Avec Simon Laisney Directeur général et fondateur de Plateau Urbain
Transcrire ACT
Depuis décembre dernier, la commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure a créé un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie au bois déchiqueté pour chauffer un groupe de bâtiments communaux.
Publié le lundi 31 août 2020 #Infrastructures #Déchets #Énergies renouvelables
...
Bâtiments communaux
Ainsi, les trois niveaux de la mairie, les écoles maternelles et primaire (soit huit classes), la cantine, la garderie périscolaire, l’école de musique et le tiers-lieu bénéficient de cet équipement. Ces bâtiments sont reliés par un réseau d’une longueur de 170 mètres. Un silo enterré peut contenir 56 m3 de plaquettes.
...
Urbanisme
Par Anne-Marie Fèvre, le 8 décembre 2023.
Les étudiants de l’Ensad arpentent Nontron. © DR
Avec le programme « Design des mondes ruraux » né en 2021, l’Ensad de Paris enquête dans cette ville campagnarde du Périgord. Exploration du patrimoine, des savoir-faire et des difficultés, dans une démarche éco-sociale.
Depuis septembre 2021, des étudiants de l’École des arts décoratifs de Paris (Ensad) arpentent et s’immergent à Nontron, dans le cadre du programme Design des mondes ruraux ». Cette petite ville du Périgord vert (Dordogne) est bien repérée dans le monde du design, grâce à ses célèbres couteaux en buis pyrogravé réinterprétés par quelques designers célèbres. Son Pôle expérimental des métiers d’art, qui regroupe artisans d’art et artistes locaux, dont des ateliers Hermès, a attiré d’autres créateurs en résidence de 2000 à 20161.
Nontron, 3 000 habitants, en dépit de sa richesse de savoir-faire, est confrontée aux difficultés des communes rurales. C’est « en misant sur la capacité du design à redynamiser les territoires » que l’Ensad a mis en place ce projet de niveau post-master, en relation avec la mairie, la Communauté de communes du Périgord nontronnais, le Pôle expérimental des métiers d’art et les acteurs locaux. « Sensibiliser aux pratiques du Design, former une génération d’artistes et de designers soucieux de réinventer nos façons de vivre et engagés en faveur d’une transition durable qui nous concerne tou·te·s », tel est l’objectif de cette délocalisation de l’Ensad. Ce programme s’adresse à des étudiants âgés de moins 31 ans, titulaires d’un Master 2 ou justifiant de trois ans au moins d’expérience professionnelle. Ils bénéficient d’un lieu de travail et d’hébergement, d’une bourse et d’un encadrement dédié.
Ainsi, l’année 2021-2022, huit étudiants ont tenté de répondre à trois questions. Ségolène Gaillon et Victor Bassigny se sont demandé : « Que faire pour les adolescents qui s’ennuient ? ». Kelly Eng, Marie Piplard et Marguerita Saïd se sont mobilisées pour « aider les aînés isolés ». Certains se sont tournés vers le Pôle expérimental des métiers d’art.
École des arts décoratifs de Paris (Ensad)
Ariane Brioste
31, rue d’Ulm
75005 Paris
Tél. : +33 (0)1 42 34 97 00
mondes.ruraux@ensad.fr
Mairie de Nontron
Nadine Ermann-Bancaud
1, place Alfred Agard
24300 Nontron
Tél. : 05 53 60 84 00
Accueil > Evénements : Séminaires > Séminaire « Nouvelles radicalités » >
Antoine Dubiau, Écofascismes. Lecture de l’ouvrage par Arnaud Milanese
Date et horaire 15 mars 2024 : 14h00 - 17h00
Lieu à l’ENS de Lyon, site Descartes, salle D4.260
Présentation
Antoine Dubiau est assistant-doctorant à l’Université de Genève. Sa recherche doctorale porte sur les discours et pratiques écologistes d’exode urbain.
Son ouvrage Écofascismes est paru aux éditions Grévis en 2022.
L’écofascisme semble réductible à sa fonction de slogan, utilisé pour critiquer des formes autoritaires ou réactionnaires d’écologie politique. Mais cet usage masque les appropriations concrètes de l’enjeu écologique par les idéologies et organisations fascistes. Car si l’extrême-droite semble à première vue hostile à toute politique écologique il existe bien un risque écofasciste s’adossant à une véritable conviction écologique ainsi qu’à de robustes bases idéologiques. (résumé de l’éditeur)
Il sera présenté par Arnaud Milanese, maître de conférences HDR en philosophie à l’ENS de Lyon, membre de Triangle.
Triangle Action Discours Pensée politique et économique
Triangle - UMR 5206 - 15 parvis René Descartes - 69342 LYON 07
Mobilité / Transports - octobre 2025
Longtemps considérée comme allant de soi, la marche était peu mesurée et rarement intégrée aux politiques publiques de mobilité. Une étude inédite, pilotée par l’ADEME, vient combler ce vide : elle chiffre pour la première fois ses bénéfices socio-économiques, qui atteignent des montants importants.
Marche : de quoi parle-t-on ?
...
plusieurs formes de mobilité, que l’étude de l’ADEME a pris soin de distinguer pour mieux les mesurer. La plus évidente est celle des déplacements à pied « de point à point », c’est-à-dire pour aller au travail, à l’école, faire ses courses ou encore se rendre à un rendez-vous. Cette catégorie inclut aussi la « marche intermodale », à savoir les trajets pour rejoindre un bus, une gare ou simplement sa voiture garée un peu plus loin (oui ça compte !). Viennent ensuite la marche de loisir, de sport ou encore de randonnée, qui répondent à une recherche de bien-être, d’activité physique ou de détente. Enfin, il existe une forme de marche plus discrète, mais considérable par son volume : la marche dans les espaces privés. Ce sont tous les pas effectués au quotidien à l’intérieur d’un logement, d’une entreprise, d’un centre commercial ou d’un parking (ça aussi ça compte). En intégrant ces trois dimensions, l’étude de l’ADEME propose pour la première fois une vision complète et réaliste de la marche comme pratique quotidienne, qu’elle soit utilitaire, récréative ou simplement ordinaire. Alors… comment marchent les Français ?
Les Français marchent en moyenne plus d’une heure par jour
L’ADEME s’appuie sur l’Enquête Mobilité des Personnes 2019 et l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE (2010) pour dresser un panorama précis de la marche en France. On y apprend ainsi qu’en moyenne, un Français marche 1h12 par jour, soit :
- 12 minutes pour ses déplacements à pied,
- 18 minutes pour la marche de loisir, la randonnée ou le sport,
- 42 minutes dans les espaces privés.
Cela représente 3,5 km parcourus quotidiennement, dont 0,8 km pour les déplacements, 1,2 km pour les loisirs et 1,5 km dans les espaces privés. Ces chiffres constituent un minimum, car les récentes enquêtes GPS montrent que les déplacements à pied restent largement sous-recensés dans les enquêtes traditionnelles.
La marche, un impensé des politiques publiques
...
La marche, un trésor caché : 57 milliards d’euros par an
...
si la part de la marche passait de 24 % à 30 % des déplacements (un niveau déjà atteint dans les années 1990), on pourrait ajouter 35 milliards d’euros supplémentaires par an à ce résultat.
D’où viennent ces bénéfices socio-économiques ?
... la santé et la productivité ... réduisent les risques de maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, obésité) tout en gagnant en espérance de vie ... éviter 10 500 décès prématurés chaque année
...
Moins de circulation motorisée, c’est moins d’entretien de voirie, moins d’aménagements lourds et coûteux, moins de nuisances à réparer, des espaces publics plus sûrs, plus inclusifs, végétalisés, plus attractifs contribuant fortement à la qualité de l’expérience urbaine de nos villes. L’étude chiffre ces économies à 7,5 milliards d’euros par an
...
Viennent ensuite les externalités positives, autrement dit les effets bénéfiques pour l’environnement et la qualité de vie
...
Quelles pistes d’actions pour inciter les Français à marcher ?
...
rendre la marche visible et sûre. Cela passe par des aménagements concrets : trottoirs continus et accessibles, zones piétonnes étendues, traversées sécurisées et surtout, la protection des abords des écoles
...
rapprocher les lieux de vie et d’activité : commerces, écoles, services publics, transports. C’est ce que les urbanistes appellent la mixité fonctionnelle : une ville où tout est accessible à pied devient naturellement plus « marchable ». Cette proximité profite à la fois à la santé des habitants, à la vitalité économique et à la réduction des émissions de CO2.
Aménager l’espace public : une démarche au long cours (mais qui paie)
...
Paris arrive en tête du classement national : 52,3 % des déplacements y sont effectués à pied ... Vichy, par exemple, atteint plus de 44 % ... comparable à celui de Lyon ou Nice ... Cherbourg, Arras et Annemasse affichent également des parts modales de la marche comprises entre 43 % et 45 % ... Sète ... 40%
...
la persévérance paie
...
le taux de vacance commerciale descend souvent sous la barre des 5 % contre plus de 15 % dans les villes dominées par la voiture. ... stratégie de santé publique et de cohésion sociale ... investissement rentable pour la société française.
L’étude de l’ADEME : des chiffres solides, une démarche transparente
... une méthode rigoureuse et une exigence de transparence. Près de 130 publications scientifiques ont été mobilisées et l’ADEME a fait appel à un comité d’experts pluridisciplinaire, réunissant des représentants des ministères de la Santé et des Transports, ainsi que des associations spécialisées comme Rue de l’Avenir ou l’ONAPS (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité). Chaque hypothèse, chaque source, chaque calcul est documenté, dans un souci d’ouverture et de rigueur scientifique. Ce travail ne prétend pas tout figer : il pose les premières bases d’un bilan socio-économique de la marche en France destiné à être enrichi et affiné au fil du temps. ... rendre visible ce qui jusqu’ici, ne l’était pas : la valeur économique et sociale d’un geste aussi simple que marcher.
En savoir plus
- Lire l’étude « Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche »
- Lire l’article « Mobilité des enfants : pour leur santé, changeons de regard sur leurs trajets »
- Visionner la vidéo « Les co-bénéfices de la marche »
- Lire l'étude « À pied d'œuvre. Mettre les piétons au cœur de la fabrique des espaces publics. Comment aménager les espaces publics pour redonner une place centrale aux piétons »
Illustration : Pancaketom.
La troisième ville de France ne veut plus de peinture anti-chaleur pour atténuer les problèmes d’îlots de chaleur urbains. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le président de la métropole après une expérimentation de 2 ans, en demi-teinte. La municipalité semble plutôt vouloir se tourner vers une végétalisation accrue afin de mieux rafraîchir l’air de la ville.
...
les plantes participent au rafraîchissement de l’air de plusieurs manières. D’abord, par un phénomène d’évapotranspiration, ces îlots de végétation participent à augmenter le taux d’humidité de l’air, faisant baisser la température réelle et ressentie. De plus, la création de zones végétalisées permet de désimperméabiliser le sol. Lorsqu’il pleut, l’eau est ainsi en partie stockée dans ces îlots, limitant ainsi le ruissellement vers le réseau d’évacuation des eaux pluviales. C’est cette direction qu’a choisi de prendre la métropole de Lyon, plantant notamment 25 000 arbres durant l’hiver dernier, contre 5 000 arbres les années précédentes.
6,15 k abonnés - 0+ - 16 vues
Esther Bailleul - Responsable de projets Énergie et Territoires - CLER
Olivier Bresson - Directeur territorial AURA - GRDF
Commentaires désactivés
Ndlr : ce rapport présenté ici a-t-il été actualisé depuis ? ACT
238 Signatures
Lancée le 30 novembre 2024 par Amelie OLLARD
...
Ce que nous demandons
Un moratoire immédiat sur tout projet impliquant la destruction ou l'aménagement du bois.
La réalisation d'une étude écologique approfondie pour évaluer la richesse de la faune et de la flore du site.
L’ouverture d’un dialogue entre la mairie, la SCI propriétaire, et les citoyens, afin de co-construire des projets respectueux de l’environnement et des besoins des habitants.
Une réflexion globale à l’échelle du Grand Angoulême sur la gestion des espaces boisés et naturels, incluant des engagements clairs contre la destruction des zones vertes.
...
1 639 signatures - il y a 2 semaines - Catégorie Transports & Urbanisme
Destinataire(s) : M. ESTROSI, Maire de NICE et M. NOFRI, délégué aux transports et à la mobilité
Sauvons la piste cyclable Carabacel-Désambrois qui relie le Sud-Est au Nord de NICE
Campagne lancée par Groupe local de Greenpeace Nice
Sauver la piste cyclable sécurisée "Carabacel-Désambrois" qui est prévue depuis 2019 dans le Plan Local d’Urbanisme de la ville de Nice mais menacée d'abandon dans le "plan vélo 2025"
...
Guillaume Faburel défend la thèse d'une nécessaire "fin des villes", au sens des métropoles tentaculaires que nous connaissons aujourd'hui et dont la subsistance quotidienne n'est possible que par la dépendance avec les espaces environnants qu'elles vident de leurs ressources.
Avec Guillaume Faburel Professeur à l'Institut d'Urbanisme de Lyon - Université Lumière Lyon 2
Guillaume Faburel est géographe et professeur à l'Université Lyon 2, il défend la thèse d'une nécessaire "fin des villes", au sens des métropoles tentaculaires que nous connaissons aujourd'hui et dont la subsistance quotidienne n'est possible que par la dépendance avec les espaces environnants qu'elles vident de leurs ressources.
Auteur de Indécence urbaine - Pour un nouveau pacte avec le vivant (Climats – essai), pour lui les grandes villes sont responsables des crises majeures de notre temps. Elles imposent des rapports consuméristes et productivistes au monde sans offrir en retour une écologie à la hauteur de la dévastation orchestrée par l’idéologie urbaine. Pour enrayer ce mouvement mortifère, il ne s’agit pas seulement de changer de civilisation, mais de changer ce qu’est la civilisation, de développer la recherche d’autonomie comme mode de vie, dans ce qu’elle recrée de proximité et de solidarités, en faisant le choix d’une autre abondance, celle de la vie. Le monde d’après est là.
Co-organisateur et participant aux états généraux du post-urbain, de la Fondation de l’Écologie Politique, il participera aux rencontres de l'An III qui se tient les 14, 15 et 16 juin. Ces rencontres accompagnent le travail sur les perspectives du post-urbain et poursuivront le travail engagé depuis maintenant quatre années autour d’une géographie alternative, désurbanisée et réempaysannée, déconcentrée et poly-centralisée, démarchandisée et relocalisée, avec un peu de décroissance à la clef, proposant une autre façon d’habiter, autonome et écologique cette fois-ci, affrontant toutes les oppressions, toutes les dominations.
La ville comme moteur du changement ?
...
Pendant les états généraux du post urbain qui commence le 14 juin 2024, Guillaume Faburel co-organise notamment un atelier Se soigner avec la nature ou comment préserver les savoirs grâce aux herboristes.
...
tr.: ... bifurcation écologique ... les résultats de européennes étaient attendues ... depuis 50 ans de métropolisation ... enjeu de retisser du lien ... l'avenir de l'humanité se joue dans la ruralité ... réunir, mettre en partage ...
...
L’unité est prête à s’emparer d’une vaste gamme de thèmes liés à toutes les formes de médiations dans l’espace des sociétés. Le nom de l’unité renvoie aux formes les plus diverses et le plus larges des mises en relations. Par son étymologie même, il fait directement écho à tous les milieux et tous les environnements et à la place des femmes, des hommes et des sociétés.
...
La MÉDIANCE, le concept popularisé par Augustin Berque (emprunté au fûdosei de Tetsurô Watsuji) peut éventuellement être mobilisé. Il renvoie à l’idiosyncrasie d’un certain milieu, c’est-à-dire la relation d’une société à son environnement.
Les patrimoines, la patrimonialisation et les trajectoires patrimoniales, les paléoilieux et les environnements de l’anthropocène sont particulièrement étudiés. C’est aussi le cas des circuits productifs et distributifs, de l’alimentation et des MÉDIATIONS sociales et culturelles qui lui sont associées.
Les différentes formes de MÉDIATIONS et d’INTERMÉDIATIONS autant que les processus et les politiques de REMÉDIATION sont abordés de façon concrète et appliquée, notamment dans le contexte de l’urbanisation.
...
Des paléo-écosystèmes à ceux de l’anthropocène, de la géo-archéologie aux contextes actuels de l’urbanisation généralisée et des différentes formes de mondialisation, la fabrique des paysages s’inscrit dans des processus cumulatifs et dans des dynamiques complexes et en INTER-RELATIONS.
...
La notion de MÉDIATIONS est de fait omniprésente. Les individus autant que les sociétés, les regroupements familiaux autant que les collectifs (fondés sur des appartenances territoriales, des métiers et des savoir-faire, ou encore le partage d’une ou de plusieurs ressources) assurent des transactions entre eux et avec leurs environnements ; ils évoluent ensemble et avec eux. Milieux et environnements sont
ainsi co-construits.
...
coprésence dans un lieu (sociabilité de la pratique collective) ... La prégnance des internets et des réseaux sociaux vient complexifier en dotant les individus d’une projection continue dans de multiples lieux faisant passer du régime de double absence à celui des présences multiples et venant fortement renouveler le débat sur la participation effective à ce qu’est la vie en société.
...
L’INTÉGRATION DE l’UNITÉ DE RECHERCHE MÉDIATIONS
DANS LE PROJET DE L’ÉTABLISSEMENT SORBONNE UNIVERSITÉ
ET DE LA FACULTÉ DES LETTRES
... objectif d’être au coeur ... Parce qu’elle est par définition une science à l’interface de plusieurs disciplines, la Géographie ... construction d'une société post-COP21 ... futur Institut de la Mer. ...
La Gouvernance de l’Unité
...
LE LABORATOIRE JUNIOR DE MÉDIATIONS
...
Un bâtiment de logements sociaux en cours d'isolation à Montreuil (Seine-Saint-Denis). ©AFP - Arnaud Paillard
47:00 mn
Dès l'an prochain, les logements classés en catégorie G devront avoir été rénovés pour pouvoir être loués. Suivront ceux classés F, qui devront avoir été mis aux normes avant 2028. Mais l'évolution et les incertitudes autour du dispositif MaPrimRénov' inquiètent une partie des propriétaires.
C’est un défi immense. Il ne reste que 9 mois pour respecter le calendrier de la loi Climat en matière de rénovation énergétique, et tout ou presque reste a faire: au premier janvier 2025, près de 600.000 maisons d’appartements , classés en catégorie G, devront avoir été rénovés ou inscrits dans un programme prévisionnel de travaux. Les logements classés en catégorie F, a peine mieux isolés, mal chauffés, mal entretenus, devront avoir été mis aux normes avant 2028. Au total, si rien n’est fait, près de 5 millions de passoires thermiques pourraient sortir du parc privé. Interdits a la location, avec à la clé, une aggravation de la crise du logement.
Les propriétaires et copropriétaires, ont souvent repoussé les travaux à faire aux calendes grecques, Pour éviter d’avoir de trop gros montants à investir. Ils découvrent aujourd’hui une montagne de devis, un Everest de la rénovation. Le projet global, il est a 1 million 200 mille, pour moi 50.000 c’est énorme.
Avec l’évolution de MaPrimeRénov', les ménages vont sans doute être mieux armés, mieux aidés dans les années qui viennent, mais le gouvernement hésite encore. Après avoir pris la décision ambitieuse de privilégier les projets de rénovation globale des passoires thermiques, les dernières annonces de l'exécutif autorisent finalement les propriétaires de bâtiments mal isolés à ne changer que leur système de chauffage, pour remplacer par exemple une vieille chaudière au fioul, sans toucher au reste.
A ces incertitudes, a ces inquiétudes, s’ajoutent une myriade de cas particuliers. Bâtiments trop fragiles, trop anciens, classés au patrimoine, avec de gigantesques chantiers de rénovation -longs et couteux- et un seul arbitre, le DPE, le diagnostic de performance énergétique. C’est cet indicateur qui classe les logements de la lettre A à la lettre G en fonction de leur performances et les fait basculer -lorsqu’ils sont trop mal isolés ou consomment trop-, dans la catégorie des passoires thermiques. Pour faire le calcul, plus question de prendre en compte les factures de travaux réalisés par les propriétaires, le diagnostic repose désormais uniquement sur les caractéristiques techniques des bâtiments.
Passoires thermiques, le grand chantier de la rénovation, un reportage de Claire Chaudière
Prise de son: Romain Luquens et Raymond Albouy
Réalisation: Jérôme Chélius, assisté de Martine Meyssonnier
Mixage: Bruno Mourlan
Clés : Environnement Arts et Divertissement Développement durable Arts visuels Architecture Logement - Habitation Urbanisme
L'équipe Aurélien Colly Production
Climat, la grande affaire locale 1 / 29
Publié le 12/03/2024 à 17h56 / Pascale Tessier
Sujets relatifs :
Dérèglement climatique, Aménagement urbain, Urbanisme
Pierre Moscovici présente le 12 mars 2024 le rapport annuel de la Cour des comptes. © Cour des comptes
Simplification des diagnostics, trajectoires claires et désignation d’un pilote dans l’avion : voilà ce que préconisent les magistrats financiers aux collectivités devant adapter la ville au dérèglement climatique.
Après la crise sanitaire en 2022 et la décentralisation en 2023, la Cour des comptes a choisi comme objet de son rapport annuel 2024 l’action en faveur de l’adaptation au changement climatique. Et au terme d’investigations menées auprès de 19 villes et intercommunalités de plus de 50 000 habitants, le président Pierre Moscovici a mis l’accent le 12 mars sur « l’ensemble des mesures à prendre pour continuer à vivre dans des conditions supportables », dans un contexte où, malgré ce qui a été engagé, le changement climatique reste « inéluctable et irréversible. » Après n’avoir pris, pour certaines, la mesure de l’urgence que face à la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes et les implications sur les conditions de vie des habitants, les collectivités se voient rappelées à l’ordre par... des magistrats financiers.
Lire aussi L’heure de l’adaptation au changement climatique a plus que sonné pour les collectivités locales
Pour une simplification drastique
Pour Pierre[…]
Pour lire la totalité de cet article, abonnez-vous
Hors-série 14 | septembre 2012
Biodiversités et paysages : de la connaissance et de la représentation des paysages à leur aménagement durable
Anthropisation, domestication, conservation et gestion de la biodiversité et des paysages
Le paysage au service de la biodiversité dans la ville durable
Pour une écologie urbaine soutenable
Alban Bourcier
Résumés Français
2010 ayant été l’année internationale de la biodiversité, il convient d’admettre qu’il n’est plus acceptable de dissocier l’appauvrissement de la diversité animale et végétale des activités humaines. Cette contribution a pour objectif de lister quelques pistes d’action à privilégier dans le cadre du développement soutenable des territoires, afin de préserver et d’améliorer le cadre de vie des sociétés en réhabilitant le patrimoine naturel comme une composante de première importance.
Une des finalités sera de démontrer la nécessité d’une approche multiscalaire des dispositifs d’aménagement afin de favoriser la prise en compte de la biodiversité et des paysages en adoptant une vue d’ensemble à l’échelle des territoires en sus des seules applications locales.
De la planification à la mise en œuvre opérationnelle, cette contribution tente de dresser le panel des dispositifs et modes d’action pouvant servir d’outils et de leviers de la biodiversité à l’échelle des territoires et des opérations d’aménagement.
L’objectif principal est de pointer les enjeux majeurs que les sociétés peuvent traiter au moyen d’une plus grande diversité faunistique et floristique en ville
Mots-clés : urbanisme durable, développement des territoires, biodiversité, paysages urbains, innovation écologique, actions soutenables
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?OYbB1g
Du même auteur https://shs.hal.science/file/index/docid/484338/filename/2007-12-07-GIZC-CIRTAI-CNRS.pdf
43,5 k abonnés - 678+ -8 564 vues - 166 commentaires
Ce vendredi 7 juillet 2023, le groupe parlementaire de la France Insoumise - NUPES organisent des tables rondes autour des révoltes urbaines.
Introduction par Mathilde PANOT, présidente du groupe LFI-NUPES, et Aurélie TROUVÉ, députée de Seine-Saint-Denis.
Audition n°1 - 12h - Regards et expériences d'acteurs des quartiers populaires : les raisons des révoltes avec :
- Wiam BERHOUMA, professeure, militante de quartier et élue de Noisy le Sec
- Mahmadou DIALLO, responsable de l'asso Z'yva (Nanterre)
- Jeanne DEMOULIN, maîtresse de conférences à l'université de Nanterre en sciences de l'éducation
- Almamy KANOUTÉ, consultant et intervenant en cohésion sociale
- Inès SEDIKKI, responsable fondatrice de l'Association Ghett'Up
Audition n°2 - 13h - Répressions policières et judiciaires : comment ont elles alimenté la colère ? Quelles perspectives ? Quelles répercussions des peines prononcées ? Avec :
- Camille VANNIER pour le Syndicat des Avocats de France (SAF)
- Albertine MUNOZ et un responsable national du Syndicat de la Magistrature (SM)
- Patrick BAUDOUIN, Président de la Ligue des Droits de l'Homme France (LDH)
- Serena YAHMI, maire adjointe à la tranquillité public de Noisy le sec
- Norredine IZRASNI, militant des quartiers populaires (Nanterre)
Connu / https://mastodon.top/@mdiplo@mamot.fr/110649765341968355
"
5 h Le Monde diplomatique @mdiplo@mamot.fr
Aujourd'hui emblématique des banlieues déshéritées, Grigny n'était en 1969 qu'un bourg paisible de trois mille âmes quand l'État décida, sans concertation avec les autorités locales, d'y implanter deux grands ensembles : Grigny 2, la plus importante copropriété privée de France ; et la Grande Borne, un (...)
"
"Une nouvelle ère", plus écologique et sans énergies fossiles, s'ouvrira après la pandémie de coronavirus, estime l'architecte ...
Connu / TG le 16/06/23 à 09:16
Avec les éclairages de Gary Snyder, François Guerroué puis Emmanuelle Bonneau nous explorons les méandres, les réseaux et les affluents du biorégionalisme.
...
Connu / TG le 21/05/23 à 21:33