Reproduction d’une femme de Néandertal ayant très certainement occupé les grottes des Asturies (Espagne) Musée archéologique national de Madrid ©Getty - Cristina Arias
Parfois décrites comme des femmes passives, cantonnées au foyer, encombrées d’enfants et parfois, à l'inverse, comme des femmes émancipées, chasseuses, fortes : que nous disent véritablement les données archéologiques des femmes de la préhistoire ?
Avec Anne Augereau, protohistorienne, archéologue à l’INRAP. Elle enseigne dans les universités de Paris 1, Paris Nanterre, de Bourgogne, à l’École du Louvre et à l’EHESS.
Depuis le début du XXe siècle, les sciences humaines (anthropologie, sociologie, histoire, philosophie) ont analysé la domination masculine comme un phénomène social quasi-universel, structurant les rapports de pouvoir entre les sexes. Elle vise à maintenir les femmes sous l'autorité des hommes dans une relation hiérarchique.
Anne Augereau, dans son ouvrage "Une préhistoire des femmes" publié aux éditions La Découverte, adopte une posture objective sur la condition des femmes dans la Préhistoire. Elle revient sur les discours actuels qui dépeignent la femme préhistorique comme libre, égale de l’homme. Si ces discours peuvent être plaisants, ils sont selon elle infondés. Ces visions sont le fruit de fantasmes contemporains.
A quand remonte la domination masculine et le patriarcat ?
Analyser les preuves matérielles du genre disponibles (outils, sépultures, pathologies osseuses…) permet d'obtenir un aperçu de la condition des femmes de la Préhistoire. Si, dans la plupart des cas, les preuves sont insuffisantes ou trop fragmentaires pour conclure, trois "invariants" sont identifiés : des indices récurrents, qui suggèrent une hiérarchie genrée très ancienne.
Dès l’époque de Néandertal, les hommes et les femmes exerçaient des activités distinctes. Les données osseuses révèlent que les hommes présentent une plus forte asymétrie musculaire du bras droit, signe d’activités unimanuelles répétées. Les femmes, en revanche, montrent des signes d’activités bimanuelles. Leur mobilité quotidienne était aussi moindre, comme le suggère la forme des os des jambes. Cette répartition n’est pas neutre : elle traduit une hiérarchie d’accès aux moyens de production, et donc une domination masculine par le contrôle de ces outils.
Les armes létales semblent également relever du monopole des hommes. Elles sont majoritairement associées aux tombes masculines. Les hommes portent aussi plus souvent des traces de blessures. Ce contrôle des moyens de la violence donne aux hommes une position dominante.
Enfin, dès le Paléolithique moyen, les femmes procréent significativement plus jeunes que les hommes et ont plus d’enfants. Cette précocité suggère une volonté sociale d’exploiter au maximum la période fertile des femmes, les "immobilisant" par le mariage et la maternité. Les responsabilités maternelles, combinées à des unions précoces, ont probablement encadré fortement la vie des femmes préhistoriques.
La domination masculine serait un invariant de l’histoire humaine, observable dès 300 000 ans avant notre ère. Mais elle n'est probablement pas uniforme : son intensité varie selon les groupes.
À écouter
Marylène Patou-Mathis : "La Préhistoire est plurielle, ce sont des sociétés préhistoriques"
Le Grand portrait
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Les implications de l'archéologie du genre aujourd’hui
Les conclusions d’Anne Augereau ne font pas l’unanimité. D’autres archéologues soulignent la diversité des sociétés préhistoriques. Certaines sociétés étaient peut-être matrilinéaires, voire égalitaires. Si la domination masculine est si ancienne, est-elle immuable ? L'humain est une espèce culturelle, capable de modifier ses structures sociales. L’ancienneté d’un trait ne le rend pas inéluctable. La lutte féministe, en connaissant les racines profondes du patriarcat, peut se révéler plus efficace.
Un "troisième genre" ?
Certaines découvertes archéologiques restent en suspens : pourquoi certaines femmes avaient-elles un statut particulier ? Pourquoi certaines portaient-elles des vêtements ou des armes masculins ? Pourquoi quelques individus seulement, et non tous ? Ces cas suggèrent l’existence d’un « troisième genre », mais les preuves manquent pour en tirer des conclusions. Ces interrogations ouvrent des pistes de recherche essentielles, encore inexplorées.
Clés : Environnement Société Sciences et Savoirs Égalité femmes-hommes Biodiversité Histoire Préhistoire Homo sapiens Sexisme Féminisme
Tr.: ...
/division sexuelle du travail, signe fort de la domination masculine les hommes qui font la guerre ... indices convergent ... la boussole, les vestiges, poser des questions ...
Après Laurent Delahousse ou bien encore Léa Salamé, la journaliste, figure emblématique des magazines d’investigation de
Connu / TG le 17/02/26 à 14:11
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Juste pour se faire plaisir. Charles Alloncle qui se fait remettre à sa place. 😉
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Emmanuel Macron et Friedrich Merz lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sur la compétitivité à Alden Biesen, en Belgique, le 12 février ©Getty - Thierry Monasse
Une nouvelle faille dans la relation franco-allemande sur le niveau des budgets militaires.
La relation franco-allemande est-elle en train de virer au sado-masochisme ? Comme on dit d'un jeune (ou vieux) couple pourtant inséparable qu'il développe une relation toxique, faite de malentendus, d'amours-propres blessés et de brimades.
Des hauts et des bas dans le couple franco-allemand, on en a connus des dizaines. De Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schroeder, Sarkozy-Merkel, tout n'a pas toujours été un long Rhin tranquille. Mais ces dernières semaines, les frictions se multiplient entre Paris et Berlin.
Sur le Mercosur, l'accord de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique latine : l'Allemagne est très pour, la France très contre. Sur l'attitude face à la Chine : l'Allemagne ne veut pas couper les ponts, la France est prête à baisser le rideau. Sur un emprunt européen : c'est nein là-bas, oui ici.
D'autres exemples ? Il y en a sur le spatial, la préférence européenne en matière automobile, le SCAF (le futur avion de combat) et l'utilisation des avoirs russes gelés en Belgique. On en est à 6. Bref, vous avez compris, Macron-Merz, un mano a mano difficile.
Un nouveau front
Et, donc, il y a un nouveau front ! Hier, le ministre allemand des Affaires étrangères a taclé l'effort français sur le budget de la Défense. Insuffisant, a-t-il asséné. Par rapport à ce que nous, les Allemands, faisons. Déclaration historiquement vertigineuse et en réalité injuste et maladroite.
Pendant cinquante ans, c'est l'OTAN et la France qui ont protégé l'Allemagne. Le consensus international étant que Berlin ne devait pas trop se réarmer. Résultat : le pays a longtemps moins dépensé pour le militaire que, par exemple, la France.
C'est en train de changer à vitesse V. Entre l'avant-guerre en Ukraine et 2029, le budget des Armées aura triplé (oui, triplé), pour dépasser les 160 milliards d'euros. Des industriels comme Rheinmetall prévoient de produire un million et demi d'obus par an dès l'an prochain. La promesse faite à l'OTAN de dépenser 3,5% du produit intérieur brut en dépenses militaires stricto sensu sera remplie avec six ans d'avance.
Et en France ? Le budget de la Défense s'approchera des 90 milliards dans trois ans. C'est moins, mais il n'y a pas que l'argent, il y a l'expérience.
Deux éléphants dans la pièce
Alors, jusqu'où, les tensions ? Ce sont plutôt des incompréhensions. Car il y a deux éléphants dans la pièce.
Du côté français, l'incurie budgétaire a des conséquences : l'État social étrangle l'État central, c'est-à-dire l'État régalien. Tous nos partenaires européens le voient, et par exemple l'aide militaire allemande à l'Ukraine s'est encore élevée à 10 milliards en 2025 – contre seulement 2 pour Paris. Paris, seule capitale au monde à revenir sur une réforme des retraites.
L'éléphant dans la pièce allemande, c'est que Berlin a accepté pendant des décennies d'être dépendant de la Russie pour son énergie et des États-Unis pour sa défense. Notre voisin a un mal fou à s'en dégager. La France a beau jeu de dire : on avait raison.
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Le couple franco-allemand et la construction européenne
La marche de l'histoire
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Sado-maso ? Non, on ne parle tout simplement pas la même langue.
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L'équipe Dominique Seux Directeur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter
Le conseil de prud'hommes de Paris a condamné EDF à verser 250.000 euros d'indemnités à un ancien cadre des centrales nucléaires de Chooz et Paluel, qui avait été mis à la retraite d'office après avoir dénoncé des faits de harcèlement moral, selon un jugement du 30 janvier consulté par l'AFP.
Le conseil de prud'hommes a ainsi jugé que "la mise à la retraite d'office de M. Begin", équivalente à "une faute grave", est "infondée et la requalifie en licenciement nul".
...
harcelé, mis à l'écart et finalement à la retraite d'office parce qu'il +lui avait été demandé par sa hiérarchie en avril 2017 et à l'été 2018, de minimiser des écarts+" de sûreté nucléaire, rapporte le jugement.
L'ancien salarié avait invoqué une série de pressions et de changements de poste caractérisant ce harcèlement qui ont perduré selon lui jusqu'à sa mise à la retraite d'office, en mars 2024.
...
conflit ... M. Begin à l'AFP lundi soir. "Il y a eu la violation d'une liberté fondamentale, la liberté d'expression" a-t-il fait valoir.
Arnaud Begin, ancien inspecteur de la sûreté nucléaire de l'entreprise, estime que le harcèlement dont il a été victime est la conséquence de rapports de sûreté de sa part concernant les centrales de Dampierre (Loiret) en 2017 et du Tricastin (Drôme) en 2015 et 2018.
"EDF s'en est pris à moi car j'étais un lanceur d'alerte ayant révélé des écarts de sûreté dans plusieurs centrales nucléaires. Tous mes soucis viennent de là" a ajouté l'ancien cadre d'EDF.
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La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
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EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
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Nicolas Henin 🇪🇺💙💛 @nicolashenin.net
Après des élus macronistes, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée.
Barrot réclame le départ de la porte-voix des Palestiniens à l’ONU, on vous raconte
Après des élus macronistes, Jean-Noël Barrot, le chef de la Diplomatie française, réclame le départ de Francesca Albanese sur la base d’une phrase qu’elle n’a pas prononcée.
www.huffingtonpost.fr
17:36 · 11 févr. 2026
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- Nicolas Henin 🇪🇺💙💛 @nicolashenin.net · 5j
Puisque mon post ci-dessus remporte un grand succès, je rappelle qu'il n'y a pas de raison d'être fan d'Albanese (cf entre autres ci-dessous). Mais que ne pas être fan ne permet pas de l'attaquer sur une base mensongère.
- Olivier Cyran @oliviercyran.bsky.social · 2 mois
Comment est-elle tombee aussi bas ? Carlson appartient à cette faction du white power US qui vire sa cuti contre Israël après avoir passé deux ans à applaudir le génocide. Antisémite pro-israélien ou pro-palestinien raciste, c'est toujours le même sac à merde nazi. Quel naufrage pour Albanese.
- Nicolas Gadenne @gaddy.bsky.social · 5j
Bonjour. Il y a des raisons de ne pas être fan, vous voulez dire ?
Car être une des seules figures politiques internationales audibles à dénoncer clairement le soutien occidental au génocide, c'est quand même autrement plus pertinent que d'avoir été chez Carlson, il me semble.
- Nopi @nop-i.bsky.social · 5j
Cette dame a un courage immense d'œuvrer comme elle le fait malgré les menaces et les agressions incessantes qu'elle subit.
- internetdev.bsky.social @internetdev.bsky.social · 5j
Et elle n'est pas payée pour son travail face à des états qui la menacent (USA / Israël etc...) contrairement aux lâches qui l'attaquent
- Le forgeron de l’opinion @rolandiques.bsky.social · 5j
A quand une sanction judiciaire contre @jnbarrot.bsky.social pour propagation de #fakenews ? (à propos de Franscesca #Albanese)) forgedelopinion.blogspot.com/2026/02/a-qu...
A quand une sanction judiciaire contre @jnbarrot.bsky.social pour propagation de #fakenews ? (à propos de Franscesca #Albanese)).
forgedelopinion.blogspot.com
- Le forgeron de l’opinion @rolandiques.bsky.social · 5j
la criminalisation outrancière de la critique justifiée de la politique génocidaire et d'annexion unilatérale de l'extrême-droite israélienne est en train de connaitre ici des sommets d'absurdité. l' #antisémitisme a bon dos.
- internetdev.bsky.social @internetdev.bsky.social · 5j
Ca fait depuis 2005 que des faussaires tentent de faire croire qu'il y aurait une "nouvelle définition de l'antisémitisme".
L' #IHRA, un organisme de cons a inventé qu'il serait interdit de critiquer Israël comme "collectivité juive"⬇️
Sauf que ...
- · 5j Netanyahu a révisé la constitution d'Israël pour l'inscrire comme "État nation du peuple juif"
En gros: Critiquer Israël devient, selon ces tarés, à s'en prendre aux juifs.. (oubliant qu'il y a des juifs antisionistes) même en Israël)
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La surprenante convergence télé-plateformes - Publié le lundi 16 février 2026 à 07:20 | France Inter
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Logos de Netflix et TF1. ©AFP - Chris DELMAS, Martin LELIEVRE
Lacarrière - Medias
Chaînes de télévisions et plateformes ont plus d'intérêts en commun qu'on ne le pense.
La semaine dernière au Sénat, Maxime Saada, le patron de Canal+ a dit ça : « Sur la télévision linéaire, je pense que la TNT c'est terminé, honnêtement, je pense qu'il y a 10 ans, à peu près, devant »
Et après ciao la TNT ! Bon, c’est pas très réjouissant mais quand on regarde la tendance, difficile de lui donner tort. Écoutez ce chiffre : un tiers des 15-24 ans ne regardent plus du tout la télévision en linéaire… c’est-à-dire la télé en direct.
C’est le président de l’Arcom qui le dit. Autant dire que ce public-là, il est perdu à jamais pour la télé comme elle existe depuis toujours. Mais peut-être pas la télé tout court, car il se passe un drôle de truc en ce moment…
Le patron de Canal, Maxime Saada : « On voit une espèce de convergence entre les plateformes qui sont obsédées par la volonté de devenir des chaînes de télévision et les chaînes de télévision qui sont obsédées par la volonté de devenir des plateformes. »
TF1 qui se rêve en Netflix… et Netflix qui se rêve en TF1… et non, on ne marche pas sur la tête. Toutes les chaînes françaises misent sur leur plateforme… TF1+, M6+, france.tv Chez France Télés, elle est même à l’origine de toute la nouvelle organisation de la boîte : faire du streaming le cœur du réacteur de France Télévisions.
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Warner-Netflix, un mariage contre nature ?
L'édito médias
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Chez TF1, ça commence à prendre forme, TF1+, c’est déjà pas loin de 15% des revenus publicitaires. Leur modèle, c’est YouTube. Des contenus gratuits avec de la pub. YouTube qui est devenue la première chaîne qu’on regarde sur les écrans de télé aux États-Unis.
Mais comment les plateformes, de leur coté, se mettent à faire de la télé ?
Déjà, elles ont commencé en adoptant les mêmes genres de programmes. ll n’y a qu’à voir comment la télé-réalité a envahi leur catalogue. Et puis, elles ont aussi mis des coupures pub… comme la télé. Autre exemple, terminé le temps où toute une série était mise en ligne d’un bloc. Les plateformes sont revenues à des rendez-vous hebdomadaires. Comme la télé.
Même Netflix découpe les saisons en plusieurs parties, comme avec Stranger Things. Ça permet d’occuper les conversations sociales durant plusieurs mois. Les conversations sociales, c’est ce qu’on se raconte sur les réseaux. C’est devenu essentiel.
Elles font aussi des événements en direct maintenant : foot, boxe, tennis, spectacle, catch. Comme la télé. Et il y aura des rendez-vous à heure fixe, parce qu’on se lasse de passer 20 minutes à choisir ce qu’on va regarder sur Disney+ ou sur Netflix.
Il y a aussi des alliances
Le combo qu’on n’attendait pas… bientôt les abonnés Netflix pourront regarder… TF1. Cette bonne chaîne de télé sera bientôt dans l’offre de la plus grande plateforme mondiale. Pareil pour les chaînes de France Télés et M6 sur Amazon.
Un mélange bizarre mais révélateur. Chacun a besoin de l’autre. Le défi pour les chaînes sera de ne pas se faire avaler… et d’utiliser la puissance de ces alliés de circonstances pour rester dans le jeu. Pas simple… mais pas perdu d’avance !
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C8 fermée, on a touché à son poste
La Terre au carré
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*Clés : Info Société Médias Télévision – Radio TF1 Netflix Canal +
Ce Livre blanc est porté par France Terre de Pêche, représenté aujourd’hui par Kenatea Chavez-Hey
Kenatea Chavez-Hei : "Ce livre blanc qu'on a publié a pour objectif de projeter la profession dans l'avenir et de rappeler de quoi on parle lorsqu'on parle de durabilité."
La durabilité, c'est un concept qui est tiré du développement durable
Et donc dans le développement durable, on a trois piliers l'économique, le social et l'environnement. Aujourd'hui, quand on parle de durabilité, on l'entend presque seulement sous le prisme de l'environnement. Et nous, on appelle à ce que l'économique et le social soient davantage intégrés." Kenatea Chavez-Hey.
site : terredepeches.fr
À écouter
Voies Navigables de France (VNF)
Chroniques littorales
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Clés : Monde Environnement Biodiversité Pêche Mers et océans Outre-mer – DOM-TOM
a dry riverbed ©Getty - Emad Abduallah
Lundi 16 février 2026 / La terre au carré
Un rapport de l’ONU lance l’alerte : la planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Cette faillite mondiale de l’eau se définit par des pertes irréversibles de capital hydrique naturel, et une incapacité à retrouver les niveaux historiques.
Avec Agnès Ducharne, directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL
Après des décennies de surexploitation et l’accélération du changement climatique, le problème est devenu structurel : il ne s’agit pas d’une crise mais bien d’une faillite mondiale de l’eau, qui affecte déjà des milliards de personnes et de nombreuses régions du monde.
Alors que la « crise » suggère un choc temporaire suivi d'un retour à la normale, la faillite désigne un état post-crise durable et structurel où l'ancien équilibre a disparu.
À l'échelle planétaire, les signes de cette faillite sont désormais omniprésents et touchent tous les continents habités. Les données publiées par l'ONU en janvier 2026 sont alarmantes … La disponibilité de l’eau se détériore dans des zones essentielles à l’alimentation, l’agriculture et les écosystèmes.
De la crise à la faillite : un basculement historique
On parlait hier encore de « stress hydrique », de « crise », de tensions passagères. Désormais, le rapport de l’ONU évoque une « faillite mondiale de l’eau ». Le terme n’est pas rhétorique. Il marque un changement d’époque. Agnès Ducharne rappelle les faits : près de 75 % de l’humanité vit dans des pays en insécurité hydrique ; 4 milliards de personnes subissent une pénurie sévère au moins un mois par an. Mais le cœur du problème est plus structurel : l’humanité consomme davantage d’eau douce que le cycle naturel ne peut en renouveler.
L’hydrologue pose les bases scientifiques avec clarté et pédagogie. Sur les continents, « en moyenne sur la planète », environ deux tiers des précipitations repartent rapidement vers l’atmosphère par évaporation et transpiration des plantes. Il ne reste qu’« un tiers de l’eau de pluie, qui est liquide » — celle que nous devons partager « entre tous les êtres humains et avec tous les écosystèmes terrestres ».
À écouter
La responsabilité des entreprises pétrolières dans le réchauffement climatique.
La Terre au carré
6 min
Les signes visibles d’un monde en déficit hydrique
La faillite hydrique n’est pas une abstraction. Elle se lit dans les paysages. Les mers fermées comme la Caspienne ou l’Aral ont spectaculairement reculé, mais l’Europe n’est pas épargnée. En 2022, la Loire « coulait à peine », la Tamise ne coulait plus par endroits, le Rhin était trop bas pour la navigation. À l’échelle mondiale, le Nil, le Colorado ou le fleuve Jaune n’atteignent plus toujours leur embouchure.
Un phénomène plus discret mais tout aussi inquiétant se développe : la multiplication des cours d’eau intermittents. « Ce qu’on constate depuis une vingtaine d’années en France, c’est que le nombre de cours d’eau intermittents augmente », observe-t-elle, notamment dans le pourtour méditerranéen. Des rivières autrefois pérennes cessent de couler.
Ducharne insiste aussi sur la pression agricole : 70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde », le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. L’urbanisation massive et la concentration des populations dans des conurbations accentuent encore la pression locale : les besoins explosent alors que l’apport climatique, lui, ne change pas. Pour autant, l’hydrologue ne cède ni au fatalisme ni à la simplification. Il n’existe pas une solution unique : « il n’y a pas une solution à penser, mais plein », adaptées aux réalités locales. Certaines nappes peuvent se reconstituer si l’on cesse de les surexploiter — mais « ça ne va pas être immédiat ».
Clés : Environnement Biodiversité Écologie Nature Gestion et accès à l'eau
Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, comment la stratégie énergétique du gouvernement et présente son étude sur les élus municipaux et la transition écologique.
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur français
"On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, sur France Inter, jeudi 12 février, alors que Sébastien Lecornu s'apprête à présenter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) jusqu'à 2035. Cette stratégie énergétique acte justement une stagnation de la consommation électrique. Le gouvernement prévoit de lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance nucléaire accrue. "C'est essentiel d'avoir ce genre de document", souligne Jean-Marc Jancovici.
Avec la planification énergétique, "on ne joue qu'une seule fois", insiste le président du Shift Project. "Si la première fois, on s'est décidés pour des raisons non pertinentes, ce qui a été le cas quand on a décidé de supprimer 14 réacteurs, on se retrouve derrière avec une dette, un héritage qui devient compliqué à gérer", affirme-t-il. C'est donc "légitime", selon lui, que les discussions pour construire la PPE3 ait pris du temps.
"Décarbonation subie"
Pour Jean-Marc Jancovici, l'enjeu est "d'électrifier tous les usages" pour faire baisser la consommation en énergies fossiles, notamment de gaz russe. "L'Union européenne importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz, ces chiffres étant respectivement de 99 et 100 % pour la France", rappelle l'ingénieur. Selon lui, l'Europe est déjà dans une forme de "décarbonation subie" en raison des baisses de ressources en énergies fossiles. "On est en train de réagir de façon beaucoup trop molle par rapport à la réalité physique qui est celle qui nous arrive dessus de manière croissante", assène-t-il.
À écouter
Le Haut conseil pour le climat dénonce des reculs "inquiétants" dans la lutte contre le changement climatique
L'info de France Inter
2 min
De son côté, le Rassemblement national propose de passer au 100% nucléaire. "C'est évident que là on est dans le slogan électoraliste, parce que les chefs de partis ont besoin de se différencier par rapport aux autres en promettant des choses, qu'elle soit réaliste ou pas", rétorque Jean-Marc Jancovici, rappelant que la France produit 350 térawattheures avec ses centrales nucléaires alors qu'elle a besoin de 2 100 térawattheures pour fonctionner.
87% des élus municipaux préoccupés par le changement climatique
Ces questions de transition énergétique sont souvent discutées au plus haut niveau de l'État, mais elles touchent aussi les élus locaux. Selon une étude du Shift Project présentée jeudi, 87% des maires ou des élus municipaux se disent préoccupés par le changement climatique et 69% en font une priorité du prochain mandat. Plus de 99% des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion auprès de maires et d'élus municipaux ou d'intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.
Une étude qui vient contredire la sensation de "backlash" envers les enjeux environnementaux, en tout cas au niveau local. "Quand vous regardez la population dans son ensemble, il n'y a pas de backlash", insiste Jean-Marc Jancovici sur France Inter.
*Clés : Info Environnement Économie Développement durable Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergie nucléaire Énergies renouvelables Jean-Marc Jancovici
L'équipe Benjamin Duhamel Journaliste français Matinale France Inter Florence Paracuellos Journaliste
Ndlr : il renvoie Marine Le Pen dans ses foyers / 100%nucléaire à la place des énergies fossiles, mais reste plus que jamais pro-nucléaire. Il concède que cela dépend de ce qu'on veut comme société. Il voit les maires comme des entrepreneurs !
Des victimes du délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein / Amélie de Montchalin ©AFP
Le 30 janvier, plus de 3 millions de documents concernant l'affaire Epstein ont été rendus publics. Qu'est-ce que cette affaire dit de nos démocraties ? La nomination d'Amélie de Montchalin à la cour des comptes suscite un tollé. Est-ce une nomination de trop ? A-t-on une république des copains ?
Avec
- Magali Lafourcade, magistrate, secrétaire générale de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme
- Étienne Peyrat, historien, directeur de Sciences Po Lille et maître de conférences en histoire
- Jean-Marc Daniel, économiste, professeur émérite à l'ESCP Business School
- Gérard Le Gall, analyste politique, ancien conseiller auprès de Lionel Jospin de 1997 à 2002, ancien responsable des études d’opinion au PS.
Archives diffusées
- Chuck Schumer, chef de la minorité au sénat le 19 novembre 2025 quand le Congrès américain a approuvé une proposition de loi visant à contraindre le gouvernement à rendre public son dossier sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein https://www.youtube.PublicitéPublicitécom/watch?v=o-d3MsvoHGU
- Maud Bregeon le mardi 10 février lors des questions au gouvernement https://videos.assemblee-nationale.fr/video.18258229_698b7f02aab14.questions-au-gouvernement---mardi-10-fevrier-2026-10-fevrier-2026
À lire, à voir, à écouter : les recommandations de nos invités
- Jean-Marc Daniel nous recommande la lecture de " Gerard Mulliez. L'épopée du fondateur d'Auchan" de Margaux Mulliez aux éditions Grasset
- Gérard Le Gall souhaite avoir une pensée pour Ilan Halimi à l'occasion des 20 ans de sa mort
- Magali Lafourcade recommande le documentaire d'Arte "Tax Wars"
- Etienne Peyrat nous invite à aller au musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq avec une expostion Kandisky
Clés : Info Politique
L'équipe Astrid de Villaines, Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
Anne-Claire Bazin, Collaboration Souad Boukhorssa, Réalisation et mise en onde
Tr.:* ... la compétence de nomination ...
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ENTRETIENS 🗣️
Questionné par la députée Caroline Yadan, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé que Francesca Albanese devrait démissionner des Nations unies. En cause : une déclaration tronquée et attribuée à la rapporteuse spéciale pour les territoires palestiniens, reprise pas de nombreux soutiens de l’entreprise génocidaire menée par Tel-Aviv dans la bande de Gaza.
Francesca Albanese répond à ces accusations et à cette campagne de désinformation qui la vise, au micro de Vadim Kamenka.
00:00 Contexte
00:33 F. Albanese répond à C. Yadan et J-N. Barrot
5:52 Les attaques des députés et ministre contre Albanese
11:47 Va-t-elle porter plainte contre Jean-Noël Barrot ?
18:21 F. Albanese : une gène pour l'occupation israélienne
21:06 La faiblesse de l'europe face à Israël
27:14 Gaza : le génocide continue
Yamina Saheb dans le studio de la Terre au carré le 13 févier 2026 ©Radio France - JPVéret
Vendredi 13 février 2026 / La terre au carré
Instigatrice du terme de "sobriété" dans le rapport du GIEC en 2022, elle s'intéresse à cette notion d'abord de manière scientifique dans le cadre de ses études d'ingénieure, puis croise les disciplines et s'y intéresse de manière sociétale.
Yamina Saheb est née à Alger en 1971, issue d'une famille kabyle. Elle parle le kabyle, le français, l'arabe algérois et l'arabe classique et baigne dans un milieu multiculturel qui tient à son identité kabyle. Elle sort major de sa promotion de l'école militaire d'Alger.
Ce n'est qu'au début des années 2000 qu'elle arrive en France en menant de front deux diplômes, celui de l’EHESS en économie de développement et celui de l’École d’architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Dès les années 2010, elle commence à mener une bataille pour faire apparaitre le terme de "sufficiency", soit "sobriété" en français, dans les rapports de l’Agence internationale de l’énergie et dans les rapports du centre de recherche de la Commission européenne.
Ce n'est donc pas anodin de proposer ce terme qui repose essentiellement sur l'idée de respecter les limites planétaires et de garantir des conditions de bien-être pour tous. Le cadre dans lequel s'applique cette sobriété doit passer par des politiques publiques pour permettre à chacun.e de respecter les limites planétaires.
Yamina Saheb organise en 2023 le premier sommet mondial sur la sobriété avec l’Australie et David Ness, professeur à l’Université de South Australia, dans lequel sont présents plus de 700 participants. Elle crée en 2024 le laboratoire mondial des sobriétés –World Sufficiency Lab pour répondre aux enjeux de sobriété qui passent par une nécessaire métamorphose de la société. Yamina Saheb rêve de voir advenir des agoras citoyennes de la sobriété partout en France.
Une victoire sémantique historique au GIEC
Lors des travaux préparatoires du sixième rapport du GIEC en 2022, Yamina Saheb a mené un combat pour faire reconnaître officiellement la notion de sobriété. "Le mot réapparaît à la dernière étape des négociations. Une victoire donc discrète mais décisive", explique-t-elle. Pour la première fois dans son histoire, le GIEC reconnaissait que la réponse climatique ne serait pas seulement technologique, mais impliquerait "une réorganisation volontaire de nos priorités collectives dans le domaine de l'énergie, du logement, de la mobilité ou du travail."
Cette bataille n'était pas sans opposition. Le mot est même devenu "l'un des plus contestés du texte" lors de la relecture par les gouvernements, et disparait même temporairement du résumé destiné aux décideurs. Yamina Saheb insiste : "La sobriété c'est une remise en question du système politico-économique tel qu'il est organisé." Elle critique d'ailleurs le fait que, malgré l'omniprésence du terme dans les documents officiels français comme la Stratégie nationale bas carbone (72 occurrences), il existe "une distance entre le fait de citer le mot et de prendre et faire des actes."
Repenser la consommation depuis ses racines
Pour Yamina Saheb, focaliser uniquement sur la consommation revient à traiter un symptôme plutôt que les causes profondes. "La consommation, c'est le résultat de l'organisation politico-économique du monde et de nos sociétés", explique-t-elle. Elle trace une généalogie du problème remontant à la crise de 1929 : "Au lieu de s'attaquer à la racine du problème de la crise, ils ont inventé le crédit à la consommation, ils ont encouragé la consommation."
Selon elle, ce modèle s'est ensuite étendu de l'Europe via le plan Marshall jusqu'au reste du monde par l'aide au développement. "Ce qu'on a mondialisé, c'est la consommation, c'est le modèle occidental-américain plutôt de la consommation", analyse-t-elle. Le résultat : "On se retrouve dans ce monde (...) ça ne va pas du tout avec les limites planétaires." La chercheuse en appelle donc à remettre en question le capitalisme lui-même, qui est "le problème "" et que cette remise en cause est aujourd'hui incontournable pour l'Europe face aux crises écologique, sociale et géopolitique.
Un parcours forgé par la résistance
Native d'Alger, Yamina Saheb a grandi dans "une Algérie plutôt progressiste" des années 1970, première génération de sa famille à être vaccinée et à avoir accès à l'éducation obligatoire. Son identité kabyle, langue que ses parents lui ont transmise malgré son interdiction constitutionnelle jusqu'en 2005, a façonné sa personnalité : "Apprendre à ses enfants à parler kabyle à Alger, c'était un acte de résistance."
Même son prénom porte cette histoire. Yamina, berbérisation du prénom arabe Amina, rend hommage à sa tante paternelle tuée pendant la guerre d'Algérie. "J'ai grandi dans un environnement où je savais qu'il fallait résister, et qu'en résistant, on gagne, on finit toujours, les causes justes finissent toujours par gagner", témoigne-t-elle. Cette conviction l'a accompagnée tout au long de son parcours, de l'école militaire d'ingénieur à Alger où elle était l'une des cinq filles sur 110 étudiants, jusqu'à ses travaux au GIEC.
"Politics is cool" : une approche résolument politique
Pour Yamina Saheb, la sobriété ne peut être qu'une démarche collective et politique. "La sobriété, c'est pas individuel, c'est du collectif", martèle-t-elle, portant lors de l'interview un sweatshirt où est inscrit "Politics is cool". Elle distingue d'ailleurs le terme anglais "politics" (le débat dans la cité) de "policy" (les instruments politiques) : "C'est d'abord politics et ensuite ça devient policy."
La chercheuse refuse l'idée de neutralité scientifique : "Si la science avait été neutre, on a eu des zoos humains (...) c'est des gens qui fuient leurs responsabilités." Elle dénonce également les scénarios du GIEC qu'elle qualifie de "colonialistes", car ils "font l'extension des inégalités, dont on a hérité, des inégalités coloniales" en projetant jusqu'à la fin du siècle une consommation énergétique africaine inférieure à celle des pays développés.
Son message est clair : "Avec les politiques actuelles, on s'achemine vers minimum autour de 3 degrés de réchauffement planétaire." Face à ce constat, elle appelle à un engagement citoyen quotidien à travers le Laboratoire mondial des sobriétés qu'elle dirige, qui lance notamment des outils éducatifs et des consortiums nationaux. "La démocratie, ce n'est pas juste mettre un bulletin de vote, c'est tous les jours qu'il faut qu'on se réapproprie notre citoyenneté."
Yamina Saheb est enseignante à Sciences Po, à PSIA (Paris School of International Affairs) et chercheure affiliée au LIEPP (Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques). Docteure en énergétique et diplômée de l’EHESS en économie de développement et de l’Ecole d’Architecture de Paris la Villette en politiques paysagères.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
tr.: ...
le consommateur souverain ... les pb de la crise de 1929 n'ont jamais été résolus ... l'ennemi, le modèle capitaliste ... les concepts néolibéraux reviennent le plus ... résumer, c'est un pouvoir ... rendre la sobriété mainstream ... / climat mini 3°C de réchauffement climatique soit 4°C pour la France ... habitabilité de la planète ... l'accord de Paris n'est pas ambitieux car pas du tout contraignant ... ça ne peut pas se faire sans la sobriété ... ne croit pas à l'auto-réforme des institutions comme le GIEC ... N'y est plus car ne plus partager d'informations avec les chercheurs français ... racisme institutionnel en bande organisée / 3 ministères de tutelle ... si la science était neutre on n'aurait pas eu des idées colonialistes ... la science est objective, réplicable mais pas neutre ... ça ne peut pas ... Efficacité, amélioration continue des techniques ... ya toujours des pertes, l'entropie ... >>conso énerg / sérieux ... /précarité énergétique ... augm de la part de la population qui fait face à des difficultés financières ... le prix de l'unité d'énergie est plus élevée quand on consomme peu ! ... scénario : /mobilité politiques d'efficacité ... le réseau élec ne pourrait pas si flotte 100% élec ... rapprocher les services essentiels des lieux de vie / l'urbanisme ... mobilité et logement pour la fr avec l'impact économique ... ramener toute la littérature à la surface ... de 250 millions de publications à 550 000 citant la sobriété ... consortium mondial de la sobriété ... on lance labo suisse ... c'est du collectif. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Consortium des laboratoires de sobriété, on peut faire beaucoup ... la démocratie, c'est tous les jours, se réapproprier.
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Quelles sont les menaces que représente l’extrême droite pour nos droits et pour la planète ? Et pourquoi une organisation écologique comme Greenpeace se mobilise sur ce sujet ? Découvrez les réponse nos deux intervenant·es, lors d'un webinaire organisé le 3 février 2026 :
- Mathieu Molard, co-rédacteur en chef du media indépendant StreetPress
- Sarah Fayolle, chargée de campagne à Greenpeace France
Liens mentionnés :
- Inscription au webinaire du 12 février 2026 : https://www.greenpeace.fr/comment-parler-ecologie-politique-avec-ses-proches
Plus le nombre d’entreprises augmente, plus l’impact environnemental sera fort. 💪
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Connu / https://bsky.app/profile/climatmedias.bsky.social/post/3meijts6l2s2m
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Plus de Climat dans les Médias @climatmedias.bsky.social · 7 h
Nous sommes agréés par 1% for The Planet
Qu’est-ce que cela signifie ? 🤔
Nous faisons désormais partie d’un collectif rassemblant plus de 700 associations engagées dans les causes environnementales et plus de 1200 entreprises françaises reversant 1% de leur chiffre d’affaires annuel.
09:22 · 10 févr. 2026 - 3 ont aimé
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Selon un sondage BFM, 77 % des Français estiment aujourd’hui que le travail ne paie plus. Quatre sur dix jugent que travailler davantage ne permet pas de gagner plus, et 46 % considèrent que les gains supplémentaires sont marginaux, sans réel impact sur le niveau de vie. Un constat massif, qui fait écho à une réalité économique bien tangible. Pour certains courants libéraux, l’explication serait toute trouvée : l’écart entre le brut et le net, les cotisations sociales, le « poids » du modèle social. Mais ce raisonnement occulte l’essentiel. Depuis trente ans, le SMIC a à peine doublé, quand la fortune des plus riches a été multipliée par quatorze. Dans le même temps, rente, héritage et dividendes rapportent bien plus que le travail. Les chiffres sont éloquents. En 2023, les entreprises du CAC 40 ont dégagé 153,6 milliards d’euros de bénéfices, dont près de 98 milliards ont été distribués aux actionnaires via dividendes et rachats d’actions. La part des salaires dans la valeur ajoutée recule, passant de 61 % à 51 % dans les plus grandes entreprises. Entre 2011 et 2021, les rémunérations des PDG ont bondi de 66 %, contre 21 % pour les salariés et 14 % pour les smicards. Le problème n’est donc pas que le travail coûte trop cher, mais qu’il ne paie plus, car la richesse produite est de plus en plus accaparée. Les Français, eux, ne sont pas dupes.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Sondage à retrouver ici : https://elabe.fr/travail-paie-t-il/
Visibilité Publique
Publié originellement 09/02/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée - Langue Français Étiquettes - Durée 20min 52sec
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Connu / TG le 09/02/26 à 18:02
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Un communiqué de presse de notre part pour dénoncer le projet de PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) qui va être signé par le gouvernement cette semaine. Et nous soutenons également les salarié·es du secteur des ENR qui vont manifester demain (notamment à Paris et Montpellier) pour alerter sur les risques pour l'emploi en cas de réduction des ambitions de l'Etat sur le développement des ENR.
Energie : les ENR méritent mieux que des miettes de la PPE
Alors que les salariés et salariées des filières se mobilisent demain pour la survie de leurs emplois, à l’appel de plus de 40 CSE d’entreprises du secteur [1], Greenpeace France dénonce la politique désastreuse d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs sur les énergies renouvelables dont la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie […]
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Les voix qui s’opposent au président américain se font de plus en plus entendre aux États-Unis, à l’image de celles des anciens présidents démocrates Bill Clinton et Barack Obama. La popularité de Donald Trump est, elle aussi, sur la pente descendante avec une côte à 40% dans les sondages.
On en débat avec Ellen Kountz, professeure à l'INSEEC Paris, Marc Weitzmann, écrivain et journaliste, et Elisa Chelle, politologue, spécialiste des États-Unis.
28 minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi, à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi.
Tr.: ... trop loin sur l'immigration, loyers de plus en plus chers, crise de l'accession à la propriété, taux d'intérêts qui augmentent ... désaccord sur les faits ... pas de CNI aux USA ... il nationalise les enjeux mais pas les élections ... ya pas de code électoral ... Epstein, noyer le poisson.
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À l’air libre — Vidéo
« S’unir ou périr : face à l’extrême droite, on n’aura pas le choix »
À un mois des municipales, le RN affiche ses ambitions dans le sud-est de la France, malgré sa gestion et les affaires. Comment riposter, ici et ailleurs ? « À l’air libre » s’est délocalisée à Toulon (Var) avec le député insoumis Raphaël Arnault, la militante antiraciste marseillaise Hanifa Taguelmint et d’autres personnalités.
À l’air libre
5 février 2026 à 18h51
Après Bobigny et Auxerre, et à un mois des élections municipales des 15 et 22 mars, Mediapart est à Toulon (Var), la première grande ville qui fut dirigée par le Front national en 1995. Trente ans plus tard, le Rassemblement national (RN) convoite à nouveau la mairie, dont l’ancien maire Hubert Falco a été rendu inéligible par la justice.
Pourquoi l’extrême droite s’est elle ancrée électoralement dans le Sud-Est malgré des gestions calamiteuses et les affaires ? Quelles mobilisations pour la faire reculer ?
Dans cette émission, focus sur Toulon, sur la candidate Laure Lavalette, députée RN proche de Marine Le Pen, et plus largement sur ce que fait vraiment l’extrême droite lorsqu’elle prend le pouvoir dans une municipalité.
Focus aussi sur d’autres villes du Var comme Fréjus, sur le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône : à Marseille, la deuxième ville de France, le candidat du RN Franck Allisio espère aspirer l’électorat de droite et profiter de la bataille acharnée entre la liste du maire divers gauche Benoît Payan et le candidat insoumis Sébastien Delogu.
Une émission en public, enregistrée le 3 février au Télégraphe à Toulon, présentée par Mathieu Magnaudeix.
Avec :
- Raphaël Arnault, militant antifasciste, député LFI du Vaucluse ;
- Alexandre Berteau, journaliste à Mediapart ;
- Safia Dahani, politiste, codirectrice du livre Sociologie politique du Rassemblement national (Presses du Septentrion) ;
- Véronique Marchand, candidate aux municipales à Ollioules (Var), représentante de Codex 83, la coordination varoise contre l’extrême droite ;
- Gilles Suchey, auteur de Toulon, ville coloniale (à paraître en avril aux éditions Divergences) et de On ne dit pas tu écoutes de la merde (éd. Battements par minute) ;
- Hanifa Taguelmint, militante antiraciste, candidate aux municipales à Marseille (Bouches-du-Rhône) ;
- Fatima Zekri, cheffe d’entreprise, candidate aux municipales à Fréjus (Var).
Nos articles en lien avec cette émission
À Toulon, le RN fait profil bas pour reconquérir la mairie
28 janvier 2026
Tr. ... Jean-Marie Le Chevallier, débacle, dette énorme ... mise sous cloche de la ville, en dehors de la république, hostilité de l'extérieur, FN d'obédiance vichiste, fondamentaux inchangés autour de ça, sécurité, ordre, famille, pratiques religieuses, Laure Lavalette députée RN du Var, souriante, dynamique, sans étiquette, s'ouvrir à la droite traditionnelle, encartée au FN à 15 ans, grand-père Croix-de-feux, nostalgie algérie fr, catho tradi, rite tridentin, façade conventionnelle, Safia Dahani, politiste, préférence nationale, parti représenté à l'ass nat, Gilles Suchey livre "Toulon ville coloniale", continuité réactionnaire, ville coloniale, impérialisme, la république à du mal à mettre à plat cette histoire coloniale, racisme, traumatismes, souches véreuses de la république, métaphore, la république porte ça, impensés de cette histoire commune, ...
17 villes extr droite ... relatifs succès, pas d'hégémonie mais Hénin-Baumont implanté ... Alexandre Berteau gestionnaires en bon père de familles contre contres socios, asso culturelles, aidé / élus LR, normalisation par la droite classique, Cioti allé du RN, tout le monde part sans étiquette, ya pas de collusion directe, continuité raciste, ...
Fatima Zekri, candidate Fréjus, entrepreneuse, l'extrême droite est une "MAFIA" David Rachline ... ville fantôme, la délinquance augmente, cercle vicieux après 12 ans de mandat, élu en 2014, réouvrir centres sociaux, mentor de Jordan Bardella, relaxé dans dossier financier mais jugé en septembre / corruption financière ... la gestion contredit la dédiabolisation ... les affaires n'éloignent pas forcément les électeurs ... liens extr dr violente cachés néonazis ... réélu au 1er tour en 2020 à 62% d'abstention, comment déloger ? ... les gens ouvrent les yeux, livre "LES RAPACES" a grandi à La Courneuve ... Fatima a dirigé un centre social, a grandi ainsi, encadrée /éducateurs spé maire PCF, now différent, précarité, en 2014, Marine Le Pen vexée car refus accueil au centre social, le prgm national n'est pas différent,
...
2ème plateau
Véronique Marchand, codex 83, Raphaël Arnault député LFI, Hanifa Taguelmint, candidate aux municipales à Marseille, ...
ya une dynamique sur la partie est/histoire coloniale, islamophobie
CODEX83 dénoncer impostures des extrêmes droites, ex inventent solutions abracadabra, amendement baisse 4,5 milliards de subv. Laure Lavalette apat du gain, argent, bétonisation, affaires entre amis bétonneurs, ...
terreur d'être foutus dehors, ratonades, attentat consulat, peur d'être chassé, enfants n'en peuvent plus veulent partir, héritage de haine algérie, colonies, pieds-noirs, les fachos s'aiment entre eux de haïr l'autre, médias, ...
ya du rn partout, forte dynamique, les affronter pleine poire, démasquer acte social, économie variable d'ajustement face au suprémacisme blanc ...
le rn n'aime pas l'étranger, n'aime pas les pauvres, ex de coupes budg : -20% de subv produits de soin et hygiène ... inquiète / Marseille avocat d'un père qui a chassé les nazis et qui parle de raffle !
passée de indigène à fr, la gauche a abandonné la lutte antiraciste, ciblés racisés, pauvres, les arabes et noirs variable d'ajustement, 30% d'intentions de vote pour ex rpr mou, ...
/islamophobie restructure à l'international reconstruire des pj antiracistes clairs
ne pas utiliser leurs mots, déconstruire
/présidentielle Hanifa /Printemps marseillais regarde l'avenir, comment aider les jeunes à se projeter ? aime Marseille, en résistance, a peur déchue nationalité, cadavres dans la rue, violence, ya plus de tv, on est dans le cadavre ex zined redouane ...
lfi tient la barre, ici, maintenant, l'unité sur le terrain, le seul mvt qui va s'allier au 2ème tour, ... danger démocratique pour les femmes, les homos,