Mobilité / Transports - octobre 2025
Longtemps considérée comme allant de soi, la marche était peu mesurée et rarement intégrée aux politiques publiques de mobilité. Une étude inédite, pilotée par l’ADEME, vient combler ce vide : elle chiffre pour la première fois ses bénéfices socio-économiques, qui atteignent des montants importants.
Marche : de quoi parle-t-on ?
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plusieurs formes de mobilité, que l’étude de l’ADEME a pris soin de distinguer pour mieux les mesurer. La plus évidente est celle des déplacements à pied « de point à point », c’est-à-dire pour aller au travail, à l’école, faire ses courses ou encore se rendre à un rendez-vous. Cette catégorie inclut aussi la « marche intermodale », à savoir les trajets pour rejoindre un bus, une gare ou simplement sa voiture garée un peu plus loin (oui ça compte !). Viennent ensuite la marche de loisir, de sport ou encore de randonnée, qui répondent à une recherche de bien-être, d’activité physique ou de détente. Enfin, il existe une forme de marche plus discrète, mais considérable par son volume : la marche dans les espaces privés. Ce sont tous les pas effectués au quotidien à l’intérieur d’un logement, d’une entreprise, d’un centre commercial ou d’un parking (ça aussi ça compte). En intégrant ces trois dimensions, l’étude de l’ADEME propose pour la première fois une vision complète et réaliste de la marche comme pratique quotidienne, qu’elle soit utilitaire, récréative ou simplement ordinaire. Alors… comment marchent les Français ?
Les Français marchent en moyenne plus d’une heure par jour
L’ADEME s’appuie sur l’Enquête Mobilité des Personnes 2019 et l’Enquête Emploi du temps de l’INSEE (2010) pour dresser un panorama précis de la marche en France. On y apprend ainsi qu’en moyenne, un Français marche 1h12 par jour, soit :
- 12 minutes pour ses déplacements à pied,
- 18 minutes pour la marche de loisir, la randonnée ou le sport,
- 42 minutes dans les espaces privés.
Cela représente 3,5 km parcourus quotidiennement, dont 0,8 km pour les déplacements, 1,2 km pour les loisirs et 1,5 km dans les espaces privés. Ces chiffres constituent un minimum, car les récentes enquêtes GPS montrent que les déplacements à pied restent largement sous-recensés dans les enquêtes traditionnelles.
La marche, un impensé des politiques publiques
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La marche, un trésor caché : 57 milliards d’euros par an
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si la part de la marche passait de 24 % à 30 % des déplacements (un niveau déjà atteint dans les années 1990), on pourrait ajouter 35 milliards d’euros supplémentaires par an à ce résultat.
D’où viennent ces bénéfices socio-économiques ?
... la santé et la productivité ... réduisent les risques de maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète, obésité) tout en gagnant en espérance de vie ... éviter 10 500 décès prématurés chaque année
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Moins de circulation motorisée, c’est moins d’entretien de voirie, moins d’aménagements lourds et coûteux, moins de nuisances à réparer, des espaces publics plus sûrs, plus inclusifs, végétalisés, plus attractifs contribuant fortement à la qualité de l’expérience urbaine de nos villes. L’étude chiffre ces économies à 7,5 milliards d’euros par an
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Viennent ensuite les externalités positives, autrement dit les effets bénéfiques pour l’environnement et la qualité de vie
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Quelles pistes d’actions pour inciter les Français à marcher ?
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rendre la marche visible et sûre. Cela passe par des aménagements concrets : trottoirs continus et accessibles, zones piétonnes étendues, traversées sécurisées et surtout, la protection des abords des écoles
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rapprocher les lieux de vie et d’activité : commerces, écoles, services publics, transports. C’est ce que les urbanistes appellent la mixité fonctionnelle : une ville où tout est accessible à pied devient naturellement plus « marchable ». Cette proximité profite à la fois à la santé des habitants, à la vitalité économique et à la réduction des émissions de CO2.
Aménager l’espace public : une démarche au long cours (mais qui paie)
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Paris arrive en tête du classement national : 52,3 % des déplacements y sont effectués à pied ... Vichy, par exemple, atteint plus de 44 % ... comparable à celui de Lyon ou Nice ... Cherbourg, Arras et Annemasse affichent également des parts modales de la marche comprises entre 43 % et 45 % ... Sète ... 40%
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la persévérance paie
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le taux de vacance commerciale descend souvent sous la barre des 5 % contre plus de 15 % dans les villes dominées par la voiture. ... stratégie de santé publique et de cohésion sociale ... investissement rentable pour la société française.
L’étude de l’ADEME : des chiffres solides, une démarche transparente
... une méthode rigoureuse et une exigence de transparence. Près de 130 publications scientifiques ont été mobilisées et l’ADEME a fait appel à un comité d’experts pluridisciplinaire, réunissant des représentants des ministères de la Santé et des Transports, ainsi que des associations spécialisées comme Rue de l’Avenir ou l’ONAPS (Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité). Chaque hypothèse, chaque source, chaque calcul est documenté, dans un souci d’ouverture et de rigueur scientifique. Ce travail ne prétend pas tout figer : il pose les premières bases d’un bilan socio-économique de la marche en France destiné à être enrichi et affiné au fil du temps. ... rendre visible ce qui jusqu’ici, ne l’était pas : la valeur économique et sociale d’un geste aussi simple que marcher.
En savoir plus
- Lire l’étude « Mobilité à pied et bilan socio-économique de la marche »
- Lire l’article « Mobilité des enfants : pour leur santé, changeons de regard sur leurs trajets »
- Visionner la vidéo « Les co-bénéfices de la marche »
- Lire l'étude « À pied d'œuvre. Mettre les piétons au cœur de la fabrique des espaces publics. Comment aménager les espaces publics pour redonner une place centrale aux piétons »
23:07 - 243 k abonnés - 502+ - 3 834 vues - 15 commentaire
Malaise au travail, resserrement autoritaire de la Macronie, dédiabolisation du RN, besoin de soleil et de bonheur pour les vacances des Français : on fait le bilan des un an !
... on doit avoir une vraie politique de dédiabolisation ... la radicalité n'a pas besoin de s'énoncer ... une orientation pour devenir majoritaires et populaires ... nous sommes majoritaires mais donne resserrement autoritaire ... dominent par la force de coercition ... le GAFI (Groupe d'action financière) ... on a vocation majoritaire ... ex / vacances ...
Ndlr : -> force et confiance. Valoriser
Les logements inoccupés et non meublés situés en zone tendue sont soumis à la taxe sur les logements vacants, à payer en décembre, explique Laurent Chatel, avocat associé chez CMS Francis ...
Connue / TG le 11/12/22 à 23:03
Alors que la planète brûle, que les incendies ravagent des forêts entières, que la sécheresse sévit dans plusieurs régions du monde et que des canicules battent de nouveaux records, les plus riches sont en vacances. Souvent au détriment de l'environnement.
Les vacances des plus riches polluent et détruisent des écosystèmes. Malgré un été alarmant, durant lequel un nouveau rapport du GIEC alerte sur la gravité de la catastrophe climatique et que les incendies ponctuent l'actualité médiatique, les milliardaires prennent du bon temps, loin des tracas du quotidien. Or, ces vacances version bling-bling sont la cause de certaines destructions et de pollutions. Le mode de vie des plus fortunés ne prend généralement pas en compte les besoins écologiques, et dans une bulle socio-spatiale, ils oublient -ou nient- que leur quotidien a des répercussions dramatiques sur leur environnement. C'est ce que le sociologue du CNRS et auteur de Superyachts : luxe, calme et écocide, Grégory Salle, désigne comme le véritable séparatisme social.
Dans cette chronique d'Etat d'urgence, Le Média décortique concrètement, comment les vacances des riches détruisent la planète.
Récemment, des arrêtés ont été promulgués pour interdire le mouillage des yachts de plus de 24 mètres dans les herbiers de Posidonie. Or, ces arrêtés indignent le secteur du yachting qui mobilise un intense lobbying pour permettre à leurs clients de maintenir leurs habitudes de croisières estivales le long des côtes françaises. Pourtant, ces superyachts sont responsables d'une partie de la disparition de la Posidonie, une plante sous-marine endémique de la mer Méditerranée.
Cette espèce, vitale pour l'écosystème marin mais nettement en recul et menacée, est l'objet de conflits politiques, où se mêlent scientifiques, milliardaires, marins, élus locaux et les autorités préfectorales maritimes. Les enjeux écologiques sont énormes, d'autant que la Posidonie est aussi une alliée dans la lutte contre le réchauffement climatique, les herbiers pouvant capter du CO2 en plus de jouer un rôle central dans l'équilibre de son environnement.
Pour comprendre les mécanismes sociaux et écologiques qui s'entrechoquent cet été autour des plaisirs estivaux de la jet set, Le Média a interrogé quatre spécialistes dont les travaux d'études nous conduisent à reconsidérer la présence des superyachts près de nos côtes :
- Frédéric Thiebaut, chargé de mission à l'espace maritime de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez
- Jean-Philippe Morin, chef du service Espace maritime de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez
- Charles-François Boudouresque, Président d'honneur du GIS Posidonie, une structure spécialisée sur le suivi et l'étude de l'espèce
- Grégory Salle, sociologue, chargé de recherche au CNRS et auteur de Superyachts, luxe, calme et écocide.
Vive la Commune ! --- 18 mars 1871 - 18 mars 2021 : les 150 ans de la Commune de Paris - •18 mars 2021 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Ce 18 mars 2021, nous célébrons le 150e anniversaire du commencement de la Commune de Paris. Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon rend hommage aux communardes et communards qui ont mené une lutte pour la liberté et l'émancipation humaine dont la lumière brille encore aujourd'hui sur le monde.
Jean-Luc Mélenchon explique ici l'Histoire de la Commune de Paris et son commencement par la résistance à l'envahisseur allemand. Il explique comment les femmes ont été aux avant-postes de la lutte. Il retrace les grandes avancées de la Commune de Paris : la séparation des Églises et de l'État, la réquisition des logements vacants, la création des coopératives ouvrières.
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Anne Sylvestre "Clémence en vacances" | Archive INA - •16 juil. 2012 / Ina Chansons
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Abonnez-vous http://bit.ly/inachansons
Numéro un TF1 | 23 avril 1977
Anne SYLVESTRE interprète "Clémence en vacances" à la guitare et accompagné d'un musicien.
Images d'archive INA - Institut National de l'Audiovisuel
http://www.ina.fr #INA #musique #live
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Epilogue
Après plus de dix ans de mobilisation des associations et activistes, le groupe Pierre et Vacances a annoncé mercredi l'abandon de son projet de village de vacances en Isère.
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Ce village de vacances de 200 hectares, au coût prévu de 387 millions d’euros, ses 1 000 «cottages», ses commerces et restaurants et sa «bulle tropicale» maintenue à 29 degrés, accueillant piscines, toboggans et végétation luxuriante, ne verra jamais le jour.
Quarante hectares de la forêt des Chambaran étaient déjà tombés à l’automne 2014, avant que des zadistes ne bloquent le défrichage en s’installant sur place. La Fédération des pêcheurs de la Drôme et de l’Union régionale des associations de pêcheurs, France Nature Environnement (FNE, ex-Frapna) et l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP), avaient pris le relais devant la justice administrative et obtenu en 2015 le gel du projet au titre de la loi sur l’eau. Le complexe projeté était situé au cœur d’un bassin hydrographique important, sorte de château d’eau régional, et la moitié de sa zone d’emprise était constituée de zones humides sensibles.
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«Très grande victoire»
Patricia Moscone, présidente de PCSCP, s’insurge : «Ce n’est pas en raison des lourdeurs invoquées de la justice que le projet est abandonné, mais bien parce que Pierre et Vacances était incapable de trouver les surfaces nécessaires pour compenser les zones humides détruites.» Eric Ferraille, président de FNE Auvergne Rhône-Alpes, se félicite de cette «très grande victoire sur un projet représentatif d’un modèle de tourisme de loisir dépassé et prédateur» et insiste : «La défense de ces zones humides, qui jouent un rôle essentiel dans le contexte du réchauffement climatique, est cruciale.»
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Les élus locaux réclament à l’Etat l’expulsion de la poignée de zadistes toujours présents dans la forêt. Corinne Morel Darleux, conseillère régionale écosocialiste, proche d’Extinction Rebellion, salue leur rôle : «Comme Notre-Dame-des-Landes, Roybon est un cas d’école de la diversité et de la complémentarité des luttes locales. Ce sont les actions d’habitants, d’associations locales et écologistes, de pêcheurs, couplées à une occupation des lieux et aux interventions d’élus, qui ont permis ce succès.»
Trois autres projets contestés
... l’extension du domaine de Bois-Francs (Eure) et les nouveaux centres du Rousset (Saône-et-Loire) et de Poligny (Jura). «Des bulles tropicales, on n’en veut nulle part, gronde Corinne Morel Darleux. Pour accueillir les citadins qui veulent se régénérer, préservons plutôt ces espaces naturels. Et travaillons pour que les zones rurales et de montagne puissent vivre sans dépendre d’un modèle touristique qui ne correspond à aucun enjeu, ni en terme climatique ni en termes de bien vivre.»
Les séjours adaptés permettent aux personnes avec un handicap intellectuel de vivre une parenthèse hors institution ou famille. L’été est souvent synonyme d’amours de vacances, ces personnes peuvent-elles les vivre sereinement ?
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nous militons pour un accompagnement global de la personne handicapée ... Leurs animateurs encadrants suivent obligatoirement deux journées de sensibilisation au handicap qui abordent la vie affective et sexuelle », explique Luc Gateau, président de l’Unapei. Une sensibilisation préconisée par les textes règlementaires.
Cependant, ces questions ne seront vécues sereinement que si les professionnels les ont travaillées en amont tout au long de l’année. « Dans nos associations, ils sensibilisent au consentement, à la contraception, au désir de grossesse, ce qui n’est pas forcément le cas des parents dont l’enfant majeur vit à domicile »
L’été 2019 a vu le rejet définitif des recours judiciaires lancés par des associations écologistes du 71 contre le Plan Local d’Urbanisme (PLU) du Rousset-Marizy établi de façon à pouvoir accueillir un Center Parcs sur le territoire de la commune.
[ 2 519 participations ( 2 686 au4/11 ]
Cyberaction mise en ligne le 21 octobre 2019
Proposée par Cyberacteurs
Elle sera envoyée à Présidente du Conseil Régional, Président du Conseil Départemental Saone et Loire
En soutien à EcoLogicAction 71, Collectif du Geai du Rousset
Elle prendra fin le : 21 janvier 2020
Vidéo initiale de 2015 https://www.youtube.com/watch?v=Exy-glish2s
pierre_et_vacances
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Je voterais pour 6 mois de vacances, moi. Le temps de lire, d'écrire, de réfléchir. De réfléchir à comment on va réunir les rouges et les verts, à quelle planète et quelle écologie on veut, à comment on va se tirer de ce bourbier.
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Catégorie Actualités et politique 495 commentaires
bernard patin il y a 3 jours
Voilà, entre autre, pourquoi j'apprécie François. Il sait reconnaître ses erreurs.
C'est un honnête Homme et un homme honnête. Quoiqu'il en soit il n'a qu'un objectif en tête, le respect de tous ceux qui souffrent. Ça passe par la conscience de la democratie, la conscience de la destruction de la nature, la conscience de la lutte contre le système capitalisme.