Publié le mercredi 27 août 2025 à 13:30
L'invité du 13/14
L’économiste Mathieu Plane répond à toutes les questions que vous vous posez sur la dette française. Il y a-t-il un risque d’intervention du Fonds Monétaire International, un risque de faillite ? Nous en discutons.
« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a expliqué le Premier ministre François Bayrou ce 25 août. La dette est-elle réellement un danger pour la stabilité de la France. N'est-ce pas davantage la menace d'une dissolution et d'une instabilité politique qui agite les marchés ? Nous en discutons avec Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint au département Analyse et Prévision OFCE.
Clés : Info ; Économie ; Fiscalité ; Déficit public ; Mathieu Plane ; Dépenses publiques – Budget de l'État
Tr.: ...
baisse de la fiscalité des prélèvements non financé : taxe d'habitation, impôts de production, redevance audiovisuel ...
Ndlr : il confirme les dires de JLM à propos de la dette détenue en majorité par les étrangers.
Publié Il y a 21 heures • 26 vues / Le Média
00:00 : Introduction
01:40 Bayrou met son poste en jeu
02:14 : La dette : un danger immédiat ?
13:05 : La France a un problème de recettes, pas de dépenses
18:30 : Bayrou agite la peur
François Bayrou a lancé l’alerte ! Entre menaces de censure et blocages prévus partout en France, le Premier Ministre a prévenu : nous sommes en danger, attention la dette, trop de dépenses… Le patron du MODEM met son poste en jeu : il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l’Assemblée Nationale. S’il y a majorité de non, il part. La gauche et l’extrême droite ont déjà annoncé qu’ils voteraient en défaveur du Premier Ministre. Le (pour l’instant) chef du gouvernement s’est exprimé ce lundi 25 août lors d’une conférence de presse pour tenter de sauver son budget, très impopulaire. (On vous l’a décortiqué dans les épisodes précédents). François Bayrou met en garde sur un danger immédiat : la dette. Thomas Porcher relativise, “nous ne sommes pas en danger”. L’économiste regrette l’attitude du Premier Ministre qui agite la peur plutôt que d’être pédagogue. Mais François Bayrou a trouvé une explication, ce n'est pas de leur faute ! C’est de la nôtre… La dette et le déficit ont explosé en raison des baisses d’impôts et cadeaux fiscaux qui ont bénéficié aux plus riches et aux grandes entreprises, pointe Thomas Porcher.
Nous avions questionné le Premier Ministre sur la taxation des ultra riches, et le chef du gouvernement nous avait promis de futures annonces. Mais… rien. “Là, il n’y a plus de danger immédiat”, ironisent Thomas Porcher et Lisa Lap.
François Bayrou essaie de dire “si vous me faites tomber la situation sera catastrophique économiquement”. Le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard, a déclaré ce mardi 26 août sur Franceinter ne pas vouloir “faire la politique de la peur” mais avance “un risque existe que le FMI (fonds monétaire international) intervienne”. Jacques Attali, affirme que la chute de Bayrou “conduirait à une crise financière majeure provoquant l’intervention de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne), imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes” Sur les plateaux, on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple. Thomas Porcher estime qu’il y a peu de risques. Surtout, l’économiste se demande “si ces gens aiment la France. Est-ce qu’ils n’espèrent pas que le FMI applique ces réformes car c’est ce qu’ils veulent, et au fond, veulent aussi la fin du modèle social ?”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
La carte blanche de Lisa Lap sur la richesse : https://www.youtube.com/watch?v=jSC7XWCquYE
Visibilité Publique
Publié originellement 26/08/2025
Catégorie Inconnu
LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français Étiquettes Durée 29min 5sec
Les commentaires sont désactivés.
tr.: ...
on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les français sans qu'ils se révoltent ...
/ Rédaction | 08/08/2025
Clés : Économie ; Travail
Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, les manifestations se sont succédé, massives et déterminées, mais rien n’y a fait : le gouvernement n’a rien lâché rien car il n’avait rien à perdre de ces mouvements massifs mais calmes. Le 10 septembre 2025 pourrait être une nouvelle occasion offensive pour contrer les projets du gouvernement et aller plus loin. De nombreux collectifs comme Faire Bloc, Faire Peuple mais aussi de nombreuses fédérations de la CGT (CGT Air Liquide, CGT Commerce et Services, CGT des territoriaux de Bézons, la FNIC-CGT…) appellent à se saisir de cette date, qu’elle soit le début d’une grève durable.
C’est en effet le meilleur moyen de prendre le patronat au portefeuille. La grève, classique du mouvement ouvrier depuis les origines du capitalisme, et qui plus est moyen légal et constitutionnel pour se faire entendre, est la meilleure option qui s’offre à nous. Mais comment la déclencher et la maintenir dans un contexte où le taux de syndicalisation est particulièrement faible et où la culture de la mobilisation au travail a été réduite par des décennies de « dialogue social » ? À partir de notre propre expérience (d’élu du personnel et d’expert et formateur pour les CSE) et celles recueillies auprès de personnes ayant conduit des grèves victorieuses, voici plusieurs conseils pour se motiver et y parvenir.
1 – En amont de la grève, créer une communauté d’appartenance
...
. Pour le journaliste de Jacobin (magazine socialiste états-unien), Cole Stangler, « les syndicats français ne déploient pas le genre de tactiques d’organisations internes qui sont répandues chez les plus efficaces organisations syndicales aux États-Unis : des entretiens en tête-à-tête pour recruter des nouveaux membres sur le lieu de travail, une évaluation minutieuse du soutien des collègues aux différentes initiatives lancées, renforcer le soutien aux grèves en commençant par des actions de plus faible ampleur etc. (…) En France, les syndicats appellent à la grève, espèrent qu’il est entendu et croisent les doigts ».
...
Manifestation de l’Association of Community Organizations for Reform Now. Crédit : RICHIR.AaronSchutz at en.wikipedia, CC BY-SA 2.0
Quand on est syndicaliste ou élu du personnel, on peut être rapidement submergé par la masse de travail. En effet, depuis la réforme du droit du travail de 2017, le nombre d’élus a diminué de 30%. Les multiples instances où siéger, les réunions à répétition, tendent à éloigner les syndicalistes de leurs collègues. Or, le travail de terrain, qui passe par de multiples interactions individuelles (le droit du travail autorise des élus de CSE ou des délégués syndicaux à se déplacer partout où ils le souhaitent dans une entreprise), des actions ordinaires comme donner un coup de main, conseiller sur une situation, discuter à la machine à café… sont essentielles pour faire de la grève une possible réussite.
...
2 – Laisser ses drapeaux au placard, être un collègue ordinaire
...
défiance largement répandue envers les syndicats et les partis politiques, qui sont des institutions qui suscitent très peu d’adhésion en France
...
aussi éviter de parler depuis une position surplombante
...
s’adapter en permanence à son interlocuteur
...
3 – À deux, on est nombreux !
...
Un mouvement collectif est toujours initié par quelques personnes. Et bien souvent, une fois que les choses sont lancées, on est surpris : tel collègue qui semblait totalement indifférent à la situation est capable de s’impliquer et d’exprimer ses idées. Tel autre, a priori fiable, s’avérera en réalité fuyant et peu actif. Au travail, nous tenons tous des rôles. Les mouvements collectifs viennent faire voler en éclat ces rôles d’apparence et révèlent des capacités et des idées insoupçonnées. ... « être sûr de soi et prendre conscience que deux personnes peuvent suffire à impulser une dynamique revendicative si elles font les choses intelligemment »
...
BFM-TV nous concurrence, mais ne sous-estimez pas l’impact que l’expression de votre opinion peut avoir sur vos amis, vos parents, vos collègues.
4 – L’espoir fait vivre (la lutte)
...
Dans le doute, autant cultiver l’optimisme. C’est l’une des missions historiques du mouvement ouvrier et de ses membres que d’avoir su impulser l’espoir de lendemains meilleurs chez ses semblables. Or, ce rôle a été caricaturé à outrance : on se moque désormais des « lendemains qui chantent » et les syndicats eux-mêmes semblent fuir cette position. Il suffit d’écouter une interview de Sophie Binet, l’air blasé, pour comprendre que cette dame ne se donne pas comme mission de faire rêver à un futur meilleur.
Pourtant, activer l’espoir et l’optimisme reste absolument nécessaire pour susciter l’adhésion
...
l’espoir est performatif : plus on croit collectivement à ses chances de réussir, plus on les améliore.
Pour Gaëtan, syndicaliste dans l’aéronautique, il est donc nécessaire de donner de la force aux collègues, mais sans leur mentir
...
5 – Connaître son collectif de travail
...
discuter avec tout le monde, évidemment, mais aussi, quand c’est possible, faire des enquêtes d’opinion. Il est désormais possible d’accéder à des outils de questionnaire en ligne, comme Framaforms
...
sont allés d’ateliers en ateliers, en commençant par les plus combatifs, de façon à convaincre les moins enthousiastes de suivre la force du nombre. Faire l’inverse aurait été potentiellement désastreux.
...
6 – Rassurer ses collègues : la grève c’est simple !
...
mode d’action légal qui ne nécessite pas d’être particulièrement radical
...
La peur ne doit pas être sous-estimée. Les organisations du travail se sont féodalisées, à mesure que le droit est de moins en moins protecteur : il y a toujours un petit chef dont on dépend et que l’on a peur de contrarier. Les grèves sont aussi des instants où l’on apprend à dire non, ce qui n’est pas forcément facile pour tout le monde. Il faut donc être à la fois empathique avec cette peur et aider à la combattre. En la matière, le droit est un allié, en particulier dans le secteur privé.
7 – Cultiver la joie dans le conflit
...
oser enfin se redresser. Se tenir debout. Cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. » C’est en ces termes que la philosophe Simone Weil, ouvrière dans une usine Renault en 1936, décrivait dans ses écrits (depuis réunis notamment dans Grèves et joie pure (Libertalia, 2016) l’atmosphère des grèves avec occupation d’usine qui ont permis, entre autres, l’instauration des congés payés.
...
c’est cette joie que décrit Rachel Keke, meneuse des femmes de chambre grévistes de l’hôtel Ibis-Batignolles, qui furent victorieuses après 22 mois de grève. Avec ses collègues, elles ont fait de la joie un mode d’action https://web.archive.org/web/20230305174028/https://www.revue-projet.com/articles/2021-10-mellon-le-combat-d-une-femme-de-chambre/10883
...
Le mouvement des Gilets jaunes avec ses moments festifs autour des ronds-points, souvent moqués au début de la mobilisation (une vidéo de « chenille » avait fait l’objet de plaisanterie sur les réseaux sociaux), s’était aussi inscrit dans cet esprit joyeux.
...
l’importance de la gentillesse et de la bonne humeur dans l’engagement au sens large ... pour construire une mobilisation, il faut bien savoir accueillir tout le monde, et dans de bonnes conditions
...
ce moment important doit être passé en collectif, en s’adaptant à son public
Quelques rappels
Le droit de grève dans le privé
...
Dans la fonction publique d’État
...
1,51 M d’abonnés - 18k+ - 586 477 vues - 3 061 commentaires #Logement #Economie #Pauvreté
C’est un des principaux facteurs de pauvreté en France, une injustice invisible et pourtant source majeure d’inégalités dans notre pays : l’accès au logement.
Entre l’inflation, le coût des matériaux qui a explosé, les nouvelles normes environnementales, et l’augmentation des taux de prêt immobilier, la construction de logements neufs diminue, et ce n’est pas prêt de s’arranger. Selon la fondation Abbé Pierre, 330 000 personnes sont SDF, 4 millions sont mal logées, et 15 millions sont victimes de la crise du logement. Chaque année, de nouvelles personnes se retrouvent aspirées dans cette spirale infernale de la précarité du logement. Le déficit de logements entraîne une augmentation des prix de l’immobilier, ce qui accentue la concentration du patrimoine et divise la France en deux tendances : d’un côté, la France des propriétaires, souvent plus âgés, qui ont déjà acquis leur bien, et la France des locataires souvent plus précaires qui ne peuvent plus accéder à la propriété. Il y a donc urgence à pouvoir loger tout le monde, tout en respectant les nouvelles normes environnementales, malgré la crise économique.
Comment le logement est-il devenu le symbole d’une société où il vaut mieux hériter que mériter, sommes nous à l’aube d’une immense catastrophe sociale ? Éléments de réponse avec Salomé Saqué pour Blast.
Journaliste : Salomé Saqué
139 k abonnés - 524+ - 7 774 vues - 38 commentaires
Samedi 23 août 2025 – Guerre commerciale, changement climatique : la France a-t-elle les moyens d’un budget à la hauteur ? Avec François Ecalle, ancien rapporteur général à la Cour des comptes et président de l’association Fipeco, et Éric Coquerel, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Animé par Audrey Fisné-Koch, journaliste à Alternatives économiques.
Tr.: ...
Fr Ecalle propose la taxe carbone ... et une taxe proche de la TILE ... on a des prélèvements trop élevés sur les entreprises / désindustrialisation ...
/contribution de solidarité on ne peut pas continuer à donner des aides sans contrepartie aux entreprises qui ont augmenté les dividendes ... /taxte Zucman récup 15/20 Miards d'€ ... la part de la TVA augmente, impôt le plus injuste ... et on appauvrit la sécurité sociale /CADET?? ... /DETTE regarder sur plusieurs années ... le capital coûte trop cher à ce pays ... HERMÈS joue le jeu de la France ... /étude du CPO état social tient la route ... on peut s'attaquer au capital sans ruiner les PME ...
60% du patrimoine est hérité, préfère taxer l'héritage avec modération ... rente à vie de facto-assurée est anti-républicain ... une noblesse d'argent ... accumulation n'est plus supportable ... c'est un tout cette logique ...
Q.:
/aides aux entreprises mesure efficacité que statistique ... il ne faut pas qu'il y ait de dividendes de versés ... comparaisons europ mauvaises / fr ... SANOFI supprime se recherche mais touche le crédit impôt-recherche !
... /taxe carbone si pas contre le pouvoir d'achat ... /TVA les gens n'en peuvent plus dans ce pays -> le 10/9 ... pas d'embauches ...
Billet de blog 28 juillet 2025 / Maxime Combes, Economiste, travaillant sur les politiques climatiques, commerciales et d'investissement
Il y a de quoi être consterné. Bruxelles cède aux exigences léonines de D. Trump : claironnée sur tous les tons, « l’autonomie stratégique européenne » vient de voler en éclats, dévoilant à la fois une vacuité géostratégique, le refus idéologique de restreindre nos dépendances extérieures et, par ricochet, la faiblesse d’E. Macron et de la France à Bruxelles.
...
victoire politique pour D. Trump qui obtient de l’UE qu’elle s’aligne sur ses desiderata. En présentant cet accord asymétrique comme un bon accord, ou le moins mauvais des accords, Bruxelles et les capitales européennes, dont la France, donnent le point à Donald Trump. Mais, plus grave, c’est aussi une victoire politique pour les extrêmes-droites en Europe : alors que Bruxelles disait que l’accord US-Royaume-Uni (10 % de droits de douanes) était un mauvais accord et que l’UE en obtiendrait un bien meilleur, les dirigeants européens vont devoir ramer pour en faire la démonstration.
Quand tous les discours sur l’autonomie stratégique européenne, l’Europe puissance, la réindustrialisation européenne s’effondrent comme un château de cartes au premier souffle, il fait peu de doutes que ce n’est pas la construction européenne, pas plus que les gauches, qui devraient tirer profit d’une telle reddition : capituler face à Trump pour sauver, quoiqu’il en coûte, les parts de marché de quelques multinationales européennes, plutôt que se servir du « bazooka commercial » faussement agité par la Commission européenne, c'est en fait faire le lit des extrêmes-droites européennes qui ont désormais un boulevard pour dénoncer la capitulation européenne et ériger D. Trump en exemple à suivre. Sur fond d'impuissance européenne, voilà un cauchemar qui devient réalité.
-
Un accord qui saborde la politique climatique européenne
Si l'achat de 750 Mds $ de gaz naturel liquéfié et autres énergies fossiles aux Etats-Unis en trois ans, justifiés au nom de la réduction des importations européennes de gaz russe, devait être confirmé, cela revient à :- renoncer à réduire nos importations globales de gaz, et à remplacer une dépendance par un autre ;
- entériner qu’il faille continuer à investir des dizaines de milliards d’euros dans des infrastructures permettant de réceptionner du GNL dans les ports européens ;
- confier à Washington une part de la politique énergétique européenne, comme nous l’avons fait auparavant avec Moscou ;
- s’asseoir sur la politique climatique européenne alors qu’il faudrait drastiquement réduire nos besoins en énergies fossiles ;
-
« Un accord hors-la loi » ?
... Il n'y a pas de texte d'accord, encore moins les prémices d'un traité international. A ce stade, cet « accord » n’a pas d’existence légale. Pire, à l’échelle européenne, la Commission européenne n’a pas de mandat en bonne et due forme pour négocier avec les Etats-Unis : il n’y a pas de décision fondant la base légale avec laquelle la Commission peut négocier avec les Etats-Unis au nom des 27 Etats-membres. La France, dont le Premier-Ministre critique aujourd'hui la déclaration d'U. Von der Leyen, a laissé la Commission négocier sans mandat, sans base légale. Rappelons ici que 80 % des Européens, dont 83% des Français, réclament des rétorsions commerciales envers les Etats-Unis (Eurobaromètre 2025).
Quant aux annonces qui sont faites, elles sont manifestement contraires au droit de l’OMC (droits de douane différenciés entre les pays, non réciprocité etc). Alors que l’UE ne cesse d’affirmer depuis des années qu’elle veut se situer dans le cadre commercial de l’OMC, par l’annonce de cet accord, Ursula Von der Leyen désobéit aux règles de l’OMC. Si les règles de l’OMC ne sont plus une contrainte, alors il est possible de revoir des pans entiers de la politique commerciale européenne. Ce serait plus pertinent que se soumettre aux diktats de D. Trump.
...
109 k abonnés - 268+ - 5 308 vues - 34 commentaires - 41:59
Le gouvernement Bayrou prétend que la France dépense trop. Mais la réalité est toute autre : le creusement du déficit depuis 2017 et l’arrivée de Macron au pouvoir vient avant tout des baisses massives d’impôts sur le capital et les entreprises — près de 60 milliards d’euros par an.
Alors que les plus riches bénéficient d’un système fiscal taillé sur mesure, on exige 40 milliards d’économies qui frapperont l’éducation, la santé, l’investissement public et une fois de plus, des millions de ménages français modestes.
Cette politique récessive n’est pas une nécessité économique, c’est un choix idéologique. Pendant ce temps, les ultra-riches et héritiers défendent bec et ongles leurs privilèges tout en faisant un lobbying acharné auprès d’un pouvoir largement acquis à leur cause. Il est désormais temps de remettre la réforme fiscale au cœur du débat pour ne pas tomber dans un chaos politique et social. Sans justice fiscale, pas de transition, pas de redistribution, pas d’avenir.
Pour en discuter, Haussman Vwanderday reçoit ce mardi 8 juillet deux économistes de renom : Christophe Ramaux, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne, membre des Economistes atterrés et Liêm Hoang-Ngoc, économiste et ancien député européen
Tr.: ...
l'État social rend les individus plus robustes ... la moitié des revenus des ménages est socialisé, la moitié de la consommation globale est socialisée ... l'activité du privé en est étroitement lié ... 0,5 on est au bord de la récession ... faire cécession face à l'État social ... manque à gagner de 60 milliards ... détricoter ... un gouvernement de droite et on a une augmentation d'impôts ... 90 milliards de baisse ... refixer les caps en terme politique etc ... redistributif sauf tout en haut de l'échelle, céssession des ultrariches ... on revient à l'ancien régime, ceux qui ne payaient pas d'impot, on les appelait les ignobles ... /TVA sociale sont contre tous les deux ... la TVA est l'impôt le plus injuste ... comme la gabelle, impôt sur le sel de l'ancien régime ... /concurrence déloyale fervent partisan du protectionnisme solidaire? ... faire un choc de juste, enjeu sur les impôts de succession des très hauts patrimoines ... réforme fiscale redistributif, progressif sur les revenus (flux) et le patrimoine (stock) ... taxe Zucman réglait ce pb d'injustice de l'ISF ... mettre en musique le rapport Pisani-Ferry ... il faut un projet global ... volet fiscal, volet reconstruction ... supprimer les mutuelles, c'est 15 milliards d'économies de frais de gestion ... moins de pauvres, moins de chômeurs, un choc de reconstruction ... on est aux antipodes des thèses sur la décroissance qui ne résout pas la question écologique qui nécessite des investissements massifs en matière d'écologie et on ne résout pas le déficit public ... ya un pj de reconstruction y compris pour l'espérance. Les besoins ne manquent pas ! ... des aides publiques massives pour relocaliser la production. Ça booste l'activité économique.
Ndlr :* il y a donc une controverse sur la décroissance : utile ou nuisible ? questionner, approfondir ACT
Publié le 16 juillet 2025
Catégories Économie, Géopolitique, Industrie
Mots-clés impérialisme, matérialisme historique, pouvoir, Russie
...
issu de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?avmEeg
Ndlr : y a-t-il une différence entre "capitalisme militarisé" et "capitalisme de guerre" ? Approfondir ACT
15 juillet 2025 - Catégories Fédération de Russie
La guerre de Poutine découle des contradictions fondamentales du capitalisme russe — pas de l’expansion de l’OTAN ou du conflit civilisationnel. La stagnation économique de la Russie depuis 2008, le déclin démographique et l’inégalité extrême ont créé une « crise organique » qui ne pouvait être résolue que par l’agression externe. Loin d’être économiquement ruineuse, la guerre a en fait revitalisé le capitalisme russe en créant de nouveaux marchés pour la violence tout en consolidant le pouvoir oligarchique.
Cette perspective matérialiste remet en question les hypothèses occidentales sur l’efficacité des sanctions et offre des perspectives sobres sur pourquoi le conflit ne se terminera pas avec l’Ukraine. [AN]
...
Le niveau d’inégalité est incomparable à tout ce que nous pouvons trouver dans d’autres grandes économies. Selon les estimations de Credit Suisse, un pour cent des plus riches en Russie possèdent 59 pour cent de toute la richesse domestique (aux États-Unis c’est 35 pour cent), et cela ignore le niveau extraordinairement élevé de richesse stockée dans des comptes offshore à l’étranger. Donc si nous essayons d’expliquer pourquoi l’invasion s’est produite quand elle l’a fait, nous devrions bien regarder cette crise organique du bloc dirigeant. Nous voyons ici un problème d’accumulation de capital, de reproduction de la main-d’œuvre, et un gouffre fondamental entre un pour cent et le reste de la population.
...
Selon Novokmet, Piketty, et Zucman [économistes qui étudient l’inégalité], le niveau actuel d’inégalité ne peut être comparé qu’au niveau d’inégalité dans l’Empire russe juste avant la Révolution d’octobre 1917. Comment expliquez-vous à votre population qu’elle est si pauvre malgré le fait de vivre dans un pays incroyablement riche en ressources ? À travers la mythologie sur la grandeur de l’empire russe et du monde russe. Mais pas seulement cela. Le monde russe est sous menace. Si vous ne vous mobilisez pas maintenant pour le protéger, ses ennemis le détruiront. Peu importe que votre vie ait déjà été détruite par les gens qui vous gouvernent. Ce qui est important, c’est que d’autres viennent prétendument détruire même le peu qui reste.
...
chauvinisme ... il y a eu beaucoup de protestations, et pas seulement des protestations par des politiciens de l’opposition libérale, mais aussi des groupes de personnes qui sont conventionnellement comprises comme le cœur du soutien pour le président russe. ... le bloc dirigeant a perdu la capacité de mobiliser la population basée sur une motivation positive. ... La situation ne s’est retournée qu’après que le régime soit passé à la mobilisation économique en étendant le modèle de recrutement des compagnies militaires privées [comme le Groupe Wagner]. Il a transformé les inégalités sociales et la pauvreté généralisée en un avantage en construisant une armée de soldats mercenaires.
La guerre comme solution économique
...
le système luttait pour se reproduire ... essayer d’exporter le conflit de classe interne à l’étranger sous la forme d’une invasion de l’Ukraine ... ce n’était pas une décision optimale pour la Russie. Le scénario optimal pour eux aurait été que l’Ukraine rejoigne volontairement le bloc d’intégration. Cela ne s’est pas produit. Donc est venu le plan numéro deux.
...
Prendre la Crimée, mais laisser le Donbass tranquille ... L’explication matérialiste historique suggérerait que le but du plan numéro deux était d’intégrer l’Ukraine dans le bloc économique à travers un Donbass réintégré. Cependant, cela ne s’est pas produit parce que les accords de Minsk [accords de paix de 2014-2015 tentant de mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine], qui étaient la forme légale-institutionnelle du plan numéro deux, n’ont jamais été intégrés. Il y a eu une résistance généralisée aux accords de Minsk en Ukraine, ce qui souligne la dimension externe de la crise de légitimité de la Russie.
Alors quel était le plan numéro trois ?
Conquérir Kiev en trois jours. ... ce plan a aussi échoué. Le plan numéro quatre était donc une guerre d’usure
...
Comment l’effort de guerre peut-il aider les économies en déclin ?
...
La sphère politique et la sphère économique ont des intérêts intégraux. Donc la guerre est supposée fournir un espace pour l’expansion capitaliste, pour l’appropriation de la force de travail, pour renforcer le grand chauvinisme russe comme force légitimante.
...
La guerre a relancé l’économie russe d’une manière similaire aux années 1990. Il y a eu une ré-allocation extensive des capacités de production. Le géographe britannique et théoricien social David Harvey appelle cela l’accumulation par dépossession. Beaucoup d’actifs de production sont passés des mains d’investisseurs étrangers aux capitalistes russes. La guerre était avantageuse pour beaucoup de secteurs de l’économie, et surtout pour le grand capital, qui s’est approprié divers actifs à des rabais énormes. De plus, une grande quantité d’actifs qui étaient précédemment stockés à l’étranger sont retournés en Russie. Le secteur bancaire se portait simplement bien, ce qui a revivifié l’économie russe et elle a grandi.
...
Des incitations économiques significatives sont apparues pour retirer le capital de retour en Russie. Il était possible d’acquérir des propriétés à rabais qui ont apprécié significativement, ou il était aussi possible de garer de l’argent en Russie et gagner plus de vingt pour cent de taux d’intérêt si vous les déposiez dans une banque russe. C’est un assez bon marché…
Les profits du secteur bancaire russe sont énormes. Ces fonds privés sont par la suite investis dans la violence. Les prêts bancaires fournis aux entreprises impliquées dans la production d’outils et d’équipements conçus pour tuer sont énormes.
...
La guerre est un grand bénéfice pour le grand capital. Et la guerre apporte aussi une grande portée pour la coopération entre les secteurs public et privé. Il y a beaucoup d’investissements étatiques, à la fois dans les secteurs produisant la violence et dans la création d’outils pour exercer la violence. La violence devient le moteur du développement capitaliste. On pourrait dire que la violence a déjà remplacé le pétrole et le gaz comme l’article d’exportation principal de l’économie russe.
...
il semble que la Russie devient une économie de guerre
...
Le keynésianisme suppose que dans l’économie vous redistribuez les ressources du côté de l’offre au côté de la demande. Vous voulez augmenter la demande, et vous augmentez la demande en menant des politiques d’emploi de masse où les travailleurs peuvent conduire la demande à travers une consommation accrue. Dans le keynésianisme, vous voulez créer de grands projets impliquant beaucoup de personnes. La guerre apparaît similaire à première vue. Elle apporte des salaires plus élevés qui sont sans précédent par les standards régionaux en Russie. Cela pourrait être considéré comme un grand projet keynésien où vous stimulez la demande. Mais je dirais que l’emploi élevé et les salaires croissants sont un effet secondaire. La guerre est encore largement un phénomène du côté de l’offre.
...
La guerre ne suit pas la logique du keynésianisme militaire mais est encore en accord avec la logique néolibérale
...
Impact sur les Russes ordinaires
...
En partie dû aux salaires augmentés pour ceux impliqués dans la production d’équipement militaire et de munitions. Mais il y a aussi une inflation énorme
...
les taux d’intérêt élevés sont bons pour ceux qui ont déjà de l’argent ... les prêts sont vraiment très chers ... 20 pour cent
...
L’efficacité des sanctions
... fonctionnent, mais elles n’apportent pas le résultat désiré ... forcer la Russie à mettre fin à la guerre ... elles ont un impact énorme. Les exportateurs russes ont partiellement réussi à s’adapter aux sanctions dans le domaine des exportations d’énergie. Il y a eu beaucoup de discussions sur la flotte fantôme transportant du pétrole russe autour du monde. Le système capitaliste est complexe et plein de contradictions. Celles-ci créent des obstacles pour le capital russe, mais d’autres aspects, elles créent des opportunités. Les fabricants allemands, par exemple, ne produisent plus de voitures en Russie, mais quand vous regardez les exportations de voitures allemandes vers des endroits comme le Kirghizistan, c’est en hausse. ... les sanctions à de nombreux égards poussent l’inflation vers le haut, mais en même temps ne causent pas l’effondrement de l’économie russe.
Y aurait-il des sanctions internationales qui pourraient avoir un effet plus grand que celles appliquées récemment ?
... elles affectent définitivement aussi des groupes de personnes en Russie qui essaient de s’opposer à la guerre. Mais j’aimerais souligner que la logique des sanctions est étroitement liée à la vision du monde que nous avons sur la guerre
...
Si quelqu’un suivait l’explication matérialiste historique de la guerre, peut-être que d’autres idées pour les sanctions émergeraient. Si vous êtes conscient du problème de reproduction de la force de travail en Russie, quel effet cela aurait-il, par exemple, si nous créions des opportunités pour la force de travail russe de quitter la Russie ? En ce moment, la Russie n’a aucune restriction sur les voyages à l’étranger. En fait, elle soutient plutôt le départ des personnes d’opposition du pays.
...
Certaines des zones offshore préférées comme Chypre, le Luxembourg, les Pays-Bas sont d’ailleurs localisées directement dans l’UE. Et si nous abolissions le régime offshore mondial ? Non seulement nous compliquerions les investissements du capital russe dans le marché de la violence, mais nous créerions aussi des conditions pour des systèmes fiscaux plus justes dans le monde entier et soutiendrions le développement économique sur les périphéries
...
Y a-t-il un moyen de sortir de la guerre pour la direction russe ?
... La guerre lui a donné un nouvel élan énorme, et il sera très difficile de la remettre à un régime de développement pacifique. Nous avons environ 700 000 soldats actuellement mobilisés dans l’effort de guerre. La plupart d’entre eux se sont enrôlés à cause de l’offre de salaires plus élevés.
...
Considérez-vous cette dynamique comme une menace pour l’Europe ?
J’en ai peur. Il y a bien sûr des différences, et je ne réduirais pas « l’Europe » à « l’Union européenne » ici. La Russie représente une plus grande menace pour des pays comme la Biélorussie, le Kazakhstan, et la Géorgie que pour la Lituanie ou la Finlande
...
Ivan Bakalov travaille comme chercheur à l’Université technique de Dresde. Il a aussi travaillé professionnellement dans des universités à Leyde, Vienne, Marbourg, et Sofia. Il est né en Bulgarie et est membre de la maison d’édition bulgare dVERSIA.
Jan Bělíček est un critique littéraire et journaliste. Depuis la fin de 2019, il est rédacteur en chef d’Alarm.cz, qu’il a co-fondé en 2013. Il écrit sur la littérature, la culture, mais aussi la politique et la société. Avec Pavel Šplíchal, il modère le podcast Kolaps et ensemble avec Eva Klíčová crée le podcast littéraire TL ;DR.
https://denikalarm.cz/2025/06/rusko-uvazlo-ve-slepe-ulicce-ekonomickeho-vyvoje-proto-zautocilo-na-ukrajinu-tvrdi-politolog-bakalov
Traduit pour ESSF par Adam Novak
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article75414
Décrypter - Économie
Depuis toujours, l’extrême droite française met en avant un discours aussi simple que redoutable : “vous payez trop”. Trop d’impôts, trop de taxes, trop de “charges”, trop pour les autres. Aujourd’hui, ce récit se propage de plus en plus, relayé par les réseaux sociaux, les médias de droite et l’univers brun des influenceurs réactionnaires. Il transforme la colère sociale en ressentiment fiscal. Et cette colère, au lieu de viser les vrais profiteurs — les actionnaires, les grandes fortunes, les fraudeurs fiscaux, les multinationales — est soigneusement redirigée vers un bouc émissaire commode : l’État et ceux qui vivent, prétendument, à ses crochets. Ce discours repose sur une série de confusions entretenues, de manipulations économiques grossières, et surtout, d’un projet politique inavoué : démanteler les droits sociaux au nom du “bon sens”.
...
Le jour où Nicolas demandera non plus combien il paie, mais à qui cela profite réellement, le piège se refermera sur ceux qui l’ont construit. Ce jour-là, Nicolas cessera d’être un hashtag au service des puissants : il deviendra une conscience politique.
Guillaume Étievant, Responsable éditorial
Connu / https://bsky.app/profile/frustrationmag.bsky.social/post/3ltp6derzrk2y
"
Frustration Magazine @frustrationmag.bsky.social
Face au chiffre monstrueux de 211 milliards d'aide annuelle aux entreprises, les chroniqueurs de plateaux TV, les think tanks patronaux et les politiciens droitiers nous bombardent d’arguments tous plus mensongers les uns que les autres.
@etievant_g les liste ici et y répond👇
11 juillet 2025 à 17:36
67 reposts 5 citations 110 ont aimé
- 1-“Ce ne sont pas des aides, c’est juste qu’on leur prend moins !” Cet argument oublie que les exonérations de cotisations sociales n’annulent pas les besoins qu’elles couvrent : elles sont compensées par l’État. Autrement dit, par l’impôt, c'est à dire nous tous.
- 2-“Mais 80% de ces aides vont aux entreprises publiques” Cette intox provient de l’IFRAP, un “think tank” présenté comme “indépendant”, mais financé par les entreprises. Pour calculer ce chiffre, il ne prend en compte que 28 milliards d’aides budgétaires sur les 211 milliards.
- 3-"C’est trop hétérogène pour qu’on parle d’1 seul système”Le rapport souligne justement cette fragmentation : 2 200 dispositifs. Cela nourrit l’illusion qu’il ne s’agirait pas d’un système cohérent.Or il l’est : c’est celui de la captation de la richesse par les intérêts privés
- 4-Le groupe Auchan a annoncé le 4 novembre son intention de procéder à un PSE concernant 2 384 salariés employés en France. Le groupe a bénéficié entre 2013 et 2023 de 636 millions d’euros d’aides fiscales et de 1,3 milliard d’euros d’allègements de cotisations sociales.
- 5-En novembre, Michelin a annoncé un PSE concernant 1 254 salariés. Le groupe a bénéficié de 32,4 millions d’exonérations de cotisations sociales en 2023 et 40,4 millions d’euros de CIR en 2024, tout en versant 1,4 milliard d’euros de dividendes la même année.
- 6-ArcelorMittal a annoncé en avril 2025 la mise en place d'un PSE concernant 600 salariés. Le groupe a versé en moyenne 200 millions d’euros de dividendes chaque année depuis dix ans, alors qu’il a bénéficié en 2023 en France de 298 millions d’euros d’aides
- 7-Osons une exigence : supprimer toutes les aides publiques qui ne sont pas strictement vitales à la survie financière des entreprises. Et quand l’État investit des millions dans une entreprise, il doit entrer au capital. Lire l'analyse de @etievant_g :
https://frustrationmagazine.fr/comment-les-bourgeois-camouflent-les-211-milliards-daides-aux-entreprises
Comment les bourgeois camouflent les 211 milliards d’aides aux entreprises
Frustration Magazine, média indépendant et offensif qui relate la guerre des classes.
"
mercredi 9 juillet 2025, par Attac France
Webinaire d’Attac avec Benjamin Bürbaumer, économiste, auteur de Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation et Nicolas Roux, spécialiste du commerce international.
La vidéo sera diffusée le 9 juillet à 19h puis disponible à la rediffusion.
Depuis l’élection de Donald Trump, la guerre commerciale fait rage entre les États-Unis et son concurrent chinois. Comment la Chine a pu devenir un adversaire économique aussi puissant ? En quoi cette concurrence menace la mondialisation sous hégémonie états-unienne ? Comment envisager les conséquences de la politique Trump et les réactions de l’État chinois ? Quelle place pour l’Europe et le reste du monde ?
Nous répondrons à ces questions avec Benjamin Bürbaumer, économiste, auteur de Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation et Nicolas Roux, spécialiste du commerce international, mercredi 9 juillet à 19h.
Avec Benjamin Bürbaumer, économiste, auteur de l’ouvrage Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation et Nicolas Roux, spécialiste du commerce international.
Tr.: ... 90% encore système dollar, 10% pris par la chine ... l'UE se plie aux exigences de Trump/USA ... les pays les plus pauvres payent :-( ... les BRICS restent hétérogènes, la chine écrase tout ... nouvelle monnaie internationale abandonnée par la Chine au profit de sa propre monnaie le Yuan (renminbi, la monnaie du peuple) ... l'avenir : chine et usa affirment leur centralité ... hégémonie USA baisse ... acteur dominant mais plus hégémonie ... la Chine tente, politisation de l'économie mondiale, accroissement des tensions, conflits.
Ndlr : débute à 2:00
valoriser ACT
50,6 k abonnés - 490+ - 3592 vues - 170 commentaires
Eric Coquerel était l'invité du face à face d’Apolline de Malherbe, sur BFM et RMC le mardi 8 juillet 2025. Au lendemain de son rendez-vous à Bercy avec le ministre de l'économie, sur le budget 2026 : "la copie n'est pas prête !".
Eric Coquerel indique que "La France doit être à la pointe de la bataille pour la bifurcation écologique" l'ultime urgence planétaire, plutôt que d'investir dans l'armement.
Ndlr : Mr Coquerel réussit à dire calmement et avec la plus grande clarté son point de vue sur le budget prévu par le gouvernement Bayrou malgré le fait que la journaliste lui coupe sans arrêt la parole, ne donnant pas le temps pour que l'invité développe sa pensée suffisament pour la rentre intelligible au plus grand nombre :-(
Valoriser tout de même ACT
Publié il y a 10 min • 0 vues
Le Sénégal se lance dans un bras de fer avec le plus important exploitant pétrolier du pays, l’australien Woodside Energy. “L’administration fiscale réclame 62,5 millions d’euros au groupe australien, qui exploite le champ de Sangomar. Contestant tout arriéré d’impôt, celui-ci a lancé une procédure d’arbitrage international.” explique Le Monde. Le journal ajoute que “Le cœur du litige serait dû à des évolutions dans le régime fiscal sénégalais. Le groupe pétrolier considère que les exigences sénégalaises contreviennent à des clauses contractuelles censées protéger les investisseurs en cas de changements fiscaux ou légaux. Or entre la signature du contrat de Sangomar, en 2004, qui s’appuyait sur le code pétrolier de 1998, et les revendications des contrôleurs d’impôts, le texte régissant le secteur des hydrocarbures a changé, en 2019.” Souvent, nous avons parlé dans l’Instant Porcher de ces grands groupes qui exploitent les ressources dans les pays africains. De cette relation d’interdépendance mais aussi de la mainmise de l’Occident sur le continent africain.
La procédure lancée par le groupe pétrolier peut durer des années. Et Le Monde rappelle : “l’Etat (sénégalais) est engagé dans une course contre la montre. Surendettement, note souveraine dégradée, gel du financement du Fonds monétaire international (FMI) à hauteur de 1,8 milliard de dollars ayant pour effet de suspendre d’autres financements comme ceux de l’Union européenne (UE)… Les marges de manœuvre du Sénégal, extrêmement limitées, contraignent les autorités à multiplier audits et redressements. Du français Eiffage au turc Summa, beaucoup de grands groupes passent sous les fourches caudines des inspecteurs des impôts.” Cela démontre dans quel étau l’Occident a placé les pays africains avec des ressources.
Le fameux “conclave” sur la réforme des retraites par François Bayrou a fini sur un échec… assez prévisible me direz vous. On l’avait dit ici. Le Premier Ministre voulaient laisser syndicats et patronat discuter, mais a mis des contours : ne pas revenir sur les 62 ans par exemple. La CGT comme d’autres avaient alors quitté la table des négociations. En dernière ligne, les “partenaires sociaux” restants ne se sont pas mis d’accord sur la pénibilité. François Bayrou a tenté de sauver les restes, et avance que le “travail s’est déroulé dans un climat de coopération”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique
Publié originellement 30/06/2025
Catégorie Inconnu
Langue Français Étiquettes
Durée 19min 52sec
Aucun commentaire
Tr.: ...
la CFDT a lâché sur l'âge ... c'est une mascarade ...
Annonces de Bayrou sur les retraites : C'est une tournée d'adieu ! - 27 juin 2025 / Eric Coquerel
50,2 k abonnés - 2K+ - 45 140 vues - 564 commentaires
Eric Coquerel était l'invité du 8h30 France info, le vendredi 27 juin 2025, après l'échec attendu du conclave sur les retraites et le rattrapage de Bayrou par de nouvelles annonces sur les retraites. Eric Coquerel appelle tous les opposants parlementaires à cette réforme à voter la motion de censure initiée par la gauche, contre le gouvernement Bayrou.
Tr.: ...
LE CAPital nous coûte trop cher dans ce pays ... guerre commerciale, les allemands ont décidé déficit de 500 milliards d'€ ... mois de juin le plus chaud ... baisse de 2 milliards ... arrêter le nucléaire à terme ... on a un pb de recettes ...faire cotiser les dividendes ... retrouver des marges ... pas d'accord pour affaiblir ... /OTAN : 5% sur la défense : NON ... LA Bifurcation écologique ... souveraineté industrielle, nationaliser arcelor mital ... /JLP 2027 on sort de l'OTAN, plus que jamais.
L'économiste Gabriel Zucman en 2024 ©AFP - Joël Saget
Au menu ce samedi : un débat sur les finances publiques, un crochet par Londres, une questions sur l'amour au travail et un focus sur les ultra-riches. Reportage sur les vies et stratégies des fameux 0,01% et entretien avec Gabriel Zucman, l'économiste qui veut les soumettre à un impôt plancher.
Avec
- Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris
L'entretien
Ce jeudi, la "taxe Zucman" sur le patrimoine des "ultra-riches" sera examinée et débattue au Sénat après avoir été adoptée par les députés en février. Son principe : un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des "ultra-riches", inspirée par les travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Interrogé à ce sujet il y a deux semaines à la télévision, Emmanuel Macron estime que cette taxe n'a de sens que "si elle est mondiale", craignant un mouvement massif d'exil fiscal en réponse à une potentielle imposition de la fortune en France.
Faut-il imposer aux "ultra-riches" un impôt plancher sur leur patrimoine ? La taxe Zucman est-elle une nécessité ou une illusion ? Pour en parler ce samedi, Gabriel Zucman, professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris et directeur de L'Observatoire européen de la fiscalité, est l'invité d'Alexandra Bensaid.
À lire aussi
Les riches : sur quelle planète vivent-ils ?
De cause à effets, le magazine de l'environnement
58 min
Le débat
De Paris à Washington, les politiques veulent-ils vraiment assainir les finances publiques ?
2 min
La Commission européenne a annoncé mercredi mettre en suspens la procédure pour déficit excessif qui visait la France. Alors que François Bayrou doit toujours trouver 40 milliards d'euros d'économies pour le budget 2026 d'ici à ses annonces du 14 juillet prochain, le gouvernement ne se prononce pas sur les pistes étudiées pour réduire la dette. TVA sociale, année blanche, quelles sont ces "multiples pistes" évoquées par la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet ?
Aux Etats-Unis, le projet de loi estampillé "One Big Beautiful Bill" ("grande et belle loi") de Donald Trump, qualifiée d'abomination par son ex-conseiller Elon Musk pourrait creuser encore plus le déficit américain.
Alors de l'Europe aux Etats-Unis, quelle est la détermination politique pour assainir les comptes publics ? Qui veut vraiment réduire la dette ? Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE, et Béatrice Mathieu, grand reporter à L'Express, ouvrent le débat.
À lire aussi
Entre Donald Trump et Elon Musk, un divorce spectaculaire
L'info de France Inter
2 min
Le reportage
Vies et stratégies des ultra-riches
9 min
Pour intégrer le club des 0,01% des français les plus riches, il faut gagner au moins 70 879 € par mois après impôt selon les derniers chiffres publiés cette semaine par l'Observatoire des inégalités. Le rapport basé sur des données de l'OCDE fait le constat d'une France dans laquelle la "fracture sociale" se creuse avec des disparités de revenus et de patrimoine, de conditions de travail et de vie ou encore de réussite scolaire.
Que signifie être "ultra-riche" ? De qui parlons-nous exactement et quel est le mode de vie de ces citoyens ultra-fortunés ? Yachts, conciergerie, parking blindé, cabinets de gestion…
Notre journaliste Léa Guedj commence son reportage dans une villa de la Côte d'Azur, région parmi les plus prisées des milliardaires de la planète.
À lire aussi
Inégalités environnementales : quelle réalité en France ?
La Question du jour
8 min
L'éco en V.O.
Au Royaume-Uni, le distributeur d'eau Thames Water surendetté et... bientôt nationalisé ?
2 min
Thames Water, le plus grand distributeur d'eau du Royaume-Uni, approvisionne 16 millions de consommateurs à Londres et sur la vallée de la Tamise. L'entreprise privatisée en 1989, lestée aujourd'hui par une dette de 19 milliards d'euros, est en train de couler et n'intéresse plus le fonds d'investissement américain KKR qui devait y investir plus de 4 milliards et demi d'euros.
Alors que le contrôle des deux derniers hauts-fourneaux de l'aciériste British Steel a été rendu au gouvernement anglais par une loi adoptée d'urgence au Parlement le 12 avril dernier, la perspective de renationalisation de Thames Water serait-elle également d'actualité ? Explications depuis Londres avec notre correspondante Laura Kalmus.
À lire aussi
Suppressions de postes chez ArcelorMittal : outre-Manche, comment le Royaume-Uni a fait plier British Steel
L'info de France Inter
6 min
Ma vie au boulot
Un couple de collègues s’écharpe au travail et met une mauvaise ambiance. Puis-je demander à mon patron d’intervenir ?
2 min
Cette semaine, Colette a écrit à Sandrine Foulon parce qu'un couple de collègues se dispute tous les jours dans l'open space au bureau et elle n'en peut plus !
L'employeur a-t-il le droit de se mêler de la vie privée de ses salariés et de leur demander d'arrêter ?
À lire aussi
Une personne sur deux a déjà eu une relation amoureuse au bureau : "Le travail est un incubateur émotionnel"
L'invité de 6h20
7 min
Chroniques
- Ma vie au boulot 4000x1000
Un couple de collègues s’écharpe au travail et met une mauvaise ambiance. Puis-je demander à mon patron d’intervenir ? - Cette semaine, Colette a écrit à Sandrine Foulon parce qu'un couple de collègues se dispute tous les jours dans l'open space au bureau et elle n'en peut plus ! L'employeur a-t-il le droit de se mêler de la vie privée de ses salariés et de leur demander d'arrêter ?
Ma vie au boulot
7 juin
•
2 min
Clés Économie Info
Eric Lombard ©AFP - Thomas SAMSON
Le ministre de l'Économie, Éric Lombard, a estimé que ce n'était pas "le bon moment" d'introduire une part "obligatoire" de capitalisation dans le système des retraites, comme l'a proposé l'ancien Premier ministre Edouard Philippe.
Le ministre de l'Economie, Eric Lombard a estimé dimanche que ce n'était pas "le bon moment" d'introduire une part "obligatoire" de capitalisation dans le système des retraites, comme l'a proposé l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. "En faire un élément obligatoire, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment. On a des priorités plus brûlantes sur la question des retraites", a déclaré Eric Lombard lors d'un entretien sur France Inter/France Info/Le Monde. "Le problème de la capitalisation, c'est que dans l'organisation actuelle, c'est inégalitaire : ce sont ceux qui ont de l'argent donc ceux qui ont des revenus plus élevés qui peuvent le placer", a-t-il souligné.
"Et si on devait faire une capitalisation obligatoire, qui le financerait ? Les entreprises, on voit bien que les marges sont serrées et il y a pas de quoi prélever. Donc cela demanderait une réflexion plus large sur l'organisation", a-t-il ajouté, privilégiant aujourd'hui une "incitation à investir".
Publicité
Candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, Edouard Philippe a évoqué mercredi 15% de part de capitalisation à introduire dans le système des retraites car "notre société vieillit" tout en faisant face à "la dénatalité". Par ailleurs, Eric Lombard a réitéré la volonté du gouvernement de maîtriser la dépense publique dans le cadre du prochain budget pour 2026, qui nécessitera environ 40 milliards d'euros d'efforts par rapport à l'évolution des dépenses si aucune mesure n'était prise.
Pas d'augmentation d'impôts
"Nous n'augmenterons pas les impôts dans leur ensemble", a-t-il affirmé. "On est dans la stabilisation d'ensemble (de la dépense, NDLR), donc cela veut dire qu'on va pas faire de l'austérité de façon générale", a-t-il expliqué. Concernant la piste d'une "année blanche", soit un gel budgétaire, son éventuel périmètre d'application nécessiterait "des décisions politiques au cas par cas", a estimé le ministre.
"On est obligé de tout distinguer suivant les secteurs", a-t-il développé. "Si on doit avoir des fonds pour la défense, il faut que d'autres ministères contribuent. De la même façon, dans le domaine social, il y a des prestations probablement (qu')on peut stabiliser" alors que d'autres bénéficient aux "personnes les plus modestes, même si l'inflation est très basse cette année".
"Il faut qu'on engage la baisse du nombre de fonctionnaires", a-t-il aussi indiqué, mais "les nombres ne sont pas encore fixés". Dans un entretien au Journal du dimanche publié samedi soir, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi affirmé que le gouvernement voulait "revoir cette tendance" de hausse du nombre de fonctionnaires ces dernières années,
Clés : Politique Économie Fiscalité Impôts Dépenses publiques – Budget de l'État Croissance économique Crise financière Crise économique
L'équipe Carine Bécard, Production Amaury Bocher, Chargé(e) de programme Fabienne Le Moal, Coordination
#effondrement #collapsologie #jeanmarcjancovici #économie
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/8948465
"
Laurent Espitallier - il y a 2 ans
"
393 k abonnés - 11k+ - 261 582 vues - 1 142 commentaires
Contact pro : mondeencartes@gmail.com
Cette chaîne reçoit le soutien des Clionautes : https://www.clionautes.org/
SOURCES :
Données ECO récentes
https://www.trademap.org/Country_SelP...
Russia turns to China to develop its Far East
https://www.gisreportsonline.com/r/ru...
China’s steadily expanding investments in Russia since the Ukraine conflict
https://www.orfonline.org/expert-spea...
The Russian Economy in the Fog of War
https://www.konj.se/download/18.443e2...
L’ÉCONOMIE DE GUERRE DE LA RUSSIE : ÉTAT DES LIEUX, Commission de l'économie et de la sécurité (OTAN), 2024
https://www.nato-pa.int/download-file...
DONNEES ECO
https://atlas.hks.harvard.edu/explore...
https://fr.tradingeconomics.com/
https://www.trademap.org/Index.aspx
METAUX
Bortnikov, N.S., Volkov, A.V., Galyamov, A.L. et al. Fundamental Problems of Development of the Mineral-Resource Base of High-Tech Industry and Energy of Russia. Geol. Ore Deposits 64, 313–328 (2022).
https://doi.org/10.1134/S107570152206...
Russian metals: another headache for manufacturers
https://www.polytechnique-insights.co...
Substances critiques et stratégiques
https://www.mineralinfo.fr/fr/securit...
CHARBON
A supply-driven forecast for the future global coal production
https://www.researchgate.net/publicat...
https://www.researchgate.net/profile/...
AGRICULTURE
https://www.usgs.gov/apps/croplands/a...
HYDROCARBURES
ITC
Energy Institute 2024 73rd edition Statistical Review Of World Energy
https://www.energyinst.org/statistica...
Top-10 crude oil fields (ex USSR)
https://www.offshore-technology.com/d...
What are the largest natural gas fields in Russia?
https://www.nsenergybusiness.com/anal...
Pipelines
https://www.eegas.com/maps.htm
https://theodora.com/pipelines/russia...
https://iiif-cloud.princeton.edu/iiif...
Payments to Russia for fossil fuels
https://www.russiafossiltracker.com/
ARMEMENT
Rapport SIPRI + voir données sur les entreprises d’armement sur le site
https://www.sipri.org/sites/default/f...
FOND SOUVERAIN
https://lerubicon.org/economie-de-gue...
https://tradingeconomics.com/russia/n...
953 k abonnés - 9k+ - 421 416 vues - 1 452 commentaires
La Russie est en guerre depuis son invasion à grande échelle de l’Ukraine, il y a maintenant plus de trois ans. Stratégie militaire, influence géopolitique, bataille de l’information : Vladimir Poutine use de tous les moyens pour venir à bout de l’Ukraine. Comment réagit son économie face aux sanctions internationales et aux contraintes de la guerre ?
Malgré les sanctions qui frappent son secteur énergétique et technologique, la Russie affiche une croissance de son PIB grâce à la diversification de ses exportations d’hydrocarbures, notamment à destination de l’Asie. Mais cette résilience cache des faiblesses : inflation galopante, pénuries de main-d'œuvre et dépendance croissante envers la Chine. L’économie russe pourra-t-elle surmonter ces défis ?
Magazine (2025, 12mn)
📩 La newsletter du Dessous des Cartes 👉 https://inscription-newsletter-ddc.arte.tv