Thales a signé un accord pour acquérir d’ici début 2028 la totalité du spécialiste français des drones marins Exail, a-t-il annoncé lundi 6 juillet. Le groupe d’électronique spécialisé dans l’aéronautique et la défense a fait une meilleure offre que son rival Safran, qui s’était lui aussi positionné sur la pépite de la lutte anti-mines.
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Clés : Aéronautique ; Drones ; Safran ; Thales
Publié hier à 19h11
Marine Le Pen a été reconnue coupable en appel de détournements de fonds publics dans l'affaire des assistants d'eurodéputés RN.
La députée a été condamnée à 15 mois ferme d'inéligibilité, trois ans d'emprisonnement dont un an ferme à purger à domicile sous bracelet électronique, et 100.000 euros d'amende.
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La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt, mardi 7 juillet, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen est condamnée à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis, à 100 000 euros d’amende et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis. L’année de prison ferme sera exécutée sous bracelet électronique. La cour a par ailleurs considéré que les 15 mois d’inéligibilité ferme étaient déjà purgés, cette peine courant depuis le jugement de première instance du 31 mars 2025.
Les juges ont estimé que les faits de détournement de fonds européens étaient « graves », en raison de leur durée — plus de onze ans — et des montants en jeu et de l’atteinte portée aux institutions européennes, mais ont relevé l’absence d’enrichissement personnel de Marine Le Pen. Le Rassemblement national est condamné à 2 millions d’euros d’amende, dont 1 million avec sursis, ainsi qu’à 1 million d’euros de confiscation. Tous les autres prévenus rejugés en appel, parmi lesquels Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just, Julien Odoul, Catherine Griset ou Guillaume L’Huillier, sont également condamnés à des peines de prison avec sursis, d’amende et/ou d’inéligibilité.
Elle disait refuser de faire campagne sous bracelet
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Publié : 8 juillet 2026 à 6 h 30 min
Auteur : entreleslignesentrelesmots
Catégories: Alternative Sud
Avec l'aimable autorisation des Editions Syllepse Le Sud global réanime-t-il le projet historique du tiers-monde en faveur d’un ordre mondial équitable et respectueux des souverainetés ? Oui et non. Les demandes de réforme de la gouvernance globale ne contestent plus l’intégration au capitalisme international. Le non-alignement a cédé la place à un multi-alignement teinté d’opportunisme. L’enjeu […]
826 signatures
Destinataire(s) : Mr Falorni, maire de La Rochelle et président de la CDA
Pour la transparence sur les pratiques agricoles dans la CDA de La Rochelle
Campagne lancée par Camille P.
Photo by Mirko Fabian on Unsplash
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Catégorie Santé environnementale
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habitants de la plaine d’Aunis, continuons d’être exposés sans même savoir quels produits sont épandus à proximité de nos lieux de vie. Nous demandons à travers cette pétition la publication des registres d’utilisation des pesticides sur le territoire de l’agglomération de La Rochelle, car le droit à l’information est une condition indispensable et préalable pour protéger notre santé et celle de nos enfants.
Signez cette pétition pour que nos voix soient entendues !
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Connu / TG le 28/06/26 à 00:12
Dossier - 27 juin 2026 à 10h46 / Amélie Poinssot
Canicules : catastrophes à répétition
D’après des informations obtenues par « Mediapart », l’exécutif a décidé le mois dernier la dissolution du GIP Epau, le groupement d’intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains. Cet opérateur public menait des programmes de recherche avec les collectivités pour adapter les villes au changement climatique et atténuer ses effets.
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Vendredi 26 juin 2026 Par Mathieu Vidard - La Terre au carré
38 min restantes
Alors que les températures battent tous les records, le cadrage du sujet pointe rarement les responsables de la situation. Pourquoi et comment « politiser la canicule »?
Avec
- Christophe Cassou Climatologue
- Yamina Saheb Experte des politiques énergétiques, rattachée à l’OpenExp
- Claire Nouvian fondatrice et directrice générale de Bloom, ONG contre la destruction de l'océan et du climat.
- Eva Morel Secrétaire générale de l'association Quota Climat
- Mickaël Correia Journaliste à Mediapart
La canicule qui laisse la France K.O. en ce mois de juin - hors norme par son intensité comme par sa précocité - n'est pas un aléa qu'on doit subir en serrant les dents. C'est le résultat de choix.
Et à la Terre au carré, je vous le dis franchement, c'est la colère et le ras-le-bol qui nous animent. Ras-le-bol parce que chaque jour, ici, les voix des scientifiques se succèdent pour nous alerter, nous expliquer et documenter la catastrophe en cours. Des millions d’oreilles les entendent mais rien ne se passe vraiment.
Les débats sur la climatisation nous désespèrent, tout comme une très grande partie de la classe politique, qui préfère chercher des boucs émissaires plutôt que de nous préparer collectivement à un monde en surchauffe.
Pendant que le pays suffoque, on nous explique même doctement que la canicule, au fond, ce serait la faute des écologistes eux-mêmes et de leur prétendue décroissance. On marche sur la tête. Ceux qui alertent depuis cinquante ans deviennent les coupables, et l'oligarchie qui sabote la transition se présente en garante de la raison. Les crédits écologiques sont taillés à la hache et les normes détricotées une à une.
Les pétroliers, connaissaient leurs responsabilités dès 1971. Mais en France, le président de la République préfère décorer le patron de TotalEnergies pour services rendus à la nation et nous gratifier au passage de ses conseils paternalistes pour prendre soin de nos proches.
Ces derniers jours nos corps nous racontent déjà ce qui se met en place sous les rayons brulants du soleil. Ils nous disent à quel point nous sommes en train de franchir toutes les limites de la vie. Ce n'est plus une alerte, c'est une sommation.
L'histoire retiendra sans doute que notre humanité savait absolument tout et qu’elle a préféré ne rien faire.
Références Environnement Biodiversité Écologie
44 844 signatures - Lanceur de pétition Collectif GRÈVE-DES-LOYERS
L’été 2026 commence à peine, et nous avons déjà vécu deux canicules.
Les morts se sont multipliés dans la rue, au travail, mais aussi à domicile. Au sixième jour de la canicule, le préfet a annoncé que les hôpitaux d’Île-de-France étaient saturés. Si on ne s’adapte pas au changement climatique, l’été 2003 où 15 000 personnes sont mortes de la chaleur pourrait devenir la norme.
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tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit, et des brasseurs d’air. C’est la base, et c’est vital.
L’année dernière, la Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) a écrit une proposition de loi transpartisane “Zéro Logement Bouilloire” qui a déjà été signée par 150 députés de 8 groupes politiques. Elle prévoit :
- D’intégrer la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation ;
- De créer un droit pour les locataires d’exiger que leur propriétaire installe des stores, des volets en bois, et des brasseurs d’air ;
- De simplifier les règles patrimoniales et en copropriété pour accélérer l’adaptation des logements aux canicules.
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Cet été, nous avons une opportunité décisive : le gouvernement présente un projet de loi sur le logement au Sénat. Alors que la France vient d’enregistrer la journée la plus chaude de son histoire, le texte prévoit de remettre à la location 700 000 passoires thermiques. Il faut absolument que cette mesure soit retirée, et que la loi intègre des mesures concrètes pour nous permettre de mieux vivre pendant les canicules, que nos logements soient tout simplement habitables.
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Nous demandons au gouvernement:
- De créer un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur (stores, volets en bois, ventilation brasseurs d’air) ;
- D’intégrer les mesures de la proposition de loi “Zéro Logement Bouilloire” dans son projet de loi sur le logement ;
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Pour participer à la grève des loyers, soutenir les grévistes ou aider au déploiment du projet, inscrivez-vous sur ce formulaire.
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeeQuIHyMqy4dh53XV-0A58KxNs4ximNpbzb9LDOLbojBfViQ/viewform?usp=dialog
Reportage — Luttes
« Agir ou cuire, il faut choisir » : avec les canicules, le retour des luttes pour le climat - 6 juillet 2026 à 09h22 / Par Léa Guedj, avec Mathieu Génon et NnoMan Cadoret (photographies)
Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Luttes Climat Canicule
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
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Vendredi 3 juillet, ils ne sont qu’une quinzaine de jeunes, tout juste sortis des examens du baccalauréat, à s’être réunis sous la bannière de Fridays For Future
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réchauffement climatique
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l’émergence d’Extinction Rebellion et des Soulèvements de la Terre, ainsi qu’à, plus récemment, des convergences avec des combats sociaux, décoloniaux, antimilitarisation et antifascistes
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Face à l’échec de l’atténuation, une mobilisation sur l’adaptation
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Membre de Jeunes Génération·s, elle se mobilise désormais « pour limiter les dégâts de ce qui est déjà là
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pétition « Pas de volets, pas de loyer »
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pour le bâti scolaire, avec le mouvement Faites-la briller, colancé par la journaliste de La Maison des maternelles Renée Greusard avec son confrère spécialisé dans les enjeux écologiques Thibaut Schepman.
Zazie, présente à la manifestation du 1er juillet 2026. © NnoMan Cadoret / Reporterre
Selon la Fondation pour le logement, la moitié des logements français sont des bouilloires thermiques, dont l’indicateur de confort d’été est inscrit comme « insuffisant » sur le DPE. Selon un rapport de l’Alliance écologique et sociale, qui rassemble les ONG Greenpeace, Oxfam, Les Amis de la Terre, Attac et les syndicats CGT Éduc’Action, FSU, SUD Éducation et la Confédération paysanne, 20 à 30 % des bâtiments scolaires sont « vétustes » et « inadaptés » aux événements climatiques comme les canicules en été.
Lire aussi : 53 °C sous la verrière de l’école... et des rénovations aux abonnés absents
... également les enseignants. Ainsi, une intersyndicale de l’Éducation nationale appelait le 25 juin les enseignants « à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire » pour protester contre des « conditions de travail inacceptables » pendant la canicule.
« C’est la première fois qu’un syndicat enseignant propose une grève comme moyen d’action sur une thématique liée au climat », signale Aurélie Gagnier, cosecrétaire générale du FSU-Snuipp. Il faut dire que « ces chaleurs extrêmes qui paraissaient anecdotiques sont en train de s’installer dans le temps, donc il faut des réponses structurelles et pas seulement dans l’urgence », explique la syndicaliste.
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Du côté des établissements de santé, le syndicat Force ouvrière (FO-SPSS) a déposé un préavis national de grève du 2 juillet au 15 octobre, face à des canicules qui constituent « un révélateur brutal de l’état de délabrement de l’hôpital public, des Ehpad et de l’ensemble du secteur sanitaire, social et médicosocial ». « Aujourd’hui, il est plus dangereux d’aller aux urgences que d’aller dans les supermarchés ou les banques climatisées », dénonce Grégory Leduc, secrétaire fédéral Santé FO.
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L’année prochaine, j’aurai 18 ans, je vais voter pour la première fois à l’élection présidentielle, et je vais regarder les programmes dans le détail. »
Canicule, IA, détroit d’Ormuz : le regard amer de Jean-Marc Jancovici - FIGURES - 29 juin 2026 / Clément Viktorovitch
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Nous sommes heureux de recevoir Jean-Marc Jancovici, ingénieur spécialiste des énergies et du climat et président du Shift Project, pour parler de la crise énergétique, d'inégalités face à la canicule, de transition écologique, mais aussi des dix années de macronisme face à l'enjeu climatique.
FIGURES, une émission d’interviews longues où je reçois des universitaires, artistes, créateurs et créatrices pour leur laisser le temps de développer leur pensée, leurs recherches et leurs idées.
Chapitrage :
00:00:00 : Intro
00:00:20 : Le détroit d’Ormuz, la crise énergétique et les ressources stratégiques
00:33:36 : La canicule : projection, climatisation, inégalités
00:48:06 : Climat, énergie et capitalisme
01:03:17 : Nucléaire et énergies renouvelables
01:19:49 : l’Intelligence artificielle
01:24:50 : 10 ans de macronisme face à l’enjeu climatique
01:35:22 : Politique, l’enjeu de 2027
01:41:25 : Figure et conclusion
Émission enregistrée le 16 juin 2026
Tr. : ... toutes marchandises passent par camion ... à 90% au pétrole, dt avions, et 100% / maritime ... chaine de valeur mondiale ... pétrole pour la chimie, fibres synthétiques ... le pétrole omniprésent ... accident sur pente descendante ... 2008 pic du pétrole conventionnel ... rapport AIE de 2018 ... derrière 20230 déclinera / div / 2 en 2050 ... la crise du détroit d'Ormuz, signe avant-coureur de la page à tourner ... USA 1er producteur mondial ... Vénézuela 1ère réserve ... consensus scientifique très différent du médiatique ... ressource non renouvelable ... quand ? quel facteur déclencheur ? à quelle vitesse ça baisse ? quelles conséquences ? ... débat fait sur base de données privées ... / climat public, réfutable ... débat médiatique, raccourcis délétaires, manichéennes ... /pétrole on en parle de moins en moins alors conséquences de + en + ... ex gaz en europe ... 3 pics pétrole mer du nord, gaz, charbon ... 2007 ... la quantité de tonnes camions baisse selon eurostat, baisse appro énerg ... économie réelle en unités physiques se contracte ... en gb brexit, etc ... décrue subie de l'approvionnement énergétique ... effets visibles à large échelle et on n'en parle plus ... /loi de l'offre et de la demande pas de lien histo quantité extraite et prix ... moins d'économie, moins de revenus, moins de pétrole dispo ... baisse constr de logements, pauvreté augm ... transitoirement plus cher, prix volatile, détruit activ écon ... le PIB sensé augm / artéfacs comptables ... ex double prix immobilier sans plus de m2 ... endettement x2, banquier x2 ... inflation du prix du m2 mais pas hausse réelle ... / correction de l'inflation ... inflation des actifs, quantitative easing ... augm prix actions, oeuvres d'art, etc ... >>nbre population condi moins favorable et gagnants de la mondialisation 10%? se gavent ... écart croissant donc déterminant énerg / politique ... c'est mon hypothèse écrite dans les échos / montée M Le Pen ... ya déterminant commun en europe ... idem USA ... chiffres Vénézuela surestimés x20 ! ... ont subi augm prix à la pompe aux USA aussi ... car marché mondial ... révélateur tendance lourde ... europe vulnérable car importe 97% pétrole 90% gaz ... région qui s'en sort le moins bien.
/Hélium, engrais 1/3 He engrais azotés ... fabriqués avec du gaz amoniac NH3 synthèse azote de l'air 80% et H2 dans le gaz CH4 ... carbone dans l'air / CO2 ...urée, ammonitrate ... s'intègrent verticalement et à l'aval pour capter plus de valeur ajoutée comme les pays du Golfe ...
hélium, particule alfa produit radioactivité naturelle, gaz rare, arrêté par couche imperméable, Gazprom produit du gaz naturel ... militant du bio mais on ne nourrirait pas l'humanité comme aujourd'hui ... refroidit les irm par hélium liquide ... utilisé dans la fabrication des semi-conducteurs, électronique partout ... 30% de l'hélium bloqué pendant plusieurs mois sans conséquences ? ... avec des stocks ? ... laisser le gaz naturel dans le sous-sol donc pour l'hélium ? ... énergies décarbonées ... que avec des renouvelables sauf que bouré d'électronique, acier, électronique, qui ont besoin de pétrole, dépendance systémique, garder ces produits issus des hydrocarbures sans hydrocarbures ... comment fabriquer des enr avec juste des enr ? ... on hérite de la productivité des énergies fossiles ... transition énergétique, saut dans l'inconnue ... /climat vagues de chaleur ... eme ou changement climatique ... précocité et intensité pas eu sans changement climatique, prévisible ... trop tard pour se prémunir à large échelle ex forêts de feuillus en france, encaisser perte et pleurer ... faire le maximum mais ne garantie pas qu'on va tout conserver en l'état ... retrait-gouflement des argiles plus fort crée cisaillement donc fissures élargies comme dans des églises, 1er facteur d'indemnisation des assureurs ... la taille des grêlons augmentent ... mortalité des espèces ex arbres leur sommet a branches sêches, arbres morts ... les printemps arabes causés par grande sécheresse en russie 1er exportateur de blé ... prix a explosé, émeutes de la faim ... canicules partie émergée de l'iceberg ... énergie moins disponible, va amener dictature ... baisse de l'espérance de vie, totalitarisme pas dans les modèles du GIEC ... mettre plus de moyens pour conserver un monde plus sympathique ... /climatisation cercle vicieux / cons én rejet chaleur dans les villes plus chaudes, mais indispensable / 50°C ... Christophe Cassou : c'est quand ? /climatisation électrique électricité solaire, cloche solaire entre avril et sept autour de midi, prix deviennent nuls vers 14h ou négatifs, c'est pas un pb ... ce qui reste un pb transférer la chaleur vers l'extérieur, arbitrer ... partout où on peut l'éviter, le faire ex auvents devant les fenêtres ... ouvriers du bâtiment, 9 morts par accident du travail, chaleur inégalités ... aménager le temps de travail dehors ex moissons ... l'adaptation pas toujours sympa effort douloureux plutôt que d'émettre moins ... gaz à effet de serre, le CO2 chimiquement stable implique et effort planétaire ... voir les forets sans rien pouvoir faire, perdre stabilité ... tout le monde parle du réchauffement en ne faisant rien ... /énergie gaz à effet de serre bloque les infrarouges existe depuis que la terre a une atmosphère il y a 4 milliard d'années ... oxydant les hydrocarbures ... yen a d'autres le méthane, protoxyde d'azote, l'élevage bovin, engrais azotés protoxyde d'azote, déforestation fait co2 ... énergie, nourriture des machines ... avoir un gros parc de machines ... fait notre quotidien, avant les gens à la campagne, à l'échelle du siècle a structuré les modes de vie ... renouvelable, nuk; efficacité, garder notre mode de vie, transition énergétique par la technique : NON mais espérer garder un peu ... enr bois de feu, vent, eau, en 10 000 ans yavait des génies comme Mozar, garder civilisation industrielle en retour d'enr ? ... approche différentielle s'occuper du pb mais comment garantir le niveau d'atterrissage ? ex électronique indispensable aux enr ... /entreprises à large échelle ... ya du gras, mobilité, c'est facile de s'en débarrasser mais /plastique ?
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59:09
tous les hommes politiques qui disent un monde 100% renouvelable et tout ok ça n'arrivera pas
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/capitalisme protéiforme ex boulanger, fonctionnaire ? réguler le capitalisme financiarisé souhaitable ... réguler progressivement ex agriculture ... / urss, chine doux / environnement ? non /soif de pouvoir approche pragmatique des pb ... déconnant de fermer fessenheim antisocial puisque l'énergie fait la production donc la redistribution donc la machine sociale ... donc entamer le système énergétique c'est appauvrir les gens ... quand LFI fait le même genre de proposition ils se marchent sur les pieds ... favorable à ce que le capitalisme financier mondialisé soit bien plus fortement régulé qu'aujourd'hui ...
/Nuk sortir des fossiles ... solaire, éolien, nucléaire interroge, sécurité, sûreté, du combustible uranium, mais décarbonée, ... énergie -> machines -> mode de vie sinon pauvres car ont moins facilement des chaussures, alimentation, etc ... donc plus d'hydrocarbures => dév aussi vite que possible mais avec conditions aux limites les énergies décarbonées ... le pétrole c'est merveilleux si pas de réchauffement climatique ... dense, facile à transporter, polyvalent énergie ou matières premières, ça s'extraie en utilisant très peu de surface sur la terre car vient du sous-sol donc utiliser le sol pour autre chose : des villes etc ... donc ENR redonne conflits d'usage sur le sol sauf géothermie ... idem biocarburants alors que la production renouvelable marginale dans approvisionnement énergétique mondial ... donc continuer avec autant de machines pour avoir dentistes pour pas trop cher etc ... donc dire je me prive délibérément d'une marge de manœuvre, c'est accepter
le nuk c'est le plus sûr selon les médecins ex nuk et charbon tue 300/400 000 personnes dans le monde ... /mines et pollution des mineurs et pollution urbaine ... à Fukushima tous les gens qui veulent revenir chez eux le peuvent et ya pas de surplus de radioactivité qui soit spécialement gênant ... la radioactivité, compliqué car ne se voit pas, ne se comprend pas, ça fait peur ... /bombes Nagasaki, Hiroshima, ça fait peur pour de bonnes raisons.
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ne comprend pas l'écart entre le risque du nuk et la perception du risque ... ex irsn Fukushima qui n'a pas fait un mort du surplus des radiations faisait aussi peur que le tsunami qui en a fait 20 000, ne sait pas l'expliquer ... ex bombes chimiques ont fait plus de morts que le nuk ... on n'arrive pas à faire comprendre la réalité du risque ... autre ex déchets nucléaires ya des mines d'uranium à otlo au gabon ?qui ya des miliards d'année ont donné naissance à des réacteurs nucléaires naturels les déchets sont toujours au même endroit ... le meilleur allié du nuk c'est Poutine ... n'en parle plus, ya plus de débat ce jour ... cout démantèlement des centrales, dépendances uranium ... la dépendance on l'a sur tout coton, poulet, smartphone, etc ... dépendance ennuyeuse ? / accident risques réels, en fr pas Tchernobyl ressemblera à 3 milles Island, nous on a des recombineurs d'hydrogène ... usine chimique plus dangereuse
débat bénéfice risques existe partout faisons confiance aux pros
/LFI assume sortir du nuk RTE a aussi scénario 100% renouvelable, batteries élec, etc innov tech et volontarisme ok on n'y arrive pas avec que nuk ni que enr ... 2xmoins de voitures ... si les gens disent moins de voitures c'est ok / démocratiquement.
LFI n'a pas fait cette analyse car baisser énergie baisse fortement niveau de vie des gens ... si ils l'assument c'est ok ... très favorable à l'état redistributif ... solaire plus batterie ++ pb intersaisonalité l'été va passer de 3 à 6 mois, l'hiver de 3 à 1 mois ... le vent variable ... 2 points durs pour la gestion d'un réseau électrique : - la fréquence 50Hz - le stockage intersaisonnier, on peut mettre des steps partout mais est-ce acceptable ? toute énergie a ses inconvénients, sobriété ok ... /IA qui consomme énergie et eau folle de Mélenchon à Le Pen tous pour la souveraineté, fascination pour la technologie ... ça excite par construction, idem / médias discussion éthique ... amène concentration du pouvoir de non élus, mâles blancs ... laquelle on favorise ? /théorie des jeux ... on a encore les moyens de réguler en europe ... /cellules souches interdit balance bénéfice/risque ... des êtres de chair et de désir ... /haut conseil pour le climat / Macron bilan regard amer ... la décarbonation était faite pour nous ... avec nos champions, le génie fr, moi immigré de 2ème génération on est créatifs, on exporte normes intelligentes ... fonçons ...y avait alignement de planètes donc il a foiré.
On a perdu 10 ans / ancienne économie, triste ... n'a pas encore vu le génie auprès des candidats actuels ... le progrès écologique, c'est l'europe ... voitures alourdies, augm concentration urbaine, dans un monde à énergie rare les grosses villes ne pourront pas survivre car trop dépendantes des transports longue distance ... des pistes de solutions ... l'écologie pas détachable du reste ... à la racine de ce qu'on fait, revenir au monde physique. On est devenus une civilisation d'urbains découplés des flux physiques qui permettent de manger, de nous habiller, d'avoir des meubles, des bâtiments, etc. Les carières ne sont pas chez nous, les mines, les champs non plus. La nourriture sort du supermarché, etc. ...
la seule chose qu'on mesure c'est la convention monétaire, acheter à manger, payer son loyer, etc. Donc une convention humaine de moins en moins représentative de la réalité physique qui nous permet de vivre. On essaie de renverser la hiérarchie naturelle, faire que l'environnement soit un petit bout de la convention monétaire. Mais c'est un petit bout de la réalité physique ... Totale inversion des priorités par rapport à la réalité de ce monde où besoin en permanence de respirer, ne pas mourir de froid ni de chaud, de manger ... revenir à l'observation physique du monde. Le monde politique est l'emblème de cette convention qui ne voit plus les flux physiques sous-jacents ... donc faire cet effort intellectuel déjà de l'élite. Ne pas regarder le PIB mais les m2, les tonnes, etc ... Et ensuite seulement on s'occupe du PIB, de la dette, etc.
/él présidentielle /RN analyse des prgms dans leur globalité ... donc le shift pj fera plus qualitatif ... expert énergie, climat, rhétorique ... s'engager en politique NON car - mon ambition, faire du consensus par la pédagogie ... jeu médiatique la petite phrase - énergie/climat faire de grandes explications n'a pas de propositions ... - aucune chance d'être élu, c'est autoréalisateur ... le pouvoir ne m'intéresse pas du tout ...
Ndlr : beaucoup de bonnes choses, mais scotché dans ses certitudes à propos du Nuk et des ENR. Dommage car il convainc sur le reste : la physique/l'argent, le climat/biodiversité, etc.
/Extrême droite, il ne dit rien à propos de leur idéologie.
/LFI approfondir ACT
À la fin, il parle de consensus et non pas de compossible, dommage.
Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
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Clés : Environnement Idées En direct de la recherche
Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
Indicateurs
Série 6/7 Economie Environnement Société
Que proposer à la place du PIB, mesure de toute chose depuis sa création en 1931 ? La recherche tente d’agréger de nouvelles dimensions telles l’écologie et les inégalités, principalement au niveau local.
Céline Mouzon, le 3 juillet 2026
8 min
© Charles Monnier
A l’heure où les questions de déficit et de dette publique reviennent en force, la remise en cause de la croissance et du produit intérieur brut (PIB), son indicateur phare, peut paraître une douce rêverie. Pourtant, alors que les limites planétaires sont franchies les unes après les autres (sept sur neuf l’ont déjà été) et que les conséquences quotidiennes du dérèglement climatique sont de plus en plus manifestes (feux de forêt, inondations, canicules…), il est urgent de changer de cadre de pensée.
On ne part pas de nulle part. La critique du PIB remonte à… l’invention du PIB lui-même. Mis au point par l’économiste états-unien Simon Kuznets en 1931 pour évaluer l’ampleur des pertes dues à la Grande Dépression, le PIB mesure la valeur ajoutée marchande de tous les biens et services qui se vendent dans un pays pendant une année donnée et – depuis 1976 seulement ! – le coût de production des services non marchands fournis par les administrations publiques (enseignement, santé…). A partir du PIB, on calcule la croissance, soit l’augmentation du volume de ces productions d’une année sur l’autre.
Les limites du PIB sont liées au fait que l’indicateur est utilisé comme finalité des politiques économiques, ce qui lui confère une centralité considérable dans l’organisation de la société. On a vite fait de conclure que du PIB découle le bien-être, individuel et collectif. Or, au-delà d’un certain niveau, la corrélation n’a plus rien d’évident.
Plus précisément, les limites du PIB sont de quatre ordres1. Une limite normative, d’abord : le PIB compte positivement toute activité, du maraîchage bio à la production d’armes. Son périmètre, ensuite : par convention, la plupart des activités essentielles à la reproduction de la société (activités domestiques, engagement citoyen, associatif bénévole…) comptent pour zéro. Troisième limite : PIB et croissance sont des moyennes et sont donc indifférents aux inégalités. Enfin, c’est un indicateur de flux qui ne dit rien de l’évolution des ressources (stock ou patrimoine) dans lesquelles on puise pour assurer la croissance économique.
Les critiques resurgissent dans les années 1970, avec la publication du rapport du Club de Rome, Les limites de la croissance, qui souligne le paradoxe entre une recherche de croissance infinie dans un monde où les limites planétaires sont finies. Elles se font plus vives encore dans les années 1990, à mesure que les dégâts causés par la croissance sont de plus en plus documentés. Que proposer à la place ? Le défi est immense.
Résistance conservatrice
« Les indicateurs sont un champ de lutte car ce sont des cadres interprétatifs du monde », rappelle l’économiste Florence Jany-Catrice, professeure à l’université de Rouen et spécialiste de la question.
Les institutions internationales se mettent en branle dans les années 1990 : le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) propose un indice de développement humain (IDH). Cette approche très occidentalocentrée du développement n’est plus très en vogue aujourd’hui. Les Objectifs de développement durable (ODD) ont eu plus de succès. Tout comme l’empreinte écologique, promue par le Global Footprint Network.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) défendent des indicateurs très monétarisés : épargne nette ajustée pour la première, Inclusive Wealth Index pour le deuxième. L’idée est de saisir trois dimensions (économique, écologique et humaine), pensées comme des capitaux. Chacune d’entre elles est monétarisée. Elles peuvent ensuite être agrégées. Comme les capitaux peuvent se substituer les uns aux autres, ils peuvent se compenser. Impossible donc d’appréhender la notion de limite planétaire franchie de manière irréversible. Cherchez l’erreur !
Se démarquant d’une telle approche, les Nations unies viennent de lancer un nouveau programme, « Au-delà du PIB », avec l’idée de « compter ce qui compte vraiment ». C’est bien, mais l’histoire repasse les plats : l’idée était déjà en vigueur au tournant des années 2000…
« Des forces conservatrices sont à l’œuvre. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler », Florence Jany-Catrice, économiste
Au niveau national, la situation n’est guère plus stimulante. L’Insee propose plusieurs séries d’indicateurs alternatifs. Des indicateurs territoriaux de développement durable, sorte de territorialisation des ODD. Ce qui guide l’institut est la disponibilité des données.
« D’un certain point de vue, cela met à disposition une vaste base de données, très riche, mais c’est un peu une “foire-à-tout” », constate Florence Jany-Catrice.
L’Insee publie par ailleurs chaque année les dix indicateurs issus de la loi Sas. Voté en 2015, ce texte avait pour but d’impulser au moment des discussions budgétaires à l’automne un débat sur les effets écologiques et sociaux des politiques menées et à venir. Las ! Le texte a été vidé de sa substance : ce sont finalement dix indicateurs qui sont retenus, agrégeant des dimensions hétérogènes (taux d’emploi, dette publique et privée, espérance de vie en bonne santé, sorties précoces du système scolaire…). Cela rend difficile une vision d’ensemble.
Surtout, il n’y a aucun portage politique de cette approche. L’an dernier encore, la députée Eva Sas interpellait le gouvernement sur la question. « C’est un échec absolu », tranche Florence Jany-Catrice.
Enfin, derniers venus, depuis 2022 : des comptes nationaux augmentés, issus pour l’essentiel des propositions de la commission Sen-Stiglitz-Fitoussi dont le rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse remonte à… 2009 ! Cette comptabilité repose sur deux piliers : des comptes distribués, qui prennent en considération les inégalités, et des comptes carbones, qui intègrent les importations de carbone, et pas seulement des émissions de gaz à effet de serre enregistrées sur le territoire.
« Cela permet d’articuler, d’un côté, la dimension économique du PIB à la dimension des inégalités et, de l’autre, la dimension économique à la dimension écologique », explique **Sébastien Roux**, qui dirige le programme à l’Insee et souligne la difficulté à produire un indicateur synthétique unique.
Bref, les résultats sont décevants. « Des forces conservatrices sont à l’œuvre, résume Florence Jany-Catrice. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler. »
Une production locale enthousiasmante
La production d’indicateurs de richesse alternatifs est beaucoup plus dynamique et enthousiasmante au niveau territorial. L’Occitanie, les Hauts-de-France, Grenoble, la métropole de Rouen-Normandie, La Réunion… sont concernés. En 2024, l’Ademe a consacré un rapport aux indicateurs du bien-vivre et à leurs liens avec la sobriété2. Piloté par la chercheuse Fiona Ottaviani, qui a travaillé sur l’indicateur grenoblois Ibest, il synthétise dix-sept initiatives, dont sept en France (Ibest, indice de santé sociale, bonheur réunionnais brut…).
« Le bien-vivre repose essentiellement sur des pratiques compatibles avec la sobriété, notamment car des composantes clés du bien-vivre sont non matérielles », conclut-il.
L’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte les interdépendances : entre social et environnemental, entre dimensions individuelles et collectives…
Le rapport de l’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte non pas les politiques publiques souvent conçues en silo, mais aussi les interdépendances : entre social et environnemental, entre échelles spatiales, et entre dimensions individuelles et collectives.
Comment expliquer cette vitalité ? Pour Florence Jany-Catrice, qui a largement contribué à l’élaboration de l’indicateur de santé sociale (ISS) et du LEQI (Local Ecological Quality Index), un indicateur de qualité écologique, trois facteurs peuvent être avancés :
« Les territoires sont en première ligne face à l’effondrement climatique. Une partie des acteurs locaux travaillent en outre peu avec le PIB car la donnée est rarement disponible à cette échelle. Enfin, certains territoires sont séduits par l’idée que la résolution des crises écologiques va de pair avec celle de la question démocratique. »
Concertation avec les habitants
Dans une note pour la Fondation Jean-Jaurès parue en 20243, le chercheur Olivier Bouba-Olga propose de son côté une typologie des approches existantes, distinguant deux grandes tendances : l’une autour du bien-être objectif « permettant soit de construire des indices composites, soit des typologies de territoires » ; l’autre autour du bien-être subjectif « en interrogeant les habitants sur leur niveau individuel de bien-être ou en procédant de manière plus participative pour définir collectivement les dimensions du bien-être ».
Ces approches ne sont pas nécessairement exclusives les unes des autres. Certains indicateurs, comme l’ISS, sont synthétiques et élaborés dans le cadre d’une démarche délibérative qui s’éloigne d’une définition subjective du bien-être.
Petite illustration avec deux indicateurs. Le LEQI a été développé dans les Hauts-de-France et à la métropole de Rouen-Normandie par Florence Jany-Catrice et ses équipes en concertation avec des groupes d’habitants. Il permet d’apprécier la qualité écologique d’un territoire. Les délibérations ont conduit à définir collectivement ce qu’on entend par là. Le LEQI prend en compte une dimension écosystémique (eau, air, sol, biodiversité, climat) et une dimension anthropique (alimentation, logement, mobilité, santé, cadre de vie), et croise écologie, niveau de vie et inégalités. Il permet d’identifier les intercommunalités les plus en tension et d’alerter sur l’urgence à agir face au cumul des vulnérabilités.
L’indicateur de bien-être social territorialisé a émergé à Grenoble de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville
Autre exemple : l’indicateur de bien-être social territorialisé (Ibest) a émergé à Grenoble en 2002 de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville désireux d’apprécier les effets des politiques menées. Il a par la suite été élargi en concertation avec des groupes d’habitants et se compose de huit dimensions (accès et recours aux services publics, temps et rythme de vie, biens de subsistance…). Cela afin de dépasser la seule mesure statistique et d’intégrer l’accès effectif à certains biens, services ou espaces.
Mais, dira-t-on, trop d’indicateurs tue les indicateurs. Pourquoi ne pas privilégier un indicateur unique ? D’abord, parce qu’il est intéressant de prendre en compte la spécificité d’un territoire (montagneux, littoral, classé en politique de la ville…). Ensuite, parce que la délibération est clé pour aboutir à des indicateurs qui soient appropriables par les citoyens et donc les pouvoirs publics. Cela leur donne une assise démocratique indispensable à leur légitimité et à leur pérennité. Or, il est plus difficile de mener des délibérations à grande échelle.
Reste qu’il existe « une tension entre la singularité d’un indicateur tenant compte des spécificités d’un territoire et la puissance d’un indicateur lorsqu’il est universel », récapitule Florence Jany-Catrice. Alors, comment se repérer dans ce maquis ?
« On peut, d’abord, se demander quel a été le processus d’élaboration, autrement dit qui décide de ce qui compte, explique Florence Jany-Catrice. Ensuite, quel est le langage utilisé ? S’il est monétaire, il est évident que les irréversibilités seront peu prises en compte. Enfin, jusqu’où va leur hétérogénéité ? Qui trop embrasse mal étreint », conclut-elle.
Vous voilà parés !
Article écrit par Céline Mouzon, Journaliste
Connu / mel
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Sujet : [france] Jeffrey Sachs : le projet du Grand Israël s’effondre
Date : Sat, 4 Jul 2026 10:04:16 -0400
De : Philippe Derudder
Dans cette interview, Jeffrey Sachs, professeur grand critique de la politique américaine, explique ce qu'est le projet du "grand Israël" , en quoi il est le motif principal aux guerres infinies menées par Israël et pourquoi, selon lui, ce projet n'a plus d'avenir par le fait que les États Unis, poussés pas l'opinion publique et celle de nombres juifs eux-mêmes, ne le soutiennent plus.
32'
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Publié Il y a 1 jour • 73 vues
Le Média
Les procédures judiciaires s'accumulent autour du Rassemblement national. La plus attendue reste l'appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Condamnée en première instance à une peine d'inéligibilité immédiate, elle sera fixée le 7 juillet sur son avenir politique. En parallèle, Jordan Bardella fait face à de nouveaux soupçons. Une enquête journalistique affirme que des pièces produites pour éviter des poursuites auraient été reconstituées après coup, conduisant Anticor à déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. Comme si cela ne suffisait pas, le siège du RN a récemment été perquisitionné dans le cadre d'une enquête sur l'utilisation de plusieurs millions d'euros de fonds européens par l'ancien groupe Identité et démocratie. Enfin, le Parquet européen examine aussi un possible financement de prestations de media training du RN avec des crédits européens durant la campagne de 2022. À l'approche de la présidentielle, la succession de ces dossiers place le parti sous une pression judiciaire inédite.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
00:00 Introduction : Toujours les mêmes ?
01:10 Appel à la communauté : Objectif 10 000 donateurs
01:38 Affaire des assistants parlementaires : Le tournant pour Marine Le Pen
03:59 Jordan Bardella : Des preuves fabriquées ? L'enquête de Tristan Bertelot
06:12 Plainte d'Anticor et nouvelles perquisitions au RN
07:11 Soupçons de détournement de fonds européens (2019-2024)
08:55 Media training et fonds publics : Le rôle de Jordan Bardella
09:58 Rappel : Soutenez Le Média
10:30 Élection présidentielle 2027 : Le calendrier est fixé
10:56 Nos révélations sur EELV
12:44 Justice : 5 chauffeurs VTC attaquent Uber pour "traite d'être humain"
13:39 Palestine : Nouveau rapport sur les violences sexuellescomme arme d'Israël
14:38 Maroc : Condamnation de la militante Zineb El Karubbi 15:43 Conclusion et appel aux dons final
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Visibilité Publique Publié originellement 01/07/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée 16min 19sec
Commentaires désactivés
Mis à jour le 3 juillet 2026 à 08h00
Durée de lecture : 6 minutes
Nucléaire Déchets nucléaires
Une expédition a collecté des échantillons autour des fûts contenant des déchets radioactifs immergés dans l’océan Atlantique jusqu’en 1990. L’heure est maintenant à l’analyse pour comprendre les effets de cette pratique sur les fonds marins.
...
Sur l'orientation de la politique étrangère de la France / Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, Camille Verneuil
Actus, Communiqués / 2 juillet 2026
1 er juillet 2026
C’est avec stupeur que nous apprenons les derniers événements survenus au sein de l’association Greenpeace France. La déléguée syndicale qui négocie depuis des mois contre un plan de sauvegarde de l’emploi est l’objet d’attaques graves. Un prétendu mail « anonyme » prenant ouvertement le parti de la direction a été envoyé quelques jours seulement avant une réunion des instances décisionnaires. Celles-ci devaient voter un cadre budgétaire permettant de mettre en œuvre ce plan de licenciement.
Ce courrier contient des accusations très graves à l’endroit de notre camarade et déléguée syndicale ASSO-Solidaires: des éléments de sa vie privée et de celle de son conjoint, des propos attentatoires à sa dignité ont été tenus, et lui sont également reprochés le remboursement de ses trajets pour aller négocier le PSE… Il faudrait maintenant que les élu·es paient de leur poche pour exercer leurs prérogatives.
Cette gestion des relations sociales, les pratiques discriminatoires, les actes ayant pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de travail et d’exercice du mandat sont inacceptables.
Notre déléguée syndicale a été arrêtée et ne peut en l’état poursuivre les négociations. Une alerte pour danger grave et imminent a été lancée par des membres du CSE.
Au regard de la gravité de la situation, nous sollicitons la participation du Conseil d’administration aux négociations, afin de garantir qu’elles se poursuivent dans un cadre respectueux et loyal, dans l’intérêt des salarié⸱es et leur emploi.
Nous sollicitons également le CA de Greenpeace afin de protéger la santé et la sécurité de notre camarade, qui ne doit pas être oubliée.
Une citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris est en cours de rédaction contre tous·tes celles et ceux qui ont participé à ces actes et notamment Mme Eve KAROUBI, représentante légale de l’association. Nous ne laisserons rien passer.
Contact Section syndicale ASSO-Solidaires de Greenpeace France: greenpeace@syndicat-asso.fr
ASSO-Solidaires: contact@syndicat-asso.fr