés en domestiques : ces violences se cachent dans notre quotidien... Derrière les promesses de salaire et la peur de fuir, elle montre comment cette main-d'œuvre presque gratuite nourrit les profits, tandis que notre déni protège ceux qui l'exploitent...
Présentateur : Olivier Berruyer
Productrice : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:54 - Travail, exploitation et sur-exploitation
00:13:00 - Les surexploités et leurs trajectoires
00:32:28 - Le jeu entre confiance et contrainte
00:40:04 - Le cas d'un travailleur surexploité dans le bâtiment
00:44:44 - Les conditions de vie et de travail des surexploités
00:56:22 - Le cas insupportable d'une jeune femme surexploitée
01:07:23 - Les profils des surexploiteurs
01:24:57 - La dynamique entre capitalisme et esclavage
01:32:11 - Sortir de la surexploitation
01:40:46 - Le monde juridique face à la sur-exploitation
01:47:33 - Le déni de l'existence de l'esclavage
01:53:00 - Question finale
21:50 terminer ACT
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
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gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
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Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
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INTERVIEWS ELUCID 🎥
▶ Jean-Baptiste FRESSOZ est un historien des sciences, des techniques et de l'environnement. Après avoir été maître de conférence à l'Imperial College de Londres, il est maintenant chercheur au CNRS, enseignant à l'EHESS et à l'Ecole des ponts et chaussées. Il a déjà publié au Seuil L'Apocalypse joyeuse, L'Evénement anthropocène (avec Christophe Bonneuil) et plus récemment, Sans transition: Une nouvelle histoire de l'énergie.
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Jean-Baptiste Fressoz détruit le mythe de la transition énergétique : elle n'a jamais eu lieu et n'aura jamais lieu. L’histoire énergétique des sociétés industrielles n’est pas celle d’un remplacement, mais d’une accumulation : à chaque nouvelle source d’énergie s’ajoutent les précédentes, avec à la clé des effets rebond massifs. Depuis le début de la prise de conscience écologique, la ligne des pays riches n’a pas changé : poursuivre la surconsommation, épuiser les ressources, et s’adapter — autant que possible — à une planète qu’on continue de maltraiter.
Lien vers la pub Areva mentionnée dans l'entretien : http://www.culturepub.fr/videos/areva-l-epopee-de-l-energie
Et la publicité EDF : https://urls.fr/sz-8Wr
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptées. Merci pour votre compréhension.
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:50 - Le mythe de la transition
00:16:59 - La confusion entre innovation et révolution
00:20:30 - Les grandes "phases" énergétiques : un découpage erroné de l'Histoire
00:28:20 - Une transition forcée par la pénurie des ressources ?
00:31:05 - Le fantasme du numérique qui consomme moins
00:34:14 - L'impact des guerres
00:38:18 - Les explications technologiques des troubles sociaux
00:42:12 - Le contrôle politique des ressources
00:49:34 - Le rôle de l'énergie dans l'Histoire humaine
00:52:32 - La France peut-elle atteindre une autonomie énergétique ?
01:00:30 - La possibilité d'un effondrement
01:08:16 - Les discours contradictoires sur la sobriété
01:10:16 - Les biais et influences douteuses du GIEC
01:25:54 - Consommer le climat comme une ressource ?
01:30:30 - Une autre issue que la décroissance ?
01:32:10 - Question finale
1:32:09
CRISE CLIMATIQUE ET ÉNERGÉTIQUE : REGARDER LA VÉRITÉ EN FACE - Jean-Baptiste Fressoz
de ÉLUCID
1:29:13
VOS FACTURES D'ÉNERGIE VONT EXPLOSER : VOILÀ POURQUOI - Aurélien Bernier
de ÉLUCID
1:29:14
NOTRE DÉNI VA CAUSER L'EFFONDREMENT : sortir des illusions et se préparer - Yves Cochet
de ÉLUCID
1:10:26
RAPPORT MEADOWS : ILS ONT TOUT ANTICIPÉ IL Y A 50 ANS ! - Dennis Meadows
de ÉLUCID
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▶ Claude SERFATI a été enseignant-chercheur en sciences économiques à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est membre du conseil scientifique d’ATTAC-France. Ses travaux portent en particulier sur les interactions entre l’économie et le militaire dans le monde, en Europe et en France. Il est l'auteur de "L'État radicalisé" et "Un monde en guerres" aux éditions La Fabrique.
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Claude Serfati revient sur les dynamiques de la mondialisation armée et la radicalisation de l’État français à l'heure ou les tensions internationales et nationales explosent. Il décrypte les ressorts du capitalisme militarisé et de l’imbrication croissante entre intérêts économiques et impérialismes concurrents. Un échange essentiel pour comprendre comment le capitalisme contemporain, loin de pacifier le monde, engendre au contraire un enchevêtrement de crises de plus en plus graves.
👉 NOTRE ARTICLE POUR TOUT COMPRENDRE SUR LA STRATÉGIE DE TRUMP : https://elucid.media/analyse-graphique/tarifs-douaniers-trump-declare-la-guerre-economique-au-reste-du-monde
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptées. Merci pour votre compréhension.
Présentateur : Olivier Berruyer
Productrice : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:41 - La situation internationale actuelle
00:03:54 - Le commerce et la mondialisation, vecteurs de paix ?
00:09:52 - L'Europe c'est la paix ?
00:21:44 - Les leviers de puissance de l'Europe
00:26:17 - Une défense européenne ?
00:36:22 - Une guerre entre deux empires ?
00:52:13 - La France, un pays pacifique ?
00:57:48 - Le rôle et les risques posés par l'armée en France
01:05:52 - Une stratégie commerciale française centrée sur l'armement
01:18:39 - Lois sécuritaires et dérive autoritaire
01:25:50 - Question finale
1:23:18 - 12 k vues
Tr.: ... Gérard Neyrand ...
312 k abonnés - 4,4k+ - 95 076 vues - 1 125 commentaires FRANCE
▶ Thomas PORCHER est économiste, membre du collectif Les économistes atterrés, et professeur à la PSB Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Le traité d’économie hérétique » (Fayard, 2018) et « Mon dictionnaire d’économie » (Fayard, 2022), et il vient tout juste de faire paraitre « L'économie pour les 99% », une bande dessinée dans laquelle il démonte la propagande économique visant à dissimuler le fait que l'économie est au service des plus puissants, au détriment de la majorité des citoyens. Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Elucid, il passe en revue le bilan français très largement méconnu sur l'impôt, les inégalités, la fiscalité, le pouvoir d'achat, l'Union européenne, etc...Jusqu'à l'épineuse question de la dette qui ouvre sur un débat entre les deux intervenants.
👉 Articles cités dans la vidéo :
https://elucid.media/analyse-graphique/inegalites-revenus-france/inegalites-macron-novembre-2024-exploser-revenus-ultra-riches
https://elucid.media/analyse-graphique/prix-immobilier-france/crise-immobiliere-octobre-2024-logement-prix-continuent-baisser
https://elucid.media/analyse-graphique/jour-liberation-fiscale-grande-arnaque/grande-arnaque-jour-liberation-fiscale
https://elucid.media/societe/doliprane-devient-americain-sanofi-opella-france-enfonce-erreurs-strategiques
👉 Retrouvez notre synthèse de « La stratégie du choc » de Naomi Klein dans notre bibliothèque d'autodéfense intellectuelle : https://elucid.media/podcast-resume-livre/strategie-choc-naomi-klein
Présentateur : Olivier Berruyer
Production : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:46 - La propagande économique
00:15:46 - Idées reçues et traitement médiatique
00:21:26 - L'arnaque des comparaisons
00:26:37 - Une hausse spectaculaire des inégalités
00:39:43 - L'évasion fiscale
00:45:42 - Le détournement de l'impôt
00:50:52 - La fausse opposition public-privé
00:55:12 - Libre-échange et Union Européenne
01:04:08 - Débat : le problème de la dette publique
01:18:01 - La dette nous soumet aux marchés financiers
01:28:17 - Question finale
Tr.: ... échec de la politique de l'offre ... idem 2010 faire des économies sur les retraites etc ...
François BOULO est avocat spécialisé en droit du travail, il s'est fait connaitre en 2019 pendant les Gilets jaunes pour avoir été l'un des porte-paroles du mouvement qui a fait trembler Emmanuel Macron pendant quelques mois. Remarqué pour son engagement très fort, et son éloquence sur les plateaux, François Boulo a partagé l'ensemble de ses connaissances en économie et politique dans son livre "Reprendre le pouvoir", puis à travers sa chaîne Youtube Praxis. Dans cette interview par Carla Costantini pour Élucid, François Boulo propose son analyse de la dissolution d'Emmanuel Macron, qui a provoqué de nouvelles élections législatives. Depuis quelques semaines, les alliances et trahisons se succèdent, et le pays semble plus divisé que jamais. Mais ces mouvements spectaculaires en cascade sont-ils vraiment en train de transformer en profondeur le champ politique ? Assiste-t-on réellement à une déflagration historique ou à un simple soubresaut ? La France est-elle sur le point de sombrer dans le chaos ?
Élections - Sondages Interview France
Tr.: ... l'intérêt des électeurs du RN est de voter à gauche ... éviter de mépriser les électeurs du RN ... le RN leur ment ... des gens malheureux, ils ont droit au bonheur ... le mvt des gilets jaunes a fait ressortir les affects positifs des électeurs du RN ... droit à la sécurité se résoud par le socio-économique ... /NFP Alliance impérative, fragile, des désaccords, le rapport à l'UE ... mener un rapport de forces ... mesures symboliques (péages gratuits pendant l'été) ... ouvrir des espaces émancipateurs ... LFI a une vraie culture militante ... Peuple éclairé, en action ... tout est bon pour taper sur LFI ... 650 procédures pénales contre des gens de gauche ... crise de régime /constitution durée de vie limitée ... /ass constituante : réservé ... ne se sent pas compétent, c'est compliqué ... que les partis fassent des propositions de constitutions soumises à des citoyens ... revenir sur la politique de l'offre ... état robin des bois à l'envers ... impôt sur la nationalité, transparence sur le lieu des bénéfices des grandes entreprises, lutte contre la fraude fiscale ... 1/3 des recettes de l'état, s'assurer de l'investissement productif ... rassurer les petits patrons ... 200 milliards donnés aux grandes entreprises, détournement massif ... jeunesse désespérée mais on n'a jamais eu autant de raisons de lutter, fin d'une ère ... l'avenir, ce qu'on va en faire ... situation de conflit, l'histoire peut basculer ... les jeunes ont compris rupture avec la cupidité, moins consumériste, plus humain ... le libre-arbitre n'existe pas ... nous ignorons l'ensemble de nos déterminismes ... comprendre ces déterminismes ... la démocratie repose sur des débts contradictoires ... on n'est pas obligés de pardonner ... besoin d'apaisement et de réconciliation SPINOSA
Ndlr : FB soutient JLM/LFI et la radicalité de gauche
44,5 k abonnés - 717+ - 9 295 vues - 99 commentaires #macron #politique #manifestation
"On demande aux policiers de régler un problème fondamentalement politique."
Sources :
Boulo sur Elucid • CETTE CASTE D’INCOMPÉTENTS IGNORE LA ... https://www.youtube.com/watch?v=luwmXjNxxrY&t=0s
Réponses au quizz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
1) Liberté de la presse, liberté d'expression et liberté de manifester.
2) Constater les abus et les manquements, les signaler aux policiers à l'instant t et les rapporter au juge.
3) Trouble à l'ordre public.
#boulo #démocratie #macron #elucid #berruyer #ilnousfautunplan #macrondemission #extrait #politique #police #manifestation
191 k abonnés - 8,2k+ - 89 677 vues - 757 commentaires FRANCE #InfoGraphique06 #Élucid #Travail
▶ InfoGraphique – Chronique d’Olivier Berruyer #06
Surfant sur le fait que le taux de chômage est à son niveau de 1982, « le plus bas depuis 40 ans», le gouvernement a lancé une opération de propagande pour tenter de convaincre les Français que le « plein-emploi » serait à portée de main. La situation est en fait bien moins rose que ce que montre une lecture trop rapide des chiffres. La hausse de l’emploi est réelle, mais cette dynamique n'est pas ce qu'elle semble être, et les causes devraient plutôt nous alerter...
👉 NOTRE ARTICLE COMPLET AVEC TOUTES LES SOURCES DE LA VIDÉOS ET PLUS ENCORE : https://elucid.media/economie/les-reformes-antisociales-de-macron-ont-detruit-notre-productivite/
SOMMAIRE :
00:00 - 01:02 : introduction
PARTIE I - LE CHÔMAGE BAISSE DANS UNE CONJECTURE ÉCONOMIQUE DÉFAVORABLE ?
01:02 - 02:06 : I) Le chômage baisse
02:06 - 11:50 : II) Les magouilles statistiques
11:50 - 14:51 : III) Les raisons mécaniques de la baisse
14:51 - 15:47 : IV) La durée du chômage : un bilan peu glorieux
15:47 - 16:48 : V) Le retour à la réalité arrive...
PARTIE II - LES RÉFORMES DE MACRON ONT DÉTRUIT NOTRE PRODUCTIVITÉ
16:48 - 18:15 : I) Une baisse historique de la productivité
18:15 - 23:39 : II) Les raisons de la baisse de productivité
CONCLUSION :
23:39 : On récapitule
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Jean Gautier a partagé il y a 1 j
elucid@bird.makeup Neoresistant@mamot.fr ÉLUCID @elucid@bird.makeup
🟢 NOUVELLE VIDÉO !
Le chômage serait « au plus bas depuis 40 ans » !
Le gouvernement a donc lancé toute une opération de propagande pour nous expliquer que le plein-emploi serait pour demain. Vous ne le voyez pas ? C'est normal. On démasque l'arnaque👇
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389 318 vues - 12k+ - 3 295 commentaires FRANCE #Ressources #Climat #Élucid
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▶ Jean-Marc Jancovici est ingénieur, spécialisé sur les questions de climat et d'énergie. Il est président du think tank The Shift Project, et co-fondateur de Carbone 4. Cela fait des années qu'il essaie d'informer et d'alerter sur les crises environnementales avec pédagogie. Dans cet entretien réalisé par Olivier Berruyer pour Élucid, il propose une analyse sans détour de l'impasse énergétique dans laquelle nous nous trouvons, et dont nous commençons tout juste à apercevoir les effets depuis la crise du gaz, suite au conflit russo-ukrainien. Que ce soit subi ou choisi, nous allons devoir repenser totalement le fonctionnement de nos civilisations modernes fondées sur l’exploitation à outrance des énergies fossiles. A fortiori lorsque la menace des pénuries s'articule avec un réchauffement climatique aux effets potentiellement catastrophiques...
00:00 - 1:56 : Zapping
1:56 - 1:41:28 : Interview
1:41:28 : Question finale
Tr.: ...
si on désimbrique les énergies, les enr, leur prix devrait fortement augmenter, comme tout le reste. RTE a mis en place une variante "Mondialisation contrariée" ... les pb politiques iront avec les pb énergétiques ... le 100% enr remet en question retraites, congés payés, etc ... il faut être différentiel, chacune a ses intérêts et ses limites ... 2 moyens de stockage : les step, les batteries. De plus produire du gaz pour stocker mais rendement de 1/4, On ne sait pas si on le produira à l'échelle. ... /nuk a fait la démonstration que ça marche. Dans les réacteurs de 4ème génération, réacteur 100% pilotable (existe en russie) ...Le solaire consomme 10x plus de cuivre que le nuk. Économe en espace, ça prendra moins de temps. /accidents nucléaires ont fait peu de morts. ... le nucléaire militaire a précédé le nuk civil ... Ce qui condamne le nuk c'est la tech même (manque d'uranium) ... Le respect de la vie prime sur l'économie, ce sont les valeurs qui résoudront le pb de l'environnement ... Dans tous les cas, il faut réduire drastiquement la voilure de nos consommations ...
Ndlr :
- il ne dit rien sur la possibilité de faire advenir ce nuk de 4ème génération dans des délais compatibles avec le réchauffement climatique :-(
- il dénie les mutations génétiques des zones radioactives (Tchernobyl, Fukushima)
Il est donc péremptoire et il trompe les gens :-(
Conclusion : malgré tous les défauts des enr (qu'il maximise trop ?) c'est notre seule chance de parvenir à un monde décarboné en 2050.
Dénoncer ses abus et contre-vérités et valoriser tout le reste car il le dit bien ACT
1:28:29 - 153 k abonnés - 3,2k+ - 113 177 vues - 838 commentaires FRANCE
▶ Philippe BIHOUIX est ingénieur, spécialiste des ressources minérales et des enjeux technologiques associés. Il est l'auteur entre autres de « L’Âge des low tech », de « Le Désastre de l'école numérique », et il a également co-écrit « La ville stationnaire: Comment mettre fin à l’étalement urbain ? ».
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Philippe Bihouix dresse le bilan des impasses énergétiques et climatiques dans lesquelles nous sommes. Face à la raréfaction des ressources, face au réchauffement climatique, la « croissance verte » est une illusion. De même, croire que la technique nous sauvera n'a pas de sens. Une solution s'offre pourtant bel et bien à nous : celle de la transition low tech.
#Énergie #LowTech #Élucid
00:00:00 - 00:01:50 : Zapping
00:01:50 - 1:25:53 : Interview
1:25:53 : Question finale
Connu / TG le 15/01/23 à 09:37
Ndlr : terminer >21:00 ACT
1:29:02 - FRANCE - 114 k abonnés - 118 674 vues - 1 040 commentaires
▷ Jacques Généreux est professeur d'économie, une matière qu'il enseigne depuis près de trente-cinq ans. Pourfendeur de longue date du néolibéralisme et de l'absurdité des politiques économiques menée depuis 30 ans, Jacques Généreux a écrit de nombreux ouvrages fondamentaux pour proposer une économie plus égalitaire et rationnelle. Face au refus de nos élites de mettre fin au sabotage de la France, il explore dans son dernier livre "Quand la c*nnerie économique prend le pouvoir" une nouvelle thèse à la croisée entre l'économie et les sciences cognitives : celle de la bêtise.
Une interview par Olivier Berruyer, pour le média indépendant en ligne Élucid.
#Bêtise #Cerveau #Élucid
00:00:00 - 00:01:50 : Zapping
00:01:50 - 1:26:42 : Interview
1:26:42 : Question finale
Tr.: ... la politique, c'est des rapports de force ... TINA ... la bêtise n'est pas le contraire de l'intelligence, mais la suspension de l'effort pour se servir de son intelligence ... la bêtise bien ancrée ... puis tellement ancrée, qu'elle devient la connerie ... bien plus banale que la méchanceté ? ... la psychologie nous apprend que ... le cerveau fait pour la survie, la reproduction ... théorie argumentative de la raison ... le doute produit undésavantage compétitif ... bias de confirmation ... entêtement dans l'erreur ... banalité de la bêtise ... contraire de l'esprit scientifique ... biais de disponibilité ... économiser du temps de cerveau ... manquent des espaces de discussion ... biais de généralisation abusive ... macroéconomie / microéconomie ... biais égocentrique ... psychologie expérimentale ... défaut de la faculté empathique (se mettre à la placede l'autre) ... l'inconscient de classe résulte du biais égocentrique ... cadres sociaux de vivre ensemble partagés ... pour sortir du biais égocentrique ... biais d'attribution ... biais d'engagement ... une fois engagés dans une direction, propension à tout faire pour essayer pour amortir son investissement ... sophisme d'amortissement ... conséquence : urgence à restaurer les cadres sociaux hors compétition ... la compétition rend con ... stress, fatigue, épuisement ... effort d'intelligence tous les jours de sa vie ... travail, effort, donc enjeu politique. ... doués pour trouver les erreurs des autres ! ... ainsi progresse la science, la connaissance ... intelligence collective, débats de citoyens ... Jacques Testart (1939), biologiste français spécialisé dans la reproduction artificielle, engagé contre ce qu'il considère les dérives deson domaine. Il défend une science citoyenne ... Diversité de croyances pour délibérer dans le sens du bien commun. Convention citoyenne sur le climat ... Macron a fait du marketing politique, idem pour le Grand Débat. ... créer des cadres sociaux adaptés à l'émergence de l'intelligence collective ... avenir de la démocratie ... /Macron : aggravé par le rejet de la politique ... vote d'émotion, votes contre, pas rationnel ... Groupe Labes Yemma, multiculturel
Présidentielles 2022
Le score du candidat de l’Union populaire, Jean-Luc Mélenchon, n’a pas été anticipé par les instituts de sondages, qui le plaçaient systématiquement loin derrière la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Or, force est de constater qu’au soir du premier tour, l’écart entre les deux candidats était loin d’être significatif. Se sont-ils complètement plantés ? Pourquoi ?
Pour en parler, et pour analyser les résultats du premier tour qui révèlent une France fracturée en plusieurs pôles idéologiques, Théophile Kouamouo reçoit Olivier Berruyer, statisticien et fondateur du média en ligne Élucid.