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page 88
- Garantir un accès effectif à des guichets physiques des administrations.
Extrait : « Créer un droit opposable à la non-connexion administrative pour accomplir l’ensemble des démarches sans obligation d’usage du numérique. Toute demande doit pouvoir se faire avec un accompagnement en présentiel ou en ligne.«
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Ndlr : pourquoi ne le prévoir que pour les Administrations et pas pour toutes et tous y compris les entreprises ?
Repris par https://centristesinsoumis.wordpress.com/nos-propositions/
Si j’aurais su – Vidéo
« Gauche, où vas-tu ? » Émission spéciale avec Politis, Attac et la LDH
Le 9 juillet 2026
Face à la perspective d’une victoire électorale de l’extrême droite, que peut la gauche ? Laurence De Cock reçoit les contributeurs au hors-série de Politis « Gauche, où vas-tu ? » : son directeur Pierre Jacquemain, Youlie Yamamoto de l’association Attac et Nathalie Tehio de la Ligue des droits de l’homme.
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’horizon n’a jamais eu l’air aussi bien dégagé pour le Rassemblement national. Galvanisée par des sondages flatteurs, financée par des milliardaires aux fonds illimités, l’extrême droite ne cesse de grignoter du terrain, dans le monde de l’édition, dans les médias, dans les chaînes d’information continue et pas seulement CNEWS. Face à la perspective d’une victoire électorale de l’extrême droite, la gauche paraît tantôt organisée et stratège comme en 2024 aux législatives, tantôt résignée, apeurée, divisée.
Alors que peut faire la gauche face au péril fasciste ? L’extrême droite a-t-elle déjà gagné ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Comment s’organiser ? La référence au Front populaire est-elle intéressante ou au contraire paralysante ? Toutes ces questions, la rédaction de l’hebdomadaire Politis se les est posées dans un hors-série titré « Gauche, où vas-tu ? ». Pour répondre à ces questions, Laurence De Cock, qui a participé au hors-série de Politis, reçoit trois autres contributeurs :
– Pierre Jacquemain, co-directeur de Politis
– Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac
– Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme
Voir aussi
Politis, « Gauche, où vas-tu ? », juin 2026 https://www.politis.fr/editions/gauche-ou-vas-tu/
Tr.: ...
le NFP l'a fait mais on n'est plus dans ce cadre ... obj que l'XD ne passe pas. Cette force est toujours à. Porter une campagne massive ... motiver nos troupes dans un espace apartisan ... ex. Le Rosies ... les casserolades, espace de joie, porter nos propositions ... référence aux révolutions passées ... tendance à la nostalgie ... inventer des méthodes ... conventions citoyennes, tirage au sort, intéressant mais résultats niés ... innover, inventer ... donner les éléments de compréhension ... 10ème jour de canicule, comment les gens ne vont pas se réveiller ? booster le mvt social ... non climatiser tout ... répression des mouvements écologistes, scientifiques déconsidérés ... façon de vivre intenable, insoutenable, ultrariches massivement responsables, idem anticapitalisme ... on politise, agir sur les causes structurelles ... déni général par peur, la clim pas crédible, aller sur l'anthropologique ...
optimiste car el ninio ... inondations ... pj de rupture de gauche et celui de MLP ... biorégions de JLM va prendre ... hyper intéressant, urbanisme selon géologie ... lfi apporte dans le débat des gens, le RN bétoniser ... face au simplisme du RN ...
Ndlr : chercher cet espace de co-construction ACT
Après Marine Le Pen, le ministère public a annoncé ce mercredi 15 juillet sa décision de ne pas faire de recours devant la plus haute ...
Connu / TG le 15/07/26 à 18:46
Ndlr : amélioration ou dérive ? questionner ACT
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion de la fête du 14 juillet à Paimpont avec Mathilde Hignet, le 14 juillet 2026.
Paul Grelier
Publié le 12/07/2026 à 07h00
Temps de lecture : 3 min
Nouvelle-Aquitaine
Le ruisseau des Eaux-Claires, un affluant de la Charente, sur la commune de Saint-Michel, est en proie à une pollution dévastatrice. Plus aucun poisson n'est visible sur trois kilomètres : le problème viendrait d'une rupture de canalisation des eaux usées de l'entreprise Rousselot, spécialisée dans la fabrication et la vente de gélatines et de collagènes.
Connue / https://bsky.app/profile/albertromuald.bsky.social/post/3mqgwqzjcs22f
"
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
Cette tribune, "Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon" vous aussi vous pouvez la signer, c'est ici
framaforms.org/signataires-...
Signataires de la tribune le rural en commun | Framaforms.org
framaforms.org
12:10 · 12 juil. 2026
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· 3 h
Visuel de la tribune "Le rural en commun"
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· 3 h
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
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· 3 h
Le rural en commun avec Jean-Luc Mélenchon
Les commentaires médiatiques et les sondeurs de pacotille enferment les habitants des campagnes de France dans le rôle de soutiens inconditionnels et aveugles à l’extrême droite.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 3 h
C’est absolument faux. Si ns, habitant·es, élu·es, syndicalistes, militant·es politiques, associatifs et
citoyen·nes, constatons la libération sans filtre de la parole et des actes racistes, encouragée par la lâcheté de nombreux responsables politiques de ts bords, nous refusons de nous y résigner.
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@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les leaders de la droite et de l’extrême droite, incarnés dans la ruralité par le patronat, les notables et les agri-managers, trouveront toujours sur leur chemin les ruraux héritiers des révoltes paysannes de 1789 et des maquis de la Résistance,
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@albertromuald.bsky.social
· 3 h
prêts à dresser des barricades pour nos libertés et la
démocratie, prêts à défendre les conquis comme notre système de protection sociale.
A la campagne comme en ville, la nouvelle France est aussi là.
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· 3 h
Familles monoparentales, retraité·es isolé·es, travailleurs et travailleuses immigré·es, saisonniers et saisonnières, travailleurs et travailleuses précaires, jeunes plus diplômés que jamais : la société rurale a profondément changé
ces cinquante dernières années, elle est à l’image de la société.
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@albertromuald.bsky.social
· 3 h
Les mobilisations des gilets jaunes nous l’ont montré par leur diversité et leur engagement.
Dans le même temps, les inégalités sociales explosent, matérialisées par la hausse ininterrompue des prix du logement, des loyers, de l’alimentation et de l’énergie.
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@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’ultralibéralisme et la soumission au dogme du capitalisme mondialisé a fragilisé nos territoires, notre agriculture, nos artisan·es, nos commerces de bourg et nos PME.
L’austérité a conduit à la fermeture de nos écoles et de nos petites maternités.
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@albertromuald.bsky.social
· 3 h
L’absence de volonté politique a rendu l’accès aux soins cauchemardesque dans de nombreux territoires ruraux.
Nos communes rurales sont étranglées financièrement et n’ont plus la capacité d’investir.
Lire une autre réponse
rebelle86.bsky.social
@rebelle86.bsky.social
· 1 h
Signée
SBecq24
@sbwaraba24.bsky.social
· 2 h
Intéressant de montrer l'engagement en territoires ruraux.
Le texte introductif aussi est intéressant.
Pour accéder au formulaire du site, il faut dérouler dix kilomètres de noms.
Si les auteurs peuvent améliorer ça, ils y gagneront peut-être en efficacité.
RobφnHood 🔻🇫🇷 🆙🐢🐢MELENCHON
@albertromuald.bsky.social
· 2 h
tu as vu j'ai fait un effort de ALT amélioré ;)
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu pour décrypter le scandale du Canal Seine-Nord Europe, le 8 juillet 2026.
Retrouvez toutes les informations sur la mobilisation : https://linktr.ee/megacanalnonmerci
Tr.: ...
nos atouts :
- faire de Marseille le point d'arrivée et de débarquement du maximum des marchandises qui ensuite pourraient remonter ... par le sillon rhodanien et ensuite irriguer les autres pays au nord et à l'est de l'Europe. Tout aussi simplement qu'ils ne le font depuis Rotterdam ...
- au Havre ... très grand port français ... 25% de ce qui transite par la mer ... des installations qui peuvent être développées ... des personnels qui ont des qualifications professionnelles de haut niveau ...
- lorsque les routes maritimes du très grand nord se seront ouvertes parce que le changement climatique ... réduit de 30% la distance ... de 30% la carburant ... force d'attraction extraordinaire pour tout ce qui vient d'Asie et de Russie ... bateaux beaucoup plus larges ...
Pourquoi les français ne seraient-ils pas d'abord soucieux de développer Fos Marseille et de développer Le Havre ? ... plus simple, plus pratique ... de grand entrepreneurs du transport maritime ... la compagnie CGM ... 3ème transporteur du monde qui a des chantiers dans des endroits en Asie pour produire les navires dont il a besoin ... avantage d'une situation géographique exceptionnelle ... d'avoir prévu à l'avance ... besoin de travaux qui permettent le transit des grands navires par la seine et les canaux qui s'y rattachent ... magnifique voie fluviale alternative au mouvement perpétuel des camions ... organiser une écluse ... Le Havre, port maritime de Paris ... en tenant compte des besoins, de toute l'europe du sud et d'une bonne partie de l'europe de l'est ... aider les associations pour résister à la construction de ce canal ...
Ndlr : questionner l'approche jlm du passage par l'arctic qui est confirmé par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?yxYbdg
Comment JLM articule la sortie du "grand déménagement du monde" avec l'économie future sous l'anthropocène ?
ACT
Petition · Soutien au projet de SEM (Service Express Métropolitain) de l'Etoile Ferroviaire de Rouen
1 804 signatures
Le problème
Pour cette rentrée 2022, SOS Gares lance une pétition de soutien à la réalisation du Service Express Métropolitain au sein de la métropole rouennaise qu'elle porte avec deux autres associations (Comité de Défense du Triage de Sotteville et le Comité de Vigilance Ferroviaire Normandie). Ce projet, sous le sceau du rail public avec ses trois lignes proposées, doit prendre place au sein du projet d’avenir « décarboné » de l’agglomération de Rouen. Outre de lutter efficacement contre la saturation routière, le péril climatique, la pollution et les nuisances pour la population avec une réduction de l’ordre de plus de 60 000 tonnes de CO2 par an, il contribue à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des populations. Sa réalisation technique est tout à fait envisageable, d'autres projets de SEM sont en cours de réalisation là où une volonté politique a décidé de les étudier puis de les mettre en oeuvre. La réalisation de ces infrastructures modernes, sûres et fiables permettra de pouvoir transporter en masse des voyageurs et des marchandises.
...
-> https://www.sosgares.com/sem-doc-complet
/ Jean-Louis DALIBERT
Lanceur de pétition Afin de défendre et améliorer le service public SNCF au sein de la Métropole Rouennaise, SOS Gares, un collectif citoyen s'est constitué le 18 avril 2018. Elle porte le projet de Service Express Métropolitain depuis avril 2022.
Les décisionnaires
- Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie
- Pierre-André Durand, Préfet de la Région Normandie, Préfet de la Seine Maritime
227 k abonnés - 4,8k+ - 99 976 vues - 1 372 commentaires
Les années défilent et le réchauffement climatique empire, mais certains vont plus en subir les conséquences.
Là où le monde se réchauffe de +1,5°, notre continent et la France lui se réchauffent de +2,5°
Un différentiel important qui nous amène plus rapidement encore vers des scénarios de catastrophes extrêmes
Mais alors pourquoi ?
Qu’est ce qui explique cette différence d’1°? Et est-ce que c’est grave ?
Dans cette vidéo on va expliquer les 4 facteurs derrière cette différence de température et voir ce que ça implique pour notre futur à tous
Mais surtout, on va aussi voir en fin de vidéo pourquoi ça pourrait être une immense opportunité pour la France de changer les choses
CHAPITRES :
00:00 - Pourquoi la France se réchauffe plus vite ?
01:00 - La faute du Co2 ?
03:58 - 1er facteur : aérosols
05:46 - 2ème facteur : albédo
06:42 - 3ème facteur : jet stream
08:05 - 4ème facteur : océan
09:50 - On est foutu ?
Vidéos pour voir certaines solutions ou changement de paradigme :
Monnaie locale :
• Pourquoi les monnaies s’effondrent (et qui...
L'entraide :
• APRÈS L’EFFONDREMENT : QUI SURVIT ? (ET CO...
Nouveaux modèles d'entreprises :
• Pourquoi les GAFAM sont condamnés à s’effo...
Villes et sociétés de demain :
• Pourquoi les grandes villes seront vides e...
Autre reco :
Vidéos excellentes d'espoir que j'aime beaucoup de Victor Quilichini :
• J'AI VU - Film d'espoir sur le Climat
• Canicules, sécheresses, climat : peut-on e...
Sources :
https://docs.google.com/document/d/1f...
Tr.: ...
Facteurs qui réchauffent la France :
- effet parasol des aérosols nocifs pour notre santé ... augmentation de la température par l'effet de la dépollution ...
- plus important, l'effet albedo (moins de neige, plus d'accumulation de chaleur)
- le jet stream ou tapis roulant de la météo ... son moteur est le gradient de température (différence) entre équateur et pôles. Hors, l'arctic se réchauffe plus vite, ça ralentie le jest stream ... à certains endroits, ils compresse les masses d'air, air collé au sol, dans l'incapacité de se renouveler. Le vent ne permet plus d'évacuer l'effet de chaleur et donc on a des domes de chaleur et c'est pour ça qu'on a une intensité des canicules démultipliées notamment en europe de l'ouest ...
- facteur principal, les océans
... si on ne change rien, on se dirige vers un réchauffement mondial de +3°C soit +4°C pour la France ... que faire ?
s'organiser par la base, politiser les crises ... historiquement, on fait partie des plus grands pollueurs et pourtant on est peu impactés par le changement climatique grâce à un climat relativement clément contrairement à des pays déjà frappés de plein fouet par le dérèglement climatique. Ex. le Myamar, l'inde, le Kenya. Mais en moins de 5 ans, on est passé de pays à risque à pays à risque meurtrier. S'en servir pour changer, sortir de la logique extractiviste et surtout vers un renforcement massif de notre adaptation au risque climatique. Il nous faut un plan B à chaque catastrophe, moment de prise de conscience, de colère contre les institutions et d'entraide spontanée, à transformer en opportunité de bifurcation. Augmenter notre résilience, notre anti-fragilité, notre robustesse ... crise, danger ET opportunité
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j'ai 25 ans, j'ai décidé de renoncer à ma carrière en finances quand j'ai compris que c'était un des grands pb de notre monde ... bénévole chez Limit et maintenant rémunéré ...
pas que le climat, la santé, la biodiversité, l'alimentation. On peut tous faire quelque chose.
Avec Limit, on a pour mission de vous donner les clés de compréhension du monde. Vous responsabiliser pour que vous choisissiez votre impact sur le monde et non pas vous faire la morale ou vous infantiliser. ... faire advenir un monde plus humain et plus éclairé ... alternatives de demain ...
Thales a signé un accord pour acquérir d’ici début 2028 la totalité du spécialiste français des drones marins Exail, a-t-il annoncé lundi 6 juillet. Le groupe d’électronique spécialisé dans l’aéronautique et la défense a fait une meilleure offre que son rival Safran, qui s’était lui aussi positionné sur la pépite de la lutte anti-mines.
Réservé aux abonnés
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À lire aussi
- «On vient de passer le milliard d’euros» : les commandes de drones marins font les affaires du français Exail
- Défense : Un nouveau coup de la pépite française Exail qui va livrer plusieurs centaines de drones anti-mines
- Bateau téléguidé et drone suicide sous-marin : dans son usine du port d’Ostende, en Belgique, le français Exail fabrique un arsenal anti-mines au succès fulgurant
Clés : Aéronautique ; Drones ; Safran ; Thales
Publié hier à 19h11
Marine Le Pen a été reconnue coupable en appel de détournements de fonds publics dans l'affaire des assistants d'eurodéputés RN.
La députée a été condamnée à 15 mois ferme d'inéligibilité, trois ans d'emprisonnement dont un an ferme à purger à domicile sous bracelet électronique, et 100.000 euros d'amende.
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La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt, mardi 7 juillet, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen est condamnée à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, à 100 000 euros d’amende et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis. L’année de prison ferme sera exécutée sous bracelet électronique. La cour a par ailleurs considéré que les 15 mois d’inéligibilité ferme étaient déjà purgés, cette peine courant depuis le jugement de première instance du 31 mars 2025.
Les juges ont estimé que les faits de détournement de fonds européens étaient « graves », en raison de leur durée — plus de onze ans — et des montants en jeu et de l’atteinte portée aux institutions européennes, mais ont relevé l’absence d’enrichissement personnel de Marine Le Pen. Le Rassemblement national est condamné à 2 millions d’euros d’amende, dont 1 million avec sursis, ainsi qu’à 1 million d’euros de confiscation. Tous les autres prévenus rejugés en appel, parmi lesquels Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just, Julien Odoul, Catherine Griset ou Guillaume L’Huillier, sont également condamnés à des peines de prison avec sursis, d’amende et/ou d’inéligibilité.
Elle disait refuser de faire campagne sous bracelet
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Publié : 8 juillet 2026 à 6 h 30 min
Auteur : entreleslignesentrelesmots
Catégories: Alternative Sud
Avec l'aimable autorisation des Editions Syllepse Le Sud global réanime-t-il le projet historique du tiers-monde en faveur d’un ordre mondial équitable et respectueux des souverainetés ? Oui et non. Les demandes de réforme de la gouvernance globale ne contestent plus l’intégration au capitalisme international. Le non-alignement a cédé la place à un multi-alignement teinté d’opportunisme. L’enjeu […]
44 844 signatures - Lanceur de pétition Collectif GRÈVE-DES-LOYERS
L’été 2026 commence à peine, et nous avons déjà vécu deux canicules.
Les morts se sont multipliés dans la rue, au travail, mais aussi à domicile. Au sixième jour de la canicule, le préfet a annoncé que les hôpitaux d’Île-de-France étaient saturés. Si on ne s’adapte pas au changement climatique, l’été 2003 où 15 000 personnes sont mortes de la chaleur pourrait devenir la norme.
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tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit, et des brasseurs d’air. C’est la base, et c’est vital.
L’année dernière, la Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) a écrit une proposition de loi transpartisane “Zéro Logement Bouilloire” qui a déjà été signée par 150 députés de 8 groupes politiques. Elle prévoit :
- D’intégrer la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation ;
- De créer un droit pour les locataires d’exiger que leur propriétaire installe des stores, des volets en bois, et des brasseurs d’air ;
- De simplifier les règles patrimoniales et en copropriété pour accélérer l’adaptation des logements aux canicules.
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Cet été, nous avons une opportunité décisive : le gouvernement présente un projet de loi sur le logement au Sénat. Alors que la France vient d’enregistrer la journée la plus chaude de son histoire, le texte prévoit de remettre à la location 700 000 passoires thermiques. Il faut absolument que cette mesure soit retirée, et que la loi intègre des mesures concrètes pour nous permettre de mieux vivre pendant les canicules, que nos logements soient tout simplement habitables.
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Nous demandons au gouvernement:
- De créer un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur (stores, volets en bois, ventilation brasseurs d’air) ;
- D’intégrer les mesures de la proposition de loi “Zéro Logement Bouilloire” dans son projet de loi sur le logement ;
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Pour participer à la grève des loyers, soutenir les grévistes ou aider au déploiment du projet, inscrivez-vous sur ce formulaire.
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeeQuIHyMqy4dh53XV-0A58KxNs4ximNpbzb9LDOLbojBfViQ/viewform?usp=dialog
Reportage — Luttes
« Agir ou cuire, il faut choisir » : avec les canicules, le retour des luttes pour le climat - 6 juillet 2026 à 09h22 / Par Léa Guedj, avec Mathieu Génon et NnoMan Cadoret (photographies)
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Luttes Climat Canicule
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
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Vendredi 3 juillet, ils ne sont qu’une quinzaine de jeunes, tout juste sortis des examens du baccalauréat, à s’être réunis sous la bannière de Fridays For Future
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réchauffement climatique
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l’émergence d’Extinction Rebellion et des Soulèvements de la Terre, ainsi qu’à, plus récemment, des convergences avec des combats sociaux, décoloniaux, antimilitarisation et antifascistes
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Face à l’échec de l’atténuation, une mobilisation sur l’adaptation
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Membre de Jeunes Génération·s, elle se mobilise désormais « pour limiter les dégâts de ce qui est déjà là
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pétition « Pas de volets, pas de loyer »
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pour le bâti scolaire, avec le mouvement Faites-la briller, colancé par la journaliste de La Maison des maternelles Renée Greusard avec son confrère spécialisé dans les enjeux écologiques Thibaut Schepman.
Zazie, présente à la manifestation du 1er juillet 2026. © NnoMan Cadoret / Reporterre
Selon la Fondation pour le logement, la moitié des logements français sont des bouilloires thermiques, dont l’indicateur de confort d’été est inscrit comme « insuffisant » sur le DPE. Selon un rapport de l’Alliance écologique et sociale, qui rassemble les ONG Greenpeace, Oxfam, Les Amis de la Terre, Attac et les syndicats CGT Éduc’Action, FSU, SUD Éducation et la Confédération paysanne, 20 à 30 % des bâtiments scolaires sont « vétustes » et « inadaptés » aux événements climatiques comme les canicules en été.
Lire aussi : 53 °C sous la verrière de l’école... et des rénovations aux abonnés absents
... également les enseignants. Ainsi, une intersyndicale de l’Éducation nationale appelait le 25 juin les enseignants « à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire » pour protester contre des « conditions de travail inacceptables » pendant la canicule.
« C’est la première fois qu’un syndicat enseignant propose une grève comme moyen d’action sur une thématique liée au climat », signale Aurélie Gagnier, cosecrétaire générale du FSU-Snuipp. Il faut dire que « ces chaleurs extrêmes qui paraissaient anecdotiques sont en train de s’installer dans le temps, donc il faut des réponses structurelles et pas seulement dans l’urgence », explique la syndicaliste.
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Du côté des établissements de santé, le syndicat Force ouvrière (FO-SPSS) a déposé un préavis national de grève du 2 juillet au 15 octobre, face à des canicules qui constituent « un révélateur brutal de l’état de délabrement de l’hôpital public, des Ehpad et de l’ensemble du secteur sanitaire, social et médicosocial ». « Aujourd’hui, il est plus dangereux d’aller aux urgences que d’aller dans les supermarchés ou les banques climatisées », dénonce Grégory Leduc, secrétaire fédéral Santé FO.
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L’année prochaine, j’aurai 18 ans, je vais voter pour la première fois à l’élection présidentielle, et je vais regarder les programmes dans le détail. »
Paul Grelier et Ingrid Gallou - Publié le 05/07/2026 à 07h15
Temps de lecture : 3 min
Nouvelle-Aquitaine
Dans le Lot-et-Garonne, le dérèglement climatique conduit les agriculteurs à évoluer et parfois innover. C'est le cas de ce couple de pruniculteurs, Vanessa et Fabrice Guijarro, basé à Lafitte-sur-Lot en Lot-et-Garonne, qui a décidé de se lancer dans la culture de la banane.
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600 plants de bananiers orinoco, que l'on est en train de planter. Ce sont à la fois des bananes plantain, mais on peut également l'utiliser comme banane verte pour faire de la farine de banane
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la Maison du bananier
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dans une gigantesque serre photovoltaïque d'un hectare et demi, 1 300 pieds de bananiers sont en train d'être plantés. Fabrice Guijarro, muni d'une paire de gants, récupère un plant de bananes namwah d'un pot. "On va creuser à peu près une vingtaine de centimètres, car le contenant n'est pas très profond. On le positionne au milieu de l'irrigation, et on va le recouvrir. Un de mes salariés va ensuite retrouver le plant pour mettre de l'engrais organique, afin de dynamiser, sur le plan racinaire, et que l'on est sûr et certain de sa plantation. Cette variété naine va atteindre environ 2,50 mètres jusqu'à 3 mètres : l'intérêt est que l'on peut le récolter facilement", souligne le cultivateur. Le couple compte également produire des Blue Java, des bananes à la peau bleue.
"Faire de cette serre, un jardin tropical"
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La semaine prochaine, j'ai des plants de fruits de la passion qui doivent arriver. On va faire des essais de gingembre et de curcuma... On essaye de mettre en place des plantes compagnonnes, afin que l'on voie comment tout cela évolue ensemble
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surveiller, c'est la période hivernale qui arrive. Si l'hiver est froid, attention, car notre serre n'est pas chauffée. Entre septembre et octobre, il est possible que l'on rajoute de la paille
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Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques