2 304 signatures
Appel lancé par... / a joint call led by... Virginie Raisson-Victor, citoyenne européenne, chercheuse
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Il n’y a plus de neutralité possible face à un crime contre l’humanité.
Depuis des mois et des mois, à Gaza, des milliers de femmes, d’enfants, de soignants sont tués, mutilés, piégés sous les décombres ou condamnés à mourir de faim. Des quartiers entiers sont rayés de la carte, des hôpitaux visés, des civils entassés dans des zones censées être "sûres", puis bombardés à nouveau. À Gaza, et en Cisjordanie, la population palestinienne est poussée à l’exode, affamée, assiégée, privée des droits les plus élémentaires. Désormais, il ne s’agit plus ni de bavure, ni de "dommages collatéraux" au nom d’un droit à la légitime défense. Il s’agit d’une politique de destruction délibérée et publiquement assumée par ceux qui la mènent.
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nous ne visons qu’une chose : protéger les civils, les enfants, les innocents.
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Nous demandons un acte clair et concret : la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël tant que se poursuivent, sans limite ni frein, les attaques contre les civils palestiniens, les violations du droit international humanitaire, et le mépris absolu de la vie humaine.
Cet accord, signé en 1995, prévoit une coopération économique, politique et scientifique entre l’UE et Israël. Il repose sur une clause explicite : le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques. Des droits dont il n’est plus possible aujourd’hui de nier la violation quotidienne à Gaza et en Cisjordanie. Aussi, en continuant à coopérer dans le cadre de cet accord d’association qui lie l’UE à Israël, les pays européens envoient un message terrible au reste du monde, et à leurs propres citoyens : les droits humains sont conditionnels, négociables et géopolitiquement sujets à l’opportunisme.
Nous, citoyens européens, ne pouvons pas, ne voulons pas l’accepter. Car chaque jour où rien n’est fait, chaque jour où le droit est piétiné, c’est notre responsabilité collective qui se trouve engagée. Nous, citoyens européens, ne voulons pas, une fois encore, que l’Histoire écrive en lettres de honte ce que nous aurions pu empêcher. C’est pourquoi nous demandons qu’une action juridique et politique soit menée dans le cadre des engagements européens.
Par notre signature, nous appelons donc les institutions européennes, les gouvernements des États membres et leurs représentants élus à faire ce qui est en leur pouvoir, ici et maintenant, pour faire cesser les massacres. Pour dire que l’Europe ne transige pas avec le droit international et qu’elle se tient aux côtés des victimes, quel que soit leur passeport, leur culture, leur religion.
En signant cet appel, nous affirmons aussi que nous savons, que nous voyons, et que nous refusons d’être les témoins muets d’un crime commis en direct sous les yeux du monde.