2 juillet 2026
Temps de lecture : 4 minutes
Photo : volvo-truck-electric D.R. Volvo Truck
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Mobilité
La Chine impose le camion électrique
par La rédaction
Tandis que le marché automobile européen et français commence à basculer vers le véhicule électrique comme l'a fait la Chine au cours des dernières années, une révolution de pareille ampleur se passe en Chine pour les poids lourds. A l’aide d’importantes subventions gouvernementales, qui rendent les camions électriques plus rentables sur une période de 5 ans que leurs homologues diesel, les poids lourds électriques sont en train de conquérir le marché chinois. La bascule a commencé en 2024 et selon certaines sources, les ventes de camions électriques depuis le début de l’année 2026 représenteraient maintenant 30% du marché total. L’autonomie des camions électriques reste encore un obstacle pour les transports sur longue distance, mais les progrès techniques sont rapides et certains modèles commencent à offrir des autonomies de 700 à 800 kilomètres. Dernier problème de taille, il faut à ses pieds lourds des infrastructures de recharge adaptées à leurs besoins considérables de puissance électrique et d’espace. Un nouveau plan gouvernemental chinois vise à accélérer la construction de stations de recharge adaptées le long des grands axes routiers du pays.
Avec la chute rapide des cours du pétrole revenus à leurs niveaux d’avant la guerre avec la République islamique d’Iran, on peut s’interroger sur l’impact structurel de la crise énergétique née de la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais plusieurs évolutions majeures, déjà en cours, ne peuvent que s’accélérer. L’une d’entre elles suscite peu d’attention et pourtant elle le devrait. Il s’agit sous l’impulsion du gouvernement chinois et à l’aide de subventions massives de la bascule de l’économie chinoise vers le transport routier de marchandises électrique.
Le cœur de l’économie chinoise reste l’industrie et elle doit acheminer en permanence d’importants volumes de marchandises. La flambée des prix des carburants, même limitée par les contrôles des prix nationaux, a provoqué un ralentissement sensible de l’activité industrielle au deuxième trimestre. Voilà pourquoi l’économie chinoise cherche à être moins soumise aux fluctuations des prix des carburants. Elle le fait notamment en privilégiant les poids lourds à batterie qui gagnent rapidement en rentabilité et en popularité.
Des contraintes sans commune mesure avec celles d’une voiture électrique
L’adoption des poids lourds électriques s’est accélérée depuis 2024, et un nouveau plan gouvernemental lancé en mai va s’appuyer sur cette dynamique. L’ambition est que l’électrification des poids lourds réduise la consommation de diesel de la Chine d’environ 2% par an dans les années à venir.
Comparé aux quelque 324 millions de voitures particulières en circulation en Chine, le parc de poids lourds n’est pas considérable. Il comptait 8,6 millions d’unités à la fin de l’année 2025, selon le ministère des Transports. Mais ces véhicules représentent environ la moitié de la consommation de carburant dans le secteur des transports, qui représente elle-même 60 à 70% de la consommation totale de diesel en Chine. Le transport de marchandises s’est électrifié plus lentement que celui des voitures particulières parce que ses exigences en matière de batteries et de recharge (autonomie, rapidité, infrastructure) sont bien plus importantes. Un poids lourd électrique emporte des tonnes de batteries qu’il faut être capable de recharger rapidement et doit, pour être rentable, être sur la route entre 12 à 16 heures par jour. Il parcoure en moyenne au moins 100.000 kilomètres par an.
Accélération depuis 2024
Résultat, à la fin de l’année 2025 il y avait 336.100 camions électriques en circulation
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8 septembre 2025 - Temps de lecture : 4 minutes - Sciences & techno - par La rédaction
Le stockage de l’électricité renouvelable intermittente (éolienne et solaire) par des *batteries stationnaires est en train de passer dans le monde du statut de technologie de niche à celui d’élément essentiel de la stabilité des systèmes électriques. Au cours de la dernière décennie, le stockage par batteries de réseau a connu une croissance annuelle moyenne de 75%. Et cela devrait s’accélérer, notamment en Chine et même aux Etats-Unis. L’Europe est un peu plus à la traîne. La clé est évidemment la question de coût des batteries pour pouvoir développer des infrastructures à l’échelle des besoins d’une grande ville ou d’une région. Même si leurs prix ont beaucoup baissé, les lithium-ion ne sont pas les plus compétitives. Le développement de technologies sodium-ion, de batteries à flux et de modèles fer-air ouvre des perspectives.
Le principal problème avec le développement planétaire de la production électrique par des renouvelables intermittents est… leur intermittence. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques permettent de produire de l’électricité décarbonée quand les conditions météorologiques sont favorables. Quand il y a du vent et du soleil. Cela signifie que les renouvelables intermittents produisent souvent trop ou trop peu, ne permettent pas d’ajuster la production à la demande et déstabilisent les marchés de gros de l’électricité avec des prix qui s’effondrent quand il y a du vent et du soleil en abondance et s’envolent quand il n’y en a pas. Cela ne retire rien à leurs avantages : des productions locales, le coût des installations (à l’exception notamment des éoliennes marines), leur modularité et la facilité et rapidité de déploiement des équipements. Et leur expansion, même si son rythme a commencé à diminuer, ne peut que se poursuivre.
Mais pour limiter les problèmes créés par leurs inconvénients, il n’y a qu’une seule solution. Il faut parvenir à stocker une partie de l’électricité produite quand les conditions sont favorables pour pouvoir la réinjecter dans les réseaux quand elles ne le sont pus. Il y a trois solutions dont en fait deux réellement opérationnelles aujourd’hui.
Les STEP, l’hydrogène et les batteries
La plus performante des solutions, car elle permet de stocker de l’électricité en grande quantité avec une efficacité énergétique élevée, est le procédé mécanique des STEP (Station de transfert d’énergie par pompage). Ce sont en quelque sorte des barrages à l’envers. L’électricité en surabondance fait fonctionner des pompes qui remontent l’eau du bassin en aval d’un barrage vers le bassin en amont. Leur inconvénient ? Il faut avoir des situations géographiques et des emplacements favorables. Les investissements sont lourds et les oppositions locales sont en général fortes quand il faut élargir les bassins.
La deuxième solution, qui n’est pas vraiment opérationnelle aujourd’hui, est chimique. Elle consiste à fabriquer de l’hydrogène vert (décarboné) par électrolyse avec l’électricité en surabondance. Une fois fabriqué, l’hydrogène est stocké et réutilisé via des piles à combustible pour produire
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Ndlr : toutes les solutions ne sont pas envisagées comme le foisonnement de la production ENR, la sobriété et l'efficacité énergétique, etc.