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Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu dans le 20h de France 2 après la chute du gouvernement Bayrou, le 8 septembre 2025.
Ndlr : un sans faute.
APRÈS LA CHUTE DE BAYROU, LE 10 SEPTEMBRE ARRIVE ! - Diffusé en direct il y a 5 heures /Le Média 24-7
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Le 10 septembre : une journée de mobilisation qui fera date. Le mouvement citoyen “Bloquons tout” appelle à paralyser le pays contre le plan d’austérité du gouvernement, et plusieurs syndicats, dont Sud Rail, s’y associent. Dans les transports, la grève pourrait être massive, notamment à la SNCF. Et cette mobilisation intervient dans un contexte politique particulier : hier soir, les députés n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement contraignant François Bayrou à quitter Matignon. Est ce que cela change quelque chose à la mobilisation de demain ? on en parle avec Julien Troccaz du syndicat Sud Rail.
19 min
Le 10 septembre 2025, le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, appelle à une journée de blocages généralisés contre la politique budgétaire du gouvernement Bayrou. Massivement relayé en ligne et déjà soutenu par 63% de Français1, ce mot d’ordre interroge : qui sont ses partisans, que révèlent leurs colères et en quoi diffèrent-ils des « gilets jaunes » ? Antoine Bristielle propose un premier portrait de ce mouvement encore nébuleux.
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Née sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, cette initiative se présente comme un appel aux blocages, contre la politique du gouvernement Bayrou. Sur le site internet centralisant les revendications du mouvement https://indignonsnous.fr/, on peut en effet lire : « Nous appelons toutes les personnes résidant en France métropolitaine et dans les Dom-Tom à se mobiliser contre ce budget ! Nous ne voulons pas subir leur crise. Nous voulons changer de cap, pour de bon, avec et pour le peuple. Pas contre lui ».
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le Rassemblement national a exprimé sa volonté de ne pas s’y associer
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nous avons mené une enquête en immersion dans ce mouvement. Du 15 au 23 août 2025, nous avons posté à échéance régulière un questionnaire en ligne dans les différents groupes Telegram et Facebook du mouvement « Bloquons tout
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Bloquons tout » est un mouvement structuré d’abord par une bonne partie d’individus à première vue très éloignés de l’extrême droite
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Quel profil sociologique ? La jeunesse des petites villes à la manœuvre
Le profil par âge des soutiens de « Bloquons tout » met en évidence un mouvement notamment composé de jeunes et plus précisément de jeunes actifs.
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nette surreprésentation des hommes : ils représentent 56% des répondants, contre 34% de femmes. On observe également une part non négligeable (10%) de personnes s’identifiant à une autre catégorie de genre.
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« Bloquons tout » n’est pas avant tout un mouvement métropolitain ou parisien, mais qu’il puise sa force dans les petites et moyennes villes, espaces souvent marqués par un tissu social dense, une tradition de sociabilité locale et un rapport direct aux enjeux de redistribution et de services publics. Cela contribue à enraciner la mobilisation dans une géographie de la contestation distincte de celle des grandes capitales régionales ou de Paris. Ces résultats sont par ailleurs très cohérents avec la structuration du mouvement sur les boucles Telegram, qui ne s’organise pas avec un seul groupe national, mais avec des groupes régionaux, départementaux, voire locaux.
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Seule une minorité des participants déclare avoir été eux-mêmes « gilets jaunes » (27%). La grande majorité (61%) affirme ne pas avoir participé au mouvement, mais l’avoir soutenu de l’extérieur. Enfin, 12% se disent indifférents ou opposés aux « gilets jaunes ».
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Bloquons tout » ne s’enracine pas dans les catégories les plus précarisées et fragilisées économiquement, mais dans des segments plus jeunes, plus diplômés et plus politisés
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Les participants expriment moins une détresse matérielle personnelle qu’un projet politique global, porté par l’idée de justice sociale et de transformation radicale
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C’est un laboratoire d’auto-organisation […] fondé sur l’entraide, la solidarité de classe et la gestion collective des besoins », ou encore « Par la mutualisation des savoirs […] pour armer intellectuellement notre résistance
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Le rejet d’Emmanuel Macron et du Premier ministre semble constituer l’un des ressorts centraux de l’engagement dans « Bloquons tout ». Nous l’avons dit, ce rejet se matérialisait dès l’élection présidentielle de 2022, mais trouve finalement dans le budget de François Bayrou une nouvelle opportunité d’expression. Seuls 2% des répondants à notre enquête déclarent avoir confiance dans le président de la République, contre 22% des Français, et à peine 2% dans le Premier ministre, contre 14% des Français. Cette absence quasi totale de confiance illustre la radicalité du rapport au pouvoir exécutif, perçu non seulement comme illégitime, mais comme l’incarnation même d’un système à abattre.
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elle s’attaque à la légitimité même des institutions de la Ve République et du pouvoir centralisé, accusés de trahir le peuple et de gouverner pour les plus riches. Le mouvement se nourrit donc d’une rupture profonde avec l’exécutif, vécue comme une condition préalable à toute transformation politique.
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Un système injuste gouverne nos vies, dès notre naissance et nous laissons une infime partie de la population décider pour nous
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la mobilisation ne peut pas se limiter à l’arène électorale. Elle doit passer par d’autres formes d’action : la rue, la grève, la contestation directe, mais aussi l’invention de nouvelles institutions démocratiques. Le vote, perçu comme inefficace ou capturé par une minorité, cède la place à une logique de rupture et d’action collective directe.
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la confiance dans les médias, déjà assez faible au sein de la population française (32%), atteint un niveau abyssal chez nos répondants (6%).
Le seul contre-pouvoir institutionnel qui conserve une crédibilité notable auprès des répondants de « Bloquons tout » est celui des syndicats. Dans notre enquête, 45% des participants déclarent leur faire confiance, soit un score supérieur à celui observé dans la population générale (39%). Cet écart est significatif : alors que la défiance s’étend à la quasi-totalité des institutions politiques et médiatiques, les syndicats apparaissent comme un espace encore légitime de représentation et de mobilisation collective.
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les syndicats constituent un appui possible, non pas parce qu’ils incarneraient une solution institutionnelle, mais parce qu’ils participent d’une logique d’action collective en dehors du cadre parlementaire et électoral. De fait, si « Bloquons tout » se nourrit d’une défiance généralisée à l’égard du pouvoir et des institutions, il ne rejette pas toutes les formes d’organisation : les syndicats demeurent perçus comme des alliés potentiels dans la lutte, en tant que vecteurs de mobilisation et de rapport de force. Cette distinction éclaire l’une des raisons d’être du mouvement : chercher à construire une dynamique de transformation en s’appuyant non pas sur les institutions politiques classiques, mais sur des structures de lutte et de contestation issues de la société civile organisée.
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Alors que 78% des Français estiment que leurs idées ne sont pas bien représentées par le système politique, ce constat est partagé par 96% des soutiens du mouvement ayant répondu à notre enquête. De même, 76% considèrent que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et 86% qu’ils agissent principalement dans leur intérêt personnel. Ces jugements traduisent une rupture radicale avec les institutions existantes et alimentent la conviction que la mobilisation est le seul levier de transformation
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le système politique est perçu comme illégitime, corrompu et incapable de représenter le peuple
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registre émotionnel ... avant tout de la colère (52%) ... L’inquiétude (24%) et l’espoir (19%) constituent des émotions secondaires, mais significatives, traduisant à la fois l’angoisse pour l’avenir et la conviction qu’un changement reste possible. À l’inverse, la peur (3%) et la sérénité (2%) sont quasi absentes, ce qui souligne que le mouvement n’est ni marqué par le repli ni par l’acceptation de l’ordre existant, mais bien par une logique d’opposition active.
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Entre justice sociale et démocratie directe : des revendications extrêmement marquées
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une immense majorité (82%, contre 37% en population générale) se prononce pour la démocratie directe – un système où le peuple décide directement des lois à travers des référendums, des assemblées citoyennes ou des instances tirées au sort. Les autres options – gouvernement des experts, pouvoir militaire ou autorité d’un dirigeant fort – sont quasi inexistantes, contrairement à une partie de l’opinion publique. Ce résultat met en évidence une revendication essentielle : « Bloquons tout » ne demande pas seulement des réformes sociales ou économiques, mais aspire à un changement institutionnel profond, rompant avec la démocratie représentative pour instaurer une démocratie directe et participative. C’est sur ce point précis que « Bloquons tout » se rapproche le plus des « gilets jaunes », dont l’une des principales revendications portait déjà sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et sur la volonté de donner au peuple un pouvoir direct dans les décisions politiques.
Les modalités d’action : jusqu’à la violence ?
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décalage entre une détermination collective forte et une absence de structuration claire de l’action, qui laisse les individus dans l’attente de consignes ou d’initiatives locales ou nationales. Autrement dit, si l’intention de « bloquer » est partagée, sa mise en œuvre reste encore largement indéterminée, ce qui contribue à entretenir un climat d’incertitude autour de la mobilisation.
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si la violence n’est pas une perspective unanime, elle est jugée légitime par une part significative des répondants de « Bloquons tout ». En effet, 44% d’entre eux estiment qu’il est « normal que certaines personnes usent de la violence pour défendre leurs intérêts », soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population (22%). Ce résultat souligne que le mouvement n’exclut pas la radicalité : une partie non négligeable de ses membres considère la violence comme un mode d’action possible dans certaines circonstances, en cohérence avec une vision de confrontation directe avec le pouvoir. Cela ne signifie pas pour autant que « Bloquons tout » basculera nécessairement dans des formes d’action violentes, mais cela met en lumière une disponibilité accrue à la conflictualité totale, qui distingue le mouvement d’autres mobilisations plus strictement pacifiques et qui alimente l’incertitude sur ses formes d’action futures.
Connu / https://www.bfmtv.com/societe/10-septembre-pourquoi-le-mouvement-bloquons-tout-ressemble-plus-a-nuit-debout-qu-aux-gilets-jaunes_AV-202509050609.html
Ndlr :
- parler de journée à propos des "blocages généralisés" est pathétique puisqu'il a été annoncé que ce sera un mouvement dans la durée pour l'atteinte d'un résultat politique que les GJ n'ont pas obtenu.
- associer "radicalité" et "violence" me semble faux et regrettable.
"Prendre les pb à la racine" n'a aucun rapport avec la violence !
Enquête intéressante à prendre avec recul. - Je retiens : mouvement populaire, extrême droite NON, jeunesse, petites villes, démocratie directe.
1er mai 2023
... organisation politique révolutionnaire fondée officiellement en décembre 2022. Depuis 2015, ses militants animent le quotidien en ligne du même nom. Celui-ci traite l’actualité politique et les luttes nationales et internationales avec un point de vue assumé : *du côté des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, des personnes LGBT, des quartiers populaires et de tous les exploités et opprimés.
Révolution Permanente veut également faire entendre leur voix. Depuis les piquets de grève, les lieux d’études ou les manifestations, nous leur donnons la parole. De même, nos pages sont ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent contribuer à faire vivre ce projet en devenant correspondants du site ou en envoyant des témoignages sur les luttes, les conditions de vie et de travail et le quotidien de ceux qui font tourner l’ensemble de la société.
Révolution Permanente s’inscrit dans le projet plus large de redonner une vitalité aux idées marxistes et révolutionnaires, en démontrant qu’elles n’ont pas vocation à rester confinées dans les bibliothèques, les caves ou les musées, mais gardent au contraire toute leur actualité pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et former de nouvelles générations militantes prêtes à le transformer.
Révolution Permanente fait partie du réseau international de quotidiens en ligne La Izquierda Diario, présent dans 14 pays et en 8 langues, et impulsé par les différentes organisations de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale. A l’image de chacun de ces journaux, nous entendons contribuer aux débats au sein de l’extrême-gauche nationale et internationale, dans le cadre de notre lutte pour reconstruire une internationale de la révolution socialiste, la IVème Internationale.
Publié en 2025
Énergies
Dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale, des syndicats et des associations (la FSU, Sud Education, la CGT Educ’Action, Greenpeace France, Oxfam France, Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne et Attac) publient un rapport sur l’urgence de rénover le bâti scolaire.
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non seulement une nécessité écologique – 1,5% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France sont engendrés par les établissements scolaires – mais aussi un puissant levier d’éducation et de prise de conscience collective face aux défis climatiques.
La dégradation des bâtiments scolaires, des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des personnels renforce les injustices scolaires, sociales et territoriales, tout en dégradant leur santé.
À travers de nombreux témoignages, des données publiques ainsi que des données syndicales et associatives, ce rapport établit un état des lieux précieux du bâti scolaire et souligne l’urgence absolue de le rénover grâce à des investissements supplémentaires de 5 milliards d’euros.
Gauche(s) Entretien
La présidente du groupe insoumis à l’Assemblée considère la chute annoncée de François Bayrou comme « un formidable encouragement à l’action » pour le 10 septembre. Elle espère un retour aux urnes dans la foulée, par des législatives, voire une présidentielle anticipée.
Mathieu Dejean - 26 août 2025 à 18h31
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Cette mobilisation part d’une énorme colère après les annonces de mesures d’austérité de Bayrou. Emmanuel Macron et ses gouvernements présentent au peuple l’addition d’une politique qui a été menée depuis huit ans, et dont François Bayrou lui-même a étrillé le bilan lors de sa conférence de presse – car ce sont leurs politiques qui sont responsables de la situation absolument catastrophique qu’il a décrite. Et que propose-t-il ? de persévérer dans cette politique qui a mené au désastre. Il faut donc que la mobilisation du 10 septembre continue, s’amplifie pour dire que nous n’en voulons plus. Nous voulons qu’on respecte la souveraineté du peuple. En France, ce n’est pas le roi qui change de peuple, c’est le peuple qui renverse le roi.
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nous proposerons des candidatures uniques avec toutes celles et ceux qui ont voulu censurer la politique de Macron et qui sont restés fidèles au programme du Nouveau Front populaire. Nous ne recommencerons pas avec ceux qui, une fois élus, font passer le programme par la fenêtre. Comment voulez-vous que les gens retournent aux urnes massivement s’ils pensent que leur vote ne sera pas respecté ? Or nous avons besoin de ça pour tourner la page de la Macronie et pour battre l’extrême droite.
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les élections ne peuvent pas à chaque fois reposer sur la peur. Nous aspirons à gouverner ce pays, nous sommes des gens sérieux. Cela veut dire que nous ne ferons pas alliance avec des gens qui, par exemple, abandonnent l’abrogation de la retraite à 64 ans ou considèrent qu’on ne peut pas augmenter le Smic.
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Nous sommes d’accord pour dire que la France est endettée. Mais quelles en sont les causes ? Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 1 000 milliards de dettes. Macron et ses gouvernements nous ont dépouillés. Face à cela, nous assumons de dire qu’il faut dépenser plus dans la santé, dans l’éducation, dans les salaires, les minima sociaux, dans la bifurcation écologique. C’est ça qui relancera la consommation populaire.
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des ultrariches, qui ont fait sécession dans notre pays. On connaissait le séparatisme territorial, désormais on a un séparatisme fiscal, c’est-à-dire des riches qui ne veulent plus contribuer de un centime pour la solidarité nationale, et dont la fortune – pour les cinq cents plus grandes d’entre elles – a été multipliée par deux depuis qu’Emmanuel Macron a été élu. C’est avec ça qu’il faut rompre.
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Deux millions de personnes ont signé une pétition par France Connect : c’est du jamais-vu. Quelque chose de cette mobilisation ne pourra jamais être effacé : le cancer – comme le diabète, comme la maladie de Parkinson, comme les maladies respiratoires chroniques – est une maladie politique. Une prise de conscience populaire à très grande échelle s’est opérée à ce sujet.
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on donne des permis de tuer aux multinationales et aux entreprises. C’est ce avec quoi nous voulons rompre, et en effet je pense que c’est quelque chose qu’on a gagné pour la suite. Nous avons obtenu une première victoire avec la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction de l’acétamipride.
... abroger la loi tout entière, car c’est le modèle agro-industriel qui est en cause. Quelque chose de très puissant s’est produit quand l’extrême droite et la droite ont rigolé après l’exclamation de Fleur Breteau dans l’hémicycle les accusant d’être des alliés du cancer. La question écologique nous oblige à rompre avec le modèle capitaliste.
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Nous n’acceptons pas que l’extrême droite américaine vienne donner des leçons à la France en prétendant que la reconnaissance de l’État de Palestine mettrait « en danger la judéité »
L’extrême droite israélienne, comme l’extrême droite américaine, instrumentalise l’antisémitisme comme une arme diplomatique. C’est extrêmement dangereux. Celui qui met en danger les juifs de France et les juifs du monde aujourd’hui, c’est Nétanyahou lorsqu’il tente de les assimiler à sa politique génocidaire. Nous n’accepterons jamais cela.
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la France continue de livrer des armes en continu au gouvernement génocidaire de Nétanyahou, comme l’ont montré vos collègues de Disclose. Il faut cesser et suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
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Nous avons toujours dit que nous étions en soutien du peuple ukrainien face à l’invasion russe. Maintenant, pourquoi fait-on aussi peu de cas du droit aux institutions démocratiques des Ukrainiens ? La guerre est une circonstance exceptionnelle, mais il se trouve que pour pouvoir faire en sorte que la paix soit durable, il faut d’abord un cessez-le-feu pour que des élections aient lieu.
Le peuple ukrainien ne peut pas continuer éternellement avec des partis politiques d’opposition et des droits syndicaux restreints. À l’heure actuelle, les États-Unis exigent deux fois le PIB de l’Ukraine sur les matières premières, ce qui veut dire un pays pollué et pillé à jamais. Le territoire ukrainien a droit à ces débats démocratiques.
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Quand les quartiers populaires, les habitants des outre-mer, les militants politiques, syndicaux, associatifs et la jeunesse se rendent massivement aux urnes, nous submergeons nos adversaires. Notre but – et c’est pourquoi, par exemple, nous refusons la primaire –, c’est de parler le plus possible à l’extérieur, d’aller convaincre les gens, de faire un travail de conviction, porte après porte, et de continuer de redonner le goût de la politique
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la clé, c’est la mobilisation populaire, qui doit continuer. Le moment où nous arriverons au pouvoir, c’est le moment où il faudra – c’est ce que disait Jean-Luc Mélenchon aussi – plus que jamais être insoumis. En 1936, c’est aussi sur les mouvements de grève que les plus grandes conquêtes se sont appuyées.
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Connu / mel
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Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
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Élysée et gouvernement Analyse
Depuis sa nomination fin décembre 2024, le gouvernement de François Bayrou a certes buté sur son absence de majorité, mais a tout de même appliqué une feuille de route libérale et conservatrice. Retour sur un semestre marqué par les reculs environnementaux et la validation du discours anti-immigration de LR.
La rédaction de Mediapart - 2 septembre 2025 à 19h17
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Un dernier outrage contre le dialogue social
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Faillite et procrastination climatique
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Les mots de l’extrême droite
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Violences faites aux enfants : un immobilisme coupable
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Celle que l’État doit aux enfants victimes de violences, agressé·es dans des institutions comme Bétharram ou dans leur famille, sans que les pouvoirs publics sachent les repérer, les compter, les prendre en charge, les réparer, faute de politiques publiques à la hauteur. Cette dette-là, François Bayrou, qui se pose aujourd’hui en « bon père de famille » soucieux de régler ses créanciers, n’a jamais eu l’intention de s’y attaquer. À la fin, son immobilisme revient à la laisser prospérer.
Le moins que l’on puisse dire, pourtant, c’est qu’il était personnellement requis : moins de deux mois après son accession à Matignon, Mediapart a révélé qu’il avait été informé, dès les années 1990, d’un certain nombre de violences commises au sein de l’institution privée. À l’époque, ce catholique convaincu n’avait rien voulu faire des alertes.
Une fois devenu premier ministre, il aura passé des mois à tenter d’imposer ses contre-vérités et à nier ses responsabilités, sans jamais réussir à prendre la hauteur nécessaire pour annoncer un plan d’ampleur afin de lutter contre les violences toujours faites aux enfants (160 000 mineur·es victimes de violences sexuelles chaque année). Même son idée de « conseil des survivants », inspirée du modèle allemand, la seule esquissée lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, n’aura pas été mise en place.
Cure d’austérité pour la santé
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La lutte contre la pauvreté escamotée
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Justice : à droite toute !
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Le Conseil constitutionnel a heureusement mis un terme à ces projets en censurant les principales dispositions de la loi au mois de juin. En rappelant, au passage, que les enfants ont des droits et que l’éducatif doit primer sur le répressif, comme l’établissait l’ordonnance de 1945 sur les mineur·es.
Connu / https://mastodon.top/@cyrilz@mastodon.scop.coop/115127545311419253
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Bassines ? Bah Non ! a partagé 3 h
cyrilz@mastodon.scop.coop BassinesNon@social.tmprs.net Cyril :scop: @cyrilz@mastodon.scop.coop
Les coopératives agricoles créent en 1880, autour d’une démarche de solidarité et d’action collective ont aujourd’hui évolué en des multinationales opaques.
Voici 2 articles sur le sujet :
#agriculture #solidarite #cooperatives #economie #ecologie
1/2
Les principales dates qui jalonnent cette mise en perspective historique de la raison d’être des coopératives, en s'appuyant sur les principaux changements législatifs et réglementaires qui témoignent des évolutions de sa définition.
3 h
Gilins3 @Gilins3@mamot.fr @cyrilz
On pourrait ajouter
https://splann.org/enquete/cooperl-enquete-sur-un-geant-du-porc/
Splann ! | ONG d'enquêtes journalistiques en Bretagne
Cooperl : enquête sur un géant du porc
Crééé en 1964 à Lamballe, la Cooperl est aujourd’hui bien loin du petit groupement de 25 éleveurs des origines. Devenue une multinationale du porc, la coopérative possède 83 sociétés.
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432 k abonnés - 2,7k+ - 18 424 vues
✊LE SITE ONNEVEUTPLUS : https://onneveutplus.fr/
🐬 Rejoignez la lutte du 10 septembre : https://indignonsnous.fr/
🎤 FORMEZ VOUS AUX AUDITIONS CITOYENNES : https://t.me/+65Kwx47K1_U5ZGY0
00:00 CONTEXTE
01:46 AG
08:29 CONCLUSION
338 commentaires
Tr.: ...
Le 10 septembre on veut tout bloquer, OUI. Mais l'objectif est de tisser entre nous un puissant réseau de résistance.
...
que tous ensemble nous soyons suffisamment forts pour gouverner ce pays ...
La vidéo n'est pas disponible
C dans l'air l'invité Pierre-Stéphane Fort - La face cachée de Jordan Bardella
Décryptage & investigation
8 min 4 s - Français
Pierre-Stéphane Fort (Journaliste, réalisateur et auteur de “Le grand remplaçant”)
Le journaliste Pierre-Stéphane Fort a réalisé un reportage sur l’eurodéputé et président du Rassemblement national Jordan Bardella pour le magazine d’investigation Complément d’enquête. Dans un document diffusé en janvier sur France 2, il livre des révélations sur ce communicant âgé de 28 ans. Dans “Le grand remplaçant”, publié aux Editions Studiofact, Pierre-Stéphane Fort dresse cette fois le portrait de Jordan Bardella. Son histoire avec le RN commence en 2012, lorsque celui-ci voit Marine Le Pen à la télévision. Il n’a alors que 16 ans lorsqu’il prend sa carte, à l’époque au FN. Pour Pierre-Stéphane Fort, “il va être remarqué par Marine Le Pen puisqu'il arrive à intégrer son deuxième cercle amical, le clan Chatillon. Jordan Bardella était en couple avec la fille de Frédéric Chatillon pendant deux ans, qui elle-même est une militante assez radicale. Douze jours après la rencontre entre lui, Marine Le Pen et la fille Chatillon, M. Bardella est nommé porte-parole du Rassemblement national”. Pour le journaliste, Marine Le Pen mise très tôt sur son storytelling : “Jordan Bardella est le tout jeune homme issu de Seine-Saint-Denis, d'un quartier modeste, d'une famille relativement modeste. Elle mise sur lui et va investir beaucoup d'argent pour le faire former en média training". Pierre-Stéphane Fort, auteur de “Le grand remplaçant” reviendra sur la face cachée de Jordan Bardella, sur son profil et son parcours.
Présenté par : Axel de Tarlé
Connue / https://bsky.app/profile/l-echoruptible.bsky.social/post/3lxomdd67ck2a
"
@l-echoruptible.bsky.social
Loin du mythe du petit enfant de banlieue qui s'est fait tout seul, la réalité de la vie de Bardella est toute autre :
- scolarité en école privée catholique
- Smart offerte par papa à ses 18 ans
- Appartement offert par papa à ses 20 ans
- 1 mois de stage dans l'entreprise de papa...
1:23 - 31 août 2025 à 09:55 - 42 reposts - 1 citation - 79 ont aimé
"
623 abonnés - 101+ - 2 960 vues
Stérin est un milliardaire français. Ayant fait fortune grâce à Smartbox et The Fork, c'est aussi un exilé fiscal notoire (depuis 2012 et l’élection de F. Hollande). Politiquement, il se dit libertarien. Mais il est avant tout un catholique réactionnaire d'extrême-droite.
Son projet : Unir l'ensemble des droites pour parvenir à faire rentrer son projet de société réactionnaire et catholique dans l'ensemble des institutions politiques : locales, nationales etc. Il ambitionne donc la conquête par les urnes, via le projet Périclès, mais pas que. Il mobilise aussi son fric pour peser dans le champ culturel et de l'éducation, en ayant une approche très globale des choses.
Luttons contre Sterin et tous les acteurs et actrices de la fascisation de la société Française ou du moins sa classe politique et médiatique. Infos et dates de mobilisations de la Section Carrément Anti-Stérin (SCAS) à retrouver sur desarmerbollore.net et notre site internet.
Remerciements : Cette vidéo a pu être réalisé uniquement grâce au travail de certaines et certains journalistes et média. Rendez-vous sur L'humanité, le Nouvel Obs, Radio France, Blast, Le Média, Le Monde pour voir, lire, écouter les formats complets.
Volet politique locale : Récemment, des journalistes de l'Humanité ont révélés le projet Périclès : 150 000 millions d’euros pour porter le RN au pouvoir. Stérin souhaite mettre son argent pour la conquête par le RN de 300 mairies, en vue des municipales de 2026. Dans ce cadre-là, il finance Politicae, une "école des maires", pour former les futurs cadres politiques d'extrême-droite. Cela se traduit aussi depuis 2015 par les « Apéros du Bien commun », où se retrouvent des cadres de Reconquête, du Rassemblement national et des Républicains.
Volet politique internationale : Stérin est impliqué dans le Réseau Atlas. Le réseau Atlas est un réseau américain de think tank libertariens spécifiquement organisé pour mener la "bataille des idées".
« Le réseau se prévaut de nombreuses victoires politiques tout autour de la planète, comme le rejet de référendums au Chili et en Australie, le Brexit, le départ forcé de Dilma Rousseff au Brésil ou encore l’élection en Argentine de Javier Milei, très proche du réseau. Aux États-Unis, il se mobilise au côté des Républicains et espère fixer le programme politique de Donald Trump s’il est élu. » (extrait du rapport de l'Observatoire des Multinationales)
En France, le réseau Atlas se structure via un certain nombre d'organismes. Parmi eux, l'Institut de Formation Politique (IFP). Il permet la formation et la mise en réseau de leaders et porte-parole de droite et d’extrême-droite. Toute l’équipe fondatrice de SOS Chrétiens d’Orient est passée par l’IFP, de même qu’Alice Cordier, fondatrice du collectif féministe identitaire Némésis, ou encore Thaïs d’Escuffon, ancienne porte-parole de Génération identitaire.
Pour permettre à ses élèves d'investir l'espace médiatique, l'IFP a créé l'Institut Libre de Journalisme (ILBJ). Il s'agit de former les futurs journalistes de droite et d'extrême droite, histoire d'aller saturer les rédactions et autres plateaux télés. Or, cet institut de journalisme a directement été financé par Stérin, via son Fond du bien commun (le fond où Stérin a placé toute sa fortune). L'Institut Libre de Journalisme a aussi récupéré des sous en participants à deux éditions des Nuits du Bien Commun : Paris 2017 et Paris 2020.
Volet médiatique : Stérin n'a rien à envier à Bolloré. En 2023, il est candidat au rachat de Marianne. Il échoue, face au refus des journalistes du groupe et une grève des salariés. Il voulait aussi racheter Valeurs Actuelles : échec, à nouveau. Mais depuis 2022, il est tout de même propriétaire de Néo, un média en ligne. Il a ensuite financé le média en ligne Factuel (d'extrême-droite). Récemment, il est entré au capital du "Crayon", une chaîne YouTube de débat.
Et, dernière actu mais non pas des moindre : Il vient tout juste d'échouer (encore!) à placer son bras droit, Alban de Rostu au poste de directeur stratégique des éditions Bayard, encore une fois grâce à une mobilisation des salariés. En revanche, François Morinière, ancien collab. de Stérin (il était administrateur des Nuits du Bien Commun) est président du directoire de Bayard.
Volet culturel / associatif : Les « Nuits du Bien Commun ». Il s'agit pour Stérin de s'acheter une vitrine de respectabilité en finançant des associations oeuvrant pour le "bien commun" (beaucoup de structures liées au soutien aux enfants handicapés, à des écoles etc.).
Son dernier fait d’armes est d’avoir tenté d’installer une « Oasis chrétienne” (oui oui) en Touraine, sous le doux nom de projet Monasphère. Heureusement, avorté (sans mauvais jeu de mot) par une bande de retraités. Merci à eux !
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Connu / TG le 29/08/25 à 16:56
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Jean-Philippe Delsol ... deal Nestlé - Pfizer : manipulation de l'opinion ... commission de ?? entre 45 et 135 M€, réparti par l'ensemble des actionnaires ... tout n'est pas forcément versé en France mais dans un paradi fiscal à Jersey, l'île de Man, etc ... c'est légal, ça a été approuvé par le fisc ... la banque Rotchild fait des va-et-viens avec l'ÉTAT (Pompidou, Emmanuelli, etc) ... il n'a pas dit la vérité ... #Macron500k ... par Jean-baptiste Rivoire, fondateur de OFF Investigation.
Connu / TG le 21/08/25 à 17:32
Publié Il y a 1 mois • 5,9K vues
Frédéric Lordon est philosophe. Il est l’auteur de plusieurs livres importants, dont Figures du communisme (La Fabrique, 2021). Son dernier livre, Pulsion, coécrit avec Sandra Lucbert, a été publié au mois de janvier 2025 aux éditions La Découverte. Son très recommandable blog, La pompe à phynance, est hébergé par Le Monde diplomatique.
Il revient, dans cet entretien, sur le plan budgétaire présenté le 16 juillet dernier par François Bayrou, sur ce qu’il appelle « l’ethos » du macronisme, sur la faillite des « médiations institutionnelles » (politiques, médiatiques, syndicales), dont le constat l’amène à réfléchir à la possibilité d’un « débordement ». Il évoque aussi la fascisation en cours, qu’il a été l’un des tout premiers à dénoncer – entre pessimisme et espoir.
Journaliste : Sébastien Fontenelle
#Lordon #macron #guerre
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5 Commentaires
Connu / TG le 21/08/25 à 17:13
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le marché secondaire, tourniquet de la finance spéculative, ne crée pas d'emplois. Le marché primaire ne représente que 0,9% ... /CICE créer un million d'emplois ... faux ... le déni de démocratie de Macron ... mettre le macronisme dans sa totalité pour solder les comptes ... réapparition du scorbut ... de startup nation à scorbut nation ! ... surmonté du nappage le plus dégoutant, ignominie ... ex la légion d'honneur (sofia aram, alexis colère, etc) les commissaires violents décorés ... /loi Duplomb ... Fleur Breteau : des rires ont traversé l'hémicycle ... pétition ... oligarchie mitigée : il existe des forces de rappel qui ont pour vocation de faire remonter aux gouvernants les voix et les sentiments des gouvernés. Se matérialisent au travers d'entités qu'on pourrait appeler des médiateurs. Yen a plusieurs sortes : médiateurs politiques, médiatiques, syndicaux.
[oligarchie : régime politique dans lequel la souveraineté appartient à une classe restreinte et privilégiée]
Le propre de la crise actuelle du Macronisme, mais ça date déjà d'avant, c'est l'effondrement de toutes les médiations ... spectaculaire pour les médiations politiques parlementaires.
Médiation politique, c'est tout le travail qui fait connexion entre gouvernés et gouvernants. Le propre de l'oligarchie, c'est un gouvernement séparé. Hors il existe des connexions plus on moins ténues, plus ou moins consistantes et qui font remonter un signal jusqu'aux gouvernants. C'est ça les médiateurs. Et normalement, les parlementaires qui retournent se faire engueuler dans leur circonscription, ça tombe là dessous. Ce sont des médiateurs.
Les journaux restituent quelque chose à l'opinion. La médiation politique des parlementaires s'est effondrée. Aspirée par le pouvoir exécutif, ça n'est plus qu'une chambre d'enregistrement.
C'est là que j'ai un point de désaccord avec Stéphane Foucart, le papier extraordinaire "L'adoption de la loi Duplomb constitue un moment de rupture démocratique inédit. Non, la faillite de la médiation politique a 30 ans d'âge. Du traité constitutionnel européen. La représentation parlementaire est en réalité une distorsion. à 55% on avait défoncé les parlementaires qui étaient en faveur à 90%. Figure pure à l'anamorphose parlementaire. Le TCE2005 était déjà un indice très très fort. Les parlementaires ont repris le dessus et ça a débouché au traité de Lisbonne en 2018.
2023 les retraites : 90% de la population est contre. Tous les syndicats sont contre, il n'y a pas de majorité pour la voter. Ça se termine par un 49-3 : c'est un holdup. Moment de rupture démocratique. Le vol de 2024, coup d'état. On ne saurait mieux dire que la médiation politique n'existe plus. Comme avec les légions de la honte, vous pouvez bien aller vous faire foutre !
La loi Duplomb est aussi un indice de cette faillite du médiateur politique. Autres : sociétés savantes, universités, médecins, mutualistes etc faisaient remonter des savoirs. Toutes ces voix ont été méthodiquement ignorées. ENSEMBLE TRÈS SPECTACULAIRE.
Puisque nous sommes dans la problématique de la médiation, la France Insoumise revendique d'une certaine manière le retour à la médiation politique. Pour moi, le travail de médiation qui me semble le plus spectaculairement visible, c'est la médiation autour du NOUVEAU FRONT POPULAIRE. C'est typiquement un travail de médiation.
Concernant la médiation médiatique, c'est celle qui donnerait la parole à des voix dissonantes significativement. Alors que tout ce qui est dissonant est aussitôt stigmatisé et méthodiquement massacré sur le plateau. La transformation radicale de la presse devrait venir tout en haut de l'agenda d'un pouvoir de gauche qui parviendrait au pouvoir. Il y va simplement des conditions de sa réussite, tout simplement. ...
/Médiations syndicales : a peur que non. Devenues une composante institutionnelle, elles ont intégré les intérêts du système institutionnel d'ensemble avec lequel elles n'ont plus aucun désir de rompre. C'était une position tenable au tout début du Fordisme, premier néolibéralisme, période où le pouvoir de la parole syndicale existait encore. ... La grève à la Japonaise ! Au vu d'un brassard, la direction arrêtait tout. ... Ex flagrant en 2023 avec les retraites. Front syndical uni, des millions de personnes dans la rue et RIEN DU TOUT ! C'était prévisible...
Faire autre chose que ces stratégies perdantes...
Lorsque les médiations sont en échec, c'est une OLIGARCHIE PURE.
À partir du moment où il n'y a plus d'options avec les médiations institutionnelles, Les solutions désinstitutionnalisées prennent le relais. Le débordement. Le surgissement d'une révolte à caractère potentiellement insurrectionnelle dont on a eu un avant-goût avec les GILETS JAUNES.
Illustration pure et parfaite.
Prix élevé des répressions... Fait une sorte de physique politique raisonnablement prédictive.
État des forces, etc
C'est peut-être en mettant bout-à-bout les discours d'un nombre suffisant de couillons que quelque chose percole doucement dans les esprits et un jour, une étincelle venue fait prendre la salle??
/Fascisation un des 1ers à en parler /prochaine élection présidentielle : avoir bougé avant que ça ne soit trop tard. Le Macronisme a poussé tous les curseurs et a préparé un terreau propice à ce que le processus soit achevé. Situation très inquiétante. Interrogation d'Hannah Arendt dans "De la révolution" : interroge l'usage du mot révolution, figure de la nécessité implacable. La bonne partie, la France est un état particulier. Ya une conflictualité politique, une réactivité. C'est pour ça que la contestation du plan Bayrou doit aller jusqu'à contester TOUT LE MACRONISME.
Partisan d'une stratégie de la bouillabaisse. Tous les motifs de contestation dans la marmite et on pousse le feu à fond. C'est une ressource. Élément nouveau : LA FRANCE INSOUMISE. J'ai plein d'amis bien plus à gauche... Ça ne se présente pas si mal. Le discours médiatique matraque. Mais discrédités donc à l'avantage de LFI. Ya rien de tel que d'être haï par ces gens là. LFI seule incarnation d'une différence, martingale du succès... Incarner la différence dans un paysage homogénéisé. Il y a 20 ans, la différence était le Front National. Il s'est normalisé. Devenu euro-libérale, les autres devenus aussi racistes que lui comme les Républicains. De plus émiettement de l'offre présidentielle : Macron, Philippe, Retailleau etc.
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Invité de BFM TV le mercredi 27 août 2025, Eric Coquerel dénonce le catastrophisme de Monsieur Bayrou au sujet de la dette et rappelle les urgences sociales et écologiques auxquelles devraient faire face un budget.
2 304 signatures
Appel lancé par... / a joint call led by... Virginie Raisson-Victor, citoyenne européenne, chercheuse
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Il n’y a plus de neutralité possible face à un crime contre l’humanité.
Depuis des mois et des mois, à Gaza, des milliers de femmes, d’enfants, de soignants sont tués, mutilés, piégés sous les décombres ou condamnés à mourir de faim. Des quartiers entiers sont rayés de la carte, des hôpitaux visés, des civils entassés dans des zones censées être "sûres", puis bombardés à nouveau. À Gaza, et en Cisjordanie, la population palestinienne est poussée à l’exode, affamée, assiégée, privée des droits les plus élémentaires. Désormais, il ne s’agit plus ni de bavure, ni de "dommages collatéraux" au nom d’un droit à la légitime défense. Il s’agit d’une politique de destruction délibérée et publiquement assumée par ceux qui la mènent.
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nous ne visons qu’une chose : protéger les civils, les enfants, les innocents.
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Nous demandons un acte clair et concret : la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël tant que se poursuivent, sans limite ni frein, les attaques contre les civils palestiniens, les violations du droit international humanitaire, et le mépris absolu de la vie humaine.
Cet accord, signé en 1995, prévoit une coopération économique, politique et scientifique entre l’UE et Israël. Il repose sur une clause explicite : le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques. Des droits dont il n’est plus possible aujourd’hui de nier la violation quotidienne à Gaza et en Cisjordanie. Aussi, en continuant à coopérer dans le cadre de cet accord d’association qui lie l’UE à Israël, les pays européens envoient un message terrible au reste du monde, et à leurs propres citoyens : les droits humains sont conditionnels, négociables et géopolitiquement sujets à l’opportunisme.
Nous, citoyens européens, ne pouvons pas, ne voulons pas l’accepter. Car chaque jour où rien n’est fait, chaque jour où le droit est piétiné, c’est notre responsabilité collective qui se trouve engagée. Nous, citoyens européens, ne voulons pas, une fois encore, que l’Histoire écrive en lettres de honte ce que nous aurions pu empêcher. C’est pourquoi nous demandons qu’une action juridique et politique soit menée dans le cadre des engagements européens.
Par notre signature, nous appelons donc les institutions européennes, les gouvernements des États membres et leurs représentants élus à faire ce qui est en leur pouvoir, ici et maintenant, pour faire cesser les massacres. Pour dire que l’Europe ne transige pas avec le droit international et qu’elle se tient aux côtés des victimes, quel que soit leur passeport, leur culture, leur religion.
En signant cet appel, nous affirmons aussi que nous savons, que nous voyons, et que nous refusons d’être les témoins muets d’un crime commis en direct sous les yeux du monde.
Publié le mercredi 27 août 2025 à 13:30
L'invité du 13/14
L’économiste Mathieu Plane répond à toutes les questions que vous vous posez sur la dette française. Il y a-t-il un risque d’intervention du Fonds Monétaire International, un risque de faillite ? Nous en discutons.
« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a expliqué le Premier ministre François Bayrou ce 25 août. La dette est-elle réellement un danger pour la stabilité de la France. N'est-ce pas davantage la menace d'une dissolution et d'une instabilité politique qui agite les marchés ? Nous en discutons avec Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint au département Analyse et Prévision OFCE.
Clés : Info ; Économie ; Fiscalité ; Déficit public ; Mathieu Plane ; Dépenses publiques – Budget de l'État
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baisse de la fiscalité des prélèvements non financé : taxe d'habitation, impôts de production, redevance audiovisuel ...
Ndlr : il confirme les dires de JLM à propos de la dette détenue en majorité par les étrangers.
Ndlr: JLM a fait un sans faute... MERCI et vivement que LFI GOUVERNE...
Publié Il y a 21 heures • 26 vues / Le Média
00:00 : Introduction
01:40 Bayrou met son poste en jeu
02:14 : La dette : un danger immédiat ?
13:05 : La France a un problème de recettes, pas de dépenses
18:30 : Bayrou agite la peur
François Bayrou a lancé l’alerte ! Entre menaces de censure et blocages prévus partout en France, le Premier Ministre a prévenu : nous sommes en danger, attention la dette, trop de dépenses… Le patron du MODEM met son poste en jeu : il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l’Assemblée Nationale. S’il y a majorité de non, il part. La gauche et l’extrême droite ont déjà annoncé qu’ils voteraient en défaveur du Premier Ministre. Le (pour l’instant) chef du gouvernement s’est exprimé ce lundi 25 août lors d’une conférence de presse pour tenter de sauver son budget, très impopulaire. (On vous l’a décortiqué dans les épisodes précédents). François Bayrou met en garde sur un danger immédiat : la dette. Thomas Porcher relativise, “nous ne sommes pas en danger”. L’économiste regrette l’attitude du Premier Ministre qui agite la peur plutôt que d’être pédagogue. Mais François Bayrou a trouvé une explication, ce n'est pas de leur faute ! C’est de la nôtre… La dette et le déficit ont explosé en raison des baisses d’impôts et cadeaux fiscaux qui ont bénéficié aux plus riches et aux grandes entreprises, pointe Thomas Porcher.
Nous avions questionné le Premier Ministre sur la taxation des ultra riches, et le chef du gouvernement nous avait promis de futures annonces. Mais… rien. “Là, il n’y a plus de danger immédiat”, ironisent Thomas Porcher et Lisa Lap.
François Bayrou essaie de dire “si vous me faites tomber la situation sera catastrophique économiquement”. Le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard, a déclaré ce mardi 26 août sur Franceinter ne pas vouloir “faire la politique de la peur” mais avance “un risque existe que le FMI (fonds monétaire international) intervienne”. Jacques Attali, affirme que la chute de Bayrou “conduirait à une crise financière majeure provoquant l’intervention de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne), imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes” Sur les plateaux, on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple. Thomas Porcher estime qu’il y a peu de risques. Surtout, l’économiste se demande “si ces gens aiment la France. Est-ce qu’ils n’espèrent pas que le FMI applique ces réformes car c’est ce qu’ils veulent, et au fond, veulent aussi la fin du modèle social ?”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
La carte blanche de Lisa Lap sur la richesse : https://www.youtube.com/watch?v=jSC7XWCquYE
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Publié originellement 26/08/2025
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on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les français sans qu'ils se révoltent ...
Nicolas Framont | 24/08/2025
*Clés : LGBT ; Luttes ; Stratégie
A la mi-juillet, nous appelions à réagir aux annonces brutales et ultra violentes de Bayrou pour le budget et nous recevions des centaines de mails et de messages de gens prêts à en découdre. Fin juillet, un groupe anonyme lançait une plateforme web contenant une date : le 10 septembre et nous leur emboitions le pas. Depuis, et une fois les réticences initiales dépassées (“qui sont ces gens ?” “Pourquoi cette date ?” “et avec qui ?” “est-ce que c’est pas d’extrême-droite ?”) de très nombreuses personnes ont annoncé, sur leurs réseaux sociaux, rejoindre le mouvement, tandis que le premier sondage mené sur le sujet évalue à ⅔ la proportion de Français sympathisants du 10 septembre. Et ce, alors que l’extrême-droite, le RN en tête, s’en est complètement désolidarisé, et que la gauche politique (EELV, PCF, FI et même, et ce n’est pas une bonne nouvelle, le PS) a affirmé son soutien au mouvement. Côté syndicats, les avis sont bien plus mitigés : c’est au niveau des fédérations, c’est-à-dire à l’échelle des branches professionnelles, que des appels ont été lancés : Sud rail ou la CGT Chimie, par exemple. Mais à la tête de la CGT, Sophie Binet n’est pas du tout emballée : “Les modes d’action sont flous et puis, du côté des initiateurs, il y a une pluralité de points de vue.” Et c’est ennuyeux ? La secrétaire générale de la CGT reprend le préjugé selon lequel le mouvement serait noyauté par l’extrême-droite, alors même que toutes les figures médiatiques de ce courant l’ont critiqué mais soit : la force du 10 septembre, c’est précisément qu’il semble, pour l’instant, échapper aux formes traditionnelles de mouvement social, ces formes-réflexes que sont la grève d’une seule journée et la manifestation sage qui va d’un point A à un point B, de telle sorte que l’absence d’enthousiasme des directions syndicales, qui nous ont entraîné dans ce manège, en 2023, sans jamais admettre son inefficacité, est plutôt une bonne nouvelle. Mais si les choses ne sont pas dirigées vers les formes classiques (intersyndicale, manif, grève, merci et bonsoir) que peut-on attendre ? Est-ce que ça ne sera pas le chaos, la confusion ? Et au-delà de l’attente, que devrait-on imaginer et, localement, impulser ? Plusieurs propositions stratégiques ont émergé ces dernières semaines.
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1 – “Arrêt de la consommation” et paiement en liquide : l’impasse
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L’objectif d’un mouvement comme le 10 septembre est de faire front le plus possible, dans notre diversité et le respect de nos différences : le monde des “petits commerçants”, qui ne sont pas exempts, comme les restaurateurs, de comportement abusif et maltraitant envers leurs salariés, devrait s’y conformer. Ils veulent éviter de payer des impôts et des cotisations mais ils devraient aussi faire un pas vers le reste de la population et ne pas profiter de la période pour se mettre des liasses de billets sous le matelas.
2 – La grève, ça marche, mais comment et pour qui ?
La grève, contrairement au boycott, à l’arrêt de la consommation ou au paiement en espèce, produit un rapport de force immédiat et avec des effets rapides : une grève fait perdre des millions d’euros à l’économie capitaliste et donc à ses dirigeants, qui, dans notre histoire, ont toujours lâché du lest quand ça leur arrivait. Quasi tout ce que nous avons obtenu comme richesse collective l’ont été lors de grands mouvements de grève : les congés payés en 1936, des augmentations de salaires et pléthores de droits sociaux en 1968, toute la construction de la sécurité sociale en 1945-46 a été possible parce que la classe ouvrière avait la main sur la production et sur son arrêt potentiel.
Localement, la grève fonctionne et c’est loin d’être un mode d’action ringard ou obsolète, comme on l’entend parfois. Les chiffres sont là : une étude du ministère du travail basée sur l’année 2020 nous informe que 62,8 % des entreprises ayant connu une grève dans l’année ont connu des négociations fructueuses pour les salariés, contre seulement 12,7 % des entreprises qui n’ont pas connu de conflit social. L’année suivante, en 2021, c’est encore davantage : 79,0 % des entreprises déclarant au moins une grève ont mis en place des accords favorables aux salariés, contre seulement 16,6 % des entreprises n’ayant connu ni grève ni une quelconque forme de conflit.
Mais qu’en est-il au niveau national ? Les exemples de succès récents manquent. Et pour cause : la stratégie syndicale au niveau national repose entièrement sur le dogme de la journée isolée. Par conséquent, la grève nationale a été entièrement désarmée : c’est devenue une action symbolique, sans conséquence durable sur la production ou les services publics, qui peut être anticipée et gérée par le patronat et le gouvernement. Pour les directions syndicales, ces journées isolées deviennent l’équivalent des manifestations : elles permettent de générer des chiffres qui donnent une certaine légitimité à venir le soir à Matignon quémander des concessions… et ça ne marche pas, comme on l’a vu en 2023.
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des grèves reconduites plusieurs jours dans le plus de secteurs possible, et ce, de façon coordonnée
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“grève générale” ou, pour être plus correct “quasi-générale” : des secteurs se mettent en grève en même temps et deviennent, tous ensemble, un problème insurmontable pour les pouvoirs en place.
La grève quasi-générale permet de désorganiser la production de l’intérieur. Mais il se pourrait bien que, d’ici le 10 septembre, nous n’ayons pas les forces pour y parvenir : le monde syndical est éclaté entre secteurs, il s’est considérablement dépolitisé, au sens où la majorité des syndicalistes n’appartiennent plus à des confédérations qui font de l’action syndicale une arme pour changer les rapports de pouvoir au travail et, à terme, sortir du capitalisme. Seuls la CGT et Solidaires affirment être dans cette perspective mais ce ne sont pas les syndicats majoritaires. Il faut donc bien admettre que dans certains entreprises et secteurs, les syndicalistes peuvent être davantage un obstacle qu’un atout pour construire cette grève générale. Puisque nous n’arriverons pas à changer cette donne en quelques semaines, il faut que toutes celles et ceux qui travaillent dans des secteurs potentiellement bloquants pour l’économie (grande distribution, transport, agroalimentaire, énergie, services publics, mais aussi tout ce qui génère du cash pour les actionnaires) mobilisent leur énergie pour sensibiliser leur collègue à la nécessité d’une grève dure et reconduite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à partir du 10 septembre. S’ils ont de bons syndicats sur lesquels s’appuyer, tant mieux. Sinon, ils peuvent s’en sortir par eux-mêmes en attendant de mettre en place une organisation plus durable. Nous proposons un certain nombre de conseils ici. https://frustrationmagazine.fr/greve-10-septembre
3 – Tout bloquer : où, pourquoi et comment ?
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désorganiser la production de l’extérieur.
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entraver le fonctionnement du pays et de l’économie capitaliste pour que la production et le cours normal des choses ne fonctionne plus ou très mal, ce qui aura pour effet de forcer le gouvernement à se plier aux demandes de la population. C’est un mot d’ordre populaire. Selon un sondage Harris, qui vaut ce qu’il vaut (c’est-à-dire pas grand chose de précis mais qui permet de distinguer une tendance), 60% des sondés seraient favorables aux blocages. Mais concrètement, que faire ?
Le média Contre-attaque propose de mener des occupations durables de boulevards périphériques, en se basant sur des expériences récentes, particulièrement concluantes : “Le 12 avril à Nantes, il a suffit de trois points de blocage pour créer des dizaines de kilomètres de bouchons et mettre la ville entièrement à l’arrêt.
https://contre-attaque.net/2025/08/15/10-septembre-bloquer-les-peripheriques-des-grandes-villes-pour-arreter-le-pays/
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Mais ces blocages sont restés temporaires, ils n’ont duré que quelques heures avant d’être levés. Insuffisant.”
La recette, ce serait des blocages de longue durée, où la population se relaie pour tenir des jours et des semaines : “En Argentine, dans les années 1990, le mouvement des piqueteros, qui étaient des précaires en lutte contre le néolibéralisme équipés de bâtons, a bloqué les autoroutes à de nombreuses reprises. En paralysant les flux, les piqueteros ont gagné en visibilité et en rapport de force en bloquant l’économie. Mais contrairement à la France, il ne s’agissait pas de blocages ponctuels : ils occupaient réellement les routes du pays, notamment près de Buenos Aires, pendant plusieurs jours voire semaines d’affilée.”
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Les blocages sont des actions qui nécessitent de la préparation et beaucoup de prudence : en 2018, une femme était décédée lors d’un blocage de rond-point. Une conductrice avait paniqué et provoqué l’accident fatal. Il est essentiel que ces blocages soient progressifs, sans provoquer des réactions de peur et en canalisant les réactions de colère des automobilistes. Le début est forcément le plus dur : interrompre un flux et imposer son barrage, sa barricade, nécessite d’être très nombreux et d’agir avec calme et méthode. Une fois le barrage installé, et pour qu’il dure dans le temps, il faut qu’il devienne un lieu de vie, où il est possible de venir une heure, deux, une journée ou une nuit, sans se sentir menacé ou jugé, en particulier pour les femmes et les minorités. Il faut que ces blocages soient filtrants et organisent le passage des véhicules de secours. Mais il s’agit ni plus ni moins que de reprendre le contrôle sur ce qui circule, pourquoi et comment.
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définitivement changer de paradigme. En finir avec le paradigme de la “démonstration de force” ou de “l’action symbolique”
... montrer qu’on sait danser sur “HK et les Saltimbanques” ou “Freed from desire”
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adopter la tactique du rapport de force. Cela consiste à se demander, pour chaque action, si elle fait peur au pouvoir et ce qu’elle leur fait perdre. Faut-il occuper ce bâtiment-ci plutôt que celui-là ? Bloquer ce périphérique plutôt que cette autoroute ? Faire grève dans cette entreprise ou aider à faire grève dans celle-ci ? Perturber les déplacements de tel homme politique ou se concentrer sur le blocage de telle zone portuaire ou logistique ?
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l’absence de méthodes traditionnelles rassurantes comme la manifestation déclarée met le pouvoir mal à l’aise
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conserver la même dynamique et la tournure prise par le 10 septembre. Un mouvement qui échappe à toute organisation, qui est insaisissable, dont aucun leader n’existe et qui ne peut faire l’objet d’aucune négociation au chaud à Matignon. Un mouvement sans drapeau, sans ballon, sans camion ni slogan préétabli. Mais un mouvement qui met déjà en avant des revendications fortes, de justice fiscale, de justice sociale et de démocratie directe.
Le 10 septembre peut être un semi-flop. Il ne sera sans doute pas une révolution. Mais dès maintenant, il nous montre une chose : il est possible d’organiser une contestation sur d’autres bases que celles proposées par les professionnels de l’action revendicative et nous n’avons besoin de personne pour le faire. Et cela inquiète bien plus que lorsque nous respectons la routine. Mais le 10, et surtout les jours qui suivront, nous allons peut-être pouvoir enfin tourner la page d’une décennie de défaites.
1,51 M d’abonnés - 18k+ - 586 477 vues - 3 061 commentaires #Logement #Economie #Pauvreté
C’est un des principaux facteurs de pauvreté en France, une injustice invisible et pourtant source majeure d’inégalités dans notre pays : l’accès au logement.
Entre l’inflation, le coût des matériaux qui a explosé, les nouvelles normes environnementales, et l’augmentation des taux de prêt immobilier, la construction de logements neufs diminue, et ce n’est pas prêt de s’arranger. Selon la fondation Abbé Pierre, 330 000 personnes sont SDF, 4 millions sont mal logées, et 15 millions sont victimes de la crise du logement. Chaque année, de nouvelles personnes se retrouvent aspirées dans cette spirale infernale de la précarité du logement. Le déficit de logements entraîne une augmentation des prix de l’immobilier, ce qui accentue la concentration du patrimoine et divise la France en deux tendances : d’un côté, la France des propriétaires, souvent plus âgés, qui ont déjà acquis leur bien, et la France des locataires souvent plus précaires qui ne peuvent plus accéder à la propriété. Il y a donc urgence à pouvoir loger tout le monde, tout en respectant les nouvelles normes environnementales, malgré la crise économique.
Comment le logement est-il devenu le symbole d’une société où il vaut mieux hériter que mériter, sommes nous à l’aube d’une immense catastrophe sociale ? Éléments de réponse avec Salomé Saqué pour Blast.
Journaliste : Salomé Saqué