Livres — Analyse
« Les conditions sociales du fascisme continuent à exister », affirmait Theodor W. Adorno en 1967 dans une conférence prophétique sur « le nouvel extrémisme de droite ». Sa réédition est une opportune invitation à prendre la mesure du péril, confirmé par le succès récent de l’AfD en Allemagne.
Edwy Plenel
8 septembre 2026 à 07h13
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La démocratie est l’art et l’exigence des limites
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Anticipant l’avènement ravageur du trumpisme, Paxton recommandait de ne pas se contenter de chercher « des répliques exactes » pour découvrir les signes avant-coureurs d’un nouveau cycle fasciste. Pour sa part, il les discernait « dans des situations de paralysie politique lors d’une crise, dans l’attitude de conservateurs à la recherche d’alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d’obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste ».
« Les fascistes, résumait-il, sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes. »
Nous y sommes. Seule une passion mobilisatrice adverse pourra faire reculer cette ombre qui gagne. C’est la conclusion d’Adorno qui appelle à déployer « la force décisive de la raison », autrement dit à rassembler le plus largement possible dans la défense de l’essentiel. Mais sans illusions ni démagogies, souligne-t-il, c’est-à-dire « en faisant appel à la vérité réellement non idéologique ».
Face aux extrêmes droites, nous dit Adorno, il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste. Il faut aussi faire converger et s’efforcer de fédérer toutes les bonnes volontés qui prennent conscience du risque encouru, par-delà les nuances et les divergences qui les traversent ou les opposent.
« La manière dont les choses évolueront, et la responsabilité de leur évolution, c’est de nous qu’elles dépendent en dernière instance », conclut Adorno. Une conclusion qui rejoint la chute d’Arturo Ui :
« Mais vous, levez les yeux, cessez de jacasser
Apprenez donc à voir, et enfin agissez. »
À nous toutes et tous d’agir ensemble, dans la certitude de la possibilité du pire.
Edwy Plenel
9 juin 2026 à 20 h 45 min
Il y avait près de 350 personnes présentes le 3 juin dernier (400 avec les personnes en ligne) à l’Uqam sur la rue Sherbrooke pour le lancement de Mosaïque de résistances. Globalement, on peut dire que ce fut un succès, autant pour le nombre des participants réunis que pour les interventions diversifiées des panélistes, même si Naomi Klein —la personnalité la plus attendue et qui devait intervenir par visioconférence depuis Toronto- s’est désistée de manière bien décevante à la dernière minute, suite à un accident de voiture.
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nouveau réseau québécois d’associations pour la défense des droits, d’organismes communautaires et de solidarité internationale, de syndicats, d’écologistes, d’artistes et de citoyens du Québec qui, en ce mois de juin 2026, apparaît enfin au grand jour et veut travailler à la formation d’un mouvement social large pour faire face à la montée du fascisme et de l’extrême-droite. [1]
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l’appel qui accompagne son lancement a été signé par de nombreux et significatifs organismes populaires ou communautaires du Québec dont entre autres : La Ligue des droits, la FFQ, Mère au front, Montérégie Antifasciste, Au bas de l’échelle, le Conseil central de Montréal, le SFPQ, La marche mondiale des femmes, Alternatives, etc [2] .
Il a aussi été relayé par des médias d’information alternatifs du Québec comme A bâbord, Les NCS, Presse-toi à gauche, Journal d’Alter. Et il a le mérite de mettre les points sur les « i » en relevant comment se profile au Québec et au Canada, sur fond de montée croissante des inégalités et de désengagement de l’État, un tournant politique autoritaire très préoccupant.
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tournant politique autoritaire est décrit avec raison comme un « arsenal de lois antisociales et antisyndicales fragilisant les conditions de travail, marginalisant les populations les plus défavorisées et discriminées, nourrissant la peur et favorisant la montée d’un climat raciste, discriminatoire et islamophobe ». C’est ce qui explique que ce réseau insiste surtout sur l’urgence « de ne plus dissocier nos luttes » et (…) de construire un mouvement politique fort et pluriel autour d’une vision de la société qui est émancipatrice, juste, décoloniale, inclusive, féministe et écologique ».
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Pierre Mouterde
Sociologue, essayiste
Auteur avec David Murray de Avant d’en arriver là, essai choral sur le péril fasciste, Montréal, Écosociété, 2026
[1] Voir la vidéo de la soirée produite par l’Observatoire pour la justice migrante dans notre section vidéo
[2] 1) Centre de formation populaire ; Montérégie Antifasciste ; Parti de la rue ; Les Maisons de l’Ancre ; Mères au front Rouyn-Noranda ; Table de concertation des groupes féministes du Bas-Saint-Laurent ; Centre Entre-Femmes ; ANPI — Association nationale des partisans d’Italie. Section de Montréal ; L’R des centres de femmes du Québec ; Ligue des droits et libertés — Section de Québec ; Revue À bâbord ! ; Réseau d’action des femmes en santé et services sociaux ; Palestinian Youth Movement — Montreal ; Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ; La Maison des Femmes des Bois-Francs ; Co-Savoir ; Fédération des femmes du Québec ; Distributions l’Escalier ; Centre Arc-en-ci-elle ; Uniphare ; Collectif d’analyse politique / Nouveaux Cahiers du socialisme ; Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec ; Montreal for a World BEYOND War ; La Collective centre de femmes de Nicolet-Yamaska ; Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF) ; Mères au front ; Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ; Conseil central du Montréal métropolitain — CSN ; Polémos Décroissance ; RIPAJ ; Vigilance OGM ; Comité pour les droits humains en Amérique Latine (CDHAL) ; ROHMI ; Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency ; Au bas de l’échelle ; Club Ami ; Réseau international pour l’innovation sociale et écologique ; Coalition Mobilisations Citoyennes Environnementales de Laval (CMCEL) ; Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes ; Ligue des droits et libertés ; Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) ; Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) ; Centre des travailleurs et travailleuses immigrants ; Conseil central du Montréal métropolitain — CSN ; Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles ; Journal d’Alter ; Collectif de lutte contre l’islamophobie ; Pôle francophone, Voix juives indépendantes ; Écologie populaire ; Alternatives ; Observatoire pour la justice migrante
https://www.pressegauche.org/Quand-s-ouvrent-des-possibles-prometteurs-avec-Mosaique-de-resistances
Notre association
Charte
L’ONED se donne pour missions de :
● Mettre sous surveillance l’extrême droite afin de faire un travail précis et scientifique de recueil de données ;
● Dresser la cartographie de son implantation, identifier ses réseaux et ses modes de financements ;
● Évaluer son impact sur les politiques publiques lorsqu’elle est au pouvoir ou quand elle l’influence ;
● Proposer des boîtes à outils, des argumentaires et des formations pour déconstruire les idées d’extrême droite ;
● Ester en justice dans le cadre de procès impliquant l’extrême droite sous toutes ses formes ;
● Organiser la riposte sur les réseaux sociaux pour démonter les mensonges et les opérations de désinformation ;
● Proposer, en particulier en période électorale, une grille de lecture des politiques locales, une analyse des programmes et des candidat·es, afin de démontrer auprès des électeurs et électrices les incohérences et les mensonges de l’extrême-droite
● Jouer un rôle de centralisation au service de tous les travaux réalisés, de toutes les campagnes menées et des organisations existantes.
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l’extrême droite se nourrit de la crise démocratique que nous traversons, comme elle a déjà su le faire par le passé. Une crise démocratique et politique accélérée par une macronie en décomposition, sans colonne vertébrale politique, qui adopte des pans entiers du programme liberticide de l’extrême droite, sans compter les gages qu’elle ne cesse de lui offrir
Les récentes révélations sur le projet Périclès du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, qui vise à amener l’extrême droite au pouvoir en investissant massivement dans les médias et en soutenant ses organisations politiques, doivent nous alerter sur la nécessité de mettre en place une organisation à même de déjouer cette feuille de route.
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aller vers une déconstruction idéologique et argumentée du discours fasciste.
Combattre l’extrême droite ne se résume pas à mener le combat sur le thème central de l’anti-racisme ; il est également nécessaire de lutter sur tous les terrains qu’utilise cette idéologie pour propager son discours (égalité femmes-hommes, services publics, désindustrialisation, travail, santé, culture, sécurité, questions sociales telles que la loi retraites ou les conséquences du confinement …).
Combattre l’extrême-droite c’est lutter contre l’instrumentalisation de la laïcité comme outil politique qui valide la thèse de la “guerre de civilisation”/
Combattre l’extrême-droite c’est mettre fin à la criminalisation permanente des discours d’opposition (interdiction de conférences, de manifestations)/
Combattre l’extrême droite, c’est se plonger dans une nébuleuse de groupuscules plus ou moins identifiés, qui promeuvent la haine et se livrent à des actions violentes, identifier les “paniques morales” qu’elle orchestre et fait infuser dans la société. C’est aussi refuser que la dénonciation morale de l’extrême droite ne serve qu’à faire le lit de l’alternative délétère entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Le pire serait de banaliser, de faire comme si ce qui se passait était normal.
Dans un paysage politique en pleine décomposition, où les repères ne cessent d’être brouillés, le danger de l’extrême droite ne doit être ni minoré, ni surestimé.
Syndicalistes, militant·es politiques ou associatif·ives, chercheurs et chercheuses, scientifiques, journalistes, élu·es, citoyen·nes, nous avons ainsi décidé de créer l’Observatoire National de l’Extrême Droite (ONED).
Un outil d’observation, de décryptage, de formation et de déconstruction de ce courant de pensée. Un outil qui s’inscrit dans un souci de fédérer les initiatives présentes partout en France ; et dans le prolongement de nombreux travaux préexistants, individuels ou collectifs.
Il se donne également pour but la création d’observatoires régionaux ou départementaux de l’extrême droite, un maillage nécessaire au suivi des actions et discours des militant·es et élu·es d’extrême droite sur l’ensemble du territoire national.
L’objectif de cet observatoire est de mettre sous surveillance l’extrême droite, d’accumuler des données sur ses composantes et leurs stratégies, d’analyser leurs discours et de le confronter à leurs pratiques locales et nationales, de pointer leurs incohérences, leurs contradictions et leurs mensonges.
Notre démarche se veut innovante, pluraliste, ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent s’engager dans cette démarche.
FAQ
Statuts de l’association
Proposer un état des lieux précis et scientifique de l’extrême droite en France par le recueil de données ; dresser la cartographie de son implantation ; d’identifier ses réseaux et ses modes de financements ; d’évaluer l’impact de l’extrême droite sur les politiques publiques lorsqu’elle est au pouvoir ; proposer des boites à outils, des argumentaires et des formations pour déconstruire les idées de l’extrême droite ; favoriser la mise en réseau, en transversalité, de tous les acteurs et actrices, personne morale ou physique, qui luttent activement contre l’extrême droite, afin de rendre accessible au plus grand nombre les activités de chacun-e et leur mise en valeur ;organiser des opérations de sensibilisation et d’analyses des messages diffusés par l’extrême droite ; apporter un éclairage et décrypter les enjeux en période électorale ; lutter contre la diffusion des idées de haine, racistes et xénophobes véhiculées ; lutter contre les actions violentes ; d’ester en justice.
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Mentions légales
Édition du site : « Observatoire Nationale de l’Extrême Droite » – ONED
RNA : W595044913 – Siège : 50 rue Jean Jaurès 59220 Faches-Thumesnil.
Directeur de publication : Thomas Portes.
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#StreetPress
Le fascisme est-il vraiment un vestige du passé ? Alors que l'extrême droite est donnée favorite pour l'élection présidentielle de 2027, trois spécialistes, l'historien Johann Chapoutot, le sociologue Ugo Palheta et la constitutionnaliste Eugénie Mérieau, nous alertent sur les menaces qui pèsent sur l'État de droit.
- 15:56 Cette journaliste a révélé les tortures de Jean-Marie Le Pen en Algérie | TÉMOIGNAGE (2/2)
- 13:44 Tabassage, insultes racistes et slogans nazis : on vous dit tout sur les Hussards Paris | FACTS
- 10:59 On enquête sur les brebis galeuses que le RN veut cacher (et il y en a beaucoup) | FACTS
- 57:00 Gilets Jaunes, une répression d'Etat | Documentaire
- 12:04 Est-on en train d'assister au grand flop de Stérin ? On vous dit tout | FACTS
Tr. ... Matthieu Bidan, journaliste Streetpress ... 3 chercheurs, critique radicale de Macron, refus de la fatalité ...
Ugo Palheta, sociologue ... mouvement fasciste plus protéiforme ...
Eugénie Mérieau, constitutionnaliste ... régime pensé par et pour De Gaulle, semi-présidentiel, hybride entre régime parlementaire et présidentiel ... insulariser le pdt de la république de toute forme de contestataion, que ce soit par l'assemblée ou que ce soit directement par les citoyens ... dissolution, pouvoir monarchique et bonapartiste ... l'article 16, moyen de faire un coup d'état ... constitution extrêmement faillible, il faudrait colmater les brèches au plus vite avant 2027 ...
LE MIROIR DES ANNÉES 30
johann Chapoutot, historien ... un centre raisonnable alors que ce sont des libéraux autoritaires qui mènent une politique pro-capital, pro-busines, peu démocratique pour maintenir le taux de profit ... le camp de la raison et de part et d'autre, les extrêmes ... l'extrême droite en vient à se présenter comme raisonnable, du peuple, le parti des petits contre les grands ... forfaiture et arnaque complète car pendant ce temps Hitler fait la tournée de Rotary clubs et patronaux pour convaincre qu'il va faire la politique du patronnat ... suscite un tel rejet qu'on ne peut plus l'imposer que par la force. C'est typiquement le Macronisme ! LBD, violence policière pour aboutir à la fusion extrême droite extrême centre ...
LES MENACES SUR L'ÉTAT DE DROIT
... l'État d'urgence prend le pas sur les libertés publiques : restriction des libertés publiques, concentration du pouvoir dans les mains du pdt. sous la menace de immigration + terrorisme ex / Fr.Hollande ... depuis 2015 perquisitions administratives, assignations à résidence, interdictions de manifester Macron le fait entrer dans le droit commun avec perquisitions administratives, assignations à résidence, périmètres de protection, dissolutions. Et nous y sommes toujours aujourd'hui, détricotte le droit commun comme ICE aux USA ... Les démocraties illibérales ont pour but de faire taire les membres de la société civile qui sont des contre-pouvoirs : journalistes, universitaires, avocats, associations.
CONSTRUCTION D'UN ENNEMI DE L'INTÉRIEUR
... taper sur les immigrés extra-européens et les musulmans ... islamophobe, xénophobe ... conspirationniste, complotiste ... dissimulation ...
LES JEUX NE SONT PAS FAITS
... défaite pour la gauche mais pas joué ... Hitler a bien failli échouer ... rien n'est jamais écrit ...
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting avec Sophia Chikirou à Paris, le 9 mars 2026.
Tr.: ...
Jérôme Gleizes, conseiller de Paris "LES VERTS POPULAIRES"
19:57 SCU
... le choix du nouveau PARIS POPULAIRE ...
45:00 JLM ...
secrétarait général de la sécurité nationale, ingérence étrangère contre la campagne de Sophia Chikirou, etc ... pas de religion en politique ... une campagne contre LFI ... le pays est mûr pour les listes paritaires ... les idées se répandent comme la cantine bio ... le chemin, des processus qui transforment les gens ... la bourgeoisie, c'est le commandement, pas la démocratie, passe à l'autoritarisme, le suprémacisme ... Némésis expulsée du cortège féministe, seule la lutte est utile ... le suprémacisme ... masculinisme ...racisme anti-juif, c'est la révolution qui leur a donné la citoyenneté ... nous sommes des être sociaux, culturels ... l'harmonie des êtres humains et de la nature ... nous sommes la somme de nos actes ... demander des états de service ... la révolution citoyenne, rapport de forces sociales, culturelles, etc ... inventer, tout changer pour faire face à la catastrophe climatique tous ensemble ... le fascisme mondain, avec Bolloré qui tire les ficelles ... on ne négocie pas avec eux, il faut l'écraser, tenir bon, inflexibles ... le traquenard de Lyon ... tout le monde vote contre les fachos, être plus nombreux que tous les autres ... son code génétique, la capitulation devant l'ennemi, Trump à Paris ... En Colombie, nous avons gagné les dernières élections ... /Liban /génocide Gaza Beyrouth détruit ... la civilisation humaine ... pour que l'histoire du monde change, Paris capitale pour la paix ... le droit international détruit à Gaza, violence du droit du plus fort ... ya 115 conflits de frontières dans le monde ... avec Suriname, accord de La Haye ... nous arcbouter pour ne pas être cobelligérants ... la démocratie au service de la paix ... l'aire des puissances ... la guerre, l'impact écologique, catastrophe écologique ... suivre fleuves et pipelines ... les USA préparent la guerre avec la Chine ... le canal, de détroit d'Ormuz sans eaux internationales ... nous condamnons cette intervention, cesser-le feu ... nous ferions comme les espagnols ... le front du refus ... la paix, le droit international ... que les sites nucléaires soient protégés par des casques bleus ... le peuple iranien ... nous avons rencontré les opposants de gauche, ni chat, ni mollah ... les tensions entre classes sociales vont se durcir ... nous pensons que c'est TOTAL qui doit racker, a fait les plus grands bénéfices ... depuis la cie des Indes ... contre TOTAL, contre Bardella ... /Cuba vive sa résistance ... /code du commerce bloquer les prix ex Guerre du golf / Roccard ... union de l'extrême centre à l'extrême droite ... ne pas démoraliser ... /PS union ni au 1er ni au 2è tour ! ... 1932 en Allemagne, déroute absolue, Hitler au pouvoir ... on ne se laisse pas emporter par la haine, 1 front uni antifa sinon écrasés ... 2 alternatives accord programmatique ex LH ... sinon accord technique ... tenir le front uni antifa ... ne pas mettre de l'huile sur le feu, LFI seul vote utile ... la victoire morale est de notre côté ... grand tâche historique, lutte à mort ... ils ne défendent que le capital ...
6 mars 2026 Extrême droite, Nos articles favoris
Décryptage
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était en première ligne dans l’embuscade qui a mené à sa mort. Après l’affrontement, il était conscient, debout et refusait les secours.
Une nouvelle vidéo le prouve, et vient détruire définitivement le narratif de l’extrême droite.
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On voit le jeune militant d’extrême droite les mains couvertes de sang, avec un de ses camarades. On lui conseille d’aller à l’hôpital «Saint Jo’», ce qu’il ne fera pas.
La personne ayant filmé ces images nous précise : «J’ai pris la vidéo le 12 février à 18h07 sur la rue Victor Lagrange». En recoupant avec des images de la rue, nous sommes en mesure de certifier qu’il s’agit bien du 14 rue Victor Lagrange. C’est l’endroit exact de la bagarre. On reconnaît ces lieux dans la célèbre vidéo diffusée par TF1, dans laquelle des coups sont échangés au sol, au moment où le commando d’extrême droite a pris la fuite. Ces images sont déterminantes, car elles montrent que Quentin Deranque n’a pas été laissé «pour mort», comme l’ont répété les médias.
Elles nous permettent surtout de retrouver Quentin Deranque dans l’affrontement. Il porte des vêtements distinctifs : des chaussures grises New Balance et une doudoune à capuche.
Sur les images du Canard Enchaîné, on voit le groupe d’extrême droite tendre une embuscade aux antifascistes. Les militants néo-nazis vêtus de noir et masqués jettent une torche incandescente. Puis ils attaquent, avec une gazeuse, un parapluie et une béquille les antifascistes.
Quentin Deranque apparaît en première ligne. Il donne des coups. Sur d’autres images, on peut également l’identifier en garde, à l’avant du groupe d’extrême droite. Il prend part au combat.
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Clés : Affaire Quentin ; Attaque fasciste ; Désintox ; Lyon ; Vidéo
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgglbmwt7c2a
Ndlr : mensonges propagés largement déconstruits totalement à ce jour. Valoriser ACT
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
ERROR 404 ▼ @antyfaszysta.bsky.social
⭕«Vous pouvez faire des coups de passe-passe rhétorique, mais #Anders_Breivik, membre pendant 6 ans de la principale organisation d'extrême droite #Norvégienne, a tué 77 jeunes militants socialistes, #Brenton_Tarrant a tué 50 musulmans en #Nouvelle-Zélande (..)»
#Ugo_Palheta, #France-5
0:14
1:39 / 1:53
ERROR 404 ▼ @antyfaszysta.bsky.social · 3 h
⭕« C'est le cas à #Lyon depuis longtemps et c'est pour ça qu'il y a des collectifs antifascistes. Il y a des antifascistes parce qu'il y a des fascistes, sinon les antifascistes, ils feraient autre chose, et d'ailleurs souvent ils font autre chose (...) »
#Ugo_Palheta, #France-5
0:45
0:06 / 0:51 14:42 · 24 févr. 2026
9 reposts 9 ont aimé
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Vidéo tirée du stream du 17/02/2026
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:22 : Les faits (au 17 février à midi)
07:45 : Nemesis
10:13 : Quentin Deranque
12:17 : Le récit de l'extrême droite
15:39 : Cadre interprétatif : ce qu'est la violence d'extrême droite aujourd'hui
28:40 : Conclusion
Montage réalisé par Pemf : https://bsky.app/profile/pemf.bsky.so...
Miniature par Boidin : https://bsky.app/profile/boidin.bsky....
115 commentaires
Épinglé par @Clemovitch @Clemovitch il y a 39 minutes
Cette analyse a été enregistrée le 17 février, avant l’interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis. Il appartient désormais à LFI de prendre la parole. Pour le reste, ce fait ne change rien aux conclusions étayées dans cette vidéo.
Un grand merci d'avance aux modérateurices des commentaires qui font un travail difficile pour les rendre un minimum lisibles.
Bon visionnage.
Tr. ...
Livre / violences politiques ... 53 personnes dt 90% mortes /l'extrême droite personnes racisées ... Paris est Nazi ... Lyon est Nazi ... 2023, St-Brévin maison incendiée après harcelé ... meurtres racistes ... centre culturel kurde attaqué ... Ismaël ? ... groupuscules néofascistes ...
Connu / mel
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Sujet : [france] Hitlérisme, Trumpisme, Netanyahouisme, Lépénisme, Macronisme
Date : Wed, 22 Oct 2025 09:27:44 -0300
De : PD
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1,03 M d’abonnés - 1,9k+ - 48 196 vues - 296 commentaires
Olivier Mannoni a vécu près de dix ans avec les mots d’Adolf Hitler, en étant chargé d’une retraduction de Mein Kampf dans le cadre d’une édition critique, Historiciser le mal, dirigée par l’historien Florent Brayard, parue en 2021. Traducteur réputé, fondateur de l’École de traduction littéraire, il n’est pas sorti indemne de cette fréquentation, alors même qu’il avait déjà souvent traduit des textes sur le IIIe Reich. C’est que ces mots d’hier, il les entendait aujourd’hui.
« Nous assistons à la remontée des égouts de l’histoire. Et nous nous y accoutumons », écrit-il dans Traduire Hitler, paru en 2022, suivi en 2024 de Coulée brune, qui s’attache à montrer « comment le fascisme inonde notre langue ». « Parce qu’il permet le dialogue et la prise de décision commune, le langage est la force de la démocratie, écrit-il. Que ce langage soit perverti, et c’est la démocratie elle-même qui se distord, s’atrophie et perd sa raison d’être. »
Durant cette « échappée », Olivier Mannoni nous explique ainsi comment Donald Trump et son entourage parlent comme Adolf Hitler et les propagandistes nazis. Cette « langue du même et de la racine » s’accompagne de mécanismes langagiers que partagent les médias de la haine : simplification outrancière de la réalité, petites phrases comme autant d’uppercuts, vérités alternatives dans une inversion systématique du sens.
Cette brutalisation va de pair avec une transgression permanente dont le charlatanisme assumé et la grossièreté illimitée sont autant d’armes langagières pour faire taire les opposant·es, les paralyser et les stupéfier. Cette nouvelle langue des fascismes est aussi un « parler pègre » dont Vladimir Poutine est coutumier, évoqué par le récent essai de la philologue Barbara Cassin La Guerre des mots.
« On prend tout ça pour de la frime, on ne prend rien au sérieux et on sera bien étonnés le jour où ce théâtre sera devenu une sanglante réalité » : cette conversation avec Olivier Mannoni actualise l’ancienne mise en garde de Victor Klemperer, célèbre auteur de LTI, la langue du IIIe Reich. Lequel ajoutait ceci : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps, l’effet toxique se fait sentir. »
Face à cette extrême droite pour laquelle les mots sont des armes, nous devons mener cette bataille du langage. Telle est l’alerte d’Olivier Mannoni, qui écrit dans Coulée brune : « Nous sommes à ce carrefour. Si nous prenons le mauvais chemin, le pire est assuré et la novlangue d’Orwell ne sera qu’une plaisanterie par rapport à ce que nous devrons subir. »
Tr.: ...
la biologisation est un des traits du fascisme ... grand remplacement, pensée Nazie ... simplifier ...
405 k abonnés - 12k+ - 185 115 vues - 956 commentaires
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Tr.: ...
pas de citoyens, des casseurs selon Retailleau ...
pente vers l'autoritarisme et le coup d'état, comme avec Trump ... la même réthorique ... le fascisme en France est au gouvernement.
À l’air libre - 11 septembre 2025 à 19h11 - Vidéo - 49 commentaires
L’extrême droite mondiale est bouffonne, mais elle se nourrit de pulsions, d’angoisses et d’abandons, et se hisse au pouvoir à coups de lâchetés et de compromissions. Le comprendre, c’est trouver des réponses pour la contrer. Un numéro d’« À l’air libre » spécial fascisme.
Un fond de l’air bien rance, où l’État de droit et la démocratie sont foulés au pied, où la liberté qu’ils érigent en principe fondamental est d’abord devenue celle de piétiner les autres. Où la haine des étrangers, des minorités et de la science est devenue mainstream.
Bref, une ère où le fascisme serait presque devenu cool. Sommes-nous d’ores et déjà dans un moment fasciste ? Si oui, quelles leçons en tirer ? Et comment riposter collectivement ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invité·es :
- Mark Fortier, sociologue, journaliste et éditeur québécois, auteur de Devenir fasciste. Ma thérapie de conversion (éd. Lux) ;
- Nastasia Hadjadji, journaliste, coautrice avec Olivier Tesquet de Apocalypse Nerds. Comment les technofascistes ont pris le pouvoir (éd. Divergences) ;
- Hugues Jallon, éditeur et écrivain, auteur de Le Temps des salauds. Comment le fascisme devient réel (éd. Divergences) ;
- Laurent Mauduit, journaliste, cofondateur de Mediapart, auteur de Collaborations. Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires (éd. La Découverte).
Connu / TG le 15/09/25 à 13:
Tr.: ... Macron n'a plus que le choix de virer extrême droite depuis ses deux défaites électorales ... contre-révolution anti-moderne ... monde alternatif hypertechnologique ... réaction et post-humanité ... le capitalisme se nourrit des subventions publiques ... contradiction ... 2 mouvements sécessionnisme ??? ... et sécessionnisme endogène ... des villes libres, on grignote ... /amériques : point de fuite vers le chaos ... politique libertarienne ...
L'extrême centre, artisan du chaos
... rendre promesse fasciste raisonnable ... les salauds Onfray, finkelkraut, ?? ... Enthoven ... Alexandre Jardin ... performativité ... post-humanité ... la tronçonneuse ... la boufonnerie, discréditer le pouvoir, tout ce qui est indigne peut être fait ... c'est aussi tailler, couper ... capitalisme des malfrats, prédation des biens publics ... identification des modestes ... le patronnat se prépare à collaborer avec le RN ... fini le barrage républicain ... porosité entre ED et milieux patronaux ... grace à Mme ?? ... Stérin ... moment de bascule inquiétant ... lâcheté ... rachat de l'école de journalisme a unifié les patrons ... le putch technologique avec Musc ... dialectique Trump/Musc ... mise à bat de l'état social américain ... transhumanisme ... Palantir, clearview acteur de la milice technologique ... ICE, profilage algo
dénonce l'empathie ... fin du rapport à l'autre ... technofascisme ... élitiste, suprémacisme blanc ... brutaliser la société ... décrochage de la démocratie par l'élite ... ironie, distance critique ... l'ED mvt intellectuel, lutter ... figure du démocrate anglo-saxon ... rupture avec la démocratie ... la gauche n'a pas changé la vie des gens ... sa faillite nourrit l'extr droite ... un front uni ... RÉSISTER à ce mvt de fascisation ... LQDN refus IA ... axe matérialiste ... sabotage ... mvt anti-Tesla ... amitié, solidarité ... haïr la haine ... boycott des USA au Canada ... sortir de la "pureté" ... humeur révolutionnaire ... EN COMMUN, rêver d'un autre monde ... des Communs ...
Etymologie : du latin neo, nouveau, et de fascisme, lui-même venant de l'italien fasci, faisceau (emblème de l'autorité de la Rome antique utilisé par les milices de Mussolini).
Le terme néofascisme (ou néo-fascisme) désigne les mouvements ou tendances politiques d'extrême droite postérieures à la Seconde Guerre mondiale, qui s'inspirent du fascisme italien d'entre les deux guerres ou qui se revendiquent de cette idéologie. Il se caractérise par le nationalisme, l'anticommunisme et l'opposition au système parlementaire et à la démocratie libérale.
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Publié le 4 février 2009
Terme connexe : Extrême droite ; Fascisme
Connu / TG le 24/08/25 à 17:57
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La montée du fascisme de la fin des temps / Terrestres
L'extrême droite déchaîne un survivalisme destructeur, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article essentiel, inédit en français.
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et
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Incroyable article à lire, absolument. Comprendre comment les néo fascistes anciens libéraux de la Silicon Valley se sont construits leur propre paradis pariant sur l’effondrement eschatologique du monde en se prenant pour Dieu
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Publié Il y a 1 mois • 3,6K vues - 11+ -
Peut-on encore parler de fascisme ? Dans les médias dominants, employer ce terme pour décrire la montée des mouvements d'extrême-droite est tourné en dérision. Trop radical, trop polémique : le mot "fascisme" serait anachronique, inopérant.
Pourtant, depuis 1945, jamais les discours autoritaires, racistes et identitaires n'ont autant imprégné le débat public dans les démocraties occidentales. L'ascension de Trump et le salut nazi d'Elon Musk incarnent une extrême droite décomplexée, désormais au pouvoir.
Malgré les discours populistes et antisystème de ces mouvements, leurs alliés s'affichent maintenant au grand jour : les milliardaires et leurs multinationales, de Zuckerberg à Arnault, et une partie grandissante de la bourgeoisie, prête à tout pour conserver son pouvoir. Le vent a définitivement tourné.
Alors, l'histoire se répète-t-elle ? Assistons-nous à l'émergence d'un nouveau fascisme ? Mais d'abord, qu'est-ce que le fascisme ?
Dans ce climat de grande confusion où il devient urgent de nommer clairement l'ennemi pour mieux le combattre, Blast vous propose de revenir aux sources : comprendre les origines, l'histoire et les mutations du fascisme d'hier pour éclairer les dangers d'aujourd'hui.
Bibliographie :
Ajari Norman, "Dark Gothic MAGA : « Elon Musk, la néoréaction et l’esthétique du cyberfascisme", LundiMatin, 2025
Ajari Norman, Manifeste afro-décolonial, Seuil, 2024
Gramsci Antonio, Combattre le fascisme, La Variation, 2025
Jackson George, Devant mes yeux la mort, Gallimard, 1972
Laurent Sylvie, Capital et race, Seuil, 2024
Laurent Sylvie, La contre-révolution californienne, Seuil, 2025
Matard-Bonucci Marie-Anne, Totalitarisme fasciste, CNRS Éditions, 2018
Guérin Daniel, Fascisme et grand capital (1936), Libertalia, 2025
Rigouste Mathieu, La guerre globale contre les peuples, La Fabrique, 2025
Toscano Alberto, Fascisme tardif, La Tempête, 2025
Traverso Enzo, La violence nazie, La Fabrique, 2002
Traverso Enzo, Les nouveaux visages du fascisme, Textuel, 2017
Vuillard Éric, L’ordre du jour, Actes Sud, 2017
00:00 : Intro
02:36 : I - Définir le fascisme
13:08 : II - Aux origines du fascisme
22:54 : III - La matrice fasciste
35:11 : IV - Les nouveaux visage du fascisme
50:54 : V - Combattre le fascisme du XXIe siècle
57:03 : Conclusion
Journalistes : Marin Ben, Félix Cumer
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#documentaire #fascisme #politique
Visibilité Publique
Catégorie Inconnu Licence Inconnu Langue Inconnu Étiquettes
Durée 59min 29sec
Aucun commentaire.
Connu / TG le 3/07/25 à 19:10
Tr.: ...
la destruction du mouvement ouvrier ... contre-révolutionnaire, mythe de la nation raciale ... le corporatisme / dépasser le conflit de classes ... alternative au capitalisme en crise alors que portés par la bourgeoisie ... soutien des élites industrielles ... en opposition au libéralisme de moeurs mais pas économique ex accords de Munich, compromis ... la lutte contre le totalitarisme de l'URSS ... fondement de l'histoire des USA, idem Christophe Collomb ... asservissement des noirs et extermination des peuples premiers ... c'est très compatible ... logique coloniale exterminationiste ... ségrégation raciale a inspiré le nazisme ... au 19è pseudo-science raciste en occident dt la fr ... violence déployée par l'armée fr en algérie ... Geko, militant antifa ... l'article 16 de la 5ème république, système de contrôle le plus parfait ... Livre "fascisme tardif" d'alberto ?? ... fascisme générique dans 2è partie des années 1930 ... Franz Fanon ... structuration de l'ÉTAT pas de différences dans la répression avec le fascisme ! ... ex USA, Fr ... fascistes en puissance ... comment il exploite ce qui existe déjà ... ex en GB état d'exception ... violence d'état ... glissement autoritaire ... fascisation ... des pans entiers du programme de l'extrême droite déjà appliqués ... Sylve Laurent ... confisquer l'état pour le purifier de l'état de droit ... ex MAGA aux USA ... société inégalitaire ... lutte contre l'antisémitisme ... discours islamophobe reproduit idem altérité raciale contre les juifs ... contre-révolution préventive, guerre civilationnelle ... Musk a grandi en Afrique du sud sous l'apartheid ... capitalisme autoritaire ... néolibéralisme augmenté ou repensé par la tech ... complexe militaro-industriel ... Trump oligarchie ... la concurrence est un truc de perdants. Google est un monopole etc ... l'autocratie du pdg ... mystification du modèle entreprenarial ... masculinisme ... bouc-émissaires ... Peter Steel?? investisseur rBnB etc... penser la résistance est ESSENTIEL ... état fascisé sans précédent historique aux USA ... agir dès maintenant ... un antifa autonome ... identifier les outils qui participent déjà (répression, etc) ... donc anticapitaliste ... le régime de terreur désarme le peuple ... sinon le fascisme s'installe tout en douceur... humanité, amour.
Seine-Saint-Denis
Un directeur d’école affiche le nom de huit professeurs absents pour l’Aïd, tollé général à La Courneuve
« Une publication non réglementaire et inacceptable » pour le rectorat, qui rappelle que ces absences pour les fêtes religieuses sont « de droit ». Les syndicats sont vent debout et dénoncent « une mise en danger » de leurs collègues.
Par Théo Uhart (avec A.A.)
Le 17 juin 2025 à 19h16, modifié le 18 juin 2025 à 06h47
La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 17 juin 2025. La publication du directeur a été retirée de la devanture de l'école « à la seconde où l'institution en a eu connaissance », explique le rectorat. LP/T.U.
« Je ne comprends pas ce type de pratiques, c’est une non-maîtrise complète des cadres juridiques. » Onze jours après les faits, Marie-Hélène Plard, cosecrétaire départementale du Snuipp-FSU ne décolère pas. Tout comme les autres syndicats du premier degré de Seine-Saint-Denis qui ont signé ce mardi un communiqué pour dénoncer une « mise en danger » de leurs collègues.
Le 5 juin, la veille de la fête de l’Aïd, le directeur de l’école élémentaire Angela-Davis, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a apposé sur la devanture de son établissement une affiche manuscrite listant, avec leur nom, les huit enseignants absents le lendemain. Problème : il a indiqué que ces absences étaient liées à un motif religieux.
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Connu / https://bsky.app/profile/vilainsyndicaliste.bsky.social/post/3lrupuc3dpk23
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Vilain Syndicaliste @vilainsyndicaliste.bsky.social · 1j
Un directeur d'école a affiché devant son établissement la liste des professeurs musulmans qui seraient absents car ils feraient l'Aïd.
Faire des listes, on en est là.
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Ndlr : lié à l'extrême droite ou non ? Au climat fascisant ? Uniquement racisme, islamophobie ? ACT
Économie et social, Instit, Paix et justice
© Hélène Boissel-Arrieta / Greenpeace
À l’heure où l’extrême droite progresse dans de nombreux pays et où les effets du dérèglement climatique s’aggravent, une alliance dangereuse entre milliardaires, industries polluantes et ultra-conservateurs s’attaque violemment à nos droits, à nos libertés fondamentales et à notre environnement. Derrière ces affinités nuisibles se cache l’ombre du « carbofascisme ». Se saisir de ce terme, c’est prendre la mesure d’un danger bien réel pour nos démocraties comme pour la planète : celui d’un pouvoir autoritaire au service du profit et d’une idéologie réactionnaire.
1- Le carbofascisme, qu’est-ce que c’est ?
2- D’où vient le terme « carbofascisme » ?
3- Carbofascisme ou écofascisme : quelle est la différence ?
4- Dans quels pays le carbofascisme est-il une réalité aujourd’hui ?
5- Le carbofascisme existe-t-il en France ?
6- Quel est le lien entre les ultra-conservateurs, les grands pollueurs et le climat ?
7- Comment éviter que la crise climatique serve de prétexte à l’extrême droite ?
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Connu / TG le 19/06/25 à 9:19