Forêt de Rumilly-lès-Vaudes – ©Emma Nicolas / Sciences Po
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Biodiversité Forêts communales Réserves biologiques Zones humides
Hydrologie régénérative, ou comment redonner à l'eau sa place en forêt et dans les paysages
Pour lutter contre les inondations, un projet d'hydrologie régénérative a été développé dans l'Aube. Il prévoit des aménagements qui permettent de ralentir l'écoulement des eaux sur les sols forestiers. Cela a pour effet de favoriser leur pénétration dans le sol pour réhydrater la forêt en profondeur et limiter les crues en aval.
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Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue et co-fondatrice de l’association PUHR.
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Ces techniques de restauration « low-tech » sont inspirées du castor, perçu comme un « ingénieur hydraulique » qui utilise des matériaux naturels et la dynamique des rivières pour façonner les bassins versants
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Les effets sont quasi immédiats :
- rétention de l'eau dans les sols et maintien de sa qualité ;
- protection des ouvrages et habitations en aval ;
- lutte contre l’érosion ;
- prévention des dépérissements liés à la sécheresse ;
- prévention du risque incendie ;
- amélioration ou création d’habitats d'espèces ;
- restauration du paysage et du cadre de vie…
Connu / TG
GT RURALITÉ ET EAU
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[31/07/2026 22:24] Piraculteur: bonsoir, je suis fermement convaincu de la necessité de déployer l'hydrologie régénérative partout pour rendre l'eau à la terre. Qu'en pensez vous? quels leviers tirer selon vous?
[01/08/2026 04:17] Manue P En réponse à Piraculteur:
bonsoir, je suis fermement convaincu de la necessité de...
bonjour, qu'entends tu par hydrologie regénrative ? as tu des exemples ?
[02/08/2026 08:36] Piraculteur: L'hydrologie régénérative est une approche qui vise à restaurer les cycles naturels de l'eau douce en transformant les paysages, en s'appuyant sur trois piliers : ralentir, répartir et infiltrer l'eau. Elle remplace la logique traditionnelle d'évacuation rapide par une gestion du stockage naturel. [1 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat), 2 (https://aquagir.fr/tout-savoir-sur-leau/glossaire/hydrologie-regenerative/), 3 (https://veille-eau.com/videos/decouverte-du-manifeste-pour-une-hydrologie-regenerative)]
Les principes clés
Les techniques et aménagementsLes structures paysagères : creuser des baissières (swales) ou des mares et planter des haies selon les courbes de niveau. [1 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat)]La régénération des sols : augmenter le taux de matière organique et maintenir des couverts végétaux pour doper la capacité de rétention d'eau. [1 (https://www.youtube.com/watch?v=vLhvOqi5T8s&t=224), 2 (https://bretagne.chambres-agriculture.fr/detail-dossier/hydrologie-regenerative-un-levier-pour-le-maraichage-bio-face-au-climat)]L'ingénierie inspirée de la nature : utiliser des techniques douces ou des ouvrages mimétiques (comme ceux imitant le travail des castors) pour redonner vie aux cours d'eau. [1 (https://veille-eau.com/videos/decouverte-du-manifeste-pour-une-hydrologie-regenerative)]
[02/08/2026 08:38] Piraculteur: ca consiste à recréer des paysages vivants par et pour l'eau
[07/08/2026 00:20] Piraculteur: J'ai interrogé la responsable du GEMAPI de la communauté de commune du Bergeracois(Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Elle agit sur un bassin versant extrêmement vaste (peut être un quart du département) en relation avec les syndicats de rivière. Pour agir, elle doit faire un Etat des lieux constitué d'analyse biologique et physico-chimique, rédiger une fiche Action-Projet conforme au plan de gestion intercommunale, demander l'aval de la DDT et de la Préfecture avant de mettre en oeuvre une quelconque action qui coûte en général au minimum une dizaine de milliers d'€.
Selon l'article L215-214: le propriétaire riverain est tenu à un entretien régulier du cours d'eau. L'entretien régulier a pour objet de maintenir le cours d'eau dans son profil d'équilibre, de permettre l'écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique ou, le cas échéant, à son bon potentiel écologique, notamment par enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par élagage ou recépage de la végétation des rives. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent article.
Or, nettoyer les ru,ruisseau et autres cours d'eau, limite la vie dans les endroits où elle devrait être la plus présente. A moins d'un risque d'inondation, plus le cours d'eau est complexifié par des branches et autres obstacles, plus il est freiné et retient l'eau dans les terres, élevant la nappe d'accompagnement et limitant les grosses inondations. En effet celles ci sont causées par la simultanéité de l'écoulement des eaux. Si de micro-inondations ont lieu en aval, l'eau peut mettre un mois à retourner à la rivière au lieu de quelques heures. En enrichissant la vie, elle fera augmenter la capacité de rétention d'eau du milieu, limitant les sécheresses en été. Si rien ne freine l'eau, elle érode son lit et accélère sa course à la mer.
Les arbres aussi créent de la vie dans le sol et autour d'eaux. Créant du gite et du couvert, limitant l’échauffement, pompant l'eau du sol et faisant tomber la pluie. C'est le climatiseur terrestre raffiné par le vivant depuis 1 milliard d'année.
La science est unanime, si on veut rendre l'eau à la terre et limiter l'extinction du vivant: arrêtons de nettoyer les cours d'eau et plantons des arbres! Les forêts nous les offre! Aux arbres citoyen-nes!
Un bel exemple de proaction
Syndicat Mixte de l'Isle
https://bassin-isle.fr/la-gemapi/
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Croissance infinie vs Monde fini : L’IA va-t-elle nous faire sombrer ou nous sauver ? 🌍⛏️
Peut-on continuer à innover sans limites dans un monde aux ressources physiques épuisables ?
🚀 Dans ce nouvel épisode de La French, Steeve, JB et Mehdi reçoivent Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de référence sur les "low-tech", pour confronter nos rêves de grandeur technologique à la dure réalité de la géologie et de la thermodynamique.
Alors que l’on nous promet l'IA généralisée, des gains de productivité exponentiels et des data centers dans l'espace , le constat de Philippe Bihouix est sans appel : la croissance exponentielle se heurte à un mur physique. 2% de croissance par an à partir de maintenant pendant 1 500 ans, c’est arriver à consommer un soleil entier par an. Encore 1 500 ans de plus, et c’est consommer toutes les étoiles d’une galaxie.
Dans cette vidéo, on décrypte le débat entre les "Cornucopiens" (Bezos, Musk), qui voient l'abondance par la technologie , et les partisans des limites qui prônent une technologie plus sobre et résiliente. La "High-Tech" est-elle une solution ou une fuite en avant ? 🤖
Sommaire de l'épisode
00:00 - Introduction et présentation de Philippe Bihouix Lancement de l'épisode avec l'un des pionniers de la réflexion sur la fin des métaux et auteur de la BD Ressources.
04:54 - Le rêve spatial de Jeff Bezos vs la physique Analyse des stations orbitales et de l'idée d'envoyer les industries polluantes dans l'espace pour protéger la Terre.
11:12 - Le piège de l'exponentielle : 2% par an vers l'impossible Le calcul mathématique : comment un petit taux de croissance mène à consommer une galaxie entière en 3 000 ans.
17:19 - L'histoire des limites : Du Club de Rome au pari Ehrlich-Simon Retour sur les alertes des années 70 et le célèbre pari sur le prix des métaux qui a faussé notre perception de l'abondance.
35:54 - La réalité matérielle : Le sac à dos écologique du smartphone Pourquoi la dématérialisation est un mythe : pour 200g de téléphone, il faut mobiliser 150kg de matière et d'énergie.
49:53 - Le facteur 10 : Vers une ingénierie de la sobriété Comment réduire nos besoins par 10 grâce à la modularité, la réparabilité et la mutualisation des réseaux.
1:14:04 - Le stade du "Good Enough" et conclusion Le ralentissement de l'innovation perçue (smartphones, réseaux) et la recherche de la "simplicité volontaire" en technologie.
Le petit plus de l'expert : On a tendance à oublier que pour extraire quelques milligrammes d'or pour nos puces, il faut remuer des dizaines de kilos de roche avec des produits chimiques "dégueulasses". C'est moins sexy qu'une voiture volante, mais c'est la base de notre stack technologique.
Est-ce que vous pensez que le concept du "Good Enough" (le fait que nos vieux appareils suffisent largement à nos besoins) va enfin tuer l'obsolescence programmée ? On en discute en commentaires !
40:00 terminer ACT
Alors que les acteurs traditionnels de la question de l’emploi (syndicats, entreprises, travailleurs, organismes de formation) considèrent de plus en plus les impératifs écologiques, ils manifestent peu d’intérêt pour la démarche low-tech. Celle-ci continue d’être perçue comme une démarche individuelle « do-it-yourself ». Pourtant, dans un contexte de chômage, de délocalisation, de robotisation, et de reconversion des secteurs polluants, les low-tech peuvent être porteurs d’amélioration de la qualité de vie au travail. Ce potentiel reste largement ignoré par le monde professionnel. Cette étude cherche à identifier les raisons de cette marginalisation des low-tech et les leviers de démocratisation. Elle vise également à proposer des pistes de réflexion pour une transformation écologique du travail qui soit à la fois socialement juste et économiquement viable.
La démarche low-tech se présente comme une alternative aux modèles productivistes en repensant la manière dont les objets, infrastructures et services sont conçus, utilisés et réparés. Elle met en avant la sobriété technologique, la relocalisation des savoir-faire et l’autonomie des usagers, tout en réduisant l’empreinte environnementale des activités humaines. Toutefois, son intégration dans le monde du travail et de l’emploi se heurte à des résistances institutionnelles et économiques, qui en limitent l’adoption à grande échelle.
Les acteurs institutionnels et syndicaux interrogés témoignent d’une faible appropriation du concept de démarche low-tech. Certains y voient une opportunité d’innovation et de résilience, tandis que d’autres expriment une crainte de régression technologique et de perte de compétitivité. Ce décalage entre les ambitions de la démarche low-tech et la logique dominante de croissance illustre les difficultés d’un changement de paradigme économique. De plus, si la notion de low-tech est valorisée dans les discours autour de la transition écologique, elle peine à se traduire en mesures concrètes de soutien.
Les huit études de cas menées dans les secteurs de la construction, du numérique, de la mobilité et de l’agriculture montrent que la démarche low-tech n’est pas simplement une question de choix techniques, mais qu’elle implique une transformation des modes de production et d’organisation du travail. À La Facto, association d’architecture participative, la recherche de sobriété matérielle s’accompagne d’une remise en cause du rôle traditionnel de l’architecte, en privilégiant des chantiers collectifs et des matériaux de réemploi. Pièces2mobile, spécialisée dans la réparation et le reconditionnement de téléphones, se heurte quant à elle aux restrictions imposées par les fabricants et à un cadre réglementaire qui privilégie encore le recyclage au détriment du réemploi. Dans le secteur agricole, la Ferme de Gisy souligne que les pratiques low-tech, bien qu’écologiquement et socialement vertueuses, restent économiquement fragiles, car elles nécessitent plus de main-d’œuvre et sont peu soutenues par les aides publiques.
L’un des aspects majeurs mis en avant dans le rapport est la dimension sociale de la low-tech. Dans plusieurs structures, elle favorise l’autonomie des travailleurs, la transmission des savoirs et la démocratisation du travail. Une organisation comme Les Cyclopes qui œuvre dans la cyclo-logistique et la réparation de vélos, montre comment ces pratiques permettent d’ouvrir des opportunités d’emploi à des personnes éloignées du marché du travail. Toutefois, la mixité et l’accessibilité restent des défis : certains secteurs, comme la mécanique et la construction, restent majoritairement masculins.
Les dynamiques territoriales et collectives jouent un rôle clé dans le développement de la low-tech. À Rosny-sous-Bois, la Direction recherche et innovation territoriale (DRI) de la ville a intégré des principes de construction low-tech dans ses projets d’écoles, en favorisant, entre autres, l’utilisation de matériaux biosourcés et locaux. Cette initiative illustre le potentiel des collectivités locales à accompagner ces transformations, bien que les contraintes réglementaires et budgétaires limitent encore leur portée. De manière plus générale, les structures s’inscrivant dans une démarche low-tech s’appuient souvent sur des réseaux et des collaborations locales denses. Antanak, spécialisée dans la récupération, réparation et installation de logiciels libres sur des appareils numériques, fonctionne sur un modèle horizontal où les usagers apprennent à réparer leurs équipements tout en s’intégrant dans un collectif solidaire.
Cependant, le développement de la low-tech se heurte à des freins économiques et institutionnels importants. La majorité des structures rencontrées peinent à assurer leur pérennité financière. Les subventions publiques sont souvent orientées vers l’innovation technologique, laissant peu de place aux projets low-tech qui privilégient le réemploi et la réduction des consommations. Certaines initiatives réussissent à s’insérer dans des modèles économiques alternatifs, comme les AMAP agricoles, mise en place par la Ferme de Gisy et la Ferme Sapousse. Cette dernière a fortement travaillé sa résilience en gagnant en autonomie sur les plans technologique, agricole et financier, grâce à des réseaux d’entraide. Mais ces alternatives restent minoritaires face à un marché encore largement dominé par la course à l’innovation et à la productivité. La reconnaissance institutionnelle de ces pratiques est également limitée : les marchés publics et les réglementations environnementales favorisent encore des approches standardisées, qui tendent à exclure les solutions low-tech et les expérimentations.
Une autre tension relevée dans le rapport concerne la récupération et la marchandisation de la low-tech. Certaines structures, comme la Ferme Sapousse, s’inquiètent de voir des entreprises ou des collectivités utiliser le terme « low-tech » comme un simple argument marketing, sans réelle remise en question de leur mode de production. Ce risque de « low-techwashing », d’après La Facto, met en lumière la nécessité de préserver une approche critique et exigeante de cette démarche.
Enfin, le rapport insiste sur la nécessité de penser la low-tech comme un levier de transformation systémique du travail et de l’économie. La transition écologique ne pourra aboutir sans une refonte des critères de performance économique : tant que la croissance et la compétitivité resteront les principaux indicateurs de réussite, les alternatives low-tech peineront à s’imposer. De plus, une réappropriation démocratique des choix productifs semble indispensable, afin que les travailleurs et citoyens puissent décider collectivement quels objets et infrastructures doivent être produits, et dans quelles conditions.
La démarche low-tech ne peut se limiter à une alternative technique : elle implique une réorganisation du travail, de l’économie et des politiques publiques. Pour qu’elle devienne une réelle alternative au modèle dominant, il est essentiel d’adapter les politiques de financement et de réglementation, de favoriser des écosystèmes de coopération locale, et de redonner une valeur sociale et économique aux métiers de la réparation, de l’entretien et du réemploi.
Article écrit par Quinteau Raphaël
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discernement technique
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11 | 2025
Sobriété numérique – Varia
Entretiens
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux
Permacomputing Is Ecological Literacy · Interview with Aymeric Mansoux
Aymeric Mansoux et Servanne Monjour
Résumés
Qu’est-ce que la permacomputation, ce mouvement artistique et académique qui rassemble une large communauté de pratique, à la croisée des arts visuels, du jeu vidéo, de l’édition ? Dans cet entretien, Aymeric Mansoux revient sur les origines de la communauté permacomputationnelle et explique les mutations ainsi que les enjeux du concept de permacomputing, dans le cadre d’une pensée écologique de l’informatique.
Mots-clés : sobriété numérique, littératie numérique, communauté
Keywords: digital sufficiency, digital literacy, community
-> https://permacomputing.net/
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une prise de conscience politique ... un déplacement de nos pratiques qui s’est opéré, vers des approches intersectionnelles et de justice environnementale ... Pour beaucoup de collectifs de hackers et artistes, ce qui était le plus intéressant, c’était d’explorer comment vivre et travailler différemment, plus que l’objet artistique en lui-même
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critique des obsolescences programmées ... on travaillait surtout sur des ordinateurs réparés et récupérés dans des poubelles ou achetés en lot auprès de sociétés qui se débarrassaient de leur vieux matériel parce qu’il était impossible de l’utiliser avec des versions plus récentes de Windows. Cela présentait un avantage économique mais c’était aussi un choix conscient de refuser l’accélération de la consommation informatique ... forte préférence pour les logiciels et les langages de programmation qui n’étaient pas mémorivores, énergivores, etc. Le travail d’Access Space (Sheffield https://access-space.org/) sur ce sujet nous inspirait toutes et tous à l’époque, non seulement pour penser la question de la récupération, mais aussi celle de l’utilité sociale de cette pratique du bricolage libre qui permettait de fournir des outils informatiques aux groupes les plus exclus et démunis.
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dont la mise en valeur de la technologie – le logiciel libre – comme caractéristique centrale de leur pratique a été progressivement remplacée par des positionnements politiques plus explicites et pratiqués de manière de plus en plus consciente, au point pour certaines et certains d’en venir à questionner leur dogmatisme même au sujet des écosystèmes libres
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principe de « résilience » ... La permaculture désigne une philosophie et un ensemble de principes de conception conçus pour l’agriculture, la gestion des terres ainsi que pour la création de communautés résilientes ... affirmer que la nature offre déjà un système écologique diversifié et résilient. Les humains auraient tout intérêt à travailler avec ce système plutôt que d’œuvrer contre lui. ... repenser la gestion des terres et des ressources naturelles depuis une perspective culturelle et sociétale
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la permacomputation s’inspire du concept de permaculture tout en élargissant la notion d’écosystème pour y inclure la technologie informatique. C’est à la fois une provocation et une piste de réflexion sérieuse. À propos des déchets électroniques, par exemple, nous défendons l’idée que la diversité des technologies informatiques multigénérationnelles dont nous disposons, combinée à nos capacités de maintenance, de réparation et de réutilisation créative de la technologie, recèle un potentiel inexploité. ... questionner profondément le technosolutionnisme et le techno-optimisme, ainsi que le sens d’une vie passée à participer à une chaîne de montage conçue pour profiter aux plus privilégiés, à n’importe quel prix – culturel, environnemental, social. Finalement, nous voulons promouvoir une transition entre un système dans lequel on privilégie l’usage des outils et des médias numériques les plus récents, sans tenir compte de leurs externalités, à un système plus régénératif dans lequel les outils et médias numériques de toutes les générations sont soigneusement combinés, élaborés et (ré)utilisés, tout en encourageant un autre rapport à l’informatique.
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implique également des principes de conception des logiciels et du hardware destinés à réduire dommages et préjudices, et répondre aux usages dysfonctionnels et toxiques de la technique.
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si oui ou non une place peut être accordée à l’informatique et aux technologies des réseaux dans un monde où les humains contribuent au bien-être de la biosphère plutôt qu’à sa destruction https://permacomputing.net/permacomputing/ ». La permacomputation n’est ni une critique anarcho-primitiviste de l’informatique ni un technosolutionnisme pour la durabilité environnementale. Il cherche à savoir quand, comment et si l’informatique peut renforcer de manière positive les systèmes sociaux, culturels et écologiques.
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une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponible
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La permacomputation plaide pour « une approche plus durable, qui maximise la durée de vie du matériel, minimise la consommation d’énergie et se concentre sur l’utilisation des ressources informatiques déjà disponibles6 ». Il remet ainsi au centre du jeu le hardware (« care for the chips », « prenons soin des puces » ... restreints par les industries (Kittler 2015) ... stratégie de réappropriation des « communs négatifs », comme le préconisent, par exemple, Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin (2021) dans leurs travaux sur la redirection écologique ?
... The Institute for Technology in the Public Interest (TITiPI https://titipi.org/) qui appelle à « rêver dans les ruines de la big tech ». J’imagine que l’on peut rapprocher cela des idées d’Alexandre Monnin et de sa typologie des ruines en relation avec la définition des communs négatifs. ... utile pour décrire la situation dans laquelle nous faisons l’expérience d’un mode de vie de plus en plus déterminé par différentes formes de déchets, des objets cassés, des ruines et d’autres choses de ce genre, qui sont totalement incompatibles avec la notion d’externalités pouvant être atténuées ou intégrées à un quelconque cycle biogéochimique terrestre connu. ... trouver ce qu’il faut faire de toutes ces matières, infrastructures et cultures toxiques accumulées ... savoir s’il est possible ou pas de donner à l’humanité le temps de s’émanciper des systèmes économiques générateurs de communs négatifs. Le contexte économique et politique ne doit pas être négligé. Malheureusement, on l’occulte souvent quand on envisage le problème dans la perspective de l’Anthropocène. La critique est bien connue, et c’est personnellement la raison pour laquelle il me semble plus utile d’employer des concepts qui ne cherchent pas à se distancier et n’ont pas peur d’afficher leur position partisane ou militante, comme l’expression de « puces complices » (complicit chips) employée par TITiPI8, le lien entre la pollution et le colonialisme (Liboiron 2021) ou la conception des data centers comme complexes industriels (Hogan 2021), etc.
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choisir précisément ses mots pour parler des injustices, des dommages et de l’impact climatique qui sont liés à l’informatique – et, par extension, à l’ensemble des activités humaines extractives ou axées sur la croissance qui ont été grandement facilitées et accélérées par les TIC. Ne pas le faire risque de découpler l’ensemble des actions collectives de réparation, recyclage, réutilisation et réappropriation de leur ambition de construire un nouveau projet de société. Tout n’est pas réparable ou recyclable. C’est pourquoi, tout en insistant sur l’importance de prolonger le cycle de vie des produits électroniques par toutes sortes de techniques, la permacomputation promeut également la décroissance informatique et propose des principes de conception pour limiter les dommages causés par les nouveaux logiciels et matériels informatiques, que ceux-ci soient totalement neufs ou résultent d’un bricolage à partir de vieux objets. En fin de compte, c’est aussi la raison pour laquelle la communauté du permacomputing aspire de plus en plus à relier ces pratiques à des luttes concrètes et à soutenir les communautés engagées dans l’action politique.
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appétence pour la culture du logiciel libre et du partage ... tension entre ces utopies du Web et la matérialité inhérente au souci de sobriété numérique ?
... exacerbé par l’appropriation complète des communs numériques pour alimenter ce qui allait devenir la Big Tech. Ce qui avait d’abord peut-être été perçu comme un moyen de vivre autrement s’est finalement transformé en un problème en soi, dans la mesure où cela a essentiellement servi divers programmes cyberlibertariens et technopositivistes, avec leurs nombreuses ambitions illibérales, autoritaires et fascistes, implicites ou explicites.
Tant que les privilèges et le capital pourront déterminer la façon dont une personne peut tirer profit des communs numériques et y participer, il y a peu d’espoir que la situation s’améliore. Je suggérerais même qu’il serait plus judicieux de commencer à définir dès que possible le paysage actuel comme une ère post-logiciel libre, post-open source ou post-communs, ne serait-ce que pour marquer cette nouvelle étape, ce point de non-retour, et de deuil.
Il est très alarmant de constater à quel point les initiatives en faveur des technologies alternatives – leurs pratiques, leurs discours et leur critique – continuent d’opter pour le logiciel libre et l’open source par défaut, comme s’il s’agissait d’une vertu définitivement acquise, d’un moyen éprouvé de créer un monde meilleur ou, plus particulièrement, comme vous le soulignez, d’être en meilleure position pour traiter la dimension écologique des problèmes qu’ils ont activement contribué à façonner.
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la priorité devrait être de rétablir la nuance et d’encourager une pensée tactique dans nos relations avec les nombreux acteurs de l’espace numérique. Ces acteurs sont profondément intriqués et interdépendants. L’analogie de la boîte noire et le paradigme fermé-ouvert des années 1990 sont beaucoup trop simplistes et trompeurs. Une fois de plus, il s’agit non pas de choisir un camp mais plutôt de comprendre que nous sommes à un moment où formuler la chose comme un choix, c’est passer complètement à côté de l’essentiel.
C’est la raison pour laquelle, dans le champ de la permacomputation, on développe et on utilise des logiciels libres et ouverts, mais également des licences alternatives non libres (de la classique Peer Production License à des documents plus situés comme les CC4r * Collective Conditions For Re-Use). Plus généralement, on travaillera avec tout ce qui est disponible et a du sens, y compris si cela implique des méthodes plus opaques et une circulation limitée des outils et des connaissances. En d’autres termes, le dogmatisme autour des biens communs numériques a été remplacé par une politique des technologies de tous les jours, mieux située et plus pertinente pour mener les luttes contemporaines.
Plusieurs démarches engagées en sobriété numérique (low-tech, permacomputation) revendiquent le recours – certains parleront de « retour » – à des formats ou encore à des pratiques numériques rudimentaires, dont certaines sont issues du « Web 1.0 » : sites statiques, etc.
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Les outils et les techniques perçus comme rudimentaires, primitifs ou datés peuvent se révéler plus accessibles, créatifs et amusants que ceux utilisés dans le design Web contemporain. Je ne parle pas seulement du rôle des contraintes en art, en design et dans le champ de la production culturelle. Le développement des applications Web et des plateformes de médias sociaux a grandement réduit le potentiel d’expression du Web. Ce qui s’est produit il y a quelques années avec les systèmes d’exploitation et les applications de bureau (desktop) s’observe désormais du côté des navigateurs. Un déplacement s’est opéré de la créativité individuelle et de l’expérimentation vers la productivité et l’industrialisation. Il s’agit non pas d’un tournant radical mais d’une optimisation et d’une intensification de cette tendance à considérer le software comme un outil de contrôle et de surveillance au service de la compétition et du profit économiques.
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les outils comme les workflows continuent d’être (ré-)inventés avec des chaînes de dépendance toujours plus complexes. Cependant, les composants de base sont parfois encore présents et ne sont pas si difficiles à utiliser. Des projets comme Tilde Town9 ou l’écriture from scratch en HTML et CSS restent accessibles à tous les usagers, quels que soient leur âge ou leur formation. Une compréhension élémentaire des réseaux, un usage régulier des protocoles de transfert de fichiers simples et quelques heures de travail dans un éditeur de texte peuvent suffire pour se lancer dans la publication en ligne. Bon courage en revanche pour faire de même avec les outils de développement Web modernes ! Pour moi, cela montre clairement combien l’affirmation selon laquelle le Web moderne serait, de facto, plus accessible que l’ancien est fausse. ... promouvoir en permanence de nouveaux protocoles, de nouveaux formats et de nouveaux médias perturbe fortement la temporalité des travaux de maintenance et du soin nécessaires pour que les normes d’accessibilité soient rigoureusement testées, prises en charge et correctement mises en œuvre.
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effort pour revaloriser certains éléments du passé qui peuvent alimenter avec pertinence la réflexion critique menée sur les outils contemporains. Dans le domaine du développement logiciel, le terme « régression » est souvent utilisé pour qualifier un bogue à l’origine d’un problème qui va dégrader ou casser quelque chose qui fonctionnait bien jusque-là. C’est un schéma bien connu et, pourtant, l’industrie des TIC et les passionnés d’informatique l’utilisent rarement pour mener un examen critique de l’évolution générale de leurs propres pratiques.
C’est pour cela qu’on doit également employer avec prudence la notion de littératie numérique. Cette approche de la culture computationnelle a en effet éclipsé le besoin plus terre à terre d’acquérir des compétences techniques de base afin de pouvoir intervenir significativement dans les couches logicielles et matérielles de l’espace technologique. Bien sûr, tout le monde n’a pas à en passer par là – je ne plaide pas pour une nouvelle utopie pseudo-émancipatrice du type « Apprenez à coder ». Au sein des communautés permacomputationnelles, la reconnaissance de ses privilèges et de sa capacité à consacrer du temps et des ressources à l’apprentissage technique est perçue comme une étape nécessaire pour favoriser plus d’inclusivité et de diversité. La production logicielle et matérielle devrait ainsi être abordée dans une perspective culturelle davantage holistique et située.
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critique et rejette le maximalisme de la techno-esthétique informatique – ou, pour le dire plus simplement, de l’équipement informatique logiciel et matériel. Bien que certains adeptes de la permacomputation ou du low-tech privilégient le minimalisme, cela ne signifie pas que le maximalisme, en tant que choix esthétique, soit impossible ou doive être rejeté. Ce serait une erreur et même un non-sens, considérant l’extraordinaire complexité audiovisuelle que peuvent produire des moyens computationnels très simples. Pour le dire franchement, la critique permacomputationnelle des œuvres numériques ne porte pas sur leurs qualités visuelles, textuelles ou sonores mais bien sur leurs modes de production et de distribution.
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l’éléphant dans la pièce, c’est avant tout l’écosystème. Le design Web « bas carbone » risque de livrer à l’industrie des TIC des stratégies d’écoblanchiment. Un site « bas carbone » tournant sur une machine virtuelle sophistiquée, hébergé dans un centre de données lui-même alimenté par de l’énergie verte achetée avec des crédits ou des conventio d’achat, puis consulté grâce à l’un des quelques moteurs de rendu surdimensionnés des géants du numérique, le tout depuis un ordinateur ou un téléphone puissant, mais économe en énergie, n’apporte aucun changement significatif à long terme.
On ne résoudra pas les problèmes liés à la culture automobile avec des SUV électriques respectant les limitations de vitesse. C’est exactement la même logique qui s’applique ici.
Connu / https://mamot.fr/@320x200@post.lurk.org/114795117328012047
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ultrageranium @320x200@post.lurk.org
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec Aymeric Mansoux, par Servanne Monjour (2025)
Un peu plus tôt cette année j'ai eu le plaisir d'être invité par @Servanne_m pour un entretien publié par la revue Humanités numériques @RevueHN
Un grand merci pour cette opportunité, sa patience (!), ainsi que le travail éditorial et de traduction.
Cette publication numéro 11 intitulée « Sobriété numérique – Varia » contient également un entretien avec @antoinentl sur l'édition numérique: Prendre soin de nos dispositifs techniques est une approche militante de l’édition.
La permacomputation est une littératie écologique · Entretien avec ...
Servanne Monjour. À la croisée de la recherche et de la création, vos réalisations embrassent un panel de pratiques très large, entre jeu vidéo et art numérique (comme vous l’avez proposé récemment...
#permacomputing
#permapublishing
#lowtech
#humanités
#edition
#écologie
#sobrieté
#numérique
04 juil. 2025, 15:07
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Publié par Jacques Tiberi dans Extrait du mag n°10 le 18/05/2025 à 19:08
benjmain brice low-tech
Benjamin Brice est docteur en science politique et essayiste. Il est notamment l'auteur de L’impasse de la compétitivité et de La sobriété gagnante, dont la parole a capté l'attention de BFM Business comme de François Ruffin. On lui a demandé ce que lui inspirent quelques concepts économiques chers à la communauté low-tech.
LTJ : Dans tes livres, tu parles de sobriété, de relocalisation de la production, de planification... des mots qu'on retrouve dans la bouche des lautéqueurs lorsqu'ils parlent d'économie. Mais que penses-tu de leurs propositions d'instaurer une économie circulaire et de la fonctionnalité, d'installer des usines distribuées ou de déposer des brevets open source ?
Benjamin Brice : Je pense que c’est une boîte à outils dans laquelle piocher des initiatives intéressantes pour réduire notre consommation de produits importés, sans mettre à mal tout notre équilibre économique.
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l’enjeu est de revoir nos modes de consommation pour baisser notre consommation en volume matériel, mais pas en valeur ... acheter deux paires de chaussettes à 12 €, mais fabriquées en France, plutôt que d'en acheter 6 pour le même prix, made in China.
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défendre la sobriété made in France et accélérer les relocalisations. Par exemple des aides à la revitalisation des bassins d’emploi, des réglementations sur l’obsolescence accélérée, des lois contre les distorsions de concurrence ou un étiquetage environnemental, et même des taxes-carbone sur des produits importés.
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Ce sont les catégories populaires qui subissent le plus le coût des énergies fossiles pour se chauffer et se déplacer. La première chose à faire est d´orienter toutes les politiques d’énergies renouvelables et de transports publics vers les catégories populaires. Or, aujourd’hui, l’État fait le contraire : il finance la transition des riches en subventionnant les rénovations thermiques des ménages les plus aisés et les véhicules électriques haut de gamme ! De plus, il nous manque des produits d’entrée de gamme made in france. C’est l’angle oublié du made in france. Et c’est là que des initiatives comme la Jugaad (l'innovation frugale) entrent en jeu.
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valoriser la qualité et la durée de vie, exige un réapprentissage de la population. Mais quelques réglementations ou normes permettraient de mettre hors marché beaucoup de produits dont la valeur d’usage est très faible. ... démontrer que ces outils ne sont pas que bons pour l'environnement, mais, surtout, bons pour la société, pour l’égalité sociale et pour l’emploi.
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le discours écologique ne suffit pas ... prendre en compte les autres facettes de la réalité : la question sociale, l'économie et la géopolitique ... on n’émet que 1 % des gaz à effet de serre ... Sobriété et relocalisations auront un impact écologique. Mais aussi un impact socio-économique avec de l'emploi, du financement des services publics, etc.
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Les entreprises devront bifurquer rapidement, et devraient déjà commencer, notamment grâce à l’intraprenariat. Les entreprises qui ont les moyens de préparer l’avenir sans remettre en cause tout leur business devraient s’y mettre dès maintenant pour gagner en résilience. En misant notamment sur l’économie de la fonctionnalité. Je pense, d'ailleurs, que les réseaux d’entrepreneurs et d’investisseurs ont intérêt à soutenir ces initiatives pour forger un tissu industriel français moins vulnérable et plus adapté à un avenir sous contraintes.
Mots clés : frugalité, low-tech, sobriété, économie, énergie
L'imaginaire technosolutionniste : un pari hors sol.
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limites planétaires, l'état des ressources, la justice sociale, pour développer ces innovations vite et en masse, on est face à une impasse.
- géoingénierie solaire - bactéries mangeuses de plastique en 2016 - robots pollinisateurs - capteurs de gaz à effet de serre - base sur mars - centrale solaire orbitale, électricité transférée via un faisceau de micro-ondes - méga-digues / montée des eaux
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pas de vision globale - pas de pérennité - effet rebond - déni - inaction.
On a besoin de nouvelles technologies au service du vivant, économes en énergie et en ressources, maintenables = low tech
concept né dans les années 70 / l'économiste germano-britannique Ernst Friedrich Schumacher. Trois principes : - utilité - accessibilité - durabilité
Bonnus : coût modéré et économie circulaire.
Ex.:
- permaculture marine (cultiver du varech et des algues commestibles permet de séquestrer du co2.
- Cargos kites (à voile gonflable pour la marine marchande économise 30-50% de carburant
- Frigo d'hiver (garde-manger à l'extérieur économise jusqu'à 50% d'énergie)
- Peinture anti-chaleur : blanche, renvoie les rayons du soleil.
- Biocharbon : à partir de déchets agricoles, 2 fois moins cher que le bois ou le charbon par ex. en Afrique.
- Énergie houlomotrice : produire de l'énergie à partir des vagues et de la houle, premier brevet déposé en 1799.
En janvier, Esprit d’initiative a rencontré Alizée Perrin et Yoann Vandendriessche en Ariège. Adeptes du mouvement low-tech, ils inventent des objets qui fonctionnent sans électricité. Le couple partage son savoir-faire via l'association Chemins de faire, qui continue sa route.
115 signatures
Destinataire(s) : Entreprises Bertolami et Gaussin, Mairie de Crest, 3CPS, CCVD, Région Aura, département de la Drôme, Eurovia, Gama, MAIF, Biovallee...
Campagne lancée par Contacter Groupe écolo e.
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Nous voulons l’abandon de toute expérimentation ou implantation de navettes autonomes de type Beti ou autres à Crest et en Vallée de la Drôme.
D’un point de vue écologique et social, aucun véhicule robotique « high tech » bardé de caméras, de capteurs et de logiciels complexes ne peut être une solution positive pour le présent ou l’avenir.
En effet, la fabrication et le fonctionnement de ces robots complexes nécessite de créer et maintenir une très lourde infrastructure industrielle mondialisée. Des mines de matières premières plus ou moins rares aux usines d’assemblage, ce sont de lourdes structures très matérielles qui sont nécessaires, lesquelles génèrent des émissions de CO2, des pollutions, déforestations, déplacements de populations, gouvernances politiques hiéarchiques et autoritaires, réseaux logistiques mondialisés, etc.
Toutes ces choses ne sont pas soutenables écologiquement et socialement, donc elles sont indésirables.
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1,01 M d’abonnés - 3,6k - 89 534 vues - 626 commentaires #Mines #Ecologie #Entretien
C’est l’un des plus grands paradoxes de notre époque, pour limiter le réchauffement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d’une ampleur inédite a commencé. Pourtant l’industrie minière est l’une des industries les plus toxiques et les plus énergivores que l’on connaisse. Et son activité explose pour fournir entre autres les matières premières des technologies bas carbone : les batteries des voitures électriques, les métaux pour les smartphones, les ordinateurs…
En seulement 20 ans, les volumes de métaux extraits dans le monde ont doublé et dans les 20 années à venir, les entreprises minières veulent produire autant de métaux qu’on en a extraits au cours de toute l’histoire de l’humanité. Pour la journaliste Celia Izoard, “Continuer à faire croire, qu’il est possible de supprimer les émissions carbones en électrifiant le système énergétique mondial est un mensonge criminel”. Un mensonge criminel car extraire de la matière produit beaucoup plus de déchets que de ressources, des déchets qui forment des collines ou des vallées de matières toxiques et dangereuses qu’il faudra gérer pendant des siècles. Les mines demandent aussi des quantités colossales d’eau et d’énergie. Sans compter leurs impacts sur les écosystèmes et les droits humains. En bref, les mines détruisent bien plus de ressources qu’elles en produisent.
Dans son livre, La ruée minière au XXIème siècle, Celia Izoard enquête sur les réalités qui se cachent derrière le discours des communicants et des entreprises qui prône la « mine durable, verte et sociale » comme un outil de la transition vers les énergies décarbonées. L’essayiste montre à quel point, en tant que population, nous sommes embarqués dans un projet de transition qui repose entièrement sur l’extractivisme et nous mène dans le mur. Comment sortir de cette impasse ? Pour Celia Izoard, la seule solution viable aujourd’hui est de revoir nos modes de vie et de réduire nos besoins en énergie. “On ne peut miser sur les énergies renouvelables qu’en réduisant drastiquement la production et la consommation. Et cela nécessite des bouleversements majeurs que les élites du capitalisme mondialisé refusent de faire”. Que signifie extraire des métaux au XXIème siècle ? En quoi la mine verte et responsable est un mirage ? Et quels bouleversements majeurs faudrait-il opérer aujourd’hui pour sortir de l’extractivisme ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Celia Izoard.
Pour aller plus loin :
Le livre de Celia Izoard https://www.seuil.com/ouvrage/la-ruee-miniere-au-xxie-siecle-celia-izoard/9782021515282
Enquête pour Reporterre
https://reporterre.net/Exclusif-la-liste-des-sites-miniers-empoisonnes-que-l-Etat-dissimule
Les autres entretiens Blast sur les questions énergétiques
Jean Baptiste Fressoz “la transition énergétique n’aura pas lieu” • ÊTRE LUCIDE FACE AUX DÉFIS CLIMATIQUES https://www.youtube.com/watch?v=FV_nUNol81M
Nicolas Goldberg - Electricité sommes nous condamnés à payer plus cher ? • ÉLECTRICITÉ : SOMMES-NOUS CONDAMNÉS À... https://www.youtube.com/watch?v=Z40re-gKPZg
Philippe Bihouix - La technologie ne nous sauvera pas • URGENCE ÉCOLOGIQUE : LA TECHNOLOGIE N... https://www.youtube.com/watch?v=FhkK0rMHXdQ
Jean Marc Jancovici - Énergies et Climat, “il va falloir faire des sacrifices” • ÉNERGIES ET CLIMAT : IL VA FALLOIR FA... https://www.youtube.com/watch?v=hIZCFBHr4oc
Négawatt / Yves Marignac - Peut-on faire la transition énergétique sans nucléaire ? • PEUT-ON FAIRE LA TRANSITION ÉCOLOGIQU... https://www.youtube.com/watch?v=tXnnjAu0L9I
À retrouver aussi sur les podcasts écologie de Blast https://www.blast-info.fr/podcasts/lecologie-s-1-oXkml_NzRjqtM-EP0jWyeA
Journaliste : Paloma Moritz
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Tr.: ... piège de se focaliser sur le réchauffement climatique : inégalités, biodiversité, matières ... la transition, pour que rien ne change, c'est très grave, s'emparer des échelons démocratiques ... ex 5G ... les grandes entreprises ont un coup d'avance en matière de projet de société ... penser ensemble ... la viabilité, imaginer l'informatique lowtech, une informatique viable, les communs comme wikipédia, produire local, recyclage, produire soi-même change tout, notre confiance en nous ... réponse collective ex un bois en commun, on ne peut le faire que ensemble ...
Connu / https://mastodon.top/@flomaraninchi@pouet.chapril.org/111056847323607517
"
Stéphane Crozat a partagé 1 j
flomaraninchi@pouet.chapril.org stph@framapiaf.org
Florence Maraninchi ⏚ @flomaraninchi@pouet.chapril.org
La semaine prochaine à Paris, j'aurai le plaisir de discuter avec les collègues du centre de sociologie de l'innovation :
Journée organisée par @clementmarquet.
J'y aborderai la question : comment faire en sorte que le numérique rompe enfin avec l'illusion de l'illimité (alors que c'est vissé dans tous nos principes de conception, pour de très bonnes raisons par ailleurs) ?
Mis à jour le 18 avril 2023 à 15h02 - Durée de lecture : 6 minutes
Rubriques : Alternatives ; Culture et idées
Photo La Ville de Concarneau organise chaque année un festival des low-tech. Ici, en juin 2022. - © Guy Pichard / Reporterre
Dans « Perspectives Low-Tech. Comment vivre, faire et s’organiser autrement ? » Quentin Mateus et Gauthier Roussilhe s’interrogent : la low tech peut-elle conserver son potentiel émancipateur ou est-elle condamnée à être dévoyée.
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« Rien ne dit que la low-tech représente une solution miracle, mais elle nous aide à comprendre que nous traversons […] une crise technique », posent-ils d’emblée. Les auteurs, respectivement compagnon de route de longue date du Low-Tech Lab et chercheur indépendant spécialisé sur les conséquences environnementales du numérique, ont eu l’occasion d’observer des initiatives low-tech aux quatre coins de France et d’Europe, et proposent dans ce livre un point d’étape.
Photo La banque BNP Paribas voit dans l’essor des low-tech « un eldorado à développer pour la French Tech ». Unsplash/Floriane Vita
Créer une démocratie dans la technique
Deux tendances ... une low-tech « institutionnelle » d’un côté, et une low-tech « vernaculaire » et « internationaliste » de l’autre. Plus proches de la seconde, les auteurs soulignent les limites de la première : il s’agit d’une vision qui épouse parfois de trop près celle du monde de l’entreprise, et qui oublie en route le côté fondamentalement transgressif ...
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Des techniques vieilles de plusieurs siècles
... Philippe Bihouix ... les membres du Low-Tech Lab, qui nouent des partenariats avec l’Ademe ... Suivant Kris de Decker, qui a créé en 2007 le site de référence Low-tech Magazine, les auteurs préfèrent ne pas parler de la low-tech, mais employer le terme comme adjectif : il y aurait donc des objets plus ou moins low-tech ...
photo Le four solaire est de plus en plus utilisé dans les restaurants. © Guy Pichard / Reporterre
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Un enjeu politique
... nos choix techniques ont des conséquences sur l’ensemble de la société
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Expérimentations festives
... L’Atelier paysan, qui constate que l’existence d’une alternative crédible et efficace au modèle intensif ne suffit pas. En plus de ces contre-modèles, il est nécessaire d’entreprendre un travail d’éducation populaire, mais aussi de « construire un rapport de force », selon L’Atelier paysan. Pour ce faire, les deux auteurs esquissent une piste : ne pas oublier la dimension « ludique et populaire » de la low-tech.
Photo Le Solar Sound System est une sono nomade créée en 1999 et fonctionnant à l’énergie solaire et musculaire. Twitter/Solar Sound System / Radio 3S
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Perspectives Low-Tech. Comment vivre, faire et s’organiser autrement ?, de Quentin Mateus et Gauthier Roussilhe, aux éditions Divergences, mars 2023, 180 p., 15 euros.
le collectif Slow Fest, qui assure la logistique des festivals à partir de low-tech
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Connu / https://reporterre.net/Comment-la-low-tech-peut-echapper-a-la-recuperation-capitaliste i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?vdeZQQ
1:28:29 - 153 k abonnés - 3,2k+ - 113 177 vues - 838 commentaires FRANCE
▶ Philippe BIHOUIX est ingénieur, spécialiste des ressources minérales et des enjeux technologiques associés. Il est l'auteur entre autres de « L’Âge des low tech », de « Le Désastre de l'école numérique », et il a également co-écrit « La ville stationnaire: Comment mettre fin à l’étalement urbain ? ».
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Philippe Bihouix dresse le bilan des impasses énergétiques et climatiques dans lesquelles nous sommes. Face à la raréfaction des ressources, face au réchauffement climatique, la « croissance verte » est une illusion. De même, croire que la technique nous sauvera n'a pas de sens. Une solution s'offre pourtant bel et bien à nous : celle de la transition low tech.
#Énergie #LowTech #Élucid
00:00:00 - 00:01:50 : Zapping
00:01:50 - 1:25:53 : Interview
1:25:53 : Question finale
Connu / TG le 15/01/23 à 09:37
Ndlr : terminer >21:00 ACT