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les milliardaires touchent la plupart de leurs revenus à travers des holdings familiales qui font écran à l’impôt : les dividendes qui s’y accumulent ne sont pas taxés.
Or ces revenus ne sont en aucun cas « piégés » ou « virtuels » : ils peuvent être utilisés pour réinvestir, pour acheter des journaux, des yachts, de l’immobilier, pour de la philanthropie… Tout ce que l’on peut vouloir faire, en somme, à ce niveau de fortune.
Nous savons qu’en 2024, M. Bernard Arnault a touché environ 3 milliards d'euros de dividendes LVMH mais que ceux-ci n'ont pas été soumis à la « flat tax » de 30 %, car ils vont à sa holding : du coup, pas d’impôt sur le revenu payé en France.
Et nous trouvons cela parfaitement inacceptable.
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les plus riches ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales : alors que l’ensemble des Français acquittent environ 50 % de leurs revenus en impôts et cotisations sociales, tous prélèvements compris, ce chiffre tombe à 27 % pour les milliardaires, soit presque deux fois moins.
Il s’agit là d’une violation du principe constitutionnel d’égalité devant l’impôt.
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Connu / TG le 22/09/25 à 16:47
Publié le mercredi 10 septembre 2025 à 07:42
La crise politique s’est de nouveau cristallisée autour du budget de l’État proposé par le gouvernement désormais démissionnaire. Alors que le mouvement “Bloquons tout” appelle à mettre le pays à l’arrêt ce 10 septembre, quelles réponses apporter à la demande de plus de justice sociale ?
Avec
- Gabriel Zucman, économiste français
- Jérôme Fourquet, politologue
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prise de conscience des patrons de petites et moyennes entreprises, habituellement réticents aux réformes fiscales, que le système fiscal est inégalitaire et que le fait de taxer des entreprises plus importantes qui payent aujourd'hui des impôts à un taux moins important, permettrait d'optimiser leurs propres impôts.
La crise politique alimentée par des inégalités multiformes
Alors que nous faisons face à un sentiment de lassitude, Gabriel Zucman plaide pour une "revivification" de la démocratie qui passe notamment par la sortie du discours de l'impuissance.
Connu / TG le 11/09/25 à 11:00