“Bien pire dans la réalité” : Qu’a pensé la véritable Maureen Kearney du film La Syndicaliste ?
Publié le 25/01/2026 à 09:30 Par Cédric CHOUKROUN, Journaliste
Dans La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, lanceuse d'alerte chez Areva. Un film coup de poing, mais bien en-dessous de la réalité, à en croire la principale concernée.
Elle est sans conteste l'une des plus grandes actrices du cinéma français. Elle, c'est bien sûr l'immense Isabelle Huppert ! En plus de 50 ans de carrière, elle a brillé dans des films aussi différents que Les Valseuses et ses répliques cultes, La Dentellière qui lui a offert son premier grand rôle, Violette Nozière, Une Affaire de femmes inspiré de la tragique histoire vraie de Marie-Louise Giraud, Madame Bovary, Huit femmes ou encore Elle de Paul Verhoeven, pour lequel elle a remporté son second César de meilleure actrice. En 2020, le New York Times l'avait même sacrée "plus grande actrice du XXIe siècle", preuve que son aura a largement dépassé les frontières de l'Hexagone. Ce talent exceptionnel, elle l'exerce une nouvelle fois avec brio dans le film La Syndicaliste, diffusé dimanche 25 janvier 2026 à 21h10 sur France 2.
Dans La Syndicaliste, réalisé par le cinéaste Jean-Paul Salomé à qui l'on doit également L'Affaire Bojarski sorti au cinéma le 14 janvier 2026, Isabelle Huppert incarne Maureen Kearney, membre du syndicat CFDT et secrétaire du comité de groupe européen d'Areva. Informée d'un accord secret entre EDF, Areva et un opérateur nucléaire chinois qu'elle estime représenter une menace pour l'avenir se son entreprise, elle dénonce ce projet. Mais son initiative déplait fortement et la lanceuse d'alerte paie cher le fait d'avoir révéler un secret d'état... En effet, le jour où elle doit rencontrer François Hollande, alors Président de la République, elle est victime d'une agression ultra violente lors de laquelle elle est ligotée, scarifiée et violée. Le pire, c'est qu'au terme d'une enquête clairement orientée, elle est soupçonnée d'avoir organisé son agression avec son époux. Sous pression, elle avoue d'abord avoir inventé cette agression avant de se rétracter rapidement. Condamnée en première instance pour "dénonciation de crime ou délit imaginaire", en 2017, Maureen Kearney est finalement acquittée en appel l'année suivante. Interrogée sur ce qu'elle a pensé du film par nos confrères de 20 minutes, Maureen Kearney confie : "Je trouve que ce qui est montré à l’écran est plutôt 'light' par rapport à ce que j’ai vécu. La scène de la garde à vue était bien pire dans la réalité !" Un autre détail ne correspond pas totalement aux faits selon elle. "On a rajouté un personnage de 'fliquette' parfait pour la fiction mais qui n’a jamais existé. J’étais entourée d’hommes, rien que des hommes et ma voix résonnait dans le vide", explique-t-elle.
"Le point final à ce qui m'est arrivé" : Maureen Kearney explique comment le film La Syndicaliste lui a "fait du bien"
Pour autant, Maureen Kearney n'a aucun grief contre le film La Syndicaliste, bien au contraire. "Le film m’a fait du bien, se félicite la lanceuse d'alerte. Même si je me suis fait à l’idée que mes agresseurs ne seront jamais punis, j’ai trouvé une forme de paix dans la solidarité qui m’entoure tant de la part de mes proches que du public". Et l'Irlandaise de conclure : "Aujourd’hui, je n’ai plus peur. Le film apparaît comme le point final à ce qui m’est arrivé."
Thriller
Travail / Précarité - Publié le 23 janvier 2026
Nous proposons un groupe de parole thématique autour d’une boisson. Parmi les sujets que nous pourrons aborder :
- Le burn-out : quand on n’a plus d’autres choix que l’effondrement pour s’échapper d’une situation professionnelle.
- Pénibilité, valeurs de l’entreprise, temps de travail : mes lignes rouges, qu’est-ce que je ne veux vraiment pas ?
- Le non-emploi comme choix de vie, temporaire ou plus pérenne.
- Les autres formes de fuite ou d’évitement dont vous voulez témoigner.
... espace d’échange gratuit, sans inscription ... mercredi 18 février 2026 de 16h30 à 18h30 à l’Accorderie, au 62 rue Général Ferrié, à Grenoble. L’immeuble est situé en face de l’épicerie solidaire Episol.
... questions : leschomeureusesdelaccorderie@proton.me
En tant que groupe de pairs, nous ne sommes pas ouverts aux professionnel·le·s de l’accompagnement, de l’insertion, de coaching et pratiques de développement personnel dont l’activité est en lien avec la thématique abordée.
Qui sommes-nous ?
Chemins de Médiation est une association d’éducation populaire au service des relations.
Nous sommes des personnes concernées par la bienveillance et la coopération, travaillant dans le domaine de l’éducation et tou.te.s formé.e.s à la Communication NonViolente.
... établie en Bretagne ... possible, sur des projets particuliers, d’intervenir dans tous territoires francophones.
Nos buts
Partager et promouvoir une façon d’être en relation qui encourage la paix et la coopération.
Mener un travail de prévention et de diminution de la violence auprès de tout public.
Développer la recherche, la pratique et la transmission autour du mieux vivre ensemble.
Gérer un lieu de ressources et d’échanges.
Initier à la coopération afin de développer de nouvelles solidarités.
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née en 2013 à Quimper ... nous avons construit, de manière sociocratique, des statuts où le CA (Conseil d’Administration) est devenu une collégiale c.-à-d. un groupe où les responsabilités sont copartagées.
Notre philosophie et nos outils
Nous nous reconnaissons dans les valeurs humaines de la CNV (Communication NonViolente), de PRH (Personnalité Relation Humaine) ainsi que dans le travail de Carl Rogers : « le seul savoir qui influence vraiment le comportement, c’est celui qu’on a découvert et qu’on s’est approprié soi-même » .
Il est important pour nous de travailler avec tous les publics : enfants, jeunes, adultes, professionnels, parents, tous citoyens.
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Nos principaux outils
Les jeux coopératifs, Les systèmes et cercles restauratifs, le théâtre forum, la médiation par les pairs, l’atelier mieux vivre ensemble, la méthode Faber et Mazlish.
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Les jeux coopératifs
... ont pour objectifs de susciter l’entraide et la solidarité. Les jeux coopératifs reposent sur la poursuite d’un objectif commun qui ne pourra être atteint que si les joueurs se concertent et jouent ensemble. Il suppose communication et concertation, dialogue et attention à l’autre. Dans une société très marqués par la compétition, où la performance est une valeur forte, les jeux coopératifs mettent en avant d’autres valeurs. Ils se démarquent du schéma « gagnant/perdant » et du « chacun pour soi » et proposent un autre modèle de société qui valorise l‘écoute et le respect de l’autre.
Connu / TG le 12/09/25 à 20:45
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Julie Nanjoud, [25/11/2024 20:49]
J'espère que ce mail vous trouvera en pleine forme et que vos traversées des petites et grandes tensions sont vécues de manières féconde et sereine.
Peut-être aurons-nous le plaisir d'en évoquer certaines lors de la Session d'approfondissement aux Systèmes et Cercles Restauratifs que nous vous proposons les 25 et 26 janvier 2025.
Vous recevez ce mail car vous avez participé aux 2 ou 3 jours de découverte avec François Cribier, il y a quelques mois ou années.
Vous avez eu l'occasion de vous essayer au système restauratif, avec vous-même ? ou au sein d'une de vos communautés ?
Vous avez initié, vécu ou facilité un cercle ? ou vous avez accompagné une communauté sur le sujet ?
Nous nous proposons de continuer à pratiquer et à apprendre ensemble lors de ce week-end à Quimper
François Cribier et quelques assistant.e.s participeront et co-animerons cette session.
Voici le lien pour vous inscrire (https://framaforms.org/session-dapprofondissement-systemes-et-cercles-restauratifs-a-quimper-25-et-26-janvier-2025) comprenant deux documents en lien.
Le premier document rassemble les informations pour vous organiser y compris des liens et fichiers pour faciliter l'hébergement et le co-voiturage. Le deuxième aborde ce qu'il y a savoir concernant la participation libre et consciente. Merci de bien lire ces deux documents avant de vous inscrire.
Si des questions subsistent après la lecture des documents, vous pouvez nous écrire à cheminsdemediation@gmail.com ou me joindre au numéro de téléphone indiqué dans les documents.
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Kévin pour l'Association Chemins de Médiation
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(Toulouse)
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Dont
Jeudi 24 avril
18h à 20h
[BAF] Introduction à l’intervention dans les violences interpersonnelles
2ère lecture collective de la Boîte à outils de Creative Interventions
Guide pratique pour mettre un terme à la violence interpersonnelle est une traduction collective, émanant de nombreuses personnes du Québec, de France, de Suisse et de Belgique, d’un gigantesque travail de compilation et de formalisation de stratégies visant à mettre fin à des violences interpersonnelles sans recourir à l’État ou un tiers répressif. Ce gigantesque ouvrage, dont la traduction française n’est pas encore largement disponible, vise à construire une culture de l’intervention, c’est-à-dire à confier la cessation et la réparation des violences aux personnes les ayant subies, commises, ou étant témoins ou proches. Il s’inscrit dans une démarche de justice transformatrice et de responsabilisation communautaire.
Parce que ce texte est intimidant, et aussi parce que le collectif est à la base des pratiques et de la culture pronées par ce guide, il nous paraît intéressant de s’en emparer collectivement. Nous proposons ainsi une série de lectures et discussions collectives autour d’extraits.
Lors de cette deuxième session, nous lirons les parties « Qu’est-ce que l’intervention communautaire face à la violence ? » et « Violence intepersonnelle : des bases que tout le monde devrait avoir ». Nous prendrons quelques notes afin de transmettre ce que nous avons lu aux personnes souhaitant se joindre à des sessions ultérieures. Prochaine session (à vérifier dans le programme) : 15/05.
Don libre et non nécessaire en soutien à la Bibliothèque Anarcha-Féministe.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?adzrUA
Ndlr : cela peut-il se rapprocher de la médiation par les pairs ?
Qu’est ce que la Médiation par les pairs ?
Le terme de « Médiation par les pairs » peut prêter à confusion. Des malentendus peuvent naitre quand on ne met pas le même contenu derrière les mêmes mots. Il convient donc de définir les termes.
La médiation
On appelle médiation, le processus qui permet, lors d’un conflit, l’intervention de personnes extérieures pour dépasser le rapport de force et trouver une solution sans perdant ni gagnant.
Par les pairs
L’expression « par les pairs » signifie qu’il s’agit de jeunes du même âge ou un peu plus âgés ayant le même statut. Ces jeunes interviennent auprès de ceux qui se disputent, se bagarrent et sont victimes de violence afin de leur proposer leur aide pour trouver une solution négociée.
La médiation par les pairs se caractérise comme une médiation par les jeunes, pour les jeunes, avec les jeunes et entre les jeunes
Le médiateur n’est ni un juge, ni un conseiller, encore moins un arbitre, mais un « catalyseur ». Avant toute pratique, il signe une charte. La Charte du Médiateur dont voici des extraits.
La charte du médiateur
Art. 1. Le Médiateur ne prend pas parti, ne juge pas mais vous aide à trouver une solution à vos difficultés.
Art. 2. Le Médiateur propose son aide dans un esprit de respect mutuel.
Art. 3. Le Médiateur s’intéresse à vos problèmes, vous donne son attention et son temps et vous demande en échange de la bonne volonté.
Art. 4. Le médiateur ne rapporte pas ce que vous lui avez dit : il est discret et a droit à votre confiance.
Art. 5. Le Médiateur n’est pas un magicien, ne lui demandez pas l’impossible.
La véritable solution est entre vos mains
Cette charte a été écrite par des jeunes médiateurs de Sarcelles. Elle expose les principes de la médiation. Chaque médiateur volontaire signe cette charte au moment où il devient médiateur.
Les témoignages des jeunes révèlent une dimension formatrice et humaine essentielle issue de cette pratique de formation. Devenus adultes, les médiateurs disent l’accroissement de leur confiance en eux et l’apport dans leur vie relationnelle et professionnelle. Lisez les témoignages des jeunes.
80 Rue de l'Abbé Carton, 75014 Paris
01 56 24 16 78
generations-mediateurs@orange.fr703 abonnés - 55 vues - 0 commentaire
Non-Violence XXI: https://nonviolence21.org/
15ème Télécauserie en compagnie d'Anne Férot-Vercoutère et de François Cribier, animée par Anne-Catherine Bisot
Pour faire face aux harcèlements à l’école, il y a de nombreuses approches ; cette Télécauserie de Non-violence XXI sera l’occasion de présenter deux de ces méthodes développées à partir des pratiques de la médiation par les pairs et des Systèmes et Cercles Restauratifs. C’est par de telles méthodes que peut se transmettre à nos enfants une responsabilité citoyenne.
L’association Génération Médiateurs a pris la mesure de la situation depuis quelques années déjà et propose des formations qui mettent l’accent sur la prévention et la prise en charge des situations d’intimidation, de harcèlement et cyber-harcèlement. Forte de son expérience de plus de 20 ans basée sur la médiation par les pairs dans les écoles, elle développe une approche qui favorise les solutions responsables offrant la possibilité aux élèves intimidateurs ou témoins passifs de devenir acteurs d’une solution, de sortir par le haut. La relation repart sur d’autres bases, sans qu’aucun des élèves ne soit contraint à changer d’établissement.
L’association DECLIC - CNV & EDUCATION a pour objet de contribuer à une éducation et un accompagnement conscient et respectueux de l’enfant, dans les familles et dans les structures accueillant des enfants et des jeunes. Promouvant la Communication Non-Violente (CNV), elle développe depuis quelques années les Systèmes et Cercles Restauratifs, une approche préventive et restaurative issue de l’expérience de Dominic Barter depuis 1995. Il s’agit de prévoir la façon de prendre soin concrètement des inévitables conflits, et d’apprendre à faciliter une rencontre (Cercle Restauratif) qui réunira les personnes impactées, en vue d’un apaisement durable.
Cette Télécauserie s’adresse aux adultes : parents, éducateurs et enseignants qui veulent apprendre à apprendre la non-violence aux enfants et aux ados.
👉 Anne Férot-Vercoutère a rejoint l’équipe de formateurs Génération Médiateurs, il y a 20 ans après 30 années en école maternelle, en primaire, en RASED et une direction d’école. Marquée par les nombreux conflits dans un groupe d’enfants, elle a cherché des solutions non-violentes, permettant à chacun de sortir gagnant et grandi ; elle suit son « fil rouge » la qualité de relation instaurée avec chacun, qu’il soit enfant ou adulte. L’atelier du Lien depuis 2010 vise à transmettre des outils de communication aux parents et professionnels de l’enfance, pour améliorer et renforcer les relations Adultes / Enfants.
👉François Cribier est co-fondateur de Déclic-CNV & Éducation et porte particulièrement cette forme de justice restaurative depuis 2013. Après avoir enseigné pendant 25 ans il s’est spécialisé dans la communication et dans la régulation des conflits. Médiateur social depuis 20 ans, il a aussi été formateur pour Génération Médiateurs.
👉Anne-Catherine Bisot est co-présidente de Non-violence XXI, militante non-violente, ancienne éducatrice spécialisée et administratrice de la revue Non-violence actualités. Co-autrice de « Pour une éducation non-violente » Ed. NVA et de « Conflit, mettre hors-jeu la violence » Ed. Chronique sociale.
Mireille Tabin, Université de Fribourg
Basée sur les critères «Evidence-Based Practice» (EBP), ... Onze articles évaluant chacun un programme différent ont été analysés. En tenant compte des critères en lien avec la fiabilité de l’évaluation,
l’efficacité et la disponibilité de l’intervention, trois possibilités se sont dessinées: (1) choisir le programme québécois Vers le Pacifique; (2) préférer un des programmes anglophones qu’il faudra adapter en français, The Peacebuilders, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game, Too Good for Violence ; ou (3) opter pour Peacemaker, programme disponible en français et proposé par une organisation, le National Coalition Building Institute (NCBI).
Introduction
Contexte de la recherche
Désemparés face à une certaine prolifération de la violence entre les élèves
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La médiation par les pairs en milieu scolaire
La médiation permet d’aider à résoudre les conflits entre les personnes à l’aide d’un tiers neutre, sans passer par la violence ni par une autorité supérieure. L’objectif de la médiation est de rétablir la communication entre les protagonistes du conflit (Diaz & Liathard-Dulac, 1999; Pingeon, 2007).
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Ce type de médiation ne se positionne pas en opposition mais bien en complément à la médiation scolaire réalisée par les adultes (Mirmanoff, 2013). Elle intervient à plusieurs niveaux en tant que projet d’établissement et nécessite la collaboration de tous le personnel scolaire. Les programmes de médiation par les pairs entraînent les élèves à la gestion et la résolution de conflit, en alternant des apprentissages théoriques (comme la définition des conflits inter-personnels, de l’écoute active, de la communication non violente) et des jeux de rôles (Burrell, Zirbel, & Allen, 2003). L’entraînement des élèves à la médiation, son contenu , les supports utilisés et la façon dont il est dispensé (par des enseignant·e·s et/ou par des professionnel ·le· s de la médiation) varie: de nombreux programmes de médiation par les pairs existent ainsi, qui illustrent autant de possibilités d’intervention (Bayada, Bisto, Boubault, & Gagnaire, 1999; Bonafé-Schmitt, 2000; Denis et al., 2000; Diaz & Liathard-Dulac, 1999; Mirmanoff, 2013; Pingeon, 2007).
...
En 2015, la médiation scolaire valaisanne a fêté ses 30 ans d’existence au niveau des cycles d’orientation et des établissements du degré secondaire II (Roux & Brantschen, 2016). Au niveau primaire, la médiation débute: les premières volées de formation de base à la médiation pour ce degré se sont achevées en avril et juin 2017 (Commission Cantonale de Médiation Scolaire, 2017). La médiation scolaire par les pairs parait elle aussi se développer au niveau primaire, à l’image de l’école de Charrat à Martigny (VS) qui a décidé d’introduire, en 2014, un programme appelé Peacemaker (Martinetti Duboule, 2015).
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tenir compte de trois éléments dans la prise d’une décision: (1) les meilleures preuves disponibles issues de la recherche scientifiques, (2) les ressources (y compris l’expérience des professionnel·le·s), et (3) les caractéristiques de la population.
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analyse basée sur les critères de fiabilité, d’efficacité et de disponibilité ... La pertinence des mots-clés utilisés, l’équivalence des concepts et la traduction dans le champ anglophone a été vérifiée à l’aide de l’outil Thesaurus d’OvidSP (https://ovidsp.tx.ovid.com/sp-3.13.1a/ovidweb.cgi) et complétée par la littérature spécifique à ce sujet.
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Conclusion
... l’efficacité de 11 programmes de médiation par les pairs a été comparée. Les 11 programmes démontrent des résultats significatifs positifs principalement au niveau des compétences sociales des élèves (augmentation de comportements prosociaux, des habiletés de communication, des compétences émotionnelles) et de la diminution du nombre de conflits (baisse de la fréquence des agressions, des comportements agressifs, du nombre de conflits à l’école).
En pondérant la fiabilité de la recherche, l’efficacité et la disponibilité du programme, trois possibilités se dessinent pour les écoles primaires romandes désireuses d’introduire un programme de médiation par les pairs au sein de leur établissement scolaire: (1) choisir Vers le Pacifique, programme francophone dont l’efficacité est avérée, (2) préférer un des programmes anglophones dont l’efficacité est également prouvée mais qu’il faudra adapter en français (The
Peacebuilders, Too Good for Violence, Resolving Conflict Creatively, PATHS, The Good Behavior Game), (3) opter pour Peacemaker, un programme dont l’efficacité reste à évaluer plus rigoureusement mais dont la disponibilité et le soutien à l’implémentation sont assurés grâce au support du NCBI.
Évaluer l’efficacité de ces programmes soulève enfin des questions liées à leur implémentation. En effet, dans 5 des 11 programmes retenus dans cette revue systématique, des difficultés liées à l’implémentation ont été mentionnées, notamment lorsque les enseignant·e·s n’étaient pas (assez) impliqué·e·s (Aber et al., 1998; CPPRG, 1999; Flannery et al., 2003; Hall & Bacon, 2005; Rondeau et al., 1999). Dès lors, comment faire accepter et engendrer de nouvelles pratiques chez les enseignant·e·s? Quels sont les facteurs de risque et de protection dans l’environnement scolaire permettant une implémentation fidèle et durable de tels programmes de prévention de la violence? Ces interrogations soulèvent des problématiques interdisciplinaires complexes et ouvrent la voie vers d’autres recherches, qui concernent à la fois la sociologie des innovations, les sciences de l’implémentation, les recherches sur la formation continue et le courant du School Improvement (Bélanger et al., 2012).
Notes
1 Tabin, M. (2016) La médiation par les pairs en milieu scolaire: recherche d’un programme pour l’Institut Sainte-Agnès à Sion: revue systématique réalisée selon les critères «Evidence-
Based Practice» (Travail de Master, Université de Fribourg, Fribourg).
2 Pour une réflexion sur les critères «evidence-based practice» en sciences de l’éducation et
les débats relatifs à l’utilisation de ces critères, consulter l’article de Rey (2006)
3 Comme Hart et Gunty (1997) ont procédé à l’aide de tests chi carré, la taille de l’effet a été
calculée à partir du V de Cramer (V). En revanche, pour les autres recherches, la taille de l’effet a été mesurée grâce au calcul de l’indice éta-carré (ŋ2). Flannery et al. (2003) ayant analysé leurs données à l’aide d’un modèle linéaire hiérarchique (HLM), la taille de l’effet de cette recherche n’a pas pu être calculée
4 E1 = élèves de 5 à 8 ans; E2 = élèves de 8 à 11 ans
5 Le barème des points est le suivant: taille d’effet petite = 1 point, taille d’effet moyenne =
2 points, taille d’effet grande = 3 points
6 CRPM: Conflict Resolution Peer Mediation
Références bibliographiques
Les recherches sélectionnées dans la revue systématique sont signalées par l’astérisque (*)
- *Aber, J. L., Jones, S. M., Brown, J. L., Chaudry, N., & Samples, F. (1998). Resolving conflict
creatively: evaluating the developmental effects of a school-based violence prevention
program in neighborhood and classroom context. Development and Psychopathology,
10(2), 187–213. doi:10.1017/S0954579498001576 - Bayada, B., Bisot, A.-C., Boubault, G., & Gagnaire, G. (1999). Conflit, mettre hors-jeu la violence. Lyon, France: Non-Violence Actualité.
- Bélanger, J., Bowen, F., Cartier, S., Desbiens, N., Montésinos-gelet, I. & Turcotte, L., (2012). L’appropriation de nouvelles pratiques d’ interventions pédagogiques et éducatives en milieu scolaire: Réflexions sur un cadre théorique intégrateur. Education et Francophonie, 40(1), 56-75.
- Bell, S. K., Coleman, J. K., Anderson, A., Whelan, J. P., & Wilder, C. (2000). The effectiveness of peer mediation in a low-SES rural elementary school. Psychology in the Schools, 37(6), 505–516. doi:10.1002/1520-6807(200011)37:6<505::AID-PITS3>3.0.CO;2-5
- Bickmore, K. (2001). Student Conflict Resolution, Power “Sharing” in Schools, and Citizenship Education. Curriculum Inquiry, 31(2), 137–162. doi:10.1111/0362-6784.00189
- Bonafé-Schmitt, J.-P. (2000). La médiation scolaire par les élèves. Issy-les-Molineaux, France:
ESF éditeur. - *Bowen, F., Rondeau, N., Rajotte, N., & Belanger, J. (2000). Evalution d’un programme de prévention de la violence au premier cycle du primaire. Revue Des Sciences de L’éducation, 26(1), 173–196.
Connu / TG le 27/12/23 à 23:54