81 min - Disponible jusqu'au 23/11/2025
À la télévision le dimanche 7 septembre à 02:15
Info et société
Enquêtes et reportages
Documentaire
Comment de puissants acteurs (Chine, Russie, pays du Golfe, multinationales américaines…) s'approprient l'eau et les terres arables, notamment en Afrique. Une investigation éloquente, mise en scène comme un thriller.
C'est aux États-Unis que Nathan Halverson, grand reporter du Center for Investigative Journalism (CIJ), une organisation à but non lucratif, débute une enquête qu'il va mettre plus de sept années à boucler avec sept autres journalistes de choc, rompus à la clandestinité et à ses méthodes. Comment et pourquoi le groupe chinois Shuanghui a-t-il pu acquérir en 2013 la multinationale américaine Smithfield Foods, soit un quart de la production états-unienne de viande de porc ? Ayant découvert que l'État chinois était secrètement à la manœuvre, il s'intéresse ensuite au désespoir des fermiers de l'Arizona : depuis qu'une société saoudienne a acquis en toute légalité 40 kilomètres carrés de terres en plein cœur de cet État aride, où elle prélève jour et nuit 13 000 litres d'eau à la minute, la plupart des puits alentour se tarissent… En suivant l’argent, l’enquête, bientôt tentaculaire, va mener Halverson et son équipe aux projets autrement plus vastes menés par ces puissants acteurs, mais aussi par les Émirats arabes unis, la Russie, de grosses firmes à Wall Street et l'une des figures les plus controversées du milieu des affaires : Erik Prince, ex-PDG de Blackwater, multinationale de mercenariat, qui a notamment opéré en Irak et en Afghanistan. Pendant ce temps, Vladimir Poutine planifie l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, qui a eu le front de couper l’une des principales sources d'irrigation de la Crimée conquise en 2014.
Le droit du plus fort
L'eau et l'alimentation constituent "le pétrole" du XXIe siècle. Faire main basse aujourd'hui sur ce qui, selon toute vraisemblance, va manquer demain en raison du changement climatique représente un investissement rentable à coup sûr, en même temps qu'une garantie de stabilité et de puissance. Pour la plupart légales, ces opérations se font au détriment de populations entières, par exemple en Zambie, où l'équipe du CIJ est refoulée dès l'aéroport de Lusaka malgré ses visas conformes. Aussi leurs instigateurs, qui ont appris du printemps arabe, déclenché entre autres par la hausse record des prix du blé, les mènent-ils dans le plus grand secret. Couronnée d'un Emmy Award collectif et orchestrée comme un thriller, cette investigation met en lumière des stratégies destructrices, misant sur la guerre de tous contre tous et le droit du plus fort. Mais elle souligne aussi qu'il est encore temps de les combattre, politiquement et juridiquement, et qu'un partage équitable et durable permettrait de nourrir une humanité plus nombreuse à l'horizon 2050.
Réalisation Gabriela Cowperthwaite
Pays Etats-Unis
Année 2022
Published: 26 avril 2025 (2 semaines ago)
Category : Communiqués
Communiqué de presse :
Depuis quelques semaines, des travaux sont en cours sur les deux bassines de Vivonne qui sont en friche depuis 2005 afin d’y installer des parcs photovoltaïques.
La Confédération Paysanne de la Vienne tient à rappeler que la construction de bassines engendre la destruction de terres agricoles, ici c’est plus de 13 hectares de terre qui ont été détruits pour construire deux cratères qui, de plus, n’ont jamais pu être utilisés.
Nous tenons aussi à rappeler que c’est bien la chambre d’agriculture de la Vienne, donc l’ensemble des agriculteurs et des propriétaires de terres agricoles qui ont financé l’ensemble de ce sinistre soit plus de 1 500 000 € aux alentours des années 2010.
Les irrigants qui souhaitaient bénéficier de ces ouvrages ont engagé, à leur profit, la chambre d’agriculture dans la maîtrise d’ouvrage, tâche qui était bien au-delà de ses capacités. Ils ont ensuite fait supporter l’ensemble du coût du sinistre à la chambre d’agriculture.
L’ASA du Clain Moyen, structure porteuse du projet, et les entreprises qui ont réalisé les travaux avaient pourtant eux aussi de grosses responsabilités dans ce fiasco.
Nous rappelons aussi :
– Que le stockage de tels volumes d’eau dans les bassines comporte des risques qui sont souvent négligés.
– Que différentes études consécutives à cet accident ont conclu que les deux bassines n’étaient pas réparables et qu’il était trop risqué de construire ce type d’ouvrage dans des sols karstiques. Hors l’ensemble du bassin du Clain est en zone karstique et de nombreuses bassines y sont encore en projet.
Tous les projets de construction soumis à autorisation, comme les bassines, sont soumis à l’obligation de remise en état du terrain à la fin de leur usage. Or ici l’autorisation des deux parcs photovoltaïques dispense les propriétaires des bassines d’une coûteuse remise en état du terrain. L’artificialisation des terres agricoles est malheureusement le plus souvent irréversible.
Le photovoltaïque au sol permet une rente foncière importante or ici ce sont bien les propriétaires du terrain qui vont en bénéficier et rien ne reviendra à la chambre d’agriculture alors que c’est elle qui a injustement supporté le sinistre.
Contacts :
Pierre Jean Clerc : 06 15 40 09 67
Nicolas Fortin : 06 85 65 75 92
Courriel : confederationpaysanne86@gmail.com
1 638 signatures - il y a 1 mois - Catégorie : Biodiversité
Destinataire(s) : Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, et élus communautaires de Plaine Limagne
STOP au projet d'une déchetterie de 10 000 m² sur des terres agricoles à St Clément de Régnat !
Campagne lancée par Préservons Saint-Clément
Le SBA (Syndicat du Bois de l’Aumône) cherche à implanter sur notre commune rurale de 500 habitants un pôle de valorisation des déchets. Ce projet se situe sur des terres agricoles cultivées, à moins de 300m des habitations les plus proches, et en surplomb d'un ruisseau (le Biolet, affluant du Buron).
Nous demandons l'abandon de ce projet pour les raisons suivantes :
- Bétonnisation de 10 000 m² de terres agricoles cultivées
- Risque de pollution du ruisseau (absence d'assainissement collectif sur la commune)
- Dégradation de la biodiversité (haies à proximité)
- Nuisances sonores, visuelles, olfactives
- Risque routier accru
- Dégradation de la qualité de l'air
- Risque de déchets et de dépots sauvages sur la voie publique, les champs et chemins communaux
- Impact sur le paysage.
Cette vague de chaleur précoce n’est qu’un avant-goût de ce que va vivre l’Espagne les prochaines années, c’est l’un des pays européens les plus touchés par le changement climatique à un niveau tel que 75% de son territoire est en voie de désertification selon l’Onu.
Texte: Laurie Debove Photographie: Adri Salido / Anadolu Agency via AFP
...
A tel point que « les indices hydriques des sols agricoles espagnols vont atteindre les niveaux du Sahara », alerte l’agro-climatologue Serge Zaka
...
La Coordination des Organisations d’Agriculteurs et d’éleveurs (COAG) estime que 60 % des terres agricoles espagnoles sont asphyxiées par des pertes « irréversibles », les terres sèches étant pratiquement entièrement dégradées.
...
En finir avec un système économique mortifère est devenu prioritaire. Les conditions de Vie sur Terre telles que nous les connaissions sont en train de changer radicalement, et chaque dixième de degré supplémentaire évité sera une victoire cruciale pour l’ensemble du Vivant.
...
Connu / https://wegreen.fr/post/197071
Dans son livre « Hold-up sur la terre » (éditions Seuil), la journaliste Lucile Leclair a enquêté sur le rachat des terres par de grandes
Connu / TG le 26/02/23 à 20:16
Agriculture et alimentation
Le photovoltaïque sur terres agricoles, aussi appelé « agrivoltaïsme », est au menu de la discussion du projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables, qui démarre, le 2 novembre, au Sénat. Ce système est à l’origine d’inquiétudes grandissantes dans le monde de l’agriculture.
...
ÉCOLOGIE Reportage - 43 commentaires
Mots-clés agriculture biodiversite Climat Grand Paris inondations sciences urbanisme
En grande couronne parisienne, l’extension d’un quartier de laboratoires et d’entreprises menace des terres agricoles. Les bénéfices économiques du métro du Grand Paris qui doit y passer reposent sur le bétonnage de champs. À contre-courant des préconisations internationales qui supplient de protéger les milieux vivants.
...
le collectif Urgence Saclay pointe les contradictions de l’État : « Pourquoi faire d’un côté une loi pour protéger et de l’autre aménager ? » La zone non urbanisable est délimitée par un décret en Conseil d’État. Ce qu’un texte a fait, un autre peut le défaire, craint sa fondatrice, Fabienne Merola, chercheuse à la retraite. « L’impact sur des terres agricoles de la ligne 18 (à laquelle il convient d’ajouter les travaux du conseil départemental 91 sur la RD36) est d’environ 40 hectares pour la phase chantier et de 22 hectares en phase d’exploitation », assure la SGP. La loi restreint l’artificialisation au périmètre des zones d’aménagement concerté (ZAC). « Ce périmètre strict favorise l’aménagement d’espaces publics et de parcs naturalistes généreux ainsi qu’une transition paysagère », affirme l’EPA de Saclay. Pourtant, si l’on additionne la superficie des trois ZAC d’ores et déjà validées, cela représente 663 hectares – dont 400 de parcelles autrefois agricoles, selon Urgence Saclay.
...
Connu / https://twitter.com/Lindgaard/status/1421379098438475785
Victor Vauquois @VictorVauquois · 9h
Face aux JO qui prévoient de toujours + urbaniser l'IDF (coucou @2024Saccage
), le collectif de défense des jardins ouvriers d'Aubervilliers se bat contre les travaux du Grand Paris Express qui veulent sacrifier ces parcelles de terre...
A soutenir ici ! https://jardinsaubervilliers.fr
Image - 2 - 1 - 1
1 240 ont signé
Qui sommes-nous ?
Le Collectif citoyen "Cessez la ligne 18" s'est créé fin 2020 et regroupe des citoyen•nes, habitant•es, étudiant•es, scientifiques, travailleur•ses, élu.es, agriculteur•trices, de toutes sensibilités sur le plateau de Saclay en Essonne.
...
Projet ruineux et surdimensionné qui induira un désastre environnemental et mettra en péril l'avenir d’une agriculture locale nourricière pour notre territoire.
Nous demandons un moratoire des travaux et un grand débat public sur l'ensemble du projet.
Voir le reportage du Petit ZPL : https://www.youtube.com/watch?v=ARdZjH-HUIg
Notre message pour construire ensemble un projet alternatif à la Ligne 18 qui soit responsable écologiquement et socialement :
• NON à l'urbanisation massive du plateau de Saclay
• NON au doublement de la RD36, préfiguration d’une future autoroute urbaine de contournement de l’ouest parisien
• OUI au Transport Commun en Site Propre (TCSP) entre Massy et Versailles-Saint-Quentin
• OUI à la préservation des TERRES AGRICOLES du plateau, parmi les plus fertiles d’Europe
• OUI au développement et à l’amélioration des transports en commun existants, et au développement des liaisons douces
Le coût prévisionnel de la Ligne 18 n’a cessé d’augmenter et s'élève maintenant à près de 4,5 milliards d'euros.
...
fin programmée de l’agriculture sur le plateau de Saclay, et donc de la soi-disant « sanctuarisation » de la Zone de Protection Naturelle Agricole et Forestière (ZPNAF).
...
mettre en œuvre des solutions alternatives de transport, plus économiques, s’appuyant sur le renforcement des infrastructures existantes (RERs B, C et D), répondant mieux aux réalités des déplacements (liaisons Paris-banlieues et plateau - vallée). Ces alternatives permettraient une réelle réduction du trafic routier.
...
REJOIGNEZ LE COLLECTIF "Cessez la Ligne 18 !" : cessezlaligne18@riseup.net
Connue / https://twitter.com/GP_Paris/status/1371161663727095811
"
Greenpeace Paris @GP_Paris · 5h
14/03: Soutien au Collectif contre la ligne 18 du Grand Paris✊! Ce projet inutile met en péril les terres agricoles du plateau de #Saclay. 4,5 milliards d’euros dépensés alors que d'autres solutions existent !
FB➡️https://m.facebook.com/nonalaligne18
0 - 6 - 9
"
Après l’abandon d’EuropaCity, les terres agricoles de Gonesse toujours menacées par le béton #sermentdutriangle #ouiauxterresdegonesse
10215 ont signé
... En ce début d’année, la Société du Grand Paris annonce la reprise des travaux de la gare, qui rendrait inéluctable l’urbanisation de la zone. Les scientifiques et la Convention citoyenne sur le climat clament pourtant l’absolue nécessité de ne plus porter atteinte aux terres agricoles : toute nouvelle bétonisation accroît la menace sur notre avenir.
...
Rejoignez-les en signant le Serment du Triangle.
...
examiner le projet CARMA, qui propose, pour un coût bien moindre qu’une gare et une ZAC d’un autre temps, d’approvisionner les cantines scolaires et les marchés locaux en produits frais et de saison. Des fermes de maraîchage, d’horticulture et de céréaliculture, des vergers, de l’élevage, des jardins familiaux et associatifs, des conserveries et des brasseries peuvent démarrer tout de suite. Un tel projet, qui créerait des emplois non délocalisables et qualifiants dans une zone fortement touchée par le chômage et la précarité, améliorerait aussi le cadre de vie des habitants, malmené par les infrastructures de transport et de logistique. Des métropoles européennes comme Milan et Barcelone ont prouvé que l’agriculture péri-urbaine pouvait être une source de prospérité pour un territoire. Des pans entiers de la population française, et tout particulièrement sa jeunesse, l’appellent de leurs vœux.
Face aux dangers qui pèsent sur nous tous, chacun de nous est symboliquement propriétaire des terres de Gonesse et peut, en signant le Serment du Triangle, s’engager à les protéger contre les ambitions mortifères qui risquent de détruire notre patrimoine commun.
Pour en savoir plus sur l’actualité de la mobilisation citoyenne : https://ouiauxterresdegonesse.fr
...
Connu / https://twitter.com/CPTGonesse/status/1362993504138444803
"
Collectif Pour le Triangle de Gonesse @CPTGonesse · 19h
Pour que la #gareégarée et la #ZACfantôme du Triangle de #Gonesse cèdent la place à http://carmapaysdefrance.com:
- signez
- soutenez la ZAD lancée le 7 février par un don https://helloasso.com/associations/cptg/formulaires/1/widget
- ou proposez vos dons, avant de les apporter sur place #soutien - 0 - 8 - 8
"
Près de 300 personnes se sont retrouvées dimanche 17 janvier sur le triangle de Gonesse (Val-d’Oise). Elles s’opposent au projet d’une future gare de métro du Grand Paris au milieu des champs. Les militants veulent préserver les dernières terres agricoles au nord de la capitale pour en faire un lieu dédié à la transition écologique.
...
Ces militants croyaient pourtant avoir gagné en novembre 2019, lorsque le gouvernement avait annoncé l’abandon d’Europacity. Une victoire en trompe-l’œil : les cent dix hectares de terres agricoles sont loin d’être préservés de l’artificialisation. ...« Le rapport penche pour l’abandon de la gare et de la zone d’activité car elles sont déjà assez nombreuses dans la région », analyse Bernard Loup, l’un des militants historiques du CPTG
...
Éric Piolle, maire de Grenoble, décidément sur tous les fronts ces dernières semaines. Il n’est pas le seul à avoir fait le déplacement : de Yannick Jadot à Marie Toussaint, députés européens EELV, en passant par Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France EELV, Aurélien Taché, député du Val-d’Oise ex-LREM ou encore Clémentine Autain « Aujourd’hui, moins de 2 % de ce qui est consommé en Île-de-France provient de la région. Nous devons augmenter nos productions en circuit court et le projet Carma est porteur d’espoir car il répond aux besoins des personnes et pas aux besoins du capitalisme », assure la députée de Seine-Saint-Denis (France Insoumise).
...
Répondre aux défis de la souveraineté alimentaire, apparus au grand jour lors du premier confinement, favoriser l’agriculture en circuits courts et encourager la transition écologique sont justement les objectifs du projet Carma https://reporterre.net/Plutot-que-le-beton-a-Gonesse-une-belle-alternative-est-possible. Après des années de travail, tout est prêt à être lancé, comme l’explique Dominique Picard, présidente de l’association Carma https://reporterre.net/Apres-l-abandon-d-EuropaCity-l-espoir-d-une-agriculture-locale-et-ecologique
Comment mener une transition énergétique en phase avec une transition agricole et alimentaire ? C'est le pari du travail collectif mené avec Solagro et négaWatt pour réaliser un décryptage que nous partageons via une série de 3 web'EnR. Ce 1er web'EnR est consacré aux parcs photovoltaïques au sol.
Objectifs
Ces web’EnR sont destinés aux paysans, agriculteurs, acteurs ruraux qui se posent des questions sur les énergies renouvelables, mais aussi aux acteurs engagés de nos structures qui veulent approfondir la compréhension de ces enjeux.
Travail collectif mené par Enercoop, Terre de liens et Energie Partagée avec le soutient de Solagro et négaWatt, il s’agit en 3 web’EnR de donner des clés de réponse pour comprendre les liens entre ces deux indispensables transitions, et avant tout montrer que celles-ci peuvent se renforcer, mais sous certaines conditions !
Ce 1er web’EnR est consacré à la question suivante : Les parcs photovoltaïques au sol consomment ils des terres agricoles ?
https://www.youtube.com/watch?v=Zh3Y4x3gzEs à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?AEkhyQ
C’est une crainte très fréquemment exprimée : les parcs photovoltaïques au sol soustrairaient des terres agricoles à leur vocation première ou principale – selon les visions – qui est de produire des aliments.
animé par :
- Isabelle Meiffren et Jean-Luc Bochu de Solagro
- Vincent Baggioni d’Energie Partagée Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur
Programme
- Quelle est la part de responsabilité des parcs photovoltaïques au sol dans la perte de terres agricoles aujourd’hui ?
- Quels besoins d’espace pour les centrales au sol dans les années à venir ?
- Questions / Réponses
Le support Téléchargez le support d’Isabelle Meiffren, Jean Luc Bochu et Vincent Baggioni https://energie-partagee.org/wp-content/uploads/2020/01/2101_Webinaire_PV_Versionfinale.pdf
C’est une crainte très fréquemment exprimée : les parcs photovoltaïques (PV) au sol soustraient des terres agricoles à leur vocation première ou principale - selon les visions - qui est de produire des aliments, pour les humains et les cheptels. Quelle est la part de responsabilité des parcs photovoltaïques au sol dans la perte de terres agricoles aujourd’hui ? Quels sont les besoins d’espaces pour les parcs au sol dans les années à venir ?
... deux dynamiques différentes. L’urbanisation au sens large, c’est-à-dire la construction de bâtiments et la création d’infrastructures (routes, transports collectifs, zones d’activités, équipements) est le phénomène le plus connu, le plus visible. Il a affecté et affecte encore des terres agricoles, en ceinture des villes et des aires urbaines et en périphérie de villages. Phénomène moins connu, la perte de terres agricoles dans les arrière-pays et dans les zones de montagne. Abandonnées par l’agriculture, ces terres retournent peu à peu à la forêt.
... besoin cumulé de surfaces de l’ordre de 30 000 à 40 000 hectares d’ici à 2030. Ces surfaces peuvent être des friches industrielles, des friches militaires, des parkings, etc.
Par ailleurs, des projets plurifonctionnels qui concilient production d’énergie et activités agricoles commencent à voir le jour, et leurs performances analysées.
...
Conclusion :
...
Une analyse rigoureuse des projets au cas par cas paraît préférable à une sanctuarisation a priori de toutes les terres abandonnées par l’agriculture, dans la mesure où des synergies entre la production d’électricité et de nouvelles activités agricoles peuvent se créer, avec l’adhésion des agriculteurs et des communautés d’acteurs dans les territoires.
Si effectivement les sols couverts par les parcs photovoltaïques ont changé d’utilisation et peuvent être qualifiés d’artificialisés, cette artificialisation est toute relative : il est bien plus facile de démonter un parc au sol pour la « rendre » si besoin à la biodiversité ou à l’agriculture, que de transformer un lotissement en terre à blé.
Les premiers retours d’expérience devraient nous fournir très prochainement des références nationales sur l’agrivoltaïsme.
Par ailleurs, la récente création de l’observatoire sur l’artificialisation des sols, dans le cadre du Plan biodiversité, fait partie des dispositifs de vigilance qui permettront d’objectiver les enjeux9.
Enfin, de plus en plus de porteurs de projets de toutes tailles font appel à l’investissement participatif et citoyen, ce qui devrait faire monter ces projets en qualité, transparence, et acceptabilité.
...
article est issu d’un travail collectif mené par Enercoop, Energie Partagée et Terre de liens pour comprendre et donner des clés de réponse sur les liens entre transitions agricole et énergétique, en s’appuyant sur le travail de décryptage de l’Association négaWatt et Solagro, et avec le soutien de l’Ademe https://energie-partagee.org/transition-agricole-transition-energetique-les-citoyen-ne-s-font-le-lien/
Sources et références
Service de la statistique et de la prospective et Statistique agricole annuelle : http://agreste.agriculture.gouv.fr/la-statistique-agricole/
Artificialisation : de la mesure à l’action, Ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer – CCGD Analyse THEMA, janvier 2017, disponible sur : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Th%C3%A9ma%20-%20Artificialisation.pdf
Données obtenues par extrapolation des surfaces qualifiées de terres agricoles et occupées par les parcs photovoltaïques au sol dans le cadre de l’appel à projet CRE 3 à l’ensemble des appels d’offres.
Tension sur l’espace villageois contemporain. Les mécanismes de prévention des conflits liés à l’implantation de parcs solaires en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Baggioni V., 2017, thèse de sociologie, Aix-Marseille Université, disponible sur : https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-02050292
Tableau de bord : solaire photovoltaïque SDES, Service de la donnée et des études statistiques, 2019, disponible sur : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/
La ruée vers le photovoltaïque, nouvel or bleu, THOMANN S., 2012, in J. Dubois. et S. Thomann (dir.), Tensions sur les champs et les bois. L’essor des énergies vertes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Éditions de l’Aube, p. 17-91
Programmation pluriannuelle de l’énergie, disponible sur : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programmations-pluriannuelles-lenergie-ppe
Évaluation du gisement relatif aux zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales photovoltaïques – Ademe Transénergie, avril 2019, rapport et synthèse, disponibles sur : https://www.ademe.fr/evaluation-gisement-relatif-zones-delaissees-artificialisees-propices-a-limplantation-centrales-photovoltaiques
http://www.ign.fr/institut/actus/observatoire-suivi-lartificialisation-sols et https://artificialisation.biodiversitetousvivants.fr/
Clés : photovoltaïque ; artificialisation ; terres agricoles ; agriculture ; panneaux photovoltaïques
Connu / https://twitter.com/decryptenergie/status/1272470762675417090
"
@EnergiePartagee et @SolagroFR reviennent sur cette question récurrente dans un #webinaire d'une heure, organisé dans le cadre d'un travail collectif mené par @Enercoop_SCIC @Terredeliens et @EnergiePartagee
avec les contributions de @SolagroFR et de @nWassociation
Décrypter l'énergie @decryptenergie · 10h ➡ Article détaillé - 0 - 1 - 1
"
Ndlr : est-ce convainquant ? approfondir ACT
Dans la plaine de France, au nord de Paris, les élus ont voté l’agrandissement de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et le bétonnage d’une partie des terres du triangle de Gonesse. Des associations écolos ont déposé un recours en contentieux contre cette décision, représentative d’un monde qui ne change pas sa façon de penser.
Débat. Écologistes dépités, ils dénoncent les comptes de la Métropole et les 1 020 hectares de terres que les élus proposent d’urbaniser dans le cadre du futur Plan local d’urbanisme. Un document qui n’a rien d’irréversible.
Réunis à la Friche Lucien, le collectif communique chaque mercredi son envie de voir conserver la vocation agricole de centaines d’hectares. (Photo Paris-Normandie)
Elles ne sont pas d’accord avec les chiffres de la Métropole Rouen Normandie. Du coup, une dizaine d’associations, réunies autour de Bouillons Terres d’Avenir, Effet de serre toi-même, Terre de liens ou Respire ont décidé de présenter leur analyse du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).
Arrêté en juin 2019 par les élus métropolitains, le projet dicte les règles d’urbanisme pour la période 2020-2033. Il est soumis à l’avis des habitants depuis le 19 août dans le cadre d’une enquête publique qui se poursuit jusqu’au 1er octobre
du nom d’un lieu-dit impacté par un vaste projet de création d'entrepôts logistiques sur plusieurs communes de l'Ouest Lyonnais (Vindry sur Turdine, Sarcey, Saint Romain de Popey, Bully), créé à l'initiative d'un groupe de citoyens et d'associations locales, lutte pour la sauvegarde sur son territoire des terres agricoles, s'oppose à leurs artificilisations, et veut participer démocratiquement à la création d'un projet alternatif soutenu par la population locale respectant les engagements de la région en matière d'environnement.
https://quicury.frama.site
2 409 ont signé
Collectif pour la sauvegarde de l'Uzège a lancé cette pétition adressée à M. Didier Lauga, Préfet du Gard
NON à une nouvelle ZAC aux portes d'Uzès !
Alors que le réchauffement climatique, l’appauvrissement des terres et la destruction en cours des écosystèmes nous imposent de repenser nos modes de vie, notre développement économique et l’aménagement de nos territoires, certains élus continuent de vouloir imposer des projets dépassés.
Ils entendent poursuivre sur la voie de l’ouverture de nouvelles zones commerciales inutiles, grignotant des terres agricoles, tournant le dos à l’intérêt général et ignorant les projets alternatifs proposés par la société civile.
C’est le cas dans la région d’Uzès, dans le Gard, où la Communauté de Communes du Pays d’Uzès (CCPU, 33 communes) tente de faire aboutir depuis des années un projet de ZAC de 11 hectares dite "Les Sablas" sur la commune de Montaren & Saint-Médiers, à quelques kilomètres d’Uzès.
Après avoir enterré à cet endroit un projet de piscine intercommunale et de services liés au sport, la CCPU a préféré lancer ce projet de ZAC à vocation essentiellement économique et commerciale, face à une zone déjà occupée par des commerces. La surenchère des grandes surfaces et la destruction des espaces ruraux : voilà la seule ambition à l’œuvre.
Ce développement commercial tous azimuts, basé sur une logique d’un autre âge, va à l’encontre de tous les impératifs actuels : il grignote des terres fertiles, défigure les territoires, vide les centres-villes, oblige à des déplacements inutiles.
Une première enquête publique fin 2017, qui a réuni plus de 400 contributions, a conduit la commissaire enquêtrice à émettre un avis défavorable à ce projet de ZAC, faute d’intérêt général démontré. Plusieurs associations locales ont alors proposé un projet alternatif de ferme pilote s’inscrivant dans un projet agricole et alimentaire local.
Mais la CCPU n’a pas écouté ces avis et a tout fait pour rhabiller son projet de vagues promesses d’équipements publics et de services sur la ZAC, sans aucune étude sérieuse. C’est ainsi qu’une deuxième enquête publique est lancée fin 2018 afin de faire passer ce projet en force. Malgré une nouvelle mobilisation sans précédent (plus de 700 contributions, dont une majorité écrasante d’oppositions à la ZAC avec des arguments solides), les commissaires enquêteurs ont, cette fois, donné leur aval au projet de la CCPU. Le préfet du Gard doit se prononcer d’ici le 17 mars sur ce sujet.
Nous refusons ce déni de démocratie, ces parodies de débats publics et ces projets de zones commerciales inutiles et obsolètes. Nous prônons une autre méthode, celle de la concertation véritable, d’une autre logique économique, de la mise en valeur de vrais projets utiles, comme celui d’une ferme coopérative et d’autres qui pourraient voir le jour.
Rejoignez-nous en signant cette pétition et en la faisant signer autour de vous !
NON à la ZAC "Les Sablas" en Uzège - OUI aux terres fertiles pour alimenter les citoyens !