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et, au-delà, aux principaux centres urbains de la région (Le Havre, Caen, Evreux, Cherbourg). Mais ses enquêtes le mènent aussi régulièrement à la campagne et dans cette France dite périphérique.
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partenaire éditorial de Mediapart
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Informations légales
édité par la SAS Satse Publications au capital de 25 000 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 808 503 940.
Adresse du siège social : 72, rue de Lessard 76100 Rouen
E-mail : contact@lepoulpe.info
1.2 Présidence et direction générale
Président directeur général : Gilles Triolier
1.3. Directeur de la publication
Gilles Triolier
1.4 Rédacteurs en chef : Gilles Triolier et Manuel Sanson
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1.6. Hébergeur / société OVH
Outils de compréhension et de désamorçage
Pourquoi ce guide ?
Les conflits sont inévitables dans tout collectif. Ces outils permettent de les comprendre et de les transformer. En changeant de regard sur le conflit, il devient possible d’apprécier le cadeau qui se cache derrière : une manière de mieux se connaître et même, parfois, d’évoluer.
Je suis Audrey Gicquel, autrice, conférencière et facilitatrice. Je vous partage ici mes meilleures références et retours d’expérience, issus de ma vie en collectif et de mes accompagnements de groupe.
Je suis passionnée par les dynamiques de groupe et en particulier les situations conflictuelles. J’aime voir l’incroyable énergie que provoque un conflit et admire les possibilités de transformation qu’il permet.
Partie 1
Comprendre les conflits
Poser un regard clair sur ce qui se joue
Comment résoudre un conflit ?
Il existe 3 grandes manières de résoudre un conflit :
travailler la relation, travailler sur soi ou s’en aller.
- Travailler sur la relation/ le système
- Travailler sur soi
- Partir
Dans l’idéal on essaie en parallèle les 2 premières options avant de partir/ fuir.
L’escalade du conflit
(/ The Danish Centre for Conflict Resolution)
Un conflit ne naît pas d’un coup : il progresse par étapes. Identifier le niveau où l’on se trouve permet d’agir avant l’explosion.
- Désaccord
Une différence de point de vue apparaît. - Personnalisation
La critique glisse de l’objet du désaccord vers la personne : “il/elle est toujours comme ça”. - Le problème se développe
D’anciens griefs ressurgissent : “Ce n’est pas la première que tu nous fais ça !” - Le dialogue est abandonné
On ne cherche plus à se comprendre, on évite la personne ou on parle d’elle, mais sans elle. - Images ennemies
On stigmatise l’autre, on lui attribue de mauvaises intentions, on le·la réduit à un rôle (ex. : “le toxique”). - Hostilité ouverte
Le conflit devient visible : reproches, tensions vives, agressivité, voire violences verbales. - Polarisation / Séparation
Le groupe se divise en camps. Le lien est rompu ou devient toxique. La séparation semble la seule issue.
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Les 4 étapes du conflit
par Arnold et Amy Mindell
Les Mindell distinguent quatre étapes :
- Déni – "Tout va bien" : on minimise, on évite.
- Accusation – "Le problème, c’est l’autre" : la tension s’exprime.
- Responsabilisation – "J’ai ma part" : je prends conscience de mon implication.
- Acceptation – "Je prends du recul" : je reste en lien, sans être pris dans l’émotion.
👉 Souvent, les collectifs veulent passer directement du déni à la responsabilisation en évitant la confrontation. Mais, à mon sens, l’étape 2 est nécessaire : la confrontation permet de libérer l’énergie bloquée.
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Le triangle de Karpman
Dans un conflit, nous glissons souvent dans des rôles inconscients :
- La victime se sent impuissante.
- Le sauveur veut aider, parfois sans qu’on lui demande.
- Le persécuteur critique ou impose.
👉 Chaque rôle crée les autres : une victime appelle un sauveur et un persécuteur.
Ces dynamiques existent autant dans nos relations qu’en nous-mêmes.
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Sortir du triangle
Pour sortir de ce jeu de rôles, il s’agit de retrouver une posture alignée :
- À la place de la victime, on cultive la souveraineté : assumer ses fragilités tout en prenant la responsabilité de ses choix et de ses actes.
- À la place du persécuteur, on adopte une posture assertive : poser ses limites, exprimer ses besoins et son point de vue, sans agressivité.
- À la place du sauveur, on devient empuissançant : on fait confiance à l’autre pour trouver ses propres solutions, sans imposer d’aide non sollicitée.
Cela ouvre une voie vers des relations plus matures, claires et respectueuses.
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La spirale dynamique
/ Clare W. Graves. Don Beck et Chris Cowan
La spirale dynamique décrit les grandes étapes de l’évolution des systèmes humains.
Beaucoup de collectifs fonctionnent aujourd’hui selon le modèle vert, centré sur l’écoute et l’horizontalité.
Mais ce modèle à ses limites : peur du conflit, rejet de l’autorité, recherche du consensus à tout prix…
Ce qui épuise ou paralyse les groupes.
👉 Une explication plus complète dans cet article “sortons du vert”.
https://www.audreygicquel.fr/2024/08/18/sortons-du-vert
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Group of diverse young people with different appearances
Les rangs et privilèges
Dans notre société, nous n’avons pas tous les mêmes privilèges : certains ont plus de pouvoir, de ressources ou de reconnaissance que d’autres.
Plus le rang est élevé, plus on bénéficie d’avantages… mais aussi plus on risque d’être aveugle aux difficultés des autres.
Depuis un rang bas, on voit souvent mieux les injustices, mais cela ne signifie pas qu’on est seulement victime.
Prendre conscience de ces différences est la première étape pour créer des relations plus équilibrées.
Pas de culpabilité : le rang est à la fois un poison et un médicament selon la manière dont on l’utilise.
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Les différents types de rangs
par Arnold et Amy Mindell
Le rang social
Le rang contextuel
Le rang psychologique
Le rang spirituel / sagesse
Le rang, c’est le pouvoir invisible que nous avons dans une situation. D’après les Mindell, il existe 4 types de rangs :
- Social : genre, couleur de peau, taille, âge, etc
- Contextuel : expertise/ ancienneté dans un contexte précis (un collectif par exemple)
- Psychologique : estime de soi, capacité d’auto-régulation, savoir parler en public, etc
-
Spirituel : connexion à plus grand que soi, acceptation de la mort, ect
👉 Reconnaître ces privilèges invisibles permet de mieux équilibrer les relations.
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Partie 2
Adopter une posture saine
Revenir à soi et sortir des interprétations
A Man Doing Yoga
L’être humain comme un iceberg
Dans une relation, on ne voit que la partie émergée : les mots, les gestes, les comportements.
La partie immergée — croyances, blessures, émotions, histoire personnelle — reste invisible.
Je suis souverain·e quand je connais ma partie cachée et que je sais poser mes limites.
Nous sommes tous différents et j’ai tendance à voir l’autre à travers mon propre iceberg.
👉 Les suppositions sont un poison.
Je reste dans le visible et je choisis la curiosité plutôt que l’interprétation.
l’Authenticité, c’est la clé !
Pour William Schutz, l’authenticité est la clé pour désamorcer les rigidités relationnelles.
Elle se vit en deux mouvements :
- De moi à moi : reconnaître ce que je ressens, à différents niveaux de profondeur.
- De moi à l’autre : choisir ce que je partage, avec justesse.
👉 L’authenticité nourrit la confiance, autant que la confiance nourrit l’authenticité.
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Voir l’atelier en ligne “Non-violence et com. authentique”
La communication non-violente
par Marshall Rosenberg
... nous aide à dire ce qui est vivant en nous, sans accuser.
L’Intention :
Créer une qualité de connexion avec soi et avec l’autre qui prenne en compte nos
besoins.
Qu’est-ce que j’ai envie de vivre avec toi ?
OSBD - Un processus en 4 étapes :
Observation
Sentiment
Besoin
Demande
👉 On commence par clarifier ces étapes pour soi avant de les formuler à l’autre.
Exemple :
0- Quand je vois que tu arrives en retard
S- je me sens agacée
B- parce que j’ai besoin de fiabilité
D- Est-ce que tu pourrais me prévenir la prochaine fois?”
👉 toutes les formations : https://cnvfrance.fr/
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L’effet miroir, Qu’est-ce que c’est ?
Ce qui m’agace chez l’autre, c’est :
- une partie de moi que je n’accepte pas
- une partie blessée que je n’ai pas apaisé
Photo of Woman Looking at the Mirror
Je peux choisir de regarder ce que ça touche
C’est inconfortable, mais aussi libérateur.
-> permet de reprendre du pouvoir sur sa vie, sans attendre que l’autre change.
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The work de Byron Katie
... nous invite à un changement de regard : la souffrance vient moins des situations que de l’histoire qu’on se raconte à leur sujet. La vérité est ce qui est, et nous ne pouvons agir qu’à l’intérieur de nos propres affaires, pas dans celles des autres.
Trouver la pensée de départ
Pour faire le processus, choisis une situation non résolue qui te connecte directement à une émotion forte.
Formule-la en une phrase simple et jugeante, du type :
"Il devrait…" • "Elle aurait dû…"
Exemples :
- "Il ne m’écoute pas"
- "Elle ne me respecte pas"
- "Il devrait plus me considérer"
- "Elle devrait tenir ses engagements"
👉 Pour en savoir plus sur cette méthode :
https://thework.com/sites/francais/
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The work
A partir de la phrase que vous avez trouvée, posez-vous ces 4 questions
et prenez le temps de sentir la réponse.
Les 4 questions
- Est-ce que c’est vrai ? réponse Oui/Non
- Est-ce que tu peux être sur·e que c’est vrai ? réponse Oui/Non
- Comment te sens-tu quand tu crois cette pensée ?
Quelles sont les émotions qui émergent, où elles sont dans le corps? Est-ce que tu as déjà vécu ça dans ta vie? Est-ce que tu te sens victime/ sauveur·se persécuteur·rice ? - Qui es-tu/ Comment te sens-tu SANS cette pensée ?
Cette question est une invitation à sentir la légèreté sans cette pensée.
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The work - Les 3 retournements
Après les 4 questions, viens le temps des retournements : il s’agit de regarder la situation comme dans un miroir.
👉 Vers moi-même
👈 Vers l’autre
🔄 Le contraire
A Shirtless Man Jumping Upside Down
💡 Exemple avec “Il devrait me respecter” :
Vers soi : “Je devrais me respecter.”
Vers l’autre : “Je devrais le respecter.”
Opposé : “Il n’est pas obligé de me respecter.”
Pour chaque retournement, on se demande :
“Ai-je déjà vécu une situation où c’est vrai ?”
⚠️ Selon la phrase choisie, tous les retournements ne sont pas toujours possibles.
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Meaning Game
Pour changer le sens de la situation
Cette technique ressemble à The Work de Byron Katie, avec une 2eme partie très puissante.
En explorant d’autres sens possibles, on réalise que notre cerveau se raconte bien trop souvent des histoires.
- Énoncer la situation
- Observer les émotions et où elles se logent dans le corps
- Nommer le sens qu’on donne à l’histoire (= la phrase chacal de Byron Katie)
- Changer d’état : se secouer, se préparer à voir autrement
- Trouver une nouvelle histoire : commencer par des versions légères ou burlesques, puis chercher une histoire plausible
- Observer les nouvelles sensations et émotions
- Ancrer la nouvelle histoire : l’écrire, la partager, poser une action
- Célébrer !
👉 J’utilise parfois cette deuxième partie pour clôturer un processus “The work”
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Partie 3
Réguler et transformer en collectif
Co-créer des espaces d’évolution collective
Poser un cadre de confiance
Poser un cadre, c’est expliciter les bases de la qualité relationnelle qu’on souhaite vivre ensemble.
En collectif, formuler un cadre commun crée où chacun peut s’exprimer librement.
Ce cadre sert aussi de référence partagée : il permet de rappeler les règles en cas de débordement, sans que cela soit perçu comme une attaque personnelle.
Ces balises protègent le lien et soutiennent la régulation au sein du groupe.
Je parle en JE
Accueil des émotions, non jugement
Souveraineté individuelle, co-responsabilité
Concision
Confidentialité
L’art du Feedback
Instaurer une culture du feedback, c’est prendre soin des relations au quotidien : dire les choses tant qu’elles sont encore petites, ajuster, clarifier, réguler…
Cela prévient les malentendus et évite que les tensions ne s’accumulent.
Avant un feedback :
- Clarifier son intention : améliorer la relation plutôt que se défouler.
- Demander le consentement : s’assurer que l’autre est prêt·e à écouter.
- Choisir le bon cadre : un espace privé et sécurisant.
- Trouver le bon moment : ni à chaud, ni trop tard.
- Se préparer intérieurement : être ancré·e, centré·e et neutre.
Donner un feedback :
- Parler de faits observables, pas de jugements.
- Focaliser sur les actes, pas sur la personne.
- Utiliser le “je” plutôt que le “tu”.
-
Dire ce qu’on souhaite voir plutôt que ce qui ne va pas.
👉 Attention ! Un feedback peut être contre-productif s’il n’est pas bien dit
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Karma cleaning
Le nettoyage des canaux
Un rituel où chacun peut exprimer ce qui pèse, dire un merci, ou demander pardon. Ces espaces régénèrent la qualité relationnelle.
Tout le monde est dans un même espace, chacun·e se trouve une place. Celles/ceux qui le souhaitent se lèvent et choisissent une personne pour donner un feedback (on applique les règles, en particulier en demandant le consentement, en parlant en je, etc.)
La personne qui reçoit écoute sans réagir, puis dit simplement “merci.” Il n’y a pas de réponse
immédiate : si besoin, on refait le processus plus tard en sens inverse.
Après avoir donné le feedback, la personne retourne à sa place.
👉 Ce rituel crée un espace sécurisé pour se dire les choses et rend le feedback plus naturel au quotidien.
Un espace pour chacun·e
Choisir une personne
Donner un feedback
L’autre écoute
“Merci”
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Régulation collective
La réunion de non-dit
La réunion de non-dits est un espace pour exprimer les tensions et clarifier les incompréhensions, sans chercher l’efficacité.
Principes :
- Pas d’ordre du jour
- Pas de prise de décision
- Pas de recherche d’efficacité
- Un facilitateur·trice extérieur·e anime la rencontre
- Minimum 2h de réunion
Déroulé :
- Tour de météo intérieur
- Poser le cadre de confiance
- Tour d’ouverture : chacun peut proposer un ou plusieurs sujets, ou rien
- Priorisation collective des sujets
- Traitement des sujets, un à un
- Tour de clôture : partager son ressenti
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Illustration of a Stick Figure Being Crushed by a Giant Fist
Stick Figure Illustration Presenting with Enthusiasm
Group of Friends Icon
podium position rank winner leaderboard
Leadership et pouvoir par Starhawks
Les notions de leadership et pouvoir ne sont généralement pas bienvenu dans les collectifs. Starhaws différencie 4 types de pouvoir.
Pour elle, le leadership sain n’est pas dominateur, c’est un élan qui inspire, qui transporte. Le pouvoir du dedans devient pouvoir collectif quand il circule librement dans le groupe.
Pouvoir-sur :
pouvoir hiérarchique, domination, peur, violence
Pouvoir-social :
pouvoir invisible qui donne plus d’écoute à une personne (voir la notion de rang)
Pouvoir-du-dedans :
l’élan, la créativité, l’enthousiasme qui nous transporte (exp : l’artiste)
Pouvoir-collectif :
quand l’élan se partage à plusieurs
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Que faire d’un fort Leardership ?
Circonscrire le leadership
Il est possible de limiter les abus en cadrant les espaces de prises d’initiatives :
- En donnant une tâche spécifique/ une mission/ un rôle
- En ouvrant un espace de parole thématique
- En créant des espaces de liberté d’action (exemple de la brigade beauté)
Accepter de donner du pouvoir
En donnant du pouvoir à ceux qui font, on évite de subir les effets du pouvoir social.
Reconnaître l’engagement par :
- de la reconnaissance
- de la gratitude
- des petits privilèges
Toddlers Forming a Circle
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Qui suis-je?
Présentation
Accompagnatrice
Formatrice
Autrice
Conférencière
Spécialisée dans les collectifs et le vivre-ensemble
www.audreygicquel.fr
Mes ouvrages
- Les clés de l'habitat participatif
Un livre technique très apprécié des groupes pour démarrer un projet collectif ou améliorer le vivre-ensemble - La communauté Loutopia
Un roman qui raconte les aventures d’une journaliste en immersion dans une communauté de 130 personnes en partage de revenus et d’activité
Cliquez sur les images pour accéder à la boutique de l’éditeur
Connu / mel
"
Sujet : [Journal Oasis] 😏 Le secret de l'enfance épanouie ?
Date : Tue, 16 Sep 2025 19:49:50 +0000
De : Coopérative Oasis contact@cooperative-oasis.org
...
Le guide des conflits en collectifs
Forte de son expérience auprès des groupes d'habitant·es, Audrey Giquel propose un guide bien fourni pour s'outiller en matière de conflit : grilles d’analyse, méthodes de régulation et pistes d'exploration individuelles.
"
1er mai 2023
... organisation politique révolutionnaire fondée officiellement en décembre 2022. Depuis 2015, ses militants animent le quotidien en ligne du même nom. Celui-ci traite l’actualité politique et les luttes nationales et internationales avec un point de vue assumé : *du côté des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, des personnes LGBT, des quartiers populaires et de tous les exploités et opprimés.
Révolution Permanente veut également faire entendre leur voix. Depuis les piquets de grève, les lieux d’études ou les manifestations, nous leur donnons la parole. De même, nos pages sont ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent contribuer à faire vivre ce projet en devenant correspondants du site ou en envoyant des témoignages sur les luttes, les conditions de vie et de travail et le quotidien de ceux qui font tourner l’ensemble de la société.
Révolution Permanente s’inscrit dans le projet plus large de redonner une vitalité aux idées marxistes et révolutionnaires, en démontrant qu’elles n’ont pas vocation à rester confinées dans les bibliothèques, les caves ou les musées, mais gardent au contraire toute leur actualité pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et former de nouvelles générations militantes prêtes à le transformer.
Révolution Permanente fait partie du réseau international de quotidiens en ligne La Izquierda Diario, présent dans 14 pays et en 8 langues, et impulsé par les différentes organisations de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale. A l’image de chacun de ces journaux, nous entendons contribuer aux débats au sein de l’extrême-gauche nationale et internationale, dans le cadre de notre lutte pour reconstruire une internationale de la révolution socialiste, la IVème Internationale.
Publié le 16 février 2025 à 23:02
À la Plateforme des Peuples d’Europe, quatre organisations d’Allemagne, d’Espagne, de France et de Grèce nous parlent de leurs efforts pour construire une alternative révolutionnaire socialiste, féministe et démocratique, via le confédéralisme démocratique.
... Fédération du Nord-Est de la Syrie (aussi appelée Rojava) ... rencontres internationalistes Peoples Platform Europe organisées à Vienne en Autriche, a animé une table ronde avec quatres de ces organisations (Apoyo Mutuo en Aragon/Espagne ; L’Offensive en France ; Initiative pour le Confédéralisme Démocratique en Allemagne ; et la Plateforme pour l’Union Confédéraliste en Grèce)
...
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/10835046
"
Eric Libertad - il y a environ 24 heures
-> https://www.youtube.com/watch?v=RtOvGQAZPOQ
1 J'aime 1 repartage
"
actu décryptée au quotidien et racontée avec un ton unique.
Actualités, enquêtes, récits, cultures, tendances, idées, solutions…
Chaque jour nos journalistes se mobilisent et s’immergent dans les sujets qui vous concernent.Moustique, un regard indépendant et décalé sur la société.
Moustique.be est un site de L'Avenir Hebdo S.A., rue des Francs 79, 1040 Bruxelles. TVA 0640974416. Moustique.be est géré en collaboration avec le magazine Moustique.
Rédaction Moustique (magazine et site)
Rue des Francs, 79
1040 Bruxelles
Tel : 02 851 02 70
Mail: redaction@moustique.be
...
...
réalisé par Marianne LERE
Connu par AES
Voir aussi https://vimeo.com/874847619/99a8b67d25
"
Un film de Marianne Lère Laffitte
Produit par Joparige Films et Schuch Productions
Synopsis : Chapelle-Darblay est la dernière et unique usine à fabriquer du papier journal 100% recyclé en France. Fermée depuis septembre 2019 sur décision de son propriétaire finlandais, la papeterie centenaire est désormais menacée de démantèlement. A sa place, un site de production d'hydrogène est prévu. Alors que les 217 salariés, les « pap-chap », ont perdu leur emploi, trois délégués du personnel, deux ouvriers syndiqués et un cadre dans étiquette, toujours présents sur le site, se battent pour sauver la papeterie de la fermeture. Vont-ils réussir à sauver leur usine ?
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france-5 Interviews 1 h 8 min Français tous publics - diffusé le 02/05/23 à 22h46 Disponible jusqu'au 01/06/23
C’est un refrain qu’on entend de plus en plus dans les cortèges de manifestants, dans la bouche des politiques et qu’on lit même désormais sous la plume de certains intellectuels : la France serait en train de se transformer en une “démocratie illibérale”, concept difficile à définir mais qui désigne en gros le glissement autoritaire d’un pouvoir qui a pourtant été élu démocratiquement. Un glissement illustré selon eux par une répression policière disproportionnée, des restrictions de liberté ou encore les récentes attaques contre la Ligue des Droits de l’Homme. Une accusation grave dont nous voulions donc débattre ce soir avec nos invités : alors la France d’Emmanuel MACRON peut-elle être qualifiée d’illibérale ou d’autoritaire ? Peut-on vraiment comparer notre pays à la Hongrie de Orban comme le font certains opposants au président ? Est-ce une comparaison dangereuse ? Et que dit-elle de l’état de notre débat public ?
On en débat avec :
- Sébastian ROCHÉ, Politologue et directeur de recherche au CNRS
- Marc LAZAR, Historien, auteur de la tribune “La France d’Emmanuel Macron n’a rien d’une dictature” publiée dans Libération
- Nathalie LOISEAU, Eurodéputée Renew
- Ariane ANEMOYANNIS, étudiante, militante du collectif Le Poing Levé
- Jon HENLEY, Grand reporter et correspondant à Paris pour The Guardian
- Sylvain BOURMEAU, journaliste, directeur du journal AOC
Le choix de Camille :
“Silencio”, fiction audio de Thomas Le Petit-Corps et Nathalie Bernas, disponible sur toutes les plateformes de podcasts.
Présenté par : Karim Rissouli, Laure Adler, Camille Diao
Maison de production : France Télévisions / Together Media
Connu / TG du 28/11/22 à 08:23 - Andris Piebalgs /Stock.Adobe.com
Mots-clés
crise énergétique ; sufficiency ; modération ; Consommation ; modèle du « Donut » ; Démocratie ; Inégalités ; transports ; justice sociale ; abondance ; Transition énergétique ; changement climatique ; gouvernements
Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue, membre du Haut conseil pour le climat, revient pour CNRS Le Journal sur le concept de sobriété, ses objectifs et ses verrous.
...
Il y a quelques mois encore, le terme était considéré comme tabou car il évoquait l’écologie punitive. La sobriété à laquelle les Français sont appelés aujourd’hui, et les Européens plus largement, s’est imposée dans un contexte particulier, qui est un contexte de crise énergétique lié à la guerre en Ukraine ; il s’agit d’une modération des consommations d’énergie, qui vise surtout le consommateur final et repose sur la responsabilisation des individus.
Mais en réalité, la notion de sobriété existe dans la recherche en sciences sociales depuis une vingtaine d’années déjà. Elle a fait l’objet de nombreux travaux, principalement chez les chercheurs anglo-saxons, sous le terme de « sufficiency » – un concept repris par le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour la toute première fois en 2022, et qu’on pourrait traduire par « ce qui est suffisant », « ce qui suffit ».
...
la modération de la consommation, mais aussi, plus en amont, de nouvelles orientations de la production et des services. Elle pose la question de la soutenabilité de notre mode de vie, de ce qui est « suffisant » ou « assez » (« enough »), et suggère l’introduction de limites. Plusieurs modèles ont été développés en ce sens, comme le modèle du « Donut » proposé par l’économiste Kate Raworth. Avec des limites basses, qui sont le socle minimum correspondant à la satisfaction des besoins de l’individu et à une vie décente, et des limites hautes, qui figurent le plafond à ne pas dépasser afin de préserver les ressources et l’habitabilité de notre planète (voir schéma ci-dessous). Le « suffisant » se trouverait entre ces deux limites.
Le modèle du « Donut », avec sa forme de beignet, désigne l'espace dans lequel l'économie peut se déployer sans nuire à la planète, ni au bien-être des individus.
...
redéfinir les niveaux de besoins et de bien-être, et pose la question des modalités à utiliser pour décider de ce qui est suffisant et de ce qui est de l’ordre du « trop ». Les questions de sobriété, on le voit, relèvent d’un problème d’organisation sociale avant tout – une notion absente de la réflexion actuelle en France. Elles posent aussi un vrai problème de démocratie : derrière, se profile la question de la juste répartition de ressources limitées, dans des sociétés déjà profondément inégalitaires.
...
la recherche en sociologie montre bien que les contraintes qui pèsent sur chacun d’entre nous sont très inégales, et conditionnent fortement notre capacité à agir. C’est pourquoi les travaux sur la sufficiency insistent sur le fait que les dimensions de justice sociale doivent être au cœur des politiques de sobriété. Cela implique d’engager des actions structurelles comme la rénovation énergétique des bâtiments, notamment, afin que les changements de comportements soient véritablement accessibles à tous.
...
... comment atteindre la sobriété dans nos sociétés dites « de consommation » ?
S. D.-Q. C’est ce qui s’appelle une injonction contradictoire : on nous demande d’être sobres dans une société qui est tout entière organisée autour de l’abondance.
...
C’est le collectif qui mettra en mouvement les individus, en se donnant des objectifs clairs et des moyens pour les atteindre, pas l’inverse.
...
Quel est le bon niveau collectif pour agir selon vous ?
S. D.-Q. Les autorités publiques – gouvernement, collectivités territoriales – ont un rôle crucial à jouer, en agissant sur le cadre réglementaire et en montrant une direction, en planifiant et en organisant la transition. Mais d’autres niveaux d’action sont possibles, dans les entreprises et les organisations professionnelles, dans les associations de quartier, les copropriétés, etc. Chacun de ces collectifs peut réfléchir à ses usages et produire de nouvelles normes.
Dans le monde de la recherche, par exemple, nous sommes amenés à prendre régulièrement l’avion, pour assister à des colloques internationaux notamment. Est-ce à chaque chercheur de s’interroger sur ses pratiques, ou bien ne pourrait-on pas en discuter tous ensemble ? Réfléchir au niveau collectif ne signifie pas forcément édicter une règle unique pour tous : on pourrait ainsi considérer que de jeunes chercheurs en début de carrière ont davantage besoin de voyager pour rencontrer leurs pairs.
La société ne bougera que si nous sommes sur une trajectoire collective, dans laquelle chacun prend sa juste part. Aujourd’hui, les autorités peuvent avoir l’impression que les contraintes qu’exige le changement climatique sont trop lourdes pour les individus ; mais en réalité, certains groupes sociaux, comme les agriculteurs, sont déjà dans des situations difficiles et ont besoin dès maintenant de ce changement collectif.
...
Les sciences du climat ont permis de comprendre les mécanismes et les impacts du changement climatique, mais ce changement climatique est dû aux formes matérielles et institutionnelles qu’ont prises nos organisations économiques : au caractère central qu’y tient le recours aux énergies fossiles, à la façon dont sont organisés les circuits financiers, aux choix d’aménagement des villes et des systèmes de transport, ou encore au mode de définition de nos objectifs de prospérité.
La transition passe par des changements profonds de nos organisations économiques, politiques et sociales, et nous avons besoin des sciences sociales – sociologie, science politique, économie, anthropologie... – pour la faire. ♦
Notes
- Directrice de recherche au CNRS, au Centre de sociologie des organisations (CNRS/Sciences Po Paris).