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Les années défilent et le réchauffement climatique empire, mais certains vont plus en subir les conséquences.
Là où le monde se réchauffe de +1,5°, notre continent et la France lui se réchauffent de +2,5°
Un différentiel important qui nous amène plus rapidement encore vers des scénarios de catastrophes extrêmes
Mais alors pourquoi ?
Qu’est ce qui explique cette différence d’1°? Et est-ce que c’est grave ?
Dans cette vidéo on va expliquer les 4 facteurs derrière cette différence de température et voir ce que ça implique pour notre futur à tous
Mais surtout, on va aussi voir en fin de vidéo pourquoi ça pourrait être une immense opportunité pour la France de changer les choses
CHAPITRES :
00:00 - Pourquoi la France se réchauffe plus vite ?
01:00 - La faute du Co2 ?
03:58 - 1er facteur : aérosols
05:46 - 2ème facteur : albédo
06:42 - 3ème facteur : jet stream
08:05 - 4ème facteur : océan
09:50 - On est foutu ?
Vidéos pour voir certaines solutions ou changement de paradigme :
Monnaie locale :
• Pourquoi les monnaies s’effondrent (et qui...
L'entraide :
• APRÈS L’EFFONDREMENT : QUI SURVIT ? (ET CO...
Nouveaux modèles d'entreprises :
• Pourquoi les GAFAM sont condamnés à s’effo...
Villes et sociétés de demain :
• Pourquoi les grandes villes seront vides e...
Autre reco :
Vidéos excellentes d'espoir que j'aime beaucoup de Victor Quilichini :
• J'AI VU - Film d'espoir sur le Climat
• Canicules, sécheresses, climat : peut-on e...
Sources :
https://docs.google.com/document/d/1f...
Tr.: ...
Facteurs qui réchauffent la France :
- effet parasol des aérosols nocifs pour notre santé ... augmentation de la température par l'effet de la dépollution ...
- plus important, l'effet albedo (moins de neige, plus d'accumulation de chaleur)
- le jet stream ou tapis roulant de la météo ... son moteur est le gradient de température (différence) entre équateur et pôles. Hors, l'arctic se réchauffe plus vite, ça ralentie le jest stream ... à certains endroits, ils compresse les masses d'air, air collé au sol, dans l'incapacité de se renouveler. Le vent ne permet plus d'évacuer l'effet de chaleur et donc on a des domes de chaleur et c'est pour ça qu'on a une intensité des canicules démultipliées notamment en europe de l'ouest ...
- facteur principal, les océans
... si on ne change rien, on se dirige vers un réchauffement mondial de +3°C soit +4°C pour la France ... que faire ?
s'organiser par la base, politiser les crises ... historiquement, on fait partie des plus grands pollueurs et pourtant on est peu impactés par le changement climatique grâce à un climat relativement clément contrairement à des pays déjà frappés de plein fouet par le dérèglement climatique. Ex. le Myamar, l'inde, le Kenya. Mais en moins de 5 ans, on est passé de pays à risque à pays à risque meurtrier. S'en servir pour changer, sortir de la logique extractiviste et surtout vers un renforcement massif de notre adaptation au risque climatique. Il nous faut un plan B à chaque catastrophe, moment de prise de conscience, de colère contre les institutions et d'entraide spontanée, à transformer en opportunité de bifurcation. Augmenter notre résilience, notre anti-fragilité, notre robustesse ... crise, danger ET opportunité
...
j'ai 25 ans, j'ai décidé de renoncer à ma carrière en finances quand j'ai compris que c'était un des grands pb de notre monde ... bénévole chez Limit et maintenant rémunéré ...
pas que le climat, la santé, la biodiversité, l'alimentation. On peut tous faire quelque chose.
Avec Limit, on a pour mission de vous donner les clés de compréhension du monde. Vous responsabiliser pour que vous choisissiez votre impact sur le monde et non pas vous faire la morale ou vous infantiliser. ... faire advenir un monde plus humain et plus éclairé ... alternatives de demain ...
- Mme Sophie-Laurence Roy, vice-présidente
- M. Renaud Chaput, directeur technique de Mastodon
- M. Loïc Dayot, membre du conseil d’administration de l’April
- M. Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques de l’April
- M. Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de Framasoft
- M. Nicolas Vivant, fondateur de France Numérique libre
- Mme Sophie-Laurence Roy, vice-présidente
Réponse des auditionnés
- Mme Cyrielle Chatelain, rapporteure
Tr.: ...
7000 serveurs Mastodon dans le monde
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des écosystèmes robustes
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respect de la vie privée et des communs numériques ... dailymotion du groupe Bolloré ... ville d'ÉCHIROLLE ... dégooglisons l'internet ... le capitalisme de surveillance ... technofascisme ... a inspiré la suite de la DINUM ... modèle écon sur le don, indépendant de la puissance publique ... internet autonome et robuste ... espace numérique émancipateur
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Nicolas Vivant directeur num ville d'ÉCHIROLLE ... sobriété, inclusion numérique ... direction de la stratégie de la culture numérique et informatique ... transversalité ... passage au logiciel libre ... soutien de l'ensemble de la collectivité. Stratégie : nouveau paradigme, changement complet ... revoir son recrutement, du temps, fiches de postes, etc ... maîtrise infrastructure, budget ... évnt Alp OSS ... collectif france numérique libre / éch entre pairs, méthodologies, stratégies de déploiement ... l'accompagnement est indispensable / changement d'habitudes, résistance du côté du service informatique ... Nextcloud plus simple, plus complet, plus performant ... des moyens minimum ... logiciels plus simples ... nécessite des professionnels à temps plein ... c'est un métier ... la gendarmerie, la DGFIP, l'ont fait ... c'est de plus en plus facile ... les géants du numérique cherchent à garder captifs les utilisateurs ... licences à prix cassé ... vente forcée ... vente liée ... adhérence culturelle globale
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suite territoriale complète et intégrée très adaptée pour les petites communes ... /grandes villes turnover important donc plus de ressources ... réinternalisation de compétences ... travail d'intégration ... les communs numériques : une ressource, une communauté et une gouvernance, cad les règles qui permettent de gérer la vie, la maintenance, la feuille de route du logiciel ... passer d'une stratégie de consommateur de logiciel à une stratégie de contributeur ... bascule mentale ... pour le bien commun et l'intérêt général. Manque de plaidoyer en faveur du logiciel libre / moyens immenses des GAFAM ... / compétences l'état a externalisé, réinternaliser ... prolétarisation selon Bernard Stiegler ... reprendre la main ... le recrutement n'est pas facile ... symboles, éducation, parler fonctionnalité ... ingénieurs liés à des marques ... ça attire d'avoir des compétences ... les opérateurs de la Big Tech ... / commande publique ...
/Mastodon non entité USA capable de couper du jour au lendemain ... ya plus les compétences pour opérer le logiciel, payer une prestation de réseau social clé en main ... digital service act - DSA ... LL écosystème ex google cloud basé sur du logiciel libre idem pour azur de Microsoft ... un organisme public ne sait pas faire de don ... on n'a pas les moyens de répondre à un appel d'offre ... les allemands passent des contrats pour construire un commun numérique ++ on a un livrable à l'arrivée ... l'argent public doit produire du code public ... ex l'ADULACT François Ellie ... ex Open cimetières ... comment produire et mutualiser des logiciels qui servent l'intérêt général ... la r&d est mutualisée aux contributeurs ... financer la maintenance de ces logiciels ... / l'état comment le financer comme le souverain tech food allemand ...
pb d'adoption des logiciel dans les collectivités ... imaginer aides à l'adoption ... ll est de l'investissement comme le matériel ... faire appel à l'emprunt serait incitatif ... un code produit par l'état est public, donc du ll ... les forges numériques dév et maintenues par la puissance publique ... /4 libertés si on s'en prive, le justifier ... demande de consolider les écosystèmes ... /données personnelles la cnil idem / interopérabilité ... /gestion d'état civil ya pas de logiciel libre ... l'achat mutualisé n'est pas traité ! ... creuser l'interopérabilité des petits acteurs ... /se prémunir des appropriations /suite numérique de l'état dév / dinum à destination de l'état et ya la suite territoriale / l'anct agence nationale de la cohésion des territoires /communes de moins de 3500 habitants rép besoin petites communes et exigence sécurité de l'ansi ... intégration pour les petites collectivités ... les opsm ont des coûts associés maintenance, installation, etc ... /mutualisation automatisations grace aux milliards d'investissement ... mettre en place cette automatisation est à coût fixes ... github racheté / Microsoft très cher mais excellente affaire ... l'effet réseau ... ont fait tourner leur modèle d'ia repérer leurs modèles émergents ... en créer d'autres comme le fait Framasoft avec Framagip??, codeberg, forge des communs numériques, les interconnecter ... discuter les uns avec les autres ... plus de 60 000 pj libres celle de MS ... guthub tellement gros que la qualité se dégrade, géant aux pieds d'argile => souveraineté + robustesse ... ll repris par les géants car bon ... pb de l'écosystème, pas du ll ... odf la norme d'usage ... standard ouvert ... interopérabilité ... au coeur de Mastodon idem les mels ... ex le DMA force interopérabilité et portabilité ... les gafam enferment dans leur écosystème ... ex instagram vole les artistes ... le DMA pas assez appliqué ... demande volonté politique ... actes forts de la puissance publique ... scalabilité (capacité de passer à l'échelle) ... ya des niveaux de dépendance ... matériel, semi-conducteur / cloud ... /linux fondation ... github synchronise le local avec la plateforme ... / cables sous-marins on n'y peut pas grand chose /logiciel, hébergement baisse niveau de dépendances ... résilience ex mastodon intercommunal++ ... tchap pour les collectivités, architecture distribuée ... solution libre et fédérée ... RIP gère les adresses ip en europe ex ukraine petits opérateurs interconnectés ++ ... /Mastodon autres implémenter protocole ouvert fediverse ... masse critique fait perdre l'intérêt de l'interopérabilité pour enfermer leurs utilisateurs ... /DMA ya pas de punition ... /ctrl de Mastodon ... pousser une décentralisation ... /influence des états : refus ... essaimer, pj politique, vision pour le monde, la démocratie, la politique ... /Deutschland tac? obligations, respect normes, catalogues outils, >2028 /fonction publique, commande publique entraîne l'écosystème ... /Fr ... MS peut implémenter ODT réduit l'édhérence, soutenir l'écosystème ... stimuler l'offre ... Souverainetic agency /maintenance de l'infrastructure / failles de sécurité, bugs, ex faille de sécurité ... aider à maintenir ... réseau social ouvert nécessaire à la démocratie ... font des contrats pour améliorer ces logiciels + /maintenance / briques clés ... fin gouvernance, pj d'infrastructure ... aider à rentrer dans les services publics ... pousser à l'échelle européenne ... /viabilité de l'open source à grande échelle ...
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La démocratie locale souffre des mêmes maux que son homologue à l’échelle nationale : une concentration excessive des pouvoirs, un dialogue de sourds entre majorité et opposition, une faible représentativité sociologique des élus... Pour y remédier, il est nécessaire de renforcer l’équilibre des pouvoirs au sein des collectivités locales.
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Le récit du local comme ultime rempart à la crise démocratique, alimenté par les maires et leurs représentants, mérite pourtant d’être nuancé. La plupart des dérèglements démocratiques à l’œuvre au niveau national se retrouvent localement, dans les grandes métropoles comme dans les petites communes rurales. Citons-en ici les trois principaux : la concentration du pouvoir dans les mains (du chef) de l’exécutif, le déficit de représentativité des élus et la dépolitisation des choix d’action publique.
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Ce combat est trop souvent réduit à la question de la participation citoyenne1.
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En neutralisant toute opposition potentielle, la prime majoritaire enferme la démocratie locale dans un pur jeu de posture : sans aucune prise sur la décision, les élus d’opposition se retrouvent cantonnés à une fonction tribunitienne pour dénoncer l’incompétence des équipes en place.
La concentration du pouvoir se joue aussi au sein de la majorité
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L’allégeance au maire tient donc une place centrale
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Les maires sont par ailleurs les seuls à pouvoir signer les arrêtés municipaux et restent les principaux interlocuteurs des pouvoirs publics comme des acteurs privés.
Les élus locaux sont bien conscients des effets pervers de ce fonctionnement. Au burn out de maires, érigés en unique paratonnerre « à portée de baffe » de tous les mécontents, répond le bore out des autres élus qui sont nombreux à se demander à quoi ils servent
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Face à la présidentialisation du pouvoir municipal, la montée en puissance des établissements publics de coopération intercommunale ou EPCI (aussi appelés communautés de commune, d’agglomération ou métropoles en fonction de leur taille) produit un effet paradoxal. D’un côté, l’intercommunalité oblige les maires à travailler ensemble alors même qu’ils ne se sont pas choisis. C’est en effet à cette échelle que se situent les principaux leviers d’action du bloc communal (notamment en termes de ressources humaines et financières). Mais, d’un autre côté, l’intercommunalité contribue à renforcer la primauté des maires
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des chambres d’enregistrement
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superposition entre l’exécutif et le délibératif. Chef du gouvernement (composé de « ses adjoints »), le maire assure aussi la présidence de l’assemblée (le conseil municipal) : il maîtrise à la fois le contenu des décisions et les modalités de leur mise en débat.
Les assemblées communales et communautaires devraient à l’inverse avoir pour fonction de faire contre-poids à l’exécutif pour garantir une forme d’équilibre des pouvoirs. Cela nécessiterait d’en renforcer l’autonomie, en redonnant du poids (et du sens) à la fonction de « simple » conseiller municipal/communautaire, c’est-à-dire les élus qui ne sont ni maire ni adjoint. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ces élus qui composent le pouvoir délibératif ont un rôle important de « contrôle du gouvernement ».
Pour cela, le bloc communal gagnerait à reprendre à son compte les éléments de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le premier consisterait à avoir une présidence de l’assemblée municipale qui soit dissociée de la fonction de maire. Cet élu aurait la charge de garantir la qualité démocratique des débats, de négocier les ordres du jour avec l’exécutif et d’intervenir en médiation lors de conflits entre élus. Pour garantir son autonomie par rapport à l’exécutif malgré la surreprésentation de la majorité, la présidence d’assemblée devrait obtenir les deux tiers des voix des élus sans délégation.
Il serait aussi possible de transposer le format des « commissions d’enquête parlementaire », en permettant à chaque conseiller sans délégation d’engager une commission d’enquête au cours du mandat s’il parvient à réunir le soutien d’un sixième des membres du conseil. Ces derniers mois ont en effet souligné l’intérêt de cet outil transpartisan pour permettre aux députés d’investiguer les zones d’ombre de l’action gouvernementale et/ou peser sur le cadrage de l’agenda, par exemple sur les aides publiques aux entreprises ou la régulation des plates-formes numériques. Cette possibilité existe déjà pour les villes de plus de 20 000 habitants, mais elle est rarement saisie faute de moyens.
Cette pluralisation des débats en interne aurait pour effet de redynamiser les contre-pouvoirs externes (à commencer par les associations) qui souffrent souvent d’une dépendance aux exécutifs locaux pour l’accès aux ressources (qu’il s’agisse de financements ou de locaux, mais aussi d’accès à l’information). En favorisant la confrontation de points de vue et en diversifiant les interlocuteurs politiques, elle améliorerait la transparence démocratique des décisions locales.
Accompagner la politisation des enjeux locaux
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l’action publique locale continue d’être présentée comme apolitique ... à distance des étiquettes partisanes ... la « bonne » gestion ... le « bon sens » s’impose ?
La même logique se retrouve au niveau des intercommunalités, marquées par le modèle de la cogestion2
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Cette dépolitisation découle aussi de l’absence de campagne, et donc de débat, sur les politiques communautaires, dans une élection où l’essentiel de l’attention se focalise sur l’échelon municipal
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La primauté des clivages institutionnels (communes versus intercommunalité) et territoriaux (ville-centre versus communes périphériques) conduit néanmoins à euphémiser toutes les autres lignes de clivage possibles, qu’elles soient idéologiques et/ou sociologiques. D’autant que cela se combine avec une technicisation des débats alimentée par la (sur)production d’études et de diagnostics qui, en éclairant la complexité des enjeux, finit par en invisibiliser la portée politique.
La dépolitisation persistante des décisions (inter)communales contraste avec la politisation croissante des enjeux locaux, notamment lorsqu’ils ont trait à la transition écologique. La mandature 2020-2026 se caractérise en effet par une hausse des crispations liées à la mise en œuvre des politiques de transition. Ce « backlash écologique »3 résulte d’un changement de nature des politiques locales de transition, avec le passage d’une logique incitative à une logique plus contraignante. A la suite de l’échec de la taxe carbone, l’Etat a délégué au local le déploiement des contraintes écologiques à travers la mise en place des zones à faibles émissions (qui consistent à interdire la circulation des véhicules diesel dans les territoires les plus pollués) ou le zéro artificialisation nette (qui oblige chaque commune à diviser de moitié le nombre de terrains ouverts à l’urbanisation). Justifiées par l’impératif environnemental, ces mesures s’avèrent beaucoup plus clivantes que les grandes ambitions écologiques relativement incantatoires affichées jusqu’ici. La hausse des tensions se retrouve aussi sur la gestion de l’eau, face à un écart croissant entre des besoins en hausse et une ressource en baisse et à une intensification du risque d’inondation.
Cette situation crée un effet de dissonance de plus en plus marqué entre une action publique qui continue de se présenter comme consensuelle et un débat public sur les questions locales de plus en plus conflictuel. La rhétorique de la « gestion en bon père de famille » s’avère de moins en moins opérante face à la multiplication des protestations, de la part de ceux qui accusent la collectivité d’en faire trop comme de ceux qui jugent qu’elle n’en fait pas assez. Cette politisation des enjeux locaux s’observe aussi sur les politiques de l’habitat, autour notamment de la régulation des loyers et des locations de courte durée4.
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la fabrique de l’action publique locale ne consiste pas uniquement à identifier les solutions techniques pertinentes. La définition des politiques territoriales correspond aussi à des choix d’allocation de ressources rares et partagées (l’eau, les sols, le logement, l’espace public…) sur lesquelles s’opposent des intérêts divergents et des différences de vécu. Faute d’en prendre la mesure et de naviguer avec, les collectivités locales (élus et agents confondus) se retrouvent en incapacité de porter des politiques transformatrices soutenues ou acceptées par une majorité de leur population.
Démocratiser l’action publique locale consiste donc à assumer la dimension (re)distributive des politiques menées, pour mettre en débat les conceptions de la justice qui les sous-tendent. Au nom de qui et de quoi ces choix-là sont-ils faits, alors qu’il y en aurait d’autres possibles ? Pourquoi les élus de telle collectivité font le choix de privilégier l’entretien des routes par rapport à la prise en charge de la petite enfance, quand d’autres territoires optent pour une hiérarchisation inverse ? Sur chaque politique menée, quels en sont les gagnants et les perdants potentiels, et cela correspond-il aux perceptions des personnes concernées ?
Pour éviter que la hausse des protestations ne vienne neutraliser la capacité d’action des collectivités locales, il est nécessaire d’organiser leur mise en débat afin de contraindre les élus à argumenter davantage leurs choix quand ils se retrouvent contestés sur le terrain. Voilà pourquoi la campagne des municipales constitue une séquence démocratique importante, pour donner à voir les espaces de choix et inviter les (futurs) élus (et leurs électeurs !) à prendre position.
Améliorer la capacité représentative des élus
La robustesse démocratique du local interroge enfin la place des élus locaux dans la fabrique de l’action publique et la nature de leur fonction. Au sein des collectivités, les élus sont systématiquement renvoyés à leur fonction de « décideurs » : ils président les comités de pilotage organisés par chaque direction, valident les délibérations élaborées par l’administration ou inaugurent les projets réalisés par « leurs » services.
Ce schéma théorique selon lequel les élus décident et l’administration exécute apparaît pourtant en décalage avec la pratique d’une action publique qui reste en grande partie pilotée par l’administration. Plus nombreux et davantage outillés en expertise, les agents publics locaux ont un rôle déterminant dans la conception des politiques locales et dans la définition des priorités d’action.
Renforcer la démocratie locale passe donc par une clarification du partage des rôles entre élus et administration, en assumant la place de cette dernière. La mission des élus n’est pas de se transformer en superchef de service multipliant les directives et imposant ses choix, mais de se faire le relais des préoccupations et du vécu de la diversité de leurs concitoyens qu’ils ont la charge de représenter. La tâche est (de plus en plus) ardue : face à la différenciation des modes de vie, l’explosion des inégalités et la hausse des mobilités, comment réussir à représenter la population dans son ensemble ? Elle est pourtant essentielle, pour tendre vers la promesse démocratique selon laquelle chaque voix compte, à part égale.
Cet accent sur la fonction représentative des élus dans le pilotage des politiques publiques locales est aussi un moyen de lutter contre la centralisation du pouvoir soulignée précédemment. Car s’il est tentant de vouloir décider tout seul, il faut nécessairement être plusieurs pour réussir à représenter une population plurielle et hétérogène. D’où l’importance des assemblées par rapport aux exécutifs locaux.
Cet impératif représentatif jette une autre lumière sur la composition des assemblées (inter)communales. Le rapport du collectif Démocratiser la politique5 est venu pointer le déficit de représentativité sociologique des élus, en objectivant la surreprésentation des classes supérieures et l’invisibilisation des classes populaires (souvent reléguées aux positions non éligibles sur les listes). Contrairement aux idées reçues, la proximité ne suffit pas à supprimer les inégalités de représentation ! Les écarts entre la sociologie de la population et celle des élus sont tout aussi marqués en local, encore plus quand on les regarde au prisme du rapport au logement. « Nous avons réalisé en votant notre PLUi [plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] que tous les élus autour de la table sont propriétaires d’un pavillon, alors que les locataires constituent 40 % de la population communale », reconnaissait le maire d’une ville proche d’une grande métropole. Alors que la démocratie participative conduit à renforcer ces inégalités de représentation en donnant la parole aux personnes qui la prenaient déjà, les 500 000 (futurs) élus municipaux ont une responsabilité majeure pour atténuer ce déficit de représentativité et donner du poids politique aux groupes sociaux qui sont jusqu’ici relégués aux marges de la démocratie locale.
Souligner la fonction représentative des élus locaux conduit aussi à changer de regard sur la place qui leur est accordée au sein des collectivités. A rebours d’un modèle hiérarchique (« les élus décident et les services exécutent ») qui s’avère souvent en décalage avec la réalité, il s’agit de penser la fabrique de l’action publique comme un exercice de coproduction (et de confrontation) entre des expertises techniques et des expertises politiques. Le but n’est pas de transformer les élus en experts des politiques locales, mais d’outiller leur expertise représentative et de la mettre à l’épreuve pour s’assurer qu’ils remplissent la mission démocratique qui est la leur.
...
faire évoluer le fonctionnement interne des collectivités locales pour en renforcer la robustesse démocratique. Pour que le local puisse effectivement faire rempart aux tentations autoritaires, il lui reste encore du chemin à parcourir, que ce soit sur l’équilibre des pouvoirs comme sur la prise en charge des inégalités de représentation.
Manon Loisel et Nicolas Rio, politistes, consultants-chercheurs en stratégies territoriales, sont à l’initiative d’une « Lettre aux 500 000 (futurs) élus municipaux », mise en ligne chaque mois.
- Cette réduction du sujet à la démocratie participative est d’autant plus dommageable que la multiplication des dispositifs institutionnels de participation s’est avérée relativement impuissante pour démocratiser l’action publique, comme nous l’avons démontré dans notre essai Pour en finir avec la démocratie participative, Textuel, 2024.
- Sur cette notion de cogestion, voir « Politiser et dépolitiser la métropole », par Gilles Pinson, Métropoles n° 25, 2019.
- « Le backlash écologique qui vient : réflexions sur les municipales 2026 », par Manon Loisel et Nicolas Rio, Futuribles, vol. 5, n° 468, septembre-octobre 2025.
- Housing under platform capitalism: the contentious regulation of short-term rentals in european cities, par Thomas Aguilera, Francesca Artioli et Claire Colomb, University of California Press, 2025.
- « Tous les mêmes ? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours », rapport du collectif de recherche participative Démocratiser la politique, septembre 2025.
Ndlr : ce raisonnement s'applique-t-il également au sein d'une organisation comme GPF ? C'est mon sentiment. Approfondir ACT
NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
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Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
🌿 Olivier Hamant, chercheur en biologie et biophysique, nous propose de nous inspirer du vivant en observant comment d’autres espèces s’organisent, comme le montrent les fascinantes nuées - - chricottard 3 sem
Un de mes préférés spectacles! Et ce si joli nom: la murmuration
- vial_vero 2 sem
❤️❤️❤️❤️❤️❤️ - domi.ceramika 3 sem
« La marge qui tient la page » magnifique formule ❤️
Photo de profil de cmuller13 3 sem
Il faut écouter ses interviews plus longues car il est passionnant 👍 - vial_vero 2 sem
😍😍😍😍😍😍 - ravensrock 3 sem
On dit un murmure d’oiseaux 😍 - mbmausi 2 sem
👏👏👏 - johann_coste 3 sem
Je vous invite tous à aller écouter sa longue interview sur la chaîne thinkerview. Vraiment. C'est extrêmement intéressant. - vial_vero 2 sem
👏👏🏻👏🏼👏🏽👏🏾👏🏿 - sevborgella 2 sem
👌🙏 - creationsbellaventure 3 sem
La nuée d'etourneau a un tres joli nom " la murmuration" ! Et oui, la marge a le pouvoir creatif, oser penser, ouvrir la fenêtre des possibles. - sophie.caironi
2 sem
❤️ - kadigba 3 sem
« C’est la marge qui tient la page »… magnifique 🥰🌱 - anuraktivi 3 sem
Belle métaphore! Si seulement les sociétés étaient capables et d'un, de le voir et de deux, de le vouloir! - nathaliedoclaluna 2 sem
@phytopause 😍
21,4 K 219 3 février
02/01/2026
Voici ma première publication sur le DATA SCIENCES MANAGEMENT co-écrite avec Olivier MAMAVI, docteur enseignant chercheur sur les systèmes d’information.
Michel SABY / Olivier MAMAVI
La transformation numérique a révolutionné la manière dont nous interagissons, mais paradoxalement, la qualité des relations humaines semble en souffrir. Malgré des outils de communication toujours plus sophistiqués, construire des liens authentiques devient un défi. Cet article explore ce paradoxe. Il examine l’impact des nouvelles technologies sur la communication et offrant des stratégies concrètes pour cultiver des relations humaines durables. En adoptant des postures telles que l’écoute pure et l’empathie, il est possible de transcender les limites imposées par le numérique et de renforcer la profondeur des interactions dans nos vies personnelles et professionnelles.
Contenu
La transformation digitale a bouleversé notre société à une vitesse sans précédent, redéfinissant les interactions humaines à tous les niveaux. Internet, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle se sont intégrés dans notre quotidien, facilitant la communication à l’échelle internationale. Toutefois, malgré ces avancées technologiques, un paradoxe persiste : la construction de relations de qualité semble devenir de plus en plus difficile. Cette difficulté est préoccupante, car la qualité des relations interpersonnelles est essentielle, que ce soit dans les sphères privées, professionnelles ou dans les collaborations entre entreprises (Venter, 2019 ; Bratina, 2023).
Cet article propose d’explorer ce paradoxe et de suggérer des pistes pour le surmonter. Nous défendons l’idée que la qualité de la communication et des relations humaines dépend moins des outils utilisés que de la posture adoptée préalablement par les individus. Pour cela, nous analyserons l’impact des nouvelles technologies sur la communication, et proposerons des stratégies concrètes, illustrées par des exemples réels, pour construire des relations durables et enrichissantes.
Les impacts des nouvelles technologies
... ont révolutionné les modes de communication, offrant des opportunités de connexions mondiales. Désormais, il est possible de collaborer à distance, d’échanger des idées instantanément avec des partenaires situés à l’autre bout du monde, et d’accéder à des informations en temps réel. Ces avantages ont permis aux entreprises de s’étendre sur de nouveaux marchés, de renforcer leurs partenariats, de collaborer avec un grand nombre de personnes et de répondre plus rapidement aux besoins de leurs clients.
Cependant, ces avancées ne sont pas sans inconvénients. L’une des critiques majeures concerne l’appauvrissement des compétences interpersonnelles. L’usage excessif des technologies numériques tend à réduire l’écoute active, l’empathie et la capacité à interpréter le langage corporel. Par exemple, dans une entreprise technologique de la Silicon Valley, une étude interne a révélé que la majorité des employés préféraient échanger par messagerie instantanée plutôt que de se parler en face à face, ce qui a conduit à une augmentation des malentendus et des tensions internes. Ce phénomène, couplé à la superficialité et à l’immédiateté des échanges numériques, nuit à la profondeur des relations et à la réflexion collective.
En outre, les nouvelles technologies ont amplifié le phénomène d’infobésité, où la surcharge d’informations rend difficile la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Cette surabondance d’informations peut distraire les individus et nuire à la qualité des interactions, comme en témoigne un manager d’une grande entreprise de consulting qui a observé une baisse significative de la productivité lors des réunions en raison de la dispersion de l’attention causée par les notifications constantes.
Enfin, la déshumanisation des échanges, encouragée par l’anonymat des communications en ligne, peut favoriser des comportements inappropriés, tels que le harcèlement ou l’expression d’opinions extrêmes, comme en témoignent les récentes polémiques sur les réseaux sociaux où des propos haineux se sont multipliés sous couvert d’anonymat. Ainsi se pose la qualité des échanges.
La culture du lien
Quel est notre doute permanent, ce qui nous demande une attention de tous les instants que nous vivons avec les autres ? Une attention volontaire ou inconsciente ? Que va-t-il se passer face à un autre, notre conjoint, nos enfants, nos collègues, notre employeur ? La rencontre est « créative », aucune n’est semblable, non reproductible. Elle rendra heureux ou malheureux. Allons-nous alors nous poser la question du « pourquoi ces variations d’état ? » Allons-nous culpabiliser ? Penser que nous avons été maladroit voire indélicat ou, plus souvent : que l’autre n’est pas bien aujourd’hui, qu’il s’est peut-être levé du mauvais pied, qu’il a un souci, qu’il est mal luné. La réponse la plus juste ne serait-elle pas de penser que si un autre que nous l’avait rencontré c’eût été très différent. Nous pouvons alors en déduire que nous sommes « responsables ». Mais, responsables de quoi ? D’avoir réagi à l’instant T tel que nous étions alors et idem pour l’autre. A ce moment-là, nous étions face à nos vérités du moment et l’issue de la rencontre, incertaine, devenait la résultante de ce que chacun de nous apportait dans l’espace tiers que nous nommerons relation ou moins abstraitement lien.
La communication digitale se pose-t-elle la question du lien, de son existence, de sa qualité, de sa pérennité ? J’écris ou je parle par l’écran pour parler de moi et « entendre (1) » l’autre, pour échanger simplement ou pour satisfaire un besoin de faire émerger de la rencontre une idée neuve ou tout au moins qui fera lien en nous donnant envie de la pérenniser.
Comment faire exister l‘autre pour permettre une relation de qualité ? Par « l’écoute pure », car elle est la semence du lien.
La rencontre avec l’autre est une chance réciproque. Il est indispensable d’en prendre conscience. Avoir conscience que la terre arable qui nous relie est une nécessité.
Cette « écoute pure » est optimisée par le besoin de L’habitus. Se poser la question de savoir ce que l’autre reçoit de nous. Ne plus affirmer : « moi je suis comme ça et pas autrement ». Ne sommes-nous pas la dernière personne qu’il faut consulter pour nous définir ? Notre subjectivité étant, par définition, totale, s’interroger sur sa propre image est la première étape de notre démarche vers une qualité de la relation. Nous connaissons tous le langage du corps puisque nous le percevons sur les autres. Le regard, le sourire, la poignée de mains, entre autres, dégagent ou pas de la bienveillance telle que la définit Rifkin (2011) dans son livre sur la civilisation de l’empathie.
La parole vient ensuite et peut nous surprendre. Sommes-nous prêts à « l’écoute pure » définie par Fenner (2009)? Tout ce que nous dit l’autre est autant d’informations pour aller à sa rencontre. Lorsque nous prendrons la parole nous nous appuierons sur ce que nous venons d’entendre et serons capables de le reformuler avec les mots qui ont été énoncés. Quelle meilleure valorisation pour l’autre si au préalable un temps de silence a été observé ? Il permet de repenser à ce qui a été dit et que nous allons prolonger plutôt que de répondre spontanément et parler de soi. Notre réponse (de qualité), sera dans le choix de la question ouverte qui permettra à l’autre d’approfondir sa pensée et souvent de se l’expliquer à lui-même.
Aujourd’hui chacun fait la promotion de sa pensée plutôt que de s’enrichir de celle de l’autre. L’écoute, qui nous apporte un réel confort (car elle est non jugeante), va accoucher de la créativité.
Pourquoi ? Si nous prenons en compte tout ce que nous avons entendu, ce que nous répondrons sera amendé de la pensée de l’autre. Cela nous conduira, si cette attitude est partagée, à un échange productif et donc de qualité, innovant et souvent pérenne. Chacun étant « entré » dans la vérité de l’autre, nous trouvons une troisième vérité ce qui est l’objectif de la médiation des conflits.
Postures appropriées pour une relation de qualité
Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter des postures communicantes favorables. Ces postures, bien que simples en apparence, requièrent une discipline constante et un engagement personnel.
- Non-jugement : Cette posture implique de suspendre ses opinions personnelles et d’éviter de juger les actions ou les paroles des autres. Par exemple, lors de réunions, il est bénéfique d’encourager une écoute attentive sans interrompre les interventions des autres participants. Dans une entreprise française de services, l’adoption de cette posture a conduit à une réduction des conflits internes et à une meilleure compréhension mutuelle, favorisant ainsi la cohésion d’équipe.
- Non-sachant : Reconnaître que l’on ne détient pas toutes les réponses et être ouvert à l’apprentissage est essentiel. Un exemple concret se trouve dans une startup new-yorkaise où l’humilité a été institutionnalisée : chaque réunion débute par un tour de table où chacun partage ce qu’il a appris de ses collègues. Cette pratique a renforcé le respect mutuel et favorisé l’innovation, en valorisant la diversité des contributions.
- Non immédiateté : Dans un monde où tout va toujours plus vite, prendre le temps d’écouter et de comprendre est crucial. Une étude réalisée dans une entreprise de consulting a montré que les équipes qui prenaient du temps dans la résolution de problèmes collectifs parvenaient à des solutions plus créatives et durables. Par exemple, dans une situation de crise, un dirigeant a délibérément ralenti le processus décisionnel pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’exprimer pleinement, ce qui a conduit à une solution collective plus robuste.
- Empathie : Selon Rifkin (2011), l’empathie va au-delà de la simple compréhension des émotions d’autrui. Il s’agit de ressentir la fragilité et la fugacité de l’existence de l’autre, et de le soutenir pour qu’il s’épanouisse. Dans un cabinet notarial, les dirigeants ont adopté cette perspective en prenant des décisions qui privilégient le bien-être des employés, ce qui a renforcé l’engagement et la satisfaction au travail.
- Ecoute : Le silence peut être un outil puissant dans la résolution de problèmes collectifs. Dans une entreprise japonaise, par exemple, les réunions commencent souvent par un moment de silence pour permettre à chacun de réfléchir avant de parler. Cette pratique favorise une écoute pure, où les participants ne cherchent pas à préparer leur réponse, mais à comprendre profondément les propos des autres. Ce silence permet également de prolonger la réflexion et d’encourager la créativité, conduisant souvent à des solutions auxquelles personne n’aurait pensé individuellement.
L’apport d’une intermédiation
Dans certaines situations, l’intervention d’un intermédiaire, qu’il s’agisse d’un outil ou d’un être humain, peut considérablement améliorer la qualité de la relation. Le médiateur, en tant que tiers neutre, facilite la communication et aide à surmonter les obstacles relationnels. Un exemple concret se trouve dans une grande institution publique où un médiateur a été nommé pour résoudre des conflits fréquents entre départements. Grâce à son intervention, les tensions ont diminué, et un climat de coopération s’est instauré.
En fait, la médiation se définit comme créatrice ou rénovatrice du lien. Elle demande une écoute pure, détachée de tout jugement, où chaque point de vue est pris en compte comme une vérité personnelle. Par exemple, lors d’un conflit entre deux départements dans une organisation à but non lucratif, le médiateur a encouragé les participants à exprimer leurs préoccupations sans crainte de jugement. Cela a permis de transformer le conflit en une opportunité de collaboration, débouchant sur une solution innovante bénéfique pour toute l’entreprise.
Les outils numériques peuvent également jouer un rôle d’intermédiaire dans la médiation. Par exemple, des plateformes en ligne permettent de structurer les échanges et de maintenir une qualité de dialogue élevée, même à distance. Dans une multinationale, l’adoption de forum en ligne a permis de résoudre des différends entre équipes situées dans différents pays, en facilitant une communication plus structurée et respectueuse.
En conclusion, bien que les nouvelles technologies aient révolutionné la communication, elles ont également introduit des défis significatifs pour la qualité des relations humaines. Cet article a exploré le paradoxe selon lequel, malgré des outils de communication toujours plus avancés, la construction de relations de qualité devient plus difficile. Pour surmonter ces défis, il est crucial d’adopter des postures communicantes telles que le non-jugement, l’humilité, la patience, l’empathie et l’écoute active. L’intégration de médiateurs, qu’ils soient humains ou technologiques, peut également jouer un rôle clé dans la résolution de conflits et l’amélioration des relations.
Les exemples concrets et les études de cas présentés montrent que ces approches sont non seulement théoriques, mais applicables et efficaces dans divers contextes organisationnels. En fin de compte, c’est par une utilisation réfléchie des technologies, combinée à des postures humaines appropriées, que nous pourrons construire des relations durables enrichissantes et toujours créatives, tant au niveau personnel que professionnel.
Bibliographie
- (1) Bratina, T. (2023). Digital Devices and Interpersonal Communication Over Time. Journal of Elementary Education, 16(4), 425-439.
- Fenner, P. (2009). La communication non-duelle : l’écoute pure. 3è millénaire. N°92. p.16-19.
- Rifkin, J. (2011). Une nouvelle conscience pour un monde en crise: vers une civilisation de l’empathie. Éditions Les Liens qui libèrent.
- Venter, E. (2019). Challenges for meaningful interpersonal communication in a digital era. HTS: Theological Studies, 75(1), 1-6.
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
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Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
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consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
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La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
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Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
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un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
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Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
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travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
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Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
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une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
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les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
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Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
- Pour un droit au NON-numérique ET un numérique éthique
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Faire converger les entreprises, les enjeux sociétaux, et les individus
Incarnez une entreprise fictive, projetez-vous jusqu'en 2040, et prenez des décisions qui vont avoir un impact sur ses différents indicateurs (carbone, business, climat social, robustesse), au fil du temps et des aléas ! Tirez-en les apprentissages et faites le lien avec votre entreprise.
Un serious game en une demie-journée et en petits groupes pour apprendre à piloter dans un monde en polycrise !
Un objectif : dépasser les oppositions entre responsabilité, perennité et rentabilité !
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"Un atelier qui met en évidence la complexité réelle de la prise de décisions en entreprise et donne des clefs concrètes pour faire tendre son organisation vers plus de robustesse."
Yannick, participant et entrepreneur
...
un constat : Notre modèle économique, confronté aux limites planétaires, engendre une instabilité accrue et une compétition exacerbée entre les acteurs à toutes les échelles, marquant l'entrée dans une ère de polycrise au-delà des seuls enjeux écologiques.
La multiplicité et l'interconnexion des aléas mettent en tension la pérennité des entreprises autant que leur impact, et poussent à revoir notre manière d'aborder leur transformation.
Des divergences de plus en plus fortes
- Les entreprises ont toujours un enjeu de rentabilité
- Mais l'enjeu de responsabilité s'est développé et a une place importante dans les organisations
- Mais aujourd'hui, le contexte de polycrise fait place à un nouvel enjeu : la viabilité des organisations sur le long terme, face à des instabilités récurrentes.
Un monde instable, des entreprises vulnérables
- Les paramètres changent
- Le long terme est de plus en plus difficile à penser,
- Savoir adapter sa chaine de valeur, son organisation et sa stratégie devient un facteur clé de succès
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Nous avons construit depuis dix mille ans, un monde d’abondance de ressources, un écosystème stable, qui nous a poussé à optimiser et à performer. Le culte de la performance est à son apogée et nous incite à toujours gagner en efficacité, à maximiser nos résultats, avec moins de moyens possibles. Cette approche atteint ses limites dans un monde en constante évolution. Aujourd'hui la nature se réveille, elle devient fluctuante et nous devons apprendre à vivre dans un monde instable, imprévisible. Comment vivre dans ce nouvel environnement ? Comment passer de la performance à un nouveau modèle ? Comment abandonner la performance et passer à une autre forme de société ?
Olivier Hamant est biologiste et chercheur, il se lève le matin stimulé par l’étude de la vie des plantes. Dans la nature, les systèmes robustes prospèrent parce qu’ils acceptent l’incertitude. Le chercheur s’inspire de cet environnement pour nous apprendre à vivre dans un environnement instable par le concept de la robustesse, et nous incite à appliquer ces principes naturels à nos systèmes économiques et organisationnels. Qu’est-ce que le concept de robustesse ? Comment se décline t-il dans nos modes organisationnels ? Comment inverser nos modes de pensée et passer de la performance à la robustesse ?
Grenoble 2040, est une démarche qui offre le temps et les moyens de se projeter dans des futurs souhaitables, individuellement et collectivement. Elle s’appuie sur une approche sensible et réaliste pour cultiver des espoirs lucides, pour dessiner collectivement un avenir désirable, et le construire ensemble.
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Tr.: ...
se départir du culte de la performance ... construire la robustesse ... paradoxe de l'anthropocène : les humains n'ont jamais autant été dans la nature mais jamais autant déconnectés d'elle ... bioéconomie circulaire, basée sur le carbone ... lowtechs ... citoyen co-acteur avec l'ingénieur ... Musk, l'ultraperformance toxique ... trump, symptôme a besoin de tout le monde ... mettre un pied dans la robustesse maintenant, de petits projets qui peuvent devenir dominants ... Grenoble, territoire pionnier ... fédération des territoires de robustesse ... ex Waloby Bruxelles ... révolution culturelle les émotions clé pour nous toucher. Vivre un moment d'arrêt ... émotion : le trouble, ce que cherchent un peu les artistes ... voire de sidération puis se poser des questions ... pour etre en dissonance ... les techniques de déprise sectaire, c'est ça, entrer en dissonance avec la secte. Ce trouble permet ensuite de créer du désir. Il peut faire peur. La vie, c'est le chemin, pas la destination. Que l'on connait, la mort ! L'émotion permet de vivre les fluctuations sur le chemin. C'est la robustesse.
Abderraouf Zaatra Fonction : Auteur Centre d'Economie de l'Environnement - Montpellier
Dates et versions tel-03548914 , version 1 (31-01-2022)
Mots clés Vulnérabilité Adaptation Analyse multicritères Changement climatique Discret choice expriment Préférences
Domaines Economies et finances
Tr. : irriguer reste le principal choix des agriculteurs.
3 types d'adaptation :
- incrémentale
- systémique
- transformationnelle
... agroécologie ... mesures systémiques qui comprennent la diversification des cultures, l'intégration de l'élevage, la conservation de l'eau, etc
... choisies en fonction de l’âge et de horizon temporel auquel raisonnent les
agriculteurs ... intégrer des contraintes de long terme ... dépendent en grande partie de la disponibilité des moyens et de la CA (Chambre d'Agriculture)
...
besoin en formation et en accompagnement
...
9.2.2. Vers une approche d'adaptation multi acteurs et multiniveaux cf p220 ++
...
etc TERMINER ACT
Ndlr : pas un mot sur la robustesse ? vérifier ACT
S'inspirer de la Nature pour Vivre dans un Monde Incertain - Olivier Hamant - Sortie le 14 févr. 2025 / Metabolism of Cities
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... la fin de la stabilité de nos sociétés. Nous rentrons dans un monde turbulent où les crises se multiplient tant locales que globales, sociales qu’écologiques.
Pendant deux siècles nous avons essayé de répondre à ces crises en optimisant nos systèmes mais aujourd’hui il devient clair que cette même optimisation est responsable de notre perte de contrôle et du dérèglement des systèmes écologiques et sociaux.
Si nous devons enterrer le culte de la performance et de l’optimisation, quel est le nouveau projet de notre société ? Et que peut nous apprendre le vivant face à un monde fluctuant et incertain ?
Pour parler de ces sujets, j’ai le plaisir d'accueillir Olivier Hamant. Olivier est biologiste interdisciplinaire, chercheur à l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement et directeur de l’Institut Michel-Serres dans lequel il explore la nouvelle relation de l’humanité à la Nature.
🔷 SOMMAIRE
00:00:00 Introduction
00:02:05 Polycrise et mythe de la stabilité
00:12:43 Pourquoi la performance est fragile ?
00:28:02 La robustesse du vivant
00:43:03 Les fausses solutions des ultra-puissants
00:59:31 Comment créer des territoires robustes ?
01:10:43 Recommandations
01:12:30 Crédits
🔷 RÉFÉRENCES
🌾 Livres d'Olivier Hamant
00:00:58 Antidote au culte de la performance
00:01:01 La troisième voie du vivant
📖 Oeuvres citées
00:32:33 L'origine des espèces - Charles Darwin
00:33:50 La filiation de l'Homme - Charles Darwin
00:40:09 Substract - Leidy Klotz
01:11:28 Homo confort - Stefano Boni
🖋️ Sources
00:42:19 Santé mentale et voiture : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25152...
00:51:27 Convention citoyenne lyonnaise : https://jeparticipe.grandlyon.com/pro...
01:04:40 Tumulte, jeu créé par la Métropole de Lyon : https://millenaire3.grandlyon.com/dos...
01:06:06 LaRobustesse.org https://larobustesse.org
01:06:31 Robustesse.org https://robustesse.org
01:06:43 EPR Academy https://epr.academy
▶️ Épisodes mentionnés
00:04:11 Olivier Hamant (Sismique) • Performance, turbulences et robustess...
00:07:50 Carlos Tavares (Le Parisien) • [PODCAST] Comment Carlos Tavares est ...
00:40:00 Alexandre Monnin (Metabolism of Cities) • Comment démanteler les Infrastructure...
00:53:02 Matthieu Calame (Metabolism of Cities) • Sauver l'Agriculture avec l'Agroécolo...
01:12:24 Olivier de Schutter (Metabolism of Cities) • Pourquoi la Croissance Crée la Pauvre...
Tr.: ... Syndémie, terme de Barbara Stiegler et Richard Horton (Lancet), ex. avec la COVID, c'est le système qui lâche ... on quitte le monde de la moyenne (des fluctuations) pour celui des écart types (ces fluctuations deviennent plus intenses, plus fréquentes, moins prévisibles), on ne se concentre plus du tout sur la tendance, mais sur le bruit, l'écart. Ex. inondations de Valence en Espagne 29/10/24 : du jour au lendemain 400 l d'eau par m2 en quelques heures ... c'est imprévisible, impensable. Ça fluctue tellement qu'on ne peut pas imaginer ni prévoir. C'est l'étude, le maintien et l'amplification de l'incertitude. Le monde de la polycrise est surtout imprévoyable et imprévisible ... Objets supraliminaires (concept de Gunther Anders) ... La moyenne n'est plus le sujet. Sécheresses plus violentes inondation idem ... Grandes gelées précoces / tardives. C'est plutôt la marge autour de la moyenne qui va augmenter.
...
CrowdStrike en juillet : une entreprise qui fait une erreur de mise à jour et tous les systèmes windows sont à plat !
un petit grain de sable fait sauter tous les systèmes ... cybersécurité : un monopole est fragile
...
Canal de Suez, un gros bateau, une bourasque de vent, le bateau se met en travers, c'est bloqué pendant des jours, des mois ... tous nos oeufs dans le même panier ... Carlos Tavarès, taliban de la marge, ont brûlé toutes leur innovation, ont perdu la culture ... optimisation aveugle qui n'a plus de sens ... nous ne sommes plus dans un monde stable
...
invention de l'agriculture ya 10 000 ans ... on a inventé la culture, on a sécurisé dans une forme d'abondance locale, forme de sécurité alimentaire ... productivité et performance, on n'a fait que continuer ... Renaissance, Colonisations, mécanisation au 19ème siècle (charbon, pétrole), on a tapé dans toutes les ressources disponibles, bref, on a déstocké au 20ème siècle très rapidement, donc abondance de ressources Et on arrive au bout de ça. Pas par manque de ressources (ya encore plein de pétrole, etc) mais à cause de l'effet boomerang, ce n'est plus viable, ni vivable. À moins d'être suicidaire, on ne peut plus continuer.
ÇA N'EST PLUS ABONDANT NI STABLE
C'est un mythe, ça a marché jusque là sans trop d'externalités négatives. Onétait dans l'ère des nouvelles frontières, on est rentré dans l'ère des rétro-actions. Aller sur Mars est un suicide, c'est une planète morte. À un moment, la croissance n'a aucun sens.
OPTIMISATION, PERFORMANCE = SOMME DE L'EFFICACITÉ (atteindre ses objectifs) ET DE L'EFFICIENCE( minimum de moyens) ex KPI (Key Performance Indicators).
L'optimisation est l'augmentation des performances ex plus vite, moins cher.
IL FAUT QUESTIONNER LA PERFORMANCE
Tout le reste sont des symptômes de la performance.
Ex. à l'université, j'ai un facteur H, facteur d'impact, classement de Shangaï ... ça pousse à publier plus, plus vite, donc la planche est de plus en plus savonnée. Ex. université de Saclay où on a mis tout sur un territoire pour enfin que la France soit dans les top 20. Mais le négatif, on forme l'élite de la nation sur un territoire perdu. C'est la loi de Goodhart (quand une mesure devient un objectif, elle cesse d'être une mesure fiable).Ça devient contre-productif.
Addage "celui qui a atteint son objectif a manqué tous les autres" !
Un sportif qui veut vraiment gagner va détruire son corps soit en travaillant trop, soit en se dopant, etc.
Avec un indicateur de performance, qu'est-ce que je fragilise ?
C'est une loi systèmique indépendante du système (fourmilière, humains, etc).
C'est culturel d'être conscient ou non des arbitrages. On ne voit le monde que par l'optimisation.
Pourquoi ?
Ex. arriver plus rapidement...
La destination, on la connaît, il n'y aura pas de survivants !
Ça revient donc à mourir plus vite...
Il ne s'agit pas d'annuler la performance : pompiers, médecins, utiles.
Mais pas tout le temps.
Des êtres vivants en environnement riche et stable, font de la performance. C'est l'abondance qui le crée !
Et aussi le pouvoir, le fait que les humains inventent l'écriture. Ça a été utile mais aggravé le pb car on peut spéculer sur la performance.
Le modèle économique libéral (Friedrich Hayek, Milton Friedman, William northaus) disait que l'optimal de température sur terre était de 3,5°C !
C'est l'économie dominante, enseignée dans toutes les écoles de commerce. Et DÉLIRANTE !
A intégré le mythe et en a fait une science !
Autre ex. dans le vivant : les Cirripèdes (monographie de Charles Darwin) une est parasite de la peau de requin. Il meurt avec lui !
Autre ex. le Bloom algal, bactérie des algues pullulent, prolifèrent, monobloc, mais les nitrates épuisés, ya plus rien... Effondrement.
La stratégie d'optimisation est donc parasitaire.
Courtermisme, rapport au temps, donc ouvrir le temps long est un piège. Par manque de temps, il faut se reconnecter à son espace.
Les êtres vivants le font depuis toujours !
LA ROBUSTESSE DU VIVANT
Capacité à se maintenir malgré les fluctuations. Et à long terme, maintenir se viabilité malgré les variations.
COMMENT ? car ils NE SONT PAS PERFORMANTS !
La sous-performance nourrit la robustesse. Ex. le couteau suisse plus lourd mais...
Il y a donc un axe robustesse/performance.
La survie est le produit des marges de manoeuvre.
On peut ne pas se nourrir pendant 15 jours, nos yeux au repos, etc.
Darwin parlait de préservation, pas de sélection naturelle.
Il faut de l'hétérogénéité, c'est du laboratoire.
Il y a un moment de performance du lion, le reste du temps non.
C'est un équilibre.
7 PRINCIPES DE LA NATURE :
lenteur, inefficacité, hétérogénéité, incohérence, incertitude, redondance, inachèvement.
C'est plus joyeux.
Le chemin de traverse, on rencontre du monde, c'est le système d.
...
Ajouter un élément est le contraire.
Modifier les interactions change la trajectoire, éducation aux interactions après avoir déconstruit.
Ex. la voiture électrique non : augmenter le nombre de voitures partagées, crée des emplois, du lien social, du covoiturage, etc Car une voiture à l'arrêt 95% du temps.
BIAIS D'ADDITIVITÉ
Cf Substract libre de Leidy Klotz
Cesser d'ajouter dans un monde instable... c'est systémique.
Le taux de circularité de l'économie chute. Donc d'abord enlever le linéaire pour changer le circulaire.
LA ROBUSTESSE DOIT ÊTRE GLOBALE sinon elle empire la chose
économique, humain, etc
Marcher, transp en commun -> augm santé mentale.
LES FAUSSES BONNES SOLUTIONS :
l'IA, les algorithmes, c'est comme un alien ! Qu'est-ce qu'on en fait à notre service ou non ?
Le positif, la sérendipité. Ex. contenus inconnus au service de la robustesse. C'EST TOUT.
...
révolution culturelle ... à ce niveau de centralisation, c'est très fragile ... initiatives locales ... on va voir les ultra-performants tomber car ils sont ultra-fragiles ... les plus robustes vont survivre ... c'est une garantie ... polyactivité comme le mouvement des slasheurs ... la sécurité sociale ... le salaire attaché à la personne Bernard Friot (salaire à vie), Maurice Thorez ... qui a fait tourner la société ? le service public ... le soin, le social, les coopératives ... Olivier Bouche ... stress-test ... Wallonie a acté que le monde est fluctuant ex délais le plus fiable fiabilité ... Grenoble, Lyon ... concept transversal ... Jeu Tumulte ... gros stocks ... larobustesse.org de Gatien Bataille, Laurent Marseault et Olivier Hamant ... joie ... retourne à sa recherche sur les plantes.
Annecy : se poser les bonnes questions.
/Résilience (capacité à se maintenir, s'adapter et se transformer dans un mond dynamique) Carl Folke Stokholm, sa première étape, c'est la robustesse !
Meilleure chance de créer du progrès ...
UN BUT COMMUN
des conditions de vie respectueuses des frontières planétaires ET des besoins fondamentaux.
Notre mission
Accélérer la Transition Écologique Sociale et Heureuse en impulsant ou renforçant une dynamique d’action chez les acteurs de la société pour qu’ils deviennent des acteurs épanouis de cette transition
Nos valeurs
- AMBITION
L’urgence écologique nous pousse à être ambitieux dans notre approche de la transition. - CONFIANCE
Nous croyons que l’humain est de bonne intention, et qui est prêt à oeuvre pour le bien commun de l’humanité. - INSPIRATION
Nous oeuvrons à donner l’inspiration à toutes et tous pour embarquer dans une transition enviable. Il est donc essentiel pour nous d’incarner notre raison d’être et nos valeurs, à tous les niveaux. - RELAX !
Nous acceptons que la transition n’est pas chemin tout tracé, mais un parcours sinueux avec des hauts et des bas... et que c’est bien comme ça !
240 000 personnes ayant participé à l’atelier
11 000 anims
50 pays où 2tonnes est animé
Projet à impact, animé par l’intérêt général et touchant des publics très différents, 2tonnes a fait le choix de se professionnaliser pour augmenter son impact et accélérer la diffusion de l’atelier. Pour cela, il a fallu inventer le modèle de gouvernance qui convenait le mieux à l’accomplissement de notre raison d’être.
La gouvernance s’est structurée autour de 2 organisations :
- Une Entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire, la SAS 2tonnes Compagnie, créée et dirigée par François Laugier et Pierre-Alix Lloret, qui développent l’atelier 2tonnes et gèrent sa diffusion dans un cadre professionnel (que nous appelons entre nous “La Forge”).
- Une Association loi 1901, l’Association 2tonnes, qui a pour mission de permettre l’utilisation, par le plus grand nombre, de l’outil dans un cadre bénévole (que nous appelons entre nous “Le Village”). L’association organise les ateliers Grand Public animés par des bénévoles, et fédère la communauté des anims via des évènements, campagnes, séminaires... Tous les anims peuvent être membres de l’association, et élisent en Assemblée Générale un Conseil d’Administration composée de 7 membres par vote au jugement majoritaire.
Propriétaire :
2tonnes Compagnie, SAS au capital de 1000 euros, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 891 135 477, dont le siège social est situé au 157, avenue du Maine 75014 PARIS
TVA Intracommunautaire : FR16891135477
Responsable de la publication : Pierre-Alix LLORET-BAVAI – pierre-alix@2tonnes.org - 07 68 94 29 59
Hébergeur : Wix
MAJ du 8/9/25
Dans un monde aussi instable, la transition écologique ne peut plus être une fin en soi. Elle doit devenir un moyen de construire des collectifs et organisations robustes, capables de faire beaucoup, ensemble, pour l’intérêt collectif.
La robustesse est la capacité d’un système à maintenir sa stabilité (à court terme) et sa viabilité (à long terme) malgré les fluctuations
...
Comme l’a montré Elinor Ostrom, certains systèmes sociaux sont également robustes. En particulier, la gouvernance de certains biens communs – aquifères, champs irrigués, prairies de haute montagne – a fait ses preuves depuis plusieurs siècles en traversant les guerres, les famines et les pandémies. Une telle robustesse est permise grâce à des principes qui pourraient nous inspirer pour faire face aux nombreux défis de l’Anthropocène.
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« La résilience a trois définitions. C’est d’abord la capacité d’un matériau à se déformer et à revenir à sa forme initiale. Cette idée d’élasticité a ensuite été déclinée en psychologie : la capacité à rebondir. Comme le dit Thierry Ribault dans Contre la résilience, il s’agit d’une forme de double peine : exiger d’être capable de tomber, et de remonter la pente. Inutile de dire que cette définition très responsabilisante s’aligne parfaitement avec la main invisible du marché, l’absence d’État et le néolibéralisme ... il y a trop d’ambiguïtés dans les différentes facettes de la résilience pour continuer à l’utiliser. La résilience dans son acception psychologique domine actuellement et peut devenir une injonction d’agilité et de consentement, parfaitement alignée avec l’idéologie performante. Il me parait donc plus opportun de parler de robustesse, que l’on pourrait même opposer à la résilience : la robustesse crée les conditions grâce auxquelles on ne tombe pas. Les marges de manœuvre nécessaires pour cela sont incompatibles avec la recherche d’efficacité, d’efficience ou d’agilité. » Extrait d’Antidote au culte de la performance – Ed. Gallimard
...
Les biens communs sont des ressources créées, gérées et partagées collectivement par une communauté de citoyens : zones urbaines transformées en jardins partagés, informations ajoutées dans l’encyclopédie Wikipédia, cartes OpenStreet Map nourries par les utilisateurs, savoirs traditionnels, logiciels libres, science ouverte, publications en libre accès, pédibus scolaires, fours à pains mutualisés, systèmes d’irrigation agricole partagés, semences libres, contenus éducatifs ouverts, échanges de savoirs, justice participative, données ouvertes collectées par les personnes…
Quelles que soit leur échelle – de l’immeuble à la planète –, les approches par les biens communs apportent des réponses inédites et robustes, là où la puissance publique et le marché sont souvent absents ou inefficaces.
Elinor Ostrom a identifié huit « principes fondamentaux » critiques pour la création et le maintien de ressources mises en communs (common pool of ressources). Ces principes permettent de mettre les actions collectives (réalisées en vue de résoudre un problème) à l’épreuve des faits :
- des limites nettement définies des ressources et des individus qui y ont accès (qui permettent une exclusion des entités externes ou malvenues)
- des règles bien adaptées aux besoins et conditions locales et conformes aux objectifs des individus rassemblés
- un système permettant aux individus de participer régulièrement à la définition et à la modification des règles (faisceau de droits accordés aux personnes concernées)
- une gouvernance effective et redevable à la communauté vis-à-vis des appropriateurs
- un système gradué de sanction pour des appropriations de ressources qui violent les règles de la communauté
- un système peu coûteux de résolution des conflits
- une auto détermination reconnue des autorité extérieures
- S’il y a lieu, une organisation à plusieurs niveaux de projet qui prend toujours pour base ces bassins de ressources communes.
...
la sous-optimalité est un formidable soutien aux capacités d’adaptation : les systèmes vivants peuvent contourner les difficultés, non pas parce qu’ils sont bien préparés, mais plutôt parce qu’ils sont toujours dans un état dynamique, explorant les possibles. L’évolution n’a pas sélectionné la performance comme compas indépassable, mais bien la robustesse, c’est-à-dire la capacité à survivre aux fluctuations de l’environnement et à se transformer si les conditions l’exigent.
La paix de demain ?
... les crises successives mettent à nu la fragilité de nos systèmes socio-économiques suroptimisés ... dysfonctionnements d’une société devenue trop performante ... C’est d’ailleurs ce qu’Ivan Illich dénonce dans la « contre-productivité », quand l’excès de performance nous condamne. D’autres formes de résistance sont apparues. Carlo Petrini remet en cause la performance absurde des fast-food, et invente le « slow food » en réaction. De même, le paysagiste Gilles Clément invente un nouveau jardin, contre les aberrations de l’excellence ornementale permise à coup de destruction massive et d’armes chimiques. La chambre du futur, ou du temps long, proposée par Dominique Bourg participe du même mouvement. Finalement, la sous-optimalité du vivant pourrait nous apprendre beaucoup pour construire une réelle civilisation de la paix, où la robustesse deviendrait notre nouveau compas. Au-delà des pandémies et des crises économiques, inventer cette société-là pourrait devenir inévitable : il va falloir trouver des marges d’adaptation inédites face aux défis vastes et imprévisibles de l’anthropocène. (Adaptation d’une tribune parue dans Libération le 6 mai 2020)
Par Nathalie Fabbe-Costes et Yasmina Ziad
La crise pandémique de la Covid-19 a rappelé le caractère stratégique de la logistique et du supply chain management (SCM) pour tous les secteurs d’activité. Elle a aussi souligné l’importance d’avoir des supply chains (SCs) robustes et résilientes
...
L’article commence par montrer pourquoi la Covid-19 justifie, mieux que toute autre crise avant elle, la nécessité d’articuler robustesse et résilience. Il explique ensuite, à la lumière de la littérature, pourquoi il n’est pas si simple de penser et de développer conjointement robustesse et résilience. Les illustrations tirées de la crise Covid-19 apportent des éléments de réponse qui conduisent à proposer un cadre de synthèse pour passer de la controverse à une approche dialogique. La conclusion discute de la portée théorique et managériale des résultats, et ouvre des pistes de recherche et de réflexion qui dépassent le strict cadre de la logistique et du SCM.
Connu / https://www.facebook.com/julie.chabaud.14/posts/pfbid0hhYpBJxwutS48Zw922CBQgTxC6RmYc3dHc89jDLNzdMpWQNMFq4qr4sYW6PL7Gpal
"
Comment ringardiser la performance pour une vie bonne ? / Julie Chabaud
Petite planche pour proposer d'hybrider la notion de robustesse (Olivier Hamant) avec celle de furtivité (Charte de Verstohlen Cynthia Fleury-Perkins Antoine Fenoglio, Les furtifs d'Alain Damasio, L'autobiographie d'un poulpe de Vinciane Despret).
J'ai eu la chance de vivre début juin 5 journées magiques de formation en Belgique sur la robustesse, inspirée des principes du vivant, animées par le malicieux duo Gatien Bataille et Laurent Marseault ⏚ avec Olivier Hamant ( 🙏 CRIE-Mouscron et Région wallonne) et des invitées surprise. Tout est documenté en CCbySA 4.0 et accessible sur le généreux wiki https://larobustesse.org
J'offrirai mi-octobre une journée d'initiation à LaBase - Laboratoire d'innovation publique territoriale en Gironde (Bordeaux).
- pour découvrir la notion de robustesse, ses liens avec les vulnérabilités et la résilience territoriale
- pour questionner nos logiques de pensées et essayer un nouveau regard sur l’addiction à la performance
- pour vous initier à faire passer des tests de robustesse à vos idées, projets, stratégies ou intentions
Welcome !
En savoir plus : https://larobustesse.org/?InitiationALaRobustesse33
Inscriptions à la rentrée.
J'en profite pour vous partager quelques photos de cette formation, c'était fabuleux ! Juste, sur Bordeaux en octobre, je ne garantis pas les vaches 😉
"
retrouvé à https://framateam.org/adaptation-radicale/pl/aizxzwqkfb813jru57mrkr1azo
"
julienlecaille 3:52 PM le 16/6/25
Message de Olivier Hamant :
Des décennies et même des siècles d'abondance matérielle - révolution agricole, plantations, mécanisation, extractions diverses (charbon, pétrole, métaux) - ont installé une culture de la performance et de la compétition. La solution clé-en-main performante reste prévalente aujourd'hui, alors même que le monde VUCA devrait disqualifier l'hyper-spécialisation, la suroptimisation ou l'organisation pyramidale au profit de la coopération et de la robustesse. Le succès actuel des autocraties (49% de la population mondiale vivait en autocratie en 2004, c'est 72% en 2024 (1)) illustre cette dynamique contreproductive: toutes les autocraties vantent et vendent l'efficacité politique, soit parce que leurs dirigeants ignorent le compromis performance/robustesse, soit parce qu'ils l'instrumentalisent: l'autoritarisme demande un peuple aliéné, et non émancipé. Que faire alors face à cette vague qui parait insurmontable?
D'abord comprendre que l'autocratie reste coincée dans un dogme obsolète, celui de la performance nécessairement positive, qui n'est plus viable: les fluctuations qui viennent nous dépassent très largement, autocrates ou pas. Mieux, les autocrates ont tendance a amplifier les fluctuations qui rendent leur dogme canalisant toujours plus obsolète. Il suffit de voir à quelle vitesse Elon Musk est tombé de son piédestal, après seulement quelques discours glorifiant l'AFD allemande et un remake de Dr Folamour en mondiovision.
Ensuite, comprendre que le pouvoir et la chute des autocrates va faire beaucoup de casse collatérale (sociale, économique, écologique). Lutter contre eux va de soi, mais le "comment" est encore plus pertinent: on ne voudrait pas les conforter dans une posture de protecteur contre les agitateurs.
Une alternative: investir son énergie dans des projets qui sont déjà dans le monde d'après, en ignorant les ultra-performants et le délire qui les anime. Dans ces projets-là, il n'est plus tellement question d'efficacité politique grâce à des experts ou des solutions clé-en-main (qui prennent rarement racine dans le territoire). Il s'agit plutôt de former dès maintenant des communautés apprenantes, où robustesse et entraide s'alimentent l'une l'autre, et où le territoire se transforme silencieusement et dans la durée. Une école du monde d'après, en robustesse et en entraide, où les fluctuations nourrissent la coopération.
Un premier pas?
Rejoignez l'initiative lancée par Gatien Bataille et Laurent Marseault ⏚ sur larobustesse.org, une plateforme avec des outils, des méthodes, des écrits pour partager et démarrer votre communauté apprenante sur la robustesse dans votre territoire! Ou comment se réapproprier la notion de sécurité, grâce à la joie des interactions.
"
Ndlr : apprendre ACT
Publié le 19 juillet 2021
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Explore2, un accompagnement des stratégies territoriales de gestion de l’eau fondé sur des modèles hydrologiques robustes
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[1] Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat..
[2] Le projet LIFE Eau&Climat (2020-2024) a pour ambition de permettre aux acteurs de la gestion locale de l’eau de prendre en compte les impacts du changement climatique dans leurs stratégies d’adaptation : en diagnostiquant les vulnérabilités de leur territoire et en développant des trajectoires d’adaptation opérationnelles.
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Chantal Bernard-Putz, Benjamin Sonntag
Ouvrage réalisé sous LibreOffice
Prolégomènes : Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire
par Laurent Chemla, juillet 2010
Plus que jamais, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est la cible des critiques du pouvoir. Il serait responsable de toutes les dérives, de toutes les ignominies, il nous ramènerait aux pires heures de notre histoire et serait le lieu de toutes les turpitudes.
Bon. Depuis longtemps, je dis qu’il est normal - de la part de ceux qui disposaient de l’exclusivité de la parole publique - de s’inquiéter de l’avènement d’un outil qui permet à tout un chacun de s’exprimer. Pas de quoi s’étonner, dès lors, des attaques furieuses que subit le réseau.
...
Tout ce qui est facile à contrôler est facile à détruire.
Internet est difficile à détruire.
Donc Internet est difficile à contrôler.
...
l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Lisez-la bien :
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».
...
rédigée en 1948. Bien avant Internet, même si à la lire on a l’impression qu’elle a été écrite spécialement pour lui. Car en effet, il n’existait pas grand chose, avant Internet, pour « recevoir et répandre sans considération de frontière les informations et les idées ». Il faut croire que ses rédacteurs étaient visionnaires…
Comment s’étonner, à la lecture de cet article, du nombre de censures que notre Conseil Constitutionnel a opposé aux diverses velléités de contrôle que le pouvoir a tenté d’imposer depuis 15 ans ?
Le droit de recevoir et diffuser de l’information est inaliénable.
Internet est à ce jour l’unique moyen d’exercer ce droit.
Donc tout contrôle d’Internet risque d’être contraire aux droits de l’Homme.
Sauf à s’exonérer des grands principes fondamentaux, et donc à vivre dans une société totalitaire, le contrôle ou le filtrage d’Internet se heurtera toujours à la liberté d’expression. Les états peuvent l’accepter, et à l’instar de l’Islande décider d’en profiter, ou refuser de le voir et, à l’instar de la France, se heurter sans cesse à un mur en essayant encore et encore de réguler ce qui ne peut l’être.
Historiquement, techniquement, économiquement et moralement, Internet ne peut pas être contrôlé.
Autant s’y faire.
Introduction
En l’espace d’une quinzaine d’années, Internet est devenu un moyen de communication et de dialogue courant. Aujourd’hui, tout le monde se sert d’Internet, échange par mail ou messagerie instantanée, publie de l’information, partage de la connaissance etc. Cependant, l’utilisation de ce nouveau média n’est pas toujours facile : en dehors des offres gratuites qui cachent pour la plupart l’utilisation de données personnelles ou des services de piètre qualité, les logiciels libres permettent d’offrir des solutions techniques de qualité, respectueuses de ses utilisateurs et de leurs libertés.
AlternC est un ensemble de logiciels d’hébergement, un panneau de contrôle web qui permet une gestion fine des utilisateurs et des services web. Une aide en ligne illustrée, accessible depuis ce panneau, guide l’utilisateur. Basé sur le système d’exploitation Debian GNU/Linux, AlternC est lui-même sous licence GNU/GPL.
AlternC est un projet libre conçu dans le souci de permettre à ses utilisateurs de maitriser leur communication Internet au mieux sans être informaticien.
...
Ndlr : est-ce que AlternC intègre bien les ordiphones ? ACT