Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
Qui sommes-nous ?
Chemins de Médiation est une association d’éducation populaire au service des relations.
Nous sommes des personnes concernées par la bienveillance et la coopération, travaillant dans le domaine de l’éducation et tou.te.s formé.e.s à la Communication NonViolente.
... établie en Bretagne ... possible, sur des projets particuliers, d’intervenir dans tous territoires francophones.
Nos buts
Partager et promouvoir une façon d’être en relation qui encourage la paix et la coopération.
Mener un travail de prévention et de diminution de la violence auprès de tout public.
Développer la recherche, la pratique et la transmission autour du mieux vivre ensemble.
Gérer un lieu de ressources et d’échanges.
Initier à la coopération afin de développer de nouvelles solidarités.
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née en 2013 à Quimper ... nous avons construit, de manière sociocratique, des statuts où le CA (Conseil d’Administration) est devenu une collégiale c.-à-d. un groupe où les responsabilités sont copartagées.
Notre philosophie et nos outils
Nous nous reconnaissons dans les valeurs humaines de la CNV (Communication NonViolente), de PRH (Personnalité Relation Humaine) ainsi que dans le travail de Carl Rogers : « le seul savoir qui influence vraiment le comportement, c’est celui qu’on a découvert et qu’on s’est approprié soi-même » .
Il est important pour nous de travailler avec tous les publics : enfants, jeunes, adultes, professionnels, parents, tous citoyens.
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Nos principaux outils
Les jeux coopératifs, Les systèmes et cercles restauratifs, le théâtre forum, la médiation par les pairs, l’atelier mieux vivre ensemble, la méthode Faber et Mazlish.
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Les jeux coopératifs
... ont pour objectifs de susciter l’entraide et la solidarité. Les jeux coopératifs reposent sur la poursuite d’un objectif commun qui ne pourra être atteint que si les joueurs se concertent et jouent ensemble. Il suppose communication et concertation, dialogue et attention à l’autre. Dans une société très marqués par la compétition, où la performance est une valeur forte, les jeux coopératifs mettent en avant d’autres valeurs. Ils se démarquent du schéma « gagnant/perdant » et du « chacun pour soi » et proposent un autre modèle de société qui valorise l‘écoute et le respect de l’autre.
Connu / TG le 12/09/25 à 20:45
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Julie Nanjoud, [25/11/2024 20:49]
J'espère que ce mail vous trouvera en pleine forme et que vos traversées des petites et grandes tensions sont vécues de manières féconde et sereine.
Peut-être aurons-nous le plaisir d'en évoquer certaines lors de la Session d'approfondissement aux Systèmes et Cercles Restauratifs que nous vous proposons les 25 et 26 janvier 2025.
Vous recevez ce mail car vous avez participé aux 2 ou 3 jours de découverte avec François Cribier, il y a quelques mois ou années.
Vous avez eu l'occasion de vous essayer au système restauratif, avec vous-même ? ou au sein d'une de vos communautés ?
Vous avez initié, vécu ou facilité un cercle ? ou vous avez accompagné une communauté sur le sujet ?
Nous nous proposons de continuer à pratiquer et à apprendre ensemble lors de ce week-end à Quimper
François Cribier et quelques assistant.e.s participeront et co-animerons cette session.
Voici le lien pour vous inscrire (https://framaforms.org/session-dapprofondissement-systemes-et-cercles-restauratifs-a-quimper-25-et-26-janvier-2025) comprenant deux documents en lien.
Le premier document rassemble les informations pour vous organiser y compris des liens et fichiers pour faciliter l'hébergement et le co-voiturage. Le deuxième aborde ce qu'il y a savoir concernant la participation libre et consciente. Merci de bien lire ces deux documents avant de vous inscrire.
Si des questions subsistent après la lecture des documents, vous pouvez nous écrire à cheminsdemediation@gmail.com ou me joindre au numéro de téléphone indiqué dans les documents.
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Kévin pour l'Association Chemins de Médiation
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Global Risks Report 2025 : Conflits, environnement et désinformation
• Les conflits armés entre États émergent comme le principal risque immédiat pour 2025, identifié par près d'un quart des répondants, reflétant des tensions géopolitiques accrues et une fragmentation mondiale.
• La mésinformation et la désinformation sont en tête des risques à court terme et peuvent alimenter l'instabilité et saper la confiance dans la gouvernance, compliquant ainsi le besoin urgent de coopération pour faire face aux crises communes.
• Les risques environnementaux dominent l'horizon de 10 ans, en particulier les phénomènes météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l'effondrement des écosystèmes.
• Lisez le Rapport sur les risques mondiaux 2025 ici https://wef.ch/risks25 et participez à la conversation en utilisant #Risks25.
Genève, Suisse, le 15 janvier 2025 – La 20e édition du Global Risks Report du Forum économique mondial, publiée aujourd'hui, révèle un paysage mondial de plus en plus fracturé, où l'escalade des défis géopolitiques, environnementaux, sociétaux et technologiques menace la stabilité et le progrès.
Bien que les risques économiques présentent une importance moins immédiate dans les résultats de l'enquête de cette année, ils restent une préoccupation, en corrélation avec les tensions sociétales et géopolitiques.
...
« La montée des tensions géopolitiques, la fracture de la confiance mondiale et la crise climatique mettent le système mondial à rude épreuve comme jamais auparavant », a déclaré Mirek Dušek, directeur général du Forum économique mondial. « Dans un monde marqué par des divisions de plus en plus profondes et des risques en cascade, les dirigeants mondiaux ont le choix : favoriser la collaboration et la résilience, ou faire face à une instabilité aggravée. Les enjeux n'ont jamais été aussi élevés.
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Le Forum économique mondial, qui s'engage à améliorer l'état du monde, est l'Organisation internationale de coopération public-privé. Le Forum réunit les plus éminents dirigeants politiques, commerciaux et autres de la société pour façonner les programmes mondiaux, régionaux et industriels. (www.weforum.org).
Ndlr :
- la prétention de ce Forum est immense : "améliorer l'état du monde", façonner les programmes mondiaux, régionaux et industriels. Quelle évaluation est faite de leur action ? Quel écart entre leur prétention et les résultats obtenus ? ACT
- Dans le résumé il est question de collaboration, alors que dans leur vocation il est question de "coopération". Qu'en est-il dans les faits ? ACT
- "tensions sociétales" : qu'entendent-ils par là ? ACT
... (du grec heteros (autre) et Arckhein (commander), signifiant ainsi à l’origine « commandement par les autres »[1]) est un système d'organisation qui se distingue de la hiérarchie parce qu'il favorise une interrelation et une coopération selon des modalités variées et diversifiées entre les membres, plutôt qu'une unique structure sociale ascendante. Les structures sociales à l'intérieur du système se chevauchent et s'entrecroisent ; les liens entre les membres sont multiples et l'ascendance est affaiblie par cette multiplicité de liens.
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Le 10 mai 2010 Thierry Crouzet
Et si on devenait libre en se liant aux autres ? Et si la complexité, l'interconnexion et l'interdépendance favorisaient l'émancipation des hommes ? Quelques éléments de réflexion sur l'articulation entre lien et liberté.
Tags : complexité, connexion, hétérarchie, interdépendance, liberté, lien, nomadisme, ownipolitics, réseau
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Remplaçons maintenant le tapis de feutrine du billard par de la glace, mieux par un coussin d’air comme sur les tables de air-hockey
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Nous sommes en fait passés du tapis de feutrine au coussin d’air. Avec nos nouvelles technologies d’interconnexion, nous réduisons certaines frictions sociales, celles qui d’une manière ou d’une autre tenaient les gens éloignés les uns des autres et limitaient leurs interactions
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Nous pouvons écrire un théorème :
Interconnexion => Fluidification => Complexification
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Les hétérarchies
Cette complexification ne dépend pas uniquement de notre volonté. Depuis que nous sommes des milliards sur terre, la biosphère nous lie les uns aux autres malgré nous. Mais nous avons notre part à jouer dans ce processus. Quelles possibilités avons-nous ?
1/ Nous décidons que cette complexité est inacceptable. Nous militons contre les nouvelles technologies et pour que rien ne change, certains même prônant les stratégies de réduction de la population.
2/ Toujours dans l’idée que la complexité est inacceptable, nous décidons de la faire baisser par nous-mêmes. Nous nous isolons. Nous coupons Internet. Ne voyageons plus. Freinons par tous les moyens la fluidification. Nous créons malgré nous les conditions favorables à l’ethnocentrisme ce qui ne peut qu’engendrer des conflits armés.
3/ Nous tentons de vivre la complexité et parions que des milliards d’hommes et de femme peuvent cohabiter harmonieusement sur terre.
Tous ceux qui parlent d’horizontalité, de transversalité, de réseau… ont plus ou moins consciemment opté pour ce troisième choix, le seul d’une certaine façon moralement acceptable.
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Comme l’a montré le cybernéticien Valentin Turchin, un système ne peut contrôler ses sous-systèmes que s’il dispose d’un niveau de complexité au moins égal au leur
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Leurs hiérarchies s’entrecroisent, elles forment ce qu’on appelle des hétérarchies, c’est-à-dire des réseaux de coopération sans subordination.
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implique un lien réciproque, mutuellement consenti, mutuellement retourné, et non un lien unidirectionnel de type maître esclave. C’est toute la différence entre l’interdépendance et la dépendance.
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Les sous-systèmes donnent naissance à des sous-sous-systèmes et ainsi de suite jusqu’à ce que nous n’ayons plus que des individus qui interagissent les uns avec les autres ... ils s’auto-organisent. Nous sommes passés d’une organisation coercitive à une organisation fluide en évitant le piège de l’implosion.
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La complexité ne peut s’accroître qu’avec un accroissement concomitant des libertés individuelles.
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Plus nous nous lions les uns aux autres, plus nous sommes libres.
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C’est un résultat contre-intuitif, mais identifié par les psychologues et les philosophes. Ils parlent d’idiosyncrasie. Plus les gens ont de relations sociales, plus ils se singularisent. « Mes amis me définissent. »
Ainsi, nous ne nous libérons pas en coupant les liens qui nous lient aux autres, mais, au contraire, en les multipliant. Albert Jacquard a relevé le paradoxe en écrivant : « Pour être réaliste, je dois voir en l’autre une source qui contribuera à ma propre construction. Car je suis les liens que je tisse ; me priver d’échanges c’est m’appauvrir. Le comprendre c’est participer à l’Humanitude. »
Maximiser l’interdépendance maximise la liberté.
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Pour nous individualiser, nous devons sans cesse tisser des liens.
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mettre bout à bout tous les théorèmes. La fluidification augmente la puissance d’agir, donc la liberté. Elle permet le processus d’individuation qui, à son tour, renforce la coopération. Une fois plus individué, on profite d’autant plus des possibilités offertes par la fluidification. Ce processus s’auto-entretient par feedback positif.
Le nomadisme
... les producteurs fabriquent des produits en séries de plus en plus petites et il existe de plus en plus de séries, donc potentiellement de plus en plus de producteurs.
En 2004, Chris Anderson décrivit ce phénomène avec sa théorie de la longue traîne
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Qui sommes-nous ?
fertîles est une équipe de passionné·es par la transmission, qui sillonnent la France depuis plus de 5 ans pour diffuser à celleux qui le souhaitent des outils et une posture pour apprendre à faire collectif. Chacun·e d’entre nous est engagé·e à sa manière et partage l’envie de comprendre comment la complexité et la puissance des relations peuvent nous permettre de créer des nouveaux possibles.
Nos valeurs
- Résilience
Traverser les momentums de notre société en prenant notre responsabilité politique sur les enjeux de la coopération et être en mesure d’apporter nos compétences tant que cela s’avère nécessaire et pertinent. - Joie
Agir en réchauffant nos coeurs, en fêtant ce qu’il y a d’incroyable à être en vie et en liens. - Audace
Explorer à fond notre pouvoir d’agir, oser rêver lorsque tout nous amène à oublier de le faire, voir grand tout en restant humble et conscient·e que nous avons encore tant à apprendre. - Collectif
Incarner, expérimenter et explorer jusqu’où peut nous amener la coopération que ce soit dans ses écueils et ses merveilles. - Intégrité
Etre aligné·es entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. Construire une juste réciprocité avec l’ensemble des parties prenantes de cette aventure. Et placer la transparence au sein de notre équipe et au cœur de notre fonctionnement.
Ce qui nous anime
Nos rêves
... c’est la conviction que la rencontre, la confiance et l’expérimentation collective transforment des personnes en acteur·ices capables de changer le monde. C’est cette énergie d’entraide et d’audace commune qui nous pousse à créer des espaces où apprendre et agir ensemble devient possible.
- Une coopération devenue réflexe
Que les relations entre personnes et organisations se structurent d’abord par l’écoute, la confiance et le partage — au point qu’agir ensemble devienne la manière la plus naturelle et efficace de répondre aux défis communs. - Des espaces où l’expérience éduque
Que des lieux d’immersion et de rencontres multiplient les occasions de transformation réelle : on n’y apprend pas seulement des savoirs, on y devient autre par la pratique et les relations, en développant une posture apprenante où l’on grandit avec humilité et curiosité. - Des communautés qui prennent pouvoir
Que des collectifs divers et connectés retrouvent la capacité d’inventer, de décider et de porter des projets démocratiques, écologiques et sociaux (loin de l’impuissance), nourris par la solidarité et l’audace partagée. - Un avenir régénératif et responsable
Que nos choix quotidiens et nos formes d’actions remettent le bien commun et le vivant au centre, en liant joie, soin et responsabilité pour les générations présentes et à venir.
🤓EQUIPE PÉDAGOGIQUE
● Responsable Pédagogique : Mathieu GRANGER
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Rédactionnel : Cercle source fertîles, Hélène Gauthier
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Illustrations graphiques : Marianne Coussin, Cassandre Bachellier, Raphaëlle Colas des Francs, Charlie Blanc
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Ndlr :issu de La Bascule ? ACT
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Esther Bailleul - Responsable de projets Énergie et Territoires - CLER
Olivier Bresson - Directeur territorial AURA - GRDF
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Ndlr : ce rapport présenté ici a-t-il été actualisé depuis ? ACT
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Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Charlène Descollonges, est une hybride, à la fois hydrologue, ingénieure territoriale, elle adopte une dimension stratégique et politique de l'eau.
L’eau est notre bien commun, indispensable aux humains, à tous les écosystèmes et à l’ensemble du vivant. Naturellement, l’eau chemine à l’intérieur d’un grand cycle fermé et infini. Mais ça, c’était avant que les humains ne mettent à leur service l’eau douce partout sur la planète, l’eau pour boire, l’eau pour irriguer, l’eau pour produire de l’énergie, l’eau pour transformer ou fabriquer…
Alors, pour faire fonctionner notre système économique, on a transformé totalement le cycle de l'eau, on pompe massivement et on rejette là où ça nous arrange, on détourne les cours de l’eau, on endigue les rivières, on construit des barrages et des retenues, on bétonne les zones humides, on déforeste à tour de bras, on pollue, on modifie le climat…
Il est urgent de regarder l’eau douce autrement que comme une ressource à contrôler, éternellement disponible. Enjeu politique, la gestion de l’eau doit devenir collective et démocratique, sous peine de multiplier les conflits d’usage, voire des guerres de l’eau.
*CE TALK A ÉTÉ ENREGISTRÉ AVANT QU'ON AI DÉPASSÉ LA LIMITE PLANÉTAIRE SUR L'EAU BLEUE.
Son Livre : FAKE OR NOT, L'EAU
https://www.fnac.com/a17866088/Isabelle-Brokman-Fake-or-not-L-eau
0:00 - Introduction
1:30 - Qui est Charlène ?
3:49 - L'eau dans l'histoire des civilisation
7:00 - Le cycle de l'eau qu'on connaît est faux
12:39 - Changement climatique et l'augmentation de l'eau dans l'atmosphère
18:50 - La Sécheresse
25:45 - Gestion de l'eau
28:55 - L'Eau, abondante ?
32:28 - Consommation d'eau potable
38:15 - L'importance de la gestion de l'eau dans la réduction de l'empreinte écologique mondiale.
44:43 - Problèmes environnementaux
45:14 - Nucléaire & Eau
51:23 - Gestion de l'eau & souveraineté énergétique & alimentaire.
57:33 - Impact de la surpompe sur l'orbite terrestre.
1:03:59 - Impact potentiel des changements climatiques sur l'eau et les conflits.
1:10:30 - L'agro-écologie
1:17:28 - La reconnaissance des droits juridiques des rivières et des zones humides comme entités à part entière est en cours.
Présentation : Vinz Kanté
Tr.: ... 40% du réchauffement climatique est lié à la vapeur d'eau ... 1990 - 2000 baisse de 14% en France de l'eau verte (les 2 ers m du sol) ... 2016-2017 : de plus en plus de sécheresses intenses comme à l'hiver 2023 ... sécheresse anthropique (surconso des hommes) ... conflits de l'eau ... migrations de populations par manque d'eau ... clé : la gouvernance. A Bruxelles, ... commission spéciale de coordination ... les pollutions rendent les nappes indisponibles pendant 10 ans (nitrates norme de 50mg/l, etc) ... coopération ... moins de 1% de l'eau douce sur terre est disponible aux hommes (3/4 dans les glaciers, 22% trop en profondeur) ... résidus de médicaments, etc se retrouvent en aval ... 2 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable ... dessaler l'eau de mer pollue trop, pas la solution ... plus le pétrole est non conventionnel plus il nécessite d'eau pour l'extraire, et ça pollue ... la moitié de l'eau refroidit les centrales en France ... garantir un minimum d'eau pour la sûreté de la centrale ... le rhône s'est réchauffé de +3°C dt 1/2 /centrales ... tous les grands réservoirs perdent des giga tonnes d'eau par évaporation ... stocker l'eau n'est pas la meilleure solution ... solutions, espoir : prendre soin de l'eau, prévention, régénérer l’hydrosystème, les forêts génèrent de la pluie, ralentir l'écoulement de l'eau de pluie, eau-sol-arbres, sols vivants riches en matières organiques, couverts végétaux, mégabassines non, hydrogénération - livre "the new water paradigme" ... sobriété ... système mondial, gouvernance de l'eau, engager les citoyens dans la vie de l'eau ... communautés apprenantes ... de démocratie représentative à participative et directe ... la place aux autres qu'humains ... delatour?, scientifiques, meilleurs médiateurs, savoirs ancestraux comme sur la loire ...
28 octobre 2019 à 18:09
Expérimenter des modes de vie adaptés à l'anthropocène / holistique + holomidal etc
Accueil des émotions, accompagnement de toute problématique, notamment sur les urgences écologiques, climatique, politique, risques (suicidaire etc).
Informations générales
16380 Marthon
Catégories Lieux collaboratifs Création/Réparation Hacker space Coworking Engagement Citoyen
Respect à 100 % des cinq points de la charte https://transiscope.org/charte/
Horaires
Lieu de vie dont la vocation est d'être ouvert le plus largement possible.
Christophe Cassou @cassouman40
Les aléas météo dopés par le CO₂ qui s'accumule dans l’atmos, et aux conséquences sans précédentes, peuvent toucher toutes les régions du monde, même ajd avec un réchauffement de 1.3°C.
Des limites a l'adaptation existent; le déni de notre vulnérabilité se lève...de force.
Fil🧵
Citation
Sébastien Brana @SebastienBrana · 19 oct.
Vidéo (rare, me semble-t-il) montrant la formation d'un embâcle sous le pont de la commune de Limony (07), entrainant quasi-instantanément le débordement de la la rivière (La Limony) sous la forme d'une "vague" si souvent décrite par des sinistrés.
Source Facebook Météo Pilat 42
Vidéo intégrée
8:05 PM · 19 oct. 2024 · 29,8 k vues
- 16h L’adaptation est indispensable mais doit être menée en synergie avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre (atténuation).
La réussite de l'adaptation est conditionnelle au succès de l’atténuation car il existe des limites dures, irréversibilités, points de rupture...
2/ - 16h Sans atténuation, l'adaptation ne peut contenir les risques: de facto, elle est souvent rassuriste.
Dans le moment politique actuel, un très grand nombre d'acteurs s'est emparé du cadre de l'adaptation & le manipule/détourne allégrement par clientélisme politique/électoraliste
3/ - Chaque ⅒ de degré additionnel rend l'adaptation +complexe car tous les risques entraînant une insécurité croissante dans tous les secteurs (sanitaire, alimentaire, sociale et politique) augmentent simultanément.
Ils ne s'additionnent pas mais se renforcent mutuellement.
4/
Image - L’adaptation reste souvent incrémentale, locale ou limitée à un segment d’activité. L’écart entre planification & mise en œuvre continue de se creuser & les acteurs publics & privés restent mal préparés.
La France fait des rapports mais n’implémente pas ensuite [#GIEC chap13]
5/
Image - L'adaptation doit aussi se faire en synergie avec la protection du "non-humain"/biodiversité. Les solutions fondées sur la nature sont très efficaces avec des convergences pour la biodiversité mais leur efficacité se réduit avec chaque ⅒ de réchauffement.
6/ - Les risques principaux ont été évalués sur l'Europe dans le dernier rapport du #GIEC Groupe 2 - Chapitre 13. Leur évolution en fonction des niveaux de réchauffement est connue et claire. Personne ne peut dire qu'il ne sait pas.
7/
Image - Regarder dans le rétroviseur pour l'adaptation & gestion de risque est gage d’impréparation. Raisonner en temps de retour n'est pas pertinent en climat qui change pour l'adaptation. Une crue centennale n'est déjà plus centennale aujourd'hui mais cinquantenale voir décennale
8/ - Ex. des canicules: l’été 2022 impossible il y a un siècle, est un événement de temps de retour ~décennal aujourd'hui mais on le vivra une année sur deux vers 2050, c'est a dire la norme. Voir le 🧵sur l’impossibilité future d'organiser des JO d’été en 🇫🇷
9/
Citation Christophe Cassou @cassouman40 · 29 juil.
Considérant la trajectoire actuelle des émissions, c'est probablement la dernière fois de l'Histoire que Paris organise des #JeuxOlympiques en été
Spoiler:🥇#canicules
Un🧵fil voyage dans le temps en suivant non plus la Seine mais la course du réchauffement!👇
Prêt? Partez!
1/
... - Pour l'adaptation, se focaliser sur l’aléa (qte de ⛈️, record de tempé, etc.) occulte les dimensions exposition/vulnérabilité et dynamique sociale du risque. L'adaptation doit inclure l'ensemble des dimensions vers plus de justice et d'équité face a une insécurité croissante
10/ - Le cadre de l'adaptation (accès et prise de décision) doit être transparent, inclusif, partagé dans la coopération, la prise en compte des capacités d'agir différentiées, etc. pour éviter la maladaptation qui verrouille les options d’atténuation & a terme renforce les risques
FIN
"Aux pales, citoyens !" A Chamole (Jura), les habitant.e.s se sont regroupé.e.s pour investir dans l'énergie éolienne - Association Vents du Grimont
Village publie un hors série consacré à des solutions concrètes vers le développement durable, menées dans des villages ruraux partout en France : une centrale solaire citoyenne, une cantine maraichère, etc.
... mettre en lumière les énergies positives.
Un hors-série Village vient de paraitre, consacré à des initiatives menées à la campagne dans tous les domaines du développement durable : la sobriété, les énergies renouvelables, la gestion des forêts, ou encore l'alimentation. "Les communes rurales relèvent le défi" : c'est le titre à la une.
Sylvie Le Calvez, directrice de publication du magazine Village, nous présente ce hors-série préparé avec l'association des maires ruraux de France (AMRF).
► Parmi les initiatives évoquées : un parc solaire citoyen à Luc-sur-Aude, l'énergie éolienne de Chamole dans le Jura ou encore une cantine maraichère dans le Gers.
L’association "Féminité sans abri" "La fête du sol vivant" organisée par le Réseau Compost Citoyen jusqu'au 20 octobre partout en France.
Clés : Société Environnement Développement durable
Tr.: ... projet éolien a imposé qu'une éolienne appartienne à ses habitants ...
1,2 M d’abonnés - 1,5k+ - 26 022 vues - 183 commentaires #Ecologie #Capitalisme #Entretien
Comment peut-on encore faire confiance ? C’est LA question qui se pose en cette rentrée alors que des millions de personnes ont le sentiment que leur vote n’a servi à rien, que leur voix et leurs besoins n’ont pas été écoutés, qu’elles ont été tout simplement piétinées, par la décision d’Emmanuel Macron de nommer Michel Barnier, premier ministre, pourtant ultra minoritaire. Cette confiance politique était déjà très abîmée, elle semble aujourd’hui brisée. En février 2024 déjà, l’enquête annuelle du CEVIPOF montrait que 70% des Français n’ont pas confiance en la politique. À cela s’ajoute que nos sociétés sont de plus en plus fragmentées, déchirées par des inégalités sociales et écologiques toujours plus fortes.
Pourtant, et c’est tout le paradoxe, face aux urgences sociales, démocratiques et écologiques, nous avons plus que jamais besoin de coopérer et de nous faire confiance. C’est ce qu'affirme l'économiste Eloi Laurent. Selon lui, la source des multiples crises actuelles est le capitalisme contemporain, qui est totalement irrationnel : il nous divise et nous isole. Il l’écrit : “Nous devons aujourd’hui nous réinventer collectivement pour atténuer les menaces qui grossissent à l’horizon et parer les chocs déjà là. Nous ne pouvons plus les ignorer”. Surtout que la capacité à atténuer ces crises écologiques et sociales déterminera beaucoup le destin de la démocratie en France.
Dans son nouvel essai, il invite donc à imaginer de nouveaux liens sociaux et de nouvelles formes de coopération humaine, de solidarité contre « l’emprise de l’économisme et du tout-numérique », “pour fonder les bases d’une société écologique prenant soin des écosystèmes comme des humains ». Et organiser, enfin, une « économie du bien-être” aux antipodes des politiques d’austérité actuelles…
Alors comment sortir des impasses du néolibéralisme ? Comment la coopération peut permettre de construire une société plus juste et plus écologique ? Et qu’est cela changerait à nos vies ? Réponses dans cet entretien de Paloma Moritz avec Eloi Laurent.
Pour aller plus loin :
Ralentir ou périr : à quoi ressemblerait une société post-croissance ? avec Timothée Parrique • RALENTIR OU PÉRIR : À QUOI RESSEMBLER... https://www.youtube.com/watch?v=bcSvhhOOiug&t=0s
Canicules, santé mondiale : Comment éviter l’ingérable ? avec Eloi Laurent • CANICULES, SANTÉ MONDIALE... : COMMEN... https://www.youtube.com/watch?v=B50R4yEpoJk&t=0s
Effondrement : est-ce que tout est vraiment foutu ? avec Pablo Servigne • EFFONDREMENT : EST-CE QUE TOUT EST VR... https://www.youtube.com/watch?v=hP_mZQy2djg&t=33s
Être lucide face aux défis climatiques. Avec Jean-Baptiste Fressoz • ÊTRE LUCIDE FACE AUX DÉFIS CLIMATIQUES https://www.youtube.com/watch?v=FV_nUNol81M&list=PLv1KZC6gJTFlPcbytdjSxzc1DsUixBnzo&index=8&t=0s
Journaliste : Paloma Moritz
Connue / https://x.com/blast_france/status/1838249297126535483
Tr.: ... nouvel essai "COOPÉRER ET SE FAIRE CONFIANCE d'Éloi Laurent ... urgence du temps court, du quotidien (alimentation, énergie) ... restaurer une stabilité du niveau de vie ... défiance à l'égard des institution puis de la démocratie ... démenti démocratique ... économie au service des gens ... la racine, économie du bien-être, fondée sur les besoins humains (santé et coopération) ... double crise des liens : destruction des liens naturels qui conduit à la destruction des liens sociaux ... coopération, capacité unique des être humains ... processus incertain d'échanges humains ... fondé sur la liberté et la volonté de connaître ... connaître par amour ... la collaboration, faire par le travail ensemble... 5 différences :
- la collaboration, c'est que le travail ; la coopération, mettre en commun toutes les capacités humaines ...
- horizon de temps : collaboration, finie ; coopération sans limites
- vertical / horizontal
- produire, faire / imaginer une société dans laquelle on ne fait pas : la sobriété,
- ?? (non cité :-(
... la sobriété pour ne plus faire ... il y a une immense crise du travail, de son sens ... aucune autonomie ... l'isolement tue ... pandémie de la solitude ... l'isolement social ... la coopération, source de l'économie ... redonne du sens, diminuer les émissions, s'adapter, ... un guide vers la satiété ... revenir à l'origine de LA pensée économique, Épicure ... besoins essentiels ... compatibles avec la biosphère ... USA étude de Harvard 1938 longitudinale sur 70 ans : facteurs d'une vie longue et heureuse ? ... le bonheur tient avant tout à la qualité des relations sociales ... inventer des coopérations aussi contre les institutions ... la satiété ... l'amour, matrice des liens sociaux ... coopération pour la biosphère ... 3 sphères enchâssées : liens intimes (famille), liens sociaux (économie politique), liens vitaux (écosystèmes, espaces naturels) ... libérer du temps pour ... la coopération est la part non reproductible de l'intelligence humaine ... on la substitue à l'intelligence artificielle ...
Téléchargez le texte en pdf via ce lien : https://gp.jardiniersdunous.org/?telechargements/download&file=La_vie_des_Nous.pdf English
Connu / TG le 28/08/24 à 16:34
Connu / https://www.facebook.com/julie.chabaud.14/posts/pfbid0hhYpBJxwutS48Zw922CBQgTxC6RmYc3dHc89jDLNzdMpWQNMFq4qr4sYW6PL7Gpal
"
Comment ringardiser la performance pour une vie bonne ? / Julie Chabaud
Petite planche pour proposer d'hybrider la notion de robustesse (Olivier Hamant) avec celle de furtivité (Charte de Verstohlen Cynthia Fleury-Perkins Antoine Fenoglio, Les furtifs d'Alain Damasio, L'autobiographie d'un poulpe de Vinciane Despret).
J'ai eu la chance de vivre début juin 5 journées magiques de formation en Belgique sur la robustesse, inspirée des principes du vivant, animées par le malicieux duo Gatien Bataille et Laurent Marseault ⏚ avec Olivier Hamant ( 🙏 CRIE-Mouscron et Région wallonne) et des invitées surprise. Tout est documenté en CCbySA 4.0 et accessible sur le généreux wiki https://larobustesse.org
J'offrirai mi-octobre une journée d'initiation à LaBase - Laboratoire d'innovation publique territoriale en Gironde (Bordeaux).
- pour découvrir la notion de robustesse, ses liens avec les vulnérabilités et la résilience territoriale
- pour questionner nos logiques de pensées et essayer un nouveau regard sur l’addiction à la performance
- pour vous initier à faire passer des tests de robustesse à vos idées, projets, stratégies ou intentions
Welcome !
En savoir plus : https://larobustesse.org/?InitiationALaRobustesse33
Inscriptions à la rentrée.
J'en profite pour vous partager quelques photos de cette formation, c'était fabuleux ! Juste, sur Bordeaux en octobre, je ne garantis pas les vaches 😉
"
retrouvé à https://framateam.org/adaptation-radicale/pl/aizxzwqkfb813jru57mrkr1azo
"
julienlecaille 3:52 PM le 16/6/25
Message de Olivier Hamant :
Des décennies et même des siècles d'abondance matérielle - révolution agricole, plantations, mécanisation, extractions diverses (charbon, pétrole, métaux) - ont installé une culture de la performance et de la compétition. La solution clé-en-main performante reste prévalente aujourd'hui, alors même que le monde VUCA devrait disqualifier l'hyper-spécialisation, la suroptimisation ou l'organisation pyramidale au profit de la coopération et de la robustesse. Le succès actuel des autocraties (49% de la population mondiale vivait en autocratie en 2004, c'est 72% en 2024 (1)) illustre cette dynamique contreproductive: toutes les autocraties vantent et vendent l'efficacité politique, soit parce que leurs dirigeants ignorent le compromis performance/robustesse, soit parce qu'ils l'instrumentalisent: l'autoritarisme demande un peuple aliéné, et non émancipé. Que faire alors face à cette vague qui parait insurmontable?
D'abord comprendre que l'autocratie reste coincée dans un dogme obsolète, celui de la performance nécessairement positive, qui n'est plus viable: les fluctuations qui viennent nous dépassent très largement, autocrates ou pas. Mieux, les autocrates ont tendance a amplifier les fluctuations qui rendent leur dogme canalisant toujours plus obsolète. Il suffit de voir à quelle vitesse Elon Musk est tombé de son piédestal, après seulement quelques discours glorifiant l'AFD allemande et un remake de Dr Folamour en mondiovision.
Ensuite, comprendre que le pouvoir et la chute des autocrates va faire beaucoup de casse collatérale (sociale, économique, écologique). Lutter contre eux va de soi, mais le "comment" est encore plus pertinent: on ne voudrait pas les conforter dans une posture de protecteur contre les agitateurs.
Une alternative: investir son énergie dans des projets qui sont déjà dans le monde d'après, en ignorant les ultra-performants et le délire qui les anime. Dans ces projets-là, il n'est plus tellement question d'efficacité politique grâce à des experts ou des solutions clé-en-main (qui prennent rarement racine dans le territoire). Il s'agit plutôt de former dès maintenant des communautés apprenantes, où robustesse et entraide s'alimentent l'une l'autre, et où le territoire se transforme silencieusement et dans la durée. Une école du monde d'après, en robustesse et en entraide, où les fluctuations nourrissent la coopération.
Un premier pas?
Rejoignez l'initiative lancée par Gatien Bataille et Laurent Marseault ⏚ sur larobustesse.org, une plateforme avec des outils, des méthodes, des écrits pour partager et démarrer votre communauté apprenante sur la robustesse dans votre territoire! Ou comment se réapproprier la notion de sécurité, grâce à la joie des interactions.
"
Ndlr : apprendre ACT
La définition de la coopération que je propose consiste à dire que l’on coopère par amour et pour savoir (par opposition au fait de collaborer par calcul et pour faire). Cette définition contient une critique radicale de la manière dont on présente l’évolution humaine comme résultant d’un calcul intéressé qui s’est révélé efficace, d’abord entre les groupes puis au sein des groupes.
Conférence : La robustesse du vivant comme antidote au culte de la performance - Olivier Hamant - 3 juil. 2024 / L'Institut Agro - Campus de Florac
398 abonnés - 449+ - 14 617 vues - Commentaires désactivés
Audio de la conférence et diaporama de la présentation
Olivier Hamant est biologiste et chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement -@InraeFrance.
Le 18 Juin à la Genette Verte à Florac, il a animé une conférence coorganisée par l'Institut Agro - Campus de Florac et le @parcnationaldescevennes9731 sur un thème qui lui est cher : la robustesse du vivant comme antidote au culte de la performance !
Un moment de réflexion et d'échange sur les impacts du "progrès", de la recherche permanente de performance sur notre milieu et l'inspiration que nous pourrions prendre des systèmes vivants pour améliorer la robustesse du groupe.
Si la thématique vous intéresse, vous trouverez formations et ressources ici 👉 https://larobustesse.org/?PagePrincipale
Prochaine formation [De la performance à la Robustesse, du concept à l'opérationnel] du 16 au 20 décembre, le détail ici 👉 https://lnkd.in/dfj6sCQj
Tr.: ... on vit une inversion, faire le contraire d'avant, richesse des interactions ... le tout réparable ... vivre avec ... économie de la fonctionnalité ... l'ingénieur, roi de la performance ... technodiversité, autonomie technique des citoyens ... ingénieurs de la paix ... ex. imprimante 3D ... habitat participatif, école mutuelle ... école de la coopération, conflits, ... je veux, je sais comment faire -> j'ai envie, je ne sais pas comment faire ... sous-optimalité -> interactions -> coopération ... cote de mailles, exposer ses vulnérabilités ... équilibre à trouver entre robustesse et performance, comment monter en échelle ?
Pratiquer
ringardiser la performance ex musk sur Mars !
des outils dynamiques
indicateur si monde stable ! -> tests de robustesse
milieux naturels -> lien social -> modèle économique
ex boîte à compost
meneur -> facilitateur au service de la puissance
réponse à l'éco-anxiété, faire quelque chose des fluctuations
c'est joyeux
un nom compliqué - une notion fondamentale
L'apprentissage n'est pas affaire de recettes mais de stratégie.
Voilà pourquoi les outils proposés par le G.F.E.N. constituent des démarches.
Le savoir ne se transmet pas, il se construit.
Voilà pourquoi les démarches élaborées par le G.F.E.N. sont dites constructions de savoir.
L'acte d'apprendre est un acte singulier, individuel.
On n'apprend pas à l'enfant (à l'homme) c'est lui qui apprend.
Voilà pourquoi les démarches imaginées par le G.F.E.N. sont dites d'auto-construction.
L'apprentissage se conduit dans un cadre socialisé.
J'apprends avec et contre les autres.
Avec : la coopération. Contre : la contradiction, la confrontation.
Voilà pourquoi les démarches inventées par le G.F.E.N. sont dites d'auto-socio-construction.
Ce concept d'auto-socio-construction, inventé par les Bassis, est issu du travail de grands noms de la psychologie constructiviste parmi lesquels on peut citer Piaget et Wallon.
Dans les démarches du G.F.E.N. la question du savoir (nature, genèse, mécanisme, ruptures épistémologiques) est omniprésente.
Voir aussi https://smartbe.be/wp-content/uploads/2014/01/methodologie-3-2.pdf
"
c’est la personne apprenante qui doit être l’acteur central de la
démarche d’apprentissage ... travailler par petits groupes de pairs ... L’approche systémique ... Relier ... rétroactions ... place de l’observateur ... diversité des éléments ... multiplication des portes d’entrée ...
"
Connus par https://www.jardiniersdunous.org/content/perma?id=116710
A l’issue de cette initiation vous saurez :
Être capable d’auto-construire une éolienne domestique de type PIGGOTT allant de 300 à 2000 Watts
Durée totale 5 jours / 35 heures
DATES Horaires
28 aout au 1er sept - 9h00 à 12h30 et 14h00 à 17h30
Animé par Maxime Fouillat 06 67 45 59 06
Tarifs en co-responsabilité financière
A l’Oasis du Coq à l’Âme, les tarifs des produits vendus et des services proposés ne sont pas affichés. Ils sont remplacés par des valomètres, sorte d’échelle de valeurs, permettant à toute personne de participer en conscience, en co-responsabilité financière, et par solidarité en permettant l’accès à des publics “en difficulté”.
Connu / lettre d'info de août 2023
Ndlr : valoriser par https://framapiaf.org/@JLPM/110836617519671240
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Par l'Oasis du coq à l’âme & l’Asso. TRIPALIUM
#ÉnergieÉolienne #Autoconstruction #Coopération #Solidarité #ÉoliennePiggott #Charente #Manslois #Cellettes #OasisDuCoqÀlâme #Tripalium #CoÉco #PLPDLA
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ACT
Tél : 05 59 40 46 92 - capm-pau.courrier.fct@intradef.gouv.fr
Connu / https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F36472/3_0?idFicheParent=F1398#3_0
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Attestation des services accomplis (service militaire ou service national) - Aide technique, coopération ou objecteur de conscience
Votre situation
Aide technique, coopération ou objecteur de conscience
Votre lieu de recensement : la métropole
"
&
Lettre envoyée à partir de https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R41470
ATT rép