Notes #87 2026-01-22 Environnement, développement durable et biodiversité Logement et territoires Politiques sectorielles
Anne Perrot
Arnaud Reynaud
Stéphane Saussier
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq est perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau.
Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau » et donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
Une réforme profonde s’impose. Elle doit d’abord viser à instaurer une tarification plus simple, lisible et économiquement efficiente, reposant sur une part fixe renforcée, nécessaire pour couvrir les coûts structurels, et une part variable, modulée selon les variations saisonnières ou la disponibilité de la ressource, afin d’envoyer un signal-prix adapté en période de tension.
La capacité stratégique et opérationnelle des autorités organisatrices doit également être renforcée, notamment par le regroupement des services d’eau et d’assainissement et par le recours accru à des instruments contractuels liant la rémunération des opérateurs à des objectifs de performance.
La réforme du financement des services d’eau pose également la question de la répartition de l’effort entre les usagers. Celui-ci repose aujourd’hui de manière disproportionnée sur les ménages, tandis que l’agriculture et l’industrie, pourtant grandes consommatrices et sources de pollution, contribuent relativement peu, traduisant une application imparfaite du principe pollueur-payeur et appelant un réexamen des redevances.
La gestion durable de l’eau ne peut toutefois se limiter aux seuls services d’eau et d’assainissement (le « petit cycle »). Elle doit mieux intégrer le fonctionnement global de la ressource (le « grand cycle ») en favorisant la sobriété hydrique, la recharge des nappes et la réutilisation des eaux usées traitées. Le financement de ce grand cycle, indispensable à la préservation des écosystèmes et à la prévention des inondations, reste largement insuffisant. Un financement additionnel et pérenne doit être mobilisé pour répondre aux besoins liés à la biodiversité et aux coûts environnementaux croissants.
L’urgence hydrique impose de combiner des mesures rapides et des réformes structurelles de long terme, intégrant pleinement l’eau dans l’ensemble des politiques publiques. La mise en œuvre de cette trajectoire exige toutefois la construction d’un véritable consensus social autour de l’eau, fondé sur une meilleure information, un partage plus équilibré de l’effort et une solidarité renforcée envers les territoires les plus vulnérables.
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Connu / mel BNM16
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Sujet : Document intéressant
Date : Fri, 30 Jan 2026 10:58:29 +0100
De : Bassines Non Merci Aume Couture
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qui met en évidence
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Page 10 Développer le stockage de l’eau via la recharge des nappes
… Le stockage de l’eau dans des retenues de substitution (ou méga-bassines) est un sujet de vives tensions. Pourtant, les volumes qui y sont stockés ne représentent qu’environ 1 % des prélèvements pour l’irrigation. Si le stockage joue un rôle important dans certains bassins, ce modèle soulève plusieurs problématiques. Tout d’abord, le stockage est souvent perçu comme une captation de la ressource au profit d’une minorité d’agriculteurs engagés dans un modèle productiviste à forte consommation d’eau. Cette perception est renforcée par le fait que les projets de retenues sont en partie financés par des fonds publics. Les effets environnementaux des retenues sont pourtant critiqués : évaporation importante, perturbation des cycles naturels, eutrophisation et atteinte à la biodiversité. Dans certains cas, ces impacts ne sont pas suffisamment évalués en amont des projets. Le manque de transparence et de concertation dans leur mise en œuvre alimente également les conflits d’usage, comme l’ont illustré les mobilisations autour des projets de Sainte-Soline ou du Sud-Vendée. La conditionnalité du stockage ou des aides pourrait être envisagée. Elle reposerait sur des contrats d’engagement liant les bénéficiaires à des changements de pratiques agricoles vers plus de sobriété hydrique.
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Recommandation 6. Mettre en place une gouvernance territoriale des projets de recharge des nappes qui intègrent les besoins des écosystèmes. Conditionner le développement de nouvelles capacités de stockage de l’eau à des modifications de pratiques et/ou à des objectifs de sobriété hydrique.
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Recommandation 8. Assurer le financement des actions de restauration des milieux aquatiques et de prévention des risques liés à l’eau en mobilisant des financements additionnels, notamment via un recours accru aux prêts à long terme de la Banque des territoires.
Recommandation 9. Aller vers une plus grande équité entre usagers, secteurs et territoires via le rééquilibrage de leurs contributions financières respectives, une meilleure intégration des disparités territoriales dans les politiques de l’eau, et le renforcement des mécanismes de solidarité rendus nécessaires par le changement climatique.
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15,4 k abonnés - 59+ - 9 189 vues - 4 commentaires Podcast "Perspectives de médiation"
Alain Ducass, ingénieur diplômé de l'École Polytechnique, est à la fois consultant, médiateur, formateur et coach. Il se définit comme un "catalyseur de changement". Il a fondé et préside les Sessions euro-africaines de la médiation et du changement (SEAM). De plus, il occupe la présidence de l'Association essonnienne des médiateurs assermentés à la Cour d'appel de Paris (AEMA-mediation). Il est également membre du Conseil international de la médiation (CIM).
Nous parlons aujourd'hui de son dernier livre "La médiation agile".
La médiation agile s'emploie à décloisonner les mondes de la médiation, du coaching, de la thérapie et de la conduite du changement. Elle s’inspire des savoirs et pratiques puisés aux quatre coins du monde : chez les chefs coutumiers africains, les leaders et managers américains, les sages asiatiques, les thérapeutes et philosophes européens, etc. Elle vient enrichir les pratiques de médiation, notamment lorsque forts et faibles sont amenés à coopérer.
Venez prendre une brise des quatre vents de la médiation avec Alain Ducass.
Le site web d’Alain où vous trouverez également le lien vers les palabres de la médiation
https://energetic.fr/mediation/
Pour proposer un épisode de podcast : https://forms.gle/dJrCQU4gTkyccxNG8
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Tr.: ...
à Morzine ... ingénieur à la base ...
catalyseur de changement ... passe par changement extérieur et intérieur ... passé par le droit, décrets, a fait thèse, et côté intérieur, groupe conflits, accueil des émotions, facilitation ... passé de mineur à démineur ... psychanalyste, conflits socios ... 4 étapes conflits latents, confrontation, différent de l'autre, compromis ne résoud pas, compréhension réciproque, après le point de bascule, trouver des solutions, apprendre à vivre avec les deux polarités ... Mindel : art martial ... démocratie profonde ... facilitateur ... conflit de groupe ... puzzle ... l'art de s'adapter à des situations difficiles ... savoir où on en est ... processus ... on suit l'évolution des gens, on aide, éclaire ... neutralité ... respectueux ... mythe de la neutralité ... dès que personne en situation plus forte il écrase le plus faible, donc non neutre parfois utile ... les 4 vents de la médiation ... méthodes africaines de la médiation ... banque afr de dév à abidjan ... palabres de la médiation agile ... site énergetic.fr/mediation ... l'alliance à plaisanteries ... ya à tirer des 4 continents ... tradition grecque, sagesse boudhiste ... 40 outils ... liberté individuelle, en afrique, techniques de palabres, c'est le groupe ... un chef arbitre ...le même processus ... que la communauté ... chamanisme, ce que pensent les esprits, nos ancêtres ... dieu ... parler du monde de l'éternité ... distance / conflits des boudhistes ... intelligence collective ... neurosciences ...freud, young, thérapie ... ex. LA Posture du médiateur le processus, pas le conflit ... si groupe fort ... ex théâtre de l'opprimé ... non neutre ... fresque du climat dans une entreprise ... dév culture environnementale ... répondre au même niveau ... moments clés ... ONG, habitants, bassines ... pouvoir de l'état ... laisse les participants décider du processus ... changer de posture avec l'accord des gens ... rétablir des rapports de rang différents ... se mettre à la place de l'autre. Affirmer sa position à soi ex pb d'éthique ex principe d'égalité ... mode chacal .. arrêter la médiation. ... pré-médiation si une partie pas volontaire à médiation ... ronds dans l'eau ... met de plus en plus de gens dans la boucle ... pour faire payer ... femme en couple avec un africain ... s'ouvre petit à petit à la famille et petit à petit ça fonctionne ... Casablanca ... un tiers connu ... un oncle ... en Suisse, éviter les conflts ... la confiance ... reconnu par la communauté ... tajma en Algérie ... la CNV ... un autre mouvement /jacqueline morinot??, méthode grecque, la catharsis, la tension monte, le cri ... point de bascule, comprendre la souffrance de l'autre ... clarencif aid?? ... l'amour et le pouvoir ... /farcs : ne pas essayer de vous tuer une 6ème fois ... résultat du vécu ... l'art d'accueillir ... ya de vrais sources ex les grillots, le rappeur, le poête, mettre des mots ... /conduite du changement ... / thérapie difficultés psychiques ... séances individuelles ... tous ces mondes utiles ... l'art de se faire petit ou grand ... en moi, me faire l'un ou l'autre ... caverne de platon ... /corruption, oppression ... l'art de sortir de la médiation stricte ... respect des différences des gens, que tout le monde peut bénéficier de la médiation ... Mot de la fin : on est vivants, on avance ensemble, le conflit pour moins de guerres.
Pensée holistique. Oies en vol, on a tous quelque chose du leaderchip, manchots.
La guerre entre l'humanité et la nature ++
www.gemperli-mediation.ch
Ndlr : altérité, être non neutre pour garantir l'équité entre parties prenantes.
"répondre au même niveau", c'est de l'écoute active avec empathie... Est compatible avec la Mpt ! ++
"La guerre entre l'humanité et la nature" = MdU !
Valoriser, contacter ACT
Avec l’annonce à la mi-juin d’un plan ruralité, la Première ministre espère œuvrer à l’“équité territoriale” dans les campagnes françaises.
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Connu / TG le 24/06/23 à 12:27
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Commentaire de Jancovici sur cet échange : "La sobriété énergétique et la religion : amies ou ennemies ? C'était le thème d'un échange entre Jean-Francois Mouhot, directeur de l'association A-Rocha France (https://lnkd.in/eBiDnk2y ), une organisation chrétienne internationale de conservation de la nature, et auteur d'un livre intitulé "Des esclaves énergétiques" (https://lnkd.in/ePxHvyie ), et votre serviteur.Comme je l'ai précisé en ouverture de mon propos introductif, ma fréquentation des lieux de culte s'est promenée quelque part entre faible et nulle depuis ma naissance (je suis un agnostique revendiqué). Mais j'ai trouvé très intéressant de pouvoir discuter avec un représentant de la sphère chrétienne de la place de la religion - ou plus exactement d'une religion, car il a été peu question d'islam ou de bouddhisme dans l'échange - dans le débat sur la sobriété énergétique - donc en fait la sobriété au sens large - qui monte actuellement.En effet, les préceptes chrétiens ont historiquement fait une large place aux invitations à se contenter de peu, qu'il s'agisse du voeu de pauvreté des prêtres, ou des ressorts de la société de consommation qui tombent pour beaucoup dans les péchés capitaux (la gourmandise, la luxure, l'envie ou la paresse par exemple). Du coup, qu'est-ce qui empêcherait les chrétiens de se faire d'ardents défenseurs de l'environnement ? La fameuse phrase de Staline "le Pape combien de divisions" était peut-être de mise dans une vision du monde basée sur les rapports de force militaire, mais lorsqu'il s'agit d'entraîner la population sur le terrain des valeurs, il faut se rappeler que l'Eglise catholique revendique 1,3 milliards de fidèles dans le monde. Si sa parole devient sincèrement verte, ca changera peut-être un peu la face du monde."
Vidéo originale : https://www.youtube.com/watch?v=G4aeTvN0KIk&t=0s
Vidéo mise en ligne par Joëlle Leconte
326 commentaires
Tr.: animé par Joseph Gotte ... 27:45 JMJ désir, communion, non-marchand, spiritualité, éthique, morale, projet de société, élan collectif autour de valeurs partagées ... écconomie de guerre => changer de paradigme, gourmandise, luxure, ...
37:10 JFM ... une crise pour que ça change ... rationnement plus efficace ...
JMJ : ya un souci d'équité, le pouvoir politique ne travaille pas assez, exemplarité, mesures réglementaires plus efficaces maintenant car on a trop attendu pour la taxe carbone ...
JFM : après le PDEF que faire ?
JMJ : ça va arriver tout seul, poussés par les circonstances ... mvt sociétal ? religieux utilitariste ... ressort émotionnel, ce qui fait sens pour tout le monde
JFM : au moins, j'aurai essayé
Les auditeurs :
de quoi il se prive ? ses successeurs vont payer la note ... exemplarité ... ya pas assez de ressources pour tous ...
Leviers d'épanouissement : les valeurs, la sécurité, mensonge de la consommation, la richesse ne fait pas le bonheur ... moins de biens, plus de liens ... le père noel a remplacé jésus-christ ! (la consommation) ... débat sur le minimum vital matériel ... excès de dénuement ... désir de se contenter de moins
JFM : les chrétiens pas à la hauteur / églises se sont fourvoyées ... se repentir par la prière ... piège faustien ... implore la clémence ...
Le plan fédère la communauté ... travail en commun ... en parler ... assez rapide ? ... la pédagogie sur le pb ... voir le pb dans son ensemble aide ... appeler à l'action ... Amener le constat, la solution, la mobilisation avec un pouvoir de nuisance ...
6 commentaires
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Pendant quelques années, j’ai vécu au coeur de la « Grande Jungle Maya » , dans la Péninsule du Yucatán au Mexique, où j’ai eu l’occasion de travailler sur les questions de carbone forestier et de mécanisme de réduction de la déforestation et la dégradation des forêts (REDD+). J’ai ensuite mis cette expertise au service de nombreuses organisations à travers le monde, qui m’ont permis de découvrir la forêt amazonienne au Pérou ou encore celle du bassin du Congo au Gabon.
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Geres, une ONG de développement internationale, spécialisée sur les questions climat et énergie, où j’ai été responsable de la plateforme de compensation carbone volontaire CO2Solidaire
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all4trees est avant tout une communauté de citoyens et d’organisations engagés pour la préservation et la restauration des forêts. Je me suis inspiré du fonctionnement des arbres dans une forêt, qui sont à la fois en compétition pour la lumière, mais également en coopération pour leur survie. J’applique ce principe de « coopétition » à la communauté all4trees
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le prix des crédits carbone vendus en France sur le marché volontaire sont trop faibles (prix moyen de vente de 3,37 € / teqCO2 en 2016 d’après le rapport d’Info Compensation Carbone). Ce prix très bas n’est pas un levier intéressant pour réellement engager les entreprises dans une vraie démarche de réduction, mais surtout pour financer des projets sur le terrain, notamment les projets forestiers.
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le GIEC ne recommande pas et ne soutient pas le principe de la « compensation carbone »
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nous avons complètement fourvoyé la « compensation carbone » https://www.linkedin.com/pulse/%C3%A9p01-treewashing-avons-nous-fourvoy%C3%A9-la-carbone-jonathan-guyot/
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Aujourd’hui, à travers les travaux de réflexions menées par la communauté all4trees, je suis ravi de contribuer à faire évoluer les pratiques, aux côtés d’autres acteurs reconnus dans le secteur du climat. Notamment le cabinet de conseil Carbone 4, qui a mené un gros travail pour sortir le référentiel Net Zéro Initiative http://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2020/04/Carbone-4-Referentiel-NZI-avril-2020.pdf, qui ouvre une nouvelle vision collective de ce qu’est réellement l’atteinte de la neutralité carbone. Ainsi, il n’est plus possible de dire que « je suis neutre en carbone », mais de privilégier le « je contribue à la neutralité carbone mondiale ».
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Il est urgent de tourner la page de la « compensation carbone » et faire vivre une nouvelle aventure vers une « contribution collective à l’atteinte de la neutralité carbone mondiale » !
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La question de la temporalité. Il y a d’abord le fait que les arbres plantés aujourd’hui, mettront plusieurs dizaines d’années pour séquestrer les émissions actuelles, alors que le CO2 émis dans l’atmosphère a une durée de demi-vie d’environ 100 ans.
La question d’équivalence. Il est impossible d’établir une équivalence entre une tonne de CO2 émise par combustion d’énergie fossile avec une tonne de CO2 séquestrée ou évitée sur des projets forestiers. En effet, l’équivalence ne prend pas en compte les externalités négatives (pour l’environnement, la santé, les impacts socio-économiques…) liées à l’émission d’une tonne de CO2 provenant de la combustion d’énergies fossiles. Il n’y a pas d’équivalence possible entre du CO2 géologique et du CO2 biologique.
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moins d’1/3 des émissions anthropiques sont absorbées par les arbres et les forêts
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de nombreux points de non-retour sont en train d’être franchis, risquant de transformer la plus grande forêt tropicale en avance d’ici 15 ans. Il suffit pour cela que la forêt amazonienne perde 20 à 25 % de sa superficie originelle. Nous en sommes déjà à 16%.
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comme le rappelle le rapport de l’Empreinte Forêt des français http://envol-vert.org/wp-content/uploads/2018/11/Envol_Vert_Rapport_Empreinte_Foret_Final.pdf, publié par l’association Envol Vert en 2018, nos modes de vie et de consommation contribuent à la déforestation. Il existe même un quiz qui nous permet de calculer notre Empreinte Forêt http://bit.ly/Empreinte-Foret.
Près de 2/3 de l’Empreinte Forêt des français est liée à notre consommation indirecte de soja, principalement utilisé pour l’élevage industriel de volaille, de porc et de vaches laitières. L’avenir des forêts tropicales se joue également dans nos assiettes, mais également dans les agro-carburants à l’huile de palme, notre petit café accompagné de son carré de chocolat, dans le cuir de nos chaussures ou sac à main ou bien encore dans les pneus de notre voiture.
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J’ai été formé pour accompagner la croissance des arbres sur le très long terme, tout en respectant une gestion durable et un équilibre de la forêt. C’est une vision opposée au postulat sur lequel notre société moderne repose, qui nous fait croire que nous vivons dans un monde aux ressources infinies et que la croissance est la seule réponse à la création de richesse. Un postulat qui repose sur la vision de l’économiste Adam Smith, père fondateur du libéralisme économique avec la loi des marchés (loi de l’offre et de la demande) (Recherches sur la nature et les causes de la richesse des Nations, 1776), qui a également influencé Charles Darwin qui a révolutionné la biologie avec la notion de sélection naturelle, transposée dans l’imaginaire collectif, par la notion de compétition et de « loi de la jungle ».
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la course à la compétition donne lieu, sur le long terme, à de nombreux troubles de la santé physique et mentale (Singer, 2011).
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La « théorie du donut » développée par la chercheuse britannique, Kate Raworth, qui a travaillé pendant de nombreuses années à Oxfam, redonne une vision de l’économie plus juste et durable. L’économie doit être remise au service de l’Humanité, en assurant que les besoins de bases soient satisfaits (le « plancher social ») sans mettre en péril l’avenir du monde (le « plafond écologique »).
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porter un nouveau projet de société avec une économie de la coopération, de la sobriété et de l’équité.
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l’enjeu numéro 1 est d’abord de ne pas en couper et donc de mettre en œuvre des activités agricoles et des filières économiques pour lutter contre la déforestation et contribuer à la préservation des forêts
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Les « solutionnistes » ne cherchent pas à répondre aux enjeux, mais au marché
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démarche de « philanthropie » au service d’une cause et devient une occasion pour l’entreprise de définir sa « mission » et réaligner ses activités au regard des enjeux qu’elle soutient.