Publié Il y a 3 jours • 903 vues
Pourquoi n’arrivons-nous pas à protéger les enfants, en particulier dans leurs familles ?
Pourquoi y a t il toujours un enfant sur 10 victime d’inceste en France ? Des dizaines de milliers de plaintes chaque année pour violence physique et ou sexuelle sur des enfants ? Si l’affaire Lyhanna a tragiquement mis le sujet au cœur des préoccupations médiatiques, l’angle choisi a souvent été celui de la répression, sans interroger en profondeur le système qui permet et perpétue ces violences. Pourtant, les victimes parlent depuis longtemps, les associations et les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme depuis des décennies. Ils et elles proposent des mesures qui vont bien au-delà de la répression pénale. Cela implique souvent d’interroger la place que nous voulons faire aux enfants dans notre société.
Mais en dehors des éléments de langage politique les moyens nécessaires ne viennent pas, aucune réforme structurelle n’est mise en place pour que la situation s'améliore réellement à grande échelle. Pire, les personnes banalisant les maltraitances infantiles sont nommées jusqu’au sommet de l'État.
Face à cela, de nombreuses personnes se dressent, et réclament des changements immédiats. Parmi elles, Emma Etienne, survivante de violences pendant les 17 premières années de sa vie, qui est aujourd’hui à la tête de Speak, une association fondée par des jeunes, pour des jeunes, afin d’aider les enfants et jeunes adultes victimes de maltraitances. Dans cette émission, elle revient sur son parcours, dresse un état des lieux des maltraitances encore bien présentes pour mieux les comprendre, des défaillances des institutions, et propose des pistes de solutions pour qu’enfin, les enfants puissent échapper à ces violences souvent incomprises et normalisées.
Journaliste : Salomé Saqué
#VSS
#Lyhanna
#société
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Aucun commentaire.
les mères tuent autant que les pères ... négligences ... la notion de continuum est vraiment important ... une mère qui viole son enfant ... stratégie de l'agresseur ou de l'agresseuse ... domination, pensée structurelle, inceste ... famille sacralisée ... pédocriminel ... terrorise l'enfant ... les enfants qu'on accompagne ... 1 enfant sur 10 victime d'inceste ... massif ... amnésie traumatique ... victimes dissociées, dissociation traumatique ... viol ... déni des violences intra-familiales ... inversion de culpabilité aussi faite par la justice ... Dijon ... la politique de la protection de l'enfance de Macron pas à la hauteur ... Bayrou, giffle de bon père de famille ... Bayrou ment sous serment ... de l'écoute, du care pendant toute la vie ... prévention ... croire les enfants, les considérer comme des individus ... se mettre à hauteur d'enfant ... libérer l'écoute, être supervisé ... besoin d'un tiers ... 3 angles - accompagnement bénévole, - bulle d'enfant - travail de réseau ... orienter, noyau dur comme une pieuvre association-speak.org ... livre "Enfants sous silence - En finir avec le tabou des violences intrafamiliales" Préface d'Edouard Durand.
Publié Il y a 2 jours • 845 vues
"Si vous suivez un peu l’actualité, vous avez remarqué que cette année encore, les vagues de licenciements se sont enchaînées et il va y en avoir sûrement beaucoup d’autres à venir.
Beaucoup de ces licenciements sont totalement injustifiés, ils sont réalisés alors même que les entreprises engrangent des profits, voire touchent des aides de l'État. Ces aides publiques sont censées servir à conserver les emplois, donc pourquoi le gouvernement ne sanctionne pas quand les règles ne sont pas respectées ?"
C'est l'heure de La Débauche, avec @Modiie & Lumi !
Autrices : Lumi, Modiie
#entreprise
#travail
#licenciement
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Durée 20min 54sec
2 Commentaires
- Z Alan Smithee ZikZak@oc.todon.fr Il y a 2 jours
@blast Et encore vous ne parlez que de PSE. Pour avoir subit une RCC (Rupture Conventionnelle Collective) la version complètement craquée d'un PSE grace à Macron c'est clair que l'abus des règles est à tous les niveaux.
- 🏳️⚧️ Chloé: ADhdSL 512Kb/s jenesuispersonne@piaille.fr Il y a 2 jours
@blast @Modiie , il nous faut ta recette de tarte au citron #MardiPatisserie Tu promet dans la vidéo.. 😆
Tr.: ...
le monde du travail n'est que rapport de domination
...
"Dans cette rhétorique, nulle place pour ce que vivent les salariés. Cette atténuation sémantique des aspects négatifs de la perte d'emploi a pour but de faire disparaître à terme le sentiment de violence."
Mélanie Guyonvarc'h, Performants... et licenciés, 2017
...
France Télécom, cette politique de persécussion a marqué les esprits. Mais malheureusement, cela existe encore ... La réponse des travailleurs, c'est bien souvent la lutte. Et pour ça il faut faire du bruit et quand on n'a plus rien à perdre ... la chemise arrachée à l'annonce du plan de licenciement chez Air France ... le traitement médiatique "Des centaines de salariés envahissent le siège d'AF pour interrompre le comité central d'entreprise. La direction vient tout juste d'annoncer la suppression de 2900 postes. Certains dirigeants sont violemment pris à parie. ... BFMTV Beaucoup de violence de la part de ces manifestants qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi AF veut supprimer autant de postes ... Le mec a été un peu chahuté et à côté ya des gens qui sont en train de tout perdre à cause d'une poignée de personnes qui s'en mettent plein les poches ... Pour réprimer la contestation sociale, Patronat et État travaillent main dans la main, notamment avec l'utilisation des flics. ex GM&S ... la lutte des classes, c'est concret ... autre levier du pouvoir, les moyens de production ... casser l'une de leurs machines et menacer de faire sauter l'usine ... souffrance, violence, camaraderie, solidarité ... la lutte - peu importe son aboutissement - permet de repolitiser le rapport au travail ... exister dans un monde qui invisibilise les travailleurs et qui ne met en scène que des patrons et entrepreneurs. Lutter, c'est retrouver la force du pouvoir d'agir, de questionner le rapport au travail ... qu'on banalisait violences, souffrances. Le licenciement est d'une violence tellement puissante qu'elle met les travailleurs face à cette réalité. Le capitalisme est insatiable, impitoyable, il se nourrit de l'exploitation des gens. Il n'existe pas d'émancipation possible sous un régime d'exploitation. La seule issue est l'anéantissement du capitalisme et la solidarité de classe.
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"Si vous suivez un peu l’actualité, vous avez remarqué que cette année encore, les vagues de licenciements se sont enchaînées et il va y en avoir sûrement beaucoup d’autres à venir.
Beaucoup de ces licenciements sont totalement injustifiés, ils sont réalisés alors même que les entreprises engrangent des profits, voire touchent des aides de l'État. Ces aides publiques sont censées servir à conserver les emplois, donc pourquoi le gouvernement ne sanctionne pas quand les règles ne sont pas respectées ?"
C'est l'heure de La Débauche, avec @Modiie & Lumi !
Autrices : Lumi, Modiie
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#travail
#licenciement
Tr.: ...
le monde du travail n'est que rapport de domination
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"Dans cette rhétorique, nulle place pour ce que vivent les salariés. Cette atténuation sémantique des aspects négatifs de la perte d'emploi a pour but de faire disparaître à terme le sentiment de violence."
Mélanie Guyonvarc'h, Performants... et licenciés, 2017
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France Télécom, cette politique de persécussion a marqué les esprits. Mais malheureusement, cela existe encore ... La réponse des travailleurs, c'est bien souvent la lutte. Et pour ça il faut faire du bruit et quand on n'a plus rien à perdre ... la chemise arrachée à l'annonce du plan de licenciement chez Air France ... le traitement médiatique "Des centaines de salariés envahissent le siège d'AF pour interrompre le comité central d'entreprise. La direction vient tout juste d'annoncer la suppression de 2900 postes. Certains dirigeants sont violemment pris à parie. ... BFMTV Beaucoup de violence de la part de ces manifestants qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi AF veut supprimer autant de postes ... Le mec a été un peu chahuté et à côté ya des gens qui sont en train de tout perdre à cause d'une poignée de personnes qui s'en mettent plein les poches ... Pour réprimer la contestation sociale, Patronat et État travaillent main dans la main, notamment avec l'utilisation des flics. ex GM&S ... la lutte des classes, c'est concret ... autre levier du pouvoir, les moyens de production ... casser l'une de leurs machines et menacer de faire sauter l'usine ... souffrance, violence, camaraderie, solidarité ... la lutte - peu importe son aboutissement - permet de repolitiser le rapport au travail ... exister dans un monde qui invisibilise les travailleurs et qui ne met en scène que des patrons et entrepreneurs. Lutter, c'est retrouver la force du pouvoir d'agir, de questionner le rapport au travail ... qu'on banalisait violences, souffrances. Le licenciement est d'une violence tellement puissante qu'elle met les travailleurs face à cette réalité. Le capitalisme est insatiable, impitoyable, il se nourrit de l'exploitation des gens. Il n'existe pas d'émancipation possible sous un régime d'exploitation. La seule issue est l'anéantissement du capitalisme et la solidarité de classe.
Publié Il y a 16 heures • 34 vues
À cinq jours du premier tour des municipales, le climat est de plus en plus délétère pour La France Insoumise. À Strasbourg, Jamila Haddoum, candidate et mère de famille, a été menacée de mort avec un couteau lors d’un collage d’affiches, sous les yeux de ses enfants. À Clermont-Ferrand, Marianne Maximi a subi des insultes et accusations d’antisémitisme lors d’un tractage. Ces agressions s’ajoutent à une série d’intimidations locales, permanences vandalisées et meetings perturbés, tandis que la diabolisation médiatique et politique du mouvement alimente un climat où l’intimidation devient banale.
La chasse aux sorcières ne se limite pas aux mots : elle produit un climat où l’intimidation et la violence se banalisent. Chaque faiblesse ou lâcheté politique nourrit ce mécanisme, et demain, ce n’est pas seulement LFI qui pourrait se retrouver dans le collimateur.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 18min 32sec
Commentaires : Aucun
6 mars 2026 Extrême droite, Nos articles favoris
Décryptage
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était en première ligne dans l’embuscade qui a mené à sa mort. Après l’affrontement, il était conscient, debout et refusait les secours.
Une nouvelle vidéo le prouve, et vient détruire définitivement le narratif de l’extrême droite.
...
On voit le jeune militant d’extrême droite les mains couvertes de sang, avec un de ses camarades. On lui conseille d’aller à l’hôpital «Saint Jo’», ce qu’il ne fera pas.
La personne ayant filmé ces images nous précise : «J’ai pris la vidéo le 12 février à 18h07 sur la rue Victor Lagrange». En recoupant avec des images de la rue, nous sommes en mesure de certifier qu’il s’agit bien du 14 rue Victor Lagrange. C’est l’endroit exact de la bagarre. On reconnaît ces lieux dans la célèbre vidéo diffusée par TF1, dans laquelle des coups sont échangés au sol, au moment où le commando d’extrême droite a pris la fuite. Ces images sont déterminantes, car elles montrent que Quentin Deranque n’a pas été laissé «pour mort», comme l’ont répété les médias.
Elles nous permettent surtout de retrouver Quentin Deranque dans l’affrontement. Il porte des vêtements distinctifs : des chaussures grises New Balance et une doudoune à capuche.
Sur les images du Canard Enchaîné, on voit le groupe d’extrême droite tendre une embuscade aux antifascistes. Les militants néo-nazis vêtus de noir et masqués jettent une torche incandescente. Puis ils attaquent, avec une gazeuse, un parapluie et une béquille les antifascistes.
Quentin Deranque apparaît en première ligne. Il donne des coups. Sur d’autres images, on peut également l’identifier en garde, à l’avant du groupe d’extrême droite. Il prend part au combat.
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Clés : Affaire Quentin ; Attaque fasciste ; Désintox ; Lyon ; Vidéo
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3mgglbmwt7c2a
Ndlr : mensonges propagés largement déconstruits totalement à ce jour. Valoriser ACT
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
Alexandra Durand, psychologue clinicienne, est la directrice et co-fondatrice de l’APPEL : Association de Prévention du Psychotrauma chez l'Enfant en Limousin. ©Radio France - Sophie Hoffmann
Cette association basée à Limoges, unique en France, accompagne les enfants ayant subi ou vu des violences. Elle intervient en Haute-Vienne, Creuse et Corrèze, notamment en formant les adultes au fonctionnement du cerveau de l'enfant.
Accompagner les enfants qui ont vu ou subi des violences, telle est la vocation de l'association APPEL (Association de Prévention du Psychotrauma chez l'Enfant en Limousin), située à Limoges. Elle mène des actions dans les départements en Haute-Vienne, en Creuse et en Corrèze avec une volonté : semer les graines d’une meilleure compréhension et protection des enfants au sein de la société.
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Alexandra Durand, psychologue clinicienne et directrice de l'APPEL, est notre invitée.
► Nous avions évoqué cette association dans l'émission consacrée à Marie Zalyse, dentiste corrézienne et autrice du livre pour enfant "Ma dentiste, cette artiste", qui reverse les bénéfices de ses ventes à l'association APPEL. Vous pouvez acheter ce livre ici.
À écouter
“Ma dentiste, cette artiste” : un livre jeunesse pour dédramatiser les soins dentaires
Carnets de campagne
14 min
Les brèves des Carnets :
- L'association Pot'Sol, Potagère et Solidaire, cherche un local à Rochechouart et a besoin de plus de bénévoles.
- Le Café Baboum, vivement recommandé par une auditrice, à Saint-Léger-la-Montagne.
- Participez au jury du Prix du Livre Inter ! Vous avez jusqu'au 16 mars pour envoyer votre candidature.
Clés : Société Santé Santé psychologique – Psychiatrie
Ndlr :* comment l'aider à essaimer ? ACT
- INFORMER
Député LFI Nouveau Front Populaire
Samedi 7 février, je serai présent dans le département de la Meuse. Député de la France Insoumise référent et originaire de la Meuse, je réponds à l’appel de dizaines d’organisations demandant la fermeture la Taverne de Thor un centre néonazis des Hammerskins, situé sur la commune de Combres-sous-les-Côtes.
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Né au Texas à la fin des années 1980, Les Hammerskins comptent uniquement des membres blancs, ou « Aryens », affiliés au Ku Klux Klan et au Parti nazi américain (ANP). Ils développent une rhétorique de suprématie blanche et prône la violence à l’encontre des Afro-Américains. En Europe, ils prônent une idéologie néonazie et raciste.
Illustration 2
Avec la Taverne de Thor à Combres-sous-les-Côtes, les « Lorraine Hammerskins » disposent depuis les années 2010 d’un lieu d’entraînement et de rassemblement dans la région. Ils ont réussi à s’implanter durablement sans être inquiétés par les autorités, cette organisation se développe au vu et au su du grand public.
La Taverne de Thor est fréquentée par des criminels recherchés à l’échelle internationale et sert de carrefour aux néonazi·es, des Balkans jusqu’aux États-Unis. De nombreux adeptes des clubs de combat de la région s’y entraînent et admirent la violence afin de créer des perspectives matérielles pour le renversement suprémaciste souhaité par les partisans d’Adolf Hitler.
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Extrême droite
Le jeune homme de 23 ans, décédé après une brutale agression à Lyon, s’était récemment rapproché de plusieurs collectifs d’extrême droite ayant recours à la violence. Passé par l’Action française, il a participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9-Mai à Paris.
...
Les réseaux mondiaux d'extrême droite mis en évidence notamment par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?rtS_SQ
montrent la voie de ce que peut être en positif la médiation de l'urgence.
Avec quels soutiens ?
- antifa
- réseaux associatifs/ONG comme Greenpeace, MdM, etc
- non-violence
- etc
Pour quoi faire ?
- continuer à documenter pour mieux informer en s'appuyant sur la presse et les journalistes éthiques
- curation de la violence
- prévention, bataille culturelle de la non-violence
- etc
• 8 vues
La mort de Quentin Deranque à Lyon n’est plus seulement un fait divers. Elle a dépassé ce stade. La droite et l'extrême droite ont décidé de s’en emparer. Récupération politique… La droite parle de dérive antifasciste, la gauche dénonce une instrumentalisation. Niveau judiciaire, 11 interpellations dont deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnault.
Et pendant ce temps, le débat médiatique s’emballe. On assiste à une guerre des récits, certains médias affirment que le danger serait à l'extrême gauche. Pourtant les chiffres sont têtus. En France, entre 1986 et 2021, sur 53 « meurtres à caractère idéologique » recensés, 90 % ont été commis par l’extrême droite.
Avec le chroniqueur politique Paul Elek et l’essayiste Mathieu Slama, on va essayer de dépasser l’émotion pour comprendre ce que cette séquence dit vraiment de l’état politique du pays.
Visibilité Publique
Publié originellement 19/02/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 27 min 36 sec 1 Comment
Tr.: ...
Marie-Coquille Chambel, doctorante, militante féministe / Nemesis ... a appelé Quantin ... en lien avec les collectifs fascistes armés ... des fémo-nationalistes ... vision xénophobe du nationalisme, avec les codes du militantisme de gauche ... prudence / dissolution ... outil pas forcément efficace ... ex Nanterre ... la droite prépare l'alliance avec l'extrême droite ... le programme du FN/RN n'a pas changé ... Aboubakar Cissé mort, pas de minute de silence ... le crime de LFI ? Tenir bon ...
283 k abonnés - 1,7k+ - 40 852 vues - 628 commentaires
FOCUS 🔍
Depuis 2010, les groupuscules d’extrême droite radicaux se sont implantés par la violence en plein cœur de la capitale des Gaules. Leur objectif ? Débarrasser la ville de leurs « ennemis » : la gauche et les étrangers. Décryptage avec Bruno Rieth et Anthony Cortes de la rubrique politique.
498 k abonnés - 1,1k+ - 11 192 vues
Vidéo tirée du stream du 17/02/2026
Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:22 : Les faits (au 17 février à midi)
07:45 : Nemesis
10:13 : Quentin Deranque
12:17 : Le récit de l'extrême droite
15:39 : Cadre interprétatif : ce qu'est la violence d'extrême droite aujourd'hui
28:40 : Conclusion
Montage réalisé par Pemf : https://bsky.app/profile/pemf.bsky.so...
Miniature par Boidin : https://bsky.app/profile/boidin.bsky....
115 commentaires
Épinglé par @Clemovitch @Clemovitch il y a 39 minutes
Cette analyse a été enregistrée le 17 février, avant l’interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis. Il appartient désormais à LFI de prendre la parole. Pour le reste, ce fait ne change rien aux conclusions étayées dans cette vidéo.
Un grand merci d'avance aux modérateurices des commentaires qui font un travail difficile pour les rendre un minimum lisibles.
Bon visionnage.
Tr. ...
Livre / violences politiques ... 53 personnes dt 90% mortes /l'extrême droite personnes racisées ... Paris est Nazi ... Lyon est Nazi ... 2023, St-Brévin maison incendiée après harcelé ... meurtres racistes ... centre culturel kurde attaqué ... Ismaël ? ... groupuscules néofascistes ...
Publié : 5 décembre 2025 à 10 h 30 min
Catégories: Féminisme / Genre/ Rapports sociaux de sexe
La violence patriarcale est répandue dans le monde, mais elle ne l’est pas de manière uniforme. Dans cet entretien réalisé par l’agence kurde ANF, Münevver Azizoğlu-Bazan analyse ses causes à l’échelle mondiale, critique les féminismes eurocentrés et aborde les questions de résistance, de solidarité et d’alliances transnationales.
La violence à l’égard des femmes est l’une des violations des droits humains les plus persistantes et pourtant les plus méconnues au monde. Pour Münevver Azizoğlu-Bazan, chercheuse en sciences sociales et de l’éducation qui étudie depuis plusieurs années les structures des femmes kurdes au sein de la diaspora allemande, une chose est claire : la violence sexiste n’est pas un phénomène culturel limité à certaines régions, mais bien l’expression de rapports de pouvoir à l’échelle mondiale. Dans cet entretien, elle aborde les causes structurelles de la violence patriarcale, les angles morts du féminisme occidental et les pratiques de résistance des mouvements de femmes dans les pays du Sud.
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Enquête - 13/08/2025 Par Juliette Quef et Clément Gousseau
Violences racistes : que s’est-il vraiment passé au festival écolo Les Résistantes ?
Malgré la promesse de réunir «toutes les luttes», le festival Les Résistantes, qui s’est tenu du 7 au 10 août dans l’Orne, a été émaillé de violences racistes, que nous ont racontées plusieurs participant·es. L'organisation dit avoir entendu «la colère légitime des victimes» et promet des mesures pour mieux prendre en compte les luttes antiracistes lors des prochaines éditions. Décryptage.
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Deux ans après une première édition dans le Larzac, la principale association organisatrice, Terres de Lutte, souhaitait donner la place à une plus grande variété de combats.
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Conférences et rencontres sur les luttes paysannes, écologistes, féministes, antiracistes… Des combats pluriels, présentés pendant quatre jours, qui étaient censés permettre de créer des synergies et de «structurer un réseau d’entraide entre militants.»
Mais à l’heure du bilan, la rencontre apparaît moins joyeuse. Comme l’ont rapporté nos confrères de Reporterre, une trentaine de militant·es racisé·es ont exprimé leur colère lors de la cérémonie de clôture, dénonçant des violences racistes subies pendant l’évènement. Vert a enquêté pour tenter de comprendre ce qu’il s’était passé.
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des membres du Coaadep, le Collectif des ouvrier·es agricoles et des ayants-droit empoisonné·es par les pesticides des Antilles
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la table ronde «Pesticides : le colonialisme chimique», où le Coaadep intervenait avec le collectif Vietnam Dioxine, qui lutte pour la reconnaissance officielle des effets de l’agent orange sur les populations lors de la guerre du Vietnam (notre article), et l’Observatoire Terre-Monde, qui met en avant la diversité des enjeux écologiques dans les territoires d’Outre-mer.
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Rémi-Kenzo Pagès, journaliste indépendant, membre de l’Association des journalistes antiracistes et racisé·es (AJAR), qui a assisté à la table ronde. «La première intervention dans le public était hors sujet
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Victor Vauquois, membre de Terres de Lutte, reconnaît «une colère légitime», alors que l’organisation a constaté «des remarques, des comportements déplacés et des insultes».
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Connu / TG le 13/08/25 à 16:40
(Toulouse)
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Dont
Jeudi 24 avril
18h à 20h
[BAF] Introduction à l’intervention dans les violences interpersonnelles
2ère lecture collective de la Boîte à outils de Creative Interventions
Guide pratique pour mettre un terme à la violence interpersonnelle est une traduction collective, émanant de nombreuses personnes du Québec, de France, de Suisse et de Belgique, d’un gigantesque travail de compilation et de formalisation de stratégies visant à mettre fin à des violences interpersonnelles sans recourir à l’État ou un tiers répressif. Ce gigantesque ouvrage, dont la traduction française n’est pas encore largement disponible, vise à construire une culture de l’intervention, c’est-à-dire à confier la cessation et la réparation des violences aux personnes les ayant subies, commises, ou étant témoins ou proches. Il s’inscrit dans une démarche de justice transformatrice et de responsabilisation communautaire.
Parce que ce texte est intimidant, et aussi parce que le collectif est à la base des pratiques et de la culture pronées par ce guide, il nous paraît intéressant de s’en emparer collectivement. Nous proposons ainsi une série de lectures et discussions collectives autour d’extraits.
Lors de cette deuxième session, nous lirons les parties « Qu’est-ce que l’intervention communautaire face à la violence ? » et « Violence intepersonnelle : des bases que tout le monde devrait avoir ». Nous prendrons quelques notes afin de transmettre ce que nous avons lu aux personnes souhaitant se joindre à des sessions ultérieures. Prochaine session (à vérifier dans le programme) : 15/05.
Don libre et non nécessaire en soutien à la Bibliothèque Anarcha-Féministe.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?adzrUA
Ndlr : cela peut-il se rapprocher de la médiation par les pairs ?
Publié le samedi 19 avril 2025 à 12:04 / Le grand face à face snegaroff
Fabien Truong, sociologue, écrivain, enseignant à l’université Paris-8, spécialiste des quartiers populaires et de la jeunesse, co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte) - Claire Delfino
Comment déconstruire les représentations et préjugés autour des quartiers populaires? Fabien Truong co-signe une enquête de plus de dix ans à Grigny. Débat avec le sociologue et co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte).
Avec Fabien Truong, sociologue, auteur et réalisateur.
*Tr.: ...
Amedy Coulibaly ... la violence des attentats a résonné avec la violence de la vie quotidienne ... le 13/11/2015 ... enquêtes sur la radicalisation ... appels à la paix, émotion collective Charly ... précarité ... violence terroriste cache des violences structurelles cachées ... livre extraordinaire de 10 ans d'enquête ...
ya des mobilités internes ... mobilités contraintes ... absence de lieux de sociabilité, lac artificiel, bois ... nature hostile ... créer la sociabilité à l'intérieur du foyer sauf quand les femmes sont maltraitées ... l'école, lieu de sécurité, compte énormément ... ne savent pas nager, l'eau fait peur ... lieux de règlement de comptes ... cartographie subjective ... dynamisme fort ... politique publique forte ... paupérisation croissance, dynamique de flux, dépouillée de son capital social /religion musulmane, évangélistes individualisme ... bricolage individuel ... /vote très faible taux de participation, a doublé en 2022 ...
455 k abonnés - 188+ - 15 376 vues
Ce lundi, les militants de l'ONG Extinction Rebellion ont lancé quinze jours de désobéissance civile à travers la planète dans l'optique de dénoncer l'inaction "criminelle" des gouvernements face au changement climatique. De Gandhi à Martin Luther King en passant par José Bové ou le mouvement hippie, la désobéissance civique est régulièrement agitée pour défendre des causes et mener des actions presque toujours non violente. La preuve par cinq.
13 commentaires
- @technoaddict2818 il y a 5 ans - 1+
Durant la guerre du vietnam les hippies n'ont pas servi à grand chose...il est également important de rappeler que la dc ne se suffit pas à elle seule et qu'il faut des mouvements violents pour faire avancer les choses
Ndlr : ce besoin de dualité violence/non-violence est aussi une thèse défendue par certains au sujet de Gandhi :-(
Publié le jeudi 20 mars 2025
Violette Spillebout, députée du groupe Ensemble du Nord, et Paul Vannier, député du groupe La France insoumise du Val d’Oise. Ils sont co-rapporteurs de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires.
Avec
- Violette Spillebout, députée Renaissance de la 9e circonscription du Nord et porte-parole du groupe à l'Assemblée
- Paul Vannier, député La France Insoumise du Val-d’Oise
... des victimes qui, pour beaucoup, se sont senties méprisées par l'Éducation nationale et la justice ...