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INTERVIEWS ELUCID 🎥
▶ Alizée Delpierre est sociologue, chargée de recherche au CNRS, spécialiste des domesticités et des rapports d’exploitation au travail. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages de référence, dont « Servir les riches » (La Découverte, 2022) et « Comme des esclaves. Vivre la surexploitation et s’en libérer » (La Découverte, 2026). Dans cette interview pour Olivier Berruyer sur Élucid, Alizée Delpierre révèle les mécanismes de l'esclavage en France. Un boulanger qui travaille dix-huit heures par jour, un homme logé dans le faux plafond d'une épicerie, des enfants transformés en domestiques : ces violences se cachent dans notre quotidien... Derrière les promesses de salaire et la peur de fuir, elle montre comment cette main-d'œuvre presque gratuite nourrit les profits, tandis que notre déni protège ceux qui l'exploitent...
Présentateur : Olivier Berruyer
Productrice : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:54 - Travail, exploitation et sur-exploitation
00:13:00 - Les surexploités et leurs trajectoires
00:32:28 - Le jeu entre confiance et contrainte
00:40:04 - Le cas d'un travailleur surexploité dans le bâtiment
00:44:44 - Les conditions de vie et de travail des surexploités
00:56:22 - Le cas insupportable d'une jeune femme surexploitée
01:07:23 - Les profils des surexploiteurs
01:24:57 - La dynamique entre capitalisme et esclavage
01:32:11 - Sortir de la surexploitation
01:40:46 - Le monde juridique face à la sur-exploitation
01:47:33 - Le déni de l'existence de l'esclavage
01:53:00 - Question finale
21:50 terminer ACT
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
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gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
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Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
UN FORCENÉ COMME MACRON NE LÂCHERA JAMAIS LE POUVOIR...PAR LUI-MÊME - Frederic Lordon - 12 oct. 2025 INTERVIEWS ELUCID 🎥
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▶ Frédéric LORDON est philosophe. Ses travaux offrent une critique radicale des structures du capitalisme contemporain et traitent de leurs effets politiques. Il mobilise les outils issus de la philosophie de Spinoza, de la psychanalyse et de l'économie politique pour analyser les crises actuelles. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, dont tout récemment « Pulsion » (coécrit avec Sandra Lucbert), et il anime le blog « La pompe à phynance » sur le site du Monde diplomatique.
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Frédéric Lordon analyse le triste spectacle politique qui se déroule sous nos yeux : les institutions au bord de la rupture sont rongées par le capitalisme néolibéral, mais les commentateurs médiatiques n’y voient qu’un problème vaguement moral. Et au sommet de cette crise, Emmanuel Macron, dans toute sa perversion, illustre la décadence de l’époque. Sa psyché est définitivement alignée sur les structures malades de notre pays.
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptées. Merci pour votre compréhension.
Présentateur : Olivier Berruyer
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:42 - Crise de régime ou crise du capitalisme
00:14:52 - Vème République : des institutions à bout de souffle
00:16:35 - L'appel au « sens des responsabilités »
00:21:54 - La « bordélisation » des élites
00:25:29 - La perte de repères et la clarification
00:41:24 - Que veut « le peuple » ?
00:48:26 - La psyché perverse de Macron
01:10:03 - En finir avec Macron
01:23:10 - La possibilité d'une révolte
01:35:44 - Question finale
Tr.: ... matérialisme historique, méthode de pensée fait repartir l'analyse de faits et forces matérielles ... crise du capitalisme ... la bourgeoisie ne veut plus payer ... personnes privées très riches, individus, et entités protagonistes du rapport social, le capital ... désirs contradictoires ... contribuable (ne plus payer) mais épargnante rentière (effondrement recettes, déficit, explosion de la dette) ... les pouvoirs en place ont accomodé cette contradiction en faisant la population des variables d'ajustement ... a sa limite ... éclatement en 2 blocs LFI et RN ... le chaos déterministe ... sous le regard des marchés obligataires ... 200 milliards de transferts aux entreprises ... Rodoric Godin éclaire le capital industriel et le financier ... compromis plus possibles ... tri-partition parlementaire ... Macron refuse ... /5ème république armée pour dégager des majorités mais limité ... rhétorique "faire preuve de responsabilité" ... /compromis qualités morale pensée imbécile ... refaire les institutions ... les élites bêtes à faire peur ... pousse à pouvoir brutal ... Gramsci ... LFI bordélisation sic alors que ce sont eux qui l'ont produite ... comportement du PS est miniature de la société ... 2 seuls pôles de stabilité LFI et RN (enfin versatile) alors que LFI ont constance car savent ce qu'ils veulent ... JLM plus matraité que Fournirey? ... PS parti foncièrement de droite ... socialisme parti ... contradiction comme reconnu de gauche ... ancienne social-démocratie ... amener le capital à la table des négociation pour des compromis ... capitalisme mondialisé ou mieux, capitalisme de dérèglementation à dominance financière ... consensus de Washington ... il n'a plus besoin de compromis ... pj social-dém échouée ... oeuvrer à la mort du PS ... suicide, rejoindre la droite ... aile d'extrême droite Manuel Valls, Carole Delga finiront par s'entendre avec Macron ... que veut le peuple ? groupes sociaux hétérogènes, antagonistes ... histoire ex-post ... fait par minorités actives ... Laclos et Mouffle ... signifiant flottant ... l'agenda doit être clair dès le départ ... démocratie bourgeoise, contradiction dans les termes ... convoquer corps intermédiaires, manifestations ... Hollande a fait voter l'état d'urgence ... baillonner les oppositions politiques ... /psychologiser : suspicion mais ... s'interroger sur la personnalité du pouvoir ... livre "Pulsion" théorie psychanalytique du ?? ... le psychique organisé par l'inconscient ... les profondeurs sociales ... le social fait psyché ... articulé ... capitalisme déchainé en voie de fascisation ... /pervers narcissique inestimable pour les victimes... contruction conceptuelle à refaire ... le capitalisme a répandu la perversion, cf FT procès ... déni de l'altérité d'autrui, jouissance à jeter autrui dans des états de détresse ... Macron est l'esclave de sa psyché ... /mvt retraites ... /révolution permanente Macron forcené ... erreurs d'analyse de l'intersyndicale ... 2024 / urnes ... de lui-même jamais Macron ne démissionnera ... au matérialisme historique, il manque l'intelligence de la manière ... articulation de ces deux types ... 1958 ... les structures sélectionnent le psychisme, faire attention ... n'ont rien connu que Science Po et L'ENA ... Sarko signe avant-coureur de ce qui se passe en ce moment 1er coup de boutoir dans l'effondrement de la décence ... obscénité ... économie morale de la bourgeoisie recomposée ... situation de blocage par la tri-partition de l'assemblée nationale ... dissolution, coup pour rien ... comment dégager Macron ? ok avec LFI ...le privilège de l'offre, asymétrie immédiate ... Macron le détient ... NON ... il est le pb ... il DOIT partir, auteur du saccage de la société ... 2 scénarios pour qu'il parte : - mvt populaire prend la rue, souhaitable mais improbable ... - débranché par le capital, a son charme ex Berlusconi ...guetter les indices, d'abord le marché obligataire ... augm des taux d'intérêt ... serv de la dette augmente ... pressions relayées par les milieux d'affaires ... Alain Minc s'est rendu compte ... Le point "Mr le pdt, partez la tête haute" ... si Les échos et Le Parisien font pouce en bas c'est que Bernard Arnault aura lâché Macron ... Édouard Philippe ... pas impossible ... Comment écarter les individus nocifs ? Retrouver un équivalent fonctionnel ... /révolte les institutions fabriquent de la passivité => niveau insupportable ex Bloquons tout ! ... miraculeux ... besoin d'un pôle de coordination ... l'intersyndicale (directions) entièrement discréditée ... c'était le monopole de l'offre ! ... En sortir / M10S25 ... LFI prend la place du pôle de coordination -> contradiction ... faire des choses plus ambitieuses ... alliance objective pourrait se défaire ... comment ça commence ? comment ça atterrit ? les masses dans la rue ne sont pas au clair ... créativité de la base ex ZAD ... mais besoin de modèle social alternatif pour sortir du capitalisme ... Bernard Friot, moi, avons proposé des modèles ... seule LFI l'a ... mieux si les masses ont une idée de où atterrir ... quel chemin pour quel but ? les adversaires l'ont ! ...
Connu / TG - Info Médias alternatifs de Indignons nous info média de indignons nous nouvelle aquitaine
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Régine R, [14/10/2025 23:08]
L'approche de Lordon notamment sur le rôle des institutions, leurs limites face au capitalisme, et sur la ''bordelisation'' du pays me semble intéressante
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▶ Claude SERFATI a été enseignant-chercheur en sciences économiques à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est membre du conseil scientifique d’ATTAC-France. Ses travaux portent en particulier sur les interactions entre l’économie et le militaire dans le monde, en Europe et en France. Il est l'auteur de "L'État radicalisé" et "Un monde en guerres" aux éditions La Fabrique.
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Claude Serfati revient sur les dynamiques de la mondialisation armée et la radicalisation de l’État français à l'heure ou les tensions internationales et nationales explosent. Il décrypte les ressorts du capitalisme militarisé et de l’imbrication croissante entre intérêts économiques et impérialismes concurrents. Un échange essentiel pour comprendre comment le capitalisme contemporain, loin de pacifier le monde, engendre au contraire un enchevêtrement de crises de plus en plus graves.
👉 NOTRE ARTICLE POUR TOUT COMPRENDRE SUR LA STRATÉGIE DE TRUMP : https://elucid.media/analyse-graphique/tarifs-douaniers-trump-declare-la-guerre-economique-au-reste-du-monde
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptées. Merci pour votre compréhension.
Présentateur : Olivier Berruyer
Productrice : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:41 - La situation internationale actuelle
00:03:54 - Le commerce et la mondialisation, vecteurs de paix ?
00:09:52 - L'Europe c'est la paix ?
00:21:44 - Les leviers de puissance de l'Europe
00:26:17 - Une défense européenne ?
00:36:22 - Une guerre entre deux empires ?
00:52:13 - La France, un pays pacifique ?
00:57:48 - Le rôle et les risques posés par l'armée en France
01:05:52 - Une stratégie commerciale française centrée sur l'armement
01:18:39 - Lois sécuritaires et dérive autoritaire
01:25:50 - Question finale
191 k abonnés - 8,2k+ - 89 677 vues - 757 commentaires FRANCE #InfoGraphique06 #Élucid #Travail
▶ InfoGraphique – Chronique d’Olivier Berruyer #06
Surfant sur le fait que le taux de chômage est à son niveau de 1982, « le plus bas depuis 40 ans», le gouvernement a lancé une opération de propagande pour tenter de convaincre les Français que le « plein-emploi » serait à portée de main. La situation est en fait bien moins rose que ce que montre une lecture trop rapide des chiffres. La hausse de l’emploi est réelle, mais cette dynamique n'est pas ce qu'elle semble être, et les causes devraient plutôt nous alerter...
👉 NOTRE ARTICLE COMPLET AVEC TOUTES LES SOURCES DE LA VIDÉOS ET PLUS ENCORE : https://elucid.media/economie/les-reformes-antisociales-de-macron-ont-detruit-notre-productivite/
SOMMAIRE :
00:00 - 01:02 : introduction
PARTIE I - LE CHÔMAGE BAISSE DANS UNE CONJECTURE ÉCONOMIQUE DÉFAVORABLE ?
01:02 - 02:06 : I) Le chômage baisse
02:06 - 11:50 : II) Les magouilles statistiques
11:50 - 14:51 : III) Les raisons mécaniques de la baisse
14:51 - 15:47 : IV) La durée du chômage : un bilan peu glorieux
15:47 - 16:48 : V) Le retour à la réalité arrive...
PARTIE II - LES RÉFORMES DE MACRON ONT DÉTRUIT NOTRE PRODUCTIVITÉ
16:48 - 18:15 : I) Une baisse historique de la productivité
18:15 - 23:39 : II) Les raisons de la baisse de productivité
CONCLUSION :
23:39 : On récapitule
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Jean Gautier a partagé il y a 1 j
elucid@bird.makeup Neoresistant@mamot.fr ÉLUCID @elucid@bird.makeup
🟢 NOUVELLE VIDÉO !
Le chômage serait « au plus bas depuis 40 ans » !
Le gouvernement a donc lancé toute une opération de propagande pour nous expliquer que le plein-emploi serait pour demain. Vous ne le voyez pas ? C'est normal. On démasque l'arnaque👇
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• 28 vues Avatar de la chaîne Le Média Par lemediatv - 3+
Il y a les mensonges, les sacrés mensonges et il y a les statistiques”. Ces mots ne sont pas de moi mais du célèbre écrivain américain Mark Twain. Et mon petit doigt me dit qu’Olivier Berruyer, fondateur du média indépendant Elucid, est d’accord avec cette citation. Inlassablement, grâce à son expertise d’actuaire, c’est-à-dire de spécialiste des mathématiques financières, il met en scène, interroge et traque les incohérences ou les vérités cachées contenues dans les données qui nous sont fournies, notamment par nos administrations. Et s’il vient aujourd’hui sur le plateau du Média, c’est pour nous raconter les dernières data-enquêtes de son média, qui remettent en cause le narratif officiel de l’exécutif Macron. Successivement, dans cet entretien avec Théophile Kouamouo, il évoque plusieurs points : la dégradation de la notation financière de la France par Fitch et la “mise sous surveillance” de notre pays par Standard and Poor’s ; les chiffres du chômage, interprétés de manière assez douteuse pour le gouvernement ; mais également la baisse de productivité de l’économie française, la persistance de l’inflation et la détérioration continue du pouvoir d’achat. Des chiffres mis en perspectives, et qui témoignent de l’échec économique global d’un pouvoir qui s’était vanté d’être expert dans les domaines de l’économie et de la finance. Un échec qui demeure y compris si l’on prend en compte les critères érigés par le petit monde des néolibéraux. C’est la rubrique “les combats de l’info”.
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Catégorie Actualité & Politique
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▶ Jean-Marc Jancovici est ingénieur, spécialisé sur les questions de climat et d'énergie. Il est président du think tank The Shift Project, et co-fondateur de Carbone 4. Cela fait des années qu'il essaie d'informer et d'alerter sur les crises environnementales avec pédagogie. Dans cet entretien réalisé par Olivier Berruyer pour Élucid, il propose une analyse sans détour de l'impasse énergétique dans laquelle nous nous trouvons, et dont nous commençons tout juste à apercevoir les effets depuis la crise du gaz, suite au conflit russo-ukrainien. Que ce soit subi ou choisi, nous allons devoir repenser totalement le fonctionnement de nos civilisations modernes fondées sur l’exploitation à outrance des énergies fossiles. A fortiori lorsque la menace des pénuries s'articule avec un réchauffement climatique aux effets potentiellement catastrophiques...
00:00 - 1:56 : Zapping
1:56 - 1:41:28 : Interview
1:41:28 : Question finale
Tr.: ...
si on désimbrique les énergies, les enr, leur prix devrait fortement augmenter, comme tout le reste. RTE a mis en place une variante "Mondialisation contrariée" ... les pb politiques iront avec les pb énergétiques ... le 100% enr remet en question retraites, congés payés, etc ... il faut être différentiel, chacune a ses intérêts et ses limites ... 2 moyens de stockage : les step, les batteries. De plus produire du gaz pour stocker mais rendement de 1/4, On ne sait pas si on le produira à l'échelle. ... /nuk a fait la démonstration que ça marche. Dans les réacteurs de 4ème génération, réacteur 100% pilotable (existe en russie) ...Le solaire consomme 10x plus de cuivre que le nuk. Économe en espace, ça prendra moins de temps. /accidents nucléaires ont fait peu de morts. ... le nucléaire militaire a précédé le nuk civil ... Ce qui condamne le nuk c'est la tech même (manque d'uranium) ... Le respect de la vie prime sur l'économie, ce sont les valeurs qui résoudront le pb de l'environnement ... Dans tous les cas, il faut réduire drastiquement la voilure de nos consommations ...
Ndlr :
- il ne dit rien sur la possibilité de faire advenir ce nuk de 4ème génération dans des délais compatibles avec le réchauffement climatique :-(
- il dénie les mutations génétiques des zones radioactives (Tchernobyl, Fukushima)
Il est donc péremptoire et il trompe les gens :-(
Conclusion : malgré tous les défauts des enr (qu'il maximise trop ?) c'est notre seule chance de parvenir à un monde décarboné en 2050.
Dénoncer ses abus et contre-vérités et valoriser tout le reste car il le dit bien ACT
1:28:29 - 153 k abonnés - 3,2k+ - 113 177 vues - 838 commentaires FRANCE
▶ Philippe BIHOUIX est ingénieur, spécialiste des ressources minérales et des enjeux technologiques associés. Il est l'auteur entre autres de « L’Âge des low tech », de « Le Désastre de l'école numérique », et il a également co-écrit « La ville stationnaire: Comment mettre fin à l’étalement urbain ? ».
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Philippe Bihouix dresse le bilan des impasses énergétiques et climatiques dans lesquelles nous sommes. Face à la raréfaction des ressources, face au réchauffement climatique, la « croissance verte » est une illusion. De même, croire que la technique nous sauvera n'a pas de sens. Une solution s'offre pourtant bel et bien à nous : celle de la transition low tech.
#Énergie #LowTech #Élucid
00:00:00 - 00:01:50 : Zapping
00:01:50 - 1:25:53 : Interview
1:25:53 : Question finale
Connu / TG le 15/01/23 à 09:37
Ndlr : terminer >21:00 ACT
1:29:02 - FRANCE - 114 k abonnés - 118 674 vues - 1 040 commentaires
▷ Jacques Généreux est professeur d'économie, une matière qu'il enseigne depuis près de trente-cinq ans. Pourfendeur de longue date du néolibéralisme et de l'absurdité des politiques économiques menée depuis 30 ans, Jacques Généreux a écrit de nombreux ouvrages fondamentaux pour proposer une économie plus égalitaire et rationnelle. Face au refus de nos élites de mettre fin au sabotage de la France, il explore dans son dernier livre "Quand la c*nnerie économique prend le pouvoir" une nouvelle thèse à la croisée entre l'économie et les sciences cognitives : celle de la bêtise.
Une interview par Olivier Berruyer, pour le média indépendant en ligne Élucid.
#Bêtise #Cerveau #Élucid
00:00:00 - 00:01:50 : Zapping
00:01:50 - 1:26:42 : Interview
1:26:42 : Question finale
Tr.: ... la politique, c'est des rapports de force ... TINA ... la bêtise n'est pas le contraire de l'intelligence, mais la suspension de l'effort pour se servir de son intelligence ... la bêtise bien ancrée ... puis tellement ancrée, qu'elle devient la connerie ... bien plus banale que la méchanceté ? ... la psychologie nous apprend que ... le cerveau fait pour la survie, la reproduction ... théorie argumentative de la raison ... le doute produit undésavantage compétitif ... bias de confirmation ... entêtement dans l'erreur ... banalité de la bêtise ... contraire de l'esprit scientifique ... biais de disponibilité ... économiser du temps de cerveau ... manquent des espaces de discussion ... biais de généralisation abusive ... macroéconomie / microéconomie ... biais égocentrique ... psychologie expérimentale ... défaut de la faculté empathique (se mettre à la placede l'autre) ... l'inconscient de classe résulte du biais égocentrique ... cadres sociaux de vivre ensemble partagés ... pour sortir du biais égocentrique ... biais d'attribution ... biais d'engagement ... une fois engagés dans une direction, propension à tout faire pour essayer pour amortir son investissement ... sophisme d'amortissement ... conséquence : urgence à restaurer les cadres sociaux hors compétition ... la compétition rend con ... stress, fatigue, épuisement ... effort d'intelligence tous les jours de sa vie ... travail, effort, donc enjeu politique. ... doués pour trouver les erreurs des autres ! ... ainsi progresse la science, la connaissance ... intelligence collective, débats de citoyens ... Jacques Testart (1939), biologiste français spécialisé dans la reproduction artificielle, engagé contre ce qu'il considère les dérives deson domaine. Il défend une science citoyenne ... Diversité de croyances pour délibérer dans le sens du bien commun. Convention citoyenne sur le climat ... Macron a fait du marketing politique, idem pour le Grand Débat. ... créer des cadres sociaux adaptés à l'émergence de l'intelligence collective ... avenir de la démocratie ... /Macron : aggravé par le rejet de la politique ... vote d'émotion, votes contre, pas rationnel ... Groupe Labes Yemma, multiculturel
Présidentielles 2022
Le score du candidat de l’Union populaire, Jean-Luc Mélenchon, n’a pas été anticipé par les instituts de sondages, qui le plaçaient systématiquement loin derrière la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Or, force est de constater qu’au soir du premier tour, l’écart entre les deux candidats était loin d’être significatif. Se sont-ils complètement plantés ? Pourquoi ?
Pour en parler, et pour analyser les résultats du premier tour qui révèlent une France fracturée en plusieurs pôles idéologiques, Théophile Kouamouo reçoit Olivier Berruyer, statisticien et fondateur du média en ligne Élucid.