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INTERVIEWS ELUCID 🎥
▶ Alizée Delpierre est sociologue, chargée de recherche au CNRS, spécialiste des domesticités et des rapports d’exploitation au travail. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages de référence, dont « Servir les riches » (La Découverte, 2022) et « Comme des esclaves. Vivre la surexploitation et s’en libérer » (La Découverte, 2026). Dans cette interview pour Olivier Berruyer sur Élucid, Alizée Delpierre révèle les mécanismes de l'esclavage en France. Un boulanger qui travaille dix-huit heures par jour, un homme logé dans le faux plafond d'une épicerie, des enfants transformés en domestiques : ces violences se cachent dans notre quotidien... Derrière les promesses de salaire et la peur de fuir, elle montre comment cette main-d'œuvre presque gratuite nourrit les profits, tandis que notre déni protège ceux qui l'exploitent...
Présentateur : Olivier Berruyer
Productrice : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:54 - Travail, exploitation et sur-exploitation
00:13:00 - Les surexploités et leurs trajectoires
00:32:28 - Le jeu entre confiance et contrainte
00:40:04 - Le cas d'un travailleur surexploité dans le bâtiment
00:44:44 - Les conditions de vie et de travail des surexploités
00:56:22 - Le cas insupportable d'une jeune femme surexploitée
01:07:23 - Les profils des surexploiteurs
01:24:57 - La dynamique entre capitalisme et esclavage
01:32:11 - Sortir de la surexploitation
01:40:46 - Le monde juridique face à la sur-exploitation
01:47:33 - Le déni de l'existence de l'esclavage
01:53:00 - Question finale
21:50 terminer ACT
Les femmes dissimulent souvent leur stress pour éviter de paraître trop émotives. Mais garder le silence peut avoir des conséquences néfastes sur leur carrière.
...
En savoir plus
Société égalité homme-femme émotions travail vie de bureau
Connu / https://mastodon.top/@Khrys@mamot.fr/117349133987085329
"
Khrys @Khrys@mamot.fr
Pile, ils gagnent.
Face, tu perds.
28 sept. 2026, 16:28 · 22boosts · 1favori
- 1 j Le Monolecte 😷🤬🐧 :oc: @Monolecte@framapiaf.org
@Khrys C’est à ça qu’on reconnait une oppression systémique. Et derrière, on doit payer pour des formations de leadership féminin mon cul sur la commode, genre pour bien doser tout ce qu’on ou fait… alors que dans tous les cas, ce sera retenu contre nous.
- 1 j Nyafox @RenardDneiges@piaille.fr
@Monolecte @Khrys L'article m'a donné très envie de hurler. Je dois l'exprimer?
Un bel exemple de "Yakafaucon et c'est un peu votre faute aussi les filles"
Encore un truc écrit par des RH ou des meufs en position de supériorité hiérarchique, qui du coup ont une position qui les protègent des accusations directes d'hystéries and co.
- 1 j Le Monolecte 😷🤬🐧 :oc: @Monolecte@framapiaf.org
@RenardDneiges @Khrys Pas mieux !
- 1 j Khrys @Khrys@mamot.fr
@Monolecte @RenardDneiges Oué le contenu est assez caractéristique (et indigent), j'ai bien fait de m'arrêter au truc sous le titre et je maintiens mon résumé 🤪
- 1 jLe Monolecte 😷🤬🐧 :oc: @Monolecte@framapiaf.org
@Khrys @RenardDneiges Oui, très bon résumé.
- 1 j Florence Maraninchi @flomaraninchi@pouet.chapril.org
@RenardDneiges
Je hurle volontiers avec toi. Houhouhou !
@Monolecte @Khrys
- 1 j Martouf @martouf@piaille.fr
@Khrys alors que les hommes sont souvent bien vus lorsqu'ils explosent au travail (souvent sur leurs subordonnées féminines d'ailleurs) ><
"
Doctorant en Psychologie du Travail | Psychologue du travail
https://www.linkedin.com/in/timoth%C3%A9e-landa-9800aa155/
Au laboratoire CRTD (Centre de recherche sur le travail et le développement) :
"Transformer le travail, accompagner les transitions de la vie."
...
Justice Social Entreprise
Dans les entreprises, les enquêtes internes constituent le principal outil utilisé pour traiter les signalements de harcèlement. Mais lorsque le mis en cause est proche de la direction, elles peuvent être menées de manière partiale au détriment de la victime.
Darius Albisson, le 3 août 2026
6 min
41 % des personnes victimes de harcèlement au travail estiment que l'employeur a mal réagi lorsqu'il a eu connaissance des faits, selon une étude Ipsos-Qualisocial (illustration). © MATHIEU THOMAS/HANS LUCAS VIA AFP
Arthur1, cadre de 25 ans dans une entreprise de marketing numérique, va exercer son droit d’alerte pour la première fois. Deux semaines plus tôt, l’élu du comité social et économique (CSE) a reçu le témoignage d’une employée en arrêt maladie, qui estime subir du harcèlement de la part de sa hiérarchie. « Son manager était colérique. Il lui a rabâché plusieurs fois qu’elle ne «servait à rien» et que son travail serait «facilement remplacé par l’IA» », détaille-t-il.
Mais les deux autres élus au CSE de cette entreprise de 60 salariés, proches de la personne mise en cause, se braquent vite. « Ils m’ont dit que ma démarche n’était pas correcte, que j’étais agressif, qu’il n’y avait pas besoin de faire une enquête », poursuit-il. Surtout, sa direction lui fait du chantage pour connaître le nom de la plaignante et celui du mis en cause avant son lancement, ce qui n’est pas un préalable obligatoire d’après le code du travail.
Finalement, l’employeur finit par démarrer une enquête. « Sauf qu’elle a été menée par la directrice des ressources humaines (DRH) et la comptable, toutes deux très proches de la direction et du harceleur », grince Arthur. Il évoque des entretiens enregistrés et une série de questions orientées. Parmi elles, certaines visent directement à identifier la plaignante : « Connaissez-vous quelqu’un en souffrance ? »
Depuis son alerte, il estime lui-même avoir subi du harcèlement, entre pressions et mise à l’écart, mais renonce à saisir les prud’hommes et négocie actuellement une rupture conventionnelle. La plaignante, elle, est toujours en arrêt maladie.
Obligation de sécurité
Depuis la loi Sapin 2 (2016), qui protège les lanceurs d’alerte, dès que l’employeur a connaissance d’un signalement, il doit prendre toutes les dispositions nécessaires afin de prévenir les agissements de harcèlement. L’enquête interne n’est pas explicitement mentionnée, mais constitue aujourd’hui le principal dispositif utilisé. Pour la mener, l’employeur est totalement libre. « La loi ne précise pas quelle méthode utiliser », souligne Nathalie Leroy, avocate en droit du travail. Il détermine la durée de l’enquête, qui peut se compter en heures ou en mois, et choisit aussi la personne à qui la confier : élus du CSE, RH, ou autres.
Elle peut aussi être « externalisée », c’est-à-dire confiée à un cabinet tiers, assurant, en théorie, davantage d’indépendance et d’impartialité.
C’est justement cette liberté offerte à l’employeur qui peut poser problème. Lorsqu’une personne en lien direct avec la direction est accusée de harcèlement, certains auront tendance à confier l’enquête à un proche.
Le schéma est ensuite récurrent : « L’employeur envoie un questionnaire avec des questions très fermées pour valider son propre point de vue. Les salariés, par peur, n’osent pas donner une version alternative », explique Marilyn Baldeck, militante contre les violences sexistes et sexuelles au travail, et fondatrice du cabinet d’enquête Essaimer. « Cela peut arriver dans toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité », ajoute-t-elle. Une situation qui a par ailleurs amené l’ex-Défenseure des droits, Claire Hédon, à formuler une série de recommandations, dans une décision-cadre publiée en février 2025.
Et puisque le nombre d’enquêtes menées augmente, celles faites de manière arbitraire sont aussi, mécaniquement, de plus en plus fréquentes. 41 % des personnes victimes de harcèlement au travail estiment que l’employeur a mal réagi lorsqu’il a eu connaissance des faits, selon une étude Ipsos-Qualisocial2 publiée en 2022.
Une jurisprudence protectrice
Lorsque le conseil de prud’hommes est saisi, les victimes de harcèlement « obtiennent souvent gain de cause en cas d’enquête partiale », affirme Marilyn Baldeck. « Des arrêts sanctionnent presque toutes les semaines les employeurs pour manquement au devoir de sécurité avec ces pratiques. »
C’est arrivé à Anna3, ancienne cadre au sein d’Engie. En juin 2018, à 35 ans, elle est mutée dans une agence régionale. Après une soirée en marge d’un séminaire organisé trois semaines après son arrivée, un collègue s’introduit dans sa chambre, tente de l’embrasser et pose ses mains sur ses fesses. Malgré plusieurs refus, il ne quitte la pièce qu’au bout d’une heure. Les semaines suivantes, il lui envoie plusieurs messages « hyper insistants », l’exhortant à le voir en dehors de leurs horaires de travail.
Anna se décide à en parler à sa hiérarchie dès septembre 2018. « J’ai directement senti l’hostilité de l’entreprise. Ils m’ont demandé de passer à autre chose, puis ils ont essayé de me mettre à l’écart en me proposant de changer de site », témoigne-t-elle. Une enquête est finalement menée par le DRH, dénommé « déontologue » chez Engie. Autre hic : « Ils ont construit l’échantillon qui les arrangeait. Certaines personnes présentes au séminaire, notamment des femmes, n’ont pas été interrogées, contrairement à des responsables hommes pourtant absents de l’événement. »
Désœuvrée par la poursuite du harcèlement et l’inaction de sa hiérarchie, elle fait une dépression et est placée en arrêt maladie. La médecine du travail la déclare inapte et elle est licenciée pour inaptitude, ce qu’elle conteste devant les prud’hommes.
En décembre 2025, après une décision de première instance qu’Anna et son avocate estimaient incomplète, la Cour d’appel condamne Engie pour harcèlement sexuel, harcèlement moral et licenciement nul. « L’employeur échoue à démontrer que la mise en œuvre de l’enquête a été effectuée dans un climat offrant à [Anna] des garanties réelles d’impartialité », précise la décision que nous avons pu consulter.
Vers une évolution de la loi ?
Si les cours de justice protègent les victimes, Nathalie Leroy appelle à une évolution de la loi pour traiter, à la source, les affaires de harcèlement : « Il faut établir une méthodologie claire. Faire une enquête, ça ne s’improvise pas. Même si elles doivent se faire au cas par cas, toutes nécessitent des notions juridiques, des compétences d’investigation et un bagage d’analyse comportementale suffisant. »
La juriste, qui tient un cabinet d’enquête, se dit également favorable à ce qu’elles soient systématiquement externalisées à une agence sans lien avec l’employeur, afin d’éviter au maximum tout conflit d’intérêts.
En décembre dernier, une proposition de loi4 a été déposée par la députée d’Eure-et-Loir Christelle Minard (Les Républicains) pour « donner un cadre législatif aux enquêtes internes ». Elle ne comprend que deux articles, qui visent principalement à renforcer le secret professionnel de l’avocat enquêteur en cas d’externalisation. « Ce texte est quasi vide, ce n’est pas suffisant pour gérer le problème », soupire Nathalie Leroy.
L’idée de faire évoluer la loi ne fait néanmoins pas consensus. « Si le cadre est trop rigide, il y aura encore plus de tentatives de faire taire les victimes ou de les licencier avant qu’elles ne dénoncent les faits, en particulier dans les petites structures où l’externalisation est complexe en raison de son coût », alerte Marilyn Baldeck, qui fait confiance à l’évolution de la jurisprudence aujourd’hui favorable aux salariés.
Elle a également contribué, avec le comité régional CGT de Normandie, à la publication d’un manuel5 visant à promouvoir les enquêtes menées conjointement par les CSE et l’employeur. Peu pratiquée, cette alternative mise sur la participation syndicale pour éviter des conclusions trop complaisantes envers le mis en cause. Mais là encore, pour que cette méthode soit efficace, encore faut-il s’assurer de l’absence de conflit d’intérêts entre les membres du conseil et l’employeur.
Article écrit par Darius Albisson, Journaliste
1,68 M d’abonnés - 9,6k+ - 169 684 vues - 999 commentaires
#santé #handicap #travail
"Le gouvernement français estime qu’il y a environ 12 millions de personnes concernées par le handicap en France. D’ailleurs on dit LE handicap mais on devrait dire LES handicaps, tellement ça recoupe des réalités différentes.
Sauf que pour mettre en place des politiques publiques bah il faut bien une définition du handicap.
Des organisations internationales se sont penchées sur la question, comme l’OMS ou la convention internationale des droits des personnes handicapées. En France nous, on a la loi du 11 Février 2005 qui nous apporte un élément révélateur :
« Le handicap apparaît dans une situation donnée, de manière temporaire ou définitive, dans un environnement spécifique. On parle de handicap « situationnel » (loi du 11 février 2005). »
Ça peut sembler anodin la notion de handicap « situationnel », mais ça montre bien une chose : c’est la société qui crée le handicap. Sans environnement excluant, pas de handicap."
C'est l'heure de La Débauche, avec @Modiie & Lumi !
Autrices : Lumi, Modiie
Publié Il y a 2 jours • 845 vues
"Si vous suivez un peu l’actualité, vous avez remarqué que cette année encore, les vagues de licenciements se sont enchaînées et il va y en avoir sûrement beaucoup d’autres à venir.
Beaucoup de ces licenciements sont totalement injustifiés, ils sont réalisés alors même que les entreprises engrangent des profits, voire touchent des aides de l'État. Ces aides publiques sont censées servir à conserver les emplois, donc pourquoi le gouvernement ne sanctionne pas quand les règles ne sont pas respectées ?"
C'est l'heure de La Débauche, avec @Modiie & Lumi !
Autrices : Lumi, Modiie
#entreprise
#travail
#licenciement
Visibilité Publique CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée 20min 54sec
2 Commentaires
- Z Alan Smithee ZikZak@oc.todon.fr Il y a 2 jours
@blast Et encore vous ne parlez que de PSE. Pour avoir subit une RCC (Rupture Conventionnelle Collective) la version complètement craquée d'un PSE grace à Macron c'est clair que l'abus des règles est à tous les niveaux.
- 🏳️⚧️ Chloé: ADhdSL 512Kb/s jenesuispersonne@piaille.fr Il y a 2 jours
@blast @Modiie , il nous faut ta recette de tarte au citron #MardiPatisserie Tu promet dans la vidéo.. 😆
Tr.: ...
le monde du travail n'est que rapport de domination
...
"Dans cette rhétorique, nulle place pour ce que vivent les salariés. Cette atténuation sémantique des aspects négatifs de la perte d'emploi a pour but de faire disparaître à terme le sentiment de violence."
Mélanie Guyonvarc'h, Performants... et licenciés, 2017
...
France Télécom, cette politique de persécussion a marqué les esprits. Mais malheureusement, cela existe encore ... La réponse des travailleurs, c'est bien souvent la lutte. Et pour ça il faut faire du bruit et quand on n'a plus rien à perdre ... la chemise arrachée à l'annonce du plan de licenciement chez Air France ... le traitement médiatique "Des centaines de salariés envahissent le siège d'AF pour interrompre le comité central d'entreprise. La direction vient tout juste d'annoncer la suppression de 2900 postes. Certains dirigeants sont violemment pris à parie. ... BFMTV Beaucoup de violence de la part de ces manifestants qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi AF veut supprimer autant de postes ... Le mec a été un peu chahuté et à côté ya des gens qui sont en train de tout perdre à cause d'une poignée de personnes qui s'en mettent plein les poches ... Pour réprimer la contestation sociale, Patronat et État travaillent main dans la main, notamment avec l'utilisation des flics. ex GM&S ... la lutte des classes, c'est concret ... autre levier du pouvoir, les moyens de production ... casser l'une de leurs machines et menacer de faire sauter l'usine ... souffrance, violence, camaraderie, solidarité ... la lutte - peu importe son aboutissement - permet de repolitiser le rapport au travail ... exister dans un monde qui invisibilise les travailleurs et qui ne met en scène que des patrons et entrepreneurs. Lutter, c'est retrouver la force du pouvoir d'agir, de questionner le rapport au travail ... qu'on banalisait violences, souffrances. Le licenciement est d'une violence tellement puissante qu'elle met les travailleurs face à cette réalité. Le capitalisme est insatiable, impitoyable, il se nourrit de l'exploitation des gens. Il n'existe pas d'émancipation possible sous un régime d'exploitation. La seule issue est l'anéantissement du capitalisme et la solidarité de classe.
83 069 vues - 5,5k+ - 1,68 M d’abonnés - 396 commentaires
"Si vous suivez un peu l’actualité, vous avez remarqué que cette année encore, les vagues de licenciements se sont enchaînées et il va y en avoir sûrement beaucoup d’autres à venir.
Beaucoup de ces licenciements sont totalement injustifiés, ils sont réalisés alors même que les entreprises engrangent des profits, voire touchent des aides de l'État. Ces aides publiques sont censées servir à conserver les emplois, donc pourquoi le gouvernement ne sanctionne pas quand les règles ne sont pas respectées ?"
C'est l'heure de La Débauche, avec @Modiie & Lumi !
Autrices : Lumi, Modiie
...
#entreprise
#travail
#licenciement
Tr.: ...
le monde du travail n'est que rapport de domination
...
"Dans cette rhétorique, nulle place pour ce que vivent les salariés. Cette atténuation sémantique des aspects négatifs de la perte d'emploi a pour but de faire disparaître à terme le sentiment de violence."
Mélanie Guyonvarc'h, Performants... et licenciés, 2017
...
France Télécom, cette politique de persécussion a marqué les esprits. Mais malheureusement, cela existe encore ... La réponse des travailleurs, c'est bien souvent la lutte. Et pour ça il faut faire du bruit et quand on n'a plus rien à perdre ... la chemise arrachée à l'annonce du plan de licenciement chez Air France ... le traitement médiatique "Des centaines de salariés envahissent le siège d'AF pour interrompre le comité central d'entreprise. La direction vient tout juste d'annoncer la suppression de 2900 postes. Certains dirigeants sont violemment pris à parie. ... BFMTV Beaucoup de violence de la part de ces manifestants qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi AF veut supprimer autant de postes ... Le mec a été un peu chahuté et à côté ya des gens qui sont en train de tout perdre à cause d'une poignée de personnes qui s'en mettent plein les poches ... Pour réprimer la contestation sociale, Patronat et État travaillent main dans la main, notamment avec l'utilisation des flics. ex GM&S ... la lutte des classes, c'est concret ... autre levier du pouvoir, les moyens de production ... casser l'une de leurs machines et menacer de faire sauter l'usine ... souffrance, violence, camaraderie, solidarité ... la lutte - peu importe son aboutissement - permet de repolitiser le rapport au travail ... exister dans un monde qui invisibilise les travailleurs et qui ne met en scène que des patrons et entrepreneurs. Lutter, c'est retrouver la force du pouvoir d'agir, de questionner le rapport au travail ... qu'on banalisait violences, souffrances. Le licenciement est d'une violence tellement puissante qu'elle met les travailleurs face à cette réalité. Le capitalisme est insatiable, impitoyable, il se nourrit de l'exploitation des gens. Il n'existe pas d'émancipation possible sous un régime d'exploitation. La seule issue est l'anéantissement du capitalisme et la solidarité de classe.
Publié le 08/10/2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Depuis le 1er avril 2021, les Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) regroupent les anciennes Directions régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) et les services déconcentrés de la cohésion sociale.
Ces directions rassemblent les compétences en matière de cohésion sociale, de travail, d’emploi, d’économie et des entreprises et les services de l’État qui en sont chargés :
- Au niveau régional, dans les Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) ;
- Au niveau départemental, dans les Directions départementales de l’emploi du travail et des solidarités (et de la protection des populations) : DDETS(PP).
En Île-de-France, la Direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) regroupe au niveau régional les anciennes missions de la DIRECCTE et de la DRCS. Au niveau départemental, ces missions sont regroupées dans les unités départementales de la DRIEETS (pour la petite couronne) et dans les directions départementales de l’emploi, du travail et des solidarités (pour la grande couronne).
...
Vérifié le 22 janvier 2025 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
...
Comment le CES exerce-t-il son droit d'alerte en cas de danger grave et imminent ?
Le membre du CSE qui constate un danger grave et imminent doit immédiatement alerter l'employeur.
L'alerte est consignée par écrit sur le registre des dangers graves et imminents qui a été ouvert par l'employeur.
Cette alerte doit être datée et signée. Elle doit indiquer les informations suivantes :
- Postes de travail concernés par la cause du danger constaté
- Nature et cause de ce danger
- Nom des travailleurs exposés.
L'employeur procède immédiatement à une enquête avec le membre du CSE qui a déclenché l'alerte. Il prend les mesures nécessaires pour remédier à la situation.
À la fin de l'enquête, une fiche de renseignements est adressée à l’inspecteur du travail.
En cas de désaccord sur la réalité du danger ou les moyens de le faire cesser, l'employeur réunit le CSE dans un délai maximum de 24 heures.
L'inspecteur du travail et l'agent du service de prévention de la Carsat sont informés et peuvent assister à la réunion.
À la suite de cette réunion, et en cas de désaccord entre l'employeur et la majorité des membres du CSE sur les mesures à prendre et leurs conditions de réalisation, l'employeur saisit immédiatement l'inspecteur du travail. Ce dernier peut soit mettre en demeure l'employeur de prendre toutes mesures utiles, soit saisir le juge judiciaire par la voie du référé.
...
Publié le 12/06/2025 Mis à jour le 10/07/2026 | Temps de lecture : 11 minutes
Clés : Contrats de travail Santé au travail
- L’évaluation des risques constitue une obligation à la charge de l’employeur et l’un des principaux leviers de progrès de la démarche de prévention des risques professionnels au sein de l’entreprise.
- Elle constitue un moyen essentiel pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs, sous la forme d’un diagnostic, systématique et exhaustif, des risques auxquels ils peuvent être exposés.
- Dans ce cadre, l’employeur transcrit et met à jour les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), qui est transmis au service de prévention et de santé au travail.
- Ce document répertorie l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleurs et assure la traçabilité collective de ces expositions.
- Apportent leur contribution à l’évaluation des risques professionnels et à l’élaboration du DUERP dans l’entreprise :
. Le comité social et économique (CSE) ;
. Le ou les salariés compétents pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l’entreprise ;
. Le service de prévention et de santé au travail auquel l’employeur adhère.
. L’évaluation des risques et sa formalisation dans le DUERP contribuent au dialogue social au sein de l’entreprise, pour favoriser la réalisation concrète de mesures de prévention des risques.
Nos débats et entretiens vidéo — Vidéo
Jérôme Denis et David Pontille sont les auteurs d’une enquête sur le travail, souvent invisible, consistant à faire durer les objets et les infrastructures qui constituent notre monde. C’est aussi une stimulante réflexion philosophique sur le sens de maintenir ce à quoi nous tenons.
23 décembre 2022 à 18h22 / Lucie Delaporte
Dans nos sociétés nourries aux récits enchantés sur l’innovation et la création, et souvent résignées devant l’obsolescence programmée des objets, les travailleurs de la maintenance sont parmi les plus invisibles.
Le Soin des choses. Politiques de la maintenance (La Découverte, 2022), des sociologues Jérôme Denis et David Pontille, est une passionnante enquête sur ceux qui travaillent, dans l’ombre, à conserver en l’état les infrastructures ou les objets du quotidien.
Des salariés de la RATP qui s’attachent à prévenir la corrosion des panneaux de signalisation du métro aux agents d’entretien des bâtiments en passant par celles et ceux qui œuvrent à la restauration des tableaux, l’ouvrage nous fait approcher au plus près le geste de « maintenir ».
Un livre qui est aussi une puissante réflexion philosophique sur le sens qu’il y a à faire durer les objets auxquels nous tenons et qu’il s’agit d’apprendre à écouter.
Tr.: ...
les corporations du moyen âge ont disparu à la révolution de 1789 (libérale) laissant les ouvriers sans règles ...
Publié Il y a 8 heures • 22 vues
Le souverainisme revient à gauche avec ses solutions clés en main : relocaliser, protéger, fermer. Sur le papier, une réponse sociale. Dans les faits, un glissement. François Ruffin met en cause l’immigration de travail, déclenchant un malaise jusque dans son camp. Une vieille histoire qui rappelle Georges Marchais. Et qui trouve aujourd’hui son prolongement avec Arnaud Montebourg, dont le souverainisme brouille les lignes jusqu’à côtoyer celles de la droite dure.
A force de courir après des réponses simples, la gauche finit par parler une langue qui n’est plus vraiment la sienne.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 29/04/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée Langue Français
Étiquettes Durée 19min 10sec
Aucun commentaire
*Tr.: ...
Montebourg en lien avec Stérin ! ...
4,1 k abonnés - 13+ - 86 vues - 0 commentaire
L’intelligence artificielle transforme déjà en profondeur les relations de travail.
En France, 80 % des entreprises utilisent des outils de management algorithmique et 70 % des dispositifs de surveillance numérique. Dans certains secteurs, ces technologies organisent le travail, évaluent les performances et renforcent le contrôle des salariés. Le développement du télétravail a également accéléré l’usage de logiciels de surveillance continue (“bosswares”), y compris pour les cadres.
Ces évolutions soulèvent des enjeux majeurs : conditions de travail, santé, vie privée, mais aussi transparence des décisions et contrôle humain. Si une première avancée a été adoptée au niveau européen pour les travailleurs de plateformes en 2024, la grande majorité des travailleurs reste aujourd’hui sans protection spécifique.
Nous réunissons syndicats, chercheurs, juristes et responsables politiques pour poser une question centrale : comment reprendre le contrôle sur l’IA au travail ?
Clément Pouré, journaliste, auteur de "Les nouveaux contremaîtres" et syndicaliste CGT
Nayla Glaise, présidente d'Eurocadres
Guillaume ROBIN, UGICT-CGT Amazon
Mataoui Chakib, Solidaires Ubisoft
Leïla Chaibi
Gilbert F. Houngbo appelle à une action urgente pour que les droits des femmes au travail deviennent une réalité. Le Directeur général de OIT souligne la nécessité de combler l’écart salarial entre les femmes et les hommes, de garantir des lieux de travail sûrs et exempts de violence et de harcèlement, de renforcer la protection de la maternité et de développer les systèmes de soins afin que chaque femme puisse travailler dans la dignité et l’égalité.
8 mars 2026
Connaissance de l'emploi #215
La mauvaise santé des agriculteurs en fin de carrière. Démasquer les effets différés d'un travail pénible
Alban Mocquin
Au sein de la population en emploi, les agriculteurs et les agricultrices[1] déclarent une meilleure santé que les salariés (hors cadres). Ce constat peut surprendre compte tenu de leur surexposition aux pénibilités du travail.
Ce numéro de Connaissance de l’emploi propose une analyse attentive aux effets différés du travail sur la santé et révèle, au contraire, la prévalence des troubles physiques et psychiques qui affectent la profession en fin de carrière. Il mesure l’ampleur de ces pathologies à partir des données de l’enquête Conditions de travail (Dares) et en dévoile les causes à partir d’entretiens rétrospectifs auprès d’agriculteurs âgés de 50 ans ou plus.
[1] Il s’agit exclusivement des non-salariés agricoles, considérés ici à l’échelle du groupe. Les inégalités de fin de carrière entre exploitants (santé, retraite, patrimoine…) font l’objet de travaux en cours, notamment sous l’angle du genre.
Télécharger la publication au format PDF
Connu / TG le 10/03/26 à 9:26
Ateliers Travail et Démocratie
Manifeste pour une démocratie du travail
Novembre 2025
...
rédigé par l’équipe d’animation des Ateliers, à partir de notre travail commun depuis 2020 et des réunions-débats tenues (à la Bourse du Travail de Paris et en visio) de décembre 2024 à avril 2025 autour de chaque chapitre du manifeste : nous remercions
chaleureusement les participant·es à ces réunions. Nous sommes notamment redevables à François Guérin, ergonome, décédé l’été dernier, et qui avait introduit nos débats le 7 décembre
2024.
Aurélien Alphon-Layre, Catherine Arnaud, Iwan Barth, Yves Baunay, Bernard Bouché, Fabrice Bourgeois, Thomas Coutrot, Damien Cru, Alexis Cukier, Christine Eisenbeis, Olivier Frachon, Marie Lesage, Julien Lusson, Dominique Malon, Christine Martin, Pascale Molinier, Muriel Prévot-Carpentier, Corinne Savart-Debergue, Nicolas Spire.
...
c’est à partir de ce travail réel que peuvent se déployer l’émancipation et la démocratie.
En observant attentivement les personnes en action dans leur travail, les ergonomes ont mis en lumière l’écart systématique qui sépare ce travail réel (ce que les personnes font vraiment) du
travail prescrit (le travail tel qu’il est conçu, prévu et représenté par les directions). Dans la vie réelle, au travail comme ailleurs, rien ne se passe exactement comme prévu. La patiente adresse une demande inattendue à l’aide-soignant-e, la machine alerte l’ouvrier par un toussotement inhabituel, le service administratif s’inquiète de la récurrence d’un bug du logiciel... Ces situations auxquelles se confrontent les salarié·es ne peuvent pas toutes être anticipées par les bureaux d’études et les ingénieurs qui élaborent technologies, consignes et procédures en croyant connaître la réalité du terrain.
...
L’écart entre le travail prescrit, formalisé sur le papier, et le travail réel, déployé dans la pratique, fait naître une tension que chaque travailleur ou travailleuse s’efforce de surmonter.
...
Billet de blog 27 janvier 2026
Quel antifascisme syndical ? / thomas coutrot, économiste et statisticien
Le mouvement syndical se mobilise contre la montée de l’extrême-droite, car un gouvernement RN durcirait sans aucun doute la répression antisyndicale et les attaques contre les droits du travail. Mais que peuvent vraiment faire les syndicats contre la diffusion des idées racistes au sein du salariat ?
Yves Baunay (Institut de recherche FSU), Bernard Bouché (syndicaliste Solidaires), Fabrice Bourgeois (ergonome), Thomas Coutrot (économiste, membre d'Attac), Alexis Cukier (philosophe), Julien Lusson (militant associatif), Muriel Prévot-Carpentier (ergonome et philosophe), Corinne Savart-Debergue (syndicaliste CGT), membres des Ateliers Travail et Démocratie.
Le Manifeste pour une démocratie du travail cherche à stimuler la réflexion collective sur les stratégies concrètes d'action, notamment contre l'extrême-droite. Il sera lancé lors d'une réunion débat ce samedi 31 janvier après-midi à la Bourse du travail de Paris, visio possible, programme et inscription ici.
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Il y a 600 000 élu·es du personnel dans le secteur privé, et 360 000 dans le public : 1 million de personnes élues pour représenter le travail. Un peu plus de la moitié sont syndiquées. Ajoutons environ deux millions de personnes adhérentes à un syndicat sans être élues du personnel. Si une fraction seulement – mettons 10% - de ces trois millions de salarié·e s’emparait de la question du travail, de son sens, de ses finalités, de son impact social et écologique, l’ambiance changerait dans ce pays : celles et ceux, fort nombreux, qui n’en peuvent plus d’être pris pour des abruti·es dans leur travail, retrouveraient de l’oxygène.
[1] Force Ouvrière ne se prononce pas sur le vote RN, au nom de l’indépendance syndicale.
[2] Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes regroupe CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO, UNSA, CNT, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature…
[3] Voir une synthèse de cette littérature dans l’étude « Le bras long du travail. Conditions de travail et comportements électoraux », Document de travail Ires n°1, 2024.
[4] T. Coutrot (coord.), S. Fortino, L. Goussard, C. Martin, C. Nizzoli, C. Perez, G. Tiffon. Ré-enchanter le syndicalisme ? Les enquêtes syndicales CGT sur le travail réel. Rapport CGT-Ires, décembre 2025.
“Bien pire dans la réalité” : Qu’a pensé la véritable Maureen Kearney du film La Syndicaliste ?
Publié le 25/01/2026 à 09:30 Par Cédric CHOUKROUN, Journaliste
Dans La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, lanceuse d'alerte chez Areva. Un film coup de poing, mais bien en-dessous de la réalité, à en croire la principale concernée.
Elle est sans conteste l'une des plus grandes actrices du cinéma français. Elle, c'est bien sûr l'immense Isabelle Huppert ! En plus de 50 ans de carrière, elle a brillé dans des films aussi différents que Les Valseuses et ses répliques cultes, La Dentellière qui lui a offert son premier grand rôle, Violette Nozière, Une Affaire de femmes inspiré de la tragique histoire vraie de Marie-Louise Giraud, Madame Bovary, Huit femmes ou encore Elle de Paul Verhoeven, pour lequel elle a remporté son second César de meilleure actrice. En 2020, le New York Times l'avait même sacrée "plus grande actrice du XXIe siècle", preuve que son aura a largement dépassé les frontières de l'Hexagone. Ce talent exceptionnel, elle l'exerce une nouvelle fois avec brio dans le film La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2.
Dans La Syndicaliste, réalisé par le cinéaste Jean-Paul Salomé à qui l'on doit également L'Affaire Bojarski sorti au cinéma le 14 janvier 2026, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, membre du syndicat CFDT et secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Informée d'un accord secret entre EDF, Areva et un opérateur nucléaire chinois qu'elle estime représenter une menace pour l'avenir se son entreprise, elle dénonce ce projet. Mais son initiative déplait fortement et la lanceuse d'alerte paie cher le fait d'avoir révéler un secret d'état... En effet, le jour où elle doit rencontrer François Hollande, alors Président de la République, elle est victime d'une agression ultra violente lors de laquelle elle est ligotée, scarifiée et violée. Le pire, c'est qu'au terme d'une enquête clairement orientée, elle est soupçonnée d'avoir organisé son agression avec son époux. Sous pression, elle avoue d'abord avoir inventé cette agression avant de se rétracter rapidement. Condamnée en première instance pour "dénonciation de crime ou délit imaginaire", en 2017, Maureen Kearney est finalement acquittée en appel l'année suivante. Interrogée sur ce qu'elle a pensé du film par nos confrères de 20 minutes, Maureen Kearney confie : "Je trouve que ce qui est montré à l’écran est plutôt 'light' par rapport à ce que j’ai vécu. La scène de la garde à vue était bien pire dans la réalité !" Un autre détail ne correspond pas totalement aux faits selon elle. "On a rajouté un personnage de 'fliquette' parfait pour la fiction mais qui n’a jamais existé. J’étais entourée d’hommes, rien que des hommes et ma voix résonnait dans le vide", explique-t-elle.
"Le point final à ce qui m'est arrivé" : Maureen Kearney explique comment le film La Syndicaliste lui a "fait du bien"
Pour autant, Maureen Kearney n'a aucun grief contre le film La Syndicaliste, bien au contraire. "Le film m’a fait du bien, se félicite la lanceuse d'alerte. Même si je me suis fait à l’idée que mes agresseurs ne seront jamais punis, j’ai trouvé une forme de paix dans la solidarité qui m’entoure tant de la part de mes proches que du public". Et l'Irlandaise de conclure : "Aujourd’hui, je n’ai plus peur. Le film apparaît comme le point final à ce qui m’est arrivé."
Thriller