Accueil Économie Entreprises - Réservé aux abonnés
Sujets EDF EPR Nucléaire
Sur le site de Penly, en Normandie, les travaux de la première paire d’EPR2 ont déjà commencé. Elsa Bembaron
DÉCRYPTAGE - De multiples facteurs expliquent cette hausse. EDF s’organise pour tenter de maîtriser la facture finale.
La France dispose aujourd’hui d’une électricité abondante, bas carbone et compétitive, en grande partie grâce à son parc nucléaire. Mais qu’en sera-t-il demain, alors que le pays a décidé de se lancer dans la construction de six nouveaux réacteurs ? Dans quelques jours, EDF doit dévoiler le montant du devis pour ses EPR2. Après une première estimation à près de 52 milliards d’euros, il a été revu à près de 70 milliards en 2023, chiffre dont devrait se rapprocher le nouveau chiffrage.
En 2012, la Cour des comptes avait évalué le coût de construction des 58 réacteurs du parc (incluant Fessenheim mais pas l’EPR de Flamanville) entre 1973 et 2002 à 96 milliards d’euros. Soit environ 121 milliards d’euros 2024. Le tout pour une puissance installée de 63 gigawatts (GW). Les six EPR2 représenteront 10 GW de puissance installée. Comparaison n’est pas raison, mais, ramené au gigawatt, le coût du nouveau nucléaire pourrait être trois à quatre fois plus élevé que celui du parc historique. La Commission…
Il vous reste 86% à découvrir.
La rédaction vous conseille
- « Le teasing est très long » : la France déjà distancée dans la relance du nucléaire
- Petits et gros réacteurs, turbines, cuves… L’offensive tous azimuts d’EDF pour exporter son nucléaire
43 commentaires
- bruno301060 le 02/12/2025 à 18:09
Ce brave Oskar Lafontaine, sans doute le plus ancien et le plus fidèle ennemi juré du nucléaire en général, et d'EDF en particulier. Les arguments d'Oskar sont pour un tiers des erreurs physiques manifestes, un tiers de méconnaissance, et un tiers de mensonges flagrants : au total, 100% de désinformation, donc à éviter de lire... - Oskar Lafontaine le 02/12/2025 à 07:51
Ils ne seraient pas quatre fois plus chers, mais bien de cinq à six fois plus chers, donc non fsusceptible d'être financés, et la production d'électricité en France passera intégralement aux renouvelables plus stockage, avec un réseau réduit car de plus en plus rendu nuisible et inutile. La mort programmée d'EDF, mille fois souhaitée par les spécialistes, est enfin en vue.
- Oskar Lafontaine le 01/12/2025 à 17:27 Contrairement à ce qu'on trouve écrit un peu partout par ignorance des réalités techniques du nucléaire, ce mode de production d'électricité n'est ni "pilotable" ni "modulable" en fonction de la demande réelle d'électricité en plus comme en moins. Les spécialistes précisent même que le nucléaire c'est pour la. production"de fond" et pas du tout, car ce serait beaucoup trop cher, pour de la "modulation". Même ce qui restera de nucléaire passera au stockage, forcé et contraint.
À lire aussi
- Poupées sexuelles, produits dangereux, mauvaises pratiques... Shein, la plateforme qui collectionne les scandales
DÉCRYPTAGE - Avant son arrivée décriée au BHV à Paris, la plateforme de vente en ligne chinoise a enchaîné les controverses, largement relayées par ses nombreux détracteurs, en politique comme dans la concurrence. - «Le Made in China envahit la rue de Rivoli» : qu’est-ce que Blacksheep, ce «Shein de la lunette» qui débarque à Paris ?
Cette enseigne, créée par un entrepreneur français, souhaite mener «la révolution dans l’univers de l’optique». Le tout, avec des lunettes fabriquées en Chine et une transparence assumée. - Renault solide, Volkswagen dans le rouge, Stellantis temporise... Un troisième trimestre mitigé pour les constructeurs automobiles
DÉCRYPTAGE - Les marges de Volkswagen et de Stellantis plongent. Concentré sur l’Europe, Renault résiste mieux à la tempête
Sur le même thème
- La France, championne mondiale du nucléaire, peine à financer les projets les plus innovants de petits réacteurs
Les start-up du secteur se heurtent aux lenteurs administratives. Calogena et Jimmy Energy tirent néanmoins leur épingle du jeu. - EDF : le «CE le plus riche de France» pourrait-il échapper à la mainmise de la CGT ?
DÉCRYPTAGE - Un changement de gouvernance du comité d’entreprise serait une révolution, alors que les polémiques sur la gestion se sont multipliées. - Quand EDF bannit la consommation d’alcool de tous ses événements
Déjà interdits dans les centrales nucléaires et autres sites dits sensibles, les petits verres de vin, bières ou autres boissons alcoolisées sont désormais prohibés dans le groupe. - EDF mise sur le numérique pour tenir le calendrier du nouveau nucléaire
Avec cinq partenaires, CEA, Dawex, Gifen, l’Institut Mines-Télécom et Sopra Steria, l’électricien français crée un nouvel espace numérique souverain et sécurisé. - Électricité : EDF et industriels peinent encore à s’entendre
DÉCRYPTAGE - Peu de contrats à long terme ont été signés, alors que la fin du mécanisme avantageux de l’Arenh approche. - «À la première anicroche, ils peuvent tomber»: pourquoi la valse des grands patrons repart de plus belle
ENQUÊTE - Les évictions brutales de dirigeants de grandes entreprises sont plus nombreuses que jamais. Signe que le capitalisme français devient plus rude. - Pourquoi EDF veut lever le pied sur le solaire et l'éolien
DÉCRYPTAGE - Dans un marché contraint, et avec une demande d’électricité qui n’augmente pas, le groupe doit faire face à des investissements colossaux dans le nucléaire. - L’intelligence artificielle fait repartir la demande d’électricité
DÉCRYPTAGE - Après dix années de stagnation, la consommation d’électricité augmente (enfin) dans les pays développés. Cette croissance est portée par les besoins des data centers utilisés par l’IA. - La folle histoire des trois projets de réacteurs nucléaires abandonnés sur le site de Penly
RÉCIT - Des projets jamais sortis des cartons, mais aussi des travaux commencés qui n’ont jamais abouti : le site de Haute-Normandie a déjà été victime des volte-face de la politique énergétique française. - «Céder Exaion serait céder un morceau de souveraineté»: la vente d’une filiale d’EDF à un acteur américain tourne au pugilat
DÉCRYPTAGE - Les prises de paroles de politiques et d’acteurs de l’industrie du minage de cryptomonnaies se succèdent pour dénoncer cette opération à plus de 170 millions de dollars. Mais leurs arguments sont contestés.
Connu / TG le 1/12/25 à 19:20