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La démocratie locale souffre des mêmes maux que son homologue à l’échelle nationale : une concentration excessive des pouvoirs, un dialogue de sourds entre majorité et opposition, une faible représentativité sociologique des élus... Pour y remédier, il est nécessaire de renforcer l’équilibre des pouvoirs au sein des collectivités locales.
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Le récit du local comme ultime rempart à la crise démocratique, alimenté par les maires et leurs représentants, mérite pourtant d’être nuancé. La plupart des dérèglements démocratiques à l’œuvre au niveau national se retrouvent localement, dans les grandes métropoles comme dans les petites communes rurales. Citons-en ici les trois principaux : la concentration du pouvoir dans les mains (du chef) de l’exécutif, le déficit de représentativité des élus et la dépolitisation des choix d’action publique.
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Ce combat est trop souvent réduit à la question de la participation citoyenne1.
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En neutralisant toute opposition potentielle, la prime majoritaire enferme la démocratie locale dans un pur jeu de posture : sans aucune prise sur la décision, les élus d’opposition se retrouvent cantonnés à une fonction tribunitienne pour dénoncer l’incompétence des équipes en place.
La concentration du pouvoir se joue aussi au sein de la majorité
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L’allégeance au maire tient donc une place centrale
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Les maires sont par ailleurs les seuls à pouvoir signer les arrêtés municipaux et restent les principaux interlocuteurs des pouvoirs publics comme des acteurs privés.
Les élus locaux sont bien conscients des effets pervers de ce fonctionnement. Au burn out de maires, érigés en unique paratonnerre « à portée de baffe » de tous les mécontents, répond le bore out des autres élus qui sont nombreux à se demander à quoi ils servent
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Face à la présidentialisation du pouvoir municipal, la montée en puissance des établissements publics de coopération intercommunale ou EPCI (aussi appelés communautés de commune, d’agglomération ou métropoles en fonction de leur taille) produit un effet paradoxal. D’un côté, l’intercommunalité oblige les maires à travailler ensemble alors même qu’ils ne se sont pas choisis. C’est en effet à cette échelle que se situent les principaux leviers d’action du bloc communal (notamment en termes de ressources humaines et financières). Mais, d’un autre côté, l’intercommunalité contribue à renforcer la primauté des maires
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des chambres d’enregistrement
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superposition entre l’exécutif et le délibératif. Chef du gouvernement (composé de « ses adjoints »), le maire assure aussi la présidence de l’assemblée (le conseil municipal) : il maîtrise à la fois le contenu des décisions et les modalités de leur mise en débat.
Les assemblées communales et communautaires devraient à l’inverse avoir pour fonction de faire contre-poids à l’exécutif pour garantir une forme d’équilibre des pouvoirs. Cela nécessiterait d’en renforcer l’autonomie, en redonnant du poids (et du sens) à la fonction de « simple » conseiller municipal/communautaire, c’est-à-dire les élus qui ne sont ni maire ni adjoint. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ces élus qui composent le pouvoir délibératif ont un rôle important de « contrôle du gouvernement ».
Pour cela, le bloc communal gagnerait à reprendre à son compte les éléments de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le premier consisterait à avoir une présidence de l’assemblée municipale qui soit dissociée de la fonction de maire. Cet élu aurait la charge de garantir la qualité démocratique des débats, de négocier les ordres du jour avec l’exécutif et d’intervenir en médiation lors de conflits entre élus. Pour garantir son autonomie par rapport à l’exécutif malgré la surreprésentation de la majorité, la présidence d’assemblée devrait obtenir les deux tiers des voix des élus sans délégation.
Il serait aussi possible de transposer le format des « commissions d’enquête parlementaire », en permettant à chaque conseiller sans délégation d’engager une commission d’enquête au cours du mandat s’il parvient à réunir le soutien d’un sixième des membres du conseil. Ces derniers mois ont en effet souligné l’intérêt de cet outil transpartisan pour permettre aux députés d’investiguer les zones d’ombre de l’action gouvernementale et/ou peser sur le cadrage de l’agenda, par exemple sur les aides publiques aux entreprises ou la régulation des plates-formes numériques. Cette possibilité existe déjà pour les villes de plus de 20 000 habitants, mais elle est rarement saisie faute de moyens.
Cette pluralisation des débats en interne aurait pour effet de redynamiser les contre-pouvoirs externes (à commencer par les associations) qui souffrent souvent d’une dépendance aux exécutifs locaux pour l’accès aux ressources (qu’il s’agisse de financements ou de locaux, mais aussi d’accès à l’information). En favorisant la confrontation de points de vue et en diversifiant les interlocuteurs politiques, elle améliorerait la transparence démocratique des décisions locales.
Accompagner la politisation des enjeux locaux
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l’action publique locale continue d’être présentée comme apolitique ... à distance des étiquettes partisanes ... la « bonne » gestion ... le « bon sens » s’impose ?
La même logique se retrouve au niveau des intercommunalités, marquées par le modèle de la cogestion2
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Cette dépolitisation découle aussi de l’absence de campagne, et donc de débat, sur les politiques communautaires, dans une élection où l’essentiel de l’attention se focalise sur l’échelon municipal
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La primauté des clivages institutionnels (communes versus intercommunalité) et territoriaux (ville-centre versus communes périphériques) conduit néanmoins à euphémiser toutes les autres lignes de clivage possibles, qu’elles soient idéologiques et/ou sociologiques. D’autant que cela se combine avec une technicisation des débats alimentée par la (sur)production d’études et de diagnostics qui, en éclairant la complexité des enjeux, finit par en invisibiliser la portée politique.
La dépolitisation persistante des décisions (inter)communales contraste avec la politisation croissante des enjeux locaux, notamment lorsqu’ils ont trait à la transition écologique. La mandature 2020-2026 se caractérise en effet par une hausse des crispations liées à la mise en œuvre des politiques de transition. Ce « backlash écologique »3 résulte d’un changement de nature des politiques locales de transition, avec le passage d’une logique incitative à une logique plus contraignante. A la suite de l’échec de la taxe carbone, l’Etat a délégué au local le déploiement des contraintes écologiques à travers la mise en place des zones à faibles émissions (qui consistent à interdire la circulation des véhicules diesel dans les territoires les plus pollués) ou le zéro artificialisation nette (qui oblige chaque commune à diviser de moitié le nombre de terrains ouverts à l’urbanisation). Justifiées par l’impératif environnemental, ces mesures s’avèrent beaucoup plus clivantes que les grandes ambitions écologiques relativement incantatoires affichées jusqu’ici. La hausse des tensions se retrouve aussi sur la gestion de l’eau, face à un écart croissant entre des besoins en hausse et une ressource en baisse et à une intensification du risque d’inondation.
Cette situation crée un effet de dissonance de plus en plus marqué entre une action publique qui continue de se présenter comme consensuelle et un débat public sur les questions locales de plus en plus conflictuel. La rhétorique de la « gestion en bon père de famille » s’avère de moins en moins opérante face à la multiplication des protestations, de la part de ceux qui accusent la collectivité d’en faire trop comme de ceux qui jugent qu’elle n’en fait pas assez. Cette politisation des enjeux locaux s’observe aussi sur les politiques de l’habitat, autour notamment de la régulation des loyers et des locations de courte durée4.
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la fabrique de l’action publique locale ne consiste pas uniquement à identifier les solutions techniques pertinentes. La définition des politiques territoriales correspond aussi à des choix d’allocation de ressources rares et partagées (l’eau, les sols, le logement, l’espace public…) sur lesquelles s’opposent des intérêts divergents et des différences de vécu. Faute d’en prendre la mesure et de naviguer avec, les collectivités locales (élus et agents confondus) se retrouvent en incapacité de porter des politiques transformatrices soutenues ou acceptées par une majorité de leur population.
Démocratiser l’action publique locale consiste donc à assumer la dimension (re)distributive des politiques menées, pour mettre en débat les conceptions de la justice qui les sous-tendent. Au nom de qui et de quoi ces choix-là sont-ils faits, alors qu’il y en aurait d’autres possibles ? Pourquoi les élus de telle collectivité font le choix de privilégier l’entretien des routes par rapport à la prise en charge de la petite enfance, quand d’autres territoires optent pour une hiérarchisation inverse ? Sur chaque politique menée, quels en sont les gagnants et les perdants potentiels, et cela correspond-il aux perceptions des personnes concernées ?
Pour éviter que la hausse des protestations ne vienne neutraliser la capacité d’action des collectivités locales, il est nécessaire d’organiser leur mise en débat afin de contraindre les élus à argumenter davantage leurs choix quand ils se retrouvent contestés sur le terrain. Voilà pourquoi la campagne des municipales constitue une séquence démocratique importante, pour donner à voir les espaces de choix et inviter les (futurs) élus (et leurs électeurs !) à prendre position.
Améliorer la capacité représentative des élus
La robustesse démocratique du local interroge enfin la place des élus locaux dans la fabrique de l’action publique et la nature de leur fonction. Au sein des collectivités, les élus sont systématiquement renvoyés à leur fonction de « décideurs » : ils président les comités de pilotage organisés par chaque direction, valident les délibérations élaborées par l’administration ou inaugurent les projets réalisés par « leurs » services.
Ce schéma théorique selon lequel les élus décident et l’administration exécute apparaît pourtant en décalage avec la pratique d’une action publique qui reste en grande partie pilotée par l’administration. Plus nombreux et davantage outillés en expertise, les agents publics locaux ont un rôle déterminant dans la conception des politiques locales et dans la définition des priorités d’action.
Renforcer la démocratie locale passe donc par une clarification du partage des rôles entre élus et administration, en assumant la place de cette dernière. La mission des élus n’est pas de se transformer en superchef de service multipliant les directives et imposant ses choix, mais de se faire le relais des préoccupations et du vécu de la diversité de leurs concitoyens qu’ils ont la charge de représenter. La tâche est (de plus en plus) ardue : face à la différenciation des modes de vie, l’explosion des inégalités et la hausse des mobilités, comment réussir à représenter la population dans son ensemble ? Elle est pourtant essentielle, pour tendre vers la promesse démocratique selon laquelle chaque voix compte, à part égale.
Cet accent sur la fonction représentative des élus dans le pilotage des politiques publiques locales est aussi un moyen de lutter contre la centralisation du pouvoir soulignée précédemment. Car s’il est tentant de vouloir décider tout seul, il faut nécessairement être plusieurs pour réussir à représenter une population plurielle et hétérogène. D’où l’importance des assemblées par rapport aux exécutifs locaux.
Cet impératif représentatif jette une autre lumière sur la composition des assemblées (inter)communales. Le rapport du collectif Démocratiser la politique5 est venu pointer le déficit de représentativité sociologique des élus, en objectivant la surreprésentation des classes supérieures et l’invisibilisation des classes populaires (souvent reléguées aux positions non éligibles sur les listes). Contrairement aux idées reçues, la proximité ne suffit pas à supprimer les inégalités de représentation ! Les écarts entre la sociologie de la population et celle des élus sont tout aussi marqués en local, encore plus quand on les regarde au prisme du rapport au logement. « Nous avons réalisé en votant notre PLUi [plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] que tous les élus autour de la table sont propriétaires d’un pavillon, alors que les locataires constituent 40 % de la population communale », reconnaissait le maire d’une ville proche d’une grande métropole. Alors que la démocratie participative conduit à renforcer ces inégalités de représentation en donnant la parole aux personnes qui la prenaient déjà, les 500 000 (futurs) élus municipaux ont une responsabilité majeure pour atténuer ce déficit de représentativité et donner du poids politique aux groupes sociaux qui sont jusqu’ici relégués aux marges de la démocratie locale.
Souligner la fonction représentative des élus locaux conduit aussi à changer de regard sur la place qui leur est accordée au sein des collectivités. A rebours d’un modèle hiérarchique (« les élus décident et les services exécutent ») qui s’avère souvent en décalage avec la réalité, il s’agit de penser la fabrique de l’action publique comme un exercice de coproduction (et de confrontation) entre des expertises techniques et des expertises politiques. Le but n’est pas de transformer les élus en experts des politiques locales, mais d’outiller leur expertise représentative et de la mettre à l’épreuve pour s’assurer qu’ils remplissent la mission démocratique qui est la leur.
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faire évoluer le fonctionnement interne des collectivités locales pour en renforcer la robustesse démocratique. Pour que le local puisse effectivement faire rempart aux tentations autoritaires, il lui reste encore du chemin à parcourir, que ce soit sur l’équilibre des pouvoirs comme sur la prise en charge des inégalités de représentation.
Manon Loisel et Nicolas Rio, politistes, consultants-chercheurs en stratégies territoriales, sont à l’initiative d’une « Lettre aux 500 000 (futurs) élus municipaux », mise en ligne chaque mois.
- Cette réduction du sujet à la démocratie participative est d’autant plus dommageable que la multiplication des dispositifs institutionnels de participation s’est avérée relativement impuissante pour démocratiser l’action publique, comme nous l’avons démontré dans notre essai Pour en finir avec la démocratie participative, Textuel, 2024.
- Sur cette notion de cogestion, voir « Politiser et dépolitiser la métropole », par Gilles Pinson, Métropoles n° 25, 2019.
- « Le backlash écologique qui vient : réflexions sur les municipales 2026 », par Manon Loisel et Nicolas Rio, Futuribles, vol. 5, n° 468, septembre-octobre 2025.
- Housing under platform capitalism: the contentious regulation of short-term rentals in european cities, par Thomas Aguilera, Francesca Artioli et Claire Colomb, University of California Press, 2025.
- « Tous les mêmes ? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours », rapport du collectif de recherche participative Démocratiser la politique, septembre 2025.
Ndlr : ce raisonnement s'applique-t-il également au sein d'une organisation comme GPF ? C'est mon sentiment. Approfondir ACT
7 118 signatures
à Sébastien Lecornu, Premier ministre
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Nous, signataires de cette pétition, exprimons notre profonde inquiétude face à la décision du Ministère de la Santé de mettre fin, dès avril 2026, au financement des maisons et centres de santé intégrés au dispositif Structures d’Exercice Coordonné Participatives (SEC-Pa). Ces structures jouent un rôle crucial pour garantir un accès aux soins équitable, en particulier dans les territoires les plus fragiles.
Les structures SEC-Pa sont reconnues pour leur efficacité dans la lutte contre les inégalités sociales de santé. Elles offrent :
- Un accompagnement global des patients, associant soins médicaux, soutien psycho-social et médiation en santé, pour des publics souvent exclus du système de santé traditionnel.
- Une prise en charge de patients isolés et aux profils complexes, réduisant ainsi la pression sur les hôpitaux.
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Cette décision, prise sans concertation ni alternative, contredit les engagements de l’État et aggrave les inégalités territoriales de santé. Alors que notre système de santé est déjà sous tension, sacrifier un modèle qui a fait ses preuves est inacceptable.
Nous exigeons :
Le maintien et la pérennisation du financement des structures SEC-Pa.
L’intégration de leurs principes dans le droit commun, pour garantir un accès aux soins pour tous.
l’intégration de nouvelles structures d’exercice coordonné relevant du cahier des charges SECPa
La santé est un droit fondamental. Agissons ensemble pour préserver l’accès aux soins dans les territoires qui en ont le plus besoin.
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Retrouvez le texte de mobilisation des 26 structures porteuses par ici https://bit.ly/Texte26secpa.
Structures signataires :
- MSP Mathagon, MSP, Paris - (75)
- MSP Pyrénées Belleville, MSP, Paris - (75)
- Case de Santé, Centre de santé communautaire, Toulouse (31)
- Le Village 2 santé, Centre de Santé communautaire - Echirolles - (38)
- Human Santé, Centre de santé communautaire - Montpellier (34)
- La Place Santé, Centre de santé communautaire - Saint-Denis (93)
- Stétho’Scop, Centre de santé communautaire - Hennebont (56)
- Santé Commune - Centre de santé communautaire - Vaulx-en-Velin (69)
- Agir Ensemble Pour Notre Santé, Centre de santé communautaire Léon Blum, Belfort - (90)
- Centre de Santé du Blosne, centre de santé communautaire, Rennes - (35)
- Le Château en santé, centre de santé communautaire, Marseille - (13)
- Pôle Santé Chambéry, MSP, Chambéry - (73)
- MSP du Neuhof, MSP, Strasbourg - (67)
- Pole de Santé interprofessionnel de St Martin d'Hères, MSP, Saint-Martin d'Hères - (38)
- Le Jardin, Centre de santé communautaire et planétaire, Bron -(69)
- MSP du Kruysbellaert, MSP, Dunkerque - (59)
- Centres de santé de l'AGECSA, Centre de santé, Grenoble - (38)
- MSP des Allymes, MSP, Ambérieu-en-Bugey - (01)
- MSP Peyssonnel, MSP, Marseille - (13)
- MSP de l’Olivier, MSP, La Trinité - (06)
- MSP des Hauts de Saint-Aubin, MSP, Angers - (49)
- MSP Montsoleil, MSP, Outreau (62)
- Centre de santé des 3 cités, Centre de santé, Poitiers - (86)
- Centre de santé l'ile aux santés, Centre de santé, Strasbourg - (67)
- MSP de Hautepierre, MSP, Strasbourg - (67)
- MSP Rennes Nord Ouest, MSP, Rennes - (35)
- Pôle de Santé de la Grâce de Dieu, MSP, Caen - (14)
- Abej Solidarité, centre de santé, Lille - (59)
Connue / MdM16
11/01/2026 par Coopérative Oasis Vivre en oasis politique, Témoignage
Lors du Festival Oasis 2025, avait lieu une table ronde visant à mobiliser les membres d’écolieux pour la campagne des élections municipales de 2026. Cet article présente la synthèse de 3 points de vue engagés que Jonathan Attias, co-créateur du mouvement Désobéissance Fertile, a interrogé sur leurs expériences en matière de démocratie locale :
- Sarah Persil : Vice-présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté.
- Elisabeth Dau : Cofondatrice de la coopérative Fréquences Communes qui accompagne les listes citoyennes.
- Thomas Lefranc : Fondateur d’un écolieu et ancien élu municipal en Savoie.
Sauter le pas de l’engagement municipal
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Pépites du mandat 2020-2026 : un champ municipal des possibles
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Il est crucial pour les collectifs citoyens de s’impliquer activement dans la vie locale existante, y compris dans les événements organisés par d’autres associations (comité des fêtes, etc.). Cette démarche vise à briser les silos culturels, à se faire connaître des habitants et des élus, et à construire une légitimité sur le long terme en montrant un intérêt sincère pour le territoire.
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Lever les peurs et les résistances au renouvellement démocratique
... ne pas arriver en « donneur de leçons ». Il a conseillé de « vivre, d’être un exemple » et de « laisser les autres vous découvrir » ... travailler consciemment son image ... les listes citoyennes de 2020, souvent composées de CSP+, ont pris conscience de leur manque de représentativité. Pour y remédier, de nouvelles pratiques émergent, comme le tirage au sort sur cadastre pour diversifier les équipes, le porte-à-porte, ou les « permanences territoriales » itinérantes. L’objectif est d’aller activement à la rencontre de ceux qui ne participent pas et de dépasser les « bulles » respectives.
Ce qui marche est d’adopter une posture d’humilité, de patience et d’écoute. La stratégie consiste à être présent sur le terrain, à participer à la vie locale, à déconstruire les stéréotypes par l’exemple et le dialogue, et à utiliser des méthodes inclusives pour aller à la rencontre de toute la diversité de la population.
Vision 2032 : célébrer les réussites futures
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Débat avec le public
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Sarah, tout en reconnaissant ces problèmes, a défendu son parti, Les Écologistes, comme ayant une culture de coopération avec la société civile plus ancrée dans son ADN, citant des exemples où des citoyens non-encartés sont devenus têtes de liste ou chefs de groupe.
Démocratie, écologie et climato-scepticisme
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la démocratie vise à lutter contre les dominations, y compris celle exercée sur le vivant. Face à une liste climato-sceptique, elle a préconisé d’ouvrir un « espace de controverse » pour débattre, se former et cheminer collectivement.
Coopération avec l’extrême droite
Ce sujet a révélé un point de désaccord clair.
Thomas Lefranc a prôné une approche pragmatique ... Sarah Persil a exprimé une opposition frontale et catégorique ... Elisabeth Dau invite à faire la différence entre les « fâchés et les fachos »
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Conclusion
La table s’est terminée sur un consensus : c’est la méthode participative, d’inclusion des populations basée sur une réelle écoute des besoins des personnes pour construire les solutions locales qui compte
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Nous sommes un collectif de citoyens et de citoyennes uni.es pour une politique locale équitable et consciente des enjeux écologiques, visant à transformer Angoulême pour les élections municipales de 2026.
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🌈Super goûter de rentrée hier pour le Rencontrons-Nous #10. ☔️Qu’il pleuve, qu’il mouille, on se retrouve avec toujours autant de plaisir et d’enthousiasme ! Plus de 40 personnes présentes, dont plein de nouvelles têtes, de nouvelles compétences, de nouvelles envies pour Angoulême. 🤗 Ce 1er septembre, la campagne démarre officiellement et on est prêt•es !
Retour en images sur les rencontres des Listes Citoyennes et Participatives à Poitiers cette semaine ! 9 membres d’Angoulême Collectif y étaient. Nous en ressortons avec plein d’enseignements, mais aussi et surtout, riches d’innombrables rencontres avec d’autres listes et d’échanges entre nous. 🗓 Nous ferons un retour des meilleurs moments lors du goûter de rentrée "Rencontrons-nous #10" à l’amphithéâtre du Jardin Vert dimanche 31/08 de 16h à 19h. Merci @actions_communes ❤️ et toutes les personnes de l'orga + bénévoles, pour ces rencontres essentielles !
UN ENJEU - UNE IDÉE #4 🌞 Santé et handicap : et si on s’occupait de la santé mentale des jeunes ? Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
UN ENJEU - UNE IDÉE #3 🍎🍆Notre alimentation, c’est notre santé : une alimentation saine et durable dans la restauration municipale, c’est possible ! 🍳🍗 Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
UN ENJEU - UNE IDÉE #2 🚲🚌🚗 Mieux se déplacer à Angoulême : une ville pour les enfants ? 👶👩🦽👨🦯 Pendant l'été, Angoulême Collectif vous propose “un enjeu, une idée” chaque semaine pour commencer à présenter notre projet pour le territoire et inviter à imaginer la suite ensemble.
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🌞 Encore un super apéro mensuel au Parc de Fregeneuil mercredi dernier, pour le Rencontrons-Nous #9. Plus de 40 personnes présentes, dont 15 personnes qui venaient pour la 1ère fois et 7 personnes qui ont signé la charte le soir même ! En route vers les 150 membres 🚀 📅 Prochain RDV : le goûter de rentrée d’Angoulême Collectif, le dimanche 31 août de 16h à 19h à l’amphithéâtre du Jardin Vert. 📢 Invitez vos ami·es, familles et collègues !
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Le réseau des communes et collectifs participatifs
7èmes Rencontres Nationales des Listes Citoyennes et participatives – Poitiers du 21 au 24 août 2025
Mai 28, 2025
LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES !
A VOS AGENDAS !
Participez aux 7èmes Rencontres Nationales des Listes Citoyennes à Poitiers, organisées par Actions Communes et cette année par Poitiers Collectif
À l’approche des élections municipales 2026, le réseau Actions Communes, en partenariat avec l’association Poitiers Collectif, organise son événement de l’année d’autant plus crucial avant 2026 : les 7èmes Rencontres Nationales des Listes Citoyennes à Poitiers, du 21 au 24 août 2025. Cet événement majeur se tiendra au Parc et aux Salons de Blossac, un lieu emblématique de la ville de Poitiers.
Objectifs des Rencontres Nationales à Poitiers
L’objectif principal de ces rencontres est de permettre à un maximum de listes citoyennes, qu’elles soient déjà constituées ou en cours de formation, de se doter des outils nécessaires pour réussir leur campagne municipale et instaurer une gouvernance partagée au sein de leur commune.
La France, avec ses 35 000 communes et plus de 500 000 élus locaux bénévoles, offre un terrain exceptionnel pour le développement de la démocratie participative et des mouvements municipalistes. Ces Rencontres Nationales sont une occasion unique de valoriser cette spécificité française et de renforcer l’engagement citoyen à l’échelle locale.
Programme des Rencontres : Ateliers, Plénières et Retours d’Expérience
Durant quatre jours, les participants pourront assister à une cinquantaine d’ateliers pratiques, centrés sur des outils concrets pour organiser une campagne électorale efficace, mais aussi sur la démocratie participative, la gouvernance partagée et le retour d’expérience des listes citoyennes participatives. Des plénières ouvertes au public mettront en lumière la diversité des initiatives locales, nationales et internationales en faveur de la réappropriation du pouvoir politique par les citoyens.
Le programme inclura :
- Une boîte à outils pour organiser sa campagne municipale (constitution de la liste, gestion budgétaire, facilitation, entre-deux-tours…)
- Des ateliers dédiés aux petites communes, quartiers populaires et intercommunalités
- Des temps d’échange sur la lutte contre les oppressions systémiques et le bien-être des membres des collectifs
- Des parcours spécifiques selon la taille et la réalité géographique des communes
- Des retours d’expériences et un bilan de listes citoyennes participatives (LCP) élues en 2020
- Des temps de travail par région pour favoriser le maillage territorial
- Sans oublier bien sur des temps festifs et d’interconnaissance
Un événement ouvert, inclusif et engagé pour la démocratie locale
Cette édition 2025 des Rencontres Nationales à Poitiers mettra également l’accent sur l’accueil de nombreux partenaires associatifs et citoyens, afin de montrer la richesse et la diversité de l’engagement citoyen hors des partis politiques traditionnels.
Face à la montée des discours de haine et à la polarisation de la société, les communes participatives incarnent l’espoir d’une démocratie locale vivante, inclusive et respectueuse de toutes les voix. Ces rencontres visent à renforcer le débat public et la confiance entre citoyens, tout en promouvant des solutions concrètes pour une gouvernance municipale partagée.
Rejoignez-nous à Poitiers du 21 au 24 août 2025 pour construire ensemble la démocratie locale de demain !
rencontres.nationales@actionscommunes.org
Ndlr : INSCRIT et prgm téléchargé
27,8 k abonnés - 3,8k+ - 65 969 vues - 548 commentaires #Besancenot #NPA #LePen
👉 Replay d'une partie de l'entretien de La Contre Matinale de ce 2 avril 2025 (diffusée en direct du lundi au vendredi, à 8h : Canal 165 de Free, Molotov et www.lemediatv.fr/direct).
Invité de la Contre Matinale, Olivier #Besancenot (#NPA) a abordé trois thèmes majeurs : la condamnation de Marine #LePen, l’union de la gauche et la remise en cause de la Ve République.
Il dénonce une élite politique qui refuse d’être jugée comme les autres, voyant dans l’affaire Le Pen un révélateur de la lutte des classes. Selon lui, la contestation de cette condamnation par certains responsables politiques montre leur volonté de protéger les privilèges d’une caste au détriment de la justice pour tous.
Sur la gauche, il insiste sur la nécessité d’une véritable rupture avec les politiques libérales, au-delà des simples alliances électorales. Il critique les divisions internes qui affaiblissent la dynamique collective et appelle à une union fondée sur un projet clair de transformation sociale.
Face aux fermetures d’entreprises et aux licenciements, il fustige l’inaction du gouvernement #Macron-#Bayrou accusé de favoriser les grands groupes au détriment des travailleurs. Il pointe du doigt un pouvoir politique qui se montre complice des logiques capitalistes destructrices.
Enfin, il plaide pour un changement radical de régime : la #VeRépublique serait, selon lui, un outil au service de l’élite et non du peuple. Son livre "En finir avec les présidents" propose une alternative démocratique et participative, mettant fin à la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme.
Enquête — Politique - Mis à jour à 12h12 - Durée de lecture : 8 minutes - Clés : Politique Législatives 2024
Une Assemblée fragmentée, un pays divisé, des partis sans majorité... Face à l’impasse actuelle, les politiques pourraient plutôt miser sur la démocratie participative en redonnant du pouvoir aux citoyens.
Et si la solution à la crise politique venait du peuple, de sa mobilisation et de son implication dans les processus de décision ?
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Fragmentée en trois blocs — le Nouveau Front populaire (NFP), Ensemble et le Rassemblement national (RN) —, l’Assemblée nationale est désormais ingouvernable. Sous le couperet des motions de censure, l’approche purement clanique et partisane paraît, elle aussi, vouée à l’échec vu l’équilibre des forces.
« Une opportunité de réinterroger nos institutions »
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Manon Loisel : « Il faut en finir avec la démocratie participative, qui accentue la crise qu’elle prétend résoudre » - Le 13 Avril 2024 | Alternatives Economiques
13 min
Manon Loisel Consultante en stratégies territoriales et enseignante à l’Ecole Urbaine de SciencesPo
Convention citoyenne pour le climat, grand débat post-gilets jaunes, budgets participatifs, conseils de quartier, enquête publique, réunions publiques, panels citoyens… les dispositifs de démocratie participative se sont multipliés ces dernières années. Leur objectif : répondre à la crise de la démocratie représentative matérialisée par la progression de l’abstention. La participation des citoyens à la fabrique des politiques publiques est ainsi présentée comme un remède à leur désintérêt croissant pour le vote.
Ces dispositifs sont cependant largement critiqués par les chercheurs, à la fois en raison de leur fonctionnement et de leur instrumentalisation fréquente par les élus. Dans un ouvrage récent, Pour en finir avec la démocratie participative (Ed. Textuel), Manon Loisel et Nicolas Rio en appellent donc à mettre fin à la « fuite en avant participative ». A la fois chercheurs (ils sont politistes à Sciences Po) et acteurs de terrain (ils ont cofondé Partie prenante, une agence de conseil aux collectivités locales), ils déplorent les limites de la démocratie participative et plaident pour une démocratisation de l’action publique qui déborde largement le champ des élections.
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anti-redistributif ... sont surtout investis par ceux que qui sont parfois surnommés les « TLM » (Toujours les mêmes). Anciens élus, citoyens engagés, leaders associatifs… ces profils très marqués socialement s’emparent seuls de ces dispositifs. Je défie n’importe qui de trouver un abstentionniste dans une réunion publique ... renforcer la « présentocratie », le pouvoir de ceux qui peuvent se rendre disponibles pour débattre de questions politiques, et ne parvient donc pas à faire entendre les sans-voix. Pire, elle essentialise la parole « des citoyens » à partir de la participation de seulement quelques-uns d’entre eux, très minoritaires en nombre et très peu représentatifs ... générer de l’espoir chez les participants… et donc des désillusions lorsqu’ils n’ont pas de traduction politique ... L’impératif de participation a pris la forme d’une injonction bureaucratique. ... sont intrinsèquement dysfonctionnels, notamment parce qu’ils sont incapables de faire émerger la parole des sans-voix. Où entend-on ceux qui ne votent pas et qui ne prennent jamais la parole dans le débat public ? Souvent dans les mouvements sociaux spontanés comme les gilets jaunes. Parfois dans les manifestations ou dans des collectifs qui échappent largement aux autorités. Parfois aussi dans la presse. Mais jamais dans des dispositifs de démocratie participative. Il est difficile pour les élus d’écouter ces sans-voix dans la mesure où ils n’ont aucun crédit électoral à en tirer. ... La vraie démocratie, c’est l’existence de toute une série de contre-pouvoirs qui agissent comme des filtres successifs. La loi Immigration l’a montré récemment : le Parlement a joué un rôle, le Conseil constitutionnel aussi. D’autres filtres (syndicats, acteurs de l’éducation populaire, manifestants…) sont, ces dernières années, régulièrement évincés, voire réprimés, ce qui affaiblit dangereusement la démocratie en excluant du débat des publics qui n’existent que grâce à eux. Aujourd’hui, qui peut porter la voix des plus marginalisés si ATD Quart Monde n’est pas associée à la politique de lutte contre la pauvreté ? Cette association a une pratique très aboutie du recueil de l’expérience des sans-voix. Mais elle n’est pas sérieusement considérée au niveau national.
Comment faire émerger la parole de ces sans-voix ?
M. L. : Je disais précédemment qu’il est fondamental que les élus accordent plus de crédit et d’attention aux expériences de vie des citoyens, en rééquilibrant leur poids par rapport aux experts. Le cas des zones à faible émission (ZFE) est un bon exemple2. Face à cette mesure, les citoyens les plus pauvres expriment un sentiment d’injustice. Il est très présent dans les médias locaux ou sur les pages Facebook locales qui ne sont pas gérées par des institutions. Mais au niveau politique, c’est l’expertise qui l’emporte. Il ne s’agit pas de dire qu’il ne faut pas faire les ZFE. Mais que les difficultés qu’elles rencontrent aujourd’hui [leur mise en place a été repoussée dans de nombreuses villes, y compris dans des métropoles à majorité écolo, NDLR] auraient pu être évitées en tenant davantage compte des ressentis des ménages modestes. ... écouter des acteurs au profil social différent. Par exemple, un actif périurbain modeste qui vient tous les jours travailler en voiture en ville. Ou encore une personne qui souffre d’asthme et vit proche du périphérique. Plutôt qu’avoir deux élus qui viennent à une réunion publique écouter d’une oreille les conclusions de 100 personnes déjà très investies dans la vie locale, mieux vaut 100 élus qui écoutent avec leurs deux oreilles les récits de vie de deux personnes qui n’ont jamais voix au chapitre. ... Prétendre écouter tout le monde sans distinction, c’est faire fi de tous les mécanismes de domination qui parcourent la société. Le combat pour la parité homme-femme en est l’illustration. C’est en objectivant et en contestant la surreprésentation des hommes que les féministes sont parvenues à la réduire. La parité montre que pour entendre l’ensemble des citoyens, il ne suffit pas de redoubler d’efforts pour aller vers les inaudibles. Il faut aussi restreindre la place accordée à ceux qui s’expriment déjà. ... Le problème de la transition écologique, c’est notre crise démocratique. Comme notre système met les classes populaires hors jeu, la transition devient technocratique et fait l’objet d’un retour de bâton important. Si notre démocratie était plus fonctionnelle, on peut penser que la redistribution des richesses serait plus importante. La mise en place d’une taxe carbone ou de ZFE serait alors beaucoup mieux acceptée puisque les plus riches seraient davantage mis à contribution.
Aujourd’hui, nombre de mesures écologiques apparaissent injustes, car elles ne frappent pas vraiment les riches qui peuvent facilement les contourner (en achetant une grosse voiture électrique pour s’adapter aux ZFE par exemple) ou les assumer (en pouvant se permettre de payer le carburant plus cher dans le cas d’une hausse de la taxe carbone).
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les lobbies ... l’administration. Cette dernière est souvent vue comme un espace « apolitique », où des techniciens appliquent les politiques décidées par les élus. En réalité, les deux millions d’agents publics qui travaillent dans les collectivités locales ont un poids politique important. C’est particulièrement vrai dans les plus petites d’entre elles, où les élus sont souvent des retraités bénévoles aux connaissances techniques limitées. Dans ces cas-là, il n’est pas rare de voir les techniciens choisir les orientations politiques, car ils considèrent que leurs élus ne font pas le travail. ... la technicité de certains dossiers est telle que les agents jouent forcément un rôle central. Sans parler des cabinets de conseil privés qui ont une influence de plus en plus importante mais ne rendent de comptes à personne ... Démocratiser l’action publique, c’est faire entrer dans l’arène politique tous ces acteurs. ... désacraliser la fonction de l’élu qui décide de tout. Le travail d’un élu, ce n’est pas que de décider, c’est d’écouter et de représenter tous les citoyens, et notamment les absents. Plutôt que de valoriser la figure de l’élu, il faudrait préférer la figure du représentant.
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utiliser le tirage au sort comme une réponse à la hausse de l’abstention électorale et à la baisse de la représentativité des élus. Si l’on se base sur les élections législatives de 2022, qui déterminent la composition de l’Assemblée nationale, on pourrait procéder de la façon suivante : 46 % des sièges seraient attribués à des élus, sur le modèle actuel. Cette proportion correspond au taux de participation lors de ce scrutin. Les 54 % des sièges restants seraient accordés à des citoyens tirés au sort, de quoi représenter mathématiquement les abstentionnistes. Ce tirage au sort serait corrigé des biais sociaux que l’on constate chez les élus.
Bien sûr, un tel changement nécessiterait un accompagnement et des moyens importants. Mais si l’on met un moratoire sur les démarches de démocratie participative et qu’on réalloue les moyens et les personnels qui y sont dédiés, cela peut se faire à moyens constants. On nous rétorquera que ces nouveaux représentants ne seraient pas compétents, mais la compétence technique est moins importante que l’existence de contre-pouvoirs. Pour qu’une discussion sur la relance sur le nucléaire soit démocratique, l’enjeu n’est pas que tous les députés soient des physiciens chevronnés, mais que leur délibération puisse s’appuyer sur des expertises contradictoires produites par plusieurs institutions et corps intermédiaires compétents sur le sujet. ... guérir la démocratie représentative, car elle est à notre avis le moins mauvais des systèmes ... La démocratie participative a de nombreux défauts, comme on vient de le voir. La démocratie directe, de son côté, n’évite pas non plus l’écueil du présentéisme, à l’image de l’expérience de « Nuit debout » il y a quelques années. La transformation de nos institutions ne viendra pas d’une autre démocratie mais d’une exigence renouvelée sur la mise en pratique de ses principes théoriques.
QUI SOMMES-NOUS ?
Depuis 2008 ... fédère un réseau national de praticiens.
Notre ambition : contribuer à améliorer les pratiques de concertation et diffuser la culture de la participation
Nos PRINCIPES
... nos missions : mettre en réseau ; interroger les pratiques de concertation et leurs fondements théoriques ; échanger et débattre avec une exigence d'ouverture et de bienveillance ; améliorer la visibilité du champ de la participation aux yeux des décideurs publics ; fournir des ressources accessibles à tou.te.s
La gouvernance
Le Conseil d'administration
Composé de 16 personnes, le Conseil d’Administration représente la diversité de nos membres.
- David Prothais, co-président
- Elian Belon
- Loïc Blondiaux
- Christophe Beurois
- Julie Riegel
- Charlotte Mauré
- Sandra Rataud
- Judith Ferrando y Puig
- Pascal Jarry
- Charlotte Zuckmeyer
- Christophe Karlin
- Gilles-Laurent Rayssac
- Marine Resson
- Clément Mabi
- Damien Mouchague
- Tiphaine Chatton
L'équipe
L'équipe salariée a pour mission de trouver les moyens de fonctionnement de l'association, de coordonner ses activités et d'administrer son site internet.
- Pierre-Yves Guihéneuf, Délégué général
- Louise Jean-Albert, Chargée de mission
- Flore Riou, Alternante
Ressources
Ressources documentaires ... livres, articles, manuels méthodologiques, rapports, textes de loi, chartes, films... 1479 documents trouvés
- Note de lecture Conflits et projets. Revue bibliographique Auteur(s) : ICPC
- Article « La faible vitalité démocratique de la Ve République a de quoi inquiéter » Auteur(s) : Guillaume Gourgues
- Rapport, thèse, mémoire Quand le conflit déconcerte. Approche bibliographique et critique de la violence dans le cadre des dispositifs de participation publique Auteur(s) : Roméo BONDON
- Article Asymétries : la démocratie participative après l’IA Auteur(s) : Gianluca Sgueo
- DocumentEtude DIALOGUES AUTOUR DE L’IMPLICATION CITOYENNE DÉRANGEANTE Auteur(s) : Katie Gagnon - Marie-Ève Maillé
- Article Définitions et limites de la démocratie participative Auteur(s) : Félix G.R. Turmel
- Podcast En finir avec la démocratie défaillante Auteur(s) : Arte
- ArticleCompte-rendu Rencontres de la chaire 2023 Auteur(s) : Science Po Lyon
- Manuel Kit d’animation « Conflits dans les démarches de concertation » Auteur(s) : ICPC
- Compte-renduFilm ou audio Géopolitique des conflits d’aménagement et transition écologique Auteur(s) : Philippe Subra
- Document Stratégie d’intégration de la dimension de genre dans la participation citoyenne Auteur(s) : OIDP
- Podcast REP 2023, Bonus – Interview de Guillaume Petit en format long Auteur(s) : DemoPratiques
- Compte-rendu [RENCONTRES EUROPENNES DE LA PARTICIPATION 2023] Compte-rendu de la Session Genre et Participation Auteur(s) : Collectif de rédaction du Guide Genre et Participation
- Compte-rendu [RENCONTRES EUROPENNES DE LA PARTICIPATION 2023] Compte-rendu de la Session Handicap(s) et démocratie Auteur(s) : Club des techniciens et techniciennes des Départements Participatifs
- Article Deux Conventions citoyennes : quelles leçons, quel héritage ? Auteur(s) : Claire Thoury & Thierry Pech
- Article ILARIA CASILLO ET DAVID CHEVALLIER (CNDP) : « SANS ENGAGEMENT CLAIR À CÉDER UNE PARTIE DE LA DÉCISION, LES CITOYENS N’ONT AUCUN INTÉRÊT À PARTICIPER » Auteur(s) : Millénaire 3 - Caroline Juanel
- Article Les conventions citoyennes sont-elles l’avenir de la démocratie ? Auteur(s) : Le Drenche
- Article Quel avenir pour la démocratie participative municipale ? Auteur(s) : Camille Morio
- DocumentManuel Le participatif, un guide pour accompagner vos démarches participatives Auteur(s) : Ville de Lausanne
- Article Qui sont les absent·es de la participation ? Auteur(s) : Sarah Krichen - Open Source Politics
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Tous les mois, nous mettrons en avant sur notre blog, deux communes qui figurent sur la cartographie des communes participatives. C’est pour nous l’occasion de les mettre en lumière, de raconter des actions concrètes qu’elles ont menées depuis 2020 sur leur territoire. Vous pouvez ainsi vous en inspirer mais aussi rentrer en contact avec elles pour du partage d'expérience entre communes ! 😉
Melle - Deux-Sèvres Elus majoritaires
Nom de la liste : « Cinq comm’une » (car Melle est une commune nouvelle depuis 2019 qui a fusionné 5 communes)
Pourquoi avez-vous monté une liste participative ? : Nous souhaitions faire une liste participative, composée d’habitants des 5 communes et de tous horizons. Le maire sortant ne se représentait pas et il n’y avait pas d’initiative de liste venant des anciennes communes non plus.
Quelle est la date de création de votre liste participative ? : Mai 2019
Exemples d’actions caractéristiques de la mairie ou de la liste participative ? :
Projets autour de la gestion environnementale :
- Défense de la biodiversité.
- Plantations de haies importantes.
- Trame verte et bleue.
- Inventaire et préservation des zones humides.
- Création d’une stratégie foncière : nous avons un point de captage et nous essayons de mettre en place des changements de pratiques agricoles.
- Nous avons une ancienne ferme bordée de quelques hectares qui appartient à la commune et qui accueille des projets d’agriculture respectueuse de l’environnement.
- Nous avons accueilli un forum de l’eau pour favoriser la réflexion citoyenne sur le sujet au moment des luttes contre les méga bassines (Sainte-Soline est une commune voisine).
Projets autour de l’emploi et du social :
- Expérimentation forte et engagée autour du programme Territoire zéro chômeurs de longue durée. – Nous avons des logements d’accueil social pour les personnes en situation précaire (demandeurs de logement, d’asile, femmes battues etc). Nous avons recruté quelqu’un pour l’aide aux démarches administratives. – Gratuité des événements culturels : accès à la culture pour tous.
Projets autour de la participation citoyenne :
- 6 Assemblées citoyennes (= 6 thématiques). Tirage au sort de 300 personnes pour y participer, 15 retenues. (ex de thématique : création d’un événement citoyen fédérateur culturel, carte touristique subjective des habitants, mobilité et revitalisation du centre ville dans le cadre du programme des petites villes de demain, comment faire des économies d’énergie au niveau municipal). Nous nous inspirons largement de ce qui a été dit dans les groupes de travail des assemblées dans la mise en place des projets.
- 10 rencontres élus / habitants dans 10 secteurs de la commune, dans l’espace public. Les habitants peuvent échanger sur les sujets de leur choix avec les élus et ainsi faire remonter leur attentes, envies et besoins à la mairie.
- Observatoire de l’action municipale (composée d’élus, d’habitants et de moins de 35 ans). Leur rôle est de veiller aux pratiques démocratiques de la mairie et de faire un rapport sur l’action municipale.
- Le projet d’éco-quartier culturel et créatif dans le vieux centre, une démarche collective qui a fédéré des usagers, des commerçants et des porteurs de projets pour redynamiser le square du Ménoc.
- Ouverture de commissions aux habitants volontaires, renommées « conseils consultatifs ». Des « groupes projets » intègrent aussi des habitants (skate-park, 14 juillet, quartier Ménoc, etc)
Le bilan des actions du mandat : Sur la dimension citoyenne et participative nous avons mis en place beaucoup de choses mais cela prend du temps, il faut parfois trois ans pour que les habitants comprennent où nous voulons en venir avec cette intention et participent durablement.
Mots clés de votre programme : Revitalisation / accueil / écologie / particpation / vivre ensemble
Nombre d’élus dans la commune : 33/27 élus de notre liste
Des membres de votre groupe sont-ils adhérents à un parti politique ? : oui, 1 EELV
Combien d’élu·e·s de votre groupe majoritaire siège à l’intercommunalité ? : 8
Site internet https://mairie-melle.fr/
Nom de la personne contact : Pierre Ouvrard Mail : pierre.ouvrard@ville-melle.fr
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Originaire de Saillans, la journaliste Maud Dugrand documente, dans un livre intitulé La Petite République de Saillans, les contours, les tensions et réussites d’un moment politique et démocratique inédit. Entretien.
Mots-clés démocratie participative Drôme élections municipales liste citoyenne Maud Dugrand République Saillans
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chercher le consensus à tout prix, dans un processus de participation, possède des limites. C’est un modèle qui semble légitime mais qui empêche sans doute parfois de prendre des décisions nécessaires.
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Alors qu’on est habitué à la verticalité des décisions, à la fonction symbolique du maire, Saillans a bousculé des représentations et des pratiques du pouvoir qui nous construisent et nous sécurisent depuis des décennies. Cela ne va pas sans angoisse, mais cela peut changer des habitudes dont on voit bien les limites.
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des règles d’écoute et de répartition de la parole ont été posées et cet espace civilisé est favorable aux femmes. Je soupçonne que, dans le village, cela a bousculé le patriarcat, car on a ouvert des lieux obéissant à des règles où l’on n’a plus peur d’aller en tant que femme.
... réforme du Plan local d’urbanisme (PLU) réussie ... 93 événements participatifs ont été proposés entre juin 2017 et juin 2019 concernant le PLU et 434 personnes ont participé à au moins l’un d’entre eux, ce qui est énorme sur un village de 1 300 habitants ... cela a été compliqué et parfois violent ... Ces questions en apparence techniques, complexes, réglementaires touchent en réalité des choses fondamentales : la propriété privée, l’intérêt commun, la manière dont on vit et on habite. ... Ce qui est très positif, c’est que ces sujets qui, en général, demeurent enfouis, alors qu’ils se situent à l’articulation des projets de société et de l’intimité des vies, ont été mis sur la place publique, au lieu qu’on découvre, à chaque vote, qu’il y a de l’inquiétude, des rancœurs, des seuils de tolérance et d’intolérance que capte le plus souvent le vote FN ... même s’il reste des désaccords, il est plus sain qu’ils s’expriment ouvertement. À ce titre, l’existence d’une liste d’opposition est un très bon signe.
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Le « capital d’autochtonie » a son importance
... partager le village entre « néos » et « locaux » ou entre « droite » et « gauche » ? ... clivage ... être capable de se confronter de personne à personne. ... Le cadre participatif laisse peu de place au conflit. Il impose la rationalité au détriment de l’émotion, de la parole directe, parfois frontale ... il existe souvent une euphémisation du conflit chez ces classes moyennes à fort capital culturel. ... la « redistribution de la parole se substitue à la redistribution sociale », comme on l’a vu lors du « Grand débat » post-gilets jaunes.
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des listes citoyennes ne peuvent pas se constituer à trois mois des élections. Il faut un travail au moins deux ans avant, avec l’aide de professionnels de l’éducation populaire et de l’animation de réunions. Mais il n’est pas inintéressant de noter que dans la ville voisine de Crest, 8 000 habitants, administrée depuis quatre mandats par Hervé Mariton, ancien député LR, qui se représente pour un cinquième mandat, une liste citoyenne s’est constituée. Peut-être qu’avec le temps, Saillans assumera d’avoir été ce précurseur, mais aujourd’hui c’est trop tôt. Saillans n’avait pas l’ambition de repenser la démocratie d’un point de vue théorique.
Ndlr : faut-il privilégier l'action à la parole, le faire ensemble, plutôt que la "parlotte" ? questionner, expérimenter ACT
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Dans cette commune de la Drôme, une liste citoyenne mène une expérience inédite entre « municipalisme » et « participalisme », depuis 2014. Sera-t-elle reconduite aux élections de mars ? Ou bien ces pratiques en rupture avec des décennies d'action publiques, certes perfectibles, seront-elles étouffées par les oppositions et la lassitude ? Reportage.
Mots-clés démocratie participative élections municipales liste citoyenne municipalité Saillans
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pour cette chercheuse ayant travaillé sur l’écologie et les nouvelles formes de démocratie, à son envie de documenter ce qui s’est passé ici pendant six ans. « Tout le monde parle aujourd’hui de Saillans à partir de l’idée qu’il s’en fait : municipalisme ou participalisme. ... courage de rompre avec les cadres existants pour faire une révolution lente qui dessine un modèle moins planificateur et plus adaptatif, sans doute mieux à même de répondre à la transition écologique ... contradiction intime qui s’est exprimée notamment lors de la réécriture du Plan local d’urbanisme (PLU), effectuée dans le cadre d’un dispositif innovant marqué en particulier par le tirage au sort de douze habitants pour y travailler en compagnie de quatre élus. Sabine Girard, en tant qu’adjointe à l’environnement, s’était portée garante de la méthode mais s’est retrouvée « prise dans un conflit de valeurs entre le processus et ce qu[’elle] pensai[t]
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abandon des commissions thématiques participatives au profit d’assemblées de village tous les deux ans, « votations » citoyennes fondées sur un nouvel outil numérique, réduction du nombre de réunions et clarification du fonctionnement, « sans tomber dans le maternage des gens, car la participation demande, de toute façon, un investissement… »
Contact : municipales2020@lafranceinsoumise.fr
-> https://lafranceinsoumise.fr/2019/06/23/municipales-2020-le-peuple-aux-commandes-2/
Texte stratégique approuvé par les insoumis·es lors d’un vote durant l’Assemblée représentative 2019 https://lafranceinsoumise.fr/2019/06/21/direct-assemblee-representative-2019/ dont
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Aucun des grands défis humains et écologiques auxquels nous sommes confronté⋅es ne peut être résolu par Macron et Le Pen. C’est cette situation qu’il s’agit de déverrouiller. Le peuple est la clé pour mettre en œuvre le programme de rupture et de reconquête démocratique, sociale et écologique que nous défendons.
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En 2020, lors des élections municipales, nous voulons que le bulletin de vote soutenu par La France insoumise soit celui de l’appropriation des mairies et des conseils municipaux par les citoyennes et citoyens, car le programme L’Avenir en Commun ne peut être réalisé que si le peuple est souverain.
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Le programme de La France insoumise pour ces élections municipales constitue une boite à outils mise au service des listes auxquelles elle décidera de participer. Nous défendrons la commune comme échelon démocratique essentiel. C’est possible en permettant aux habitant⋅es les plus touché⋅es par les inégalités, à commencer par celles et ceux des quartiers populaires et zones reléguées, de décider et d’agir par eux-mêmes et de leur donner les moyens de le faire loin du marketing de la démocratie participative.
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nous réimplanterons des accueils du public, nous conditionnerons les projets d’investissements à leur impact écologique, en étant exemplaire au niveau de la transition énergétique vers les énergies renouvelables et au niveau de la transition agricole vers le zéro pesticide et l’alimentation bio, locale et plus végétale dans les cantines des écoles et autres restaurants collectifs dépendant de la municipalité. Nous proposerons aux habitant⋅es de définir eux-mêmes des avancées en matière de gratuité des services publics.
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Lors de ces élections municipales, il y aura d’un côté celles et ceux qui comme d’habitude diront « votez pour nous parce que notre programme est le meilleur » et la France insoumise qui co-construira et appuiera des listes pour lesquelles il s’agira de dire « venez siéger au conseil municipal pour appliquer votre programme ! ».
La tâche prioritaire des insoumises et insoumis est de susciter ces dynamiques dans les communes. ... enquêtes conscientisantes au porte-à-porte ... Allons à la rencontre des habitant⋅es pour les écouter et coconstruire avec eux les solutions immédiates ... S’il faut réparer, faisons-le avec elles et eux ! S’il faut nettoyer, faisons-le avec elles et eux ! S’il faut se rendre en groupe chez leur bailleur social pour exiger des réponses, faisons-le avec elles et eux ! C’est dans ces combats du quotidien qu’émergeront les profils de celles et ceux dont nous voulons être les colistier⋅es, les gens dont les situations et engagements individuels sont représentatifs des forces et des faiblesses de nos communes. ... susciter partout le pouvoir d’agir citoyen ... avec les habitant⋅es nous co-élaborerons ... contribuer à l’émergence d’Assemblées communales, cadre d’auto-organisation citoyenne à la fois de résistance locale, de co-élaboration du programme et des listes et ayant vocation à perdurer comme lieux de contre-pouvoir citoyen locaux. Nous pourrions par exemple créer des conseils municipaux parallèles en s’inspirant des méthodes du théâtre forum, mener des campagnes d’éducation populaire sur les pouvoirs des assemblées communales et intercommunales, organiser des ateliers sur le RIC local, etc. ... donnons à voir à quoi ressembleront les élu⋅es de demain (citoyen⋅nes parmi les citoyen⋅nes, révocables à mi-mandat, rendant des comptes, signataires de la charte Anticor…) et les instances de délibération (ateliers des délibérations municipales co-construites avec les habitants). ... Elle s’engage à refuser :
- de déléguer les services publics au privé et des partenariats publics privés (PPP)
- tout nouveau transfert facultatif et optionnel des compétences aux intercommunalités
- l’armement des polices municipales dans les cas où elles existent
- le cumul des mandats de maire et de président⋅e d’EPCI , de maire, d’élu⋅e départemental⋅e et d’élu⋅e régional⋅e
- l’ouverture des zones commerciales le dimanche
- les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) et exige la sanctuarisation du foncier agricole, naturel et forestier
- toute aide extra-légale à l’enseignement privé et toute aide financière à la rénovation d’établissements scolaires privés.
- le financement des structures confessionnelles et cultuelles.
- la présence d’écrans et panneaux numériques publicitaires dans l’espace public
... encourageant les candidatures féminines et en désignant des binômes paritaires. ... proposer au conseil municipal d’organiser des votations citoyennes afin que les citoyen⋅nes à mi-mandat choisissent si leurs élu⋅es peuvent continuer jusqu’au terme de leur mandat. ... Dans chaque commune, les colistiers et colistières se réunissent le dimanche du premier tour en soirée pour décider ce que fera la liste en privilégiant la recherche d’un accord le plus large possible entre les participant-e-s, après avoir les avoir tous entendus, et en tenant informé le comité électoral du choix fait.
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Le comité électoral, le Pôle atelier des lois et ses juristes aideront l’ensemble des candidat⋅es sous forme de conseil et suivi de calendrier pour toute la partie administrative (dépôt des listes, législation concernant la campagne, gestion des assesseurs et des délégués de liste pour le jour du scrutin etc.).
Connue / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ApPX0g
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Bilan d'expériences d’inspiration municipaliste, et découvertes d'initiatives en cours, de Marseille à Commercy, en passant par le projet Super Local défendu par Partager c'est sympa.
Catégorie Actualités et politique 44 commentaires
Transcription : ... 23:17 à Saillans, on ne parle pas de maire, mais de binôme de tête, coordinateur de l'action municipal. Mais toutes les décisions se prennent en toute collégialité au sein de ce comité de pilotage qui a lieu environ 2 fois par mois. L'autre partie, c'est qu'on a ouvert la gouvernance à la population, en l'inscrivant dans notre projet, c'est-à-dire qu'on allait coconstruire une gestion communale. Et je reviendrai sur la campagne car c'est important. Ya beaucoup de questionnements sur lesquels on a bien réfléchi à Saillans. On n'est pas partis sur un modèle mais vraiment ça a été une construction de projet réellement. On ne savait pas ce qu'était un binôme, ni un comité de pilotage, ni une commission participative, ni un groupe action projet (GAP), tout ça a été construit d'une manière collective pendant la campagne. Pour les habitants, ils peuvent 1- venir dans des commissions participatives thématiques qu'on a instauré une fois par an et qui avait pour objectifs de faire avoir une réflexion sur l'action qui est de la compétence que l'élu référent était coordonnateur de la compétence et de ces commissions thématiques il émanait ce qu'on appelle des GAP pour réaliser une action bien précise. Outil efficace dans une commune de 1300 habitants, avec peu de moyens d'agence, notre secrétaire générale n'a pas le temps d'organiser tout ce qui est de la participation. Les habitants peuvent venir coconstruire les dossiers, les décisions qu'on va prendre au sein du comité de pilotage. 25:52 Ça été plus dur qu'imaginé. ça a nécessité une forte volonté. Et comme dans beaucoup de structures, la participation n'est pas la même au début qu'à la fin, avec le même cap. L'ouverture de la politique communale se heurte à 2 postures : - de rejet, des personnes contre cette manière de fonctionner (ouverture, participation, coconstruction). Amener les éléments d'aide à la décision n'est pas encore dans les gênes, ça nécessite du temps. On interpelle les habitants sur l'espace commun "vous avez votre mot à dire" et ç'est pas si simple pour certains.
27:57 VV : on n'est pas écouté, ça ne bouge pas. initiative coconstruite avec le collectif il est encore temps/partager c'est sympa/notre affaire à tous. Se servir de tremplin aux municipales, au soutien de collectifs en lutte contre des projets ou des sites polluants et injustes partout en fr. Carte de Reporterre qui reprend ces GPII. Collectifs qui luttent. On veut demander des comptes /municipales aux candidats/élus. Dépasser le fait de demander. établir un rapport de forces. Une force de frappe. Vivre la démocratie directe à tout moment. Établir un réseau de collectifs en lutte avec des référents qui font le lien. Il nous faudrait ~100 personnes pour avoir 300 collectifs mis en réseau. Et pour l'instant, on n'a pas les moyens de les payer. Il va falloir faire un appel à dons pour le rémunérer.
ASL : dèsélus baisse des dotations de l'état. /prgm coconstruit sans augm impôts, démocratie participative : conseils citoyens, débats participatifs, engagement des coopératives sur le terrain, chantiers ouverts au public. Né au cours du mandat, rencontre dans espace de communs habitants/institution. 3è pilier pétition/votation lancé en 2015, 2016, 2 ans de pratiques à partir de 2000 signatures. cassé par le tribunal administratif. 1 bibliothèque devenue un tiers-lieu qui a redonné une animation dans le quartier puisque tous les habitants s'en sont saisis. A vu naître le 1er comité des usagers. à reproduire partout. Le participatif a créé de la coopération. grace à un espace de dialogue.
40:53 GG cycle de repolitisation du local "comment produire des alternatives ? écologiques, sociales pour rompre avec une direction néolibérale des pol loc On maintient les institutions, on les réinvestit.
ASO : la biénale des villes en transition met en relation toutes les initiatives et global/local posture de facilitateur,
GG ou des villes en décroissance comme vitry-le-françois qui prend des décisions de décroissance urbaine, mais pas participative. C'est plutôt ? les mvts de lutte prennent au sérieux les élus en leur disant vous êtes capables et nous on va vous contraindre. 2è scénario : on repart du local pour subvertir les institutions. scénario de conquête du pouvoir pour changer la manière dont on gouverne une ville. Et donc là, on fait exploser ce qu'est une campagne municipale, on ne fait pas de liste préconçue, une plateforme plutôt qu'on programme, on ouvre à tous vents. Et une fois qu'on est élus, on démolit le fonctionnement municipal.
Fathi B travailler la question des communs, des décisions locales,
GG cette branche - le communalisme - ya une fatigue des promesses non tenues du participatif.
SM : qu'est-ce qu'être citoyen ? gérer cité. Force de l'intelligence collective, du collectif, décider du cadre de vie qu'on veut et de la politique. Radical. renc à Commercy les 23-24/11 la commune des communes, démocratie directe, énergie, eau, cantines bio, le lien social, Puis passer au niveau national avec une fédération des initiatives pour contre-pouvoir global avec un vrai rapport de forces.
ASO : ada colao a redonné sens, passer à la 6è. SM : n'y croit pas à cause des règles du jeu biaisées, les ordonnances, etc.
Mr ??? Marseille ya des urgences, des cités où les enfants s'entre-tuent, la dogue, quartiers abandonnés. redonner un espoir /effet des politiques nationales et internationales. Que les gens du quartier s'emparent du pouvoir pour faire émerger des alternatives. Que le conseil municipal ressemble aux gens de la ville.
VV écologie ferment /artificialisation des sols peu décident de ne pas grandir, elles bétonnent 3x+vite que la population grandit. moitié béton ! incapables de débétonner, faire revivre un sol. Donc on tue la terre et le vivant sans savoir revenir en arrière. Et cet enjeu se joue au niveau local.
Connu / mel
"
Message du 03/07/19 11:34
De : "Romain Migus" <romain.migus à gmail.com>
Objet : La démocratie directe et participative au Venezuela 🇻🇪
Interview de Blanca Eekhout, ministre des Communes de la République Bolivarienne du Venezuela, par Romain Migus
💥 L'Assemblée Constituante et la mobilisation populaire pour écrire la nouvelle Charte suprême
💥 Les modalités du référendum révocatoire pour tous les élus
💥 Les conseils communaux et les communes, où toutes les décisions sont prises lors d’Assemblées générales
💥La nécessité d’inventer de nouvelles formes de propriété pour développer le pays
Lire l'interview 👉 https://www.romainmigus.info/2019/06/la-democratie-participative-au.html
Un texte pour alimenter le débat sur notre modèle de démocratie
¡A diffuser à vos contacts!
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Romain Migus @romainmigus www.romainmigus.info
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ndlr :
- pour la critique, voir notamment https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?KV6QGg même si on peut comprendre pourquoi choisir un logiciel privateur http://parisinnovationreview.com/article/civic-techs-2-quel-modele-economique
- pour les alternatives dont Emendare cf https://framalibre.org/content/emendare
Logiciel libre et sources ouvertes de démocratie participative pour des villes et des organisations
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gaz https://twitter.com/JulienDelalande/status/1127828920898920449 "#éditoPolitique de @lofejoma / @franceinter"les chances de #Réussite du #RIP sur la ~#Privatisation de l'#Aéroport #Roissy #CharlesDeGaulle+des #Barrages,etc / #MiseEnPerspective #DémocratieDirecte #DémocratieReprésentative #DémocratieParticipative" #GouvFr #MacronPhilippe MOUCHÉ"
Oui au Référendum d'initiative citoyenne amélioré !
Billet rédigé par : Armel Le Coz
Co-fondateur du collectif Démocratie Ouverte
https://www.democratieouverte.org/
Le référendum, qu’il soit d’initiative citoyenne ou gouvernementale, peut être la pire des solutions… tout comme il peut être la meilleure. Tout dépend de la qualité du débat en amont de ce référendum, ainsi que des questions soumises aux citoyens.
Une véritable respiration démocratique
...
Il y a d’autres moyens pour relancer la démocratie
Billet rédigé par : Laurent Mucchielli
Sociologue et directeur de recherche au CNRS
Parmi les revendications des Gilets Jaunes, le référendum d’initiative citoyenne (RIC) s’est imposé sur les réseaux sociaux et dans les manifestations. Cette idée est présentée comme nouvelle alors qu’elle a au contraire une longue histoire. Mais quoi qu’il en soit est-ce une bonne idée ? Pas sous cette forme trop simple.
Entre la démocratie représentative (en crise profonde) et la démocratie directe qu’incarne le RIC, il existe en effet une voie du milieu : la démocratie participative.
Le risque de débats simplistes qui n’incluent pas la diversité et la complexité
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La mise en place du référendum d’initiative citoyenne, ou « RIC », est une des demandes emblématiques des « gilets jaunes ». L’idée : permettre aux citoyens, s’ils sont suffisamment nombreux, de susciter eux-mêmes l’organisation d’un référendum sur un thème de leur choix.
Entre les enquêtes publiques et les référendums locaux, ce souci de consulter le peuple en dehors des échéances électorales n’est pas nouveau. Mais derrière cette volonté d’une démocratie participative, il y a surtout une crise de la représentativité. En 2018, 85 % des personnes interrogées par le Cevipof trouvent que les hommes politiques ne s’intéressent pas à leurs préoccupations. La méfiance est aussi le sentiment majoritairement exprimé (39 %) vis-à-vis de la classe politique.
Le RIC parviendra-t-il à combler le fossé qui s’est creusé entre la classe politique et les citoyens ? Décryptage avec Olivier Rouquan, politologue et auteur de l’ouvrage En finir avec le président !.
Sources :
- Olivier Rouquan - En finir avec le président !
- Cevipof - Baromètre de la confiance politique (janvier 2018) : https://bit.ly/2Lro785
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Actualités et politique
429 commentaires
Connu /
https://twitter.com/TardifJulien/status/1081117913539665920
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Julien TARDIF @TardifJulien 17 hil y a 17 heures
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"
ndlr : - mettre en avant la notion de "démocratie participative" alors que les GJ avec le RIC exigent de recouvrer leur souveraineté.