Avec Gary Stevenson, youtubeur et ex-trader
Publié le samedi 9 mai 2026 à 09:13
46 min
On n'arrête pas l'éco
Au menu ce samedi, un débat sur les mesures du gouvernement pour stimuler l'emploi des jeunes, un reportage sur le phénomène des influenceurs de la finance, de Twitch à TikTok, et un entretien avec un invité détonant, le youtubeur britannique à succès Gary Stevenson, ex-trader qui se dit repenti.
Episode 19 de la saison 3 : spéciale dédicace à tous les fans de The Office ! Une série située dans le monde du travail anglo-saxon, là où parler salaire n'est pas tabou. Tout le contraire de la France où deux tiers des entreprises ne donnent même pas accès à une grille salariale en interne ! C'est fou et cela va changer avec la directive sur la transparence salariale.
La questions c'est jusqu'où ? Nous sommes à un mois de la date butoir pour la transposition. La France va sans doute être hors calendrier mais ce n'est pas le plus important. Est-ce que la transparence, ça peut devenir explosif dans l'entreprise ?
Non, il n'y aura pas dans le hall d'entrée un grand tableau avec devant chaque nom un salaire exact. Même si je lis que 4 employés sur 10 y seraient plutôt ouverts. En revanche, les salariés auront bien un droit à obtenir des infos sur les niveaux de rémunération de leurs collègues occupant un travail "de valeur égale" au leur. Et quasiment un sur deux envisagerait d'utiliser ce droit.
Le grand enjeu, c'est l'égalité salariale femme-homme. Pour rappel, un seul exemple, les femmes cadres gagnent encore 16 % de moins que leurs collègues masculins. A profil équivalent, c'est-à-dire métier, secteur, l’âge, taille d’entreprise, l'écart reste encore de 7%...
Avec la transparence, il va donc falloir expliquer des écarts... inexplicables. Il y a des managers qui vont passer des moments difficiles. Et à certains endroits, il faut déjà prévoir une enveloppe de rattrapage. Voilà, on avance lentement mais sûrement vers un début de fin de secret sur les salaires, en 2027. Jusqu'où ça peut être une révolution ? On en reparlera car le diable loge toujours dans le détail des décrets d'application.
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Samedi 9 mai 2026
15 min - L'éco en VO du samedi 09 mai 2026
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Samedi 9 mai 2026
Explications, collaborations : jusqu'où faire confiance aux influenceurs de la finance ?
9 min - Gary Stevenson : "La seule manière efficace pour devenir riche dans le monde d'aujourd'hui ? Avoir un papa très riche !"
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Samedi 9 mai 2026
12 min
Écouter - De la journée des travailleurs au lundi de Pentecôte, les réponses aux questions des auditeurs sur les ponts de mai
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Samedi 9 mai 2026
3 min
Références Économie Info
L'équipe
Alexandra Bensaid Journaliste
Valentin Pérez Production déléguée
Anne-Cécile Perrin Attaché(e) de production
Étienne Bertin Réalisation
Tr.: ...
échec cuisant de la politique de Macron en faveur des jeunes, notamment à cause de l'apprentissage en enseignement supérieur qui coûte très cher ...
Ndlr : la politique de rente familiale est donc prouvée. Mais des solutions sont-elles apportées ici ? Approfondir ACT
Avec Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine-PSL et présidente de l’Institut Veblen
Publié le samedi 25 avril 2026 à 09:13
France Inter
26 min restantes
On n'arrête pas l'éco
Par Claire Chaudière
Au menu ce samedi : un débat sur les nouveaux concepts économiques de la campagne présidentielle, un détour par la Grèce dans la tourmente d'un scandale de fraude aux aides européennes et un focus sur le travail, avec un reportage sur le unbossing et un entretien avec la sociologue Dominique Méda.
"Les politiques n'ont jamais aussi peu parlé de logement", nous disait donc avant-hier Sébastien Lecornu depuis Marseille, annonçant un nouveau projet de loi avant l'été, devant un parterre d'acteurs et d'anciens et d'anciennes ministres du logement, qui ont dû apprécier. En voilà un drôle d'aveu. Celui de l'échec des gouvernements successifs. Dans les couloirs de la Macronie, depuis quelques temps déjà certains n'hésitent plus d'ailleurs à le verbaliser : c'est effarant sur le logement, le président a eu tout faux...
Le logement considéré, souvenez-vous, comme une richesse "improductive" par Emmanuel Macron. ça a commencé par un coup sur la tête du secteur HLM et la baisse de 5 euros sur les APL, suivi de la promesse d'un choc de l'offre qui n'a jamais eu lieu... Changements incessants de formule pour le prêt à taux zéro, le Pinel, Ma Prime Rénov'. Et puis, pas de chance, hausse des taux d'intérêt avec la guerre en Ukraine : la machine immobilière se grippe, se bloque. Catastrophe. La construction atteint un plus bas historique. Elle repart aujourd'hui mais reste bien fragile.
Alors 2 millions de logements à construire d'ici à 2030, l'objectif rappelé cette semaine est très ambitieux. L'exécutif s'est presque réconcilié avec les bailleurs sociaux et avec les investisseurs locatifs, les deux locomotives du secteur. Mais il n'a pas changé de paradigme. Il veut toujours simplifier, accélérer.
Il reste des incompréhensions, des irritants pour les associations, comme lorsque Sébastien Lecornu associe le troisième grand chantier de rénovation urbaine à la lutte contre le narcotrafic ou comme cette marche arrière sur l'interdiction de location des passoires thermiques. Il reste des angles morts : la régulation des loyers et des prix du foncier.
La crise du logement ou plutôt les crises du logement se sont pour certaines amplifiées en dix ans. Mais le reconnaître, même à demi-mot, c'est peut-être le début d'un sursaut.
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15 min - En Grèce, vaste enquête sur une fraude aux aides agricoles européennes
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Samedi 25 avril 2026
3 min - Unbossing : quand les postes à responsabilités ne font plus rêver
Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco
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Samedi 25 avril 2026
9 min - Dominique Méda : "Il faut sortir de cette idée que les Français ne veulent pas travailler"
L'Invité d'On n'arrête pas l'éco
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Samedi 25 avril 2026
10 min - Deux siècles de luttes environnementales et Spotify : les recommandations "vertes" de Christian Chavagneux
L'Éco à la page
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Samedi 25 avril 2026
2 min
Tr.: ...
30:00 Le rapport au travail a changé ... La fonction de manager s'est aussi dégradée. C'est ce que pense Mathieu DETCHESSAHAR, professeur d'économie et de management à l'université de Nantes. Il estime qu'aujourd'hui le contrat de confiance entre les managers et sa hiérarchie n'est plus rempli.
Idée que les managers ont toujours beaucoup travaillé. Mais en contrepartie, on leur donnait des marges de manoeuvre, la possibilité d'initiatives. On leur faisait confiance pour gérer en partie à leur guise les pb auxquels ils s'affrontaient avec leurs équipes. Les 20 dernières années, ce contrat de confiance qui faisait le sens du manager a beaucoup évolué. Il n'est pas rare d'entendre des managers nous dire qu'ils sont des ouvriers en costard qui ne peuvent à peu près rien décider à leur niveau. Ils nous disent qu'ils sont devenus de simples passeurs de plats. Ils descendent de l'information et ils en remontent. Mais rien ne peut se jouer à leur initiative et à leur niveau. Et son regarde de l'autre côté du contrat de confiance, du côté de la charge de travail, ce qui semble surtout faire pb c'est la nature des taches qu'on leur confie. Donc ils disent tous que ce travail est un travail moins managérial, moins d'animation, moins en contact avec leurs équipes. Et de plus en plus un travail qui les conduit à être enfermés dans leur bureau, vissés devant leur ordinateur manipulant de multiples applications informatiques à des fins effectivement de reporting multipoints sur les différents sites de performance comptable, financière, rh, mais aussi RSE.
...
Cette figure de la réunion qui est devenue aujourd'hui honnie, détestée dans beaucoup d'entreprises tellment elles sont effectivement descendantes, monologiques, peu participatives. Si on veut réenchanter le travail des managers, ils ont besoin d'être de plus en plus avec leur direction dans une relation d'écoute et de participation, que l'on puisse reconstituter leur pouvoir d'agir. Et ça passe effectivement par des réunions pour essayer de repartir du travail, dans un rapport d'écoute et de construction collective. ...
32:36
Dominique Méda
... J'ai beaucoup aimé ce reportage ... D'abord, il nous montre bien que c'est pas vrai que les jeunes ne veulent plus travailler. Ils veulent le faire autrement avec une grande importance donnée à la possibilité de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée. Et ça rejoint des tas d'études où on nous dit que les attentes des jeunes sont immenses. Ils veulent une bonne ambiance de travail, un contenu intéressant, être utile, etc ... J'aime beaucoup le reportage sur le père qui s'occupe de ses enfants. Quelque chose qu'on voit beaucoup, des difficultés de conciliation qui sont ressenties à la fois par les hommes et par les femmes.
2ème point sur le management très intéressant aussi. Il ne faut pas oublier - il y avait une très belle enquête de la DARES publiée en 2023 - qui montrait que 37% des salariés ne se sentait pas capable de travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Et là, les cadres étaient 32%, presqu'autant que les ouvriers et les employés. Donc en effet, la charge de manager est devenue de plus en plus difficile, de plus en plus lourde avec beaucoup de charge mentale. L'APEC raconte ça très bien. Il n'y a pas de désaffection au travail. Au contraire, il y a des attentes de réalisation de soi de plus en plus importantes qui viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail aujourd'hui.
DÉMOCRATISER L'ENTREPRISE
34:56 On porte cette idée depuis plusieurs années notamment avec Isabelle Ferrera qui vient de rendre à la Ministre espagnole un rapport sur comment on pourrait démocratiser l'entreprise en Espagne. Ça veut dire qu'aujourd'hui, notamment en France, les salariés sont parmi les moins consultés sur leur travail, y compris sur des décisions qui concernent vraiment leur travail au quotidien. J'ai fait des tas d'enquêtes où on voyait un mépris pour ceux qui font le travail, qui était invraissemblable. Donc l'idée de démocratiser l'entreprise, c'est d'abord de redonner la parole aux gens, de les faire participer à la décision. Et nous, on va un peu plus loin. On dit faire comme en Allemagne ou dans les pays du nord de l'Europe, la codétermination, c'est-à-dire à la fois des conseils d'entreprise dans lesquels les salariés ont beaucoup de pouvoir d'organisation, de décision. Et puis aussi des sièges réservés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, aux représentants des salariés. Et on pense - on avait écrit il y a longtemps un livre qui s'appelait Manifeste au travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer - et on se disait que plus on donne la parole aux salariés qui font le travail donc qui savent comment on doit faire, mieux c'est, et pour l'entreprise et pour toute la société.
Deux mondes du travail... celui qui a le choix et celui qui ne l'a pas, comme ces livreurs à vélo et à ces associations qui ont attaqué en justice les plateformes de livraison Deliveroo et Uber eats pour traite d'êtres humains. L'Ubérisation, le retour de l'esclavage ?
36:14 Totalement. J'ai travaillé sur ce sujet notamment avec les inspecteurs du travail et des URSSAF qui nous disaient "on ramasse la mer à la petit cuiller". Ils n'ont aucun moyen pour contrer ces énormes plateformes qui, en transformant, en ne reconnaissant pas les personnes non salariées, ça veut dire que 1- elles n'ont pas à faire respecter le soin dont on doit entourer les salariés (prendre en charge leur santé et leur sécurité, faire en sorte que rien de grave ne leur arrive). 2èmement, elles ne payent pas de cotisations sociales, ce qui fait un énorme manque à gagner puisqu'on cherche de l'argent pour la sécurité sociale. Donc OUI, ce sont des conditions souvent proches de l'esclavage. Il faut transposer la directive européenne qui nous donne les critères pour montrer que ces personnes sont des salariés.
37:31 Dans votre livre vous remontez dans l'histoire et vous parlez de cette lettre de Keynes qui nous imagine enfin libérés du travail en 2030.
Tout petit texte magnifique ! On sera dans l'abondance. et on n'aura plus besoin de travailler. Il dit qu'il y a deux types de besoins à caractère absolu et les besoins à caractère relatif. À cararctère absolu, ils peuvent être satisfaits. À caractère relatif, c'est notre désir de supériorité, d'avoir toujours des choses différentes des autres. Et ça, il pensait que ça serait résolu mais il n'en est rien. Donc ya toujours cette envie chez nous.
On n'est pas dans une religion du travail, mais dans le capitalisme. C'est-à-dire de faire toujours plus de profit, y compris en produisant des choses qui n'ont aucun intérêt. C'est cette volonté du toujours plus. Et du capitalisme. On a un souci d'améliorer nos conditions de vie qui est tout à fait louable mais ya pas que ça aujourd'hui dans notre frénésie de production et de consommation.
39:07
Débats autour du travail le 1er mai avec l'envie de rouvrir des magasins comme les fleuristes et les boulangers.
Il faut sortir de cette idée que les français ne veulent plus travailer. On a un pauvre petit jour qui est chômé et payée dans l'année. Si des patrons veulent bosser, ya aucun pb. Mais conservons ce jour un peu sacré pendant lequel la pression très forte du travail est suspendue, c'est ce qui s'est passé pendant la COVID. On pensait d'ailleurs que cette suspension allait nous permettre de travailler autrement, d'ouvrir le chantier des classifications, de la valeur sociale du travail, des métiers essentiels. On ne l'a pas fait. Profitons-en le prochain 1er mai pour penser comment revaloriser les métiers essentiels.
40:11
/pragmatisme le code du travail dit très bien les choses : il faut que ça soit indispensable. Aller à l'hôpital, Sa baguette, on peut l'acheter la veille.
L'intelligence artificielle.
L'horizon s'obscurcit. En 2023, l'OIT disait ça va. C'est les femmes qui seront les 1ères affectées puisqu'elles occupent massivement les emplois de bureau. Mais en 2025, c'est en train de s'aggraver.
Oui, ya un énorme sujet. Je reboucle avec ce dont on a parlé tout à l'heure, la codétermination.
Sam Altmann a produit une lettre il y a quelques jours invraissemblable dans laquelle il dit "discutons-en. Oui, redonne à tes techniciens et salariés la possibilité de t'exprimer. C'est la seule manière pour éviter que des choses épouvantables soient encapsulées dans ces dispositifs.
Il manque un débat sur la propriété des moyens de production. ...
42:13 /Revenu universel tout petit et retirer toutes les règles sur le marché du travail. Qui nous le donnera ?
Ouvrage "POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?".
L'économiste Gabriel Zucman en 2024 ©AFP - Joël Saget
Au menu ce samedi : un débat sur les finances publiques, un crochet par Londres, une questions sur l'amour au travail et un focus sur les ultra-riches. Reportage sur les vies et stratégies des fameux 0,01% et entretien avec Gabriel Zucman, l'économiste qui veut les soumettre à un impôt plancher.
Avec
- Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris
L'entretien
Ce jeudi, la "taxe Zucman" sur le patrimoine des "ultra-riches" sera examinée et débattue au Sénat après avoir été adoptée par les députés en février. Son principe : un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des "ultra-riches", inspirée par les travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Interrogé à ce sujet il y a deux semaines à la télévision, Emmanuel Macron estime que cette taxe n'a de sens que "si elle est mondiale", craignant un mouvement massif d'exil fiscal en réponse à une potentielle imposition de la fortune en France.
Faut-il imposer aux "ultra-riches" un impôt plancher sur leur patrimoine ? La taxe Zucman est-elle une nécessité ou une illusion ? Pour en parler ce samedi, Gabriel Zucman, professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris et directeur de L'Observatoire européen de la fiscalité, est l'invité d'Alexandra Bensaid.
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De Paris à Washington, les politiques veulent-ils vraiment assainir les finances publiques ?
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La Commission européenne a annoncé mercredi mettre en suspens la procédure pour déficit excessif qui visait la France. Alors que François Bayrou doit toujours trouver 40 milliards d'euros d'économies pour le budget 2026 d'ici à ses annonces du 14 juillet prochain, le gouvernement ne se prononce pas sur les pistes étudiées pour réduire la dette. TVA sociale, année blanche, quelles sont ces "multiples pistes" évoquées par la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet ?
Aux Etats-Unis, le projet de loi estampillé "One Big Beautiful Bill" ("grande et belle loi") de Donald Trump, qualifiée d'abomination par son ex-conseiller Elon Musk pourrait creuser encore plus le déficit américain.
Alors de l'Europe aux Etats-Unis, quelle est la détermination politique pour assainir les comptes publics ? Qui veut vraiment réduire la dette ? Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE, et Béatrice Mathieu, grand reporter à L'Express, ouvrent le débat.
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Vies et stratégies des ultra-riches
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Pour intégrer le club des 0,01% des français les plus riches, il faut gagner au moins 70 879 € par mois après impôt selon les derniers chiffres publiés cette semaine par l'Observatoire des inégalités. Le rapport basé sur des données de l'OCDE fait le constat d'une France dans laquelle la "fracture sociale" se creuse avec des disparités de revenus et de patrimoine, de conditions de travail et de vie ou encore de réussite scolaire.
Que signifie être "ultra-riche" ? De qui parlons-nous exactement et quel est le mode de vie de ces citoyens ultra-fortunés ? Yachts, conciergerie, parking blindé, cabinets de gestion…
Notre journaliste Léa Guedj commence son reportage dans une villa de la Côte d'Azur, région parmi les plus prisées des milliardaires de la planète.
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Thames Water, le plus grand distributeur d'eau du Royaume-Uni, approvisionne 16 millions de consommateurs à Londres et sur la vallée de la Tamise. L'entreprise privatisée en 1989, lestée aujourd'hui par une dette de 19 milliards d'euros, est en train de couler et n'intéresse plus le fonds d'investissement américain KKR qui devait y investir plus de 4 milliards et demi d'euros.
Alors que le contrôle des deux derniers hauts-fourneaux de l'aciériste British Steel a été rendu au gouvernement anglais par une loi adoptée d'urgence au Parlement le 12 avril dernier, la perspective de renationalisation de Thames Water serait-elle également d'actualité ? Explications depuis Londres avec notre correspondante Laura Kalmus.
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7 juin
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Clés Économie Info
La directrice générale de Veolia, Estelle Brachlianoff ©AFP - Eric Piermont
Au programme ce samedi : un débat sur les résultats records du CAC40 et les dividendes qu'ils génèrent, un détour par Rome, un reportage sur le recyclage des eaux usées et un entretien avec la patronne de Veolia. Comment pourrons-nous vivre demain dans un monde menacé par la sécheresse ?
L'entretien
A la tête de Veolia, le leader mondial de l'eau et des déchets, Estelle Brachlianoff est aujourd'hui l'une des rares femmes à diriger une entreprise du CAC40, le club des 40 entreprises les plus puissantes du pays.
Alors que la sécheresse devient un phénomène climatique de plus en plus palpable en France et que les pénuries d'eau inquiètent, comment pourrons-nous vivre demain dans un monde qui se réchauffe ? Et comment le faire en s'assurant que l'eau reste accessible au plus grand nombre ?
Pour parler de ces sujets, mais aussi de la question du partage de la valeur dans les grandes entreprises et de la féminisation de ses dirigeants, Estelle Brachlianoff est ce samedi l'invitée d'Alexandra Bensaid.
À réécouter : Sécheresse : le plan sur l'eau du gouvernement très attendu
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Le débat
Résultats du CAC40 : à qui profite cette belle santé ? 2 min
La saison des résultats financiers des grandes entreprises vient de débuter avec notamment ceux de ST Microelectronics et de LVMH. Comment vont les grands groupes français ? Bien et même très bien !
A qui profite cette belle santé ? Voici le débat sur le partage de la valeur, les milliardaires, les inégalités, mais aussi les actionnaires... Si cette question n'est pas nouvelle, elle se pose à nouveau. Cette semaine, une étude publiée par Allianz Global Investors anticipe, pour 2023, un record : les entreprises européennes devraient verser 387 milliards d'euros à leurs actionnaires.
Dans les grandes entreprises, à l'heure des bons résultats, chacun est-il justement récompensé ? Anne-Sophie Lechevallier, journaliste à Libération, et Marc Vignaud, journaliste à L'Opinion.
À réécouter : Heureux comme un actionnaire du CAC 40
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Le reportage
Recycler les eaux usées, une piste pour éviter les pénuries 10 min
Pour son reportage, Sandy Dauphin s'est rendue sur la magnifique île de Noirmoutier, en Vendée, riche d'une culture réputée des pommes de terre. Pour en arroser les cultures, les eaux usées des maisons sont utilisées. Elles entrent sales dans la station d'épuration et en ressortent, toujours pas potables, mais quand tout de même plus propres - afin d'aller irriguer les champs.
Aujourd'hui en France, 1% de ces eaux de douche, de toilettes ou de voirie sont recyclées. Faut-il aller plus loin ? Oui, a clairement répondu l'exécutif cette semaine en présentant son plan anti-sécheresse.
Techniquement, comment cela fonctionne-t-il ? Et économiquement, cela peut-il avoir du sens sur tout le territoire ?
À réécouter : Oiseaux des jardins : le déclin se confirme d'après le comptage participatif de la LPO
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Ça se passe là-bas
La présidente du Conseil italien d'extrême droite, Giorgia Meloni, fait face depuis quelques jours à la colère des gérants de stations-services. La dirigeante les accuse de spéculer sur les prix ? Eux ont rétorqué en se mettant en grève durant 24 heures !
Une atmosphère tendue liée à la fin d'un "quoi qu'il en coûte" transalpin qui passe mal... On en parle avec Bruce de Galzain, correspondant permanent de France Inter en Italie.
À réécouter : Dante est-il de droite ? Le débat fait rage en Italie
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Ma vie au boulot
Valérie a 49 ans et trois enfants. Jusqu'ici, elle pouvait partir à 62 ans avec tous ses trimestres. Mais avec la réforme des retraites que propose le gouvernement et contre laquelle une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 31 janvier, cela ne sera peut-être plus le cas. "Mes enfants ne me servent plus à rien", écrit-elle à Sandrine Foulon. A-t-elle raison sur ce point ?
À lire aussi : La revalorisation des petites retraites à 1200 euros ne va-t-elle réellement toucher que 48 personnes ?
Pour aller plus loin, retrouvez l'émission en librairie !
"On n'arrête pas l'éco", en librairie "On n'arrête pas l'éco", en librairie - Editions Radio France/Le Seuil
On n'arrête pas l'éco existe désormais en beau-livre illustré ! Pour s'approprier l'économie, comme on la vit. Un ouvrage composé de chiffres-clés, de mots-repères, d’arguments, de réponses à nos interrogations quotidiennes et d'entretiens exclusifs avec des dirigeants de l'économie.
Une co-édition Editions Radio France/Le Seuil, 192 pages, 26,50€.
Clés : Économie Environnement Développement durable
L'équipe Alexandra Bensaid, Production Céline Illa, Réalisation Valentin Pérez, Collaboration Sandy Dauphin, Journaliste Bruce de Galzain, Journaliste Marc Vignaud, Journaliste Anne-Sophie Lechevallier, Journaliste Sandrine Foulon, Journaliste