France Culture
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9 953 vues 21 août 2026 #énergie #canicule #nucléaire
Cet été, canicules et sécheresses mettent à l’épreuve le parc nucléaire français et contraignent l'arrêt de plusieurs réacteurs par EDF. L’énergie nucléaire, souvent présentée comme une énergie verte, est-elle vraiment adaptée au changement climatique ?
Avec
🎙️ Laure Noualhat, journaliste indépendante sur les questions environnementales
🎙️ Emmanuelle Galichet, docteure en physique nucléaire, enseignante-chercheuse au Cnam (Conservatoire national des Arts et Métiers)
🎙️ Claire Le Renard, chargée de recherche en sociologie à l'École nationale des ponts et chaussées au sein du Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS)
00:00:00 Introduction
00:00:24 Canicule, sécheresse, méduses
00:02:19 Le circuit de refroidissement
00:04:05 2003 : Fessenheim arrosée au tuyau
00:05:41 Les normes environnementales face à la réalité du terrain
00:35:55 Sobriété vs abondance
00:38:32 Archive 1956
00:40:07 La figure du consommateur
00:42:04 Des pistes : recyclage des eaux usées, réacteurs à neutrons rapides
#nucléaire #canicule #énergie
Tr.: ...
un CDP, double tour de refroidissement comme à Civaux, circuit fermé, et prévu dans les nouveaux EPR comme à Bugey ... moins de 2% de la production électrique annuelle française ... 14 réacteurs sur le Rhône ... mise en service de 6 EPR2 pour une mise en service en 2034 selon Macron en 2022 ... 100% des parkings solarisés ...
Forêt de Rumilly-lès-Vaudes – ©Emma Nicolas / Sciences Po
Vivre la forêt - Grands enjeux forestiers - Biodiversité en forêt - Comment protéger la biodiversité en forêt - Restaurer les zones humides
Biodiversité Forêts communales Réserves biologiques Zones humides
Hydrologie régénérative, ou comment redonner à l'eau sa place en forêt et dans les paysages
Pour lutter contre les inondations, un projet d'hydrologie régénérative a été développé dans l'Aube. Il prévoit des aménagements qui permettent de ralentir l'écoulement des eaux sur les sols forestiers. Cela a pour effet de favoriser leur pénétration dans le sol pour réhydrater la forêt en profondeur et limiter les crues en aval.
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Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue et co-fondatrice de l’association PUHR.
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Ces techniques de restauration « low-tech » sont inspirées du castor, perçu comme un « ingénieur hydraulique » qui utilise des matériaux naturels et la dynamique des rivières pour façonner les bassins versants
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Les effets sont quasi immédiats :
- rétention de l'eau dans les sols et maintien de sa qualité ;
- protection des ouvrages et habitations en aval ;
- lutte contre l’érosion ;
- prévention des dépérissements liés à la sécheresse ;
- prévention du risque incendie ;
- amélioration ou création d’habitats d'espèces ;
- restauration du paysage et du cadre de vie…
Connu / TG
GT RURALITÉ ET EAU
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[31/07/2026 22:24] Piraculteur: bonsoir, je suis fermement convaincu de la necessité de déployer l'hydrologie régénérative partout pour rendre l'eau à la terre. Qu'en pensez vous? quels leviers tirer selon vous?
[01/08/2026 04:17] Manue P En réponse à Piraculteur:
bonsoir, je suis fermement convaincu de la necessité de...
bonjour, qu'entends tu par hydrologie regénrative ? as tu des exemples ?
[02/08/2026 08:36] Piraculteur: L'hydrologie régénérative est une approche qui vise à restaurer les cycles naturels de l'eau douce en transformant les paysages, en s'appuyant sur trois piliers : ralentir, répartir et infiltrer l'eau. Elle remplace la logique traditionnelle d'évacuation rapide par une gestion du stockage naturel. [1 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat), 2 (https://aquagir.fr/tout-savoir-sur-leau/glossaire/hydrologie-regenerative/), 3 (https://veille-eau.com/videos/decouverte-du-manifeste-pour-une-hydrologie-regenerative)]
Les principes clés
Les techniques et aménagementsLes structures paysagères : creuser des baissières (swales) ou des mares et planter des haies selon les courbes de niveau. [1 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat)]La régénération des sols : augmenter le taux de matière organique et maintenir des couverts végétaux pour doper la capacité de rétention d'eau. [1 (https://www.youtube.com/watch?v=vLhvOqi5T8s&t=224), 2 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat)]L'ingénierie inspirée de la nature : utiliser des techniques douces ou des ouvrages mimétiques (comme ceux imitant le travail des castors) pour redonner vie aux cours d'eau. [1 (https://veille-eau.com/videos/decouverte-du-manifeste-pour-une-hydrologie-regenerative)]
[02/08/2026 08:38] Piraculteur: ca consiste à recréer des paysages vivants par et pour l'eau
[07/08/2026 00:20] Piraculteur: J'ai interrogé la responsable du GEMAPI de la communauté de commune du Bergeracois(Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Elle agit sur un bassin versant extrêmement vaste (peut être un quart du département) en relation avec les syndicats de rivière. Pour agir, elle doit faire un Etat des lieux constitué d'analyse biologique et physico-chimique, rédiger une fiche Action-Projet conforme au plan de gestion intercommunale, demander l'aval de la DDT et de la Préfecture avant de mettre en oeuvre une quelconque action qui coûte en général au minimum une dizaine de milliers d'€.
Selon l'article L215-214: le propriétaire riverain est tenu à un entretien régulier du cours d'eau. L'entretien régulier a pour objet de maintenir le cours d'eau dans son profil d'équilibre, de permettre l'écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique ou, le cas échéant, à son bon potentiel écologique, notamment par enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par élagage ou recépage de la végétation des rives. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent article.
Or, nettoyer les ru,ruisseau et autres cours d'eau, limite la vie dans les endroits où elle devrait être la plus présente. A moins d'un risque d'inondation, plus le cours d'eau est complexifié par des branches et autres obstacles, plus il est freiné et retient l'eau dans les terres, élevant la nappe d'accompagnement et limitant les grosses inondations. En effet celles ci sont causées par la simultanéité de l'écoulement des eaux. Si de micro-inondations ont lieu en aval, l'eau peut mettre un mois à retourner à la rivière au lieu de quelques heures. En enrichissant la vie, elle fera augmenter la capacité de rétention d'eau du milieu, limitant les sécheresses en été. Si rien ne freine l'eau, elle érode son lit et accélère sa course à la mer.
Les arbres aussi créent de la vie dans le sol et autour d'eaux. Créant du gite et du couvert, limitant l’échauffement, pompant l'eau du sol et faisant tomber la pluie. C'est le climatiseur terrestre raffiné par le vivant depuis 1 milliard d'année.
La science est unanime, si on veut rendre l'eau à la terre et limiter l'extinction du vivant: arrêtons de nettoyer les cours d'eau et plantons des arbres! Les forêts nous les offre! Aux arbres citoyen-nes!
Un bel exemple de proaction
Syndicat Mixte de l'Isle
https://bassin-isle.fr/la-gemapi/
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Entretien — Idées
Mis à jour le 25 octobre 2024 à 09h52
Durée de lecture : 11 minutes
Idées Nature Animaux
Nous avons oublié le travail essentiel des castors, affirment le philosophe Baptiste Morizot et l’artiste Suzanne Husky. Dans « Rendre l’eau à la terre » ils invitent à s’inspirer de lui pour redonner de la vie à nos rivières.
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En bref — Mégabassines
Durée de lecture : 1 minute
Mégabassines Justice
Mercredi 8 juillet, la cour administrative d’appel de Bordeaux a déclaré « l’illégalité » de douze projets de mégabassines dans le Poitou-Charentes, celles de La Palu et l’Aume-Couture. Une décision, consultée par Mediapart, motivée par la protection de l’outarde canepetière.
Trois de ces projets de bassines, celles de La Palu, sont annulés par les magistrats, du fait de leurs conséquences sur une zone de refuge pour ces oiseaux, en danger d’extinction en France, menacés par l’agriculture intensive.
Pour les neuf autres, de l’Aume-Couture, la cour a donné dix-huit mois aux porteurs des projets pour présenter un « dossier régularisé » comportant une « dérogation espèces protégées ». Celui qu’ils avaient présenté n’était pas, aux yeux des magistrats, « de nature à empêcher la perte d’habitat et le dérangement » de l’outarde canepetière.
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les magistrats de la cour d’appel de Bordeaux ont notamment considéré que le programme de stockage d’eau de la Palu constitue « une des solutions permettant un retour au bon état quantitatif des milieux aquatiques », alors qu’il avait été décrit comme « surdimensionné » par les juges de Poitiers.
Biographie
Adjoint au Maire de Fléac en charge du Développement durable, de la citoyenneté, du cadre de vie de l’environnement et des Travaux publics, Mathieu Labrousse est ingénieur chargé de développement des énergies renouvelables et élu au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, sur la liste d’Alain Rousset, depuis 2021
Président de la Commission « Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique », Mathieu Labrousse est pécheur et passionné. Après avoir été secrétaire de l’association de pêche et de protection des milieux aquatiques de Cognac, il est élu Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente. Il préside également l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine.
Commission / Groupe Inter-Assemblée
Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique
Président de la Commission
Délégation
Conseiller délégué à l’Eau, aux Continuités écologiques, à la Chasse et à la Pêche
Élu de territoire
Sud Charente
Autres fonctions
Adjoint au Maire de Fléac
Président de l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine
Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente
Les chiffres sont là : l'eau est facturée à un prix inférieur à son coût réel, les contrats signés jusqu’en 2028 empêchent de répercuter les dépenses d’électricité alors que les factures explosent, les travaux de maintenance s'accumulent (fuites sur des canalisations, changements de compteurs, vidanges, vannes défectueuses,…)…
Et qui absorbe les déficits ?
La collectivité, le Département des Deux-Sévres. Ce sont donc les contribuables qui paient ce gouffre financier au service d'une minorité.
Et malgré cet échec économique documenté, certains demandent encore d'étendre ce système aux bassines sur la Sèvre niortaise et le Mignon…!
Les faits sont têtus : les bassines ne sont ni une solution écologique, ni une solution démocratique, ni même une solution économique !
Hélène Drouet et Morgane Jacob
Publié le 22/05/2026 à 18h21
Temps de lecture : 4 min
Nouvelle-Aquitaine - Plus sur le thème : climat
Alors qu'ils examinent depuis mardi la loi dite d'urgence agricole, les députés ont adopté ce jeudi 21 mai un article visant à simplifier les démarches pour construire des ouvrages de stockage d'eau, dont les réserves de substitution qui font débat en Poitou-Charentes.
Dans un contexte de retour des fortes chaleurs qui peuvent laisser craindre des sécheresses cet été
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porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, compte 23 articles.
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L'article 5, facilitant le développement du stockage de l'eau pour l'agriculture, a effectivement été adopté tard dans la soirée, après d'importants débats. Pour le gouvernement, la mise en œuvre des réserves d'eau est "souvent ralentie par les blocages sociétaux et administratifs (lourdeur des autorisations)".
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hostilité des députés à gauche de l'hémicycle, en ce qu'il peut court-circuiter les recours en justice d'opposants, notamment d'associations environnementales, à ces projets. "Si un juge annule une autorisation de prélèvement, une autorisation provisoire sera désormais accordée le temps de refaire un dossier complet", annonce le gouvernement. En résumé, si le texte est définitivement adopté, l'État, par l'intermédiaire de son préfet, aurait désormais la possibilité de ne pas appliquer une décision de justice.
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Élue écologiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho critique ce texte : "Cet article 5, il porte atteinte à l'État de droit et à la séparation des pouvoirs, a-t-elle déploré. Il supprime la possibilité pour les citoyens de s'exprimer dans les enquêtes publiques et surtout, fait inédit, il est en fait un article spécial Deux-Sèvres, puisque dans le Poitou, l'autorisation unique de prélèvement a été annulée par la justice parce qu'elle ne respecte pas les règles de base de l'État de droit concernant l'eau."
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Anne-Morwenn Pastier, hydrologue et géomorphologue, membre du collectif Bassines Non Merci, regrette également ce choix de simplifier le recours aux réserves de substitution, plaidant pour un changement de modèle agricole. Si le collectif n'est pas habilité à porter des recours devant la justice, il soutient les associations qui le font, comme France Nature Environnement ou la LPO. "C'est une composante nécessaire de la lutte, indique-t-elle. Ce n'est pas nous qui la portons mais ça fait partie des rapports de force et des garde-fous qu'on peut, en obtenant des jurisprudences, obtenir aussi pour le futur."
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"Les bassines, elles sont vraiment là pour pallier le fait qu'on prélève trop par rapport à ce que nos milieux peuvent déjà fournir, rappelle-t-elle. Alors qu'on aurait un petit peu de temps pour adapter le modèle agricole, accompagner les agriculteurs et les agricultrices vers un changement de modèle agricole, là c'est juste maintenir le statu quo quelques années, quelques décennies peut-être, et de notre point de vue perdre du temps par rapport à cette adaptation."
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ces SAGE sont élaborés par des commissions locales de l'eau, considérées comme des "parlements de l'eau", à l'échelle d'un sous-bassin versant. Créés par les préfets, ces parlements sont composés des instances publiques locales, des usagers et de l'État. Pour l'instant, un projet de réserve peut être refusé s'il convient au PTGE mais pas au SAGE. Or, le projet de loi pourrait permettre au préfet, représentant local de l'État, de déroger à cette décision.
L’association Nous voulons des coquelicots organise une après-midi dédiée à l’impact des activités nucléaires militaires sur les eaux de la Vienne. Elle se tiendra le 26 avril à Châtellerault à l’occasion des 40 ans de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Depuis 2025, la centrale de Civaux (86) expérimente pour l’armée française le dispositif Trident de Transformation Industrielle d’Énergie Nucléaire. L’objectif est de produire du tritium. Issu de l’irradiation du lithium, il est un des éléments essentiels à la fabrication des bombes nucléaires. L’association environnementale s’interroge sur les impacts de cette nouvelle activité.
Au programme :
- Projection de Somba Ke : The Money Place (2006). Ce documentaire évoque l’héritage empoisonné d’une mine d’uranium canadienne ayant fourni la matière première des bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki.
- Atelier « compteur Geiger » et un goûter. Le compteur Geiger permet de quantifier les rayonnements ionisants émis par une source radioactive.
- Conférence-débat avec : Jacques Terracher, membre de la Commission Locale d’Information (CLI) de la centrale de Civaux, Roland Desbordes, physicien et membre fondateur de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), le collectif Cancer Colère et la coalition Guerre à la guerre.
De 15 h à 18 h à la Maison pour tous de Châtellerault.
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Danièle Obono a présenté, mercredi 8 avril 2026, devant la commission des Affaires européennes, une communication sur le coût environnemental de l'IA
Ndlr : excellente intervention et aussi celle de Sofia Chikirou (principe pollueur-payeur)
L'écolieu Pahá est à la fois un refuge pour la biodiversité et un lieu de partage pour faire l'expérience d'une vie dans le cadre des limites planétaires, en respectant et en renforçant les liens avec le Vivant.
Pahá est aussi un centre de ressources, un lieu de visites, de balades, d'observations. Nous y proposons des ateliers et diverses actions pour une écologie profonde, ancrée et ouverte [cliquez sur la rubrique "agenda" ou sur les mots suivants] :
● Visites de l’écolieu
● Balades en écologie
● Contre-escape game
● Ateliers permaculture
● Conférences et Université sauvage
● Réflexologie plantaire
● Massages
● Piano pour non-pianistes
● Ateliers Voix
● Sons voyageurs
● Juste s’asseoir / pratiques corporelles
Pour prendre rendez-vous, ou si vous avez des demandes particulières, des suggestions, des questions :
Écologie - piano - massage > contactez Boris au 06 45 70 32 15 ou via b2oleti [@] hotmail.com
Voix & pratiques corporelles - méditation - réflexologie plantaire & massage > contactez Elsa par SMS au 06 22 19 77 20
L'eau, la vie : nos priorités
C'est une priorité, il nous faut prendre individuellement et collectivement soin de l'Eau, et du Vivant ! Ainsi, nous partageons ici le lien vers l'initiative EAU COMMUN COMMUNES. Ce document en libre accès est à la fois une lettre ouverte, un questionnement et une synthèse de ressources. Si cela fait sens pour vous, n'hésitez pas à l'utiliser pour solliciter les candidat.e.s et les élu.e.s lors des municipales 2026, en complément de vos observations locales et de vos attentes.
En écho voir aussi : le manifeste Eaux Vives, pour une hydrologie régénérative sur https://hydrologie-regenerative.fr/manifeste/ / la lettre ouverte de Secrets Toxiques https://secretstoxiques.fr/ / l'édito du 6 février 2026 "Pesticides : le grand déni" de FNE https://www.fne-aura.org/actualites/region/pesticides-le-grand-deni/ / la pétition "Non c'est Non, Monsieur Duplomb !" https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103 / le renfort des médecins pour lutter contre "l'intoxication du monde" https://reporterre.net/Medecins-ils-sortent-de-leur-cabinet-pour-lutter-contre-l-intoxication-du-monde etc.
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Connu / Margot
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🔥 Avis aux listes citoyennes qui se montent dans vos communes et à tout camarade sensible sur ce sujet :
💧 l'eau comme commun💧
👉 la lettre ouverte disponible sur la page d'accueil de ecolieupaha.blogspot.com
Est un vivier de ressources et de questionnements pertinents à venir soulever pour penser le respect et la libre circulation de l'eau à différentes échelles sur nos territoires.
A faire circuler sans modération 🌊💙
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a dry riverbed ©Getty - Emad Abduallah
Lundi 16 février 2026 / La terre au carré
Un rapport de l’ONU lance l’alerte : la planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Cette faillite mondiale de l’eau se définit par des pertes irréversibles de capital hydrique naturel, et une incapacité à retrouver les niveaux historiques.
Avec Agnès Ducharne, directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL
Après des décennies de surexploitation et l’accélération du changement climatique, le problème est devenu structurel : il ne s’agit pas d’une crise mais bien d’une faillite mondiale de l’eau, qui affecte déjà des milliards de personnes et de nombreuses régions du monde.
Alors que la « crise » suggère un choc temporaire suivi d'un retour à la normale, la faillite désigne un état post-crise durable et structurel où l'ancien équilibre a disparu.
À l'échelle planétaire, les signes de cette faillite sont désormais omniprésents et touchent tous les continents habités. Les données publiées par l'ONU en janvier 2026 sont alarmantes … La disponibilité de l’eau se détériore dans des zones essentielles à l’alimentation, l’agriculture et les écosystèmes.
De la crise à la faillite : un basculement historique
On parlait hier encore de « stress hydrique », de « crise », de tensions passagères. Désormais, le rapport de l’ONU évoque une « faillite mondiale de l’eau ». Le terme n’est pas rhétorique. Il marque un changement d’époque. Agnès Ducharne rappelle les faits : près de 75 % de l’humanité vit dans des pays en insécurité hydrique ; 4 milliards de personnes subissent une pénurie sévère au moins un mois par an. Mais le cœur du problème est plus structurel : l’humanité consomme davantage d’eau douce que le cycle naturel ne peut en renouveler.
L’hydrologue pose les bases scientifiques avec clarté et pédagogie. Sur les continents, « en moyenne sur la planète », environ deux tiers des précipitations repartent rapidement vers l’atmosphère par évaporation et transpiration des plantes. Il ne reste qu’« un tiers de l’eau de pluie, qui est liquide » — celle que nous devons partager « entre tous les êtres humains et avec tous les écosystèmes terrestres ».
À écouter
La responsabilité des entreprises pétrolières dans le réchauffement climatique.
La Terre au carré
6 min
Les signes visibles d’un monde en déficit hydrique
La faillite hydrique n’est pas une abstraction. Elle se lit dans les paysages. Les mers fermées comme la Caspienne ou l’Aral ont spectaculairement reculé, mais l’Europe n’est pas épargnée. En 2022, la Loire « coulait à peine », la Tamise ne coulait plus par endroits, le Rhin était trop bas pour la navigation. À l’échelle mondiale, le Nil, le Colorado ou le fleuve Jaune n’atteignent plus toujours leur embouchure.
Un phénomène plus discret mais tout aussi inquiétant se développe : la multiplication des cours d’eau intermittents. « Ce qu’on constate depuis une vingtaine d’années en France, c’est que le nombre de cours d’eau intermittents augmente », observe-t-elle, notamment dans le pourtour méditerranéen. Des rivières autrefois pérennes cessent de couler.
Ducharne insiste aussi sur la pression agricole : 70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde », le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. L’urbanisation massive et la concentration des populations dans des conurbations accentuent encore la pression locale : les besoins explosent alors que l’apport climatique, lui, ne change pas. Pour autant, l’hydrologue ne cède ni au fatalisme ni à la simplification. Il n’existe pas une solution unique : « il n’y a pas une solution à penser, mais plein », adaptées aux réalités locales. Certaines nappes peuvent se reconstituer si l’on cesse de les surexploiter — mais « ça ne va pas être immédiat ».
Clés : Environnement Biodiversité Écologie Nature Gestion et accès à l'eau
Notes #87 2026-01-22 Environnement, développement durable et biodiversité Logement et territoires Politiques sectorielles
Anne Perrot
Arnaud Reynaud
Stéphane Saussier
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq est perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau.
Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau » et donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
Une réforme profonde s’impose. Elle doit d’abord viser à instaurer une tarification plus simple, lisible et économiquement efficiente, reposant sur une part fixe renforcée, nécessaire pour couvrir les coûts structurels, et une part variable, modulée selon les variations saisonnières ou la disponibilité de la ressource, afin d’envoyer un signal-prix adapté en période de tension.
La capacité stratégique et opérationnelle des autorités organisatrices doit également être renforcée, notamment par le regroupement des services d’eau et d’assainissement et par le recours accru à des instruments contractuels liant la rémunération des opérateurs à des objectifs de performance.
La réforme du financement des services d’eau pose également la question de la répartition de l’effort entre les usagers. Celui-ci repose aujourd’hui de manière disproportionnée sur les ménages, tandis que l’agriculture et l’industrie, pourtant grandes consommatrices et sources de pollution, contribuent relativement peu, traduisant une application imparfaite du principe pollueur-payeur et appelant un réexamen des redevances.
La gestion durable de l’eau ne peut toutefois se limiter aux seuls services d’eau et d’assainissement (le « petit cycle »). Elle doit mieux intégrer le fonctionnement global de la ressource (le « grand cycle ») en favorisant la sobriété hydrique, la recharge des nappes et la réutilisation des eaux usées traitées. Le financement de ce grand cycle, indispensable à la préservation des écosystèmes et à la prévention des inondations, reste largement insuffisant. Un financement additionnel et pérenne doit être mobilisé pour répondre aux besoins liés à la biodiversité et aux coûts environnementaux croissants.
L’urgence hydrique impose de combiner des mesures rapides et des réformes structurelles de long terme, intégrant pleinement l’eau dans l’ensemble des politiques publiques. La mise en œuvre de cette trajectoire exige toutefois la construction d’un véritable consensus social autour de l’eau, fondé sur une meilleure information, un partage plus équilibré de l’effort et une solidarité renforcée envers les territoires les plus vulnérables.
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Connu / mel BNM16
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Sujet : Document intéressant
Date : Fri, 30 Jan 2026 10:58:29 +0100
De : Bassines Non Merci Aume Couture
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qui met en évidence
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Page 10 Développer le stockage de l’eau via la recharge des nappes
… Le stockage de l’eau dans des retenues de substitution (ou méga-bassines) est un sujet de vives tensions. Pourtant, les volumes qui y sont stockés ne représentent qu’environ 1 % des prélèvements pour l’irrigation. Si le stockage joue un rôle important dans certains bassins, ce modèle soulève plusieurs problématiques. Tout d’abord, le stockage est souvent perçu comme une captation de la ressource au profit d’une minorité d’agriculteurs engagés dans un modèle productiviste à forte consommation d’eau. Cette perception est renforcée par le fait que les projets de retenues sont en partie financés par des fonds publics. Les effets environnementaux des retenues sont pourtant critiqués : évaporation importante, perturbation des cycles naturels, eutrophisation et atteinte à la biodiversité. Dans certains cas, ces impacts ne sont pas suffisamment évalués en amont des projets. Le manque de transparence et de concertation dans leur mise en œuvre alimente également les conflits d’usage, comme l’ont illustré les mobilisations autour des projets de Sainte-Soline ou du Sud-Vendée. La conditionnalité du stockage ou des aides pourrait être envisagée. Elle reposerait sur des contrats d’engagement liant les bénéficiaires à des changements de pratiques agricoles vers plus de sobriété hydrique.
Page 11 :
Recommandation 6. Mettre en place une gouvernance territoriale des projets de recharge des nappes qui intègrent les besoins des écosystèmes. Conditionner le développement de nouvelles capacités de stockage de l’eau à des modifications de pratiques et/ou à des objectifs de sobriété hydrique.
Page 12 :
Recommandation 8. Assurer le financement des actions de restauration des milieux aquatiques et de prévention des risques liés à l’eau en mobilisant des financements additionnels, notamment via un recours accru aux prêts à long terme de la Banque des territoires.
Recommandation 9. Aller vers une plus grande équité entre usagers, secteurs et territoires via le rééquilibrage de leurs contributions financières respectives, une meilleure intégration des disparités territoriales dans les politiques de l’eau, et le renforcement des mécanismes de solidarité rendus nécessaires par le changement climatique.
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Mis à jour le 30 janvier 2026 à 09h51
Durée de lecture : 8 minutes
Municipales 2026 Pollutions Quotidien Transports Climat et quartiers populaires
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changement de conception dans la politique de végétalisation menée par Les Écologistes : « Elle est abordée de manière beaucoup plus complexe et scientifique avec une réflexion approfondie sur les écosystèmes urbains et un travail de fond sur la gestion de l’eau. »
Au nord de Lyon, le parc de Miribel-Jonage abrite le champ captant de Crépieux-Charmy, principale source d’approvisionnement en eau de l’agglomération. La gestion de l’eau, confiée à Veolia jusqu’en 2023, est désormais assurée en régie publique.
En reprenant la main, la Métropole a voulu rompre avec une logique de rentabilité privée, afin de mieux préserver la ressource, maîtriser les tarifs et investir sur le long terme. Un choix politique discret pour les usagers, mais central dans la philosophie de l’exécutif lyonnais, soucieuse de la protection de l’environnement et de la santé des habitants.
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deux axes principaux ont été développés : renforcer la police municipale et sa présence de proximité ; mener des actions de prévention ciblée autour de la vie nocturne, des jeunes en difficulté et des violences. Avec une baisse de la délinquance de 11,9 % entre 2019 et 2024, la municipalité met en avant les résultats de cette approche.
Entre transformations visibles et défis persistants, Lyon avance vers une métropole écologique et solidaire, même si le chantier est loin d’être terminé.
Publié: 20 janvier 2026, 19:01 CET
Auteur Kaveh Madani Director of the Institute for Water, Environment and Health, United Nations University
Déclaration d’intérêts
Kaveh Madani ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Partenaires
United Nations University
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
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Connu / TG DE bnm
274 signatures au 6/12/25
Destinataire(s) : Monsieur Jérôme HARNOIS, préfet de la Charente, préfet coordonnateur du sous-bassin de la Charente, de la Seudre et des fleuves côtiers de Gironde.
Campagne lancée par Agnès B
Champ de maïs irrigué avec au premier plan le tourniquet projetant le jet d'eau.
Quelques irrigants veulent s’accaparer un commun menacé.
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Au 15 août 2025, 1 115 km de cours d’eau étaient strictement asséchés ou en rupture d’écoulement en Charente.
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Toujours convaincus de l’injustice criante et de l’imbécilité écologique du système « bassines », il nous semble aujourd’hui urgent d’agir à la source !
C’est en tournant le dos au modèle agricole intensif et chimique, exigeant une irrigation disproportionnée et non ciblée, que l’espoir renait pour :
- Une eau potable de qualité.
- Une biodiversité solide et bienfaisante.
- Des fermes nombreuses tenues pas des paysannes et des paysans bien rémunérés.
- La réintroduction des systèmes polyculture-élevage.
Connue /
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Manue P, [27/09/2025 21:26]
☔️ Avec mon collègue René Pilato et le groupe insoumis, nous déposons une proposition de loi pour une vraie gestion des eaux pluviales. Protéger les habitant·es, c’est aussi protéger nos bassins de vie contre les inondations !
Lien vers la proposition de loi : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1797_proposition-loi
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Connu / TG le 14/09/25 à 13:54
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... La REUT est une "solution" encouragée par le ministère de l' écologie (plan Eau 2023) qui vise un objectif d'ici 2030 de réutiliser 10% des eaux usées. Donc ce sujet reviendra probablement sur la table nous concernant (il avait d'ailleurs déjà été évoqué à une de nos visio).
Il y a pas mal de risques, dont un assèchement des rivières comme le dit très justement M... de Lyon. L'idée théorique est d'alléger les prélèvements sur le milieu et limiter la pollution. Mais si l'eau réutilisée est employée pour maintenir des usages qui ne font aucun d'effort de sobriété (comme un golf par exemple), ça n'a aucun sens.
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Écrit par Lucie Cecconi - Publié le 30/08/2025 à 06h00 - Nouvelle-Aquitaine
Les préfectures de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres ont, conjointement, décidé d’un arrêté entraînant une suspension des irrigations agricoles sur les bassins de la Boutonne, de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin. Cela fait suite à une sécheresse critique. Retour sur les critères et sur les conséquences pour les agriculteurs.
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Anne-Morwenn Pastier, géohydrologue
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Sur La Boutonne, la crise n’a plus rien d’exceptionnel, elle est devenue une routine. Et c’est bien là le problème : à force de gérer l’urgence, on oublie de préparer l’avenir. Les agriculteurs paient le prix fort, les rivières s’assèchent, et la question de fond reste entière : combien de temps encore pourra-t-on continuer ainsi ?
Connu / TG le 31/08/25 à 15:53
81 min - Disponible jusqu'au 23/11/2025
À la télévision le dimanche 7 septembre à 02:15
Info et société
Enquêtes et reportages
Documentaire
Comment de puissants acteurs (Chine, Russie, pays du Golfe, multinationales américaines…) s'approprient l'eau et les terres arables, notamment en Afrique. Une investigation éloquente, mise en scène comme un thriller.
C'est aux États-Unis que Nathan Halverson, grand reporter du Center for Investigative Journalism (CIJ), une organisation à but non lucratif, débute une enquête qu'il va mettre plus de sept années à boucler avec sept autres journalistes de choc, rompus à la clandestinité et à ses méthodes. Comment et pourquoi le groupe chinois Shuanghui a-t-il pu acquérir en 2013 la multinationale américaine Smithfield Foods, soit un quart de la production états-unienne de viande de porc ? Ayant découvert que l'État chinois était secrètement à la manœuvre, il s'intéresse ensuite au désespoir des fermiers de l'Arizona : depuis qu'une société saoudienne a acquis en toute légalité 40 kilomètres carrés de terres en plein cœur de cet État aride, où elle prélève jour et nuit 13 000 litres d'eau à la minute, la plupart des puits alentour se tarissent… En suivant l’argent, l’enquête, bientôt tentaculaire, va mener Halverson et son équipe aux projets autrement plus vastes menés par ces puissants acteurs, mais aussi par les Émirats arabes unis, la Russie, de grosses firmes à Wall Street et l'une des figures les plus controversées du milieu des affaires : Erik Prince, ex-PDG de Blackwater, multinationale de mercenariat, qui a notamment opéré en Irak et en Afghanistan. Pendant ce temps, Vladimir Poutine planifie l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, qui a eu le front de couper l’une des principales sources d'irrigation de la Crimée conquise en 2014.
Le droit du plus fort
L'eau et l'alimentation constituent "le pétrole" du XXIe siècle. Faire main basse aujourd'hui sur ce qui, selon toute vraisemblance, va manquer demain en raison du changement climatique représente un investissement rentable à coup sûr, en même temps qu'une garantie de stabilité et de puissance. Pour la plupart légales, ces opérations se font au détriment de populations entières, par exemple en Zambie, où l'équipe du CIJ est refoulée dès l'aéroport de Lusaka malgré ses visas conformes. Aussi leurs instigateurs, qui ont appris du printemps arabe, déclenché entre autres par la hausse record des prix du blé, les mènent-ils dans le plus grand secret. Couronnée d'un Emmy Award collectif et orchestrée comme un thriller, cette investigation met en lumière des stratégies destructrices, misant sur la guerre de tous contre tous et le droit du plus fort. Mais elle souligne aussi qu'il est encore temps de les combattre, politiquement et juridiquement, et qu'un partage équitable et durable permettrait de nourrir une humanité plus nombreuse à l'horizon 2050.
Réalisation Gabriela Cowperthwaite
Pays Etats-Unis
Année 2022