... aucune nation n’a encore comblé les disparités juridiques entre les hommes et les femmes. En ce moment même, en 2026, les femmes ne bénéficient que de 64 pour cent des droits juridiques dont jouissent les hommes à l’échelle mondiale. Dans des domaines fondamentaux de la vie, notamment le travail, l’argent, la sécurité, la famille, la propriété, la mobilité et la retraite, la loi désavantage systématiquement les femmes. Des normes sociales préjudiciables aux lois discriminatoires, les femmes et les filles continuent de se heurter à des obstacles tenaces, voire à une résistance, qui entravent leur accès à une justice équitable. Si les progrès se poursuivent au rythme actuel, il faudra 286 ans pour combler les disparités en termes de protection juridique. Ce n’est pas seulement un délai, c’est une capitulation.
La Journée internationale des femmes 2026, sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », lance un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels à une justice équitable, comme les lois discriminatoires, les protections juridiques insuffisantes et les pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles.
...
Connu / TG le 10/03/26 à 9:26
Hugo Micheron, chercheur en science politique à l'École des Affaires internationales de Sciences Po. Spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme. Et Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
Avec
- Hugo Micheron, politologue français, spécialiste du djihadisme en Europe
- Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, ancien directeur du Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie du Quai d’Orsay
"On avait, jusque-là, un axe iranien qu'Ali Khamenei avait développé comme étant l'une des assurances vie de l'Iran", appelé "l'axe de la résistance" qui partait de Téhéran jusqu'à Beyrouth, en passant par Bagdad, en Irak, et Damas, en Syrie, "qui a été pulvérisé", affirme sur France Inter Hugo Micheron, chercheur en science politique à l'École des Affaires internationales de Sciences Po.
"On a à la place un axe d'États faillis", ajoute le spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme, lui faisant dire qu'"il y a un nouvel ordre régional aujourd'hui au Moyen-Orient". "Ce qui s'est passé sur les deux dernières années et demie au Moyen-Orient", comme la guerre entre Israël et le Hamas ou encore la chute du régime de Bachar-al-Assad en Syrie, "va probablement déterminer les dix ou quinze prochaines années au Moyen-Orient", un moment "historique", pour Hugo Micheron.
D'autant plus qu'actuellement, l'Iran se retrouve sans dirigeant, avec la mort du guide suprême Ali Khamenei. Depuis, "on voit bien que les réseaux que coordonnait l'Iran sont aujourd'hui très décoordonnés". "Ils envoient des bombes sur à peu près tout ce qu'ils peuvent" puisqu'ils "n'ont plus de chaîne de commandement". Pour autant, les "constructions étatiques", de la région et de l'Iran "sont tout à fait solides", pour Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
À écouter
En Iran, les stocks de missiles et de drones sont loin d'être épuisés, mais la marine et les avions sont vieillissants
L'info de France Inter
1 min
"Le paradoxe et toute la difficulté de cette crise, c'est que l'Iran, ce n'est pas juste une dictature comme la Libye, avec quelques hommes de main, c'est un régime qui est là depuis plus de 40 ans et qui repose sur une structure milicienne de rue", rappelle-t-il. "Donc faire s'écrouler ce régime-là, c'est difficile." Raison pour laquelle "la grande question qui se pose", selon Justin Vaïsse, est de savoir "si effectivement Donald Trump est parti pour un changement de régime et s'il peut le faire depuis le ciel, c'est-à-dire par des bombardements".
Concernant l'attaque organisée par les États-Unis et Israël sur l'Iran le 28 février, Hugo Micheron assure que "le monde dans lequel on est aujourd'hui, c'est un monde extrêmement chaotique où les règles sont redéfinies quasiment jour après jour". "On est dans un monde de brute, de force, il y a vraiment cette brutalité des relations internationales, des guerres très ouvertes et donc on ne peut pas simplement toujours demander à jouer avec des règles que plus personne ne respecte."
L'équipe
- Alexandra Bensaid, Journaliste
- Simon Le Baron, Journaliste
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Dans la presse : Les cris de joie des iraniens, l'engrenage régional, et notre nouvel ordre mondial.
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Emmanuel Macron a prononcé son discours devant le sous-marin nucléaire « Le Téméraire », à la base de l’ile Longue, à Brest.
Un pas sur la voie de l’européanisation de la dissuasion nucléaire française
Géopolitique
Aujourd'hui
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3 min
Tr.: ... la démocratie est bafouée par le fait de détruire la confiance dans la diplomatie (déclencher une guerre alors que des négociations étaient sur le point d'aboutir)
...
*Ndlr : D.Trump met à mal la démocratie aux USA. En attaquant l'Iran avec Israel en pleines négociations, c'est l'ordre international qui continue à se dégrader après avoir porté atteinte à l'ONU. Comment sortir de ce rapport toxique à la puissance ?
Quel rôle peut jouer la médiation ? ACT
Publié: 20 janvier 2026, 19:01 CET
Auteur Kaveh Madani Director of the Institute for Water, Environment and Health, United Nations University
Déclaration d’intérêts
Kaveh Madani ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Partenaires
United Nations University
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
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Connu / TG DE bnm
FRANCESCA ALBANESE : "ON SAIT TOUT DEPUIS LE PREMIER JOUR : CE N’EST PAS DE L’IGNORANCE !" - Publié Il y a 1 jour / Le Média
• 23 vues
Gaza n’est plus seulement un drame humanitaire : c’est un point de bascule historique.
Depuis plus d’un an, un peuple entier est méthodiquement détruit sous les yeux du monde, dans ce que de nombreux experts de l’ONU qualifient désormais explicitement de génocide. Les infrastructures civiles ont été anéanties, 69 ans de développement humain effacés, l’économie de Gaza rayée de la carte. Et malgré les injonctions de la Cour internationale de justice, les bombardements continuent.
Dans ce contexte, deux voix se distinguent :
Francesca Albanese, Rapporteure spéciale de l’ONU sur la Palestine, dont les analyses juridiques bousculent la communauté internationale ; autrice de Quand le monde dort,
Et Christophe Cotteret, réalisateur de Disunited Nations, un film qui radiographie la faillite structurelle du système onusien et suit Francesca au cœur de son travail.
Ensemble, ils éclairent ce qui se joue réellement : le rôle des États, l’impunité israélienne, les pressions politiques, la guerre contre le droit international, et la question essentielle: que peut encore l’ONU ?
Visibilité Publique
Origine video.lemediatv.fr
Publié originellement 30/11/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 48min 24sec
Les niveaux de dioxyde de carbone battent des records en 2024 | Organisation Météorologique Mondiale
D’après le bulletin annuel de l’Organisation météorologique des Nations unies (OMM) publié mercredi, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) a connu en 2024 sa «plus forte hausse dans l’atmosphère depuis le début des mesures en 1957». Les deux autres principaux gaz à effet de serre (GES), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N20), ont également atteint de nouveaux records de concentration dans l’atmosphère.
...
En cause, l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui affaiblit la capacité des forêts et des océans à absorber le carbone.
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Connu / https://vert.eco/articles/un-cercle-vicieux-du-climat-la-concentration-mondiale-de-co2-dans-latmosphere-a-atteint-un-niveau-record-en-2024
Julien Delalande, Ingénieur, Le Havre et périphérie
Post du fil d’actualité
Thomas Wagner
• AbonnéLinkedIn Influencer • Abonné Fondateur de Bon Pote, le média qui alerte sur un truc pas cool : le changement climatique • Il y a 3 jours • Visible de tous sur LinkedIn et en dehors
Donald Trump vient de déclarer à la tribune des Nations unies que le changement climatique est "la plus grande arnaque jamais menée contre le monde"
Message général aux journalistes, médias et politiques : le changement climatique anthropique est un consensus scientifique. Nous n'en sommes plus à devoir débattre de cela mais à discuter des solutions. En faire un débat est une PERTE de temps.
La seule et unique façon de traiter cette déclaration est de la condamner, en rappelant que c'est un mensonge et que le doute sur l'origine humaine du changement climatique et ses conséquences a des conséquences mortelles puisque cela mène à l'inaction.
Je répète : c'est CRIMINEL de déclarer une telle phrase. C'est factuel, sans nuance à avoir.
Trump est en train d'éprouver sa tactique préférée : flood the zone with sht, “inonder la zone de mrde”. Raconter des mensonges et balancer des fake news chaque jour en attirant, monopolisant et en détournant l’attention. Chaque phrase est reprise par la presse du monde entier qui en fait une priorité, pendant que son administration orchestre, plus discrètement, une destruction méthodique.
Soyons responsables, condamnons de tels propos et ne laissons pas certains partis politiques en France les reprendre sans contradiction !
Activez pour voir l’image en plus grand.
Réactions like
Cedric Elleboode Hugo Cumer ; Corentin Mornet ; Ulrich Linnemann ; Tom Lecocq ; Eric Avondo ; Valentin Roux ; Thierry Lacombe
- Julien Delalande 14 h
Je partage bien des choses échangées ici.
J'ajoute que ce qui me semble au moins aussi grave c'est d'avoir ostracisé l'ONU dans sa logique de casser le multilatéralisme.
Je m’attèle au chantier de : "QUOI APRÈS L'ONU ?" sans attendre la fin de la 3ème guerre mondiale qui aurait commencé selon Jacques Attali...
Des volontaires ?
Chantier déjà ouvert ?
Je suis preneur de toute information consistante !
53 impressions - Julien Delalande • 1 min
Bonjour,
merci de souligner ce fait d'une extrême gravité qui entraîne les USA dans l'ABÎME et nous avec...
Mais le pire, à mes yeux, est qu'il a en plus et une fois de plus mis à mal le multilatéralisme et porté des coups dévastateurs à l'ONU.
Née de la 2ème guerre mondiale, faut-il attendre la 3ème pour faire advenir une organisation à la hauteur des enjeux de l'anthropocène ?
(Selon Jacques Atali, elle serait déjà commencée :-(
1 impression
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Elliot Dutreuil • 3e et +
Senior Sustainable Finance Analyst
(modifié)
3 j
C'est très bien souligné dans "the Apprentice", il applique les "règles" de son "mentor" (Roy Cohn) :- Attack, attack, attack
- Admit nothing, deny everything
- No matter what happens, you claim victory and never admit defeat ....
2 réponses 2 réponses au commentaire de Elliot Dutreuil
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Sarah Laurent
• 3e et +
Assistante administrative et communication FR-ANG | Suivi de projet, administration, créativité, IA, image, "thinking outside of the box", "trouveuse" de solutions | Secteurs : administrations publiques, PME, Startups.
21 h
Elliot Dutreuil : C'est un peu comme jouer aux échecs avec un pigeon, en fin de compte 😇
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Florian Doyen 🍃 • 3e et +
🌱 Mon jeu de carte Weathering - Affrontez les lobbyistes ! 🎮 Écogaming | 🎥 Créateur de contenu engagé | 🌍 Écologie & justice sociale | 🥇 Top 1% créateurs LinkedIn France
3 j
Il est très long, cet épisode de South Park.
1 réponse 1 commentaire sur le commentaire de Florian Doyen 🍃
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Stéphane Dumoulin • 3e et +
WordPress and 3D enthousiast
3 j
Florian Doyen 🍃 Quand je vois la quantité de merde qu'il a déversé dans son discours à l'ONU, South Park est dépassé là
Lien graphique pour voir le cadre de Thomas 🖥️ Vuille 💡👀
Thomas 🖥️ Vuille 💡👀
• 3e et +
Software Engineer & Problem Solver (C# / Python / TS …)
(modifié)
3 j
les Eric Ciotti, Laurent Wauquiez et probablement bien d'autres prennent surement des notes et vont probablement bientôt mimer 😫
1 réponse 1 commentaire sur le commentaire de Thomas 🖥️ Vuille 💡👀
View Olivier SIRET open to work graphic link
Olivier SIRET • 3e et +
Ingénieur Chef de projet R&D | Consultant sur les enjeux écologiques
3 j
Thomas 🖥️ Vuille 💡👀 "C'est tout p'tit, dans la tête à Ciotti" 🤭
https://youtu.be/9AzcAbZYtr4
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Jean-marc Boury • 3e et +
Qualiticien chez GEFCO Version Française (à la retraite)
3 j
Ce mec est un vieil imbécile sénile qui croit encore que la terre est plate… Lui et son Kennedy font la paire pour faire rétrograder l’Amérique vers l’âge de pierre !!! Obscurantisme, mon amour…
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🦋 Morgane Jacquet • 3e et +
Consultante et Formatrice RSE & QSE | Méthode & structuration pour une RSE intégrée, pérenne et reconnue | EcoVadis, ISO 9001-14001-45001-20121 | Co-créatrice de la Fresque des Organisations Responsables
3 j
Et pendant ce temps la cour des comptes a rappelé que l'inaction c'est 15 point de PIB. Soyons donc plus intelligent qu'un homme qui veut mettre la main sur le pouvoir du monde entier.
2 réponses 2 réponses au commentaire de 🦋 Morgane Jacquet
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🦋 Morgane Jacquet • 3e et +
Consultante et Formatrice RSE & QSE | Méthode & structuration pour une RSE intégrée, pérenne et reconnue | EcoVadis, ISO 9001-14001-45001-20121 | Co-créatrice de la Fresque des Organisations Responsables
2 j
https://www.linkedin.com/posts/cour-des-comptes_aezcologique-climatique-activity-7373631174193123329-Ckeb?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAABKRXBoBSEVZTuXDwu2ZtkvN-w5bkHh5HRg
#écologique #climatique | Cour des comptes | 143 commentaires
🌱 Face à l’urgence climatique, la Cour des comptes publie son premier rapport annuel sur la transition #écologique. Dans la continuité du rapport public annuel 2024 sur l’adaptation au changement #climatique, cette nouvelle publication dresse un état...
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xavier Bailleau • 3e et +
agriculteur
3 j
Qu'il ait tort n'a aucune importance, avec le pouvoir qu'il a, personne ne se risquera à le contredire de peur de voir son business s'effondrer, les patrons de toutes les entreprises américaines (y compris les plus grosses telles que google, apple, meta etc...) l'ont bien compris, les dollars plutôt que le climat
2 réponses 2 réponses au commentaire de xavier Bailleau
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Patricia Lotz • 3e et +
Praticienne Certifiée en Art Thérapie Dynamique® / Animatrice Certifiée au Journal Créatif®
15 h
CQFD
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Agnès FILLON • 3e et +
Supply chain - Project Manager - Supplier Performance
3 j
QI d'huître (pardon les huîtres ) 😊
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Sacha Maunier • 3e et +
Analyste de données (Python) spécialisé dans la transition écologique
(modifié)
3 j
Soutenir à la tribune de l'ONU, en 2025 (soit 46 ans après le rapport Charney, 37 ans après la création du GIEC), que "le réchauffement climatique est la plus grande arnaque jamais menée contre le monde" est d'une bêtise sans nom.
Rappelons que le réchauffement climatique tue des dizaines de milliers de personnes chaque année, et qu'en le niant, on efface aussi ces victimes et on empêche toute action.
Effectivement, c'est criminel, le terme est le bon.
...
Ndlr :
- dénoncer Trump, fasciste, et valoriser cette proposition d'OIP (Organisation Internationale des Peuples) ACT
- Continuer à dépouiller ici ACT
8 M d’abonnés - 1,4k+ -105 850 vues - 974 commentaires
#ONU #Gaza #USA
Sur X, Marco Rubio a mis en cause ses "efforts illégitimes et honteux visant à inciter la Cour pénale internationale à prendre des mesures contre des responsables, des entreprises et des dirigeants américains et israéliens".
#Gaza #ONU #USA
Connu / TG le 10/07/25 à 15:32
Des hommes portent des sacs de farine, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 juillet 2025 ©AFP
Hier, l’ONU a accusé Israël d’avoir tué plus de 1000 personnes venant chercher de l’aide humanitaire à Gaza en deux mois.
Gaza est devenu un territoire où la guerre se mène aussi par la privation. Plus de deux millions de civils y vivent sans électricité, sans accès régulier à l’eau potable, et avec moins de 10 % du volume humanitaire nécessaire pour survivre, selon l’ONU. La famine fait rage. Les hôpitaux, ciblés ou débordés, s’effondrent. Les ONG, entravées par les deux camps, sont à bout.
En plus des frappes, le gouvernement israélien verrouille tout avec un blocus renforcé, soumettant chaque convoi humanitaire à une série de contrôles qui transforment l’urgence en labyrinthe bureaucratique, et la survie en négociation. Le Hamas, de son côté, oriente la distribution de l’aide à des fins politiques. Cette double emprise transforme l’action humanitaire en instrument de guerre. L’aide devient un levier de pression ; son absence, une stratégie.
Le droit humanitaire mis à mal depuis 2008
Sommes-nous en train d’assister à un tournant ? Ce n’est pas nouveau à Gaza. Depuis 2008, les conflits successifs ont mis à mal le droit humanitaire. Mais cet été marque une rupture. Les Nations unies, l’Organisation mondiale de la Santé, le Comité international de la Croix-Rouge ou encore Médecins sans frontières ne parlent plus seulement de difficultés, mais d’obstruction systématique. Et ce glissement n’est pas cantonné à l’enclave palestinienne.
De l’Éthiopie au Yémen, de l’Ukraine à la Syrie, l’aide humanitaire est de plus en plus soumise à des logiques de guerre. Même les principes du droit humanitaire – la neutralité, l’impartialité, l’accès inconditionnel – semblent remis en cause. Les ONG sont perçues comme suspectes, les journalistes comme indésirables.
À Gaza, la presse internationale est bannie. Lundi, des journalistes de l’AFP ont publié une lettre pour alerter sur la situation de leurs collègues privés, entre autres, d’eau et de nourriture. Cette alerte, lancée après la mort de plus de 200 journalistes depuis octobre, montre que l’information, elle aussi, est devenue un champ de bataille. Ces évolutions traduisent une tendance lourde : la guerre ne se limite plus aux combats sur le terrain, elle s’exerce aussi dans la gestion ou le blocage de l’aide, et transforme la misère en arme.
Inaction générale
Comment réagissent les grandes puissances ? Leurs réactions sont révélatrices. Hier, la France a appelé à un “cessez-le-feu immédiat” à Gaza, et exigé – je cite – un « accès de la presse pour montrer ce qu’il s’y passe ». Mais son alignement diplomatique avec Israël limite sa capacité d’action. L’Union européenne en appelle au droit international, mais reste sans leviers. Les États-Unis, alliés d’Israël, déplorent la situation humanitaire tout en continuant leurs livraisons d’armes. L’ONU, paralysée par les divisions du Conseil de sécurité, assiste impuissante à l’érosion de ses propres principes fondateurs. Et dans cette inaction générale, les acteurs humanitaires doivent naviguer entre menaces armées, sanctions financières et surveillance numérique. À Gaza comme ailleurs, ils deviennent les prisonniers d’un monde où la souffrance des civils n’est plus un scandale absolu, mais un outil.
L’interrogation est donc majeure : sommes-nous en train d’assister à une bascule historique où le droit humanitaire, formalisé au 20e siècle pour limiter les souffrances en temps de guerre, devient dépassé ? En tout cas, dans les ruines de Rafah, dans les hôpitaux sans morphine, dans les appels à l’aide restés sans réponse, c’est une certaine idée de la guerre – et de l’humanité – qui vacille. Gaza n’est plus seulement une tragédie. C’est une ignominie. Celle d’un monde où l’on tue en silence, en coupant l’eau, l’aide, l’image. Et où sauver des vies devient plus que jamais un acte de résistance morale et politique.
À écouter
Israël et le droit international : jusqu'où le pays peut-il aller et avec quels soutiens ?
France Culture va plus loin le samedi
40 min
Clés : Monde Info Géopolitique Bande de Gaza Conflit israélo-palestinien Hamas Benyamin Nétanyahou
Vol. LIV
No. 4
2017
Ce numéro traite de la citoyenneté mondiale, définie comme le concept que l'identité transcende, même si elle respecte les frontières géographiques et nationales, et que nos actions sociales, politiques, environnementales et économiques se déroulent dans un monde interconnecté. Les articles examinent, entre autres, le lien entre la réduction des inégalités et la citoyenneté mondiale, la sauvegarde de la diversité culturelle et linguistique, et les droits et responsabilités dérivant du fait d'être un citoyen du monde.
...
One Ocean Science Congress Manifesto
“Science for Ocean Action”
IFREMER - CNRS
The organisers and the International Scientific Committee of the One Ocean Science Congress (Nice, 3–6 June 2025; https://one-ocean-science-2025.org) invite congress participants to endorse the following manifesto, which will be forwarded to delegates of the 2025 United Nations Ocean Conference (Nice, 9–13 June 2025).
Let the 3rd UN Ocean Conference be the conference that makes the difference!
One Ocean Science Congress Manifesto “Science for Ocean Action”
...
Act now where science is clear
The evidence is overwhelming. Inaction is indefensible.
- End harmful subsidies
- Phase out fossil fuel use
- Fully and permanently protect at least 30% of the ocean
- End illegal, unregulated and unreported fishing and ensure fair, safe working conditions at sea
Ndlr : demande faite si version fr ATT
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11004789
"
entreleslignesentrelesmots@diaspora-fr.org - il y a environ 12 heures
Communiqué de la LDH
Le 8 mai 2025 marque le 80e anniversaire de la victoire en 1945 sur l’Allemagne nazie et ses alliés européens dans la Seconde Guerre mondiale. Une victoire remportée aussi contre le régime de Vichy qui a été un complice actif des persécutions raciales nazies. S’est opérée alors, dans les ruines mais aussi dans les espoirs de la Libération, une prise de conscience mondiale de ce que la paix ne pouvait être garantie que par le respect des droits de l’Homme, les échanges et la coopération entre les nations et les Etats.
La conférence de San Francisco qui s’est tenue du 25 avril au 26 juin 1945 a adopté, au nom des peuples, une Charte qui visait à prévenir de nouveaux conflits « par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international ». Elle a jeté les bases de l’Organisation des nations unies (ONU), qui s’est attelée à la rédaction d’une Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée finalement le 10 décembre 1948, dont le préambule affirme que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité ».
#politique
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"
Une élève de l'école communautaire pour filles du village de réfugiés de Kotchandana, au Pakistan. Les femmes et les filles musulmanes peuvent être confrontées à une triple discrimination en tant que femmes, minorités ethniques et musulmanes.
Photo :UNHCR/Sara Farid
Qu'est-ce que l'islamophobie ?
se définit par la peur, les préjugés et la haine envers les musulmans. Ces phénomènes peuvent conduire à la provocation, à l'hostilité et à l'intolérance, qui se manifestent par le biais de menaces, de harcèlement, d'abus et d'intimidation envers des musulmans et des non-musulmans, à la fois dans le monde en ligne et hors ligne. Motivé par une hostilité institutionnelle, idéologique, politique et religieuse qui peut se transformer en racisme structurel et culturel, l’islamophobie cible les symboles et les pratiquants de la religion musulmane.
Cette définition insiste sur la corrélation entre les niveaux institutionnels de l’islamophobie et les manifestations de telles attitudes déclenchées par la visibilité de l'identité musulmane perçue de la victime. Cette approche interprète également l'islamophobie comme une forme de racisme, dans laquelle la religion, la tradition et la culture islamiques sont considérées comme une « menace » pour les valeurs occidentales.
Certains experts préfèrent l'étiquette « haine antimusulmane », craignant que le terme « islamophobie » ne risque de condamner toutes les critiques de l'islam et, par conséquent, puisse étouffer la liberté d'expression. Mais les droits de l'homme protègent les individus et non les religions. Et l'islamophobie peut également affecter les non-musulmans, en fonction des perceptions de la nationalité, de la race ou de l'origine ethnique.
Une marée de haine à l'encontre des musulmans
... Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres ... cette tendance inquiétante ne vise pas seulement les musulmans, mais aussi les juifs, les communautés chrétiennes minoritaires et d'autres personnes. ... position ferme contre toutes les formes d'intolérance ... exhorte les dirigeants et les individus à condamner les discours incendiaires, à sauvegarder la liberté religieuse et à promouvoir le respect et la compréhension mutuels
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Absence de politiques de promotion de la diversité
... Nazila Ghane, dans son dernier rapport https://www.ohchr.org/fr/documents/thematic-reports/ahrc5547-hatred-basis-religion-or-belief-special-rapporteur-freedom ... les États devraient également adopter des politiques et des programmes qui promeuvent la diversité et la liberté d'expression
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15 mars la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie
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Sut TG / Le Quang Kim
Avec Fridays For Future, Youth et Rise For Climate, on se remobilise le vendredi 20 septembre à Bruxelles et partout dans le monde pour une grève mondiale pour le climat avant un sommet de l'ONU sur l'avenir
Pour garder un monde viable , la pression sur le monde politique doit continuer et augmenter!
Rdv 17h30 gare centrale de Bruxelles avec des concerts avec le chanteur Getch et la chanteuse Ucci Why et ensuite une marche pour le climat et la justice sociale avec la participation du climatologue Jean-Pascal van Ypersele ancien vice-président du Giec
Nous voulons : le respect de l’Accord de Paris
La fin des subventions publiques aux énergies fossiles et un Traité de Non-Prolifération par l'UE
Le droit universel à l'eau et la protection des forêts.
&
https://www.facebook.com/share/yrh8iANroWBiqbAk/
Le siège des Nations Unies à New York, où s’ouvre aujourd’hui l’Assemblée Générale ©AFP - Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Le Conseil de Sécurité de l’ONU est paralysé par les grandes puissances, et l’Assemblée Générale, qui s’ouvre aujourd’hui, n’a aucun pouvoir impératif. Alors que les conflits se multiplient dans le monde, comment sauver la gouvernance mondiale ?
L’Assemblée Générale annuelle des Nations Unies s’ouvre aujourd’hui à New York, et ça me laisse perplexe… Le monde connait actuellement deux guerres majeures, en Ukraine et au Proche-Orient ; plusieurs autres conflits dramatiques comme le Soudan, d’autres encore qui menacent, comme en Mer de Chine. Et les Nations Unies, dont c’est la mission première, sont inaudibles, impuissantes.
On en connait la raison, bien sûr : c’est la paralysie du Conseil de Sécurité, l’organe suprême de l’organisation, dans lequel cinq pays, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, disposent d’un droit de véto qu’ils se sont octroyés comme une assurance-vie en 1945. Si les Européens n’en abusent pas, les trois grandes puissances l’utilisent pour protéger leurs « amis », ou, dans le cas de la Russie, pour couvrir ses propres crimes en Ukraine. Oubliez donc le Conseil de sécurité tant que dureront les deux guerres qui les concernent directement ou indirectement.
Diplomatie de couloirs
L’Assemblée générale, c’est une autre histoire. C’est l’instance de la démocratie universelle, un pays, une voix, les gros comme les petits, les puissances nucléaires comme les îles Fidji. C’est là que tout devrait se passer, sauf qu’il y a hic ! Le problème est que tout le monde se moque de ce qui se passe à l’Assemblée générale : ses résolutions n’ont aucun caractère impératif. L’Assemblée Générale parle, mais personne n’écoute. Il fut un temps où les chefs d’État se pressaient quand même à l’Assemblée Générale annuelle, en septembre, pas tant pour savoir ce qu’elle allait voter, mais pour écouter les principales déclarations, pour se rencontrer dans les coulisses. Même cette dimension de diplomatie de couloirs a perdu de son intérêt dans une période d’affrontements.
Alors que faire ? Faut-il se résigner à voir mourir les Nations Unies comme, dans les années 1930, on a assisté au lent déclin de son ancêtre, la Société des Nations, avec le risque de la guerre généralisée ? Si on reprend l’histoire du siècle écoulé, la SDN a été fondée après 14-18, pour empêcher la guerre. Elle a échoué, on le sait. Il y a eu la Seconde Guerre mondiale, et donc, les Nations Unies, dotées de pouvoirs accrus, celui des sanctions ou de l’envoi casques bleus.
Nouvel ordre mondial
Force est de constater que ça ne marche pas, que le système imaginé en 1945, sans les pays colonisés, sans les vaincus de la guerre, et en protégeant les plus puissants avec le droit de véto, n’a abouti qu’à une nouvelle impasse dangereuse. Les deux premières tentatives de gouvernance mondiale, la SDN et l’ONU, ont été le produit de guerres mondiales. L’enjeu des conflits actuels est de nouveau l’établissement d’un rapport de force mondial, entre un Occident sur la défensive, des puissances autoritaires en action, et un monde émergent au sud ,qui réclame sa place autour de la table.
De cet affrontement, direct et indirect, sortira un nouvel ordre mondial. La question est de savoir dans quel état sera le monde d’après, celui qui succèdera à l’ONU d’aujourd’hui, et aux guerres que personne, et surtout pas l’ONU, n’est en mesure d’empêcher. C’est une question qui devrait nous hanter, mais qui, hélas, est bien loin de nos débats politiques.
À écouter : Assemblée générale : l’ONU en état de mort cérébrale ?
Le 18/20 · Un jour dans le monde
36 min
Clés : Monde Géopolitique Guerre en Ukraine Vladimir Poutine Conflit israélo-palestinien ONU Seconde Guerre mondiale
Billet de blog 2 septembre 2024
J’étais en Palestine occupée en octobre et novembre. En moins de deux heures, j’y ai vu l’espace se figer, les villes et les villages enfermés, les camps de réfugiés dévastés, un gosse hébété venir me voir pour dire : « cette nuit, ils ont tué mon copain ». M. Macron, prestidigitateur orwellien de la fabrique que l’oubli, vous n’êtes pas seulement un témoin passif, mais un acteur complice. Est-il permis d’espérer un sursaut ?
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Déclaration de Monsieur Riyad Mansour, observateur permanent de l'État de Palestine auprès des Nations Unies, devant le Conseil de sécurité de l’ONU
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1,14 M d’abonnés - 6,5k+ - 95 965 vues - 1 059 commentaires #Israël #ONU #Gaza
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« Les crimes contre l’humanité d’extermination, de meurtre, de persécution fondée sur le genre ciblant les hommes et les garçons palestiniens, de transfert forcé, d’actes de torture et de traitements inhumains et cruels, ont été commis » par Israël. Voici les conclusions d'enquêteurs indépendants missionnés par l'ONU et chargés d'investiguer sur les attaques du 7 octobre et l'offensive israélienne sur la bande de Gaza. De cette enquête, un rapport a été publié et présenté le 19 juin 2024 par Navi Pillay, la présidente de la commission d'enquête lors de la 56ème session du conseil des droits de l’homme. Blast vous résume les enjeux de ce rapport.
Journaliste : Yanis Mhamdi
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Devant l’ONU à Genève, au nom du peuple humain : cessez-le-feu - 3 févr. 2024 / JEAN-LUC MÉLENCHON
959 k abonnés - 0+ - 5556 vue - 282 commentaires
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à Genève le 3 février 2024 à l'occasion d'une marche vers le siège de l'ONU avec une délégation insoumise pour exiger un cessez-le-feu-immédiat à Gaza.
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Tr : ... génocide ... occupation ...
Connue / mel du 21/11/23 à 13:39
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Excellente intervention de la représentante de la Palestine à l'ONU, Mme Nada Abu Tarbush, à voir, à revoir et à diffuser
Elle démonte magistralement et talentueusement la désinformation israélienne point par point
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Connu / TG le 20/10/23 à 09:40
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1. Blâmer les Etats plutôt que les COP, épisode 1
C'est l'élément le plus saillant d'avant COP27 : les rapports publiés par les différentes agences internationales sont catastrophiques. Selon les dernières données de synthèse de l'ONU https://unfccc.int/news/climate-plans-remain-insufficient-more-ambitious-action-needed-now, les plans climats des Etats vont encore augmenter les émissions mondiales de 10,6% d'ici à 2030 alors qu'il faudrait qu'elles baissent de 45% (par rapport à 2010). La faute en revient aux gouvernements des Etats – aucun n'est à la hauteur des enjeux – et non aux COP elles-mêmes.
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Pour le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE), 2022 aura été une « année gachée »
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cet écart abyssal entre le réel et le souhaitable n'est pas nouveau : il puise sa source dans l'Accord de Paris lui-même et dans le fait que les Etats n'aient pas prévu de mécanisme pour nous garantir que cet écart soit résorbé ... Les promesses de « neutralité carbone » d'ici à 2050 des Etats et des entreprises multinationales sont donc aujourd'hui sans consistance
2. Blâmer les Etats plutôt que les COP, épisode 2
... nous font honte ... promettre 100 milliards d'euros par an ... seuls 83,3 milliards de dollars ont été comptabilisés par l'OCDE pour l'année 2020. Certes en hausse de 4% par rapport à 2019 mais il manque encore près de 20% des financements promis ... les pays pauvres, qui ne sont pas responsables du changement climatique actuel, paient donc le prix fort
3. Peut-on dès lors disculper les COP de toute responsabilité ?
... Non ... les utiliser pour ce qu'elles permettent, tout en mettant en lumière les décisions qu'il faudrait prendre par ailleurs ...
a. les COP n'ont pas mandat, et ont même l'interdiction, d'édifier des règles et institutions qui auraient pour fonction de réguler l'économie mondiale
... l'incroyable machine à réchauffer la planète que sont l'économie mondiale et les entreprises multinationales ...
b. Est-il possible de contenir le réchauffement climatique en deçà de 1,5 °C ou 2 °C sans ne jamais mettre à l’index les énergies fossiles pourtant à l’origine de près de 90 % des émissions mondiales de C02 ? Non, c'est évident. C’est pourtant ce qu'ont fait les négociations climatiques internationales depuis près de trente ans
... discuter des symptômes ... sans traiter les causes, ces quantités astronomiques d’énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole) qui alimentent notre insoutenable économie mondiale. C’est insensé. Extravagant même. Mais une réalité implacable : depuis la première COP organisée en 1995 à Berlin, il n’a jamais été question de limiter à la source la production de charbon, de gaz et de pétrole ... la COP26 à Glasgow pour que les énergies fossiles soient mentionnés dans un texte de décision de COP, dans une version totalement édulcorée et vidée de sa substance. Décider d'un moratoire ou interdire l'exploitation de nouveaux gisements d'énergies fossiles est pourtant requis tant par le dernier rapport du GIEC que par l'Agence internationale de l'énergie ...
c. les COP ne peuvent pas réaliser ce que l'Accord de Paris a exclu qu'elles puissent faire
... contributions volontaires et déterminées au niveau national ... course de lenteur, chacun retardant autant que possible des engagements supplémentaires ...
4. Que peut-on attendre de la COP27 ?
... résumé ... :
- maintenir les enjeux climatiques dans l'arène internationale à l'heure où les conflits géopolitiques (Ukraine, Corées et Asie en général, etc) s'intensifient et la crise économique pointe son nez ;
- renforcer la pression sur les pays riches pour la reconnaissance et la mise en œuvre d'un dispositif de pertes et dommages qui permette aux pays pauvres victimes des conséquences du réchauffement climatique d'obtenir des financements et soutiens adéquats ;
- augmenter les financements des politiques et mesures d'adaptation, jusqu'ici trop souvent oubliées des priorités des négociations climatiques ;
- atteindre enfin les 100 milliards de dollars par an de financements climat pour les pays du Sud, avec une primauté pour les dons plutôt que pour les prêts tels qu'actuellement (71%)
- obtenir des débuts de négociation sur la mise en œuvre de l'article 2.1(c) de l’Accord de Paris, laissé en suspend jusqu'ici, qui promet de rendre “les flux financiers compatibles avec un profil d'évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques” ;
- peser pour empêcher au maximum que les dispositifs de finance et de compensation carbone s'étendent encore ;
- concrétiser les engagements des Etats en matière de fin des subventions aux énergies fossiles ;
- commencer à préparer la COP28 en 2023 qui est celle visée par l'Accord de Paris pour établir un « bilan Mondial » des politiques climatiques et, à cette occasion, concourir à augmenter la pression sur les Etats pour qu'ils donnent plus d'ambition à leurs politiques climatiques
...
une COP d'entre-deux, entre une COP26 à Glasgow en 2021 qui aurait du permettre de plus grandes avancées et une COP28 en 2023 qui doit faire la démonstration que les mécanismes de l'Accord de Paris permettent effectivement une progression des politiques climatiques nationales. Ce qui n'est pas gagné.
...
Pour ce qui concerne la France, je vois trois débats :
- puisque l'année 2022 s'annonce comme la plus chaude ... accroître la pression sur l'exécutif français pour obtenir des politiques climatiques bien plus ambitieuses (financement des mobilités collectives et douces ; politiques d'isolation du bâti ; mesure de réduction des « inégalités-carbone », etc) ;
- ... continuer à mettre à l'index les insoutenables investissements de TotalEnergies, Engie & co dans le pétrole et le gaz ;
- puisque Emmanuel Macron vient d'annoncer que la France allait se retirer du Traité sur la charte de l’énergie ... l'une des toutes premières fois que des règles ou institutions nés avec la mondialisation sont officiellement reconnues comme antinomiques avec la lutte contre le réchauffement climatique ... revoir de fond en comble les institutions et les règles qui organisent la mondialisation et l'économie mondiales.