marchons partout en France
pour le climat, la paix et les solidarités
📍 Lettre ouverte au président de la République
L'appel
Monsieur le Président de la République,
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu'à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu'aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que 5 764 personnes mourraient de la canicule en quinze jours, sans que rien ne s'arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d'abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d'animaux d'élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d'abord, entassées sous des toits de tôle, et qu'il faudrait rouvrir les fosses d'enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d'innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu'aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu'il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l'accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l'ignorer, parce que tout était écrit.
- Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu'on en doute.
- Le GIEC (Groupe d'expertes et d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
- À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d'alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.
Nous nous sommes mobilisé·es
Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d'origine.
Contre les méga-bassines, pour que l'eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d'un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d'ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d'euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d'eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d'urgence
Parce que l'été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l'on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu'on ne s'adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d'adaptation
Parce qu'aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l'ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l'isolation cesse d'être un privilège. Des forêts renouvelées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d'atténuation
Parce qu'on ne s'adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu'on continue d'alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L'interdiction pour toute entreprise française d'ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu'il finance.
Pour payer ces trois plans
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
- Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
- Les superprofits de l'armement, dont les carnets de commandes n'ont jamais été aussi pleins.
- Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d'euros par an.
Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d'autre que ce que ce pays réclame.
Le samedi 26 septembre 2026
Partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitants, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.
Marchons pour le climat, pour la paix, pour les solidarités.
Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.
Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non humains.
Marchons pour qu'on suive enfin les scientifiques, et qu'un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.
✍️ Je signe l'appel
est un outil pédagogique basé uniquement sur des données publiques officielles (Ministère de l'Intérieur, INSEE).
Il permet de comparer, pour chaque commune, en 2020 :
- le nombre minimal de voix qui auraient pu modifier le résultat d'une élection municipale
- une estimation du nombre de personnes âgées de 18 à 39 ans n'ayant pas voté
Ces chiffres sont des estimations statistiques. Ils ne remplacent pas les résultats officiels et ne constituent pas une analyse politique.
Comment calculons-nous les "votes décisifs" ?
On calcule le nombre minimal de votes supplémentaires qui auraient pu modifier la nature d'une élection municipale (communes de plus de 1 000 habitants).
Deux principes de base :
→ Nous ne retirons aucune voix aux listes existantes.
→ Nous simulons uniquement l'ajout de nouveaux votants.
CAS 1
Une seule liste au premier tour
Dans certaines communes, une seule liste se présente. Les électeurs n'ont pas réellement le choix entre plusieurs projets. Changer la nature de l'élection signifie alors : faire apparaître une autre liste capable de gagner.
Pour qu'une nouvelle liste gagne uniquement grâce à des votes supplémentaires, elle doit obtenir strictement plus de voix que la liste unique :
Votes décisifs = Voix de la liste unique + 1
Exemple : Si la liste unique obtient 1 200 voix, il faudrait au minimum 1 201 nouveaux votants pour qu'une autre liste puisse la battre.
CAS 2
Changer la liste majoritaire au second tour
Quand il y a plusieurs listes et qu'un second tour a lieu, la liste arrivée en tête remporte la mairie. On cherche le nombre minimal de votes supplémentaires qu'il aurait fallu ajouter à la liste arrivée deuxième pour qu'elle passe devant.
Écart = Voix du 1er − Voix du 2e
Votes décisifs = Écart + 1
Exemple : Si la liste A a 2 500 voix et la liste B 2 420 voix :
Écart = 80 voix → Il faudrait 81 votes supplémentaires pour que la liste B gagne.
CAS 3
Transformer une victoire au premier tour en élection à deux tours
Au premier tour, une liste est élue directement si elle obtient plus de 50% des suffrages exprimés. On calcule combien de votes supplémentaires — attribués aux autres listes — auraient été nécessaires pour que la liste majoritaire passe à 50% ou moins, ce qui aurait déclenché un second tour.
Votes décisifs = 2 × Voix de la 1ère liste − Total des exprimés
Exemple : Si une liste obtient 5 200 voix sur 10 000 exprimés (52%) :
2 × 5 200 − 10 000 = 400 votes supplémentaires pour les autres listes auraient suffi pour qu'il y ait un second tour.
Comment estimons-nous le nombre de non-votants de 18 à 39 ans ?
Les données officielles ne publient pas le nombre de votants par âge à l'échelle communale. Nous procédons donc en deux étapes :
- Nous calculons le taux de participation global de la commune à partir des chiffres officiels.
- Nous appliquons ce taux à la population de 18 à 39 ans issue du recensement INSEE.
Cette méthode repose sur une hypothèse simple : le taux de participation est identique entre tranches d'âge dans une même commune. En réalité, les jeunes votent en moyenne moins que les personnes âgées. Notre estimation est donc probablement prudente.
Transparence
Toutes les données utilisées sont publiques et accessibles via data.gouv.fr.
L'outil ne soutient aucun parti ni candidat — il soutient le vote des jeunes.
Il illustre un mécanisme mathématique : certaines élections se jouent parfois à un nombre de voix réduit.
Le code source de ce site est disponible en open source sur GitHub.
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Éditeur du site
Le présent site a été conçu et développé par Julien Vinckel pour l'association On est prêt. N'hésitez pas à le contacter sur LinkedIn (un réseau suffisamment ennuyeux pour ne pas être addictif).
Hébergement et infrastructure
Le site est hébergé sur des serveurs situés en Suisse par la société Infomaniak.
Le réseau Cloudflare est utilisé pour la gestion du CDN (Content Delivery Network), afin d'assurer la fiabilité et les performances du site.
Code source
Le code du site est Open Source et librement accessible sur GitHub :
https://github.com/vjuju/mobilisator
Objet du site
Le site a pour objet de proposer, à titre informatif et pédagogique, des indicateurs calculés à partir de données publiques, notamment :
une estimation du nombre minimal de voix susceptibles d'avoir influencé le résultat d'une élection municipale (dit nombre de votes décisifs),
une estimation du nombre de personnes âgées de 18 à 39 ans n'ayant pas voté, par commune.
Ces indicateurs sont des estimations statistiques et ne constituent ni des résultats officiels, ni une interprétation juridique ou politique des élections.
Sources de données
Les données utilisées proviennent exclusivement de jeux de données publics diffusés sur la plateforme data.gouv.fr, notamment :
Données des élections municipales
Issues des jeux de données accessibles via l'API tabulaire de data.gouv.fr, notamment :
https://tabular-api.data.gouv.fr/api/resources/aa5766de-f869-4f44-a4cf-49649ed5389e/data/json/
https://tabular-api.data.gouv.fr/api/resources/8016ae91-bc47-4997-a3b5-d3515392a75b/data/json/
Données de population (recensement)
Issues des données de l'INSEE accessibles via :
https://tabular-api.data.gouv.fr/api/resources/ae02973c-4538-49fe-8494-6b77df0f4771/data/json/
Les données originales restent la propriété de leurs producteurs respectifs (INSEE, Ministère de l'Intérieur).
Licence de réutilisation des données
Les données publiques utilisées sur ce site sont mises à disposition sous la Licence Ouverte / Open Licence version 2.0 (Etalab).
Connu / TG 13/03/26 à 13:20
"
relayer la plateforme Mobilisator.fr, lancée par On est prêt. Son objectif : faire voter les jeunes aux élections municipales.
https://mobilisator.fr/
Je vous partage quelques éléments ci-dessous que vous pouvez partager ou réemployer pour un contenu sur les réseaux sociaux du GL :
Instagram : https://www.instagram.com/reel/DVbwA28jLZn/
Facebook : https://www.facebook.com/reel/3402530043250055
TikTok : https://vm.tiktok.com/ZNRHAGcaa/
"Les 15 & 22 mars 2026, on élit les maires pour 6 ans !
Ceux qui décident du logement, des loyers, des cantines, du béton ou des arbres, de l’adaptation aux 40°C, des transports, de la santé environnementale.
En 2020, environ 70 % des jeunes ne sont pas allé·es voter.
Avec dans certaines villes : moins de 100 voix d’écart…
100 voix ! Alors le mouvement "On est prêt" a vérifié. Ville par ville, à partir des résultats officiels, et ils ont créé le Mobilisator pour toi et tes potes : un outil qui montre combien de voix auraient pu faire basculer ta ville.
Tu peux vérifier ici combien de votes il a manqué pour faire basculer l'élection dans ta ville : https://mobilisator.fr/
Les 15 & 22 mars, votons !
"
Connu / TG le 3/02/26 à 17:11
"
... remplir ce formulaire pour annoncer votre mobilisation afin qu'elle figure bien sur la carte : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfbBkR7TUpV42ku6YmH-uoGUmGsySkReaq4ZXLHf8p7CtfQGg/viewform
"
Ndlr : cf aussi https://linktr.ee/mobilisation_agri_alim
Récit
Casse de l’hôpital
À Angoulême, la journée du 10 septembre a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une dynamique de grève, de blocages et de jonction avec l’hôpital de Girac. Une mobilisation importante qui dément les discours du gouvernement et prépare déjà l’échéance du 18 septembre.
RP Nord-Dordogne
11 septembre
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Naïs, sage-femme, a rappelé la réalité du secteur hospitalier : « Cela fait deux mois et demi que les trois services du pôle femme-mère-enfant sont en grève, avec une détérioration de la qualité des soins, et des mises en danger. La direction ne fait rien. Les équipes sont sur les rotules. »
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Connu / TG le 11/09/25 à 16:33
Un partenariat d’entreprises japonaises a obtenu la création d’un « jour pour mettre fin aux étés trop chauds ». L’initiative intervient alors que l’archipel enchaîne les records de chaleur estivale.
Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)
Publié le 05 septembre 2025 à 11h46, modifié le 05 septembre 2025 à 11h50
Temps de Lecture 2 min.
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Connu / mel
"Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du jeudi 11 septembre 2025
Gauche(s) Entretien
La présidente du groupe insoumis à l’Assemblée considère la chute annoncée de François Bayrou comme « un formidable encouragement à l’action » pour le 10 septembre. Elle espère un retour aux urnes dans la foulée, par des législatives, voire une présidentielle anticipée.
Mathieu Dejean - 26 août 2025 à 18h31
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Cette mobilisation part d’une énorme colère après les annonces de mesures d’austérité de Bayrou. Emmanuel Macron et ses gouvernements présentent au peuple l’addition d’une politique qui a été menée depuis huit ans, et dont François Bayrou lui-même a étrillé le bilan lors de sa conférence de presse – car ce sont leurs politiques qui sont responsables de la situation absolument catastrophique qu’il a décrite. Et que propose-t-il ? de persévérer dans cette politique qui a mené au désastre. Il faut donc que la mobilisation du 10 septembre continue, s’amplifie pour dire que nous n’en voulons plus. Nous voulons qu’on respecte la souveraineté du peuple. En France, ce n’est pas le roi qui change de peuple, c’est le peuple qui renverse le roi.
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nous proposerons des candidatures uniques avec toutes celles et ceux qui ont voulu censurer la politique de Macron et qui sont restés fidèles au programme du Nouveau Front populaire. Nous ne recommencerons pas avec ceux qui, une fois élus, font passer le programme par la fenêtre. Comment voulez-vous que les gens retournent aux urnes massivement s’ils pensent que leur vote ne sera pas respecté ? Or nous avons besoin de ça pour tourner la page de la Macronie et pour battre l’extrême droite.
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les élections ne peuvent pas à chaque fois reposer sur la peur. Nous aspirons à gouverner ce pays, nous sommes des gens sérieux. Cela veut dire que nous ne ferons pas alliance avec des gens qui, par exemple, abandonnent l’abrogation de la retraite à 64 ans ou considèrent qu’on ne peut pas augmenter le Smic.
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Nous sommes d’accord pour dire que la France est endettée. Mais quelles en sont les causes ? Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron a créé 1 000 milliards de dettes. Macron et ses gouvernements nous ont dépouillés. Face à cela, nous assumons de dire qu’il faut dépenser plus dans la santé, dans l’éducation, dans les salaires, les minima sociaux, dans la bifurcation écologique. C’est ça qui relancera la consommation populaire.
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des ultrariches, qui ont fait sécession dans notre pays. On connaissait le séparatisme territorial, désormais on a un séparatisme fiscal, c’est-à-dire des riches qui ne veulent plus contribuer de un centime pour la solidarité nationale, et dont la fortune – pour les cinq cents plus grandes d’entre elles – a été multipliée par deux depuis qu’Emmanuel Macron a été élu. C’est avec ça qu’il faut rompre.
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Deux millions de personnes ont signé une pétition par France Connect : c’est du jamais-vu. Quelque chose de cette mobilisation ne pourra jamais être effacé : le cancer – comme le diabète, comme la maladie de Parkinson, comme les maladies respiratoires chroniques – est une maladie politique. Une prise de conscience populaire à très grande échelle s’est opérée à ce sujet.
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on donne des permis de tuer aux multinationales et aux entreprises. C’est ce avec quoi nous voulons rompre, et en effet je pense que c’est quelque chose qu’on a gagné pour la suite. Nous avons obtenu une première victoire avec la censure par le Conseil constitutionnel de la réintroduction de l’acétamipride.
... abroger la loi tout entière, car c’est le modèle agro-industriel qui est en cause. Quelque chose de très puissant s’est produit quand l’extrême droite et la droite ont rigolé après l’exclamation de Fleur Breteau dans l’hémicycle les accusant d’être des alliés du cancer. La question écologique nous oblige à rompre avec le modèle capitaliste.
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Nous n’acceptons pas que l’extrême droite américaine vienne donner des leçons à la France en prétendant que la reconnaissance de l’État de Palestine mettrait « en danger la judéité »
L’extrême droite israélienne, comme l’extrême droite américaine, instrumentalise l’antisémitisme comme une arme diplomatique. C’est extrêmement dangereux. Celui qui met en danger les juifs de France et les juifs du monde aujourd’hui, c’est Nétanyahou lorsqu’il tente de les assimiler à sa politique génocidaire. Nous n’accepterons jamais cela.
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la France continue de livrer des armes en continu au gouvernement génocidaire de Nétanyahou, comme l’ont montré vos collègues de Disclose. Il faut cesser et suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
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Nous avons toujours dit que nous étions en soutien du peuple ukrainien face à l’invasion russe. Maintenant, pourquoi fait-on aussi peu de cas du droit aux institutions démocratiques des Ukrainiens ? La guerre est une circonstance exceptionnelle, mais il se trouve que pour pouvoir faire en sorte que la paix soit durable, il faut d’abord un cessez-le-feu pour que des élections aient lieu.
Le peuple ukrainien ne peut pas continuer éternellement avec des partis politiques d’opposition et des droits syndicaux restreints. À l’heure actuelle, les États-Unis exigent deux fois le PIB de l’Ukraine sur les matières premières, ce qui veut dire un pays pollué et pillé à jamais. Le territoire ukrainien a droit à ces débats démocratiques.
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Quand les quartiers populaires, les habitants des outre-mer, les militants politiques, syndicaux, associatifs et la jeunesse se rendent massivement aux urnes, nous submergeons nos adversaires. Notre but – et c’est pourquoi, par exemple, nous refusons la primaire –, c’est de parler le plus possible à l’extérieur, d’aller convaincre les gens, de faire un travail de conviction, porte après porte, et de continuer de redonner le goût de la politique
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la clé, c’est la mobilisation populaire, qui doit continuer. Le moment où nous arriverons au pouvoir, c’est le moment où il faudra – c’est ce que disait Jean-Luc Mélenchon aussi – plus que jamais être insoumis. En 1936, c’est aussi sur les mouvements de grève que les plus grandes conquêtes se sont appuyées.
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Connu / mel
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Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du lundi 1 septembre 2025
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/ Rédaction | 08/08/2025
Clés : Économie ; Travail
Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, les manifestations se sont succédé, massives et déterminées, mais rien n’y a fait : le gouvernement n’a rien lâché rien car il n’avait rien à perdre de ces mouvements massifs mais calmes. Le 10 septembre 2025 pourrait être une nouvelle occasion offensive pour contrer les projets du gouvernement et aller plus loin. De nombreux collectifs comme Faire Bloc, Faire Peuple mais aussi de nombreuses fédérations de la CGT (CGT Air Liquide, CGT Commerce et Services, CGT des territoriaux de Bézons, la FNIC-CGT…) appellent à se saisir de cette date, qu’elle soit le début d’une grève durable.
C’est en effet le meilleur moyen de prendre le patronat au portefeuille. La grève, classique du mouvement ouvrier depuis les origines du capitalisme, et qui plus est moyen légal et constitutionnel pour se faire entendre, est la meilleure option qui s’offre à nous. Mais comment la déclencher et la maintenir dans un contexte où le taux de syndicalisation est particulièrement faible et où la culture de la mobilisation au travail a été réduite par des décennies de « dialogue social » ? À partir de notre propre expérience (d’élu du personnel et d’expert et formateur pour les CSE) et celles recueillies auprès de personnes ayant conduit des grèves victorieuses, voici plusieurs conseils pour se motiver et y parvenir.
1 – En amont de la grève, créer une communauté d’appartenance
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. Pour le journaliste de Jacobin (magazine socialiste états-unien), Cole Stangler, « les syndicats français ne déploient pas le genre de tactiques d’organisations internes qui sont répandues chez les plus efficaces organisations syndicales aux États-Unis : des entretiens en tête-à-tête pour recruter des nouveaux membres sur le lieu de travail, une évaluation minutieuse du soutien des collègues aux différentes initiatives lancées, renforcer le soutien aux grèves en commençant par des actions de plus faible ampleur etc. (…) En France, les syndicats appellent à la grève, espèrent qu’il est entendu et croisent les doigts ».
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Manifestation de l’Association of Community Organizations for Reform Now. Crédit : RICHIR.AaronSchutz at en.wikipedia, CC BY-SA 2.0
Quand on est syndicaliste ou élu du personnel, on peut être rapidement submergé par la masse de travail. En effet, depuis la réforme du droit du travail de 2017, le nombre d’élus a diminué de 30%. Les multiples instances où siéger, les réunions à répétition, tendent à éloigner les syndicalistes de leurs collègues. Or, le travail de terrain, qui passe par de multiples interactions individuelles (le droit du travail autorise des élus de CSE ou des délégués syndicaux à se déplacer partout où ils le souhaitent dans une entreprise), des actions ordinaires comme donner un coup de main, conseiller sur une situation, discuter à la machine à café… sont essentielles pour faire de la grève une possible réussite.
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2 – Laisser ses drapeaux au placard, être un collègue ordinaire
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défiance largement répandue envers les syndicats et les partis politiques, qui sont des institutions qui suscitent très peu d’adhésion en France
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aussi éviter de parler depuis une position surplombante
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s’adapter en permanence à son interlocuteur
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3 – À deux, on est nombreux !
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Un mouvement collectif est toujours initié par quelques personnes. Et bien souvent, une fois que les choses sont lancées, on est surpris : tel collègue qui semblait totalement indifférent à la situation est capable de s’impliquer et d’exprimer ses idées. Tel autre, a priori fiable, s’avérera en réalité fuyant et peu actif. Au travail, nous tenons tous des rôles. Les mouvements collectifs viennent faire voler en éclat ces rôles d’apparence et révèlent des capacités et des idées insoupçonnées. ... « être sûr de soi et prendre conscience que deux personnes peuvent suffire à impulser une dynamique revendicative si elles font les choses intelligemment »
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BFM-TV nous concurrence, mais ne sous-estimez pas l’impact que l’expression de votre opinion peut avoir sur vos amis, vos parents, vos collègues.
4 – L’espoir fait vivre (la lutte)
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Dans le doute, autant cultiver l’optimisme. C’est l’une des missions historiques du mouvement ouvrier et de ses membres que d’avoir su impulser l’espoir de lendemains meilleurs chez ses semblables. Or, ce rôle a été caricaturé à outrance : on se moque désormais des « lendemains qui chantent » et les syndicats eux-mêmes semblent fuir cette position. Il suffit d’écouter une interview de Sophie Binet, l’air blasé, pour comprendre que cette dame ne se donne pas comme mission de faire rêver à un futur meilleur.
Pourtant, activer l’espoir et l’optimisme reste absolument nécessaire pour susciter l’adhésion
...
l’espoir est performatif : plus on croit collectivement à ses chances de réussir, plus on les améliore.
Pour Gaëtan, syndicaliste dans l’aéronautique, il est donc nécessaire de donner de la force aux collègues, mais sans leur mentir
...
5 – Connaître son collectif de travail
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discuter avec tout le monde, évidemment, mais aussi, quand c’est possible, faire des enquêtes d’opinion. Il est désormais possible d’accéder à des outils de questionnaire en ligne, comme Framaforms
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sont allés d’ateliers en ateliers, en commençant par les plus combatifs, de façon à convaincre les moins enthousiastes de suivre la force du nombre. Faire l’inverse aurait été potentiellement désastreux.
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6 – Rassurer ses collègues : la grève c’est simple !
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mode d’action légal qui ne nécessite pas d’être particulièrement radical
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La peur ne doit pas être sous-estimée. Les organisations du travail se sont féodalisées, à mesure que le droit est de moins en moins protecteur : il y a toujours un petit chef dont on dépend et que l’on a peur de contrarier. Les grèves sont aussi des instants où l’on apprend à dire non, ce qui n’est pas forcément facile pour tout le monde. Il faut donc être à la fois empathique avec cette peur et aider à la combattre. En la matière, le droit est un allié, en particulier dans le secteur privé.
7 – Cultiver la joie dans le conflit
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oser enfin se redresser. Se tenir debout. Cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. » C’est en ces termes que la philosophe Simone Weil, ouvrière dans une usine Renault en 1936, décrivait dans ses écrits (depuis réunis notamment dans Grèves et joie pure (Libertalia, 2016) l’atmosphère des grèves avec occupation d’usine qui ont permis, entre autres, l’instauration des congés payés.
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c’est cette joie que décrit Rachel Keke, meneuse des femmes de chambre grévistes de l’hôtel Ibis-Batignolles, qui furent victorieuses après 22 mois de grève. Avec ses collègues, elles ont fait de la joie un mode d’action https://web.archive.org/web/20230305174028/https://www.revue-projet.com/articles/2021-10-mellon-le-combat-d-une-femme-de-chambre/10883
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Le mouvement des Gilets jaunes avec ses moments festifs autour des ronds-points, souvent moqués au début de la mobilisation (une vidéo de « chenille » avait fait l’objet de plaisanterie sur les réseaux sociaux), s’était aussi inscrit dans cet esprit joyeux.
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l’importance de la gentillesse et de la bonne humeur dans l’engagement au sens large ... pour construire une mobilisation, il faut bien savoir accueillir tout le monde, et dans de bonnes conditions
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ce moment important doit être passé en collectif, en s’adaptant à son public
Quelques rappels
Le droit de grève dans le privé
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Dans la fonction publique d’État
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17/07/2025 Par Justine Prados
Chape Duplomb. Une semaine après l’adoption de la loi Duplomb, qui a notamment acté la réautorisation de pesticides dangereux, l’opposition ne faiblit pas contre ce texte très controversé. Pétitions, recours, proposition de loi… Vert a recensé cinq manières de poursuivre la mobilisation.
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Signer des pétitions
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Interpeller les élu·es
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Des recours juridiques pour censurer le texte
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Bébés contaminés, abeilles en danger… cinq chiffres fous sur l’acétamipride, ce pesticide en passe d’être réautorisé en France
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Une loi pour faciliter la reconnaissance des victimes de pesticides
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Des «marches des colères» début septembre
Depuis l’adoption de la loi Duplomb, de nombreux·ses citoyen·nes ont appelé à l’organisation de manifestations pour faire entendre leur opposition au vote des député·es. Un événement, intitulé «Marche des colères», a été initié sur Linkedin et prévoit des rassemblements à Paris et partout en France le 6 septembre prochain.
«Descendons toutes et tous dans la rue pour crier notre colère ! Les députés ne peuvent voter des lois contre la santé de toutes et tous. C’est la goutte d’eau», a détaillé Fanny Giansetto, maîtresse de conférences et co-fondatrice du label Ecotable, qui est à l’origine de l’événement à Paris. Elle appelle tout le monde à organiser des marches dans le reste du pays et à se mobiliser pour le retrait de la loi Duplomb et pour un moratoire sur les pesticides.
À lire aussi
- Après le vote de la loi Duplomb, une ancienne malade du cancer alerte sur les risques liés aux pesticides
Camille Bordenet, ex-malade du cancer et soutien du collectif Cancer colère, a décidé de prendre la parole, pour la première fois, sur les conséquences sanitaires des intrants chimiques dans l'agriculture, dans l'espoir que la parole se libère. - «Un texte toxique» : Vert a rencontré des militantes décidées à poursuivre le combat contre la loi Duplomb
Duplomb dans l’aile. Mardi, quelques heures avant que cette loi, qui réautorise notamment un pesticide «tueur d’abeilles», soit définitivement votée, une centaine de militant·es a manifesté devant l’Assemblée nationale.
Connu / TG le 23/07/25 à 8:59
Ils étaient nombreux à Poitiers, dimanche 29 juin 2025, devant la préfecture de la Vienne pour s’insurger contre ...
Connu / TG le 29/06/25 à 16:41
Manifestation devant la préfecture de Poitiers, samedi 28 juin, contre le projet d'élevage de poules pondeuses à Vaugeton, dans la Vienne. • © Bien vivre à Celle-L'évescault
Écrit par Lune Hornn Publié le 28/06/2025 à 17h30
Les riverains s'inquiètent de possibles nuisances et refusent un modèle d'élevage industriel. L'association Bien Vivre se mobilise à Poitiers, ce samedi 28 juin, pour protester contre le projet de poulailler géant à Celle-L'évescault.
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Interpeller la préfecture
Du 10 juin jusqu'au 11 juillet, une enquête publique est ouverte concernant la transformation de l'élevage de chèvre à Vaugeton en élevage de poules pondeuses. L'association Bien Vivre en profite pour interpeller la préfecture."On souhaite faire pression sur la préfecture, détaille Félix Rainaud, président de l'association, l'enquête publique est en cours, mais c'est le préfet qui doit autoriser ou non le projet".
Il ajoute, "on a rendez-vous avec la préfecture lundi 30 juin pour exposer nos réticences. On a fait une pétition qui a récolté 37 000 signatures."
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