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Jérôme Denis et David Pontille sont les auteurs d’une enquête sur le travail, souvent invisible, consistant à faire durer les objets et les infrastructures qui constituent notre monde. C’est aussi une stimulante réflexion philosophique sur le sens de maintenir ce à quoi nous tenons.
23 décembre 2022 à 18h22 / Lucie Delaporte
Dans nos sociétés nourries aux récits enchantés sur l’innovation et la création, et souvent résignées devant l’obsolescence programmée des objets, les travailleurs de la maintenance sont parmi les plus invisibles.
Le Soin des choses. Politiques de la maintenance (La Découverte, 2022), des sociologues Jérôme Denis et David Pontille, est une passionnante enquête sur ceux qui travaillent, dans l’ombre, à conserver en l’état les infrastructures ou les objets du quotidien.
Des salariés de la RATP qui s’attachent à prévenir la corrosion des panneaux de signalisation du métro aux agents d’entretien des bâtiments en passant par celles et ceux qui œuvrent à la restauration des tableaux, l’ouvrage nous fait approcher au plus près le geste de « maintenir ».
Un livre qui est aussi une puissante réflexion philosophique sur le sens qu’il y a à faire durer les objets auxquels nous tenons et qu’il s’agit d’apprendre à écouter.
jeudi 12 juin 2025 - Société - Par Alexandre Monnin, Philosophe, Directeur scientifique d’Origens Media Lab et professeur à l'ESC Clermont Business School
Derrière les discours d’efficience, d’autonomie et de prévention, un glissement insidieux s’opère : celui d’une médecine qui renonce à soigner. Aux États-Unis comme en France, le soin devient conditionnel, réservé aux existences jugées « optimisables ». En s’appuyant sur le cas du programme MAHA, les dérives du One Health, le concept d’« abandon extractif » et l’émergence d’un « eugénisme doux », cet article analyse les ressorts politiques et idéologiques d’un renoncement systémique au soin.
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Aux États-Unis, cette hypothèse se cristallise au travers du programme MAHA – Make America Healthy Again – dont l’ambition n’est plus de soigner, mais d’éviter les coûts liés au soin. Comme le formule explicitement Derek Beres, fin observateur de ces enjeux et co-animateur de l’excellent podcast Conspirituality, le but de MAHA « n’est pas la santé, c’est l’évitement ». En France, la récente loi sur le droit à mourir, en apparence progressiste, a été critiquée par des collectifs antivalidistes comme une manière d’acter l’impossibilité de vivre longtemps avec certains handicaps ou maladies chroniques.
Ce tournant ne se donne pas toujours pour ce qu’il est. Il s’abrite derrière les mots d’efficacité, d’autonomie, de prévention, voire de soutenabilité. Il s’appuie sur des cadres comme le paradigme One Health, censé penser la santé de manière systémique à l’échelle des écosystèmes mais qui, en pratique, contribue à diluer les responsabilités et à rendre invisibles les enjeux de justice sociale. Il prospère sur les ruines de la médecine publique, sur la fatigue des professionnels du soin, sur l’individualisation croissante des parcours de santé.
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ne domine plus la coercition biologique mais la modulation des accès, des incitations, des normes implicites du mérite sanitaire. Dans ce monde, certaines vies méritent encore d’être soignées. D’autres sont progressivement déplacées hors du champ du soin, abandonnées à elles-mêmes, tout en continuant à alimenter des bases de données, des algorithmes, et des modèles de gestion du risque.
Function Health et la « root cause medicine » : une médecine sans soin ?
La logique du non-soin trouve un prolongement dans l’écosystème des startups de la médecine fonctionnelle, à commencer par Function Health, cofondée par Mark Hyman – médecin star, promoteur du self-care optimisé et conseiller santé de Robert F. Kennedy Jr. Promettant une révolution individualisée, Function Health propose à ses clients de mesurer plus de cent biomarqueurs pour « reprendre le contrôle sur leur santé ». Pourtant, ce qui se présente sous les auspices d’une forme d’empowerment est en réalité une mise en marché de diagnostics sans soin : les résultats des tests ne sont accompagnés d’aucune prise en charge clinique réelle, et leur utilité médicale est sérieusement mise en doute.
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Le biologiste Greg Maguire, quant à lui, dénonce Function Health au titre d’une « arnaque façon Theranos », un modèle d’affaire jouant sur le flou scientifique, l’auto-surveillance et la peur du déclin corporel, tout en échappant à toute responsabilité thérapeutique.
Au cœur de cette approche se trouve la notion de « root cause medicine », qui prétend identifier et traiter les causes profondes des maladies plutôt que de se contenter de soulager les symptômes. Bien que louable en apparence, cette philosophie est également au centre du programme MAHA (Make America Healthy Again), porté par l’administration. Le récent rapport de la commission MAHA[2] publié en mai 2025, attribue ainsi la montée des maladies chroniques chez les enfants étasuniens à des facteurs tels que l’alimentation ultra-transformée, l’exposition aux produits chimiques, le manque d’activité physique et le stress chronique. Il critique également la surmédicalisation, notamment l’utilisation excessive de médicaments et de vaccins chez les enfants, et appelle à une réorientation vers la prévention et la recherche sur les causes profondes des maladies.
Cependant, cette focalisation sur les causes profondes peut avoir des conséquences problématiques. En mettant l’accent sur la prévention et la modification du mode de vie, elle risque de délégitimer les besoins des personnes déjà malades, en particulier celles atteintes de maladies chroniques ou de troubles neurodéveloppementaux – y compris l’autisme –, qui seraient liées à des perturbations métaboliques ou environnementales. Si la recherche de cause profondes est légitime, force est de reconnaître qu’elle est instrumentalisée aujourd’hui en vue de délégitimer la recherche scientifique et les politiques de soin au profit d’une écologie pseudo-naturelle du corps performant, de la prévention morale et de l’industrie du diagnostic.
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un transfert massif de ressources depuis les institutions publiques vers des plateformes privées qui transforment le soin en business. Derrière le slogan « Make America Healthy Again », se cache une antienne bien connue : enrichir les cercles proches du pouvoir tout en abandonnant les populations vulnérables, déjà rendues invisibles par les angles morts du marché de la santé.
L’ironie de cette médecine du non-soin est qu’elle s’appuie massivement sur des dispositifs technologiques sophistiqués : capteurs, tests, algorithmes, plateformes. Le soin est externalisé, privatisé, et converti en données. Le quantified self devient la forme contemporaine de l’attention à soi, vidée de toute relation clinique. Ces technologies alimentent des systèmes d’optimisation où l’important n’est plus la guérison, mais la conformité aux normes biologiques ou comportementales. Dans ce contexte, le patient devient un profil de risque, non plus un sujet à accompagner. La plateformisation du soin réorganise en profondeur les régimes d’accès à la santé. La médecine n’est alors plus un service public mais une logistique de gestion différenciée des existences.
One Health ou la naturalisation du non-soin
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Ce flou n’est pas neutre. Il permet de relativiser les demandes d’action immédiate, en invoquant une perspective systémique, lointaine, future. On parle de microbes et de milieux, on « prend de la hauteur » tout en abandonnant les personnes malades ici et maintenant, notamment celles souffrant du Covid long ou d’autres pathologies différées.
Plus grave encore : cette « prise de hauteur » s’accompagne d’un transfert de schèmes idéologiques issus de l’écologie réactionnaire. Le retour à la nature se double d’une défiance vis-à-vis des vaccins, des traitements, de l’intervention médicale. Dans certains discours, relayés par exemple par la journaliste Marie-Monique Robin, la fusion avec le monde microbien devient un idéal, et la prévention sanitaire, une intrusion[3]. On célèbre « l’immunité naturelle » pour mieux fustiger l’intervention publique. Des deux côtés de l’échiquier politique.
Sous couvert d’intégration des savoirs, le One Health organise en réalité une double démission : institutionnelle, d’abord, en se dégageant de toute responsabilité immédiate ; cognitive, ensuite, en affaiblissant la distinction entre pathogène et environnement. Il participe ainsi pleinement du paradigme du non-soin.
Une autre logique traverse ces dynamiques : un catastrophisme vitaliste, qui prend racine à la fois dans certaines critiques de la modernité médicale et dans un rapport idéalisé à la « nature ». Face aux dégradations écologiques, le réflexe n’est plus de renforcer les capacités collectives de soin. Il s’agit désormais de retrouver une forme de pureté corporelle ou environnementale perdue. Cette quête se traduit par l’apologie du jeûne, du contact avec les microbes, de la « vitalité » naturelle – et la dénonciation des traitements, des masques, des vaccins comme autant d’artefacts « toxiques ». Elle entretient une confusion entre médecine industrielle et médecine publique, et reformule le soin comme une purification individuelle. Là encore, le paradigme du non-soin prospère non pas en contradiction avec l’écologie, mais bien davantage au nom d’une écologie mal pensée
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Elle puise dans une généalogie critique où Ivan Illich tient lieu de figure tutélaire. Sa dénonciation de l’iatrogénie, des professions médicales et de la médicalisation de la vie reste aujourd’hui une référence centrale, souvent mobilisée par des discours « alternatifs » à la médecine. Or cette critique a changé de camp : d’arme contre l’industrie pharmaceutique, elle devient ressource idéologique pour désarmer la médecine publique au profit des marchands de compléments alimentaires, d’algorithmes et de tests en tous genres. Le mythe d’un retour à l’harmonie naturelle, débarrassée des intrusions techniques, alimente aujourd’hui une écologie vitaliste parfois indistincte des idéologies de droite libertarienne ou survivaliste
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Extractive abandonment et soft eugenics : organiser le tri
Dans ce monde du non-soin, l’abandon n’est ni un effet secondaire ni une faute mais un principe actif de gestion. Le concept d’extractive abandonment, formulé par Beatrice Adler-Bolton et Artie Vierkant dans Health Communism, désigne une situation où les populations vulnérables sont à la fois exclues de la prise en charge, et maintenues dans des dispositifs qui extraient de la valeur de leur existence, sans compensation, ni reconnaissance, ni soutien.
Ce paradigme, qui organise le retrait actif de l’État ou des institutions médicales, s’appuie sur une économie politique éminemment problématique : les malades chroniques, les personnes handicapées ou marginalisées deviennent des sources de données, des objets d’expérimentation, des supports de tests – mais sans accès réel à des soins. Dans le meilleur des cas, elles sont orientées vers des parcours de « self-care » algorithmique, où la personnalisation de la gestion de santé dissimule une désinstitutionnalisation complète.
Ce processus rejoint l’eugénisme doux. Loin des formes brutales et déclarées du XXe siècle, ce nouveau tri sanitaire est diffus, technicisé, comportemental. Il repose sur des critères d’optimisation et de rendement. La question n’est pas « qui doit vivre ? » mais « qui vaut l’investissement ? ». Les profils « compliance-ready » sont favorisés. Les autres, invisibilisés, écartés. On ne les nomme plus : ils ne rentrent simplement pas dans les catégories de priorisation.
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la santé publique cesse d’être pensée comme un bien commun, et devient une performance individuelle, mesurée, scorée, marchandée. La médecine elle-même, soumise à l’austérité, finit par abandonner ses missions fondamentales : observer, diagnostiquer, soigner. Elle se contente de prévenir – et encore, seulement pour ceux qu’on juge capables – et/ou suffisamment méritants.
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Loin d’être intrinsèquement opposée au soin, la prévention a longtemps constitué une avancée majeure de la médecine sociale : campagnes de vaccination, médecine du travail, hygiène publique, politiques de dépistage… Autant d’acquis issus des luttes collectives et des savoirs institutionnels. Le tournant actuel consiste moins à valoriser la prévention qu’à la retourner contre les malades
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Repolitiser le soin
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avance sous une pluralité de masques ceux du pragmatisme, de l’innovation, de la prévention mais aussi de l’écologie, d’une vision plus « holistique » et pleine de sens, et de la liberté de choisir. Elle substitue au droit au soin un devoir de performance ; à la médecine, une ingénierie du tri ; au thérapeutique, un récit de responsabilisation individuelle. Ce que l’on nous propose n’est pas moins de soin – c’est un monde sans soin, ou du moins réservé à celles et ceux qui peuvent en justifier la rentabilité sociale ou biologique.
C’est là que la convergence devient troublante. Car ce paradigme du non-soin, loin d’être réservé au trumpisme ou à la droite libertarienne, trouve des échos dans certains pans de la gauche et de l’écologie politique. Il repose sur une série de structures partagées, bien que parfois contradictoires :
– Une « biopolitique négative » – selon la définition de Benjamin Bratton : refus d’intervenir collectivement sur les milieux de vie, rejet de toute régulation sanitaire ou environnementale sous prétexte de défendre des libertés individuelles. Cette posture a entravé la mise en place d’infrastructures collectives de soin pendant la pandémie, elle concerne également les politiques écologiques.
– Une responsabilisation individualisée – où l’autonomie devient injonction à l’autosurveillance : bien se nourrir, bien s’exposer, bien gérer son stress (ou son empreinte environnementale). Mais sans jamais reconstruire les conditions collectives du soin ni reconnaître l’inégale capacité des individus à le faire.
– Une quête de purification par la nature (et l’effort) – à travers le sport, les régimes, les huiles essentielles, l’exposition aux microbes, etc. Cette quête valorise un corps en harmonie avec un « milieu naturel » et disqualifie les infrastructures médicales jugées artificielles ou toxiques. Le soin est alors redéfini comme retour méritoire à l’origine ou à l’équilibre, en lieu et place d’un accompagnement institutionnalisé.
– Une foi partagée dans l’auto-optimisation – qu’elle passe par les algorithmes, le quantifying-self ou les routines « naturelles », elle légitime un tri silencieux entre les corps adaptables (et disposés à s’adapter) et les autres. La surveillance remplace l’attention, la donnée remplace la relation, le test remplace le soin.
Ainsi, sous couvert de libération individuelle ou de vision plus systémique, se met en place une architecture du tri : une santé sans soin, une médecine sans clinique – une écologie sans solidarité.
Contrairement à une vision simpliste qui opposerait un État providentiel déclinant à un secteur privé envahissant, le retrait du soin s’opère aujourd’hui par une transformation active de l’action publique. L’État ne disparaît pas : il prescrit, organise, finance, externalise. Il se fait plateforme, courtier de services, émetteur d’appels à projets. En matière de santé, cela signifie le financement de dispositifs de prévention algorithmique, l’encouragement de solutions « innovantes » portées par des start-ups, ou encore le remboursement indirect de produits encore non éprouvés. Ce nouveau régime n’est pas une absence de soin, c’est une délégation programmée du soin à des acteurs dont l’objectif premier n’est pas le soin mais la rentabilité. L’État ne s’efface pas en totalité : il administre la privatisation du soin.
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Connu / https://bsky.app/profile/michel-lussault.bsky.social/post/3lrdvcjffzs2u
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Michel Lussault @michel-lussault.bsky.social · 1 mois
Il y a tous les jours des articles stimulants sur @aoc-media.bsky.social , toutefois je recommande particulièrement ce texte d'Alexandre Monnin, qui fait beaucoup réfléchir et propose une critique salutaire du concept de One Health et de la crise du soin médical.
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Propos introductifs (9 h 20)
- Damien de Laforcade, directeur de territoire, Fondation OVE
- Nicolas Chambon, sociologue, Orspere-Samdarra
Première table ronde : (Faire) face à l’inhospitalité (9 h 40)
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Trier et protéger : les paradoxes d’un accueil inhospitalier pour les jeunes migrant.e.s
Morane Chavanon, politiste, enseignante-chercheuse à l’ENSEIS, chercheuse associée au Centre Max Weber et membre associée de l’Institut Convergences Migrations -
Qualifier l’environnement au prisme de ses impacts sur la santé mentale
Élodie Picolet, psychologue chercheuse, Orspere-Samdarra -
L’hospitalité psychique en clinique psychosociale transculturelle : comment nos patients précaires habitent à l’intérieur de nous
Sydney Gaultier, psychologue cadre, département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois, université de Lausanne et université de Genève
Discutant : Vincent Tremblay, chargé d’étude, Orspere-Samdarra
Pause (11 h)
Deuxième table ronde : Soutien social et santé mentale (11 h 20)
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Co-construire la confiance pour un meilleur accès au soin
Valentin Cugulliere, psychologue, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Lucile Berthaud, éducatrice spécialisée, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Perrine Jouve, psychologue, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Pauline Fabregue, infirmière, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE -
Les liens qui permettent de refaire un « chez soi »
Nicolas Martine, coordinateur de programme, Médecins du Monde Caen
Valderèse Bobin, psychologue bénévole, Médecins du Monde Caen -
Trouble dans l’hospitalité : l’exemple du dispositif Un chez-soi d’abord jeunes
Hervé Marchal, professeur de sociologie, LIR3S (UMR 7366 CNRS UBE), université de Bourgogne Europe, Directeur de la Maison des Sciences sociales et des Humanités (MSH) de Dijon (UBE, CNRS, MSH UAR 3516)
Discutante : Élodie Picolet, psychologue chercheuse, Orspere-Samdarra
Reprise à 14 h sur le lien de l'après-midi
Orspere-Samdarra
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Tr. ...
Morane Chavanon ...
Gestion de l'acceptabilité migratoire ... n'ont pas le choix de leur territoire de vie ... accueil sous contrainte ... accueil n'est pas forcément hospitalité ... enquête dans des dispositifs de la protection de l'enfance ... effets au long cours ...
Méthodo :
phase d'ethnographie : observer des temps professionnels, accompagnement de ces jeunes ... des jeunes mais pas les jeunes ... du participatif flexible / binomes d'enquêtes ... accueil et tri sont consubstantiellement liés ... ces jeunes éprouvent sans cesse leur condition ... donner à comprendre dans le verbatim ... le vécu de l'évaluation de la minorité ... rite d'institution au sens de Pierre Bourdieu ... politique de la preuve ... s'accompagne d'autres exp sociales ... de la rue ... temporalités variées ... épisodes de répression et parfois d'hospitalité ... vécu répressif ... rappel à l'ordre migratoire omniprésent ... l'injonction biographique, injonction au à dévoilement de soi ... soupçon permanent ... nécessité à parler de soi ... personnifier pour légitimer les souffrances ...
SOCIALISATION INSTITUTIONNELLE
... pas récipiendaires passifs ... processus d'apprentissage les pourvoit en ressources ... 3 >> effets :
production de dispositions langagières ... tournure passive ... rationnaliser - de la lace ou non - pensée linéaire ... a presque des mots de travailleur social ... se rendre employable ... travail sur les aspirations ... coconstruction avec les professionnels ... ajuster ambitions à état des possibles ... injonction à la patience, temporaliser les désirs ... manque de sens ... travail de subsistance ... arbitrer entre options limitées, s'informer auprès de pairs ... évaluer le niveau d'études / gains ... une capa d'action peut se déployer ... sécurisation admin un temps ... cdi dans le nettoyage ...
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médiation
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Pour la fin de cette transcription, cf notes JLP
Ndlr : cette vidéo et celle de l'après-midi (https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?WhVA4w) sont de nature à nourrir une formation sur la médiation, notamment l'accueil, etc VALORISER ACT
S O I N S , A C C O M PA G N E M E N T S E T E N T R A I D E
Commission des Affaires sociales le 7 juin 2023, examen de la PPL (Horizon) sur l'amélioration de l'accès aux soins. ...
Tr.: ... Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne ...
Connu / TG le 12/06/23 à 13:27
215 048 ont signé
Xavier DUHART a lancé cette pétition adressée à M. Emmanuel Macron, Président de la République, M. Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et Mme Bérangère Couillard, Secrétaire d'État chargée de l'Ecologie,
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depuis les années 1950, les populations de hérissons sont passées d’environ trente millions à moins d’un million à cause de l'agriculture chimique industrielle. Là où dans les campagnes il y avait 100 hérissons, il n’y en a plus que 3 à présent ! Pour preuve de cette catastrophe pour la biodiversité, les Hérissons ont été classés en 2020 sur la liste rouge des espèces en danger par la Grande-Bretagne.
Bien qu’aucune étude sérieuse n’ait été menée en France, on estime que l'espèce Hérisson sera quasiment éteinte en 2025, avec des territoires d'où il aura totalement disparu, et d'autres avec des effectifs si réduits qu'ils ne seront plus en mesure de se reproduire, et donc condamnés à disparaître.
Les hérissons sont également victimes de la gestion chaotique du ministère de l’Écologie de 2016 jusqu'en 2019
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Quant aux centres de soins pour les hérissons officiels, plus de 30 départements français n'en ont pas. Un petit centre ouvre quand un autre ferme. Moins de 30 centres de sauvegarde dans toute la France, contre 800 en Grande-Bretagne où 105 000 bénévoles se sont tout simplement inscrit sur le site Internet Hedgehogstreet.org pour officialiser leurs actions, s'engageant à respecter une charte rédigée par des vétérinaires et des professionnels de la faune sauvage.
En France, les découvreurs de hérissons en détresse n’ont souvent d’autres choix que de se tourner vers les vétérinaires qui, dans la plupart des cas, ne peuvent pas les prendre en charge.
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Réalisation et Animation: Un ornithorynque dans la piscine
Voix : Aude Marchand
Recherche des données : Claude Billerot et Loïc Brachet
Compilation et mise en forme des données: Jean Richard
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Ci après les informations de la vidéo
Film réalisé en deux jours.
Remerciement particulier à Aude, Jean Richard et Grégoire pour leur aide et réactivité impressionnante.
A la fin c'est nous qu'on va gagner!
(Erratum chiffres: en 2021 a Girac ce sont 18 lits fermés temporairement, dont 0 fermés définitivement)
Barbezieux, Ruffec, Confolens, de 90 à 2000 : Maternités fermées
Cognac, 2004 : Chirurgie publique cédée à la clinique privée
Barbezieux et Confolens, 2008 : Chirurgie fermée
Cognac, 2009 : Service de réanimation fermé
Girac , 2010 : Filière de cancérologie démantelée
Ruffec, 2010 : Chirurgie fermée
Camille Claudel, 2014 : moins 20 cadres
Cognac, 2018 : Moins 15 lits de médecine générale
Girac, 2019 : Moins 30 lits en soins longue durée
Camille Claudel : 2019 : moins 17 lits d’accueil.
Girac 2020 : Moins 10 lits en médecine gériatrique
Camille Claudel, 2020 : moins 15 places en TSA (Troubles du spectre de l’Autisme)
Girac, 2021 : moins 18 lits en Oncologie et moins 28 lits en pneumologie
Camille Claudel, juin 2021 : Admissions moyens séjours fermées
Girac, printemps 2022 : Départ des médecins pédiatres
Cognac, 2022 : « Fermeture provisoire » de 15 lits
Camille Claudel, 2022 : Moins 10 lits en Accueil Centres de Crise
Hôpital de Girac, 2022 : Menace sur les services de pédiatrie et de dialyse
Conclusion :
Aujourd’hui en Charente, désertification médicale et de l’offre de soins :
- 40 000 personnes sans médecin traitant
- Quasiment l’ensemble du département classé en zone sous dotée ou très sous dotée en personnel médical et paramédical
- 50% des médecins généralistes atteints par la limite d’âge.
- A Girac, 22% des personnels de Girac sont désormais sous contrats de droit privé
Et pour 2022, on dénombre au cours du premier trimestre :
- 10 départs en retraite,
- 11 mises en disponibilité
- 7 démissions
- 24 postes vacants d’infirmières
- De nombreux arrêts de travail non remplacés (tous grades ou postes confondus).
- Et le passage à la journée de 12 heures de travail
Emmanuel Hirsch Professeur d'éthique médicale, Université Paris-Saclay Nous voilà otages de l'indécision Il n'est plus l'heure de faire l'inventaire des décisions qui depuis le début de la pandémie sont prises et assumées dans le huis-clos d'un pouvoir qui nous ramène au statut d'otage.
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dont Médiation :
Le master Soin, Éthique et Santé forme principalement aux métiers de
la formation, de la médiation, et de l’encadrement.
• Métiers de la médiation :
ce master renforce un parcours de formation dans les nouveaux métiers
de la médiation qui se développent dans le champ de la santé, de l’action sociale, du droit et de l’éthique.
Jean-Marc Le Hunsec @pretalemploi · 1h
La santé en lutte : «Le délabrement des soins de santé a été préparé» | Entretien avec Alice & Leila du Collectif @SanteLutte sur @RevueBallast
https://bit.ly/2DWI4Et #Belgique #Europe #France
BALLAST | La santé en lutte : « Le délabrement des soins de santé a été préparé »
« Tenir tête, fédérer, amorcer »
revue-ballast.fr - 0 - 1 - 0
Conférence des AMFiS 2020 avec :
- Azzedine Taïbi (maire de Stains)
- Monia Labassi (Inspectrice du travail)
- Adeline Grippon (Médecins du Monde)
- Djangou Traoré (collectif Francs-Moisins citoyenne),
- Pascal Troadec (Maire adjoint LFI)
161 684 vues - 3,7 k - 460 - 163 k abonnés
Le Pr. Didier Raoult répondait aux questions de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC et BFMTV. Il est notamment revenu sur les resultats de l'hydroxychloroquine, le confinement, l'avenir incertain de l'épidemie de coronavirus
3 187 commentaires
30 % des malades ont des fibroses, usage du petscan pour voir ?? troubles de concentration,
Ndlr : devenu beaucoup plus prudent, il ne dit plus de "conneries" mais susceptible ?!
Les documentaires
Engagés, impressionnistes, sensibles, subjectifs… les documentaires diffusés par Le Média donnent à voir la vie comme elle va et comme elle ne va pas. Des documentaires que nous voudrions diffuser en plus grand nombre, et que nous avons aussi vocation à co-produire.
Clés : Déconfinement : urgence pour les femmes victimes de violences
Le coronavirus a rendu visible ce que nous ne voulions plus voir, les violences notamment, et elles sont nombreuses.
Les violences symboliques, les violences économiques, les violences policières, mais il y a aussi celles qui ont lieu au sein même de nos foyers.
Les violences faites aux femmes, ces violences qui laissent des traces, visibles puis indélébiles. Il y a les bleus sur les corps, mais aussi les bleus à l’âme et au coeur.
Des coups, des mots qui entrent dans les organismes comme un virus, pour ne jamais repartir. Contre ce virus là, pas de gestes barrières, pas d’immunité collective ni de masques de protection.
Si le confinement a permis d’enrayer la propagation du coronavirus, il a aussi accentué la progression de cette autre maladie, bien plus profonde, de notre société. Avec les mesures de confinement, les cas de violence, de menaces et de harcèlement dans les familles et les couples derrière les portes closes ont augmenté de 32 %. 44 % d’interventions en plus pour différends familiaux par rapport à la même période l’année dernière.
Avec le déconfinement, toutes les structures qui viennent en aide aux femmes victimes de violences se sont retrouvées submergées par les demandes. La Maison des femmes de Saint Denis en fait partie.
Depuis le déconfinement, elle gère une situation d'urgence tous les 2 jours nécessitant une mise à l'abri, parfois avec enfants et fourniture de colis alimentaires, contre 2 par mois en temps normal, c’est pourquoi elle appelle aujourd’hui aux dons : 90 000€ pour recruter deux postes supplémentaire de psychologue et assistant.e sociale.
=> https://www.helloasso.com/associations/la-maison-des-femmes/collectes/les-violences-s-intensifient-les-besoins-aussi
La Maison des Femmes de Saint Denis est un lieu unique en France.
Créée par la gynécologue et obstétricienne Ghada Hatem, cette maison accueille les femmes victimes de violences (viols, excisions, violences conjugales...).
Un refuge qui leur offre un chemin pour se reconstruire, une écoute et des soins adaptés. Psychologues, chirurgiens, conseillères conjugales, assistant.es sociales, policier.es, sexologues, sage femmes, ostéopathes….
Tou.te.s travaillent ensemble dans un seul but : aider ces femmes à reprendre vie.
Ce reportage, réalisé par Paloma Moritz et produit par Spicee, a été fait il y a deux ans, pour faire connaitre cette initiative mais aussi convaincre chacun et chacune de la soutenir pour appréhender différemment ce problème de société.
Nous avons tenu à le diffuser à nouveau alors que La Maison des femmes est en situation d’urgence. Il vous raconte une histoire d’héroïnes, pas de roman, ni de film, ni de BD… des héroïnes du quotidien.
Des femmes qui bravent leurs peurs pour pousser la porte de cette maison. La Maison des Femmes a besoin de vous pour continuer à exister et se développer et démultiplier son impact.
Soutenez-les, partagez cette information et soyez des héros ·ïnes ! Même avec 5€, vous pouvez aider à changer la vie des femmes victimes de violences…
Un grand merci au média Spicee de nous avoir cédé gracieusement le documentaire sur la maison des femmes.
Spicee est un média français, indépendant sur abonnement qui produit et diffuse des docs engagés sur des thématiques telles que Le monde de demain, la place des femmes, la lutte contre la désinformation et le complotisme et des parcours inspirants qui montrent que l’on peut réaliser ses rêves et faire bouger les lignes en agissant.
Et pour l'occasion et pour fêter ses 5 ans, Spicee vous propose une promo Anniversaire. L’abonnement est à -40% soit 30 euros l’année avec le code promo : 5ANS sur ce lien https://bit.ly/2AQmOOR
Pour aller plus loin :
- https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/2017/11/24/29001-20171124ARTFIG00108-les-violences-conjugales-couteraient-36-milliards-d-euros-par-an.php
- https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2019/11/dossier_de_presse_-_cloture_du_grenelle_contre_les_violences_conjugales_-_25.11.2019.pdf
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1274401630730010625
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Le Média @LeMediaTV · 7h
Avec le déconfinement, toutes les structures qui viennent en aide aux #femmes victimes de #violences se sont retrouvées submergées par les demandes. - 0 - 17 - 21
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Transcription : ... à 14mn le sexologue ACT
personne ne veille à ce que la MdF soit DUPLIQUÉE PARTOUT ACT
... besoin d'accompagnement humain nous aider à soigner ACT
... ya actuellement 4 projets que moi je connais qui sont suffisament lancés pour que je sois sûre qu'ils vont aboutir à Paris, Strasbourg, à Plaisir, à Brive. On les a accompagnés donc on est très heureux. Et ce qui nous fait plus plaisir c'est que des jeunes médecins demandent à passer 6 mois avec nous dans leur parcours, afin de reproduire notre modèle. Notre lobbying auprès du gouv / mission d'intérêt général / 1 structure par région à minima : 3è pj accueil 24/24 pour les violences sexuelles car on est très conscients du fait qu'une femme victime d'un viol va avoir tendance à aller aux urgences gynécologiques, qu'elles viennent chez nous qu'on fasse les prélèvements et que la police se déplace pour prendre les plaintes ACT++
/DISpense du secret médical à double tranchant. Si risque de mise en danger oui. Débattre en équipe pour peser le risque serait mieux + éthique.
Q: le levier la parentalité, l'avortement, accompagner, pédagogie éducation non-violente à l'égalité, au respect à la sexualité, traquer le sexisme, mieux répartir la charge mentale,
=> informer sur fin particip + valoriser le pj +++ ACT
France Enquête
Les médicaments anesthésiques, qui permettent de placer sous respirateur artificiel les malades Covid-19, sont en tension en Île-de-France. Le corps médical tente de rationner leur utilisation. D’autres médicaments essentiels pour faire face à l’épidémie pourraient très vite venir à manquer.
dans Communiqués de presse, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale
revendication des personnels hospitaliers à l’hôpital ? Pouvoir soigner efficacement et dignement. Quel est le but du pouvoir ? Faire des économies dans le service public et favoriser les profits du réseau de santé privé.
Huit mois de lutte des personnels de toutes les catégories ont permis de faire prendre conscience de l’état désastreux du système de santé public. C’est le résultat de plus de 12 milliards d’économies sur les dépenses de santé depuis le début du quinquennat. Plus personne ne croit que les « réorganisations » et « redéploiements » soient fait pour le bien commun.
Mais au lieu de proposer une refondation globale de la politique de santé publique le gouvernement organise un saupoudrage destiné à éteindre l’incendie social sans rien changer. L’annonce d’une augmentation du budget des hôpitaux de 1,5 milliards sur 3 ans dont 300 millions en 2020 est incohérente. Dès 2018, Macron avait déjà baissé le budget des hôpitaux d’un milliard d’euros !
Encore une entourloupe ! Où sont les recrutements ? Où est l’arrêt des suppressions de lits ? Où sont les créations de lits demandées ?
Les personnels infirmiers français sont les plus mal lotis des grands pays de l’OCDE, avec une rémunération inférieure de 5% au salaire moyen en France. Mais pas d’augmentation générale des salaires dans la profession. Seulement quelques primes pour certaines catégories de soignants.
Ce n’est pas un plan santé c’est le sauve-qui-peut d’un pouvoir qui a organisé lui-même un désordre qu’il ne sait plus réparer.
/ députés la France insoumise la réponse des personnels hospitaliers est la sienne. Rendez-vous le 30 novembre et le 5 décembre pour défendre l’intérêt général.
aussi sur https://www.youtube.com/watch?v=MPoNNSstRFk
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Ce matin, Nicole Ferroni rend hommage à Christine Renon, la directrice d'école à Pantin qui s'est donné la mort le 21 septembre dernier.
Le billet d'humeur de Nicole Ferroni dans le 7/9 (8h55 - 9 Octobre 2019)
Retrouvez tous les billets de Nicole Ferroni sur https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni
Catégorie Humour 106 commentaires
Docteur Yoyo il y a 2 jours
Très très belle chronique. Merci Nicole Ferroni et gros soutien à l'ensemble de nos instituteurs, profs, pompiers, infirmiers, médecins et j'en oublie qui sont si importants, si primordiaux à notre société et notre vie de tous les jours mais qui sont abandonnés et sacrifiés par nos politiques depuis tant d'années. Courage à vous et merci !!!! "
es Atikamekw de Manawan, de Wemotaci et d’Opitciwan, en Haute-Mauricie, entament un processus de commémoration pour les enfants disparus ou enlevés après avoir reçu des soins à l’hôpital. En parallèle, ils sont toujours à la recherche de la vérité sur ces enfants fantômes.
AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN
C'est l'urgence aux urgences. Les personnels soignants des hôpitaux se mobilisent à nouveau aujourd'hui pour protester contre leurs conditions de travail. Des dizaines de services d'urgences sont en grève dans toute la France. Ils réclament plus de moyens, à la fois financiers et humains, pour pouvoir exercer leur travail correctement et soigner dignement. C'est à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, que le mouvement de grève a débuté début mars.
L’air fétide du radicalisme rigide
Il y a environ un siècle, la célèbre anarchiste Emma Goldman était à une fête, quand un jeune homme la prend à part. “Avec un visage grave, comme s’il allait annoncer la mort d’un camarade,” l’homme lui dit “qu’il n’était pas très avisé de la part d’un agitateur de danser”. Selon lui, cela donnait une mauvaise image du mouvement révolutionnaire. Goldman était bourrée, et lui répondit grosso modo d’aller se faire voir. On dit de cette rencontre qu’elle est à l’origine de la phrase de défense célèbre de la joie et du jeu, souvent attribuée à Emma Goldman : “Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution”. Mais il ne s’agissait pas seulement de danse. Pour Goldman, le conformisme et le contrôle de soi étaient inhérents aux mouvements radicaux eux-mêmes, et les militant.e.s étaient supposé.es faire passer leur “cause” avant leurs propres désirs. Un siècle plus tard, si les règles ont peut-être changé, quelque chose continue de traverser de nombreux espaces politiques, mouvements et milieux, en sapant leur puissance de l’intérieur.
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Poussée à l’extrême, cette tendance génère une forme de sectarisme qui s’alimente par le simple fait d’avoir un discours sectaire.
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Nous pensons que la rigidité disparaît en activant, en attisant et en intensifiant le pouvoir partagé, et en le défendant avec détermination et tendresse, en d’autres termes, en trouvant comment transformer nos propres situations, prendre soin les un.es des autres, s’écouter, expérimenter et lutter ensemble.
P.-S.
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https://joyfulmilitancy.com/
Le site de la zad de NDDL a produit une version brochure du texte.
Dispo aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Q2zWaw