Tribune
... refonder l'État, à partir du principe de subsidiarité, c’est-à-dire de l'idée qu'il faut partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part claire, et libre de responsabilité.
Avant-guerre, un discret colloque s’était tenu en 1938 à Paris autour de l’essayiste et journaliste américain Walter Lippmann. Rassemblant parmi les plus grands jeunes penseurs de l’économie de son temps, de Ludwig Von Mises, Friedrich Hayek à Raymond Aron, son fil directeur était clair : désétatiser l’économie et la société. L’histoire a freiné le projet : à partir de 1945, la reconstruction s’est faite autour d’un étatisme assumée dans la lignée de l’économie de guerre, et autour de valeurs de justice incarnées dans les systèmes de sécurité sociale.
...
Il a fallu attendre la démission en 1969 de Charles de Gaulle pour qu’un fonctionnaire influent et brillant, Jacques Rueff, jeune cheville ouvrière dudit colloque Lippmann, libère sa vision et inspire, des coulisses de l’État profond, une nouvelle approche politique, en totale rupture avec le gaullisme, autour des figures de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing. L’ère de Thatcher et de Reagan allait finir d’emporter l’affaire, « la pause » de la politique de la gauche 83, deux ans après 1981, n’ayant toujours pas refermé une parenthèse que Maastricht a définitivement enterrée.
Redéfinir l'État
...
néolibéralisme à la française, concentrant l’action de l’État sur la finance et la banque, avec une porosité certaine de casting entre Bercy et la haute banque, tandis que le deal mondial pour faire de la Chine l’atelier du monde allait initier un autre engrenage : la désindustrialisation choisie, qui allait paupériser la classe et les sites productifs, créer la précarité sociale, amplifier le chômage et faire baisser le taux d’activité, exigeait une solution pour apaiser le bas du corps social, décupler les onguents sociaux, et combler les déficits de recettes : la dette. Or jaillit une opportunité : l’abandon du circuit du Trésor, c’est-à-dire du financement par la monnaie des déficits, et sa substitution par le placement sur les marchés financiers privés des bons du Trésor. Il allait permettre désormais de tirer la dette de manière exponentielle. Le malade allait pouvoir être mis sous perfusion, et les doses augmenter, avec les dépenses croissantes de transferts sociaux, tandis que l’appareil productif, seule source de valeur durable, déclinait.
À LIRE AUSSI : "L'image de l'État central n’a cessé de se dégrader auprès des Français : il n'est plus une référence mais un problème"
...
Sans objectifs, sans alignement sur l’idée d’un rayonnement de la Nation et d’une conquête intérieur du progrès et du développement, la haute administration a vu alors sa pensée se rétrécir et se nécroser. Oubliés les Delouvrier, les Boiteux, les Massé, Uri, Nora, grands seigneurs de l’administration.
À LIRE AUSSI : Pour refonder la France après la crise, l'exécutif doit mettre en oeuvre un nouveau Plan
Plus de maréchaux d’Empire : désormais, ce sont les sauts de puce de carrière, et le « pas de vague » qui l’emportent dans une administration dont les dirigeants s’auto-ligotent et s’anémient. L’équation financière globale quant à elle, ramène à des coups de rabots perpétuels, de plans de modernisation en plans de transformation, qui ne finissent pas de se ressembler, et qui in fine ne restructurent rien, et n’impriment pas. Mais ce n’est pas grave : la dette pallie ces absences de choix.
À LIRE AUSSI : Frédéric Masquelier : "Le fédéralisme n’est ni une utopie ni un luxe, c’est une urgence politique"
Ces temps sont finis. Pour deux raisons : la dette n’est plus soutenable ; la fin de la mondialisation, et la nouvelle géopolitique, exigent des État solides. L’ère d’une re-densification de l’administration est venue. La somme des dysfonctionnements et des mauvaises pratiques appelle désormais bien plus qu’une réforme : une refondation des pratiques et une reconfiguration des mentalités. Cela passe par deux axes : le retour à la pleine responsabilité des grands dirigeants publics, qui doivent redevenir des décideurs, et cesser de se cacher derrière des normes et des procédures. La redécouverte du principe de subsidiarité dans la société de l’IA et des réseaux : c’est-à-dire partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part clair, et libre de responsabilité.
...
Ndlr : "désétatiser" renvoie au libéralisme économique. La neutralité convoquée à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?bkOHyw est donc une belle "fumisterie... Dénoncer ACT
Transformer le management et la gestion publique.
60, rue Violet, 75015 PARIS +33 7 54 84 92 89 - contact@refondationpublique.fr
... association loi 1901 visant à l’intérêt public, en promouvant le changement dans la conduite du management public et de l’exercice par les hauts décideurs des responsabilités publiques, dans une éthique de responsabilité incarnée en actes.
Elle est composée de membres actifs, elle est également dotée d’un collège d’orientation de ses activités composé de membres académiques issus du monde de l’éducation, et de personnalités qualifiées issues du monde de l’administration, de l’économie et de l’entreprise. Leur sélection est soumise à l’avis d’un conseil scientifique garantissant neutralité et excellence qui sont les valeurs fondamentales de l’Institut.
L’institut propose un certain nombre de formations destinées aux hauts potentiels, l’association organise tous les ans un colloque : « Solutions Publiques » ou des intervenants professionnels viennent exposer et confronter leurs solutions pour une meilleure efficacité des actions de l’état et des collectivités locales au service des citoyens.
...
La charte de neutralité
... espace politiquement neutre et un outil non partisan. Il ne prône aucun principe sur le degré souhaitable de l’interventionnisme public, ne propose aucune option idéologique sur l’intensité redistributive, ne présuppose aucune vertu théorique aux différentes formes de gestion. Il forme à l’usage d’outils efficaces de transformation, qui pourront être acceptés, refusés, réorientés selon les choix collectifs opérés par les responsables publics dûment mandatés. Il n’y a aucune voie unique de transformation mais des chemins empruntables, dont seul le réalisme doit nourrir les critères d’évaluation. Les propositions et recettes effectives se mesurent à une seule aune : le déverrouillage du changement pour une administration tonifiée et alerte, la capacité à mobiliser dans un esprit de responsabilité et d’économie des moyens, qui ne sont pas illimités, et in fine l’obtention de résultats probants.
Le Conseil Scientifique et Académique de l'IRP
... a la charge de veiller à la qualité des formations proposées et de superviser les travaux de l’Open Lab des Solutions Publiques.
Michel Derdevet est Président du think tank Confrontations Europe et de la Maison de l’Europe de Paris, vice-président exécutif en charge de la communication, des affaires publiques et institutionnelles de Naarea. Ancien membre des cabinets des ministres de l’industrie, et des relations avec le Parlement, et successivement délégué général adjoint aux affaires communautaires d’EDF, membre du comité exécutif d’ENEDIS, Secrétaire général de RTE, il est depuis 2006 maître de conférences à Sciences Po Paris et, depuis 2011, professeur au Collège d’Europe à Bruges
Ingénieur de Ponts et Chaussées et ancien élève de l’ENA, Christian Martin est successivement ancien président de la chambre régionale des comptes d’Ile de France, Conseiller-Maître à la Cour des Comptes, Directeur Adjoint de cabinet du Ministre de l’Agriculture, et Directeur de Cabinet du Ministre des Relations avec le Parlement, Porte Parole du gouvernement, maire de Draguignan et Conseiller Régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les intervenants et enseignants
Cette initiative est portée et soutenue par plusieurs acteurs de premier plan (universitaires, personnel politique, membres de l’administration) qui souhaitent favoriser une amélioration rapide et visible du management public dans notre pays.
Plusieurs enseignants chercheurs universitaires ainsi que des professionnels en activité sont mobilisés par l’équipe de l’IRP afin de donner aux stagiaires et étudiants les clefs de la transformation publique que ce soit dans le programme diplômant ou dans les programmes courts, dont certains reprennent en partie les éléments et interventions du programmes diplômant.
- La pédagogie des différents programmes est conçue et dirigée par Régis Passerieux président de l’IRP et fondateur de l’Executive Master.
Directeur de Programme
Administrateur de l’Etat, ancien Commissaire à la transition industrielle, écologique et énergétique de la zone Fos-Berre, ancien avocat en droit public économique et maire d’Agde, ancien directeur de la prospective et de la stratégie de l’Institut des Hautes Etudes du ministère de l’Intérieur.
Bibliographie - Philippe CATTELAT
Consultant en stratégie de marque pour plusieurs établissements d’enseignement supérieur. Il a dirigé pendant 17 ans plusieurs grandes écoles au sein du groupe OMNES Education en particulier HEIP (Hautes Etudes Internationales et Politiques) et le CEDS (Centre d’études Diplomatique Spécialisé). Il gère depuis quelques années, des opérations de consolidation entre des écoles indépendantes et les grands groupes d’enseignement supérieur. - Richard AMALVY, Directeur de Programme Adjoint
Directeur académique et enseignant en management public (HEIP), enseignant en design stratégique et branding (Université de Bourgogne), ancien dirigeant d’ONG internationales, ancien consultant stratégique (Banque mondiale, OCDE, AIEA). Ancien adjoint au maire de Castres et vice-président de l’agglomération Castres-Mazamet (2001-2008) - André VALLINI
Avocat, maire de Tullins et président du conseil général de l’Isère jusqu’en 2014, ancien secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, puis secrétaire d’Etat au développement et à la Francophonie. - Yves SHEINFEGEL
Délégué interministériel à l’accompagnement des territoires en transition énergétique, auprès du ministre de l’industrie. Ancien sous-préfet, sous-directeur des établissements, des dotations et des compétences au ministère de l’Agriculture) et sous-directeur de la gestion du réseau autoroutier concédé au ministère de l’Ecologie). Il a été directeur départemental des territoires en Seine-et-Marne en Haute-Garonne. Président du groupement des directeurs départementaux des territoires et de la mer de 2018 à 2022. - Jean-Marc PEYRICAL
Avocat, docteur en droit public, Maître de Conférences des Universités, directeur de deux Masters en droit européen et droit des achats publics à l’Université de Paris-Saclay, responsable de la formation droit public à l’Ecole de formation du Barreau, président de l’Association pour l’achat dans les services publics. - Stéphane RODER
a fondé en 2018 AI Builders, société de conseil en Intelligence Artificielle après avoir déployé dans le monde entier dans de grandes entreprises des solutions d’optimisation et de classification des dépenses basées sur de l’Intelligence Artificielle. Créateur de plusieurs start-ups à succès après avoir travaillé dans l’industrie des Telecoms, il est ingénieur Telecom ParisTech 92 et diplômé de Stanford et Coursera en Machine Learning et Deep Learning. Stéphane Roder est professeur à l’Essec et Expert auprès de la Fondation Jean Jaurès - Pierre BOULOGNE
Directeur général d’Avangarde Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans le digital et la cybersécurité, ancien manager Cap Gemini Sogeti, et senior manager IT and strategy Accenture. - Stéphane ROZES
Président de Cap (Conseils, analyses et perspectives), il accompagne, depuis 2009, des présidences et directions générales de grandes entreprises nationales et internationales, des États et des collectivités territoriales sur leurs stratégies d’opinion et de transformation en les aidant à construire une cohérence entre leurs identités, leurs messages et leurs conduites. Ancien directeur général de l’institut de sondages CSA, Il a confidentiellement collaboré avec l’Elysée sous les présidences Chirac, Sarkozy et Hollande. Stéphane Rozès est, depuis 1990, maître de conférences à Sciences-po Paris et a enseigné à HEC de 2009 à 2011. - Aurélie CHENINA
Docteure en droit public, enseignante en droit des contrats publics, ancienne directrice générale des services de collectivités territoriales, ancienne acheteur APHP - Mathilde AUBINAUD
Directrice chez HAVAS en charge du développement de l’observatoire « transformation positive » #NEWDEAL, ancienne coordinatrice du think tank « Confiance & Gouvernance (Deloitte France) et responsable éditoriale web du ministère de l’Economie et des Finances. - Arnaud BENEDETTI
Spécialiste en communication politique, chroniqueur régulier dans de nombreux médias audiovisuels d’actualité (BFM, CNews, LCI…..), auteur, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire, ancien directeur des relations institutionnelles du CNRS et de l’INSERM. - Thierry VINCENT
Directeur pédagogique du MBA Management de la Transition Énergétique du pôle Léonard De Vinci – Executive éducation. Ancien Responsable de l’innovation de l’agence de l’environnement de la Région Ile-de-France. - Ilaria CASILIO
Vice-présidente de la Commission nationale du débat public, maîtresse de conférence à l’Université Gustave EiDel, ancienne co-présidente de l’autorité de participation de la région de Toscane - Robin DEGRON
Conseiller à la Cour des Comptes, ancien élève de l’ENA, directeur du Plan bleu Méditerranée, professeur associé Sorbonne universités habilité HDR, auteur de plusieurs ouvrages. - Alexandre LEMIERE
Avocat associé Cabinet Osborne Clark au sein duquel il dirige le pôle public à Paris (réglementaire – regulatory / contrats publics / droit public économique / propriétés publiques / urbanisme & aménagement) - Nadia TERFOUS
Directrice de cabinet, Groupe Axian, ancienne directrice générale d’Economics of Mutuality Solutions, ancienne associée chez McKinsey & Company - Bruno ROCHE
Ancien « chief economist » du groupe MARS, directeur de la fondation One SOCIETY à Genève. - Selma ZOUANATE
Diplômée en management entrepreneurial et sciences de gestion, elle assure depuis plus de 12 ans des activités de conseil en gestion de patrimoine. - Philippe REILLER
Journaliste indépendant, secrétaire général de l’Association de la Presse ministérielle, membre du comité éditorial de la Revue politique et parlementaire, ex-rédacteur en chef de La Lettre de L’Expansion, ancien enseignant à l’Institut Catholique de Paris et à HEIP - Colin MEYER
Ancien professeur en matière de Management Studies à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. Il a été le doyen de cette Business School de 2006 à 2011.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?xs-wSQ
Ndlr : avec de tels CV comment imaginer une neutralité ?! Dénoncer ACT