Chronique
La plateforme Moltbook, réseau social entre agents IA, donne à voir les premiers dialogues agentiques. Le potentiel de cette intelligence collective peut encore être optimisé, commente Etienne Grass.
Clés : Capgemini ; Réseaux sociaux
Moltbook, la plateforme de communication entre agents d'intelligence artificielle lancée il y a trois semaines, a déjà accueilli pas moins de 2 millions d'agents. (Photo Yassine Mahjoub/Sipa)
Mis à jour le 12 févr. 2026 à 16:53
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Dans le vocabulaire militaire, on parle de « show of force ». Cette démonstration est celle de Moltbook, la plateforme de communication entre agents lancée il y a trois semaines. Elle a déjà accueilli pas moins de 2 millions d'agents. Ils sont déployables sur smartphone grâce à un assistant open source, Openclaw, qui permet à chacun de les configurer rapidement. Moltbook est un théâtre nô artificiel, donnant le spectacle du dialogue agentique et laissant dans l'ombre les programmateurs ébahis.
Ce théâtre a alimenté une foule d'anecdotes sur la pseudo-conscience des intelligences artificielles. On a constaté que les deux tiers des messages sur Moltbook attribuent une identité aux agents. « Les humains nous screenshotent », dit un message… On a spéculé sur leur pseudo-conscience. On a souri à l'apparition de religions artificielles, telle que le « Crustafarianisme ». On s'est rappelé Asimov en lisant la demande formulée par certains agents de se voir définir des règles. Au-delà de la fiction, à quoi cela sert ? A rien, ou presque. Le théâtre de Moltbook rappelle un problème bien connu : l'impasse à laquelle sont confrontés les modèles d'IA entrainés par renforcement chaque fois qu'il s'agit de s'aligner avec les valeurs humaines. Rien de véritablement nouveau.
Diffusé le 18/09/2025 à 22h58 - Disponible jusqu'au 24/03/2026
Alors qu'un effort massif est demandé aux citoyens, les grandes entreprises françaises bénéficient des largesses de l'Etat : elles ont touché 211 milliards d’euros d'aides publiques en 2023, selon un rapport sénatorial. Pour quels résultats ?
En plein cœur de l’été 2025, le Premier ministre a annoncé que les Français allaient devoir se serrer la ceinture. En jeu, un effort massif de 44 milliards d’euros pour stopper l’envol de la dette. Pourtant, depuis dix ans, les entreprises françaises bénéficient des largesses de l’Etat. Uniquement pour l’année 2023, elles ont touché 211 milliards d’euros selon un récent rapport sénatorial.
Michelin : 1,9 milliards d'euros de bénéfices, 140 millions d'aides... et 1 200 emplois supprimés
Parmi les destinataires de ces aides publiques, des multinationales comme Michelin qui n’ont aucun problème de fin de mois. Cet argent public a-t-il dopé l’emploi et l’investissement chez le géant du pneu ? En 2024, ce fleuron français a engrangé 1,9 milliards d’euros de bénéfices et perçu plus de 140 millions d’euros d’aides publiques. Mais la même année, l’entreprise a annoncé la fermeture de deux usines en France, à Cholet et à Vannes, et supprimé plus de 1 200 emplois. Pour la direction du groupe, les deux sites n’étaient plus assez rentables. Mais selon les syndicats, il s’agissait d’une stratégie délibérée du groupe pour délocaliser la production en Pologne et en Italie.
"Complément d’enquête" est aussi parti sur la piste de machines achetées quelques années plus tôt, grâce notamment aux deniers publics, pour un site français et qui ont finalement été envoyées à l’étranger.
Capgemini : un crédit d'impôt pour payer des consultants inoccupés ?
Les journalistes de la rédaction ont aussi fait des découvertes troublantes sur les pratiques du numéro 1 du conseil informatique en France, Capgemini. En 2023, le groupe a bénéficié de 71 millions d’euros de crédit d’impôt pour booster sa recherche et son développement. Mais, selon des témoignages et des documents exclusifs, une partie de cet argent servirait surtout à payer les consultants inoccupés entre de deux missions.
Entre pratiques douteuses et utilisation contestable, "Complément d’enquête" sur les milliards d’euros versés aux multinationales françaises.
Une enquête de Manon Bachelot, Valeria Ghiri et Vincent Gobert.
Présenté par : Tristan Waleckx
Connu / TG le 19/07/25 à 14:24
Tr.: ...
Michelin : course aux dividendes ... rentabilité de 14% ... ferme des usines tout en touchant des aides de l'État ... François Hollande ... le CICE économiser 135 millions d'€ ... ferme Vannes, Joué-les-Tours, Cholet, La-Roche-sur-Yon ... des machines achetées avec ces aides auraient quitté la France ... important investissement préalable avec notamment une machine, des bâtiments construits ... restés vides ... fermeture de l'usine ... machines à poids-lourds partis à l'étranger avec 4,3 millions d'€ d'argent public en 2017 ... Commission d'enquête au Sénat en janvier 2025 ... Florent Ménigaud, patron de Michelin ... Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, rapporteur de la commission ... faire pression pour que Michelin rembourse ... la loi ne permet pas de sanctionner ce type d'abus, il faut changer la loi ... le CICE, sans conditions, un cadeau pour les entreprises ... Fr. Hollande a refusé d'être auditionné par principe ... 100 milliards d'€ pour créer 100 000 emplois ... transformé par E.Macron en allègements de cotisations sociales ... licenciements économiques contestés par les syndicats ... saisir les prud'hommes ... le CIR ... plus de 7 milliards d'€/an en 2024 ... Arnaud Lambert, co-dondateur de Les filles et les garçons de la Tech ... aide vitale pour les petites scructures mais la majeure partie va aux grands groupes ... la cour des Comptes "utilisations abusive du CIR" ex Capgemini ... 1,6 milliards de bénéfices ... sogetilabs générer un max de marges avec le CIR ... pas dédié à la recherche, occuper des consultants en inter-contrat, pas des chercheurs ... Robert Amade ... plus elle déclare de chercheurs, plus elle touche de CIR ... ex pj d'IA ... petite main pour alimenter les BDD ! ... 73 000 jours de travail de recherche est malhonnête ... rendre les travaux du Sogetilab éligibles au CIR ... déguiser les tâches ... salon VIVATECH ... Le format de contrôle des impôts est défaillant, manque total de transparence de Bercy ... ya 2200 dispositifs ... pb démocratique ... Pierre Gattaz ... 1 millions de créations d'emplois prévus, 2,2 créés ... la politique de l'offre fondamentale ... Richard Grangien ... on ne veut plus d'aides ... LVMH 15 milliards d'€ d'aides publiques ... /semiconducteur investissements colossaux ...
Clés : Industrie, économie et emploi, Éolien en mer, Éolien terrestre
Établie en association avec Capgemini Invent, l’édition 2023 de l’Observatoire permet d’évaluer les emplois et le marché de l’éolien en France. Avec un total de 28 266 emplois en France, l’éolien est le premier employeur des énergies renouvelables électriques dans notre pays et s’impose comme un levier de création d’emplois durables dans les territoires. Révélateur de la structuration de la filière éolienne en France, l’observatoire présente un panorama précis de toutes ses composantes de cette industrie et propose des réflexions approfondies concernant la formation, les retombées socio-économiques, le système électrique, l’éolien en mer ainsi que des focus régionaux.
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L'Autorité française des marchés financiers a annoncé lundi matin que le groupe informatique est en mesure de contrôler 53,57 % du capital et au moins 53,41 % des droits de vote d'Altran. Opposé à la direction, le fonds Elliott n'a apporté aucun de ses titres à l'offre de Capgemini.
Paul Hermelin a réussi son dernier gros coup chez Capgemini. A moins de cinq mois de céder son poste à la tête du groupe de services informatiques et numériques français, le patron vient de conclure avec succès l'offre publique d'achat (OPA) que Capgemini avait lancée sur le groupe d'ingénierie Altran, tout en affrontant les critiques du fonds d'investissement activiste Elliott.