44 844 signatures - Lanceur de pétition Collectif GRÈVE-DES-LOYERS
L’été 2026 commence à peine, et nous avons déjà vécu deux canicules.
Les morts se sont multipliés dans la rue, au travail, mais aussi à domicile. Au sixième jour de la canicule, le préfet a annoncé que les hôpitaux d’Île-de-France étaient saturés. Si on ne s’adapte pas au changement climatique, l’été 2003 où 15 000 personnes sont mortes de la chaleur pourrait devenir la norme.
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tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit, et des brasseurs d’air. C’est la base, et c’est vital.
L’année dernière, la Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) a écrit une proposition de loi transpartisane “Zéro Logement Bouilloire” qui a déjà été signée par 150 députés de 8 groupes politiques. Elle prévoit :
- D’intégrer la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation ;
- De créer un droit pour les locataires d’exiger que leur propriétaire installe des stores, des volets en bois, et des brasseurs d’air ;
- De simplifier les règles patrimoniales et en copropriété pour accélérer l’adaptation des logements aux canicules.
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Cet été, nous avons une opportunité décisive : le gouvernement présente un projet de loi sur le logement au Sénat. Alors que la France vient d’enregistrer la journée la plus chaude de son histoire, le texte prévoit de remettre à la location 700 000 passoires thermiques. Il faut absolument que cette mesure soit retirée, et que la loi intègre des mesures concrètes pour nous permettre de mieux vivre pendant les canicules, que nos logements soient tout simplement habitables.
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Nous demandons au gouvernement:
- De créer un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur (stores, volets en bois, ventilation brasseurs d’air) ;
- D’intégrer les mesures de la proposition de loi “Zéro Logement Bouilloire” dans son projet de loi sur le logement ;
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Pour participer à la grève des loyers, soutenir les grévistes ou aider au déploiment du projet, inscrivez-vous sur ce formulaire.
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeeQuIHyMqy4dh53XV-0A58KxNs4ximNpbzb9LDOLbojBfViQ/viewform?usp=dialog
Une conférence de Greenpeace sur les dangers du programme du RN pour l'écologie, le 1er mai 2025.
Publié le jeudi 26 mars 2026 à 06:47
Debout la Terre / Par Camille Crosnier
INFO FRANCE INTER - Greenpeace France annonce supprimer 33 postes sur 138 d'ici cet été, soit un quart de ses effectifs, confirme jeudi l'ONG de défense de l'environnement à France Inter, après l'avoir annoncé aux salariés.
Greenpeace France explique ce "projet de réorganisation" par un "ralentissement de la croissance" de ses ressources : +7 % entre 2021 et 2025, contre +26 % sur la période 2018-2021. L'association est "financée exclusivement par des ressources issues de dons privés", précise-t-elle dans un communiqué. L'année dernière, 31 millions d’euros ont été récoltés. L'ONG compte "plus de 240 000 adhérents, dont 90 % en don régulier". Mais selon l'association, face au contexte économique actuel, un "grand nombre" d'adhérents a manifesté "des difficultés financières à maintenir" son niveau de dons.
Greenpeace France évoque aussi des difficultés à attirer de nouveaux donateurs. Après une décision de la Cour de cassation de septembre 2025, l'association n'a plus le droit d'avoir recours aux CDD-U (contrats à durée déterminée d’usage) pour ses équipes "déployées sur le terrain", chargées de récolter de nouveaux adhérents. "Cette décision aura de lourdes conséquences pour le programme et pour le développement des ressources", assure Greenpeace France, qui "ne peut embaucher ses équipes en CDI".
À écouter
Greenpeace menacée de ruine après une condamnation record aux États-Unis
Debout la Terre
3 min
Autres problèmes pour l'ONG : les "difficultés de joignabilité téléphonique des donateurs et donatrices", et l'impossibilité de toucher de nouveaux adhérents via les réseaux sociaux, puisque META interdit désormais aux contenus qu’il considère comme politiques de faire des appels aux dons. Plusieurs sources en interne confient à France Inter un manque d'anticipation de la part de Greenpeace France face à ces difficultés financières, et déplorent un manque de négociation avec Greenpeace International, à qui Greenpeace France reverse un tiers de ses ressources.
Plusieurs sources regrettent que l’association ressemble de plus en plus à une grosse entreprise avec un fonctionnement très bureaucratique : "On entend plus parler d’argent que d’action", déplore une déléguée d'Asso Solidaires. "Greenpeace s’est ramollie depuis quelques années", regrette une autre source, en reconnaissant une forme de 'ringardisation' à côté d'autres mouvements plus agiles ces dernières années.
Une augmentation pour les trois co-directrices générales
D'autres encore s'interrogent sur l'argument purement économique : pourquoi ne pas avoir négocié davantage avec la tête de pont, Greenpeace International, à qui le bureau français reverse 1/3 de ses ressources, soit 10 millions d’euros par an ? Et puis comment expliquer que dans ce contexte, les trois co-directrices générales, qui gèrent depuis le départ de Jean-François Julliard pour FNE en décembre (qui assure, auprès de France Inter, n'avoir été au courant de rien et ne pas vouloir s’exprimer), se soient augmentées de 15% en janvier, soit environ 1 000 euros en plus par mois ?
Une grève et une AG ont eu lieu mercredi matin, et d’autres actions sont en préparation pour que Greenpeace France applique chez elle ce qu'elle défend : la justice sociale. Mais la situation est très complexe, ce n’est ni tout noir ni tout blanc, une autre partie de ceux que France Inter a pu contacter le souligne aussi.
De son côté, la direction affirme que des discussions stratégiques vont avoir lieu.
Références Greenpeace Environnement Info Écologie
Lors des mobilisations et manifestations, nos smartphones sont des outils cruciaux pour s’organiser. Bien qu’ils soient extrêmement pratiques à bien des égards, ils peuvent aussi devenir dangereux s’ils tombent dans de mauvaises mains ou sont mal utilisés (voir notre article de 2023, toujours d’actualité ). Les informations que nos téléphones contiennent doivent donc être protégées. Voici 3 applications libres et gratuites à découvrir et installer, afin de réduire ces risques autant que possible en amont des mobilisations à venir (ou après !).
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De manière générale, la meilleure option reste de ne pas avoir son téléphone sur soi lors d’une action
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Connu / TG le 17/09/25 à 15:48
Casse de l’hôpital
À Angoulême, la journée du 10 septembre a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une dynamique de grève, de blocages et de jonction avec l’hôpital de Girac. Une mobilisation importante qui dément les discours du gouvernement et prépare déjà l’échéance du 18 septembre.
RP Nord-Dordogne
11 septembre
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Naïs, sage-femme, a rappelé la réalité du secteur hospitalier : « Cela fait deux mois et demi que les trois services du pôle femme-mère-enfant sont en grève, avec une détérioration de la qualité des soins, et des mises en danger. La direction ne fait rien. Les équipes sont sur les rotules. »
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Connu / TG le 11/09/25 à 16:33
Mouvement social
À Angoulême, l’organisation du 10 septembre avance et a décidé de se lier à la lutte du personnel hospitalier en grève contre des suppressions de postes. Une prochaine assemblée générale se tiendra le lundi 8 septembre, devant l’hôtel de ville.
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Le 30 août à Angoulême s’est tenue la première assemblée générale de préparation au 10 septembre, réunissant une cinquantaine de personnes, majoritairement issues du tissu militant et associatif local, mais réunissant également des soignants de l’hôpital de Girac mobilisés depuis juin contre la réorganisation des services de maternité.
Dans l’AG, on retrouve des militants qui ont dénoncé, lors de la réforme des retraites, la stratégie de la défaite de grèves saute-mouton de la bureaucratie syndicale. Deux ans après, les discussions tactiques pointent la nécessité d’organiser des blocages, loin des manifestations routinières en centre-ville. Un premier point d’étape est voté : blocage dès 7h d’une zone industrielle.
Dans l’assemblée, une travailleuse de l’hôpital de Girac a également rappelé la nécessité d’une jonction avec le personnel hospitalier en lutte, mobilisé contre la suppression du poste d’aide-soignante de nuit aux urgences pédiatriques et celui d’infirmière puéricultrice en maternité. Elle rappelle que la précédente mobilisation rassemblant une centaine de personnels et de soutiens, avait commencé à faire bouger la direction
Depuis plus de deux mois, les trois services de pédiatrie, maternité et néonatalogie de l’hôpital sont en grève, face à une direction qui refuse d’apporter la moindre amélioration. Au contraire, comme l’explique une gréviste, « nous constatons quasi-quotidiennement des dégradations de la qualité des soins aux urgences pédiatriques, avec des situations de mise en danger pour nos patients ». La direction, pleinement responsable de cette mise en danger par ses réductions et suppressions de postes, reste sourde aux alertes.
Ainsi, après le blocage du matin, un deuxième point d’étape a été voté : un rassemblement à 14h dans le hall sud de l’hôpital, en soutien au personnel en lutte, suivi d’une assemblée générale. Une dynamique qui illustre la nécessité d’articuler le 10 septembre avec les secteurs du monde du travail, en première ligne face au budget Bayrou.
RP Dordogne Nord - 4 septembre
Connu / TG le 5/09/25 à 12:34
La CGT rejoint les bloqueurs, la crise sociale va t-elle nourrir la crise politique ? | France Inter
Tr.: ... appel à la grève ...
Nicolas Framont | 24/08/2025
*Clés : LGBT ; Luttes ; Stratégie
A la mi-juillet, nous appelions à réagir aux annonces brutales et ultra violentes de Bayrou pour le budget et nous recevions des centaines de mails et de messages de gens prêts à en découdre. Fin juillet, un groupe anonyme lançait une plateforme web contenant une date : le 10 septembre et nous leur emboitions le pas. Depuis, et une fois les réticences initiales dépassées (“qui sont ces gens ?” “Pourquoi cette date ?” “et avec qui ?” “est-ce que c’est pas d’extrême-droite ?”) de très nombreuses personnes ont annoncé, sur leurs réseaux sociaux, rejoindre le mouvement, tandis que le premier sondage mené sur le sujet évalue à ⅔ la proportion de Français sympathisants du 10 septembre. Et ce, alors que l’extrême-droite, le RN en tête, s’en est complètement désolidarisé, et que la gauche politique (EELV, PCF, FI et même, et ce n’est pas une bonne nouvelle, le PS) a affirmé son soutien au mouvement. Côté syndicats, les avis sont bien plus mitigés : c’est au niveau des fédérations, c’est-à-dire à l’échelle des branches professionnelles, que des appels ont été lancés : Sud rail ou la CGT Chimie, par exemple. Mais à la tête de la CGT, Sophie Binet n’est pas du tout emballée : “Les modes d’action sont flous et puis, du côté des initiateurs, il y a une pluralité de points de vue.” Et c’est ennuyeux ? La secrétaire générale de la CGT reprend le préjugé selon lequel le mouvement serait noyauté par l’extrême-droite, alors même que toutes les figures médiatiques de ce courant l’ont critiqué mais soit : la force du 10 septembre, c’est précisément qu’il semble, pour l’instant, échapper aux formes traditionnelles de mouvement social, ces formes-réflexes que sont la grève d’une seule journée et la manifestation sage qui va d’un point A à un point B, de telle sorte que l’absence d’enthousiasme des directions syndicales, qui nous ont entraîné dans ce manège, en 2023, sans jamais admettre son inefficacité, est plutôt une bonne nouvelle. Mais si les choses ne sont pas dirigées vers les formes classiques (intersyndicale, manif, grève, merci et bonsoir) que peut-on attendre ? Est-ce que ça ne sera pas le chaos, la confusion ? Et au-delà de l’attente, que devrait-on imaginer et, localement, impulser ? Plusieurs propositions stratégiques ont émergé ces dernières semaines.
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1 – “Arrêt de la consommation” et paiement en liquide : l’impasse
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L’objectif d’un mouvement comme le 10 septembre est de faire front le plus possible, dans notre diversité et le respect de nos différences : le monde des “petits commerçants”, qui ne sont pas exempts, comme les restaurateurs, de comportement abusif et maltraitant envers leurs salariés, devrait s’y conformer. Ils veulent éviter de payer des impôts et des cotisations mais ils devraient aussi faire un pas vers le reste de la population et ne pas profiter de la période pour se mettre des liasses de billets sous le matelas.
2 – La grève, ça marche, mais comment et pour qui ?
La grève, contrairement au boycott, à l’arrêt de la consommation ou au paiement en espèce, produit un rapport de force immédiat et avec des effets rapides : une grève fait perdre des millions d’euros à l’économie capitaliste et donc à ses dirigeants, qui, dans notre histoire, ont toujours lâché du lest quand ça leur arrivait. Quasi tout ce que nous avons obtenu comme richesse collective l’ont été lors de grands mouvements de grève : les congés payés en 1936, des augmentations de salaires et pléthores de droits sociaux en 1968, toute la construction de la sécurité sociale en 1945-46 a été possible parce que la classe ouvrière avait la main sur la production et sur son arrêt potentiel.
Localement, la grève fonctionne et c’est loin d’être un mode d’action ringard ou obsolète, comme on l’entend parfois. Les chiffres sont là : une étude du ministère du travail basée sur l’année 2020 nous informe que 62,8 % des entreprises ayant connu une grève dans l’année ont connu des négociations fructueuses pour les salariés, contre seulement 12,7 % des entreprises qui n’ont pas connu de conflit social. L’année suivante, en 2021, c’est encore davantage : 79,0 % des entreprises déclarant au moins une grève ont mis en place des accords favorables aux salariés, contre seulement 16,6 % des entreprises n’ayant connu ni grève ni une quelconque forme de conflit.
Mais qu’en est-il au niveau national ? Les exemples de succès récents manquent. Et pour cause : la stratégie syndicale au niveau national repose entièrement sur le dogme de la journée isolée. Par conséquent, la grève nationale a été entièrement désarmée : c’est devenue une action symbolique, sans conséquence durable sur la production ou les services publics, qui peut être anticipée et gérée par le patronat et le gouvernement. Pour les directions syndicales, ces journées isolées deviennent l’équivalent des manifestations : elles permettent de générer des chiffres qui donnent une certaine légitimité à venir le soir à Matignon quémander des concessions… et ça ne marche pas, comme on l’a vu en 2023.
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des grèves reconduites plusieurs jours dans le plus de secteurs possible, et ce, de façon coordonnée
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“grève générale” ou, pour être plus correct “quasi-générale” : des secteurs se mettent en grève en même temps et deviennent, tous ensemble, un problème insurmontable pour les pouvoirs en place.
La grève quasi-générale permet de désorganiser la production de l’intérieur. Mais il se pourrait bien que, d’ici le 10 septembre, nous n’ayons pas les forces pour y parvenir : le monde syndical est éclaté entre secteurs, il s’est considérablement dépolitisé, au sens où la majorité des syndicalistes n’appartiennent plus à des confédérations qui font de l’action syndicale une arme pour changer les rapports de pouvoir au travail et, à terme, sortir du capitalisme. Seuls la CGT et Solidaires affirment être dans cette perspective mais ce ne sont pas les syndicats majoritaires. Il faut donc bien admettre que dans certains entreprises et secteurs, les syndicalistes peuvent être davantage un obstacle qu’un atout pour construire cette grève générale. Puisque nous n’arriverons pas à changer cette donne en quelques semaines, il faut que toutes celles et ceux qui travaillent dans des secteurs potentiellement bloquants pour l’économie (grande distribution, transport, agroalimentaire, énergie, services publics, mais aussi tout ce qui génère du cash pour les actionnaires) mobilisent leur énergie pour sensibiliser leur collègue à la nécessité d’une grève dure et reconduite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à partir du 10 septembre. S’ils ont de bons syndicats sur lesquels s’appuyer, tant mieux. Sinon, ils peuvent s’en sortir par eux-mêmes en attendant de mettre en place une organisation plus durable. Nous proposons un certain nombre de conseils ici. https://frustrationmagazine.fr/greve-10-septembre
3 – Tout bloquer : où, pourquoi et comment ?
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désorganiser la production de l’extérieur.
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entraver le fonctionnement du pays et de l’économie capitaliste pour que la production et le cours normal des choses ne fonctionne plus ou très mal, ce qui aura pour effet de forcer le gouvernement à se plier aux demandes de la population. C’est un mot d’ordre populaire. Selon un sondage Harris, qui vaut ce qu’il vaut (c’est-à-dire pas grand chose de précis mais qui permet de distinguer une tendance), 60% des sondés seraient favorables aux blocages. Mais concrètement, que faire ?
Le média Contre-attaque propose de mener des occupations durables de boulevards périphériques, en se basant sur des expériences récentes, particulièrement concluantes : “Le 12 avril à Nantes, il a suffit de trois points de blocage pour créer des dizaines de kilomètres de bouchons et mettre la ville entièrement à l’arrêt.
https://contre-attaque.net/2025/08/15/10-septembre-bloquer-les-peripheriques-des-grandes-villes-pour-arreter-le-pays/
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Mais ces blocages sont restés temporaires, ils n’ont duré que quelques heures avant d’être levés. Insuffisant.”
La recette, ce serait des blocages de longue durée, où la population se relaie pour tenir des jours et des semaines : “En Argentine, dans les années 1990, le mouvement des piqueteros, qui étaient des précaires en lutte contre le néolibéralisme équipés de bâtons, a bloqué les autoroutes à de nombreuses reprises. En paralysant les flux, les piqueteros ont gagné en visibilité et en rapport de force en bloquant l’économie. Mais contrairement à la France, il ne s’agissait pas de blocages ponctuels : ils occupaient réellement les routes du pays, notamment près de Buenos Aires, pendant plusieurs jours voire semaines d’affilée.”
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Les blocages sont des actions qui nécessitent de la préparation et beaucoup de prudence : en 2018, une femme était décédée lors d’un blocage de rond-point. Une conductrice avait paniqué et provoqué l’accident fatal. Il est essentiel que ces blocages soient progressifs, sans provoquer des réactions de peur et en canalisant les réactions de colère des automobilistes. Le début est forcément le plus dur : interrompre un flux et imposer son barrage, sa barricade, nécessite d’être très nombreux et d’agir avec calme et méthode. Une fois le barrage installé, et pour qu’il dure dans le temps, il faut qu’il devienne un lieu de vie, où il est possible de venir une heure, deux, une journée ou une nuit, sans se sentir menacé ou jugé, en particulier pour les femmes et les minorités. Il faut que ces blocages soient filtrants et organisent le passage des véhicules de secours. Mais il s’agit ni plus ni moins que de reprendre le contrôle sur ce qui circule, pourquoi et comment.
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définitivement changer de paradigme. En finir avec le paradigme de la “démonstration de force” ou de “l’action symbolique”
... montrer qu’on sait danser sur “HK et les Saltimbanques” ou “Freed from desire”
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adopter la tactique du rapport de force. Cela consiste à se demander, pour chaque action, si elle fait peur au pouvoir et ce qu’elle leur fait perdre. Faut-il occuper ce bâtiment-ci plutôt que celui-là ? Bloquer ce périphérique plutôt que cette autoroute ? Faire grève dans cette entreprise ou aider à faire grève dans celle-ci ? Perturber les déplacements de tel homme politique ou se concentrer sur le blocage de telle zone portuaire ou logistique ?
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l’absence de méthodes traditionnelles rassurantes comme la manifestation déclarée met le pouvoir mal à l’aise
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conserver la même dynamique et la tournure prise par le 10 septembre. Un mouvement qui échappe à toute organisation, qui est insaisissable, dont aucun leader n’existe et qui ne peut faire l’objet d’aucune négociation au chaud à Matignon. Un mouvement sans drapeau, sans ballon, sans camion ni slogan préétabli. Mais un mouvement qui met déjà en avant des revendications fortes, de justice fiscale, de justice sociale et de démocratie directe.
Le 10 septembre peut être un semi-flop. Il ne sera sans doute pas une révolution. Mais dès maintenant, il nous montre une chose : il est possible d’organiser une contestation sur d’autres bases que celles proposées par les professionnels de l’action revendicative et nous n’avons besoin de personne pour le faire. Et cela inquiète bien plus que lorsque nous respectons la routine. Mais le 10, et surtout les jours qui suivront, nous allons peut-être pouvoir enfin tourner la page d’une décennie de défaites.
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Influence
Les écrits d'Ayn Rand continuent d'être largement vendus et lus, à travers le monde, avec plus de 25 millions d'ouvrages vendus en 2007, et près de 800 000 de plus chaque année selon le Ayn Rand Institute[123], y compris dans le milieu scolaire[124]. Selon une étude conduite par la Bibliothèque du Congrès américain et par Book of the Month Club (« le club du livre du mois ») dans les années 1990, La Grève (Atlas Shrugged) est le livre le plus influent après la Bible aux États-Unis[11].
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Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?gf5hSg
Ndlr : ce roman a contribué à faire émerger le courant d'extrême droite Trump aux USA.
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Alors que Macron annonçait le 24/09 un plan de transition écologique passant notamment par le renforcement du ferroviaire, les syndicats de cheminots appelaient mardi à la grève pour protester contre le démantèlement de Fret SNCF.
Connu / TG le 02/10/23 à 21:58
Médias Vidéo
Alors que la rédaction du « Journal du dimanche » entre dans sa troisième semaine de grève, les journalistes grévistes demandent une « réponse politique forte » de la part du gouvernement et des parlementaires. À l’Assemblée nationale, les députés de la majorité oscillent entre langue de bois et temporisation. À droite et à l’extrême droite, l’indépendance des rédactions n’est pas un sujet.
...
À l'appel de Sud-Rail de Paris Nord et de la Fédération SUD Rail, mais aussi d'un front large d'organisations écolos, ...
Connu / TG le 13/06/23 à 16:47
197 commentaires
Mots-clés grèves intersyndicale mouvement social Retraites
... un objectif : rendre le monde du travail ingouvernable.
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D’abord, l’ampleur des manifestations, qui s’explique en partie par l’unité syndicale, elle aussi remarquable. Les cortèges imposants ont structuré le mouvement, permis de le renouveler et donné voix à l’opposition de la population contre la réforme, avec une énergie et une créativité jamais vues depuis des décennies.
À lire aussi Créativité, endurance, joie débordante : le mouvement social a tout gagné 13 avril 2023
... les mobilisations ont su rebondir et muer ... de nouveaux publics ... notamment les étudiants, les jeunes et les lycéens.
... s’est diffusé dans la société : il s’est accompagné d’une agitation permanente et polymorphe, sous forme de blocages de sites, de manifestations spontanées et bien sûr d’un certain nombre de grèves classiques. Ces journées ont permis de créer ce « quelque chose », comme le note l’autrice Lola Lafon dans Libération : une réflexion commune, une atmosphère, une détermination, une solidarité.
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La scansion des « journées de mobilisation », multipliées comme un réflexe par l’intersyndicale, n’a pas fait bouger d’un iota le gouvernement sur le fond. À l’indifférence et au mépris s’est même ajoutée la répression ... la mobilisation massive, l’unité syndicale et le soutien de l’opinion n’ont pas débouché sur un quelconque blocage de l’économie ...
À lire aussi La réforme des retraites, symbole d’une crise de régime 6 mars 2023
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même un mouvement dur comme celui de 1995 a eu un impact mineur sur le produit intérieur brut (PIB) : 0,2 point sur le trimestre concerné.
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l’exécutif peut se permettre de tabler sur la répression et le pourrissement.
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Le risque est donc bien celui d’un épuisement du mouvement
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Organiser l’agitation économique
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l’état de la culture de la lutte n’est pas bon, y compris en France ... les conditions sont particulièrement dures. L’inflation frappe les classes populaires avec une force rare et rend l’acte de grève encore plus difficile à réaliser. ... « saisir le moment propice ». En clair : si l’on n’essaie pas, on ne peut réussir. ... tenter de prendre au sérieux le principe d’une offensive économique de grande ampleur en s’inspirant de la stratégie de « grève de masse » prônée par Rosa Luxemburg.
...
implique un travail plus long et plus systématique sur la société pour organiser une forme de déstabilisation permanente du système productif. L’idée est en effet de permettre l’organisation d’un mouvement de grande ampleur fondé non pas sur un « grand moment » mais, au contraire, sur une myriade d’actions déterminées et successives dans les entreprises, venant perturber la sécurité économique et cherchant à imposer en permanence un ordre du jour politique. ... ce qui fonde le système productif, c’est avant tout la stabilité, la prévisibilité et la confiance dans l’avenir. En frappant ici, on touche l’économie en profondeur. Autrement dit, il faut porter le combat sur les lieux de travail pour que le débat politique s’amplifie. ... stratégie proposée récemment par la sociologue Aurore Koechlin. L’unité syndicale est sans doute le bon point de départ pour cet élargissement, qui permettrait de toucher des secteurs jusque-là peu mobilisés, notamment celui des services, le cœur de l’économie actuelle.
Une politisation nécessaire ?
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La politisation ne signifie pas l’entrée dans le jeu électoral, elle signifie l’élargissement du combat aux déterminants politiques et économiques qui ont produit cette réforme et ses conséquences.
Cela permet de relier concrètement les conflits salariaux à la lutte contre la réforme, d’organiser l’agitation permanente évoquée plus haut, et de déboucher sur des moments de socialisation entre les travailleurs qui renforcent et organisent l’action. La clé est la même : éviter la passivité d’une position de spectateur et d’attente au sein du mouvement social.
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aux travailleurs et travailleuses, dans leurs syndicats et en dehors, de déterminer les formes concrètes d’une telle stratégie. Mais le but est bel et bien de rendre le monde du travail ingouvernable, et de favoriser une prise de conscience qui préparera les luttes futures.
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Poser sérieusement la question de la retraite revient donc immanquablement à interroger la structure de l’économie.
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le cadre syndical ne permet plus cette translation microéconomique de la lutte macroéconomique.
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l’unité syndicale s’est faite sur le plus petit dénominateur commun, le rejet du recul de l’âge légal de départ à la retraite ... la violence économique et sociale, symbolique et concrète, qui suivrait une défaite serait telle qu’elle rend nécessaire de tout faire pour l’éviter. Les syndicats seraient les premiers à en payer le prix.
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Début de journée agité dans l’agglo d’Angoulême : les voies de la gare ont été ...
Connu / TG le 06/04/23 à 11:54
« Dans deux jours notre grève va fermer les aéroports parisiens. C'est bien pour ça que le gouvernement est ...
Connu / TG le 24/03/23 à 09:04
Pour le Média, Cemil Sanli nous emmène une nouvelle fois prendre l’air. Et cette fois-ci, l'air risque bien d’être chargé en odeurs : d’abord celles des ordures qui envahissent Paris, mais surtout l'odeur de la colère des grévistes qui luttent contre la réforme des retraites dont le texte a été adopté manu militari par les sénateurs (majoritairement de droite) ce samedi peu avant minuit.
Ce matin, lundi 13 mars 2023, notre journaliste s'est rendu à l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine au bord du 13e arrondissement de Paris, où se mobilisent les éboueurs et autres travailleurs-euses du secteur qui bloquent le site depuis une semaine sur trois piquets de grèves.
Alors que ces derniers jours, politiques et éditorialistes mainstream se ont défilé sur les plateaux télé pour hurler à l'horreur. Le maire LR du 6e arrondissement de la capitale étant allé jusqu'à remettre en cause le droit de grève, face à un "risque sanitaire". Certains sont même allé jusqu’à exiger de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qu’elle fasse appel à un service de nettoyage privé afin de venir évacuer les déchets dans les rues...
Mais ne serait-ce pas là un risque de passer pour une casseuse de grève? Et puis, que pensent ces travailleurs essentiels habituellement silencieux et invisibles? Quelle est la véritable ampleur du phénomène de grève ici? Comment va évoluer cette guerre des ordures? C’est ce qu’on va voir dans ce nouveau reportage.
Par Cemil Şanlı
Après une première journée de grève le 7 février dernier devant le siège d’Altrad, à Montpellier, les grévistes d’Altrad Endel, ont rejoint ce mardi 7 mars les manifestations contre la réforme des ...
Connu / TG le 07/03/23 à 21:17
Fridays for Future France organise la grève de la jeunesse pour le climat ce vendredi 10 mars, partout en France. La revendication portera sur la rénovation thermique globale des bâtiments. ...
Connu / TG le 06/03/23 à 17:32