Mis à jour le 13 octobre 2025 à 16h43 - Durée de lecture : 8 minutes - Climat
L’humanité a trop déstabilisé le climat, au point de l’avoir rapproché de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, alertent 160 scientifiques dans un nouveau rapport.
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l’alerte solennelle lancée par 160 scientifiques de 23 pays, dans le rapport Global Tipping Points, publié le 13 octobre et coordonné par Timothy Lenton, professeur à l’université d’Exeter en Angleterre.
Ces chercheurs figurent parmi les plus grands spécialistes au monde dans l’étude de ce que l’on appelle les points de bascule climatiques. Le terme désigne le seuil critique au-delà duquel un élément clé du climat terrestre (calottes polaires, courants océaniques, forêts tropicales, etc.) peut basculer dans un nouvel état, de manière souvent irréversible.
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l’image d’une bille roulant sur un terrain accidenté. L’altitude de la bille symbolise l’état d’un système : il reste relativement stable même en s’approchant d’un trou. Mais si la bille fait le mouvement de trop, elle franchit le point de bascule, ce qui enclenche sa chute inéluctable dans le trou, d’où il sera bien plus difficile de sortir que d’entrer…
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Deux ans après leur premier rapport, les membres de l’initiative Global Tipping Points soulignent à quel point la situation s’est déjà dégradée. Première mauvaise nouvelle : les points de bascule concernant la biosphère « se rapprochent plus vite qu’on ne le pensait », dit le rapport.
Ainsi des récifs coralliens tropicaux. À l’instar de la Grande Barrière de corail, ils ont connu en 2024-2025 leur pire épisode de blanchissement, provoqué par les chaleurs extrêmes de l’océan. Bien que les situations diffèrent selon les régions du globe, les chercheurs estiment que leur point de bascule moyen se situerait autour de 1,2 °C de réchauffement global. Autrement dit, nous aurions déjà franchi ce premier point de bascule.
Risque de « savanisation » en Amazonie
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Si trop d’arbres disparaissent, cette forêt tropicale qui a la caractéristique merveilleuse de produire en partie sa propre pluie pourrait entrer dans un cercle vicieux : produire de moins en moins de précipitations et, n’ayant plus assez d’humidité pour survivre, se transformer en savane.
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Des océans d’imprévisibilité
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La calotte glaciaire de l’Antarctique de l’ouest et celle du Groenland sont les deux systèmes glaciaires dont la vulnérabilité est la plus certaine
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Les courants océaniques, comme l’Amoc et la gyre subpolaire, sont eux aussi menacés de franchir des points de bascule dès le niveau actuel de réchauffement, bien que la compréhension et l’évolution de ces systèmes soient entourés d’incertitudes importantes, notent les chercheurs.
Basculements en cascade
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l’interconnexion qu’il documente entre la plupart des 20 points de bascule qui ont été évalués. Lorsqu’un élément franchit un point de bascule, il est souvent susceptible d’avoir des effets, la plupart du temps déstabilisateurs, sur d’autres composantes du système climatique, menaçant de leur faire à leur tour franchir un point de bascule.
L’Amoc est le meilleur exemple de ces multiples effets en cascade possibles. L’affaiblissement de ce courant atlantique, au rôle crucial dans les échanges de chaleur entre l’océan et l’atmosphère, pourrait par exemple aggraver la déstabilisation des glaces de l’Antarctique de l’ouest. Ou encore déstabiliser le phénomène El Nino dans le Pacifique, qui à son tour affaiblirait encore davantage la forêt amazonienne.
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faire courir des risques majeurs à des éléments clés de la stabilité de nos sociétés, « comme la sécurité alimentaire, les infrastructures énergétiques, la stabilité économique et la cohésion sociale, affectant des milliards de personne à travers le monde »
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Nos décideurs ne comprennent pas ce que signifient les points de bascule », appuie Manjana Milkoreit, chercheuse à l’université d’Oslo et co-autrice du rapport.
Grosses incertitudes
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« ... sujet extrêmement important, mais on n’est pas sûr de savoir où sont les seuils. ... », dit Freddy Bouchet, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique et l’un des coordinateurs de ClimTip, l’un des deux grands projets européens sur les points de bascule.
« ... est-ce qu’il faut s’adapter en urgence aux risques davantage certains, présentés dans les rapports du Giec, ou bien anticiper les risques potentiellement encore bien plus graves mais plus incertains ? Personnellement, je pense qu’il faut tout faire à la fois », ajoute-t-il.
Des « points de bascule positifs »
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9 h BassinesNon@social.tmprs.net ⏚ Bassines ? Bah Non ! @BassinesNon@social.tmprs.net
Dérèglement des températures, concentration de CO₂, fonte des glaciers… Une série de graphiques actualisés illustrant le dérèglement climatique depuis 1995, par l’équipe des Décodeurs du « Monde ». A garder sous le coude comme on dit.
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a sauvé le contenu à https://social.tmprs.net/tag/r%C3%A9chauffement
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Clément Sénéchal @ClemSenechal · 27 mai
Pendant que la macronie se bat corps et âme contre l'ISF climatique 👇🏻
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Camille Étienne, 23 ans, est activiste climatique. Avec ses amis Solal, réalisateur, et Jade, danseuse, elle part, caméra à l'épaule, filmer la source de son engagement : la fonte des glaces. En partageant l'intimité de leur voyage, les trois amis lèvent le voile sur les biais qui nous entravent, ces dissonances cognitives contre lesquelles on se bat tous.
▶️ Séries de 4 épisodes de 18 minutes
Connu / TG le 15/04/23 à 11:03
Margaux Otter (Reporterre)
10 mai 2021 à 08h58 Mis à jour le 11 mai 2021 à 09h28
Durée de lecture : 5 minutes
Climat
Une équipe de chercheurs vient de découvrir l’ampleur des flux d’eau chaude qui menacent sa stabilité. Si le glacier se désagrège, il pourrait provoquer une hausse globale du niveau des mers de 65 centimètres.
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Le sort du géant de glace et de toute la calotte glaciaire de l’ouest de l’Atlantique serait scellé dans les deux à cinq prochaines années, car les courants d’eau chaude pourraient accélérer sa fonte. Dans le pire scénario, celui de la fonte de tout l’inlandsis Ouest Antarctique, « quelques siècles suffiraient pour observer une élévation du niveau de la mer allant jusqu’à trois mètres ».
Notes
[1] Le système climatique est directement influencé par certains facteurs qui lui sont extérieurs et que l’on désigne sous le terme de forçages externes. On distingue classiquement les forçages naturels, tels que ceux dus au Soleil et au volcanisme, des forçages anthropiques (gaz à effet de serre notamment), selon le site Le climat en question.
Cités englouties, zones désertées, lacs au milieu de déserts... C'est ce à quoi pourrait ressembler la Terre quand la glace aura fondu. 😱🌊 5.8M 28.4K 3.2K
Tr.: ... montée des eaux de 65 m ...
Ndlr : 60 m selon le GIEC => Trouver référence (Cette présentation ne cite pas ses sources :-( ) vérifier ACT
Climatologie
L’évolution de la cryosphère reste difficile à préciser. Pour la deuxième fois, des glaciologues du monde entier font le point dans une série d’articles sur ce que l’on peut dire aujourd’hui de la fonte des calottes groenlandaise et antarctique, qui représentent 99 % de la glace terrestre. Nicolas Jourdain, qui a participé à ces travaux, nous explique leur démarche.
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Nicolas Jourdain est glaciologue au CNRS et à l’Institut des géosciences de l’environnement, à Grenoble
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Nous inscrivons notre travail dans le cadre du projet d’intercomparaison des modèles d’inlandsis, connu en anglais sous le sigle ISMIP (Ice sheet model intercomparison project). Ultérieurement, le Giec fera une analyse critique des prédictions de l’ISMIP.
Qu’est-ce qu’une intercomparaison ?
Les glaciologues modélisent les calottes polaires par diverses approches, qui sont différentes car nous ignorons encore beaucoup des processus de fonte à l’œuvre. Dans l’ISMIP, nous utilisons des approches multiples pour établir une fourchette de prédictions. Les chercheurs de deux grands laboratoires français de glaciologie – l’IGE à Grenoble et le LSCE près de Paris – ont contribué à plusieurs articles, dont deux synthétisent les prédictions pour 2100.
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nous avons simulé dans nos modèles la disparition complète des parties flottantes, puis évalué l’élévation de l’océan mondial qui en résulterait. Cette hausse serait comprise entre 1 et 8 mètres au bout de 200 ans. Mais il ne s’agit là que d’un exercice de pensée, car les glaciers flottants ne vont pas disparaître du jour au lendemain.
Clés : Calotte glaciaire ; Calotte polaire ; Fonte des glaces ; Glace ; Rechauffement climatique
A lire aussi : La fonte de l’Antarctique s’accélère https://www.pourlascience.fr/sd/climatologie/la-fonte-de-lantarctique-saccelere-14103.php
calotte(s)
glaciaire(s)
climatolog(i)(q)(u)(e)(s)
disponible jusqu'au 16.05.20
environnement - 103 min - tous publics
Alors que les glaciers ont une influence directe sur le climat, ces derniers sont en train de disparaître comme à Argentière, en France. Pourtant, des glaciologues se mobilisent notamment au Pérou et en Autriche, pour sauver les populations menacées et des lanceurs d'alerte et des scientifiques tentent de proposer des solutions innovantes pour sauver ces géants. Hugo Clément a aussi suivi l'expédition de sauvetage de Mike Horn et de Borge Ousland au Pôle Nord, où les deux explorateurs ont failli laisser leur vie. Hilde et Sunniva, deux bénévoles, ont quant à elle, tout quitter pour s'installer dans une cabane de trappeur, d'où elles enregistrent les modifications du climat arctique.
Connu / https://twitter.com/PierreRichardPR/status/1240340061566185472
"Pierre Richard @PierreRichardPR · 18 mars #Surlefrontdesglaciers"
Transcription : ... Norvège, la surge ? d'un glacier (quasi "suicide") dû à la perte d'adhérence à cause du réchauffement climatique et de la pluie qui le lubrifie. ... on n'a pas encore perdu la lutte pour le climat ...
Territoire de pastoralisme et de tourisme, réserve d’eau et de paysages, la montagne est une véritable sentinelle du climat : l’impact y est fort et les choix politiques, désastreux. Élue d’opposition dans la Région de L. Wauquiez, je siège en commission Montagne. Un poste d’observation privilégié pour avoir la rage au cœur de ce qui est en train de se passer.
Clés : Climat Grands projets inutiles et imposés Montagne Politique
Temps de lecture* : 9 minutes
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dernières études ... bilan Ludovic Ravanel sur le Mont Blanc et les effets de la canicule 2018 m’a une fois de plus édifiée. Le papier de Lyon Capitale « Les paradis artificiels de Laurent Wauquiez » également2. Tout cela allait dans le sens habituel, terrible et habituel, que j’observe depuis des années attentivement3 : le réchauffement est deux fois plus important en altitude4, il provoque le dégel du permafrost qui sert de ciment aux montagnes et provoque des écroulements. Il entraîne également un déficit d’enneigement et le recul des glaciers. Enfin, et cela est également valable en vallée, les sécheresses se multiplient. C’est ainsi qu’on a vu cet automne le Lac d’Annecy à sec et des villages ravitaillés en eau potable par camion citerne. ... je siégeais en commission Montagne à la Région. L’inénarrable Gilles Chabert présidait10 en tant que conseiller spécial à la Montagne de Laurent Wauquiez, mais également ex-administrateur de la Compagnie des Alpes et ancien président du Syndicat national des moniteurs du ski français11. A ses côtés, une invitée : Chantal Carlioz, vice-présidente à la montagne et au tourisme du département de l’Isère et maire (Les Républicains) de Villard-de-Lans. Tous deux réunis pour nous présenter la fameuse étude qui, selon Gilles Chabert : « nous conforte, ce n’est pas totalement foutu tout de suite », annonce la fin de « ce ‘vautour noir’ en montagne qui est qu’on n’aura plus d’eau » et cloue le bec aux « extrémistes » (comprendre : les écolos).
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Les stations vont-elles se retrouver sous tutelle, avec de beaux canons à neige qui ne pourront plus fonctionner, faute de froid, d’eau et d’énergie ? ... Les études prévoient qu’il n’y aura plus aucune station sous 2500 mètres d’altitude d’ici la fin du siècle15,
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Le devoir des politiques est de prévenir, d’aider les stations à se diversifier et s’adapter avant qu’il n’y ait plus de neige, innover pour un tourisme différent, qui puisse se décliner toute l’année , basé non sur nos faiblesses mais sur nos atouts : les paysages, la gastronomie, la culture, les sports pleine nature, la randonnée et les refuges, la reconnexion avec les écosystèmes. ... urgent de penser aux 97 % de territoires de montagne qui ne sont pas des pistes, aux habitant-e-s qui y vivent toute l’année, et prioriser l’aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin.