Débats Budget 2027
Le projet de budget enlève 120 millions d’euros aux énergies renouvelables et accorde gratuitement, jusqu’en 2090, la garantie de l’Etat au prêt du Livret A qui financera les six EPR2 d’EDF, sans plafonner les intérêts ni chiffrer le coût total, constate, dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Stéphane His, Consultant indépendant en transition énergétique et en stratégie climat/RSE
modifié hier à 09h41 Temps de Lecture 4 min.
Le projet de loi de finances pour 2027 chiffre l’effort de redressement à 54 milliards d’euros, dont 43 milliards de mesures nouvelles, présentées, jeudi 1er octobre, par le gouvernement comme un « partage équilibré et juste [de celui-ci] ». Le premier ministre, Sébastien Lecornu, revendique une « stabilité fiscale », mais le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) constate que l’effort structurel, de l’ordre de 28 milliards, repose pour 17 milliards sur les recettes et pour 11 milliards seulement sur la dépense.
Au nom de la lutte contre les rentes, le projet prévoit la résiliation anticipée de certains contrats photovoltaïques conclus entre 2006 et 2010, dont la « rentabilité très supérieure à celle initialement prévue » excéderait la « rémunération normale » des capitaux voulue par la loi. L’ensemble de l’article doit rapporter environ 120 millions d’euros en 2027. Que l’on approuve ou non cette rupture unilatérale de contrats signés par l’Etat, les coûts et les recettes de ces installations sont publics, examinés chaque année par la Commission de régulation de l’énergie. La transparence y est totale, l’économie modeste, et le signal envoyé aux investisseurs désastreux, au moment où il faut accélérer la décarbonation.
Le même texte traite tout autrement les six réacteurs nucléaires EPR2 [conception encore à l’étude d’une version optimisée de l’EPR, ou réacteur pressurisé européen]. L’Etat est autorisé à garantir « à titre gratuit », jusqu’au 31 décembre 2090, le prêt que le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, alimenté par le Livret A, consentira à la filiale d’EDF chargée du chantier. La somme prêtée est plafonnée à 60 milliards d’euros, mais pas les intérêts, dont le montant ne peut, selon le gouvernement, « être évalué avec précision ». Pourtant, il les estime à 53,6 milliards d’euros dans son scénario central, et jusqu’à 89 milliards dans le pire des cas, soit près de 150 milliards d’euros au total.
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Connu / TG le 5/10/26 à 4:53
Ndlr : SH est aussi président de l’association Energies renouvelables pour tous
Société / Politiques publiques
Si leurs productions sont variables, car dépendantes du vent ou du soleil, les énergies renouvelables électriques sont prédictibles. Les modèles météorologiques permettent de savoir avec fiabilité combien d’électricité chaque centrale injectera dans le réseau le lendemain, donc d’anticiper le pilotage du système au niveau national.
Le 28 avril 2025, une coupure générale de courant a paralysé l’Espagne et le Portugal pendant un peu moins de 24 heures
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Le black-out n’a pas été causé par les ENR en tant que telles
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rapport final ... la composition du mix électrique n’est pas en cause. Le problème n’est pas le type de production mais la gestion du système électrique, en particulier une conjonction de défaillances au niveau du contrôle de la tension sur le réseau espagnol. « Paradoxalement, l’événement a confirmé la robustesse du système de sauvegarde français, puisque la panne n’a pas atteint l’Hexagone, note Stefan Louillat, chef du service Électricités renouvelables et réseaux à l’ADEME. Tous les mécanismes de régulation de la tension se sont activés à temps pour nous déconnecter de l’Espagne ».
Variabilité n’est pas synonyme d’instabilité
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RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, est en lien permanent avec les exploitants des centrales de production d’électricité renouvelable. Il exige d’elles qu’elles lui envoient chaque jour leurs prévisions de production pour le lendemain, prévisions qu’elles établissent à partir de modélisations météorologiques de plus en plus fiables. Cette visibilité, complétée par des évaluations internes, permet à RTE d’anticiper au plus près son pilotage.
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’offre globale reste d’autant plus stable que les sources d’énergie sont variées (éolien, solaire, hydroélectricité, nucléaire…), que les interconnexions entre les pays européens se renforcent et qu’il est désormais possible de stocker les surplus de production dans des batteries, pour les relarguer quand il n’y a ni soleil ni vent. Les moyens de pilotage à disposition sont nombreux. » Des pays parviennent d’ailleurs à fonctionner avec une majorité d’électricité renouvelable, sans connaître de coupure de courant, à l’image du Danemark, dont le mix compte 60 % d’éolien et 14 % de solaire.
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En savoir plus
- Plus d'infos sur le déroulé du black-out
- Electricity map
- Électricité en Danemark en 2025/2026
Sur le même sujet #désinformation climatique#Énergies renouvelables
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[13/08/2026 12:22] Yves Journaux: Pour les lecteurs intéressés voilà le lien vers le rapport
https://eepublicdownloads.blob.core.windows.net/public-cdn-container/clean-documents/Publications/2025/iberian-blackout/Final%20Report%20on%20the%20Grid%20Incident%20in%20Spain%20and%20Portugal%20on%2028%20April%202025.pdf
Si j'ai bien compris les centrales ENR n'étaient pas équipés d'onduleurs Grid Forming capables de maintenir la fréquence et le voltage. Pour augmenter la résilience du résau
[13/08/2026 12:31] Yves Journaux: Pour augmenter la résilience du réseau l'Espagne va également installer des compensateurs synchrones suite à ce black-out. Ils apportent de l'inertie et sont capables de réguler la puissance réactive. L’absence de régulation de la puissance réactive a été le facteur technique qui a abouti au black-out.
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Mercredi 9 septembre 2026
France Inter
Depuis près 2 ans les émissions de CO2 de la Chine se stabilisent, et pourraient même baisser pour de bon en 2026. Anne-Claire Poirier, journaliste chez Vert, explique.
Avec Anne-Claire Poirier Journaliste pour le média Vert
Contexte, la Chine c'est : un pays d'un milliard et demi d'habitants qui s'est développé très fort ces trente dernières années. C'est aussi une croissance monstrueuse, qui nécessite des quantités d'énergies folles. Aujourd'hui, c'est bien simple, la Chine brûle autant de charbon que TOUS les pays du monde réunis. C'est aussi le deuxième pays qui consomme le plus de pétrole derrière les Etats-Unis.
Oui, c'est LE champion des énergies sales et forcément ça se voit sur son bilan carbone : premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, avec 1/3 des émissions annuelles ; et surtout, des émissions qui jusqu'à récemment étaient en très forte hausse chaque année.
Mais récemment, alors que la croissante économique chinoise reste forte, de l'ordre 4-5% par an, ça fait à peu près deux ans que les émissions de CO2 se stabilisent. Et à mesure que la fin d'année approche, de plus en plus de prévisionnistes pensent que ça va baisser pour de bon en 2026.
La recette ? Ca fait 20 ans que la Chine fait d'énormes efforts pour développer les énergies renouvelables.
Pour vous donner juste une idée des efforts consentis, la Chine vient d'installer en un an 160 GW d'éolien. 160 GW c'est TOUT le parc de production électrique français c'est à dire toutes nos centrales nucléaires, hydraulique et renouvelables réunies. Et c'est comme ça tous les ans. Ce mois-ci par exemple on vient d'apprendre que les capacités installés en solaire ont dépassé celle du charbon pour la 1ère fois. Symboliquement c'est très fort.
Et puis le secteur des transports bouge aussi très fort, avec une transition vers l'électrique qui bat tous les records. Aujourd'hui 1 voiture sur 2 vendues en Chine est électrique. Idem pour les bus et les camions, ce qui les protège de la crise iranienne et du blocage du détroit d'Hormuz.
Les derniers chiffres qui viennent de sortir montre que les Chinois ont pas réduit tant que ça leurs déplacements. Par contre, leur consommation de pétrole a littéralement dégringolé parce qu'ils sont passé aux transports électriques. Et ça c'est un changement qui va perdurer, il n'y aura pas de retour en arrière.
Références Mathieu Vidard Environnement Écologie
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OpJ24w
https://fr.euronews.com/2026/05/08/rapport-les-renouvelables-24h24-defient-les-fossiles-sur-les-prix
Connu / TG le 9/05/26 à 19:47
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euronews (https://fr.euronews.com/2026/05/08/rapport-les-renouvelables-24h24-defient-les-fossiles-sur-les-prix)
Comment les batteries rebattent les cartes des énergies renouvelables
Stockage par batteries : les coûts chutent de plus de 90 % depuis 2010 et font baisser le prix des énergies renouvelables
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Biographie
Adjoint au Maire de Fléac en charge du Développement durable, de la citoyenneté, du cadre de vie de l’environnement et des Travaux publics, Mathieu Labrousse est ingénieur chargé de développement des énergies renouvelables et élu au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, sur la liste d’Alain Rousset, depuis 2021
Président de la Commission « Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique », Mathieu Labrousse est pécheur et passionné. Après avoir été secrétaire de l’association de pêche et de protection des milieux aquatiques de Cognac, il est élu Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente. Il préside également l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine.
Commission / Groupe Inter-Assemblée
Biodiversité, Eau, Littoral, Transition énergétique
Président de la Commission
Délégation
Conseiller délégué à l’Eau, aux Continuités écologiques, à la Chasse et à la Pêche
Élu de territoire
Sud Charente
Autres fonctions
Adjoint au Maire de Fléac
Président de l’Association régionale de pèche Nouvelle-Aquitaine
Président de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques de Charente
38 min
Entre désinformation et questions légitimes, comment démêler le vrai du faux sur les énergies renouvelables ? Comment mettre en œuvre la transition énergétique ?
Avec
- Paul Neau Ingénieur écologue spécialiste de l’énergie éolienne
- Elsa Souchay Journaliste spécialisée énergie, environnement et ruralités
Intermittentes, inesthétiques, d’origine étrangère : les énergies renouvelables font l’objet d’idées reçues. Ces énergies sont nouvelles et suscitent naturellement des questionnements, mais qui sont parfois amplifiés par les lobbies fossiles.
Derrière les idées reçues, il reste des questions légitimes : où installer ces équipements, sur quelles terres, au profit de qui ? Des forêts défrichées dans les Landes, des terres agricoles sous tension, des éoliennes condamnées pour destruction d'espèces protégées : l’enquête d'enquête d’Elsa Souchay pour Reporterre montre que les renouvelables ne sont pas neutres.
Des pistes existent pour une transition plus juste : réduire la demande énergétique par la sobriété avant tout, favoriser les projets à gouvernance locale, ou encore mieux encadrer l'agrivoltaïsme.
A lire : Plaidoyer pour la transition éolienne et solaire, Paul Neau, Editions Rue de l’échiquier
Références Énergies renouvelables Environnement Biodiversité Écologie
Ndlr : socialiser les projets serait indispensable, les ENR sont en plein boom au niveau mondial
le rapport final sur le black out du 28 avril 2025 en Espagne. Je ne l'ai pas encore lu mais d'après un article de Politico les ENR ne sont pas responsable de ce black-out contrairement à ce qui a été dit en particulier par Emmanuel Macron
Connu / TG le 09/02/26 à 18:02
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Un communiqué de presse de notre part pour dénoncer le projet de PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) qui va être signé par le gouvernement cette semaine. Et nous soutenons également les salarié·es du secteur des ENR qui vont manifester demain (notamment à Paris et Montpellier) pour alerter sur les risques pour l'emploi en cas de réduction des ambitions de l'Etat sur le développement des ENR.
Energie : les ENR méritent mieux que des miettes de la PPE
Alors que les salariés et salariées des filières se mobilisent demain pour la survie de leurs emplois, à l’appel de plus de 40 CSE d’entreprises du secteur [1], Greenpeace France dénonce la politique désastreuse d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs sur les énergies renouvelables dont la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie […]
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Duration 8:32 - Andre Joffre - 2 sem. Modifié
⚖️🌍 « Le vrai sujet, ce ne sont pas les renouvelables, ce sont les énergies fossiles. » - Lors de la conférence organisée par TECSOL au Forum EnerGaïaïa, Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement et de l’énergie, a livré une intervention aussi claire que pédagogique.
👉 Son message : le débat sur les énergies renouvelables est trop souvent pris à l’envers. On multiplie les normes, les dispositifs, les acronymes… sans jamais s’attaquer frontalement à l’essentiel : la place toujours dominante des énergies fossiles.
Quelques chiffres rappelés à Energaïa :
🔹 7 000 milliards de dollars par an de soutien public mondial aux énergies fossiles
🔹 46 milliards d’euros par an en France
Et pourtant, le débat public continue de se focaliser sur le coût des renouvelables, rarement sur le coût sanitaire, climatique, agricole et humain des fossiles.
Arnaud Gossement pointe aussi un cadre juridique instable, construit sans consensus clair sur l’objectif prioritaire : réduire la dépendance aux énergies fossiles. Résultat : des réformes successives, parfois contradictoires, comme on l’observe sur l’agrivoltaïsme, qui fragilisent les porteurs de projets et les agriculteurs.
🔎 Enfin, l’avocat appelle à réviser les objectifs avant les outils : comment discuter sérieusement de PPE quand les objectifs climatiques du droit français sont déjà obsolètes par rapport aux engagements européens ?
Plus de détails : https://lnkd.in/g9uHj8c4
#TransitionÉnergétique #ÉnergiesRenouvelables #ÉnergiesFossiles #DroitDeLÉnergie #Climat #Energaïa TECSOL
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Alors Arnaud Gossement, Bonjour, merci d'être présent parmi nous cet après 12h00, on a pas mal. On a parlé avec Christian Duplace du cadre juridique, par exemple, hein de l'agro-Voltaïsme en Italie, j'ai juridique, on pense à vous tout de suite. Y a aujourd'hui des acronymes comme Pipiller, Power, Purchas, Agreement. On a des acronymes comme PMO dans la dans le l'autoconsommation collective, personnel, personne morale, organisatrice, le juridique s'invite. �� la table du d��veloppement des ��nergies renouvelables. Oui, merci tout d'abord �� �� Texol, merci Andr�� pour cette invitation et merci �� toutes et tous vous d��montrer par votre pr��sence qu'il YA1 bel avenir aux ��nergies renouvelables. Juste un mot pour r��agir, si vous permettez, je vous en prie, le probl��me avec le cadre juridique, c'est qu'on ne parle pas du de l'��l��phant dans la pi��ce. Le plus important, ce sont les ��nergies fossiles, hein. Je c'est pour ��a que je veux r��agir. Vous avez bien raison d'en parler. Il faut savoir qu'aujourd'hui, chaque ann��e, selon les FMI, les ��tats accordent 7000 milliards de dollars. Pour soutenir la la consommation d'��nergies fossiles, p��trole, gaz, charbon. Et si on veut r��inventer les ��nergies renouvelables, il faut se demander pourquoi on les a inventées dans l'histoire lorsqu'on les a inventé. Je parç��a soit dans les ann��es 70 ou que ��a soit en 2006, �� chaque fois, c'est en r��action aux risques qui sont attribu��s aux ��nergies fossiles, les risques pour les hommes, les mines de charbon qui s'��croulent. Il y a des ��crits d'��mile Zola sur la question. Le risque ��conomique avec le choc. Et aujourd'hui, le risque climatique��? Le probl��me, c'est que on parle de la cons��quence de la combustion de ces ��nergies fossiles. Mais on n'arrive pas �� se mettre d'accord pour limiter la production. �� la COP 30 de Belem qui vient de se d��rouler, les ��tats n'ont pas souhait�� inscrire un objectif de r��duction de la production d'��nergie fossile. Pareil �� d'autres endroits. Par exemple sur le trait�� mondial sur le plastique, ��a a ��t�� un ��chec �� chaque fois que vous voulez dire. Inscrivons dans un texte la r��duction des ��nergies fossiles, c'est non, hors ��a sert �� rien de parler d'��lectrification des usages. En droit, si vous ne faites pas de la place et pour cette place l��, il faut se rappeler que 80% de la consommation d'��nergie primaire c'est du fossile, 60% en France et que selon l'a IE, cette d��pendance ne fait que s'accro��tre et au contraire, en 2025 elle a jamais ��t�� aussi forte dans le monde. Donc il faut qu'on parle des ��nergies fossiles, qu'on les diminue. Et je rappelle qu'en 2007, lors du Grenelle de l'environnement, y avait un consensus de tous les acteurs, du Medef aux ONG, pour dire que c'��tait la priorit�� absolue. RTE hier le premier. Son r��sum�� pour d��cideur lors de la conf��rence de presse, c'est ��a, ��a veut dire r��duire notre d��pendance aux ��nergies fossiles pour avoir cette trajectoire de d��carbonation rapide. Apr��s le cadre juridique, il en d��coulera. Mais aujourd'hui, on essaie de faire des bricolages, donc on change les r��gles. D'ailleurs, je vous annonce une prochaine r��forme de la solarisation des parkings qui est �� nouveau �� l'��tude au Parlement dans un projet de loi, dit Dadu. Mais tout ce cadre juridique, le probl��me, c'est qu'il faut d'abord se mettre d'accord sur pourquoi on le fait, pourquoi on le fait��? Dans l'histoire, c'est pour r��duire la place des ��nergies fossiles, parce que ��a tue, parce que ��a co��te cher, ��a co��te tr��s tr��s cher. en France, il faut bien voir que c'est pr��s de 46 milliards par an d'euros que nous injectons. C'est de l'aide publique pour soutenir la consommation. Il y a 2 ans, vous vous rappelez par exemple la baisse de la fiscalit�� sur la la, le carburant �� la pompe. Et donc on a essay�� �� un moment donn�� de s'emparer du sujet. ��a s'appelait la taxe carbone. Et puis il y a eu ce d��bat ensuite et ces manifestations des gilets jaunes. Mais on n'��chappera pas �� ce repositionner sur le coup, parce qu'on dit toujours il faut baisser le coup. Et d'ailleurs, quand on parle des coups, on parle surtout de celui des ��nergies renouvelables. Plut��t que de faire un ��ni��me rapport sur le co��t des ��nergies renouvelables, j'adorerais qu'on fasse un rapport, parce que ��a on n'en fait pas sur le co��t exact des ��nergies fossiles. Et l��, vous verriez que l'opinion publique serait certainement frapp��e d'apprendre ce qu'elle apprendrait sur le co��t pour elle, sa sant��, et effectivement aussi en agriculture par exemple. Le co��t des ��nergies fossiles qui sont massivement utilis��es dans les engrais, dans les intrants en g��n��ral, et aussi dans les pesticides hein. On oublie de le dire que c'est �� la fois mauvais pour notre sant��, mauvais pour les agriculteurs, mauvais pour nos sols et que derri��re c'est des co��ts pour la collectivit��. Donc d��j�� parlons des fossiles, reparlons de la fiscalit�� avec sa redistribution, juste pas juste le ch��que ��nergie hein. Il faut je pense �� un moment donn�� reparler de la fiscalit�� aussi. Et puis effectivement, je pense que derri��re l'opinion publique, j'en suis persuad��, se rendra compte de l'int��r��t des ��nergies renouvelables. Parce que ce d��bat l��. L'Italie par exemple, mais c'est pas juste un ��tat qui a dit je veux simplifier le cadre juridique. C'est aussi une opinion publique qui a peut ��tre plus conscience qu'en France que les ��nergies fossiles posent un probl��me pour leur souverainet��. Nous d��pendons d'une production qui est faite �� l'��tranger, mais en m��me temps ��a nous arrange bien parce qu'on la voit pas. Le problème de l'éOLIENNE c'est qu'on la voit, le problème entre guillemets, moi ça me pose pas un problème, mais alors que le puits de pétrole on le voit pas. Et l'avantage du nucléaire c'est qu'on le voit peu. L'énergie renouvelable se voit plus, se diffuse est plut��t que de le voir effectivement comme un probl��me, faut faudrait que chacun comprenne que en regardant cette installation. Il voit une solution, et pas un probl��me en r��alit��, �� laquelle il pourrait ��tre fier de participer, soit dans les entreprises, soit les par les les financements participatifs, soit dans la campagne des municipales �� venir en interpellant les maires sur ce qu'ils souhaitent faire. Je rappelle que les maires ont des comp��tences essentielles en mati��re de d��veloppement d'��nergies renouvelables et pas que les zones d'acc��l��ration. Et donc l��, c'est vraiment l'occasion d'aller leur dire, qu'est-ce que vous faites pour assurer notre souverainet�� contre les ��nergies fossiles, lutter contre le changement climatique��? Prot��ger notre sant��, c'est tout ��a, les renouvelables. Et quand on comprend ��a, on comprend que l'avenir ��videmment au d��veloppement de toutes les ��nergies renouvelables en France. Et simplement apr��s on pourra se dire Ah, il faut simplifier le cadre juridique. J'ai l'impression qu'aujourd'hui on fait un peu les choses �� l'envers. Faut savoir que par exemple que les objectifs du droit de l'��nergie n'ont pas ��t�� r��vis��s depuis des ann��es, sont compl��tement obsol��tes. Si vous allez �� l'article 100 tiret 4 pardon du code de l'��nergie, l'objectif de r��duction des ��missions de gaz �� effet de serre est totalement obsol��te au niveau europ��en, il est de 55. Et en France, on est encore �� parler d'un objectif de 40%, ce qui veut dire que vous ��tes en train de de parler PPE. Mais l'objectif lui m��me que devrait atteindre la PPE est compl��tement obsol��te. Donc il faut se mettre d'accord sur l'objectif et l'objectif, comme l'a rappel�� RTE hier, c'est se passer de p��trole, ��a co��te cher, ��a co��te trop cher le p��trole et passer par des obligations r��glementaires pour imposer les les ENR. Vous en tant que juriste en tant qu il faut pas juste une obligation d'imposer des ENR. Je suis assez r��serv��, vous voyez un peu le micmac. Ce qui se passe actuellement, on change le cadre juridique sur la solarisation des b��timents et des parkings tous les 4 matins. Il faut d'abord des obligations sur les sur les alternatives n��fastes, c'est �� dire les fossiles, pardon d'y revenir. Oui, r��duire les intrants chimiques en en agriculture, de fil en aiguille ��a revient �� imposer l'��lectrification des usages aussi hein. Il faut voir les les. Il faut plut��t que d'avoir des des des effets de loupe sur tel et tel probl��me. Il faut ��largir la focale par exemple de temps en temps et se rendre compte que notre principal probl��me, le probl��me du si��cle, est de survie de l'humanit��. ��a reste le p��trole, pardon de me r��p��ter encore une fois. Et apr��s, effectivement, on pourra se mettre d'accord sur des cadres juridiques qui sont un peu intelligents. L agrivolta��s par exemple, c'est un rendez-vous manqu��. On a voulu cr��er un cadre juridique adapt�� �� l'agrivolta��sme, ��a partait d'une bonne id��e. Et puis vous avez vu la d��rive, c'est chacun. Aujourd'hui, vous avez presque une trentaine de textes différents sur l'agrivoltaïque si je vais de la loi jusqu'�� l'arr��t�� avec des changements r��guliers. Et ��a c'est pas bon parce que vous avez effectivement des agriculteurs qui se disent. Ce qui est une opportunit�� aujourd'hui, ce que ��a va le rester demain. Donc il faut stabiliser tout ��a. Mais pour stabiliser tout ��a, faut un peu de consensus politique. Et le consensus politique viendra d'autant plus facilement. Pas parce qu'on dira il faut faire de ceci ou de cela, on fait pas boire un ��ne qui a pas soif et aujourd'hui l�� n'a pas soif parce qu'il se dit le le p��trole finalement, ��a co��te pas si cher que ��a. Et vous avez des politiques qui pensent ��a aujourd'hui et c'est c'est ��a le le drame aujourd'hui, c'est que il faut leur faire comprendre qu'on doit changer de d'��poque, de civilisation, de monde. Je parle, je parle devant des gens totalement convertis et convaincus, donc j'ai un peu honte de rappeler ces ��vidences. Mais voil��, j'aimerais qu'on arr��te de parler du coup des renouvelables. On on l'a d��j�� fait et qu'on parle du coup r��el, sanitaire, humain, environnemental, climatique, des fossiles. Et ensuite on pourra effectivement voir manifestement l'int��r��t et le co��t en fin de compte tr��s tr��s bas des renouvelables. OK Ben ��coutez, je vous remercie beaucoup. Arnaud Gosselin. Je pense qu'on peut applaudir Arnaud Gossement.
Richard Loyen, 2 sem.
Merci Arnaud pour ce rappel utile « Arrêtons de parler uniquement du coût des renouvelables. Parlons du coût humain, sanitaire et climatique des fossiles. Alors, l’intérêt des énergies renouvelables apparaîtra pour ce qu’il est : une évidence. »
8 réactions
Pecout Art 2 sem.
Halte au capitalisme sauvage et fossile
Arnaud Gossement 2 sem.
Merci Andre Joffre Alexandra Pocholle Batlle Jean-Louis Busquet et toute l’équipe de TECSOL pour cette belle conférence sur le bel avenir des énergies renouvelables.
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Depuis décembre dernier, la commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure a créé un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie au bois déchiqueté pour chauffer un groupe de bâtiments communaux.
Publié le lundi 31 août 2020 #Infrastructures #Déchets #Énergies renouvelables
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Bâtiments communaux
Ainsi, les trois niveaux de la mairie, les écoles maternelles et primaire (soit huit classes), la cantine, la garderie périscolaire, l’école de musique et le tiers-lieu bénéficient de cet équipement. Ces bâtiments sont reliés par un réseau d’une longueur de 170 mètres. Un silo enterré peut contenir 56 m3 de plaquettes.
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Energie Transition écologique et énergétique Nucléaire Hydrogène Energies fossiles Pétrole Les datas de l’Energie
Clés : Analyse Stockage Electricité Energies renouvelables - 8 min. de lecture
Portée par une nouvelle technologie chinoise, le lithium fer phosphate (LFP), 30% moins cher que le NMC (nickel manganèse cobalt) des véhicules électriques et moins sujet à l'emballement thermique, la batterie s'impose dans le stockage stationnaire d'électricité. Un succès qui pourrait interroger certains projets nucléaires.
Réservé aux abonnés
© Engie
Fin novembre, Engie a mis en service la première moitié d'une unité de stockage batteries de 400 MW/800 MWh à Vilvorde en Belgique.
L’heure de la batterie a sonné. Pièce maîtresse du véhicule électrique, elle s’installe aussi dans les réseaux électriques, et devient, avec le câble, l'équipement le plus stratégique pour la sortie des énergies fossiles. En Chine, aux États-Unis, et même en France, des rangées de conteneurs emplis de batteries lithium-ion servent désormais à stocker l’électricité, et à décaler la production de la consommation. De quoi rebattre les cartes de la transition énergétique ? Le 21 novembre, à Vilvorde, en Belgique, Engie a mis en service avec un peu d'avance un système de stockage batteries de 4 heures de 200 MW/800MWh. «Les batteries sont en train de devenir l'une des technologies les plus importantes du XXIe siècle», prévient Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans une tribune parue dans le Financial Times le 30 octobre.
Avec une densité énergétique doublée en 10 ans, couplée à des économies d’échelle et un apprentissage des méthodes de production industrielle qui ont fait chuter les prix de 90% depuis 2010, «les gains de performance pour une technologie jeune, née en 1991, sont vertigineux. On arrive dans la zone où les batteries deviennent compétitives pour différentes applications», observe le spécialiste des technologies vertes Greg de Temmerman. Dans la mobilité, la peur du manque d’autonomie s’est presque envolée. Et le prix moyen d’un pack de batteries pour une voiture électrique est tombé en dessous de 100 dollars américains par kilowattheure ($/kWh), seuil clé pour rivaliser en termes de coût avec les modèles thermiques, indique l’AIE. Au niveau de la cellule, les prix atteignent désormais 57 $/kWh selon le cabinet Benchmark Mineral. Un chiffre que peu pensaient atteignable il y a quelques années, et qui ouvre des perspectives… et des incertitudes.
De plus en plus compétitives
Les chiffres parlent d’eux mêmes. Selon BloombergNEF, le coût de possession des projets solaires, ou coût de production, baisse de 2% par an et devrait passer de 35 €/MWh en 2025 à 25 €/MWh d’ici 2035. Le stockage d’énergie devrait lui chuter de 93 €/MWh à 53 €/kWh dans le même temps, soit près de la moitié de son coût actuel. Des coûts auxquels il ne faut pas oublier d’ajouter des coûts réseaux, qui varient suivant les pays. Au total, un système complet de stockage de batteries, électronique de gestion et installation inclus ou BESS (Battery Energy Storage System) se paie 165 $ par kWh en 2024, en baisse de 40% par rapport à l’année précédente. Pour mémoire, dans les batteries, on parle de puissance installée instantanée en kW, et en fonction de la durée de stockage, de deux à quatre heures, de la puissance restituable en kWh.
Plus rien n'arrête leur développement. Environ 130 gigawatts (GW) de stockage par batterie devraient être ajoutés aux réseaux électriques mondiaux cette année. C'est nettement plus que la quantité maximale d'énergie produite à partir de gaz naturel ajoutée en une seule année, observe le directeur de l’AIE dans sa tribune. Depuis 2019, la puissance installée de BESS dans le monde a été multipliée par 14. Et on ne parle plus d'adosser quelques dizaines de mégawatts (MW) de batteries à des parcs solaires, mais de méga batteries de plusieurs centaines de MW. C’est la Chine qui tire le marché avec 42 % de la demande en 2024 et près de 50% en 2025. En septembre, elle annonçait un plan pour presque tripler ses capacités d’ici à 2027 en ajoutant 180 GW au 100 déjà installés dans le pays.
Ce boom des batteries bouleverse la transition énergétique. «Le couple solaire et photovoltaïque fonctionne très bien et fait bouger le système énergétique à grande vitesse ! L’idée qu’on ne peut pas stocker de l’électricité est de moins en moins vraie. Et si d’autres types de batteries arrivent, avec des durées de stockage plus longues, les équations économiques peuvent changer rapidement», pointe Greg de Temmerman. En Californie, elles permettent déjà de décaler la surproduction solaire de la journée vers les besoins du soir. Longtemps négligés dans ses politiques publiques européens, concentrées sur le soutien aux énergies renouvelables, les batteries sont désormais soutenues, notamment au Royaume Uni et en Belgique. Pour baisser le prix de son électricité, l’Italie a lancé un appel d’offres pour 10 GWh de stockage sur 15 ans, qui va coûter 2 milliards d’euros. La France, qui mise surtout sur le stockage hydraulique avec ses 5 GW de stations de transfert d’eau par pompage (STEP) et sur la possibilité de modulation de son parc nucléaire pour amortir la production renouvelable, attend. Mais RTE annonce avoir 13 GW de demande de raccordement de batteries en attente.
Meilleures alliées du solaire...
Les batteries li-ion pourraient-elles aussi remettre en question la construction de nouvelles centrales nucléaires ? Certains le pensent. «Le stockage va devenir une des très grandes applications des batteries, pour éviter d’ajouter une centrale nucléaire de plus, juste pour les pics de consommation, alors que des batteries suffisent», avance Christophe Pillot, directeur du cabinet Avicenne Energy. Cet été, le cabinet Ember a façonné le concept de "baseload solar", pour parler des zones ensoleillées où un mix de photovoltaïque et de batteries suffirait à répondre aux besoins électriques 97% du temps. Autrement dit, en associant à grande échelle panneaux photovoltaïques et BESS, on peut utiliser aux heures de pointes la production solaire de la mi-journée lorsque la consommation est faible. Et ainsi éviter les épisodes de prix négatifs sur les marchés de l’électricité, qui se multiplient dans les régions qui n’ont pas accompagné le développement des énergies renouvelables, notamment photovoltaïque, d'investissements de flexibilité dans les réseaux.
Ce taux de 97% n’est, il est vrai, valable qu’au Texas, voire à Oman où il peut grimper à 99% ou en Afrique du Sud (95%). Mais il chute à 88% en Espagne, à 74% à Wuhan en Chine et à 62% aux Royaume-Uni. Qu’importe, un peu partout, la réalité est la même. Le coût actualisé de l'électricité produite à partir de l'énergie solaire et du stockage est désormais le plus bas de toutes les sources d'énergie disponibles. Pour autant, les batteries n’ont pas réponse à tout. Même dans les géographies les plus favorables, «l’hyperpointe pose encore question», reconnaît Greg de Temmerman, en référence à ces rares périodes de forts besoins où les renouvelables ne sont pas au rendez-vous et où des centrales, souvent thermiques, voire le nucléaire, doivent assurer l’approvisionnement.
Et attention à ne pas fragiliser le réseau. Pour maintenir la fréquence stable, à 50 Hz en Europe, les gestionnaires de réseau expliquent avoir besoin de machines tournantes (les turbines des centrales thermiques ou nucléaires, et de leur inertie, dite pilotable). Or «les autres sources de production dites “non pilotable” ont une fréquence gérée avec un onduleur, une fréquence électronique qui a des seuils et pas d’amortisseurs, explique un syndicaliste d’EDF. Les batteries. C’est la même chose, c’est une fréquence électronique, sans amortisseur.»
...Qui questionnent le petit nucléaire
L’intérêt des batteries «dépend aussi des géographies. En France, le nouveau nucléaire a encore un avantage économique si on prend en compte le coût total du système», commente l’expert des technologies vertes, qui rappelle aussi que l’atome a l’avantage de produire de l’électricité, là où «au bout d’un moment la multiplication des batteries pose la question de comment les charger». Problème : «les décisions autour du nucléaire doivent être prises maintenant, alors qu’on ne sait pas quelles technologies seront là dans 10-20 ans. Cela suppose de faire le pari que de grosses unités comme les centrales seront encore nécessaires», prévient Greg Temmerman.
Une incertitude qui complique l’avenir de l’atome, notamment des porteurs de projets de petites centrales (SMR) qui ne savent pas si elles seront compétitives. Elles risquent de voir leurs débouchés grignotés par le couple batteries et panneaux solaires, notamment dans les pays du Sud. Un problème pour des start-up dont le modèle économique repose en grande partie sur la capacité à fournir de nombreuses unités pour bénéficier d’économies d’échelle.
C’est aussi vrai pour les projets de petit nucléaire innovant ou d’AMR (nucléaire modulaire avancé) destinés à la cogénération (électricité et chaleur), ou à la production de chaleur industrielle. Longtemps cantonnées aux labos, des batteries au sable, en argile, en céramique cuite, capables de stocker plusieurs mois les électrons verts des renouvelables sous forme de chaleur à haute température arrivent sur le marché. Elles sont développées par des start-up comme l’américaine Rondo Energy, la finlandaise Polar Night ou la française Epyr. Les Chinois installent également d'immenses batteries gravitaires. De quoi concurrencer les projets de petits réacteurs nucléaires des français Calogena, Jimmy et EDF avec le Nuward 2, ou du finlandais Steady Energy, sur le marché après 2030, la question se pose. Elle se pose aussi pour les réacteurs avance à neutrons rapides qui visent la production de chaleur, comme celui de Blue Capsule, qui arriveront encore plus tard.
Elles restent dépendantes de la Chine
Autre ombre au tableau, toutes les batteries li-ion fer phosphate (LFP), 30% moins chères et moins sujettes à l’emballement thermique, qui ont supplanté les batteries nickel Cobalt dans les BESS, sont 100% chinoises. «Un tel niveau de concentration crée des risques considérables. Et l'importance des batteries dans un large éventail de secteurs signifie que ces risques dépassent le cadre de l'énergie», alerte Fatih Birol. Centrales dans l’énergie et le transport, la batterie joue aussi un rôle grandissant dans les technologies de défense telles que les drones et les satellites, dans les centres de données IA pour garantir un approvisionnement électrique ininterrompu et, de plus en plus, dans les robots IA utilisés dans la logistique et la fabrication.
La mainmise de la Chine sur les batteries doit-elle freiner les investissements en Europe au titre de la souveraineté énergétique et pour ne pas créer une nouvelle dépendance ? Pas forcément. «Une fois qu’on aura les batteries en Europe, on ne va pas les envoyer en Asie pour les réimporter. En achetant des batteries, on achète de la matière recyclable en même temps, et peut-être que cela changera la donne», espère Mathieu Lassagne, le PDG de l’opérateur renouvelables ZE Energy, pionnier du stockage en Métropole. À l’Europe de développer intelligemment la collecte de ses déchets batteries et à investir dans des outils de recyclage versatile.
Aurélie Barbaux, avec Nathan Mann
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Date et heure 17 nov. 2025 11:00
Description
En nous appuyant sur le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Intervenants
- Marc Jedliczka, Expert renouvelables et porte-parole·Association négaWatt
- Vincent Krakowski Expert réseaux électriques·Hespul
- Yves Marignac Expert énergie et porte-parole·Association négaWatt
Connu / mel
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Sujet : ⚡ Electrification : quelles leçons tirer du black-out ibérique ?
Date : Tue, 28 Oct 2025 16:30:20 +0000
De : Association négaWatt
Webinaire — Lundi 17 novembre — 11:00 > 12:30
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Le rapport publié le 3 octobre par ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de transport d’électricité, apporte un éclairage attendu sur le black-out survenu dans la péninsule Ibérique le 28 avril dernier.
Sans être totalement conclusif, il permet de mieux comprendre certains facteurs cruciaux de cette défaillance. Ce retour d’expérience fournit des enseignements précieux pour la sécurité des réseaux dans la perspective d'une électrification portée par le développement des énergies renouvelables en France et en Europe.
En nous appuyant sur ce rapport, nous montrerons en quoi l’évolution du système électrique espagnol ne semble pas avoir été suffisamment anticipée et discuterons des leçons à en tirer pour préparer la forte pénétration des énergies renouvelables sur un réseau de plus en plus sollicité.
Ce webinaire s’adresse aux professionnels de l’énergie, acteurs de la transition écologique, élus, journalistes… et plus largement à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts techniques de cette crise.
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Le 4 octobre 2023
Dans un rapport publié aujourd’hui, Greenpeace France compare l’impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre de trois scénarios d’investissements :
le développement massif des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque),
la rénovation performante des passoires énergétiques,
ou la relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de modèle EPR 2.
Lire le rapport -> https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2023/10/Rapport-lenteur-du-nouveau-nucleaire-vs-triptyque-SEENR-1.pdf
Les conclusions sont édifiantes : loin d’être un choix judicieux pour le climat, le nucléaire est l’énergie bas carbone la plus lente à déployer et ayant le moins d’impact à court, moyen et long termes sur la décarbonation du mix énergétique.
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Sortir 12 millions de personnes de la précarité énergétique est possible
Investir 85 milliards d’euros de subventions publiques dans la rénovation thermique performante des logements considérés comme des passoires énergétiques permettrait d’éviter six fois plus d’émissions de CO2 cumulées d’ici à 2050 que le programme de construction de six EPR 2.
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impact social considérable en permettant à près de 12 millions de personnes de sortir de la précarité énergétique en une décennie. Il s’agit d’une démarche qui bénéficie à la fois à l’environnement et à la société.
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Énergies renouvelables : le meilleur choix pour décarboner notre électricité
Ce rapport analyse également les conséquences de l’investissement de 52 milliards d’euros (ce qui correspond à la somme investie dans la construction de six nouveaux EPR 2) dans un mix éolien/photovoltaïque sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce scénario permettrait d’éviter quatre fois plus d’émissions de CO2 d’ici à 2050 qu’en investissant la même somme dans la construction de six EPR 2, tout en triplant la production d’électricité. Cela montre clairement que les énergies renouvelables ont un potentiel bien plus grand pour la décarbonation de notre économie.
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Si la France souhaite véritablement respecter l’Accord de Paris et jouer un rôle de leader dans la lutte contre le changement climatique, il est temps pour le gouvernement de repenser ses priorités énergétiques.
On passe à l’action
Lundi 6 Novembre, des activistes d’Alternatiba Paris, ANV-COP21, Dernière rénovation, Extinction Rebellion, Greenpeace France, Les Amis de la Terre France, Réseau Sortir du nucléaire et 350.org, ont fermé le Ministère de la Transition écologique pour trahison écologique.
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New research from the Netherlands showed that renewables and short-term storage can meet around 92.5% of Europe’s electricity demand in future energy scenarios, with the remaining 7.5% being satisfied by green hydrogen. The scientists considered Europe as fully self-sufficient with zero import-export of power or hydrogen, with each of the 37 countries included in the modeling having a self-sufficiency rate of at least 80%.
September 24, 2025 Emiliano Bellini
Clés : Commercial & Industrial PV Energy Storage Grids & Integration Markets Markets & Policy Policy Residential PV Technology and R&D Utility Scale PV Utility cale Storage Europe
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Connu / TG* le 30/09/25 à 16:37
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La surproduction d'énergies renouvelables et la réduction proactive des émissions peuvent réduire les coûts du système énergétique européen – pv magazine International
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Décarbonation - 8 min
Beaucoup pensent qu’il faudrait arrêter de subventionner l’éolien et le photovoltaïque, qui coûteraient un pognon de dingue, alors que la France peut s’appuyer sur son nucléaire. Vraiment ?
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Le projet de PPE soumis à consultation au printemps dernier prévoyait a minima, d’ici à 2035, une multiplication par 3,5 du photovoltaïque, non loin d’un doublement de l’éolien terrestre et une multiplication par près de quarante de l’éolien marin. A cet horizon, ces sources représenteraient alors, selon le scénario « bas », une production de 242 térawattheures (TWh) (35 % du mix électrique), contre 73 TWh en 2023 (12 %).
Le black-out ibérique du 28 avril a été du pain bénit pour les ennemis des « énergies renouvelables intermittentes » qui y ont vu la preuve de leur faillibilité. A ceci près que, selon le rapport du gouvernement espagnol, leur place dans le mix électrique (43 %) était sans lien avec la cause de l’accident.
Outre l’Espagne, plusieurs pays européens affichent déjà des taux de pénétration supérieurs à l’objectif de la PPE française en 2035, dont 39 % en Allemagne et 61 % au Danemark. Et la gestion de la variabilité de ces sources, lesquelles permettent de réduire le recours aux centrales à gaz et à charbon, n’est simplement pas un sujet. Même des taux de 100 % seraient à terme techniquement atteignables, comme l’ont montré, pour la France, les travaux prospectifs de RTE, de l’Ademe ou de l’Institut négaWatt.
Le mensonge des 300 milliards d’euros pour les renouvelables
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Des chiffres mensongers, que peu de médias se sont employés à déconstruire1. Côté réseaux, RTE a en réalité annoncé un plan d’investissement de 94 milliards d’euros sur quinze ans dont 37 milliards pour le raccordement des parcs éoliens marins. Le programme d’Enedis, 96 milliards d’euros d’ici à 2040, prévoit quant à lui 10 milliards pour les raccordements de capacités renouvelables. Soit 47 et non 130 milliards sur 190. L’essentiel des investissements de réseau porte sur son renouvellement et son renforcement face à une demande d’électricité qui doit croître dans un contexte de décarbonation de l’économie et face à des aléas climatiques également grandissants.
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Dans le cas d’un scénario de prix médian (70 €/MWh), ce soutien tombe entre 31 et 51 milliards d’euros sur trente-cinq ans. Enfin, dans l’hypothèse de prix élevés (95 €/MWh), c’est l’Etat qui s’enrichit, avec un gain estimé entre 29 et 42 milliards d’euros. De toutes ces hypothèses, l’ultradroite ne retient que la plus pénalisante (tout en grossissant la facture), alors qu’il n’est pas déraisonnable de penser qu’une hausse de la demande d’électricité, corollaire d’une sortie des énergies fossiles, en soutienne les prix sur le long terme.
Baisse de la facture des importations de pétrole et de gaz
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Si l’objectif est d’avoir ramené la part des fossiles dans la consommation d’énergie en France de 60 % aujourd’hui à 30 % en 2035 (avant d’atteindre zéro ou presque en 2050), cela va faire baisser la facture des importations françaises de pétrole et de gaz (et encore un peu de charbon), de l’ordre de 60 milliards d’euros par an.
Pour y arriver, il faut d’une part faire des économies d’énergie (le passage du moteur thermique au moteur électrique qui a un rendement trois fois supérieur y aidera beaucoup). D’autre part, faire progresser la consommation d’électricité décarbonée, donc sa production.
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Si des nouveaux réacteurs nucléaires étaient mis en chantier dès aujourd’hui, ils ne seraient pas opérationnels avant dix ans, compte tenu de la durée des travaux, et c’est un euphémisme. Les possibilités d’accroître la production annuelle du parc nucléaire existant sont par ailleurs limitées, tout comme le développement de nouvelles capacités hydrauliques.
Dans cette situation, la seule option rationnelle est de développer les sources qui sont à la fois les moins chères et les plus aisées et rapides à déployer industriellement. En l’occurrence l’éolien et les grandes installations photovoltaïques.
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le faux-nez d’un discours de déni climatique et de défense, consciente ou non, des intérêts pétrogaziers ...
Connu / dossier pj pv de Payzac (24)
joint à mel
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Sujet : Projets photovoltaïques de Rouffiac, Payzac et du causse de l'Isle
Date : Thu, 31 Jul 2025 09:19:15 +0000
De : quentin hartz
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Energy Observer 3 - Energy Oberver
lancé en 2017, un mix unique d'énergies renouvelables, durant 7 ans, 68 miles nautiques (122 400 kilomètres) à travers la planète, 50 pays visités. Victoria Erussard, Président fondateur et Capitaine d'Energy Observer présente les nouvelles expéditions d'Energy Observer...
"Très heureux d'annoncer ces nouvelles expéditions. Il y aura Energy Observer, EO3. Même taille, cinq fois plus volumineux, il a une chaine énergétique qui est très innovante avec l’ammoniac, ce nouveau navire d'expédition pour explorer toutes les solutions énergétiques qui permettent de réduire notre empreinte carbone, notamment dans le secteur maritime." Victorien Erussard
Clés : Monde Outre-mer – DOM-TOM
La conférence des Nations Unies sur les Océans s’ouvre ce matin, et Raphaël s'intéresse à l’énergie que peuvent produire les vagues…
Les technologies sont encore au stade de développement mais l’énergie houlomotrice a un potentiel très important :
Rien qu’en France Métropolitaine, on pourrait produire grâce aux vagues plus de 40 TWh d’électricité par an, c’est près de 10% de notre consommation annuelle d’électricité…
Comment ça marche ?
Les premiers sont dits «oscillant» car ils ondulent avec le mouvement des vagues, un peu comme un serpent de mer :
Il faut imaginer une chaine de flotteurs, qui contiennent chacun un fluide hydraulique et une turbine. Sous l’effet des vagues, le fluide va activer la turbine et générer de l’électricité…
Le 2eme principe est celui d’une colonne que l’on place sur le littoral ou que l’on fait flotter :
Sa base est ouverte afin que l’eau puisse rentrer, quand l’eau des vagues y pénètre, elle agit comme un piston : elle pousse l’air présent dans la colonne, qui fait alors tourner une turbine et produit du courant ;
Il y a enfin les procédés dits « à déferlement » car on laisse la vague se casse et l’eau monter sur un plan incliné :
Quand l’eau arrive en haut, elle chute alors dans des turbines situées en contrebas, et génère de l’électricité.
Des projets encore en développement...
Il y a des dizaines en Europe, mais ils sont encore en phase de développement car il reste encore des verrous à lever :
Les principaux freins sont techniques, notamment la capacité des systèmes à résister aux tempêtes de plus en plus fréquentes et intenses,
Et ils sont également économiques, car ces technologies coutent chères et ne sont pas encore compétitives aujourd’hui…
... mais prometteurs
Mais certains projets sont prometteurs, comme celui de l’entreprise française SEATURNS qui a testé un prototype de flotteur d’environ 4 mètres dans la rade de Brest pendant plus d’un an.
Ces essais ont été concluants, notamment sur la robustesse du flotteur qui s’est très bien comporté pendant la tempête Ciaran en novembre 2023, la pire que la Bretagne ait connu ces 35 dernières années…
La prochaine étape est de tester cet été un flotteur à taille réelle (4 fois plus gros), et de mettre en service des fermes pilotes d’ici 2030 : ces fermes seront composées de lignes de 10 flotteurs arrimés en pleine mer, chacune pourra fournir l’électricité nécessaire à une centaine de logements.
Clés : Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergies renouvelables Mers et océans
Les énergies dites renouvelables, dont le solaire et l'éolien, régulièrement ciblées par l'extrême droite sur son coût supposé. ©AFP - Bernard JAUBERT / ONLY FRANCE
"300 milliards d’euros !" : les mauvais comptes de l’extrême droite pour discréditer les énergies renouvelables
Publié le mercredi 4 juin 2025 / La terre au carré
Dans les dix dernières minutes de l'émission, Anne-Claire Poirier de Vert le média parle du coût des énergies renouvelables qui serait ruineux selon certains, ainsi que vos messages laissés sur le répondeur de l'émission.
Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la France n’a plus trop de sous en ce moment !
Il paraîtrait qu’on a vécu au dessus de nos moyens trop longtemps et maintenant il faut trouver 40 milliards d’euros à économiser d’ici l’année prochaine !
Si je vous en (re)parle, c’est parce ça fait plusieurs semaines que des élus à droite et surtout à l’extrême droite affirment avoir trouvé LA source de dépense inutile et coûteuse dont on devrait se passer dès maintenant.
Cette source, ce sont les énergies renouvelables avec un chiffre choc à la clé : 300 milliards d’euros !
En gros leur message est le suivant : si on continue comme ça, on va ruiner la France en subventions aux éoliennes et au solaire.
Inversement, si on arrête maintenant, on récupère 300 milliards !
Et c’est vrai ça ?
Ben non hein… c’est pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps : ce chiffre, il évidemment complètement faux…
Ou plutôt, il est inspiré de chiffres bien officiels, mais qui ont été volontairement mal interprétés. C’est le principe d’une fake news en fait.
Alors, qu’est ce qui va pas dans ces 300 milliards ?
Ben déjà c’est pas 300 milliards par an, comme le laissent entendre certains. C’est même pas non plus 300 milliards sur une période donnée. En fait c’est un amalgame entre 200 milliards d’euros d’ici à 2040 d’un côté et 100 milliards d’ici à 2060 de l’autre.
Je m’explique :
Les 200 milliards à 2040, c’est de l’argent que les gestionnaires de réseaux ont prévu d’investir dans leurs lignes électriques. Alors bien-sûr il y en aura un peu pour raccorder les fermes solaires et éoliennes mais 80 % de cette somme c’est tout simplement l’entretien, le renouvellement des lignes électriques qui vieillissent, c’est aussi le raccordement des nouveaux consommateurs, bref, c’est des dépenses qui doivent avoir lieu, énergies renouvelables ou pas.
Ensuite, il reste les 100 milliards d’euros à 2060 et ça c’est le coût maximum que pourrait coûter les subventions aux énergies renouvelables. Donc ça c’est effectivement un scénario qui existe mais il y aussi un autre scénario, tout aussi officiel, qui dit que les énergies renouvelables pourraient aussi rapporter de l’argent au cours de cette même période.
Comment est-ce possible ?
Et bien en fait, l’explication réside dans la façon dont on subventionne les énergies renouvelables en France.
En fait, l’État garantit aux producteurs un certain prix de vente de leur énergie et si les coûts de l’électricité sont plus bas sur les marchés, il leur paie la différence. Mais s’ils sont plus haut alors ce sont les producteurs qui reversent leurs recettes à l’État.
Ça s’est déjà produit par le passé et vu le contexte c’est pas du tout impossible que ça se reproduise à l’avenir.
La conclusion c’est que non seulement les énergies renouvelables ne vont pas coûter 300 milliards d’euros mais en plus elles pourraient nous rapporter de l’argent ?
Et oui, et la dernière chose qu’oublie de dire l’extrême droite c’est que ces énergies renouvelables, elle remplacent les énergies fossiles qui, elles, coûtent vraiment très très cher.
Ça coûte cher d’un point de vue climatique bien-sûr mais aussi financier. L’année dernière ça a coûté 64 milliards d’euros d’importer du gaz et du pétrole de pays pas toujours amis, si vous voyez ce que je veux dire.
Du coup la vraie conclusion, c’est que si on veut s’épargner un désastre climatique et financier, c’est certainement pas sur l’extrême droite qu’il faut compter !
Pétition MENSONGÈRE à NE SURTOUT PAS SIGNER
(Voir plus bas)
276 ont signé (13/2/23 - 15 962 au 15/5/25)
FILIERE FORÊT-BOIS a lancé cette pétition
Pour une politique européenne en faveur des énergies renouvelables qui reconnaît la réalité du rôle de la biomasse dans la décarbonation de nos usages et dans la préservation des forêts françaises
Engagés dans la transition écologique, les acteurs et les collectivités locales de la filière forêt-bois (1) dénoncent les contresens des orientations européennes envisagées sur le bois-énergie qui ignorent la réalité physique et pourraient saper les bases même de la gestion forestière durable en France, au moment même où les forêts ont plus que jamais besoin de leur intervention pour affronter les impacts du changement climatique..
Il en dépend notre capacité à conjuguer à la fois la préservation de notre puits de carbone, la décarbonation de l’économie par les différents usages du bois et la poursuite du développement de la chaleur renouvelable nécessaires à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone en 2050.
Dans le cadre de la directive européenne sur les énergies renouvelables en cours de révision, des propositions remettent en question le caractère renouvelable du bois énergie issu des forêts à travers une définition hors sol et un plafonnement injustifié du bois prélevé en forêt (biomasse ligneuse dite « primaire »).
Faisons confiance aux nations et à leurs professionnels de la forêt dans la mise en place de règles adaptées à la singularité de leurs forêts.
L'UE voudrait imposer en Europe des mesures universelles de gestion forestière. Or, depuis des décennies, les prélèvements de bois en France sont soumis à un cadre légal très strict. Les professionnels de la filière défendent et promeuvent une gestion forestière durable, qui permet de protéger la forêt tout en préservant ses bénéfices, en matière d'atténuation du changement climatique et pourvoyeuse d'un matériau et d'une énergie renouvelables.
...
Les prélèvements de bois en forêt (pour le bois d’œuvre, le bois d’industrie et le bois-énergie) sont très inférieurs à l’accroissement naturel des forêts, en témoigne la surface forestière et le volume de bois sur pied qui ont doublé en deux siècles en France, et qui continuent de s’accroître.
La part des énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie de l'UE en 2030 peut donc augmenter…
-
… dans le cadre d’une approche vertueuse de l’utilisation de la biomasse forestière orientée vers les usages les plus performants,
-
… et dans le cadre d’une complémentarité des usages du bois d’œuvre, du bois industrie et du bois-énergie.
...
Consultez et relayez massivement :
- la tribune d’Antoine d'Amécourt président de Fransylva (Fédération des syndicats de forestiers privés de France), parue de le 6 février dans FigaroVox. https://www.lefigaro.fr/vox/politique/l-union-europeenne-n-a-pas-a-interferer-dans-la-gestion-des-forets-de-ses-etats-membres-20230206
- la note de position des acteurs et collectivités locales de la filière forêt-bois, adressée aux parlementaires français et européens https://www.fedene.fr/position-acteurs-filiere-foret-bois/
...
(1) Les acteurs de la filière forêt-bois et des collectivités locales françaises regroupent : le Comité interprofessionnel du bois-énergie (CIBE), les Experts forestiers de France, la Fédération nationale du bois (FNB), la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), la Fédération des services énergie environnement (FEDENE), la France Bois Forêt (FBF), la Fédération des syndicats de forestiers privés de France (FRANSYLVA), l’Union des coopératives forestières (UCFF) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER)
Ndlr : dénoncer cette pétition MENSONGÈRE SUR BIEN DES POINTS ACT
Connu / TG RÉFÉRENTS AGRI-FORET :
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Nicole [15/05/2025 14:46]
Bonjour, y a t'il des moyens de protester contre une pétition mensongère et nuisible ?
Jean-Luc [15/05/2025 16:06]
Bonjour Nicole,
peux-tu préciser en quoi cette pétition est mensongère et nuisible afin que nous puissions bien alerter ?
Philippe [15/05/2025 16:32]
Comment alerter Change de ce greenwashing ?
Marie [15/05/2025 18:08]
Je me permets de commenter le texte de cette pétition avec les données que j’ai recueillies ces derniers mois.
Dans le post suivant.
Marie [15/05/2025 18:13]
🥸 ce sont mes commentaires
En italique la pétition
Pétition pour une politique européenne en faveur des énergies renouvelables qui reconnaît la réalité du rôle de la biomasse dans la décarbonation de nos usages et dans la préservation des forêts françaises
🥸 -> FAUX: la biomasse consommée sous forme de bûches, palets, granulés, émet 2 fois plus de CO2 que le méthane (gaz).
Sources : jacques laskar, Institut d’astrophysique de Paris 17/12/24
Engagés dans la transition écologique, les acteurs et les collectivités locales de la filière forêt-bois () dénoncent les contresens des orientations européennes envisagées sur le bois-énergie qui ignorent la réalité physique et pourraient saper les bases même de la gestion forestière durable en France, au moment même où les forêts ont plus que jamais besoin de leur intervention pour affronter les impacts du changement climatique..*
🥸 FAUX -> l’UE commence à réviser son jugement sur les bienfaits du bois en tant que substitut des énergies fossiles car les rapports sont unanimes: 500 scientifiques ont alerté les responsables politiques des pollution du bois brûlé.
Sources :
https://www.canopee.ong/wp-content/uploads/2023/07/scientist-letter-to-biden-von-der-leyen-michel-suga-moon-re-forest-biomass-february-11-2021.pdf
Il en dépend notre capacité à conjuguer à la fois la préservation de notre puits de carbone, la décarbonation de l’économie par les différents usages du bois et la poursuite du développement de la chaleur renouvelable nécessaires à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone en 2050.
🥸 FAUX -> la stratégie nationale bas carbone SNBC en charge de rédiger les feuilles de route de tous les ministères réclame 12 millions de m3 de bois coupé en plus de ce qui est déjà coupé, et cela tous les ans. La filière bois c est 400.000 emplois.
SOURCES: « Une nouvelle approche de la stratégie nationale d’atténuation » par Gaëtant du Bus de Warnaffe.
Ou encore « Puits de carbone, l’ambition de la France est-elle réaliste » de I4CE (Institute for Climate Economics)
Alors que tout le monde constate depuis 2013, un effondrement des capacités des forêts françaises à absorber à stocker le carbone. Le puits de carbone de la forêt française s’est établi à 43 millions de tonnes de CO₂ par an en moyenne sur la période 2013-2021. Mais il a diminué de moitié en une décennie.
SOURCES : IGN
https://www.ign.fr/reperes/la-foret-francaise-en-2024
Dans le cadre de la directive européenne sur les énergies renouvelables en cours de révision, des propositions remettent en question le caractère renouvelable du bois énergie issu des forêts à travers une définition hors sol et un plafonnement injustifié du bois prélevé en forêt (biomasse ligneuse dite « primaire »).
🥸 IL ÉTAIT TEMPS !! C’EST CLIMATICIDE QUE DE NE PAS LE FAIRE
Faisons confiance aux nations et à leurs professionnels de la forêt dans la mise en place de règles adaptées à la singularité de leurs forêts.
L'UE voudrait imposer en Europe des mesures universelles de gestion forestière. Or, depuis des décennies, les prélèvements de bois en France sont soumis à un cadre légal très strict. Les professionnels de la filière défendent et promeuvent une gestion forestière durable, qui permet de protéger la forêt tout en préservant ses bénéfices, en matière d'atténuation du changement climatique et pourvoyeuse d'un matériau et d'une énergie renouvelables.
🥸 SURTOUT PAS -> le lobbing bois est ultra puissant. 400.000 emplois. L’ONF a énormément de mal à agir indépendant de leur pression.
Les pratiques sylvicoles, très encadrées en France, ont pour objectif prioritaire la production de bois d’œuvre (produit et récolté pour construire nos maisons et nos meubles, fabriquer nos emballages, etc.) et de bois d'industrie (pour produire du papier, des panneaux etc.).
🤨 VRAI
La production de bois-énergie intervient quant à elle en bout de chaîne, valorisant les parties de l'arbre qui n'ont pas d'autres débouchés.
🥸 FAUX -> beaucoup de prélèvements sont réalisés pour la filière BE (bois énergie) en forêt. En IDF, sur 500 000 m3 de bois prélevés en moyenne chaque année, 75,5% est brûlé.
SOURCE:
Donnes IFN 2022 et AEB Agreste 2022 publié en dec 2023
Le débouché bois-énergie, indispensable aux actes de gestion sylvicole, apporte aux propriétaires forestiers un complément de revenu indispensable à l’entretien de leur patrimoine forestier.
🤨 VRAI: c’est bien là le problème.
Les prélèvements de bois en forêt (pour le bois d’œuvre, le bois d’industrie et le bois-énergie) sont très inférieurs à l’accroissement naturel des forêts, en témoigne la surface forestière et le volume de bois sur pied qui ont doublé en deux siècles en France, et qui continuent de s’accroître.
🥸 TOTALEMENT FAUX -> S’il est vrai qu’il y a une surface forestière plus importante en 2025, la mortalité des arbres - quant à elle - a doublé en 10 ans, et l’accroissement biologique a nettement ralenti. 85% des arbres sont en mauvaise santé. Il ne peut donc pas y avoir de quoi se réjouir.
SOURCE
https://www.ign.fr/espace-presse/memento-2024
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