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Les candidatures pour 2027 prolifèrent à un rythme quasi quotidien, donnant l’image d’un champ politique saturé où l’ambition personnelle semble prendre le pas sur la clarté des projets économiques. Le Parti socialiste, avec Chloé Ridel, propose un programme mêlant hausse du smic, partage des profits, réindustrialisation et investissements sociaux et climatiques... rien de nouveau sous le soleil socialiste. Mais derrière l’accumulation de mesures, la ligne reste floue, révélant un parti tiraillé entre une volonté de rupture et une social-démocratie assumée. Dans son dernier Opus, le député PS Boris Vallaud, critique la marchandisation de la vie, sans assumer de rupture nette : ni nationalisations, ni relance massive de la dépense publique, ce qui laisse entière la question des leviers réels de transformation. Chez les écologistes, Marine Tondelier tente de se distinguer avec une “sécurité sociale écologique”, appuyée par un conseil scientifique dirigée par un ancien Cédric Villani, ancien macroniste... À droite, Gabriel Attal cherche à s’émanciper d’Emmanuel Macron tout en validant dix ans de politique économique libérale...
Au final, une multiplication de candidatures, autant de discours économiques concurrents, et toujours peu de lignes de force lisibles. On décrypte tout ça avec Thomas Porcher : c’est l’Instant Porcher.
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Publié originellement 27/04/2026
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Retrouvez le discours sur le plan budgétaire et structurel à moyen terme d'Eric Coquerel, le lundi 27 avril 2026.
Par Julien Nény, Abel Mestre, Neïla Latrous • Publié le dimanche 26 avril 2026 à 12:04
43 min restantes
Questions politiques
Par Alexandra Bensaid
Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, était l’invitée de « Questions politiques », dimanche 26 avril.
Avec Mathilde Panot Députée La France Insoumise du Val-de-Marne, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a réagi à l'attaque survenue samedi 25 avril à Washington. Un homme armé a fait irruption dans la nuit de samedi à dimanche dans l'hôtel qui accueillait le célèbre dîner de gala des correspondants de la Maison Blanche, en présence du président des Etats-Unis Donald Trump. Des centaines de convives ont été évacués. Un suspect armé a été interpellé, sans faire de blessés.
"On ne veut jamais voir ça arriver en France"
"Le problème des États-Unis, c'est qu'il y a 400 millions d'armes en circulation dans la population. Il y a plus d'armes en circulation que d'habitants", déclare Mathilde Panot (LFI). "Ceux qui disent qu'une société est plus sûre quand on possède des armes mènent à ce type de choses, ce qui est évidemment désastreux", ajoute la députée avant d'ajouter : "On ne veut jamais voir ça arriver en France".
"Je ne serai jamais d'accord avec la violence physique", déclare Mathilde Panot qui a dit être choquée par ces tirs qui ont visé Donald Trump. "Pour vaincre l'extrême-droite, il faut faire ce qui a été fait il y a quelques jours en Hongrie, c'est-à-dire par les urnes. C'est comme ça que nous voulons vaincre l'extrême-droite", a-t-elle assuré.
Le suspect comparaîtra lundi devant la justice, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse. Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro.
Références Donald Trump Mathilde Panot La France insoumise Info Politique Monde Amérique du Nord États-Unis
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11650332
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Part_of You
2 days ago
L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE LA POSTE + FRANCE IDENTITÉ
➡️ 8,5 MILLIONS de Français ont déjà validé visage + pièce d’identité biométrique via La Poste
➡️ 4 MILLIONS d’utilisateurs sur France Identité (l’appli officielle du Ministère de l’Intérieur) en à peine 2 ans !!
➡️ 13% de la population a déjà accepté de centraliser son identité chez l’État ou ses opérateurs 100% publics
**Une seule appli qui sait tout sur toi et transmet automatiquement tes infos préenregistrées à des centaines de partenaires…**
👉 Traçabilité des connexions obligatoire
👉 Sous-traitance et cession possible du service à n’importe quel tiers
C’est la rampe de lancement directe du #EUDI Wallet européen (eIDAS 2.0 Règlement (UE) 2024/1183)
🚨 Deadline États membres : fin décembre 2026
➡️ Chaque pays (dont la France) doit proposer au moins un portefeuille numérique gratuit et interopérable
➡️ France Identité = base technique officielle du wallet français (déjà notifiée au niveau de garantie élevé par l’ANSSI depuis septembre 2024) !
➡️ Dès l’été 2026 France Identité acceptée aux aéroports pour embarquer sans carte plastique !!
➡️ Fin 2027 les banques, grandes plateformes et services publics obligés d’accepter le wallet européen
==> https://nitter.tiekoetter.com/KuptoKosmos/status/2043641894924624001
Un #EUDI-Wallet (European Digital Identity Wallet) est une application numérique prévue par l’Union européenne pour stocker, gérer et présenter des identités et des attestations électroniques (par exemple : carte d’ #identité numérique, permis de conduire, diplômes, certificats de #vaccination)) de façon sûre et interopérable entre États membres.
Principaux points :
Objectif : permettre aux citoyens et aux entreprises d’accéder et de prouver des attributs d’identité en ligne et hors ligne, partout dans l’UE.
Norme juridique : s’appuie sur le règlement #eIDAS révisé (eIDAS 2) qui définit exigences d’interopérabilité, sécurité et reconnaissance mutuelle entre États membres.
Contrôle par l’utilisateur : les personnes contrôlent quelles données sont partagées et avec qui (consentement explicite).
Interopérabilité : conçu pour fonctionner entre différents prestataires et administrations nationales selon des Sécurité et confidentialité : exigences élevées de sécurité, chiffrement et protections contre l’usurpation d’identité.
Format : peut être une application mobile ou un autre dispositif numérique; supporte des « attestations » émises par autorités publiques ou entités privées.
#UE #macronie #France #EUDI #FranceConnect #Laposte #idnumerique #technopush #technofascisme
Kruptos (@KuptoKosmos)
ð¨ð«ð·ðªª LâIDENTITà NUMÃRIQUE LA POSTE + FRANCE IDENTITà Même machine, même piège ! â¡ï¸ 8,5 MILLIONS de Français ont déjà validé visage + pièce dâidentité biométrique via La Poste â¡ï¸ 4 MILLIONS dâutilisateurs sur France Identité (lâappli officielle du Ministère de lâIntérieur) en à peine 2 ans !! â¡ï¸ 13% de la population a déjà accepté de centraliser son identité chez lâÃtat ou ses opérateurs 100% publics ðï¸ Reconnaissance faciale obligatoire via la caméra de ton smartphone. Biométrie traitée. Traçabilité TOTALE de toutes tes connexions â ï¸ Les infos conservées 7 ANS même après révocation (CGU La Poste officielles) !! Une seule appli qui sait tout sur toi et transmet automatiquement tes infos préenregistrées à des centaines de partenaires... ð Traçabilité des connexions obligatoire ð Sous-traitance et cession possible du service à nâimporte quel tiers Câest la rampe de lancement directe du EUDI Wallet européen (eIDAS 2.0 Règlement (UE) 2024/1183) ð¨ Deadline Ãtats membres : fin décembre 2026 â¡ï¸ Chaque pays (dont la France) doit proposer au moins un portefeuille numérique gratuit et interopérable â¡ï¸ France Identité = base technique officielle du wallet français (déjà notifiée au niveau de garantie élevé par lâANSSI depuis septembre 2024) ! â¡ï¸ Dès l'été 2026 France Identité acceptée aux aéroports pour embarquer sans carte plastique !! â¡ï¸ Fin 2027 les banques, grandes plateformes et services publics obligés dâaccepter le wallet européen LâÃtat accélère sa solution sécurisée en plein cyber-chaos ðð«ð·ð©¸ Volontaire au début⦠comme le pass vaccinal. Ensuite sans lui, tout devient lent, compliqué, impossible !!! #IdentitéNumérique #eIDAS
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Julien Delalande Canårđø-2.žerø pal Laurent Espitallier Krugor Lou gr_perso@diaspora-fr.org pascal macaigne
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Part_of You
Part_of You - il y a environ un jour
UE - Gouvernance algorithmique
https://odysee.com/@Tocsin-media:d/🇪🇺-vers-une-gouvernance:8?view=shorts
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L’intelligence artificielle transforme déjà en profondeur les relations de travail.
En France, 80 % des entreprises utilisent des outils de management algorithmique et 70 % des dispositifs de surveillance numérique. Dans certains secteurs, ces technologies organisent le travail, évaluent les performances et renforcent le contrôle des salariés. Le développement du télétravail a également accéléré l’usage de logiciels de surveillance continue (“bosswares”), y compris pour les cadres.
Ces évolutions soulèvent des enjeux majeurs : conditions de travail, santé, vie privée, mais aussi transparence des décisions et contrôle humain. Si une première avancée a été adoptée au niveau européen pour les travailleurs de plateformes en 2024, la grande majorité des travailleurs reste aujourd’hui sans protection spécifique.
Nous réunissons syndicats, chercheurs, juristes et responsables politiques pour poser une question centrale : comment reprendre le contrôle sur l’IA au travail ?
Clément Pouré, journaliste, auteur de "Les nouveaux contremaîtres" et syndicaliste CGT
Nayla Glaise, présidente d'Eurocadres
Guillaume ROBIN, UGICT-CGT Amazon
Mataoui Chakib, Solidaires Ubisoft
Leïla Chaibi
Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique - Diffusée en direct le 16 avr. 2026 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Conférences
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'une conférence sur le moment politique, le 16 avril 2026.
4:50 termniner ACT
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un une conférence face aux nouveaux médias, le 24 mars 2026.
54J'aime - 4 242vues
Des activistes Greenpeace ont dérobé la statue en cire d’Emmanuel Macron au musée Grévin avant de mener, lundi, une action devant l’ambassade de Russie à Paris
Bastien Cuq @basticuq.bsky.social · 1 mois
Parfois on a juste besoin d'un peu d'Olivier Faure de 2022
Tr.:
Olivier Faure, député socialiste et apparentés - NUPES de Seine-et-Marne
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Les free parties font régulièrement la une de l’actualité. Cette fois ce n’est pas pour une fête violemment réprimée ou qui serait mal passé mais pour une proposition de loi visant à renforcer leur pénalisation
Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, cette loi portée par la députée Horizon Laetitia Saint-Paul, prévoit jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs de fêtes non déclarées. et 1500 euros pour les participants. Le texte doit désormais aller au Sénat.
Pour ses défenseurs, c’est une question de sécurité et d’ordre public.
Pour ses opposants, c’est une attaque contre une culture, un mode de vie, et une jeunesse.
Pour en parler, on reçoit le député La France insoumise Louis Boyard, qui s’est vivement opposé à ce texte à l’Assemblée et Kamille du collectif Tekno anti rep.
Visibilité Publique Publié originellement 14/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 20min 15sec
Tr.: ...
sous-mobilisation du PS ...
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100 bombes en 10 minutes. C’est ce qu’Israël a lâché sur le Liban la semaine dernière. Plus de 300 morts et 2 000 blessés !
Palestine, Liban, Iran. Israël mène une guerre totale contre des peuples entiers. Une guerre d’anéantissement.
Les condamnations de la France doivent être suivies de sanctions pour être crédibles et surtout pour être utiles. La suspension de l’accord de coopération entre l’UE et Israël est nécessaire.
De la réponse du ministre des Affaires étrangères, on obtient un changement de ton et une prise d’engagements. On attend donc maintenant des actes concrets !
Question au gouvernement du 14 avril 2026
15 min - 0 Commentaire(s)
La démocratie locale souffre des mêmes maux que son homologue à l’échelle nationale : une concentration excessive des pouvoirs, un dialogue de sourds entre majorité et opposition, une faible représentativité sociologique des élus... Pour y remédier, il est nécessaire de renforcer l’équilibre des pouvoirs au sein des collectivités locales.
...
Le récit du local comme ultime rempart à la crise démocratique, alimenté par les maires et leurs représentants, mérite pourtant d’être nuancé. La plupart des dérèglements démocratiques à l’œuvre au niveau national se retrouvent localement, dans les grandes métropoles comme dans les petites communes rurales. Citons-en ici les trois principaux : la concentration du pouvoir dans les mains (du chef) de l’exécutif, le déficit de représentativité des élus et la dépolitisation des choix d’action publique.
...
Ce combat est trop souvent réduit à la question de la participation citoyenne1.
...
En neutralisant toute opposition potentielle, la prime majoritaire enferme la démocratie locale dans un pur jeu de posture : sans aucune prise sur la décision, les élus d’opposition se retrouvent cantonnés à une fonction tribunitienne pour dénoncer l’incompétence des équipes en place.
La concentration du pouvoir se joue aussi au sein de la majorité
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L’allégeance au maire tient donc une place centrale
...
Les maires sont par ailleurs les seuls à pouvoir signer les arrêtés municipaux et restent les principaux interlocuteurs des pouvoirs publics comme des acteurs privés.
Les élus locaux sont bien conscients des effets pervers de ce fonctionnement. Au burn out de maires, érigés en unique paratonnerre « à portée de baffe » de tous les mécontents, répond le bore out des autres élus qui sont nombreux à se demander à quoi ils servent
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Face à la présidentialisation du pouvoir municipal, la montée en puissance des établissements publics de coopération intercommunale ou EPCI (aussi appelés communautés de commune, d’agglomération ou métropoles en fonction de leur taille) produit un effet paradoxal. D’un côté, l’intercommunalité oblige les maires à travailler ensemble alors même qu’ils ne se sont pas choisis. C’est en effet à cette échelle que se situent les principaux leviers d’action du bloc communal (notamment en termes de ressources humaines et financières). Mais, d’un autre côté, l’intercommunalité contribue à renforcer la primauté des maires
...
des chambres d’enregistrement
...
superposition entre l’exécutif et le délibératif. Chef du gouvernement (composé de « ses adjoints »), le maire assure aussi la présidence de l’assemblée (le conseil municipal) : il maîtrise à la fois le contenu des décisions et les modalités de leur mise en débat.
Les assemblées communales et communautaires devraient à l’inverse avoir pour fonction de faire contre-poids à l’exécutif pour garantir une forme d’équilibre des pouvoirs. Cela nécessiterait d’en renforcer l’autonomie, en redonnant du poids (et du sens) à la fonction de « simple » conseiller municipal/communautaire, c’est-à-dire les élus qui ne sont ni maire ni adjoint. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ces élus qui composent le pouvoir délibératif ont un rôle important de « contrôle du gouvernement ».
Pour cela, le bloc communal gagnerait à reprendre à son compte les éléments de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Le premier consisterait à avoir une présidence de l’assemblée municipale qui soit dissociée de la fonction de maire. Cet élu aurait la charge de garantir la qualité démocratique des débats, de négocier les ordres du jour avec l’exécutif et d’intervenir en médiation lors de conflits entre élus. Pour garantir son autonomie par rapport à l’exécutif malgré la surreprésentation de la majorité, la présidence d’assemblée devrait obtenir les deux tiers des voix des élus sans délégation.
Il serait aussi possible de transposer le format des « commissions d’enquête parlementaire », en permettant à chaque conseiller sans délégation d’engager une commission d’enquête au cours du mandat s’il parvient à réunir le soutien d’un sixième des membres du conseil. Ces derniers mois ont en effet souligné l’intérêt de cet outil transpartisan pour permettre aux députés d’investiguer les zones d’ombre de l’action gouvernementale et/ou peser sur le cadrage de l’agenda, par exemple sur les aides publiques aux entreprises ou la régulation des plates-formes numériques. Cette possibilité existe déjà pour les villes de plus de 20 000 habitants, mais elle est rarement saisie faute de moyens.
Cette pluralisation des débats en interne aurait pour effet de redynamiser les contre-pouvoirs externes (à commencer par les associations) qui souffrent souvent d’une dépendance aux exécutifs locaux pour l’accès aux ressources (qu’il s’agisse de financements ou de locaux, mais aussi d’accès à l’information). En favorisant la confrontation de points de vue et en diversifiant les interlocuteurs politiques, elle améliorerait la transparence démocratique des décisions locales.
Accompagner la politisation des enjeux locaux
...
l’action publique locale continue d’être présentée comme apolitique ... à distance des étiquettes partisanes ... la « bonne » gestion ... le « bon sens » s’impose ?
La même logique se retrouve au niveau des intercommunalités, marquées par le modèle de la cogestion2
...
Cette dépolitisation découle aussi de l’absence de campagne, et donc de débat, sur les politiques communautaires, dans une élection où l’essentiel de l’attention se focalise sur l’échelon municipal
...
La primauté des clivages institutionnels (communes versus intercommunalité) et territoriaux (ville-centre versus communes périphériques) conduit néanmoins à euphémiser toutes les autres lignes de clivage possibles, qu’elles soient idéologiques et/ou sociologiques. D’autant que cela se combine avec une technicisation des débats alimentée par la (sur)production d’études et de diagnostics qui, en éclairant la complexité des enjeux, finit par en invisibiliser la portée politique.
La dépolitisation persistante des décisions (inter)communales contraste avec la politisation croissante des enjeux locaux, notamment lorsqu’ils ont trait à la transition écologique. La mandature 2020-2026 se caractérise en effet par une hausse des crispations liées à la mise en œuvre des politiques de transition. Ce « backlash écologique »3 résulte d’un changement de nature des politiques locales de transition, avec le passage d’une logique incitative à une logique plus contraignante. A la suite de l’échec de la taxe carbone, l’Etat a délégué au local le déploiement des contraintes écologiques à travers la mise en place des zones à faibles émissions (qui consistent à interdire la circulation des véhicules diesel dans les territoires les plus pollués) ou le zéro artificialisation nette (qui oblige chaque commune à diviser de moitié le nombre de terrains ouverts à l’urbanisation). Justifiées par l’impératif environnemental, ces mesures s’avèrent beaucoup plus clivantes que les grandes ambitions écologiques relativement incantatoires affichées jusqu’ici. La hausse des tensions se retrouve aussi sur la gestion de l’eau, face à un écart croissant entre des besoins en hausse et une ressource en baisse et à une intensification du risque d’inondation.
Cette situation crée un effet de dissonance de plus en plus marqué entre une action publique qui continue de se présenter comme consensuelle et un débat public sur les questions locales de plus en plus conflictuel. La rhétorique de la « gestion en bon père de famille » s’avère de moins en moins opérante face à la multiplication des protestations, de la part de ceux qui accusent la collectivité d’en faire trop comme de ceux qui jugent qu’elle n’en fait pas assez. Cette politisation des enjeux locaux s’observe aussi sur les politiques de l’habitat, autour notamment de la régulation des loyers et des locations de courte durée4.
...
la fabrique de l’action publique locale ne consiste pas uniquement à identifier les solutions techniques pertinentes. La définition des politiques territoriales correspond aussi à des choix d’allocation de ressources rares et partagées (l’eau, les sols, le logement, l’espace public…) sur lesquelles s’opposent des intérêts divergents et des différences de vécu. Faute d’en prendre la mesure et de naviguer avec, les collectivités locales (élus et agents confondus) se retrouvent en incapacité de porter des politiques transformatrices soutenues ou acceptées par une majorité de leur population.
Démocratiser l’action publique locale consiste donc à assumer la dimension (re)distributive des politiques menées, pour mettre en débat les conceptions de la justice qui les sous-tendent. Au nom de qui et de quoi ces choix-là sont-ils faits, alors qu’il y en aurait d’autres possibles ? Pourquoi les élus de telle collectivité font le choix de privilégier l’entretien des routes par rapport à la prise en charge de la petite enfance, quand d’autres territoires optent pour une hiérarchisation inverse ? Sur chaque politique menée, quels en sont les gagnants et les perdants potentiels, et cela correspond-il aux perceptions des personnes concernées ?
Pour éviter que la hausse des protestations ne vienne neutraliser la capacité d’action des collectivités locales, il est nécessaire d’organiser leur mise en débat afin de contraindre les élus à argumenter davantage leurs choix quand ils se retrouvent contestés sur le terrain. Voilà pourquoi la campagne des municipales constitue une séquence démocratique importante, pour donner à voir les espaces de choix et inviter les (futurs) élus (et leurs électeurs !) à prendre position.
Améliorer la capacité représentative des élus
La robustesse démocratique du local interroge enfin la place des élus locaux dans la fabrique de l’action publique et la nature de leur fonction. Au sein des collectivités, les élus sont systématiquement renvoyés à leur fonction de « décideurs » : ils président les comités de pilotage organisés par chaque direction, valident les délibérations élaborées par l’administration ou inaugurent les projets réalisés par « leurs » services.
Ce schéma théorique selon lequel les élus décident et l’administration exécute apparaît pourtant en décalage avec la pratique d’une action publique qui reste en grande partie pilotée par l’administration. Plus nombreux et davantage outillés en expertise, les agents publics locaux ont un rôle déterminant dans la conception des politiques locales et dans la définition des priorités d’action.
Renforcer la démocratie locale passe donc par une clarification du partage des rôles entre élus et administration, en assumant la place de cette dernière. La mission des élus n’est pas de se transformer en superchef de service multipliant les directives et imposant ses choix, mais de se faire le relais des préoccupations et du vécu de la diversité de leurs concitoyens qu’ils ont la charge de représenter. La tâche est (de plus en plus) ardue : face à la différenciation des modes de vie, l’explosion des inégalités et la hausse des mobilités, comment réussir à représenter la population dans son ensemble ? Elle est pourtant essentielle, pour tendre vers la promesse démocratique selon laquelle chaque voix compte, à part égale.
Cet accent sur la fonction représentative des élus dans le pilotage des politiques publiques locales est aussi un moyen de lutter contre la centralisation du pouvoir soulignée précédemment. Car s’il est tentant de vouloir décider tout seul, il faut nécessairement être plusieurs pour réussir à représenter une population plurielle et hétérogène. D’où l’importance des assemblées par rapport aux exécutifs locaux.
Cet impératif représentatif jette une autre lumière sur la composition des assemblées (inter)communales. Le rapport du collectif Démocratiser la politique5 est venu pointer le déficit de représentativité sociologique des élus, en objectivant la surreprésentation des classes supérieures et l’invisibilisation des classes populaires (souvent reléguées aux positions non éligibles sur les listes). Contrairement aux idées reçues, la proximité ne suffit pas à supprimer les inégalités de représentation ! Les écarts entre la sociologie de la population et celle des élus sont tout aussi marqués en local, encore plus quand on les regarde au prisme du rapport au logement. « Nous avons réalisé en votant notre PLUi [plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] que tous les élus autour de la table sont propriétaires d’un pavillon, alors que les locataires constituent 40 % de la population communale », reconnaissait le maire d’une ville proche d’une grande métropole. Alors que la démocratie participative conduit à renforcer ces inégalités de représentation en donnant la parole aux personnes qui la prenaient déjà, les 500 000 (futurs) élus municipaux ont une responsabilité majeure pour atténuer ce déficit de représentativité et donner du poids politique aux groupes sociaux qui sont jusqu’ici relégués aux marges de la démocratie locale.
Souligner la fonction représentative des élus locaux conduit aussi à changer de regard sur la place qui leur est accordée au sein des collectivités. A rebours d’un modèle hiérarchique (« les élus décident et les services exécutent ») qui s’avère souvent en décalage avec la réalité, il s’agit de penser la fabrique de l’action publique comme un exercice de coproduction (et de confrontation) entre des expertises techniques et des expertises politiques. Le but n’est pas de transformer les élus en experts des politiques locales, mais d’outiller leur expertise représentative et de la mettre à l’épreuve pour s’assurer qu’ils remplissent la mission démocratique qui est la leur.
...
faire évoluer le fonctionnement interne des collectivités locales pour en renforcer la robustesse démocratique. Pour que le local puisse effectivement faire rempart aux tentations autoritaires, il lui reste encore du chemin à parcourir, que ce soit sur l’équilibre des pouvoirs comme sur la prise en charge des inégalités de représentation.
Manon Loisel et Nicolas Rio, politistes, consultants-chercheurs en stratégies territoriales, sont à l’initiative d’une « Lettre aux 500 000 (futurs) élus municipaux », mise en ligne chaque mois.
- Cette réduction du sujet à la démocratie participative est d’autant plus dommageable que la multiplication des dispositifs institutionnels de participation s’est avérée relativement impuissante pour démocratiser l’action publique, comme nous l’avons démontré dans notre essai Pour en finir avec la démocratie participative, Textuel, 2024.
- Sur cette notion de cogestion, voir « Politiser et dépolitiser la métropole », par Gilles Pinson, Métropoles n° 25, 2019.
- « Le backlash écologique qui vient : réflexions sur les municipales 2026 », par Manon Loisel et Nicolas Rio, Futuribles, vol. 5, n° 468, septembre-octobre 2025.
- Housing under platform capitalism: the contentious regulation of short-term rentals in european cities, par Thomas Aguilera, Francesca Artioli et Claire Colomb, University of California Press, 2025.
- « Tous les mêmes ? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours », rapport du collectif de recherche participative Démocratiser la politique, septembre 2025.
Ndlr : ce raisonnement s'applique-t-il également au sein d'une organisation comme GPF ? C'est mon sentiment. Approfondir ACT
La politique et moi - Claire Lejeune, députée La France insoumise de l'Essonne
MAGAZINE
duration 13 minutes
Avec elle, la politique c'est à la fois la tête et les jambes. Claire Lejeune a été doctorante en théorie politique et activiste écologiste sur le terrain.
Elle siège au sein du groupe La France insoumise à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
La politique et moi
Diffusions sur LCP TNT
Lundi 13 avril 2026 à 10:32
Vendredi 17 avril 2026 à 10:43
Samedi 25 avril 2026 à 09:00
Connue / WA NFP0102-Discussions militantes
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-> https://www.youtube.com/watch?v=RZ7JyImiNxE -> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?QOuIzA
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NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
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Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
Publié Il y a 18 heures • 143 vues
blast, le souffle de l’info
"Le 7 avril, au moment où on finissait d’écrire cette chronique, Emmanuel Macron, chef de l’État français, n’avait toujours pas eu le moindre mot pour dénoncer l’immonde campagne raciste ciblant Bally Bagayoko : la prochaine fois qu’un organisme dédié à la défense des droits humains constatera, comme la CNCDH, que les macronistes n’ont rien fait pour lutter concrètement contre le racisme et les discriminations liées à l’origine, personne ne pourra dire que l’exemple ne venait pas de très haut."
Journaliste : Sébastien Fontenelle
#France #Racisme #BallyBagayoko
Visibilité Publique
CatégorieInconnu LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes
Durée 17min 15sec
1 Comment
Christine Prat ChristinePrat@mastodon.social Il y a 17 heures
@blast C'est monstrueux. Je suis vieille, mais je n'avais jamais vécu une époque pareille. Que font les gens? Protester, c'est fini? On attend juste les prochains camps de concentration? Les socialeux n'ont pas fait mieux que la droite!
29,8 k abonnés - 1,2k+ - 18 757 vues - 88 commentaires
Jeudi 9 avril, l'Institut La Boétie lançait son nouveau format « Les dialogues de l'ILB », des conversations entre des dirigeants de la France insoumise et d'autres personnalités politiques sur des sujets théoriques de fond qui traversent la gauche.
Cette première édition était consacrée au thème « Le capitalisme peut il avoir une fin ? » avec :
- Jean-Luc Mélenchon, co-président de l'Institut La Boétie
- Stéphane Peu, président du groupe GDR (communistes et ultra-marins) à l'Assemblée nationale
- Aurélie Trouvé, députée LFI et co-responsable du département d'économie de l'Institut La Boétie
Tr.: Zoé Pébay, ILB intro et animation
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Altermondialisme anticapitaliste et écologique dès le début ...
Le capitalisme se confronte aux limites, vie ou mort ... / santé humaine /loi Duplomb ... la santé au centre des luttes ... les ultra-riches réussissent toujours à se protéger ... / crises financières 2008, COVID, fonds de pension, private equity, crise de la dette privée ... Commission d'enquête sur les rendements considérables de la finance ...
Depuis 2012, l'écologie, la règle verte anticapitaliste ... joker de l'illibéralisme extrême droite Trump etc ... tentation possible par de nouvelles prédations, néocolonialisme sous la férule de nouvelles prédations ...
l'XD n'a jamais gagné d'élection en Fr
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/Communs eau, logement, école, transports, gratuité ... fonction publique, sécurité sociale ... Comment on le fait ? La gauche a été au pouvoir. associer usagers, travailleurs, rétablir relation de confiance, laîcité ...
l'XD pire ennemi du vivant ... attaque en règle du peu de normes envi ... /planification écologique centrale révolutionnaire, anticapitaliste ... démarchandiser tout le travail ... la révolution démocratique, la 6ème république ... / pesticides se nourrir de façon saine, élevage, haies, zones humides, revoir la formation professionnelle ... cantines bio, gratuites, locales ... il faut du temps libre, passer aux 32h ...
la coopération, la solidarité / compétition, le chacun pour soi ... 12-20% de taux de profit / suprémacisme, idéologie de la force ... désordre installé pour au moins un an ... la logique collectiviste, ensemble, renverser la logique globale du système ... agiter des chiffons rouges pour les faire charger, provoquer la discussion ... système de domination stable ... la propriété collective du temps, sortir du temps court ... démocratique, décidée par nous tous ... la structure de base, le communalisme ... donner des objectifs ... la reproduction sociale ... il n'y a de limite que la résistance imposée ... démarchandiser selon Boris Valaud, invité ... en 81 nous n'avions pas compris ... besoin mobilisation populaire, avec qui ? ... il faut un pays moteur ... notre force, être la France
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LE TRAVAIL
lutte pour la libération, l'émancipation du travail ... la valeur travail ... élargir hors salariat, quels autres leviers ...
Aurélie :
concept Marxiste perverti par les dominants pour un instrument de guerre contre les chômeurs ... 1 emploi disponible pour 10/15 chômeurs ... mettre de la démocratie dans l'entreprise capitaliste ... le temps libre, le travail non marchand, les 32 h, retraite à 60 ans ... essorer le travail, le capitalisme se radicales => donner du sens au travail ... utile socialement, émancipe ... dépasser le capitalisme
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Stéphane PEU :
le travail / cassoc, pas de citoyenneté sans travail ... lieu de citoyenneté ET d'aliénation /métiers d'exécution comme jamais, ya plus de sens, exploitation renforcée ... Macron, un des leurs, a accéléré, brutalisé, défait le code du travail ... la Fr, pays au plus grand nombre de salariés ... gagner moins, plus de temps ... démocratie représentative décrédibilisé / augm abstention mais pas de décision dans son travail ...
JLM :
confondre le travail et salariat, l'oeuvre, produire quelque chose qui satisfait ... le sens, pas la cupidité ! ... intelligence du savoir ... Bernard Friot : le niveau de qualification fait le salaire ... le diplôme, monnaie d'échange du savoir ... proposer aux gens de se qualifier, le salariat est plus vidé de sens ... du pur transfert, dépoussiérer /convaincre population rurale de travailler à l'usine ... début 1832 ... migrations intérieures ... le savoir, propriété privée ... /cercles de qualité, lois Auroux ... /IA enjeux autonomie, souveraineté, contrôler son usage ... automatisation des actions de pensée ... partager le surplus social des machines ... le capital est un circuit ... qui contrôle le savoir est central.
QUI PEUT METTRE FIN AU CAPITALISME ?
/prolétariat ... conflictualités urbaines, etc
STÉPHANE PEU :
on va préparer un congrès, débat sur le sujet du dépassement /communisme étape ultime d'un processus ... religion, église avec tous ses travers
du communisme déjà là comme la sécurité sociale ... /qui ? /classe / peuple
pas de mobilisation sans lutte des classes ... propriété lucrative, force de travail pour vivre ... petits patrons insoumis ex a un CAP sa femme salariée dans un salon de coiffure ... entre 17 et 18k€ de CA et gagne 1700€ ... on peut trouver des alliés mais la conscience de classe, le moteur, c'est la classe, ceux qui subissent ... les attaques racistes à Saint-Denis, c'est aussi le mépris de classe ... Bali / Rachida Dati ... le racisme, outil pour brisé la classe, la conscience de classe.
Aurélie Trouvé :
ya plus une classe ... cf Lordon ... se sortir un revenu qui fait vivre ... un système qui sert le grand patron ... ya aussi un choix d'être son propre patron / sens du travail, ce sont des alliés, pas dans la même classe que les grands patrons ... conflit capital / travail, /nature / homme-femme, toutes ces luttes articulées, les rapports de dominiation s'accumulent, tenir tous les fronts ... /acteurs et stratégies la complémentarité des stratégies : participation subversive aux institution, confrontation directe du peuple (gilets jaunes, manif antiraciste de St-Denis...), interstitiel (brèches mises dans le capitalisme), etc
radicalisation des dirigeants, imposer de façon autoritaire d'où fascisation, plus les rapports sociaux se tendent, plus ya des chemins radicalement différents qui s'ouvrent à nous, en reste 2 : suprémacisme / collectivisme soit XD fascistes / gauche de rupture. Ne croit pas à une autre stratégie.
JLM :
le mvt insoumis n'est pas un parti, ni une doctrine commune ... seul le programme.
le mvt fédère, les mots comptent ... rapports de forces sociales ... faire disparaitre l'appropriation privée des surproduits ... le peuple / l'oligarchie ... 400 000 paysans contre des millions avant ... Marx ... mondialisé, globalisé, le capitalisme c'est tout ça en même temps ... Macron a écroulé les statistiques, la productivité a cessé d'augmenter ... ça décrit l'acteur ... ex travail gratuit des femmes participe de l'accumulation du capital ... cotisations sociales, eau privée, les réseaux structurent, le capital crée de la rareté ... /peuple les manifestants se nomment ainsi, ya plus d'alliés ... un agrégat social, c'est lui l'acteur ... nous sommes des êtres socio-culturels ... dégage ! ... 1789 ... le mouvement réel qui abouti à l'état actuel ... tout passe par les élections, la légitimité du pouvoir ... des acteurs sociaux, moteur de l'histoire ... révolution/réforme pas toujours contradictoire ... nous n'abolissons pas les classes ... on ne va pas tout collectiviser ... /ubérisation, travail à façon, travail à la tâche, les petits patrons sont contre ... le peuple, ceux qui participent à la résistance ... /patronat proposition contractuelle si pas ok suppr toutes les aides, être sérieux ...
STÉPHANE PEU :
remercie. Minoritaire chez les communistes, renouvelé, force 21ème siècle, pôle de radicalité, se rassembler pour une majorité.
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Les 13 procédures contre Rima Hassan qui ont été classées sans suite :
1) Des plaintes de l’OJE et de la LICRA ont dénoncé des propos tenus lors d’une interview de Rima Hassan par le Crayon publiée en janvier 2024. Il est ressorti de l’enquête et notamment de l’exploitation des rushs qu’il s’agissait de propos tronqués et que Rima Hassan avait par ailleurs qualifié d’illégaux les actes commis le 7 octobre au préjudice de civils. La procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, les propos ne pouvant s’analyser pénalement en apologie du terrorisme
2) Des plaintes du BNVCA (Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme) et de B’nai B’rith ont dénoncé un tweet appelant au « soulèvement » devant Sciences po. La procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence d’exhortation à commettre des atteintes à l’intégrité physique ou des destructions.
3) Des signalements de députés ont dénoncé des tweets du mois de juillet 2024 citant le poète Mahmoud Darwich, dans un contexte de rivalités avec François-Xavier Bellamy. Cette procédure a été classée pour absence d’infraction, en dépit de la virulence du propos, faute de précision suffisante pour qualifier les propos de menace de mort et ces propos ayant en outre été tenus dans un contexte d’opposition politique.
4) Des signalements de l’OJE et de B’nai B’rith ont dénoncé des propos tenus lors d’une interview à Sud Radio en février 2025. Cette procédure a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction : Rima Hassan ayant précisé que les exactions et prises d’otage perpétrées par le Hamas étaient condamnées par le droit international et constituaient des crimes de guerre, il ne pouvait être caractérisé d’infraction d’apologie du terrorisme.
5) Une plainte d’Avocats sans frontières lui reprochant l’intelligence avec une puissance étrangère a été classée au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, faute de la caractérisation d’un dol spécial exigé par le législateur.
6) Une plainte de l’imam Chalghoumi dénonçant des propos tenus sur X en mars 2025, en réaction aux propos qu’il avait lui-même tenus en interview consistant à suggérer le retrait de nationalité de l’eurodéputée, a été classée au motif qu’aucune infraction de provocation d’atteinte volontaire à la vie n’était suffisamment caractérisée.
7) Une plainte de l’OJF dénonçant un tweet datant de septembre 2025, comportant la photographie d’une suite de chiffres précédés d’un signe « + » inscrit sur un bras, avec un emoji avocat, a été classée sans transmission à un service enquêteur, au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’un numéro de téléphone, dans le contexte de son interpellation à bord de « la flotille », et faute de toute référence à une religion quelconque.
8) Des plaintes du BNVCA et de la France en partage, dénonçant une citation de Frantz Franon repostée par Rima Hassan en juillet 2024, ont été classées au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’une citation et en l’absence d’éléments présentant des agissements du Hamas le 7 octobre 2023 sous un jour favorable et ne pouvant donc constituer l’infraction d’apologie de terrorisme.
9) Un signalement émanant de députés en août 2024, dénonçant un tweet par lequel Rima Hassan repostait les propos de Mona Chollet, mentionnant elle-même la doctrine « Hannibal » selon laquelle l’état-major de Tsahal aurait donné l’ordre de tuer sans distinction (de nationalité des victimes, au risque de tirer sur ses propres citoyens), a été classé en février 2026, au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, s’agissant d’une citation et en l’absence d’éléments présentant des agissements du Hamas le 7 octobre 2023 sous un jour favorable.
10) Un signalement de la mairie de Paris dénonçant un tweet d’octobre 2024, a été classé au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence de toute référence à un acte de terrorisme et ne pouvant donc en faire l’apologie.
11) Un signalement du préfet des Bouches-du-Rhône a dénoncé un tweet du 1er mars 2025, dans lequel Rima Hassan reprochait à l’entreprise marseillaise eurolinks de fournir des armes à Israël, en précisant ses coordonnées. Cette procédure a fait l’objet d’un classement au motif que les investigations ne permettaient de caractériser suffisamment aucune infraction, en l’absence d’exhortation au harcèlement, de qualification pénale réprimant la provocation aux appels malveillants et ceux-ci -ayant été dénombrés à 2 – ne permettant pas non plus de caractériser l’infraction de complicité d’appels malveillants.
12) Un signalement de l’OJF dénonçant un tweet du 1er février 2026, dans lequel Rima Hassan repostait le message d’un tiers portant sur le positionnement d’Ariel Weil, et commentait la prise de position de ce dernier dans le conflit israélo-palestinien, a été classé en l’absence de propos injurieux en lien avec une origine ou religion (qu’elle soit réelle ou supposée).
13) Des signalements émanant du ministère de l’intérieur ainsi que de l’OJF, dénonçant un tweet de février 2026 par lequel Rima Hassan postait un article de RFI relatif aux frappes aériennes ayant fait 17 morts à Rafah, et précisait « aux sionistes qui me lisent, je veux leur dire que vous êtes pour nous ce que les nazis étaient pour vous », ont été classés en l’absence d’éléments permettant de caractériser suffisamment une éventuelle infraction de provocation à la haine, en l’absence d’exhortation.
Confirmé par https://www.bfmtv.com/police-justice/rima-hassan-classement-sans-suite-de-l-enquete-par-le-parquet-sur-les-produits-stupefiants_AN-202604090591.html
"
Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite ce jeudi 9 avril l'enquête sur la découverte d'un produit stupéfiant dans les affaires de Rima Hassan au moment de sa garde à vue pour apologie du terrorisme le 2 avril dernier.
"
La rivière Whanganui en Nouvelle Zélande a obtenu le statut de "personne" en 2017.
39 min
L'émergence des droits de la nature marque un tournant historique dans notre relation au vivant. Mais imaginer défendre en justice un fleuve ou une rivière, comme une personnalité juridique, relève-t-il de la fiction ou d’un futur à envisager pour pallier les limites du droit de l'environnement ?
Avec Camille de Toledo Écrivain
Camille de Toledo publie chez Verdier un petit texte intitulé L'international des rivières, un récit de l'avenir. Il s'agit d'une **fiction spéculative, juridique et politique qui se projette dans les décennies à venir en imaginant une rivière d'abord exploitée, asséchée, entravée par des barrages et qui obtient un jour le statut de personne juridique grâce à une loi. L'auteur fixe l'action le 25 juin 2035. Camille de Toledo explique qu'il a connu un enjeu fort d'écriture adossé à un travail de recherche : "Il y a une sorte de pari de toute façon de la fiction, qui s'adosse en vérité à autre chose qu'un strict regard sur la politique et les équilibres politiques en France – la difficulté qu'on a depuis maintenant 30-40 ans à penser l'avenir autrement que sous la lumière de l'apocalypse."
Les débuts de la personnification juridique
L'idée que des entités naturelles puissent se défendre en justice trouve sa source moderne en 1972 avec le professeur américain Christopher Stone. Dans un article dont le titre "Les arbres doivent-ils pouvoir plaider ?" est déjà en soi une révolution ontologique pour l’époque, il propose d'accorder le statut de personnalité morale aux entités naturelles pour contrer des projets industriels dévastateurs.
Camille de Toledo explique le problème qui se pose alors : "Les entités naturelles sont considérées comme des objets, donc elles n'ont pas intérêt à agir, donc elles ne peuvent pas aller en justice. Comment est-ce que j'organise le monde pour que des arbres puissent aller en justice ? Il faut sans doute que je leur donne la qualité de sujet de droit. Et à partir de là, cette idée fait sa traversée du désert, jusqu'à ce qu'elle retrouve des communautés habitantes au début du XXIe siècle qui se demandent comment défendre leur sol, leur sous-sol, leur montagne, leur vallée, leurs arbres, leurs rivières. Et c'est par le biais d'une grande organisation environnementale américaine qui s'appelle le CELDF, que la parole et l'idée de Stone va trouver des cas pratiques."
Cette idée a ressurgi ensuite au début des années 2000, portée par le constat de l'échec des politiques de développement et des grandes conférences internationales. Le mouvement s'est alors concrétisé par des étapes juridiques majeures comme l’intégration des droits de la Terre-Mère dans la Constitution de l'Équateur en 2008, puis la personnification juridique du fleuve Atrato en Colombie et de la rivière Whanganui en Nouvelle-Zélande en 2016 et 2017.
Par ce que Camille de Toledo qualifie de "pollinisation du droit", le phénomène finit par atteindre l'Europe vers la fin des années 2010 avec d’une part l’obtention des droits d'une personne par la lagune de la Mar Menor en Espagne suite à une mobilisation citoyenne massive, et le lancement du projet du Parlement de la Loire, en France, qui vise à imaginer un cadre législatif où le fleuve pourrait être représenté et ses intérêts défendus face aux pressions anthropiques.
À écouter
Le collectif "Vers un parlement de Loire" publie une lettre ouverte pour les futurs élus
Plus de temps à perdre, ICI Touraine
8 min
Les enjeux du statut de "personne écologique"
L'attribution d'une personnalité juridique aux entités non-humaines vise à dépasser les limites intrinsèques du droit de l'environnement classique. Camille de Toledo soulève que ce dernier, né dans les années 70, est critiquable pour sa vision "écopaternaliste" où l'humain reste le seul décideur et la nature un simple objet de compensation ou de réparation. À l'inverse, le droit de la nature reconnaît que les écosystèmes ont des intérêts propres qui doivent exister dans le débat sociétal.
Devenir une personne écologique permet à une rivière ou une forêt de participer à des arbitrages juridiques et économiques. Une révolution juridique entraîne une redéfinition radicale de notre vision économique dans laquelle la nature n'est plus un simple actif à maximiser, mais un "corps travailleur" qui déploie une énergie produisant de l'habitabilité (par exemple, l'énergie hydroélectrique ou la régulation climatique). Sur ce postulat, tout devient imaginable ! Si la nature travaille et produit de la valeur, elle devrait pouvoir prétendre à une forme de rémunération, ces revenus permettant aux entités naturelles d'acquérir une autonomie financière pour payer leurs propres actions en justice et financer leur propre régénération.
À écouter
L’Initiative pour l’Avenir des Grands Fleuves
Chroniques littorales
France Inter
4 min
La fiction comme outil de transformation des institutions
L'utilisation de la fiction dans le domaine du droit n'est pas inédite : le capitalisme lui-même repose sur la fiction juridique de la personnalité des entreprises. Dans son approche, Camille de Toledo utilise la fiction non pas comme une évasion, mais comme une "stratégie pragmatique" pour rendre pensables des transformations autrement inaccessibles. Son ouvrage, L’Internationale des rivières paru aux éditions Verdier est un "récit de l'avenir" visant à accompagner la métamorphose de la société. La fiction se met ainsi au service d’une projection dans laquelle un narrateur propose ses doutes, créant pour le lecteur un espace de réflexion. Un soulèvement légal et littéraire dont l'objectif est de bâtir une internationale des rivières capable de garantir la pérennité d'une Terre habitable pour tous les vivants.
-> Pour en savoir plus, écoutez cette émission...
À LIRE : "L'internationale des rivières" aux éditions Verdier
Camille de Toledo : "Ma principale école, ça a été les deuils et les traumas"
La 20e heure
France Inter
50 min
Tr.: ...
Comment changer les fictions ? ... les gratitudes, qu'est-ce que l'on doir au monde ? Reversion à une personne naturelle ... épuisement y compris du monde ... Corse ... déclaratif repris et monte dans la hiérarchie des normes ... système comptable, forme de démence ... inconscient terrestre ... que les défenseurs du vivant ne soient plus reconnues comme terroristes ... soulèvements de la terre ... chamanisme ... Loire, 12 réacteurs nucléaires ... rapports de forces ... des droits et des moyens pour se défendre ...
Ndlr : pas de référence à la notion de Commun ? ACT
Marchandiser la nature ne maintient-il pas le capitalisme (Mathieu Vidard lui fait d'ailleurs remarquer) ? ACT