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Selon un sondage BFM, 77 % des Français estiment aujourd’hui que le travail ne paie plus. Quatre sur dix jugent que travailler davantage ne permet pas de gagner plus, et 46 % considèrent que les gains supplémentaires sont marginaux, sans réel impact sur le niveau de vie. Un constat massif, qui fait écho à une réalité économique bien tangible. Pour certains courants libéraux, l’explication serait toute trouvée : l’écart entre le brut et le net, les cotisations sociales, le « poids » du modèle social. Mais ce raisonnement occulte l’essentiel. Depuis trente ans, le SMIC a à peine doublé, quand la fortune des plus riches a été multipliée par quatorze. Dans le même temps, rente, héritage et dividendes rapportent bien plus que le travail. Les chiffres sont éloquents. En 2023, les entreprises du CAC 40 ont dégagé 153,6 milliards d’euros de bénéfices, dont près de 98 milliards ont été distribués aux actionnaires via dividendes et rachats d’actions. La part des salaires dans la valeur ajoutée recule, passant de 61 % à 51 % dans les plus grandes entreprises. Entre 2011 et 2021, les rémunérations des PDG ont bondi de 66 %, contre 21 % pour les salariés et 14 % pour les smicards. Le problème n’est donc pas que le travail coûte trop cher, mais qu’il ne paie plus, car la richesse produite est de plus en plus accaparée. Les Français, eux, ne sont pas dupes.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Sondage à retrouver ici : https://elabe.fr/travail-paie-t-il/
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Publié originellement 09/02/2026
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Ndlr : attente de la traduction prochaine ATT
BILLET non daté
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Arnaud Montebourg, entrepreneur et ex-ministre de l'économie, était invité en commission parlementaire le 9/5/2025 sur le sujet des aides publiques aux entreprises. Il y dénonce l'inaction des acteurs privés en terme d'investissement pour stimuler la réindustrialisation. Quelle masterclass.
Sources
Montebourg • Aides aux grandes entreprises : audition d...
Musique • improvisation no167
Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
Quel est le montant de l'épargne des Français ?
2500 milliards d'euros
Quelles innovations doivent être mises en place dans les politiques publiques ?
Aller chercher les nouvelles ressources fiscales dans un monde de plus en plus dématérialisé.
Qu'expliquait Jules Méline ?
La nation doit protéger des menaces et stimuler l'activité dans une vision mercantiliste.
#montebourg #politique #réindustrialisation #sénat #extrait #ethiqueettac
Titre : Essai sur l’œconomie
Auteur : Pierre Calame
Date de parution : Février 2009
Collection : Essai
Format : 21,6 x 14 cm
Nombre de pages : 640 pages.
Prix TTC : 25 !
Rayon : Sciences sociales
Le livre
La crise financière que nous vivons aujourd’hui est le signe inquiétant de dysfonctionnements structurels forts. Le système actuel de production et
d’échanges de biens et de services n’atteint pas, et c’est très visible en ce moment, les objectifs que l’on peut et que l’on doit assigner aux lois qui
régissent les sociétés. Il creuse un fossé profond entre des gagnants, minoritaires, et la masse des perdants qui vivent dans le dénuement.
Dans cet ouvrage, Pierre Calame s’intéresse à l’énoncé des règles et à la conception des facteurs qui fondent la production, l’échange et la consommation. Constatant l’impasse du paradigme économique actuel, il démontre que l’économie doit revenir à son sens étymologique « Oïkos », le foyer, la maison commune, et « Nomos », la loi.
Revenir à l’œconomie, c’est avoir une vision économique plus large, qui recouvre à la fois l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels entre les hommes, entre les sociétés et entre l’humanité et la biosphère. Pierre Calame préconise de remettre en cause les prétendues « lois naturelles de l’économie » dans la cité pour assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
L’ a u t e u r
Pierre Calame, polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, a travaillé vingt ans au Ministère français de l’équipement où il a occupé diverses responsabilités de gestion territoriale et d’administration centrale. Après un bref passage dans l’industrie, il dirige depuis plus de quinze ans une fondation internationale, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme.
Pierre Calame a déjà publié, entre autres :
Les travailleurs étrangers en France (avec Paulette Calame), Éditions ouvrières, 1969.
Mission possible, Desclée de Brouwer, 1993, Éditions Charles Léopold Mayer, 2003.
L’État au cœur (avec André Talmant), Desclée de Brouwer, 1997.
La démocratie en miettes, Descartes & Cie / Éditions Charles Léopold Mayer, 2003.
Qui sommes nous ?
... un groupe de réflexion composé de Français et d’Européens, indépendants de tout parti politique, qui soutient la République laïque. Nous cherchons des solutions aux crises actuelles par la bonne foi et le bon sens, en proposant des réformes fiscales, un renforcement de la laïcité et une réforme du droit de l’entreprise. Fondée en 2010, notre association Æquitæ, anciennement Comité Bastille, promeut le projet IP5 (impôt progressif sur le patrimoine passif des personnes physiques), visant à inverser les tendances économiques négatives par des réformes structurelles.
Notre projet s’inspire des travaux d’André Teissier du Cros, et de ceux publiés dans notre livre blanc de 2016, avec pour objectif de stimuler l’économie à long terme tout en réduisant les inégalités. Nous croyons que la France est bien placée pour surmonter les crises grâce à sa richesse patrimoniale, son bilan écologique relativement positif et ses atouts stratégiques. L’équipe qui a contribué à nos travaux rassemble des économistes, des dirigeants d’entreprise, des experts en fiscalité, ainsi que des figures influentes du monde politique et académique.
Nos objectifs
Depuis 2006, notre position reste inchangée : la reconversion biocompatible de l’économie est un levier majeur de création d’emplois, à condition d’engager des investissements massifs, estimés à 100 milliards d’euros par an en France, générant 3 millions d’emplois en 10 ans. Ces investissements peuvent être financés par un grand emprunt national, avec un rendement supérieur aux livrets A, et soutenus par une réforme fiscale : l’abolition progressive de l’impôt sur le revenu, compensée par une taxe sur l’actif net des particuliers.
La situation actuelle est le résultat d’une guerre idéologique entre partisans du « laissez-faire » et ceux du « tout-État », aggravée par l’austérité imposée par la Troïka. Le Comité Bastille prône une économie laïque, axée sur la justice, la transparence, et l’éthique, capable de concilier croissance économique et protection de l’environnement, tout en garantissant des richesses tangibles et une société plus égalitaire.
Pour bâtir cette économie, il faut agir par l’éducation, l’impôt et un nouveau statut de l’entreprise, favorisant la création de richesses réelles et réduisant les inégalités. La République laïque, fondée sur la vérité, la justice et la compassion, doit protéger les droits individuels et limiter l’influence excessive des grandes fortunes sur les politiques.
Conseil d’administration
- Michel MEUNIER, Président de AEQUITAE
- Clément CARRUE, Conseiller en politique fiscale de AEQUITAE
- Aude de Castet - AEQUITAE, Secrétaire générale et co-présidente du fond de dotation de AEQUITAE
- Isabelle TEISSIER DU CROS - AEQUITAE, Trésorier et co-présidente du fond de dotation de AEQUITAE
Fondateur de Janus Groupe
Délégué français à la Législation fiscale
Présidente de ACC Conseils
Journaliste, Auteur, Astrologue, Pianiste - Jean-Michel QUINTRIC - AEQUITAE, Consultant politique de AEQUITAE
- Jean RAPENNE, Directeur général de La Compagnie Énergies et Territoires
- Rémi DEMERSSEMAN, Fondateur de Nouvelle Voie Socialiste
- Fabien VERDIER, Maire de Châteaudun et directeur adjoint au centre hospitalier
- Michel DUHAMEL, Président fondateur de GENODICS
- Yann TEISSIER DU CROS, Ingénieur des Arts et Métiers
- André TEISSIER DU CROS †
Fondateur et président honoraire de AEQUITAE. Ingénieur-Docteur SupMéca, journaliste économique, auteur. - Antoine SFEIR †
Directeur des Cahiers de l’Orient, président du CERPO, enseignant et journaliste. - Louis BERIOT †
Écrivain, journaliste, producteur, rédacteur en chef, directeur des programmes, etc. - Michel VANISCOTTE †
Ingénieur et Conseiller politique
Historique
Le Comité Bastille, fondé en 2006 aux États-Unis par André Teissier
...
Connu / mel du 23/12/25
Ndlr : dans la mouvance de Corine Lepage et des chrétiens démocrates écologistes ? Approfodir ACT
Publié Il y a 3 jours • 33 vues
En visite en Chine, Emmanuel Macron a multiplié poignées de mains et négociations avec Xi Jinping. Le déplacement a abouti à douze accords touchant la recherche, les échanges universitaires, la coopération nucléaire ou encore les investissements croisés. Paris espère notamment accéder à des technologies vertes chinoises, tandis que Pékin se dit prêt à renforcer les investissements réciproques pour un environnement commercial plus équilibré. Mais le dialogue s’est tendu sur l’Ukraine : Macron a exhorté Xi Jinping à utiliser son influence sur Moscou pour favoriser la paix et à réduire les déséquilibres commerciaux avec l’Europe. Le président chinois, lui, rejette les accusations de soutien à l’économie de guerre russe, alors que Pékin continue d’acheter massivement du pétrole à la Russie sans condamner l’invasion. La visite comprenait aussi une trentaine de chefs d’entreprise français, venus participer au Conseil des entreprises franco-chinoises, sans que l’on sache précisément ce qui s’y est décidé. Les stratégies économiques françaises et chinoises diffèrent, quand on nous parle souveraineté et réindustrialisation, Emmanuel Macron va chercher des investisseurs étrangers.
Thomas Porcher explique que nous avions un savoir-faire industriel riche jusqu’aux années 1980 et le tournant vers la mondialisation et surtout, le développement de l’idéologie libérale (qui a fait s’enrichir les actionnaires et patrons des grandes entreprises). L’Etat a laissé faire et même encouragé les entreprises à se démanteler, et délocaliser. “L’état du débat politique et économique français me dépite. Il n’y a aucun plan stratégique” se désole l’économiste.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
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Tr.: ...
l'arrivée des marques chinoises fortes ... avec des potentiels technologiques ... ils sont souverains ... pas de projets fr ... Serge Tchuruk voulait une entreprise sans usines ... ils ont réussi car ils ont une vision industrielle que nous avions et que nous n'avons plus ... sans substitut, nous sommes dépendants ... à nous de savoir où on veut aller ... l'europe trop divisée, trop lente ... sans rien sur place on ne peut pas établir de rapport de forces ... les chinois vivent comme un pays émergent ... le coût du travail reste faible mais devenus un interlocuteur qui représente les pays du sud, investie en afrique ... ils ont plein de soucis, pb démographique, déficit élevé de 4% dettes élevées, inégalités régionales énormes, mais ils investissent ... garder notre historique et nos gains sociaux ... il faut un pj ... on a su faire, on a eu des grands plans, des réussites comme le TGV, etc ... ils n'ont jamais voulu faire les choix, connivence état, chefs d'entreprise, gagner plus d'argent mais sans investir ...
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Sujets EDF EPR Nucléaire
Sur le site de Penly, en Normandie, les travaux de la première paire d’EPR2 ont déjà commencé. Elsa Bembaron
DÉCRYPTAGE - De multiples facteurs expliquent cette hausse. EDF s’organise pour tenter de maîtriser la facture finale.
La France dispose aujourd’hui d’une électricité abondante, bas carbone et compétitive, en grande partie grâce à son parc nucléaire. Mais qu’en sera-t-il demain, alors que le pays a décidé de se lancer dans la construction de six nouveaux réacteurs ? Dans quelques jours, EDF doit dévoiler le montant du devis pour ses EPR2. Après une première estimation à près de 52 milliards d’euros, il a été revu à près de 70 milliards en 2023, chiffre dont devrait se rapprocher le nouveau chiffrage.
En 2012, la Cour des comptes avait évalué le coût de construction des 58 réacteurs du parc (incluant Fessenheim mais pas l’EPR de Flamanville) entre 1973 et 2002 à 96 milliards d’euros. Soit environ 121 milliards d’euros 2024. Le tout pour une puissance installée de 63 gigawatts (GW). Les six EPR2 représenteront 10 GW de puissance installée. Comparaison n’est pas raison, mais, ramené au gigawatt, le coût du nouveau nucléaire pourrait être trois à quatre fois plus élevé que celui du parc historique. La Commission…
Il vous reste 86% à découvrir.
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43 commentaires
- bruno301060 le 02/12/2025 à 18:09
Ce brave Oskar Lafontaine, sans doute le plus ancien et le plus fidèle ennemi juré du nucléaire en général, et d'EDF en particulier. Les arguments d'Oskar sont pour un tiers des erreurs physiques manifestes, un tiers de méconnaissance, et un tiers de mensonges flagrants : au total, 100% de désinformation, donc à éviter de lire... - Oskar Lafontaine le 02/12/2025 à 07:51
Ils ne seraient pas quatre fois plus chers, mais bien de cinq à six fois plus chers, donc non fsusceptible d'être financés, et la production d'électricité en France passera intégralement aux renouvelables plus stockage, avec un réseau réduit car de plus en plus rendu nuisible et inutile. La mort programmée d'EDF, mille fois souhaitée par les spécialistes, est enfin en vue.
- Oskar Lafontaine le 01/12/2025 à 17:27 Contrairement à ce qu'on trouve écrit un peu partout par ignorance des réalités techniques du nucléaire, ce mode de production d'électricité n'est ni "pilotable" ni "modulable" en fonction de la demande réelle d'électricité en plus comme en moins. Les spécialistes précisent même que le nucléaire c'est pour la. production"de fond" et pas du tout, car ce serait beaucoup trop cher, pour de la "modulation". Même ce qui restera de nucléaire passera au stockage, forcé et contraint.
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DÉCRYPTAGE - Les marges de Volkswagen et de Stellantis plongent. Concentré sur l’Europe, Renault résiste mieux à la tempête
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DÉCRYPTAGE - Les prises de paroles de politiques et d’acteurs de l’industrie du minage de cryptomonnaies se succèdent pour dénoncer cette opération à plus de 170 millions de dollars. Mais leurs arguments sont contestés.
Connu / TG le 1/12/25 à 19:20
Malgré une production américaine record de 13,9 millions de barils par jour, le bassin permien texan subit un ralentissement économique brutal, avec des ventes de services pétroliers en chute de 25 % sur les derniers mois. Le baril autour de 60 dollars et l’impact des tarifs douaniers font exploser les coûts, rendant la rentabilité des investissements de plus en plus difficile pour les producteurs de schiste.
...
Connu / TG le 25/11/25 à 7:25
1,2 M d’abonnés - 10k+ - 273 816 vues - 2 668 commentaires
Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'une émission spéciale face à des chefs d’entreprises au 12e Sommet de l'économie de Challenges, le 27 novembre 2025.
Tr.: ...
Thibaut Hivernat ... Patricia Vialle, directrice adjointe d'Abel Crabos ...
21:26 terminer ACT
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
...
Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
...
consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
...
La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
...
Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
...
un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
...
Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
...
travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
...
Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
...
une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
...
les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
...
Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
La communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
...
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Ndlr : EuroParl n'a donc RIEN À VOIR avec le parlement européen : intention de tromper ou simple habileté ? Vérifier ACT
par Romain | Jan 20, 2024 | Économie
À l’ère de l’évolution technologique et financière, la Russie s’affirme en forgeant son propre chemin dans le secteur du paiement international. Le système de paiement russe SPFS, analogue national du système SWIFT mondialement connu, marque désormais sa présence significative sur la scène internationale. Nous nous penchons sur cette progression et ses ramifications dans l’écosystème financier mondial.
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en 2014 découlait d’une nécessité géopolitique, notamment la pression externe suite à l’annexion de la Crimée. Face à la menace d’une possible exclusion du système SWIFT, la Russie a riposté en développant sa propre infrastructure financière. Et aujourd’hui, le SPFS se vante de compter 557 entités, comprenant à la fois des établissements bancaires et des entreprises, insérées dans son réseau. Cette avancée inclut 159 participants de divers états, prouvant l’expansion internationale du système.
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commission fixe attrayante pour les opérations, fixée à RUB 0,8-1,0 par message, un tarif compétitif qui pourrait influencer positivement son adoption. Néanmoins, comparé à son homologue chinois, le CIPS, et surtout le gigantesque réseau SWIFT, le SPFS semble encore en phase de maturité. Ainsi, bien que des informations précises sur les volumes de transaction manquent, cette infrastructure représente un potentiel non négligeable pour remodeler l’architecture des paiements internationaux.
Une stratégie de dé-dollarisation
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les blockchain et les monnaies numériques de banque centrale (CBDCs) comme des alternatives prometteuses aux outils financiers conventionnels, ouvrant ainsi le débat sur l’avenir du système monétaire global.
Introduire les technologies blockchain et les CBDCs pourrait résulter en un mécanisme de paiement efficace et sécurisé, bien que les CBDCs fonctionnent différemment de la blockchain
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avec la montée des véhicules d’investissement modernes tels que les ETF Bitcoin, la digitalisation de l’économie semble inéluctable.
Les perspectives d’avenir pour SPFS
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Les enjeux actuels autour de l’autonomie financière et de la dé-dollarisation favorisent la recherche et le développement d’alternatives aux systèmes existants
Alors que les acteurs traditionnels de la question de l’emploi (syndicats, entreprises, travailleurs, organismes de formation) considèrent de plus en plus les impératifs écologiques, ils manifestent peu d’intérêt pour la démarche low-tech. Celle-ci continue d’être perçue comme une démarche individuelle « do-it-yourself ». Pourtant, dans un contexte de chômage, de délocalisation, de robotisation, et de reconversion des secteurs polluants, les low-tech peuvent être porteurs d’amélioration de la qualité de vie au travail. Ce potentiel reste largement ignoré par le monde professionnel. Cette étude cherche à identifier les raisons de cette marginalisation des low-tech et les leviers de démocratisation. Elle vise également à proposer des pistes de réflexion pour une transformation écologique du travail qui soit à la fois socialement juste et économiquement viable.
La démarche low-tech se présente comme une alternative aux modèles productivistes en repensant la manière dont les objets, infrastructures et services sont conçus, utilisés et réparés. Elle met en avant la sobriété technologique, la relocalisation des savoir-faire et l’autonomie des usagers, tout en réduisant l’empreinte environnementale des activités humaines. Toutefois, son intégration dans le monde du travail et de l’emploi se heurte à des résistances institutionnelles et économiques, qui en limitent l’adoption à grande échelle.
Les acteurs institutionnels et syndicaux interrogés témoignent d’une faible appropriation du concept de démarche low-tech. Certains y voient une opportunité d’innovation et de résilience, tandis que d’autres expriment une crainte de régression technologique et de perte de compétitivité. Ce décalage entre les ambitions de la démarche low-tech et la logique dominante de croissance illustre les difficultés d’un changement de paradigme économique. De plus, si la notion de low-tech est valorisée dans les discours autour de la transition écologique, elle peine à se traduire en mesures concrètes de soutien.
Les huit études de cas menées dans les secteurs de la construction, du numérique, de la mobilité et de l’agriculture montrent que la démarche low-tech n’est pas simplement une question de choix techniques, mais qu’elle implique une transformation des modes de production et d’organisation du travail. À La Facto, association d’architecture participative, la recherche de sobriété matérielle s’accompagne d’une remise en cause du rôle traditionnel de l’architecte, en privilégiant des chantiers collectifs et des matériaux de réemploi. Pièces2mobile, spécialisée dans la réparation et le reconditionnement de téléphones, se heurte quant à elle aux restrictions imposées par les fabricants et à un cadre réglementaire qui privilégie encore le recyclage au détriment du réemploi. Dans le secteur agricole, la Ferme de Gisy souligne que les pratiques low-tech, bien qu’écologiquement et socialement vertueuses, restent économiquement fragiles, car elles nécessitent plus de main-d’œuvre et sont peu soutenues par les aides publiques.
L’un des aspects majeurs mis en avant dans le rapport est la dimension sociale de la low-tech. Dans plusieurs structures, elle favorise l’autonomie des travailleurs, la transmission des savoirs et la démocratisation du travail. Une organisation comme Les Cyclopes qui œuvre dans la cyclo-logistique et la réparation de vélos, montre comment ces pratiques permettent d’ouvrir des opportunités d’emploi à des personnes éloignées du marché du travail. Toutefois, la mixité et l’accessibilité restent des défis : certains secteurs, comme la mécanique et la construction, restent majoritairement masculins.
Les dynamiques territoriales et collectives jouent un rôle clé dans le développement de la low-tech. À Rosny-sous-Bois, la Direction recherche et innovation territoriale (DRI) de la ville a intégré des principes de construction low-tech dans ses projets d’écoles, en favorisant, entre autres, l’utilisation de matériaux biosourcés et locaux. Cette initiative illustre le potentiel des collectivités locales à accompagner ces transformations, bien que les contraintes réglementaires et budgétaires limitent encore leur portée. De manière plus générale, les structures s’inscrivant dans une démarche low-tech s’appuient souvent sur des réseaux et des collaborations locales denses. Antanak, spécialisée dans la récupération, réparation et installation de logiciels libres sur des appareils numériques, fonctionne sur un modèle horizontal où les usagers apprennent à réparer leurs équipements tout en s’intégrant dans un collectif solidaire.
Cependant, le développement de la low-tech se heurte à des freins économiques et institutionnels importants. La majorité des structures rencontrées peinent à assurer leur pérennité financière. Les subventions publiques sont souvent orientées vers l’innovation technologique, laissant peu de place aux projets low-tech qui privilégient le réemploi et la réduction des consommations. Certaines initiatives réussissent à s’insérer dans des modèles économiques alternatifs, comme les AMAP agricoles, mise en place par la Ferme de Gisy et la Ferme Sapousse. Cette dernière a fortement travaillé sa résilience en gagnant en autonomie sur les plans technologique, agricole et financier, grâce à des réseaux d’entraide. Mais ces alternatives restent minoritaires face à un marché encore largement dominé par la course à l’innovation et à la productivité. La reconnaissance institutionnelle de ces pratiques est également limitée : les marchés publics et les réglementations environnementales favorisent encore des approches standardisées, qui tendent à exclure les solutions low-tech et les expérimentations.
Une autre tension relevée dans le rapport concerne la récupération et la marchandisation de la low-tech. Certaines structures, comme la Ferme Sapousse, s’inquiètent de voir des entreprises ou des collectivités utiliser le terme « low-tech » comme un simple argument marketing, sans réelle remise en question de leur mode de production. Ce risque de « low-techwashing », d’après La Facto, met en lumière la nécessité de préserver une approche critique et exigeante de cette démarche.
Enfin, le rapport insiste sur la nécessité de penser la low-tech comme un levier de transformation systémique du travail et de l’économie. La transition écologique ne pourra aboutir sans une refonte des critères de performance économique : tant que la croissance et la compétitivité resteront les principaux indicateurs de réussite, les alternatives low-tech peineront à s’imposer. De plus, une réappropriation démocratique des choix productifs semble indispensable, afin que les travailleurs et citoyens puissent décider collectivement quels objets et infrastructures doivent être produits, et dans quelles conditions.
La démarche low-tech ne peut se limiter à une alternative technique : elle implique une réorganisation du travail, de l’économie et des politiques publiques. Pour qu’elle devienne une réelle alternative au modèle dominant, il est essentiel d’adapter les politiques de financement et de réglementation, de favoriser des écosystèmes de coopération locale, et de redonner une valeur sociale et économique aux métiers de la réparation, de l’entretien et du réemploi.
Article écrit par Quinteau Raphaël
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discernement technique
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[Rediffusion du 09/05/2025]
La Russie est en guerre depuis son invasion à grande échelle de l’Ukraine, il y a maintenant plus de trois ans. Stratégie militaire, influence géopolitique, bataille de l’information : Vladimir Poutine use de tous les moyens pour venir à bout de l’Ukraine. Comment réagit son économie face aux sanctions internationales et aux contraintes de la guerre ?
Malgré les sanctions qui frappent son secteur énergétique et technologique, la Russie affiche une croissance de son PIB grâce à la diversification de ses exportations d’hydrocarbures, notamment à destination de l’Asie. Mais cette résilience cache des faiblesses : inflation galopante, pénuries de main-d'œuvre et dépendance croissante envers la Chine. L’économie russe pourra-t-elle surmonter ces défis ?
Magazine (2025, 12mn)
Tr.: ...
La Russie tente de développer ses propres mécanismes financiers /exclusion des banques russes à SWIFT, dév SPFS, cartes bancaires spécifiques aussi, intéresse les pays des BRICS+ renforcer leur influence, diminuer celle du dollar dans les échanges internationaux ... 90% des échanges entre Inde et Russie effectués en monnaies locales rouble et roupie
... Atlas géopolitique de la Russie ...
Ndlr : Proposer aux médiathèques cet ouvrage de référence ACT
Diffusé le 18/09/2025 à 22h58 - Disponible jusqu'au 24/03/2026
Alors qu'un effort massif est demandé aux citoyens, les grandes entreprises françaises bénéficient des largesses de l'Etat : elles ont touché 211 milliards d’euros d'aides publiques en 2023, selon un rapport sénatorial. Pour quels résultats ?
En plein cœur de l’été 2025, le Premier ministre a annoncé que les Français allaient devoir se serrer la ceinture. En jeu, un effort massif de 44 milliards d’euros pour stopper l’envol de la dette. Pourtant, depuis dix ans, les entreprises françaises bénéficient des largesses de l’Etat. Uniquement pour l’année 2023, elles ont touché 211 milliards d’euros selon un récent rapport sénatorial.
Michelin : 1,9 milliards d'euros de bénéfices, 140 millions d'aides... et 1 200 emplois supprimés
Parmi les destinataires de ces aides publiques, des multinationales comme Michelin qui n’ont aucun problème de fin de mois. Cet argent public a-t-il dopé l’emploi et l’investissement chez le géant du pneu ? En 2024, ce fleuron français a engrangé 1,9 milliards d’euros de bénéfices et perçu plus de 140 millions d’euros d’aides publiques. Mais la même année, l’entreprise a annoncé la fermeture de deux usines en France, à Cholet et à Vannes, et supprimé plus de 1 200 emplois. Pour la direction du groupe, les deux sites n’étaient plus assez rentables. Mais selon les syndicats, il s’agissait d’une stratégie délibérée du groupe pour délocaliser la production en Pologne et en Italie.
"Complément d’enquête" est aussi parti sur la piste de machines achetées quelques années plus tôt, grâce notamment aux deniers publics, pour un site français et qui ont finalement été envoyées à l’étranger.
Capgemini : un crédit d'impôt pour payer des consultants inoccupés ?
Les journalistes de la rédaction ont aussi fait des découvertes troublantes sur les pratiques du numéro 1 du conseil informatique en France, Capgemini. En 2023, le groupe a bénéficié de 71 millions d’euros de crédit d’impôt pour booster sa recherche et son développement. Mais, selon des témoignages et des documents exclusifs, une partie de cet argent servirait surtout à payer les consultants inoccupés entre de deux missions.
Entre pratiques douteuses et utilisation contestable, "Complément d’enquête" sur les milliards d’euros versés aux multinationales françaises.
Une enquête de Manon Bachelot, Valeria Ghiri et Vincent Gobert.
Présenté par : Tristan Waleckx
Connu / TG le 19/07/25 à 14:24
Tr.: ...
Michelin : course aux dividendes ... rentabilité de 14% ... ferme des usines tout en touchant des aides de l'État ... François Hollande ... le CICE économiser 135 millions d'€ ... ferme Vannes, Joué-les-Tours, Cholet, La-Roche-sur-Yon ... des machines achetées avec ces aides auraient quitté la France ... important investissement préalable avec notamment une machine, des bâtiments construits ... restés vides ... fermeture de l'usine ... machines à poids-lourds partis à l'étranger avec 4,3 millions d'€ d'argent public en 2017 ... Commission d'enquête au Sénat en janvier 2025 ... Florent Ménigaud, patron de Michelin ... Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, rapporteur de la commission ... faire pression pour que Michelin rembourse ... la loi ne permet pas de sanctionner ce type d'abus, il faut changer la loi ... le CICE, sans conditions, un cadeau pour les entreprises ... Fr. Hollande a refusé d'être auditionné par principe ... 100 milliards d'€ pour créer 100 000 emplois ... transformé par E.Macron en allègements de cotisations sociales ... licenciements économiques contestés par les syndicats ... saisir les prud'hommes ... le CIR ... plus de 7 milliards d'€/an en 2024 ... Arnaud Lambert, co-dondateur de Les filles et les garçons de la Tech ... aide vitale pour les petites scructures mais la majeure partie va aux grands groupes ... la cour des Comptes "utilisations abusive du CIR" ex Capgemini ... 1,6 milliards de bénéfices ... sogetilabs générer un max de marges avec le CIR ... pas dédié à la recherche, occuper des consultants en inter-contrat, pas des chercheurs ... Robert Amade ... plus elle déclare de chercheurs, plus elle touche de CIR ... ex pj d'IA ... petite main pour alimenter les BDD ! ... 73 000 jours de travail de recherche est malhonnête ... rendre les travaux du Sogetilab éligibles au CIR ... déguiser les tâches ... salon VIVATECH ... Le format de contrôle des impôts est défaillant, manque total de transparence de Bercy ... ya 2200 dispositifs ... pb démocratique ... Pierre Gattaz ... 1 millions de créations d'emplois prévus, 2,2 créés ... la politique de l'offre fondamentale ... Richard Grangien ... on ne veut plus d'aides ... LVMH 15 milliards d'€ d'aides publiques ... /semiconducteur investissements colossaux ...
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Dans cet épisode de L’Instant Porcher, Lisa Lap et Thomas Porcher reviennent sur la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, successeur de Bayrou. Entre discrétion affichée et gestion des tensions sociales à venir, Lecornu tente de ménager à la fois la rue et le patronat. Mais au fond, la ligne politique ne change pas : même cap, mêmes recettes, même idéologie libérale et une tentative de passage en force de la part d'Emmanuel Macron.
Au menu : pas de suppression de jours fériés, mais aussi bras de fer fiscal. La taxe Zucman, réclamée par le PS pour épargner une motion de censure, divise. Thomas Porcher démonte les idées reçues sur l'imposition des riches, notamment le patrimoine professionnel. L'économiste évoque aussi les intérêts et jeux de siège à l'Assemblée, se questionnant sur l'attitude des socialistes.
Le patronat, par la voix du Medef, monte au créneau contre toute hausse d’impôt, menaçant de se mobiliser.
Lisa et Thomas questionnent aussi l’efficacité de ces agences de notation comme Fitch, qui a abaissé la note de la France.
VisibilitéPublique Publié originellement15/09/2025
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée LangueFrançais Étiquettes Durée 27min 38sec
Publié le mercredi 10 septembre 2025 à 07:42
La crise politique s’est de nouveau cristallisée autour du budget de l’État proposé par le gouvernement désormais démissionnaire. Alors que le mouvement “Bloquons tout” appelle à mettre le pays à l’arrêt ce 10 septembre, quelles réponses apporter à la demande de plus de justice sociale ?
Avec
- Gabriel Zucman, économiste français
- Jérôme Fourquet, politologue
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prise de conscience des patrons de petites et moyennes entreprises, habituellement réticents aux réformes fiscales, que le système fiscal est inégalitaire et que le fait de taxer des entreprises plus importantes qui payent aujourd'hui des impôts à un taux moins important, permettrait d'optimiser leurs propres impôts.
La crise politique alimentée par des inégalités multiformes
Alors que nous faisons face à un sentiment de lassitude, Gabriel Zucman plaide pour une "revivification" de la démocratie qui passe notamment par la sortie du discours de l'impuissance.
Connu / TG le 11/09/25 à 11:00
Global Risks Report 2025 : Conflits, environnement et désinformation
• Les conflits armés entre États émergent comme le principal risque immédiat pour 2025, identifié par près d'un quart des répondants, reflétant des tensions géopolitiques accrues et une fragmentation mondiale.
• La mésinformation et la désinformation sont en tête des risques à court terme et peuvent alimenter l'instabilité et saper la confiance dans la gouvernance, compliquant ainsi le besoin urgent de coopération pour faire face aux crises communes.
• Les risques environnementaux dominent l'horizon de 10 ans, en particulier les phénomènes météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l'effondrement des écosystèmes.
• Lisez le Rapport sur les risques mondiaux 2025 ici https://wef.ch/risks25 et participez à la conversation en utilisant #Risks25.
Genève, Suisse, le 15 janvier 2025 – La 20e édition du Global Risks Report du Forum économique mondial, publiée aujourd'hui, révèle un paysage mondial de plus en plus fracturé, où l'escalade des défis géopolitiques, environnementaux, sociétaux et technologiques menace la stabilité et le progrès.
Bien que les risques économiques présentent une importance moins immédiate dans les résultats de l'enquête de cette année, ils restent une préoccupation, en corrélation avec les tensions sociétales et géopolitiques.
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« La montée des tensions géopolitiques, la fracture de la confiance mondiale et la crise climatique mettent le système mondial à rude épreuve comme jamais auparavant », a déclaré Mirek Dušek, directeur général du Forum économique mondial. « Dans un monde marqué par des divisions de plus en plus profondes et des risques en cascade, les dirigeants mondiaux ont le choix : favoriser la collaboration et la résilience, ou faire face à une instabilité aggravée. Les enjeux n'ont jamais été aussi élevés.
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Le Forum économique mondial, qui s'engage à améliorer l'état du monde, est l'Organisation internationale de coopération public-privé. Le Forum réunit les plus éminents dirigeants politiques, commerciaux et autres de la société pour façonner les programmes mondiaux, régionaux et industriels. (www.weforum.org).
Ndlr :
- la prétention de ce Forum est immense : "améliorer l'état du monde", façonner les programmes mondiaux, régionaux et industriels. Quelle évaluation est faite de leur action ? Quel écart entre leur prétention et les résultats obtenus ? ACT
- Dans le résumé il est question de collaboration, alors que dans leur vocation il est question de "coopération". Qu'en est-il dans les faits ? ACT
- "tensions sociétales" : qu'entendent-ils par là ? ACT