En bref — Énergie
Au Havre, TotalEnergies va devoir démanteler son terminal méthanier - 20 octobre 2025 à 15h19
Durée de lecture : 1 minute
...
Jeudi 16 octobre, le tribunal administratif de Rouen a donné raison à l’association Écologie pour Le Havre, qui contestait le maintien de ce bateau exploité par TotalEnergies, pour réceptionner du gaz naturel liquéfié (GNL).
Ce gigantesque tanker, mis en service en octobre 2023, était censé sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays à l’époque de la guerre en Ukraine. Or, comme l’a observé le tribunal, ce terminal méthanier flottant est inutilisé depuis août 2024.
« La loi autorisait le terminal, à la condition d’une menace grave sur l’approvisionnement en gaz. Mais aucun signe ne témoigne aujourd’hui d’une telle urgence », explique Pierre Dieulafait, le président de l’association dans le Monde.
...
Publié le 16 octobre 2025 - Nucléaire
La Direction de l’expertise en sûreté de l’ASNR, autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, vient de rendre public un avis d’expertise accablant sur le projet d’EDF sur la centrale de Gravelines.
Aux risques déjà identifiés de submersion et d’inondations de la centrale s’ajoute désormais le risque de tassements et de liquéfaction du sol. Censé soutenir le poids des nouveaux réacteurs EPR2, le sol présente des “caractéristiques mécaniques médiocres”, posant un défi technique sans précédent concernant la robustesse des fondations dans le temps et face aux aléas sismiques pouvant compromettre la sûreté nucléaire.
...
Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France. “Cela démontre une nouvelle fois la précipitation d’EDF qui fonce tête baissée dans ses projets de construction de nouveaux réacteurs à Gravelines.”
...
L’avis estime que le renforcement envisagé du sol du site de Gravelines constitue “un défi technique majeur” et que le système proposé par EDF est “d’une ampleur sans précédent, d’une grande complexité et sans retour d’expérience représentatif en France et à l’international”.
➡️ Greenpeace a produit un document analysant les principaux éléments listés par l’ASNR
Télécharger l’analyse de Greenpeace France
Un coup dur pour EDF
... construite sur un polder ... démontrait qu’en 2100 et 2120, l’ensemble du site de la centrale de Gravelines pourrait se retrouver temporairement sous le niveau de la mer.
...
"... décision la plus raisonnable : arrêter de vouloir construire à tout prix des réacteurs, d’autant plus sur un site aussi vulnérable et inadapté, et investir cet argent dans sa filière renouvelable”
...
au cœur d’une zone cumulant les risques (submersion, inondation, inadaptation du sol, évènements climatiques extrêmes…). La plateforme de 11 mètres sur laquelle seraient juchés les EPR2 pour tenter de les protéger face aux risques de submersion et d’inondations (ce que Greenpeace remet toujours en question) rend la tâche encore plus difficile.
Après les déboires du béton destiné à la construction du futur EPR2 de Penly, c’est encore une fois une preuve de l’amateurisme d’EDF à vouloir construire des EPR2 dans des zones inadaptées sans avoir au préalable réalisé d’analyse de risques robuste.
Clés : #EDF #EPR2 #Gravelines #Nouveau nucléaire #Nucléaire
Zoom
Les forêts tropicales du Queensland, autrefois puits de carbone, sont devenues des émetteurs nets de CO 2 , selon une étude scientifique. Ce basculement inédit dans le monde pourrait se reproduire ailleurs plus rapidement que prévu, en raison du réchauffement climatique.
Climat Environnement
La décomposition des arbres morts dans les forêts du Queensland dépasse désormais la capacité d'absorption de CO2 des arbres en croissance, selon des chercheurs. (Wendy Townrow/iStock)
...
Connu / mel de Vert.eco
Tribune
... refonder l'État, à partir du principe de subsidiarité, c’est-à-dire de l'idée qu'il faut partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part claire, et libre de responsabilité.
Avant-guerre, un discret colloque s’était tenu en 1938 à Paris autour de l’essayiste et journaliste américain Walter Lippmann. Rassemblant parmi les plus grands jeunes penseurs de l’économie de son temps, de Ludwig Von Mises, Friedrich Hayek à Raymond Aron, son fil directeur était clair : désétatiser l’économie et la société. L’histoire a freiné le projet : à partir de 1945, la reconstruction s’est faite autour d’un étatisme assumée dans la lignée de l’économie de guerre, et autour de valeurs de justice incarnées dans les systèmes de sécurité sociale.
...
Il a fallu attendre la démission en 1969 de Charles de Gaulle pour qu’un fonctionnaire influent et brillant, Jacques Rueff, jeune cheville ouvrière dudit colloque Lippmann, libère sa vision et inspire, des coulisses de l’État profond, une nouvelle approche politique, en totale rupture avec le gaullisme, autour des figures de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing. L’ère de Thatcher et de Reagan allait finir d’emporter l’affaire, « la pause » de la politique de la gauche 83, deux ans après 1981, n’ayant toujours pas refermé une parenthèse que Maastricht a définitivement enterrée.
Redéfinir l'État
...
néolibéralisme à la française, concentrant l’action de l’État sur la finance et la banque, avec une porosité certaine de casting entre Bercy et la haute banque, tandis que le deal mondial pour faire de la Chine l’atelier du monde allait initier un autre engrenage : la désindustrialisation choisie, qui allait paupériser la classe et les sites productifs, créer la précarité sociale, amplifier le chômage et faire baisser le taux d’activité, exigeait une solution pour apaiser le bas du corps social, décupler les onguents sociaux, et combler les déficits de recettes : la dette. Or jaillit une opportunité : l’abandon du circuit du Trésor, c’est-à-dire du financement par la monnaie des déficits, et sa substitution par le placement sur les marchés financiers privés des bons du Trésor. Il allait permettre désormais de tirer la dette de manière exponentielle. Le malade allait pouvoir être mis sous perfusion, et les doses augmenter, avec les dépenses croissantes de transferts sociaux, tandis que l’appareil productif, seule source de valeur durable, déclinait.
À LIRE AUSSI : "L'image de l'État central n’a cessé de se dégrader auprès des Français : il n'est plus une référence mais un problème"
...
Sans objectifs, sans alignement sur l’idée d’un rayonnement de la Nation et d’une conquête intérieur du progrès et du développement, la haute administration a vu alors sa pensée se rétrécir et se nécroser. Oubliés les Delouvrier, les Boiteux, les Massé, Uri, Nora, grands seigneurs de l’administration.
À LIRE AUSSI : Pour refonder la France après la crise, l'exécutif doit mettre en oeuvre un nouveau Plan
Plus de maréchaux d’Empire : désormais, ce sont les sauts de puce de carrière, et le « pas de vague » qui l’emportent dans une administration dont les dirigeants s’auto-ligotent et s’anémient. L’équation financière globale quant à elle, ramène à des coups de rabots perpétuels, de plans de modernisation en plans de transformation, qui ne finissent pas de se ressembler, et qui in fine ne restructurent rien, et n’impriment pas. Mais ce n’est pas grave : la dette pallie ces absences de choix.
À LIRE AUSSI : Frédéric Masquelier : "Le fédéralisme n’est ni une utopie ni un luxe, c’est une urgence politique"
Ces temps sont finis. Pour deux raisons : la dette n’est plus soutenable ; la fin de la mondialisation, et la nouvelle géopolitique, exigent des État solides. L’ère d’une re-densification de l’administration est venue. La somme des dysfonctionnements et des mauvaises pratiques appelle désormais bien plus qu’une réforme : une refondation des pratiques et une reconfiguration des mentalités. Cela passe par deux axes : le retour à la pleine responsabilité des grands dirigeants publics, qui doivent redevenir des décideurs, et cesser de se cacher derrière des normes et des procédures. La redécouverte du principe de subsidiarité dans la société de l’IA et des réseaux : c’est-à-dire partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part clair, et libre de responsabilité.
...
Ndlr : "désétatiser" renvoie au libéralisme économique. La neutralité convoquée à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?bkOHyw est donc une belle "fumisterie... Dénoncer ACT
Mobilité / Transports - octobre 2025
Longtemps considérée comme allant de soi, la marche était peu mesurée et rarement intégrée aux politiques publiques de mobilité. Une étude inédite, pilotée par l’ADEME, vient combler ce vide : elle chiffre pour la première fois ses bénéfices socio-économiques, qui atteignent des montants importants.
Marche : de quoi parle-t-on ?
...
plusieurs formes de mobilité, que l’étude de l’ADEME a pris soin de distinguer pour mieux les mesurer. La plus évidente est celle des déplacements à pied « de point à point », c’est-à-dire pour aller au travail, à l’école, faire ses courses ou encore se rendre à un rendez-vous. Cette catégorie inclut aussi la « marche intermodale », à savoir les trajets pour rejoindre un bus, une gare ou simplement sa voiture garée un peu plus loin (oui ça compte !). Viennent ensuite la marche de loisir, de sport ou encore de randonnée, qui répondent à une recherche de bien-être, d’activité physique ou de détente. Enfin, il existe une forme de marche plus discrète, mais considérable par son volume : la marche dans les espaces privés. Ce sont tous les pas effectués au quotidien à l’intérieur d’un logement, d’une entreprise, d’un centre commercial ou d’un parking (ça aussi ça compte). En intégrant ces trois dimensions, l’étude de l’ADEME propose pour la première fois une vision complète et réaliste de la marche comme pratique quotidienne, qu’elle soit utilitaire, récréative ou simplement ordinaire. Alors… comment marchent les Français ?
Les Français marchent en moyenne plus d’une heure par jour
L’ADEME s’appuie sur l’Enquête Mobilité des Personnes 2019 et l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE (2010) pour dresser un panorama précis de la marche en France. On y apprend ainsi qu’en moyenne, un Français marche 1h12 par jour, soit :
- 12 minutes pour ses déplacements à pied,
- 18 minutes pour la marche de loisir, la randonnée ou le sport,
- 42 minutes dans les espaces privés.
Cela représente 3,5 km parcourus quotidiennement, dont 0,8 km pour les déplacements, 1,2 km pour les loisirs et 1,5 km dans les espaces privés. Ces chiffres constituent un minimum, car les récentes enquêtes GPS montrent que les déplacements à pied restent largement sous-recensés dans les enquêtes traditionnelles.
La marche, un impensé des politiques publiques
...
La marche, un trésor caché : 57 milliards d’euros par an
...
si la part de la marche passait de 24 % à 30 % des déplacements (un niveau déjà atteint dans les années 1990), on pourrait ajouter 35 milliards d’euros supplémentaires par an à ce résultat.
D’où viennent ces bénéfices socio-économiques ?
... la santé et la productivité ... réduisent les risques de maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, obésité) tout en gagnant en espérance de vie ... éviter 10 500 décès prématurés chaque année
...
Moins de circulation motorisée, c’est moins d’entretien de voirie, moins d’aménagements lourds et coûteux, moins de nuisances à réparer, des espaces publics plus sûrs, plus inclusifs, végétalisés, plus attractifs contribuant fortement à la qualité de l’expérience urbaine de nos villes. L’étude chiffre ces économies à 7,5 milliards d’euros par an
...
Viennent ensuite les externalités positives, autrement dit les effets bénéfiques pour l’environnement et la qualité de vie
...
Quelles pistes d’actions pour inciter les Français à marcher ?
...
rendre la marche visible et sûre. Cela passe par des aménagements concrets : trottoirs continus et accessibles, zones piétonnes étendues, traversées sécurisées et surtout, la protection des abords des écoles
...
rapprocher les lieux de vie et d’activité : commerces, écoles, services publics, transports. C’est ce que les urbanistes appellent la mixité fonctionnelle : une ville où tout est accessible à pied devient naturellement plus « marchable ». Cette proximité profite à la fois à la santé des habitants, à la vitalité économique et à la réduction des émissions de CO2.
Aménager l’espace public : une démarche au long cours (mais qui paie)
...
Paris arrive en tête du classement national : 52,3 % des déplacements y sont effectués à pied ... Vichy, par exemple, atteint plus de 44 % ... comparable à celui de Lyon ou Nice ... Cherbourg, Arras et Annemasse affichent également des parts modales de la marche comprises entre 43 % et 45 % ... Sète ... 40%
...
la persévérance paie
...
le taux de vacance commerciale descend souvent sous la barre des 5 % contre plus de 15 % dans les villes dominées par la voiture. ... stratégie de santé publique et de cohésion sociale ... investissement rentable pour la société française.
L’étude de l’ADEME : des chiffres solides, une démarche transparente
... une méthode rigoureuse et une exigence de transparence. Près de 130 publications scientifiques ont été mobilisées et l’ADEME a fait appel à un comité d’experts pluridisciplinaire, réunissant des représentants des ministères de la Santé et des Transports, ainsi que des associations spécialisées comme Rue de l’Avenir ou l’ONAPS (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité). Chaque hypothèse, chaque source, chaque calcul est documenté, dans un souci d’ouverture et de rigueur scientifique. Ce travail ne prétend pas tout figer : il pose les premières bases d’un bilan socio-économique de la marche en France destiné à être enrichi et affiné au fil du temps. ... rendre visible ce qui jusqu’ici, ne l’était pas : la valeur économique et sociale d’un geste aussi simple que marcher.
En savoir plus
- Lire l’étude « Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche »
- Lire l’article « Mobilité des enfants : pour leur santé, changeons de regard sur leurs trajets »
- Visionner la vidéo « Les co-bénéfices de la marche »
- Lire l'étude « À pied d'œuvre. Mettre les piétons au cœur de la fabrique des espaces publics. Comment aménager les espaces publics pour redonner une place centrale aux piétons »
connexion directe à la visio-conférence que nous organisons avec la SEIN, AFAS le jeudi 16 octobre à 18:00
Neurosciences
Mis à jour le 13 octobre 2025 à 16h43 - Durée de lecture : 8 minutes - Climat
L’humanité a trop déstabilisé le climat, au point de l’avoir rapproché de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, alertent 160 scientifiques dans un nouveau rapport.
...
l’alerte solennelle lancée par 160 scientifiques de 23 pays, dans le rapport Global Tipping Points, publié le 13 octobre et coordonné par Timothy Lenton, professeur à l’université d’Exeter en Angleterre.
Ces chercheurs figurent parmi les plus grands spécialistes au monde dans l’étude de ce que l’on appelle les points de bascule climatiques. Le terme désigne le seuil critique au-delà duquel un élément clé du climat terrestre (calottes polaires, courants océaniques, forêts tropicales, etc.) peut basculer dans un nouvel état, de manière souvent irréversible.
...
l’image d’une bille roulant sur un terrain accidenté. L’altitude de la bille symbolise l’état d’un système : il reste relativement stable même en s’approchant d’un trou. Mais si la bille fait le mouvement de trop, elle franchit le point de bascule, ce qui enclenche sa chute inéluctable dans le trou, d’où il sera bien plus difficile de sortir que d’entrer…
...
Deux ans après leur premier rapport, les membres de l’initiative Global Tipping Points soulignent à quel point la situation s’est déjà dégradée. Première mauvaise nouvelle : les points de bascule concernant la biosphère « se rapprochent plus vite qu’on ne le pensait », dit le rapport.
Ainsi des récifs coralliens tropicaux. À l’instar de la Grande Barrière de corail, ils ont connu en 2024-2025 leur pire épisode de blanchissement, provoqué par les chaleurs extrêmes de l’océan. Bien que les situations diffèrent selon les régions du globe, les chercheurs estiment que leur point de bascule moyen se situerait autour de 1,2 °C de réchauffement global. Autrement dit, nous aurions déjà franchi ce premier point de bascule.
Risque de « savanisation » en Amazonie
...
Si trop d’arbres disparaissent, cette forêt tropicale qui a la caractéristique merveilleuse de produire en partie sa propre pluie pourrait entrer dans un cercle vicieux : produire de moins en moins de précipitations et, n’ayant plus assez d’humidité pour survivre, se transformer en savane.
...
Des océans d’imprévisibilité
...
La calotte glaciaire de l’Antarctique de l’ouest et celle du Groenland sont les deux systèmes glaciaires dont la vulnérabilité est la plus certaine
...
Les courants océaniques, comme l’Amoc et la gyre subpolaire, sont eux aussi menacés de franchir des points de bascule dès le niveau actuel de réchauffement, bien que la compréhension et l’évolution de ces systèmes soient entourés d’incertitudes importantes, notent les chercheurs.
Basculements en cascade
...
l’interconnexion qu’il documente entre la plupart des 20 points de bascule qui ont été évalués. Lorsqu’un élément franchit un point de bascule, il est souvent susceptible d’avoir des effets, la plupart du temps déstabilisateurs, sur d’autres composantes du système climatique, menaçant de leur faire à leur tour franchir un point de bascule.
L’Amoc est le meilleur exemple de ces multiples effets en cascade possibles. L’affaiblissement de ce courant atlantique, au rôle crucial dans les échanges de chaleur entre l’océan et l’atmosphère, pourrait par exemple aggraver la déstabilisation des glaces de l’Antarctique de l’ouest. Ou encore déstabiliser le phénomène El Nino dans le Pacifique, qui à son tour affaiblirait encore davantage la forêt amazonienne.
...
faire courir des risques majeurs à des éléments clés de la stabilité de nos sociétés, « comme la sécurité alimentaire, les infrastructures énergétiques, la stabilité économique et la cohésion sociale, affectant des milliards de personne à travers le monde »
...
Nos décideurs ne comprennent pas ce que signifient les points de bascule », appuie Manjana Milkoreit, chercheuse à l’université d’Oslo et co-autrice du rapport.
Grosses incertitudes
...
« ... sujet extrêmement important, mais on n’est pas sûr de savoir où sont les seuils. ... », dit Freddy Bouchet, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique et l’un des coordinateurs de ClimTip, l’un des deux grands projets européens sur les points de bascule.
« ... est-ce qu’il faut s’adapter en urgence aux risques davantage certains, présentés dans les rapports du Giec, ou bien anticiper les risques potentiellement encore bien plus graves mais plus incertains ? Personnellement, je pense qu’il faut tout faire à la fois », ajoute-t-il.
Des « points de bascule positifs »
...
22 876 signatures
Destinataire(s) : Au ministre de la Transition écologique, au ministre des transports, à M. Philippe Court, préfet du Val d’Oise
Campagne lancée par Rester sur Terre, ADVOCNAR et Non au Terminal 4
Alors que la crise climatique s’emballe, que les canicules, les sécheresses et les catastrophes naturelles se multiplient, le groupe Aéroports de Paris veut relancer un projet d’extension de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, projetant +19% de trafic à l'horizon 2050, ce qui porterait le trafic à 592 000 mouvements par an (soit 344 mouvements de plus par jour !)
Le précédent projet d’extension, le « Terminal 4 » avait été annulé suite à une large mobilisation citoyenne.
Aujourd’hui, sous un nouveau nom et un nouveau format, la logique reste la même : augmenter le trafic aérien. Cette extension aurait des conséquences sanitaires, climatiques et sociales graves. Elle entraînerait une hausse massive du nombre de vols, donc davantage de nuisances pour les riverain·es, de pollution de l’air, de gaz à effet de serre.
...
Organisation et collectifs signataires :
| Action Justice Climat Paris
| ADERA Beauvais
| Alternatiba
| ANV-COP21
| AREC
| Les Amis de la Terre France
| Les Amis de la Terre Paris
| Attac France
| Atterrissons d’urgence Montpellier
| ATVB (Amis de la Terre Val de Bièvre)
| ATVO (Amis de la Terre Val d’Oise)
| Aulnay Environnement
| C.E.C.C.T4 (Association d’Elu.e.s pour la réduction des nuisances aériennes)
| CIRENA
| CPTG (Collectif Pour le Triangle de Gonesse)
| CSNA (Collectif Santé Nuisances Aériennes)
| DIRAP
| Environnement 93
| Extinction Rebellion France
| FNE Ile-de-France
| FNE Val-d’Oise
| Greenpeace Paris
| MNLE93 NEP
| Pensons l’aéronautique pour demain
| Pour un réveil écologique
| PROTECT OUR WINTERS FRANCE
| Réseau Action Climat
| ROSO
| SOS Vallée de Montmorency
| Terre de luttes
| UFCNA
636 k abonnés - 2,2k+ - 132 689 vues - 340 commentaires
#cashinvestigation
Présenté par Elise Lucet France 2
Tr.: ...
travail des enfants, tantale pour les condensateurs des ordiphones (minerai coltan) ... Nokia appartient à Microsoft ... Samsung, 1er vendeur de téléphones au monde ... trompe ses clients car ne tient pas ses engagements éthiques ... Galaxy S5 à Barcelone, salon ... Chine, eau, sols pollués ... 10 aimants néodyme dans un portable ... 97% sort de mine de Chine, déchets chimiques qui déversent de la radioactivité ... plus rien n'est comestible ... cancers, esp de vie <40 ans ... /fluorine? ... BAOGANG ... le commerce de certains composants finance une guerre en RDC ... a fait entre 3 et 5 millions de morts (tantale, tungstène, coltan, cassitèrite, etc) ... offensive de l'ONU ... Martin Kobler, chef de la MONUSCO ... KING WOOD (Hong-Kong, en fait société écran) ... paradis fiscaux ... sauf China National Mon Ferrous Métals Chine pour Apple via filiale Mine Metal ... 2010 Obama, loi D'OBLIGATION, commence à s'appliquer ... Comm Europ laisse le choix aux entreprises ! ... Karel De Gucht, commissaire européen au commerce 2009-2014 ... espérance que comme les baskets ... FairPhone ... la solution entre nos mains ?!
Ndlr : émission de 2014 ! selon https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?8XUdjA
Q : où en est la situation aujourd'hui ? ACT
1,03 M d’abonnés - 1,9k+ - 48 196 vues - 296 commentaires
Olivier Mannoni a vécu près de dix ans avec les mots d’Adolf Hitler, en étant chargé d’une retraduction de Mein Kampf dans le cadre d’une édition critique, Historiciser le mal, dirigée par l’historien Florent Brayard, parue en 2021. Traducteur réputé, fondateur de l’École de traduction littéraire, il n’est pas sorti indemne de cette fréquentation, alors même qu’il avait déjà souvent traduit des textes sur le IIIe Reich. C’est que ces mots d’hier, il les entendait aujourd’hui.
« Nous assistons à la remontée des égouts de l’histoire. Et nous nous y accoutumons », écrit-il dans Traduire Hitler, paru en 2022, suivi en 2024 de Coulée brune, qui s’attache à montrer « comment le fascisme inonde notre langue ». « Parce qu’il permet le dialogue et la prise de décision commune, le langage est la force de la démocratie, écrit-il. Que ce langage soit perverti, et c’est la démocratie elle-même qui se distord, s’atrophie et perd sa raison d’être. »
Durant cette « échappée », Olivier Mannoni nous explique ainsi comment Donald Trump et son entourage parlent comme Adolf Hitler et les propagandistes nazis. Cette « langue du même et de la racine » s’accompagne de mécanismes langagiers que partagent les médias de la haine : simplification outrancière de la réalité, petites phrases comme autant d’uppercuts, vérités alternatives dans une inversion systématique du sens.
Cette brutalisation va de pair avec une transgression permanente dont le charlatanisme assumé et la grossièreté illimitée sont autant d’armes langagières pour faire taire les opposant·es, les paralyser et les stupéfier. Cette nouvelle langue des fascismes est aussi un « parler pègre » dont Vladimir Poutine est coutumier, évoqué par le récent essai de la philologue Barbara Cassin La Guerre des mots.
« On prend tout ça pour de la frime, on ne prend rien au sérieux et on sera bien étonnés le jour où ce théâtre sera devenu une sanglante réalité » : cette conversation avec Olivier Mannoni actualise l’ancienne mise en garde de Victor Klemperer, célèbre auteur de LTI, la langue du IIIe Reich. Lequel ajoutait ceci : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps, l’effet toxique se fait sentir. »
Face à cette extrême droite pour laquelle les mots sont des armes, nous devons mener cette bataille du langage. Telle est l’alerte d’Olivier Mannoni, qui écrit dans Coulée brune : « Nous sommes à ce carrefour. Si nous prenons le mauvais chemin, le pire est assuré et la novlangue d’Orwell ne sera qu’une plaisanterie par rapport à ce que nous devrons subir. »
Tr.: ...
la biologisation est un des traits du fascisme ... grand remplacement, pensée Nazie ... simplifier ...
1,19 M d’abonnés - 8,9k+ - 183 187 vues - 1 300 commentaires
Ce vendredi 10 octobre, rendez-vous à 9h30 pour suivre en direct une déclaration de Jean-Luc Mélenchon.
par Terres de Luttes | Oct 7, 2025 | Webinaires | 0 commentaires
...
nouvelle série de 7 webinaires de 2h portant sur ce qu’on appelle « les Réseaux Outils », c’est à dire tous les différents réseaux de supports pour les luttes (cantines, mutuelles de matériel, réseaux de ravitaillement, etc).
Vu le chaos politique, lutter devient de plus en plus difficile, et nous avons besoin de consolider nos moyens, de renforcer les capacités de nos territoires et luttes, et d’augmenter notre capacité à réagir.
Ça tombe bien : Des réseaux s’organisent déjà ! Assemblées populaires, cantines militantes et solidaires, partage de matériel, greniers et réseaux de ravitaillement, lieux de lutte, bases antirépressions, transmissions de savoirs, … Tous ces outils et supports nourrissent et renforcent du lien dans nos territoires, et permettent de fonder les bases de nos résistances territoriales.
...
Le premier webinaire aura lieu le 23 octobre à 18h30. Il sera consacré à la présentation des réseaux outils en général et à leur utilité concrète dans la lutte, à l’échelle d’un territoire ou d’une lutte d’envergure.
Les suivants seront axés chacun autour d’une thématique afin d’en développer les spécificités, leur création et leurs mise en place :
- Le 20 novembre à 18h30 : cantine en lutte,
- Le 11 décembre à 18h30 : mutuelle de matériels,
- Le 22 janvier à 18h30 : greniers et réseaux de ravitaillement,
- Le 19 février à 18h30 : réseau de soin,
- Le 10 mars à 18h30 : assemblée et éducation populaire,
- Le 16 avril à 18h30 : lieux en luttes
À la suite d’un temps de présentation de la démarche par Terres de Luttes, les intervenant·es présenteront leur orga et transmettront des billes sur la capacité reproductible de ces initiatives ailleurs. Du temps sera également prévu pour échanger par la suite.
Les enregistrements des webinaires seront disponibles sur notre site.
Connu / TG le 11/10/25 à 00:44
Energie Transition écologique et énergétique Nucléaire Hydrogène Energies fossiles Pétrole Les datas de l’Energie
Electricité
EDF
Réglementation
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a recalculé les coûts complets du nucléaire d’EDF et ses revenus prévisibles pour 2026. Ces deux éléments essentiels servent à la mise en place du mécanisme post-Arenh, qui fixe les règles de redistribution de la rente nucléaire d’EDF, ou VNU (Versement nucléaire universel). EDF n’est pas d’accord avec la CRE.
Réservé aux abonnés
Aurélie Barbaux - 30 septembre 2025 \ 14h00 - 3 min. de lecture
Les calculs des revenus d'EDF de la CRE prévoient une production nucléaire de 362 TWh sur la période 2026-2028 (dont 8,3 TWh en moyenne pour Flamanville 3) et 358,4 TWh sur la période 2029-2031.
Malgré sa complexité, on y voit un peu plus clair dans le mécanisme post-Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique) de versement pour le nucléaire universel (VNU), qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 30 septembre deux chiffres clés nécessaires au calcul du VNU. Pour rappel, il prévoit de taxer les éventuels surprofits d’EDF sur la vente de l’électricité nucléaire et de les redistribuer à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises, au prorata de leur consommation. Si le gouvernement n’a toujours pas établi les règles de redistribution, ni fixé les seuils de déclenchement pour la période 2026-2028, il dispose désormais des éléments pour le faire.
Le 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié deux chiffres permettant à l’État de se décider, comme le prévoit la loi. Le premier concerne le coût complet de la production du nucléaire par EDF selon un mode de calcul publié par décret en septembre. Il exclut trois types de charges extra-financières, comme des pertes d’opportunité sur les placements de ses actifs dédiés, mais revalorise les coûts du capital. La CRE arrive à un coût total du nucléaire de 60,3 euros 2026 par mégawattheure produit (€/MWh) ou 61,5 €/MWh courants pour la période 2026-2028, proche de celui calculé en 2023. Ce coût grimpe à 63,4 €/MWh en euros 2026 (ou 68,4 € courants/MWh) pour la période 2029-2031. Cela est du principalement à l’augmentation pour EDF des charges liées à la gestion des combustibles usés par Orano, notamment la construction d’une nouvelle piscine, mais aussi de la hausse des investissements du grand carénage, le grand programme de maintenance du parc historique. EDF n’est pas d’accord et avance un coût de 64,4 €/MWh. La divergence entre les deux calculs porte sur le coût du capital, que la CRE fixe à 9,1% contre 11,3% pour EDF.
Un cout complet qui grimpe à partir de 2029
Grâce à ce calcul du coût complet du nucléaire par la CRE et aux données fournies par EDF, notamment les contrats de vente d’électricité déjà signés incluant une livraison au 1er janvier 2026, la CRE a pu estimer les revenus liés au nucléaire pour 2026 sur la base d’une trajectoire de production de 362 TWh sur la période 2026-2028 (dont 8,3 TWh en moyenne pour Flamanville 3) et 358,4 TWh sur la période 2029-2031 (dont 11,8 TWh en moyenne pour Fla 3), soit respectivement un taux de disponibilité moyen de 73,2 % et 74,5 % et un taux d’utilisation de 89,6% et 86,9%. Sur cette base, EDF devrait vendre pour 23,7 milliards d’euros en moyenne à 65,86 €/MWh. C’est à partir de ce chiffre, qui sera réactualisé début novembre, début décembre, puis fin décembre, que l’on saura si le mécanisme de VNU pourra se déclencher une fois que le gouvernement aura fixé les seuils de déclenchement. Il y en a deux : EDF sera taxé sur ses profits à 50 % sur un seuil calculé sur le coût complet du nucléaire plus une marge, qui devra se situer entre +5 et +25 €/MWh. Le VNU prévoit aussi une taxe de 90%, ou tarif d’écrêtement, qui se déclencherait sur un seuil basé sur le coût complet du nucléaire entre +35 et +55 €/MWh.
Pas de VNU en vue pour 2026
Ces seuils seront fixés par arrêté pour trois ans, normalement avant la fin de l’année. Mais, comme le constate Emmanuelle Wargon, la présidente de la CRE, avec un coût complet de 60,3 €/MWh et un tarif moyen de vente inférieur à 66 €/MWh, «il y a très peu de chances pour que le mécanisme de VNU se mette en place pour 2026». Ce nouveau dispositif post-Arenh ne devrait pas avoir d’influence sur les factures d’électricité pour 2026, ni à la hausse ni à la baisse. Pour les années suivantes, en revanche, la CRE ne s’avance pas. D’autant que le flou persiste sur les modalités d’éventuelle redistribution des surprofits d’EDF. La CRE milite pour un dispositif simple et universel, mais craint que le gouvernement ne soit tenté d’en faire un levier pour inciter les consommateurs à plus de flexibilité.
...
Actualité - 08.10.2025 ● Antisémitisme● Gauche● Medias
Accusée par l'éditorialiste Raphaël Enthoven d’être « passionnément antisémite », La France Insoumise avait porté plainte pour injure en avril 2024. Le 23 septembre dernier, les deux camps étaient enfin réunis à la 17e chambre du tribunal de Paris pour une confrontation judiciaire. L'occasion d'observer les coulisses d'une mécanique entre mensonges et outrances qui ne cesse de saturer les plateaux de télévisions et les colonnes de journaux. Récit d'audience, analyse et réflexions
...
Santé Vidéo
Malades au milieu des vignes, ils veulent comprendre - 7 octobre 2025 à 14h46 / Amélie Poinssot et Laura Wojcik
Dans une rue d’une petite commune de Gironde entourée de parcelles viticoles, Mediapart a relevé un nombre anormal de cancers. Plusieurs personnes malades témoignent.
À Saint-Martin-Lacaussade, en Gironde, les habitant·es vivent au cœur de vignes. Dans une seule et même ruelle de la commune, Mediapart a relevé un nombre anormal de cancers. Premier département viticole de France, la Gironde est à l’épicentre des alertes de contamination aux pesticides depuis 2013. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Après la publication de l’étude PestiRiv, menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et Santé publique France, qui montre une surexposition aux pesticides des populations habitant à proximité de vignes, les inquiétudes sont vives chez les personnes concernées. Surtout quand de graves pathologies surviennent.
...
"Notre responsabilité commune est d'agir ensemble pour porter ce programme de rupture au pouvoir, en finir avec le macronisme et battre l'extrême-droite", expliquent les écologistes et les insoumis dans un communiqué commun.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 07/10/2025 12:36
Temps de lecture : 2min
Un pupitre du Nouveau Front populaire, le 7 juillet 2024. (DANIEL PERRON / HANS LUCAS)
Une réunion entre certains partis de gauche a eu lieu dans la matinée du mardi 7octobre après la démission du Premier ministre. Dans un communiqué commun, les écologistes et les insoumis, en cas de dissolution de l'Assemblée nationale, conviennent de présenter "des candidatures porteuses du programme du Nouveau Front populaire dans toutes les circonscriptions". Ils expliquent que les participants se retrouveront mercredi pour une nouvelle réunion.
À lire aussi
• Direct
Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, invite toutes les forces politiques à le rencontrer entre cet après-midi et demain matin
Les participants à cette réunion dénoncent "l'entêtement du président de la République". Ils répètent leur volonté de censurer "tout gouvernement qui s'inscrirait dans la continuité de la politique macroniste". "L'heure est grave : notre responsabilité commune est d'agir ensemble pour porter ce programme de rupture au pouvoir, en finir avec le macronisme et battre l'extrême-droite", conclut le communiqué.
Autour de la table il y avait : "Une délégation de la France insoumise, des écologistes et de Générations/L'Après. Un représentant du groupe GDR était également présent." Le groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) est un groupe "technique" à l'Assemblée nationale qui comprend des députés du PCF et de Martinique, de la Guyane, de La Réunion, de la Polynésie. Le communiqué ne précise pas qui était le représentant du groupe GDR.
Sur le même thème
- "Les écologistes ont souhaité inviter tout le monde à 9h pour travailler aux trois scénarios : destitution, dissolution, cohabitation", explique Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes (France 2) video
- Les représentants de la gauche vont "travailler aux trois scénarios : destitution, dissolution, cohabitation", explique Marine Tondelier, patronne des Écologistes
Connu / TG le 5/10/25 à 19:06
9,96 k abonnés - 708+ - 9 625 vues - 59 commentaires
Suivez le meeting international contre la guerre, du 5 octobre 2025 à Paris.
Tr.: ...
Mme ? palestiniène ?
...
Mme orly Noy, journaliste israëlienne, chair of the executive board of B'Tselem, Israël
...
Maurizio Coppola, responsable national de Poterre Al Popolo, italie
... 2 grèves générales en 15 jours ... grâce à la palestine ... la grève, instrument de lutte de nouveau ... contradictions : - au sein du mouvement syndical ... renforcer le syndicat de base ... - au sein du gouvernement de Méloni ... politique et éthique ... vivre ensemble au niveau international ... créer une orga plus puissante ... Gramchi
...
Militante américaine ... Medea Benjamin, confondatrice de CoePink, USA ... remet en question le système capitaliste ... l'ennemi est le fascisme ...
...
Connu / TG le 5/10/25 à 17:47
Terminer* >55mn ACT
Connu / TG le 4/10/25 à 13:00